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Vivement l'Ecole!

baccalaureat

Matthieu Orphelin : "Pourquoi il faut privilégier le contrôle continu pour le bac 2020"...

26 Mars 2020 , Rédigé par L'Express Publié dans #Education, #Baccalaureat

Matthieu Orphelin : "Pourquoi il faut privilégier le contrôle continu pour le bac 2020"...

Le bac 2020, perturbé par la crise du Covid-19, nécessitera des aménagements. Le député Matthieu Orphelin livre les résultats inédits d'une consultation sur le sujet.

"A circonstances exceptionnelles, baccalauréat exceptionnel !", insiste le député (ex-LREM) Matthieu Orphelin. A cause de la crise du Covid-19, les lycéens ne pourront retourner en classe avant début mai - voire plus tard encore. Cette année, le baccalauréat risque donc de ne pas pouvoir se tenir selon les modalités habituelles. Voilà pourquoi, le 23 mars dernier, l'élu de Maine-et-Loire, en concertation avec un collectif de professeurs, d'élèves et de parents d'élèves, a émis la proposition suivante : "Remplacer, en tout ou partie, les épreuves du baccalauréat 2020 par des épreuves en contrôle continu, à partir des notes obtenues au cours de l'année, avec éventuellement une épreuve finale orale unique pour compléter". Cette proposition a fait l'objet d'une consultation sur internet cette semaine. Matthieu Orphelin dévoile en exclusivité à L'Express les résultats et les enseignements obtenus.  

(...)

Amandine Hirou

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Face au coronavirus, les Pays-Bas renoncent au bac en juin...

26 Mars 2020 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education, #Baccalaureat

Face au coronavirus, les Pays-Bas renoncent au bac en juin...

Les Pays-Bas ont annoncé renoncer à organiser les examens de fin d'études. Le diplôme sera délivré par contrôle continu, jusqu'en juin. Après l'échec de sa stratégie d' « immunité collective », le gouvernement instaure de la distanciation sociale, sans aller encore jusqu'au confinement.

Gageons que certains lycéens ne s'en plaindront pas. Mardi, le gouvernement des Pays-Bas néerlandais a annoncé l'annulation pure et simple des examens centraux de fin d'études, qui constituent l'équivalent des épreuves du baccalauréat français, en raison de la pandémie de coronavirus.

La validation ou non du diplôme de fin d'études sera déterminée uniquement sur la base des notes obtenues durant l'année scolaire. Les établissements scolaires néerlandais sont fermés depuis le 16 mars, comme les bars, les restaurants, les maisons closes et les coffee-shops. Comme ailleurs en Europe, le travail à domicile des élèves s'organise et les enseignants ont jusqu'à début juin pour faire passer aux élèves le restant des examens encore prévus et devant compter pour les notes de l'année.

Filer vite vers le supérieur

Le ministère encourage vivement les institutions scolaires à organiser ces examens à distance, par exemple par visioconférence. Si les établissements ne sont pas en mesure d'effectuer ces tests à distance, ils pourront se dérouler dans les bâtiments scolaires, en respectant une distance de sécurité de 1,5 mètre.

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Derek Perrote

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Parcoursup : le rapport « Fin du game » de la Cour des comptes...

28 Février 2020 , Rédigé par EducPros Publié dans #Education, #Baccalaureat

Parcoursup : le rapport « Fin du game » de la Cour des comptes...

EXTRAIT

La Cour des comptes vient de publier « Un premier bilan de l’accès à l’enseignement supérieur dans la cadre de la loi Orientation et réussite des étudiants » (Février 2020) à destination comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale. Parcoursup et la loi ORE ayant fait l’objet de lourds désaccords dans la communauté, ce rapport sonne comme un arbitrage « Fin du game » de presque deux ans de débats. 

Attention : ce billet ne vise pas à rendre intégralement compte des informations du rapport de la Cour, mais seule à mettre en perspective les promesses et éléments de langage du ministère avec la réalité constatée par la Cour. Ainsi, la plupart des critiques rapportées ici s’accompagnent de modérations et de propositions d’améliorations dans le rapport. De plus, certaines critiques, parfois très dures, notamment sur le système d’information, ne sont pas rapportées ici.

L’affaire n’est pas mince, il s’agit de la réforme du « -3/+3 », c’est-à-dire des études de 80% des françaises et français ayant entre 15 et 21 ans. La loi ORE/Parcoursup et la réforme du Lycée/Bac2021 (E3C) sont une seule et même réforme, comme l’indiquait Mme Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur en audition au Sénat :

"Jean-Michel Blanquer et moi avons bien évidemment débattu de l’articulation de Parcoursup avec la réforme du baccalauréat. La décision a été prise de commencer par l’accès à l’enseignement supérieur, notamment parce qu’on ne pouvait pas continuer à tirer au sort pendant trois ans, mais, in fine, l’articulation devra être complète. Si l’on réussit le pari de la construction d’un lycée adossé à cette orientation vers le supérieur, on ne posera même plus la question de la hiérarchisation des vœux."

La réussite de Parcousup est donc critique pour la réussite de toute la réforme du système d’éducation national. Le principe de la loi ORE est présenté ainsi par la Cour, rapportant la position du ministère :

"La loi ORE établit ainsi une perspective cohérente et unifiée dans le continuum « -3/+3 », c’est-à-dire de la classe de seconde à la 3ème année de licence, en posant le principe qu’une meilleure orientation suivie d’une affectation prenant davantage en compte le profil de l’élève permettra d’améliorer sa réussite dans l’enseignement supérieur."

Dans la suite, toutes les citations sont extraites du rapport de la Cour des comptes, sauf une qui est explicitement indiquée.

Aide à l’orientation

« Il n’y a pas de décision éclairée sans une pleine information, c’est le sens des attendus »

Seule une moitié des élèves et une minorité des professeurs principaux sont satisfaits des attendus dans leur forme actuelle.

Il apparaît cependant que la bonne information des candidats sur les critères de classement des formations auxquels ils prétendent n’est pas complète. Les attendus publiés, dont les énoncés mériteraient une nouvelle revue, ne correspondent pas toujours aux paramétrages retenus in fine par les commissions d’examen des vœux.

Voir aussi : Parcoursup : Petit manuel de formulation des vœux à l’usage des candidats à l’enseignement supérieur

(...)

Julien Gossa

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http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2020/02/27/parcoursup-fin-du-game-cour-des-comptes/

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Grand oral : Le retour des questions de cours...

18 Février 2020 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Baccalaureat

Grand oral : Le retour des questions de cours...

EXTRAIT

Le Grand Oral devait être l'emblème du renouveau du bac et porter les ambitions gouvernementales d'adapter le lycée à l'orientation dans le supérieur. Finalement la note de service publiée au BO du 13 février réduit l'exercice à la récitation d'une question de cours devant deux enseignants.

Le BO spécial du 13 février publie les deux notes de service relatives au grand oral dans les séries générale et technologique. L'épreuve comprend 3 périodes. La première est un exposé de 5 minutes où le candidat présente une "question" choisie par le jury parmi deux "questions" relatives au programme de terminale des deux enseignements de spécialité de terminale. " Les questions sont transmises au jury, par le candidat, sur une feuille signée par les professeurs des enseignements de spécialité du candidat et portant le cachet de son établissement d'origine. Le jury choisit une des deux questions. Le candidat dispose de 20 minutes de préparation pour mettre en ordre ses idées et réaliser, s'il le souhaite, un support qu'il remettra au jury sur une feuille qui lui est fournie."

(...)

F Jarraud

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Bac : une situation hors contrôles?...

6 Février 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac : une situation hors contrôles?...

Enseignants tiraillés, élèves angoissés, parents en colère, proviseurs sommés d’assurer le déroulement des épreuves, violences… Le mouvement de protestation contre la réforme Blanquer entraîne des situations chaotiques dans certains lycées.

Lycée Valin, La Rochelle. Dix-sept élèves reçoivent un courrier la semaine dernière : les voilà interdits de session de rattrapage des premières épreuves du bac, perturbées quelques jours plus tôt par de fortes mobilisations, pour avoir participé aux manifestations et/ou au blocage du lycée… Ou simplement pour être abonné au compte Instagram @BlocusValin ! Ils devraient écoper d’un zéro pour ne pas avoir composé.

Lancée dans la précipitation, la réforme du bac continue ainsi à faire des vagues. Professeurs, élèves, parents d’élèves dénoncent un état d’impréparation généralisé.

A l’instar du lycée Valin, la situation semble par endroits hors de contrôle - des élèves et des profs s’opposent à la tenue des examens par différents moyens, des proviseurs parfois démunis dérapent -, tandis que le ministre, Jean-Michel Blanquer, parle de «petites minorités d’établissements». De plus en plus inextricable alors que les nouvelles épreuves du bac ont débuté le 20 janvier.

Lycée Ravel, Paris. Cette fois, quatre ados de 16 ans sont placés pendant trente heures en garde à vue, soupçonnés d’avoir mis le feu à des poubelles devant leur établissement. Trois sont déférés pour «dégradation de biens d’autrui par un moyen dangereux». Les parents vont jusqu’à dénoncer une répression policière. Lundi, à Gagny, en Seine-Saint-Denis, six élèves subissent le même sort. Aux Lilas, près de Paris, les parents d’élèves soupçonnent des enseignants grévistes d’avoir déclenché l’alarme incendie pour perturber les épreuves…

Bunker

Dépassés par la tournure des événements, des proviseurs réclament la présence de policiers à l’intérieur des établissements pour que les épreuves puissent se tenir… A Rennes, mercredi, un lycée a été transformé en bunker pour que les élèves composent coûte que coûte le jour de l’examen (lire ci-contre). La crise touche de nombreux lycées. Mis bout à bout, les récits décrivent une situation de tensions. Depuis la rentrée de 2019, la grande majorité des professeurs - quelle que soit leur position sur le fond - dénoncent une réforme lancée à marche forcée. Pour la première fois cette année, les élèves passent en milieu et fin d’année des «épreuves communes de contrôle continu» (dites les E3C), à la façon de partiels, et qui comptent à hauteur de 30 % de la note finale du bac. La colère latente des enseignants a aussi été attisée par le projet de retraite à points, qui les touche défavorablement. Les situations sont très différentes d’un lycée à l’autre. Dans certains établissements, les épreuves se sont déroulées sans trop de difficultés, dans d’autres, elles ont été annulées et reportées.

Mais on a observé des couacs même dans des lycées où les épreuves ont pu avoir lieu. Un exemple : 21 janvier, lycée Fragonard, à L’Isle-Adam (95). Devant ses portes, une ribambelle de professeurs font un piquet de grève, refusant de surveiller l’examen. Les élèves accèdent quand même aux salles pour l’épreuve de compréhension orale en langue vivante. Un document vidéo est diffusé. Yeux ronds et sueurs froides chez les élèves : le questionnaire n’a rien à voir avec l’enregistrement. Deux sujets ont été mélangés. Dans certaines salles, les surveillants récupèrent le bon sujet et accordent un temps supplémentaire aux élèves. Dans d’autres, les ados restent une heure devant un sujet impossible… Un courrier du proviseur à l’adresse des parents se veut rassurant : «Il sera tenu compte des conditions de passation, votre enfant ne sera pas pénalisé.» Les enseignants d’anglais hurlent. «Comment élaborer un barème pertinent et juste ?» écrivent-ils à leur inspectrice d’académie. Dix jours après, elle annule l’épreuve. Reprogrammée après les vacances. Yoyo émotionnel pour les élèves. «Parce que dans toutes ces histoires, ce sont les élèves qui trinquent, et ça c’est dégueulasse», rage Rodrigo Arenas, le président de la FCPE.

Inès, 16 ans, élève à Noisy-le-Grand, raconte un «stress énorme» : «Pourtant, je suis bonne, élève, je sais pas comment les autres font. On est sous pression en permanence et personne ne nous écoute.» Alors avec ses copains, elle a préparé des banderoles et refusé de passer les épreuves «pour avoir au moins les vacances pour réviser». Sa mère l’a accompagné «parce qu’elle est en détresse. Au bord de la rupture». Leur lycée est pourtant «plutôt tranquille». Il y régnait jusqu’ici une bonne ambiance entre profs et parents. «Là, tout se tend. Les professeurs qui refusent de surveiller, les proviseurs qui menacent les élèves, les parents qui s’énervent», raconte une mère de famille élue. Elle décrit cette scène, le 30 janvier : «Des professeurs mobilisés étaient devant le lycée, avec leurs pancartes. Certes, ils ne bloquaient pas l’entrée, mais rien qu’en étant là, pour les élèves, c’est une pression. Dès qu’un élève approchait des grilles pour rentrer, les autres gamins le huaient : "Boloss, traître à la cause !"» Résultat : seuls 7 élèves sur 300 ont composé. Les autres sont convoqués pour le rattrapage.

Situation explosive

Interpellé à l’Assemblée, mardi, le ministre de l’Education reste sur sa ligne : «Les E3C se déroulent actuellement dans l’ensemble des lycées de France et dans 85 % des établissements, cela se passe sans problème.» Mercredi devant le Sénat, il a indiqué que les «zéros» attribués aux élèves qui ont été empêchés de passer leur examen par des blocages ne seraient pas pris en compte. Le ministre a aussi révisé à la hausse le nombre de perturbations : «1 million de copies ont été rendues, sur 1,7 million.» Comment les choses vont-elles évoluer ? Mercredi matin, au Lycée Victor-Hugo, dans le centre de Marseille, «la proviseure est venue voir les élèves en leur disant qu’il allait falloir faire un choix entre leur statut de citoyen qui réfléchit et qui a des convictions et celui de candidat qui met son avenir en péril… relate une enseignante. Mais ça n’a pas trop porté ses fruits !» Les élèves des filières technologiques ont refusé d’entrer dans la salle d’examen. «On s’est tous assis dans la cour et la proviseure a fini par annuler l’épreuve.» La situation est arrivée à un tel point de crispation par endroits qu’elle est potentiellement explosive. Les proviseurs sont sous pression, avec une hiérarchie hermétique qui leur répète, disent-ils, de se débrouiller comme ils veulent, mais que les élèves doivent passer les épreuves. De fait, toute l’organisation des épreuves repose sur eux, et 42 % des personnels de direction ne se sentent pas soutenus par leur hiérarchie, indique leur syndicat SNPDEN dans une enquête publiée mercredi, réalisée auprès de ses adhérents. Rodrigo Arenas, de la FCPE, s’en inquiète : «Sous pression, certains chefs d’établissement pètent les plombs. Forcément, les élèves et les familles se rebellent. La violence appelle la violence.» Selon le SNPDEN, huit personnels de direction auraient été violentés physiquement depuis quinze jours. Dans les salles de profs, l’ambiance aussi devient délétère. Certains sont en colère contre leurs collègues qui empêchent le déroulé des épreuves. D’autres, pourtant grévistes, culpabilisent. Comme Marjorie : «Evidemment que nos modes d’action ne sont pas satisfaisants, mais que faire ? On a tout essayé. On aurait voulu qu’on nous écoute, qu’on parvienne à dialoguer avec ce ministre. Mais non, on a toujours ce mur.»

Marie Piquemal

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Réforme du lycée : « Professeurs au lycée Louis-le-Grand, nous sonnons l’alerte »...

4 Février 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

Réforme du lycée : « Professeurs au lycée Louis-le-Grand, nous sonnons l’alerte »...

EXTRAITS

« Transformation » du métier d’enseignant, « appauvrissement de la formation » des élèves, épreuves de contrôle continu « inadaptées »… « Nous sommes vent debout pour protéger notre système scolaire », dénoncent, dans une tribune au « Monde », des professeurs du lycée parisien.

Tribune. La réforme du lycée a été imposée dans la précipitation. Nous sommes maintenant les témoins de ses nombreux impacts. Professeurs au lycée Louis-le-Grand, nous sommes vent debout pour protéger notre système scolaire. Ici, comme ailleurs, un nombre significatif de professeurs du secondaire et de classes préparatoires a participé à des journées de grève, et une quinzaine à un mouvement de grève reconductible. Nous sommes aussi mobilisés depuis lundi 3 février devant notre établissement, où se déroulent cette semaine les nouvelles épreuves communes de contrôle continu (E3C), pour marquer nos inquiétudes. Comme de nombreux enseignants partout en France, nous sonnons l’alerte.

Les professeurs n’ont pas été véritablement consultés sur cette réforme, et les réunions de présentation du nouveau baccalauréat ont eu lieu entre mars et juin 2019, à peine quelques mois avant sa mise en application. Faire remonter nos préoccupations au ministère n’en a été que plus difficile, et ces dernières sont restées lettre morte.

Les propositions de la grande majorité des syndicats d’enseignants, ainsi que celles de nombreuses sociétés savantes et associations disciplinaires, n’ont pas été davantage entendues.

(...)

Liste des signataires : Youssef Alhamadah, professeur d’arabe en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ; Chantal Ananou, professeure de mathématiques ; Dominique Arrighi, professeur de lettres classiques ; Pierre Bertin, professeur de mathématiques en CPGE ; Yves Borowice, professeur d’histoire-géographie ; Françoise Brustlein, professeure de lettres classiques ; Dominic Defréine, professeur d’anglais ; Pascale Hérouard, professeure de physique-chimie ; Cécile Lebret, professeure de mathématiques ; Catherine Lefrançois-Tourret, professeure d’histoire en CPGE ; Viviane Lemoro, professeure de physique-chimie ; Isabelle Jeminet, professeure d’anglais ; Philippe Mazelier, professeur de sciences et vie de la terre ; Maël Morellec, professeur de sciences de l’ingénieur en CPGE ; Catherine Pentel, professeure d’histoire-géographie ; Emmanuelle Querlioz, professeure de sciences de l’ingénieur en CPGE ; Christelle Rigal, professeure de sciences et vie de la terre ; Claude Rouillon, professeur de mathématiques ; Fanny Talagrand, professeure d’anglais ; Eliane Thépot, professeure de lettres modernes ; Alain Troesch, professeur de mathématiques en CPGE ; Axel Tufféry, professeur de mathématiques ; Maxime Winter, professeur de sciences de l’ingénieur en CPGE.

La tribune est à lire en suivant ce lien (Abonnés)

https://www.lemonde.fr/les-debats-sur-l-education/

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« En ce moment, c’est l’hystérie » : des proviseurs sévères sur les épreuves de contrôle continu du nouveau bac

1 Février 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

« En ce moment, c’est l’hystérie » : des proviseurs sévères sur les épreuves de contrôle continu du nouveau bac

EXTRAITS

Les chefs d’établissement sont en première ligne, autant pour l’organisation que face aux blocages.

Copies arrachées à Saint-Etienne, tables retournées à Paris, départs de feux dans l’agglomération de Bordeaux et fumigènes dans les couloirs à Montauban… Alors que s’est ouverte la deuxième semaine des nouvelles épreuves communes de contrôle continu (E3C) du baccalauréat, instituées par la réforme Blanquer, les proviseurs de lycée ont tous en tête la longue liste des « incidents » qui ont perturbé l’examen chez certains de leurs collègues, la semaine passée.

« En ce moment, c’est l’hystérie, commente un proviseur de la région de Montpellier, et le fait que les épreuves se passent parfois sans encombre n’y change rien, la profession est complètement sous pression. » Sur 435 lycées qui organisaient, ce lundi 27 janvier, des épreuves de contrôle continu, 60 ont connu des perturbations et 16 un report des épreuves, selon le ministère de l’éducation nationale. Les incidents sont un peu moins nombreux que la semaine précédente, où 110 établissements avaient connu des perturbations sur 360. Selon le SNES-FSU, majoritaire dans le second degré, plus de 100 lycées ont reporté leurs épreuves à ce jour.

(...)

Nombreux sont ceux qui ont dû choisir les sujets, en amont de l’examen, avec l’aide des inspecteurs pédagogiques des matières concernées, là où les enseignants opposés aux E3C refusaient de le faire. « Ce contrôle continu ne répond pas du tout au cahier des charges, à savoir la simplification du baccalauréat », conclut Pascale Le Flem.

(...)

Sur la forme, la première série d’épreuves du nouveau bac ne convainc pas dans ce corps de l’éducation nationale qui plaidait majoritairement pour un « allègement » du baccalauréat. « Ces E3C ne sont ni vraiment certificatifs, puisqu’il s’agit de contrôle continu, ni formatifs, puisque les professeurs n’auront pas le temps d’annoter les copies, regrette Anne De Bois. On est des fonctionnaires, on appliquera les textes. Mais pour moi, c’est incohérent. »

(...)

Violaine Morin

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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E3C : rupture d’égalité entre les élèves !...

23 Janvier 2020 , Rédigé par FCPE Publié dans #Education, #Baccalaureat

E3C : rupture d’égalité entre les élèves !...

EXTRAIT

Lundi 20 janvier 2020, les épreuves communes de contrôle continu (E3C) pour les élèves de première ont débuté dans de nombreux lycées. Lors d’une conférence de presse organisée mercredi 22 janvier 2020 dans ses locaux à Paris, les présidents FCPE de plusieurs départements réunis en visioconférence ont pu dresser un premier bilan des conditions de passation des épreuves et ont dénoncé une rupture d’égalité entre élèves. En Conseil supérieur de l’éducation, jeudi 23 janvier, la FCPE a exigé du ministre des réponses urgentes.

« Il y a un conflit ouvert mortifère entre les professeurs du second degré et leur ministre de tutelle. Sauf que les dommages collatéraux de ce manque de dialogue, ce sont nos enfants ! » C’est de cette façon que les coprésidents de la FCPE, Rodrigo Arenas et Carla Dugault, ont ouvert la conférence de presse organisée en urgence mercredi 22 janvier 2020, trois jours après le début des épreuves communes de contrôle continu (E3C) pour les élèves de première. Alors que la FCPE a lancé plusieurs alertes depuis le mois de décembre sur l’impréparation de la réforme des lycées et la nécessité de faire une pause, tout a continué et ses propositions n'ont pas été entendues.

Résultat : de nombreux dysfonctionnements sont constatés ici et là dans de nombreux établissements scolaires, comme l’ont indiqué les présidents FCPE de plusieurs départements réunis en visioconférence :
- Salles d’examen non surveillées en Seine-Maritime

- Report des épreuves pour des élèves dans certains établissements afin de leur laisser un temps de préparation mais pas dans les autres dans les Yvelines

- Des chefs d’établissement indiquant les chapitres à réviser en Seine-Saint-Denis

- Des menaces de sanction dans la notation dans les Pyrénées-Orientales

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Réforme du bac : contre Blanquer, l’épreuve continue...

20 Janvier 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Réforme du bac : contre Blanquer, l’épreuve continue...

Latente depuis des mois, l’opposition des enseignants au nouveau baccalauréat pourrait éclater cette semaine avec l’organisation des premiers «partiels» pour les lycéens, comme à Clermont-Ferrand samedi. Une mobilisation qui se greffe sur la lutte pour les retraites.

Samedi, scotché devant sa télé, un prof marmonnait, un peu fébrile face aux images du lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand envahi par des manifestants : «Un premier pas qui augure cette semaine… Sûr, ça va motiver des collègues.» La tenue des premières épreuves anticipées du nouveau baccalauréat a dû être annulée dans l’établissement. D’ici aux vacances de février, chaque lycée est chargé d’organiser les nouvelles épreuves communes de contrôle continu (E3C), sorte de partiels, pour les élèves de première. D’un établissement à l’autre, l’organisation est très différente.

Dans les lycées, des professeurs et parfois des chefs d’établissement déplorent le manque de préparation de cette réforme mise en place en peu de temps. Voilà que la colère, souterraine depuis l’épisode de la grève des notes du bac en juin, a repris du coffre ces dernières semaines avec le conflit sur les retraites. Des actions seraient envisagées dans de nombreux établissements. Elles pourraient vite mettre en difficulté le ministre. Mais Jean-Michel Blanquer fait peu de cas de ce mécontentement qui gagne du terrain. C’est «un effet de loupe», a-t-il commenté dimanche sur France Inter. «La réforme du baccalauréat suscite l’adhésion.»

En quoi consistent les E3C ?

L’éducation nationale raffole des sigles. Le petit dernier, «E3C», signifie «épreuve commune de contrôle continu». Une création du bac nouvelle formule, à mi-chemin entre un examen anticipé (comme l’est déjà le bac de français) et un devoir classique sur table. Cette réforme, qui s’applique pour la première année, vise à simplifier l’organisation du bac, jugée trop lourde et coûteuse. Pour diminuer l’examen final, il a donc été prévu qu’un certain nombre de matières seraient notées à partir des résultats obtenus au cours des années de première et de terminale.

Mais plutôt que de s’en tenir au seul bulletin (qui représente 10 % de la note du bac), ont été créées ces fameuses E3C : les élèves passent deux séries d’épreuves en classe de première et une autre à la fin du premier trimestre de terminale. Ils sont ainsi évalués en histoire-géographie, langues vivantes (et en maths pour les séries technologiques). Cela représente 30 % de la note finale au bac. Chaque établissement organise ces «mini-bacs» à sa sauce et cette session se déroule entre ce lundi et les vacances de février. Les sujets sont choisis dans chaque établissement parmi la «banque de sujets» mise en ligne par le ministère. Les conditions de passage sont très variables. Certains établissements ont prévu de mettre les élèves en mode examen : un par table, dans le calme, avec deux surveillants par salle. Dans d’autres lycées, les candidats passent l’épreuve en classe ordinaire, parfois à 38 par salle comme pour un devoir sur table lambda…

Pourquoi ces appels au boycott ?

Plusieurs raisons se combinent. D’abord, parce que ces E3C symbolisent la réforme du bac qu’une partie des enseignants conteste. L’un des arguments qui revient souvent est «cet état d’évaluation permanente» dans lequel on plonge les élèves. «Ils sont en stress continu, sans cesse évalués. Et nous, professeurs, on a l’impression de n’être là que pour les préparer aux épreuves. Quel temps reste-t-il pour enseigner ?» peste un enseignant de Haute-Garonne. Une autre, professeure d’espagnol à Paris : «On se retrouve à faire exactement ce qu’il ne faut pas : du bachotage. En langue, les E3C sont découpés en trois parties : une fois, ils sont évalués en compréhension orale, puis écrite, et enfin en expression orale. Ce qui veut dire que, pendant trois mois, on ne fait quasiment qu’un type d’exercice. C’est idiot.»

Surtout, au-delà même des positions des uns et des autres sur le fond de la réforme (notamment sur la suppression des filières que certains apprécient), la majorité s’accorde sur la précipitation avec laquelle les changements sont mis en place. Et l’impréparation qui va avec. En l’espèce, ces E3C sont un exemple parfait : les équipes ont appris très tard la façon dont les choses allaient se dérouler. La fameuse banque nationale de sujets a été mise en ligne il y a tout juste un mois. Un peu court pour potasser les sujets et se mettre d’accord ! Sans parler des incohérences ou coquilles trouvées dans les intitulés d’exercices confectionnés à la hâte. Ou encore ces bugs à répétition de la plateforme… La pression est vite montée dans les équipes, y compris parmi les chefs d’établissement, qui sont en première ligne pour organiser les épreuves. «On est devenus une annexe de la division des examens du rectorat, soupire une proviseure de l’académie de Toulouse. On choisit les sujets, on les photocopie, on prépare les convocations et il faut même scanner les copies. Une usine à gaz.» De leur côté, les syndicats d’enseignants, comme le Snes-FSU, ont appelé à «annuler la session de janvier [des E3C]». Les parents d’élèves de la FCPE ont, eux, demandé un ajournement des épreuves. En vain. Le ministère n’a pas cillé pour l’instant.

Y a-t-il un rapport avec le mouvement des retraites ?

Les deux motifs de colère sont bien distincts, mais ils se nourrissent mutuellement. Comme l’explique un professeur de Rouen en lutte contre les E3C, les appels au boycott «ont beaucoup plus de résonance dans le contexte de lutte contre la réforme des retraites». A l’inverse, les enseignants du primaire ou des collèges, très mobilisés dans le conflit des retraites, regardent avec attention cette contestation autour du bac. «Les collègues de lycée ont un pouvoir de nuisance que nous n’avons pas, analysait un prof d’un collège de l’est parisien. Eux ont les moyens de mettre en difficulté le ministère» en empêchant la tenue du bac. «C’est notre dernière cartouche», soufflait une enseignante de lycée, décidée à boycotter la surveillance des épreuves, «chose que je n’aurais jamais imaginé faire il y a encore un an». C’est l’une des particularités de ce mouvement, que l’on a constaté aussi en juin lors de la grève des notes du bac : les professeurs mobilisés ne sont pas forcément syndiqués et militants.

Que peut-il se passer ce lundi ?

Plusieurs inconnues demeurent, et autant d’hypothèses. Tout va dépendre d’abord de l’ampleur du mouvement. «Dans l’académie de Lyon, 80 % des proviseurs s’attendent à des perturbations dans leur établissement. Ils sont 60 % dans l’académie d’Aix-Marseille», recensait le SNPDEN (syndicat majoritaire des chefs d’établissement) la semaine dernière. Les modes d’action seront tout de même divers, avec un effet de nuisance variable. Une partie des équipes refuse par exemple de choisir le sujet d’examen, comme il leur est demandé. C’est le cas au lycée Antoine-Bourdelle de Montauban, où des élèves racontent comment le chef d’établissement les a convoqués dare-dare avec leurs cahiers de cours… pour que l’inspecteur d’académie choisisse lui-même le sujet de l’épreuve, en fonction des chapitres vus en classe. D’autres professeurs s’apprêtent à boycotter la surveillance des épreuves. Mais là encore, l’administration a des moyens de contourner. Comme lors de la grève de la surveillance du bac de juin, des proviseurs, sous pression de la hiérarchie, élaborent des plans de secours, en demandant à d’autres personnels (agent comptable, chef cuisinier, surveillants) de se tenir prêts au cas où.

Et puis, s’ajoute une minorité, qui se dit prête à franchir une étape supplémentaire en bloquant l’accès aux salles d’examen comme samedi à Clermont-Ferrand. «La ligne rouge a été franchie au moment de la grève des notes du bac. Des actions de ce type sont devenues possibles dans nos têtes», raconte un enseignant qui anime le groupe Facebook «Stop Blanquer, Stop E3C», qui recense toutes les actions à l’échelle nationale. Selon son thermomètre, une trentaine d’actions fortes, type blocage filtrant, sont prévues devant des lycées ce lundi.

La suite va aussi dépendre de la façon dont le ministre gère le conflit. Sollicité par Libération, son cabinet n’a pas souhaité répondre à nos questions, invitant à écouter son propos sur France Inter. «Il n’y a pas de climat anti-Blanquer dans l’éducation. C’est un effet de loupe. La réforme du baccalauréat suscite l’adhésion. A chaque étape, il y a des secteurs radicaux qui contestent l’étape suivante.» Il poursuit : «Il y a les gens qui voient bien qu’on essaie de rehausser le niveau et ceux qui sont pour l’immobilisme, et qui ont des intentions politiques. J’ai le calme des vieilles troupes et je ne cède pas aux intimidations.» Cela ne ressemble pas à un appel au calme.

Marie Piquemal

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Nouveau bac : les profs menacent de boycotter les premières épreuves...

17 Janvier 2020 , Rédigé par Sud-ouest Publié dans #Education, #Baccalaureat

Nouveau bac : les profs menacent de boycotter les premières épreuves...

EXTRAITS

À quelques jours de l’échéance, les premières épreuves de contrôle continu du nouveau bac sont menacées par un appel au boycott de syndicats d’enseignants, qui demandent leur report et dénoncent une réforme mal préparée. 

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes : les opposants à la réforme du nouveau baccalauréat envisagent les mêmes modes d’action qu’au moment des corrections du bac en juin, qui avaient créé la confusion.

Prévues à partir de lundi, ces premières épreuves de contrôle continu, les « E3C » dans le jargon, doivent s’étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Elles portent sur l’histoire-géographie, les langues vivantes ainsi que les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. Grandes innovations du nouveau bac, ces épreuves réparties en trois sessions sur les années de première et terminale comptent pour 30% de la note finale.

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Une grève même à Henri-IV

Non loin de là, au non moins réputé lycée Henri-IV, « une vingtaine de profs » sont en grève reconductible depuis mardi contre la réforme des retraites. « Mais de fait, nous ne serons pas présents pour la tenue des épreuves de contrôle continu la semaine prochaine », explique un professeur.

« Il y aura des perturbations sur ces épreuves, outre celles qui sont à prévoir parce que rien n’est au point du côté de l’administration », prévient Odile Deverne, prof de français en lycée à Lille.

Jeudi sur RTL, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer s’est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d’une « petite minorité ». « Dans la grande majorité des établissements, les choses se présentent très bien », a-t-il affirmé."Tout est prêt pour que cela fonctionne", avait-il déjà lancé mardi devant l’Assemblée nationale.

Depuis le retour des vacances de Noël, motions et pétitions pleuvent pourtant contre la réforme du bac. Vendredi, douze syndicats, soit la quasi-totalité des organisations, ont officiellement demandé à Jean-Michel Blanquer de « renoncer » à cette première session.

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