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Vivement l'Ecole!

baccalaureat

Bac, le grand oral en questions

13 Avril 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac, le grand oral en questions

(A écouter en cliquant sur le lien de bas de page)

Alors que le grand oral du baccalauréat, qui représente 10 % de la note finale, doit se tenir pour la première fois en juin, lycéens, parents et professeurs s'inquiètent : comment préparer au mieux cette épreuve, au vu des conditions d'apprentissages liées à la pandémie ? Avec quels moyens ?

Beaucoup de questions se posent autour de ce grand oral car entre le maintien effectif de l’examen, son éventuel changement de coefficient et la manière de l’évaluer… la grande nouveauté du bac 2021 fait débat.

Avec nos invités - Stéphane de Freitas, réalisateur du film “A voix haute” (2016), initiateur des programmes Eloquentia et co-auteur de Mon cahier de préparation au grand oral (Le Robert, 2021), Isabelle Chataignier, chargée du module "Public Speaking and Debating Skills" à Sciences Po Paris et autrice de Le petit livre des réparties de choc (First, 2020), et Pierre Chiron, historien de la rhétorique, professeur à l’Université Paris-Est et auteur de Manuel de rhétorique. Comment faire de l’élève un citoyen (Les Belles Lettres, 2018) - nous parlerons aussi de la manière de bien préparer les oraux, ceux des bacs général et technologique évidemment mais aussi dans différents objectifs : la présentation de son chef d’œuvre en filière professionnelle ; présenter un exposé ; prendre la parole devant un public et se faire entendre et porter ses idées.

L’occasion donc de réfléchir aux formes et à l’apprentissage de l’expression orale à tous les niveaux de la scolarité et de l’éducation.

Vous entendrez également dans cette émission les voix de Mathieu Devlamienck (entretien pré-enregistré), président du syndicat lycéen l’UNL (union nationale lycéenne) et Marc Guyon (entretien pré-enregistré), professeur de philosophie dans un lycée de l'Oise.

L’épreuve en questions

La finalité c’est de s’interroger sur ses aspirations personnelles et professionnelles, rappelle Stéphane de Freitas.

Le grand inconnu de cet oral c’est est-ce qu’il y a des canons, des codes, un abécédaire de la prise de parole ? Stéphane de Freitas

L’intérêt du grand oral c’est surtout d'apprendre à parler d’une question sur laquelle l’élève va s’engager. Marc Guyon

On aurait pu l’appeler oral de maturité. Marc Guyon

C’est faux de penser qu’il y a plus d’inégalités à l’oral qu’à l’écrit. Isabelle Chataignier

L’intérêt du grand oral c’est surtout d'apprendre à parler d’une question sur laquelle l’élève va s’engager, l’élève doit se sentir particulièrement concerné par ce qu’il a à dire. Marc Guyon

 

Et…remise en question 

Notre bac ne sera pas un bac sacrifié, ce sera un bac local et inégalitaire, explique Mathieu Devlamienck.

On demande l’annulation du grand oral pour deux raisons : on ne sait pas en quoi consiste cette épreuve et on n’a eu aucune préparation. Mathieu Devlamienck 

Aujourd’hui on considère qu’on fonce droit dans le mur et que la façon dont se passeront les épreuves orales sera une forme de discrimination. Mathieu Devlamienck 

Une épreuve politique

C’est une vielle pratique démocratique que l’on est en train de ressusciter, rappelle Pierre Chiron.

Cette épreuve c’est à la fois très nouveau et très traditionnel, dans la tradition rhétorique ancienne l’oral a le premier rôle. Pierre Chiron

On est là pour encourager les jeunes à porter leurs voix et leur montrer qu’elle peut compter au chapitre dans la société. Stéphane de Freitas

Dans cette négociation permanente qu’est la vie démocratique, il faut être capable de dire ce que l’on pense. Pierre Chiron

C’est un projet de société politique énorme, cet enseignement de la parole éducative. Stéphane de Freitas

Louise Tourret

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La guerre du bac n’aura pas lieu - "Mais cet « effet d’aubaine » est à double tranchant"

10 Mars 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

La guerre du bac n’aura pas lieu - "Mais cet « effet d’aubaine » est à double tranchant"

EXTRAITS

La crise sanitaire a balayé la contestation de la réforme du bac, imposant de fait un contrôle continu dont une partie des enseignants ne voulaient pas. Mais cet « effet d’aubaine » est à double tranchant.

En janvier 2020, l’éducation nationale était loin de se préoccuper du Covid-19. Il s’agissait d’éteindre un autre incendie : des perturbations d’épreuves et blocages d’établissements par des lycéens opposés aux nouvelles évaluations. Mais alors que la contestation des « épreuves communes de contrôle continu » (E3C) s’enlisait dans certains lycées, que l’inspection générale pointait, dans un rapport rendu public le 27 février 2020, la « pression constante » sur les élèves et le sentiment des chefs d’établissement « d’organiser des examens en continu », le Covid-19 a balayé le sujet.

Le confinement scolaire, décrété au soir du 12 mars 2020, a entraîné la fin des blocages puis l’annulation de la deuxième session des E3C et de toutes les épreuves écrites pour les élèves de première et de terminale. Au cours de l’année scolaire 2020-2021, deux autres séries d’épreuves ont été annulées : les « évaluations communes », nouveau nom des E3C, et les épreuves de spécialité de terminale, programmées pour le 15 mars 2021. Alors que la contestation de la réforme du lycée et du baccalauréat s’installait dans la durée – la session 2019 du baccalauréat avait déjà été perturbée par une « grève des notes » –, le Covid-19 a-t-il décidé, en lieu et place de la communauté éducative, que la guerre du bac n’aurait pas lieu ?

(...)

A première vue, la crise sanitaire semble avoir accéléré la mise en place de la réforme, en imposant le contrôle continu en même temps qu’elle mettait un coup d’arrêt à la contestation. « Aujourd’hui, il semble difficile de remettre en question le fait que le contrôle continu fait partie de la certification et qu’il est légitime, y compris grâce au cadre commun que nous lui avons donné, analyse Edouard Geffray, directeur général de l’enseignement scolaire (DGESCO) au ministère de l’éducation nationale. Même si ce mode d’évaluation, déjà répandu dans le supérieur, n’avait pas besoin des circonstances sanitaires pour exister. »

(...)

La guerre du bac pourrait-elle reprendre lorsque la crise sanitaire touchera à sa fin ? Car l’effet d’aubaine de la crise, si tant est qu’il existe, a son corollaire : les évaluations communes, de même que les épreuves de spécialité, n’ont pas eu lieu. Le « bac Blanquer » tel qu’annoncé en 2018 n’existe toujours pas. Avec l’annulation des épreuves, il n’a pas non plus bénéficié d’ajustements que le comité de suivi de la réforme du lycée était chargé de mettre en place. « Certains problèmes que pose cette réforme n’ont pas été réglés », souligne Alexis Torchet, du SGEN-CFDT. Le Covid-19 a transformé le comité de suivi en cellule de gestion de crise chargée d’adapter les épreuves à la situation sanitaire. « Mais nous n’avons pas tranché la question des épreuves au 15 mars, alors que le comité a toujours dit qu’il y avait un problème, rappelle le syndicaliste. On a pris des épreuves de juin pour les déplacer en mars, ce qui n’a aucun sens. »

(...)

... « La crise empêchera le ministre de cocher la case de la réforme du bac en septembre 2021, à six mois de l’élection, note Sophie Venetitay. Et même si le Covid a balayé la contestation, le coût politique de cette réforme n’est pas neutre. » Les rétentions de notes au bac 2019 et les blocus d’établissements ont « consommé la rupture » entre les lycées et le ministère, estime la syndicaliste. Les budgets en baisse dans l’enseignement secondaire pourraient offrir l’occasion de faire entendre ce mécontentement à la rentrée 2021. La guerre du bac n’aura sans doute pas lieu, mais une dernière bataille est encore possible.

Violaine Morin

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Covid : le bac mis à l’épreuve...

23 Janvier 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Covid : le bac mis à l’épreuve...

L’information est arrivée dans les boîtes mails des profs et proviseurs jeudi soir : pour les bacs généraux et technologiques, les épreuves de spécialité, qui devaient se tenir mi-mars, sont annulées. 540 000 candidats sont concernés. Pour le tiers d’élèves en bac professionnel, en revanche, le calendrier initial des épreuves est pour l’heure maintenu.

Dans un long courrier à ses troupes, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, explique «devoir tenir compte des effets de la crise sanitaire et de ces nécessaires adaptations sur la tenue des examens». Il assure avoir entendu «les inquiétudes exprimées» par les élèves et avoir été «sensible à l’expression d’une fatigue éprouvée [par les professeurs] dans ce qui est vécu comme une course contre la montre, pour préparer les élèves à ces épreuves de spécialité».

La situation sur le terrain est en effet très compliquée et source de tensions : plus de 70 % des lycées fonctionnent par roulement. Les élèves ne viennent sur place que la moitié du temps (un jour sur deux, ou une semaine sur deux selon les cas). Pas facile, donc, pour les enseignants de bien préparer leurs élèves à ces épreuves… qui plus est nouvelles. C’est en effet cette année qu’entre en vigueur la réforme du bac. Dans le même temps, les programmes scolaires ont changé, et sont considérés de façon unanime comme très exigeants. L’équation «élèves à mi-temps + nouvelles épreuves en milieu d’année + nouveaux programmes» n’était pas tenable.

Lors d’un comité de suivi sur la réforme du bac, les organisations syndicales enseignantes avaient toutes demandé soit le report de ces épreuves au mois de juin, soit le recours au contrôle continu. Le ministre a opté pour le contrôle continu plutôt que de décaler ces épreuves, dont le coefficient (le plus important du bac) reste fixé à 16.

Deux objectifs sont relevés par le ministère dans la prise de cette décision : «privilégier les apprentissages et par conséquent la préparation à l’entrée dans l’enseignement supérieur» et d’autre part «assurer une prévisibilité et donc une sérénité à nos équipes, dont je salue l’investissement remarquable, et à nos élèves qui dans le contexte actuel en ont bien besoin». En d’autres termes, une façon «de libérer l’horizon» des élèves pour qu’ils «puissent travailler leurs spécialités, les approfondir, préparer les épreuves de juin» et leur entrée dans le supérieur.

Les élèves de terminale seront donc évalués «sur la base des moyennes des trois trimestres de terminale de ces enseignements». «L’institution établira un cadre robuste, des jalons précis pour garantir l’égalité d’évaluation des élèves», promet le ministre, afin de couper court aux critiques qui surgissent dès que le mot contrôle continu est prononcé : la crainte d’une rupture d’égalité entre les candidats, la façon de noter variant d’un professeur à l’autre, et d’un lycée à l’autre.

«J’encourage les équipes à organiser, dans la mesure du possible, des devoirs sur table dans les conditions de l’examen», dit aussi Jean-Michel Blanquer. Les sujets prévus pour le mois de mars seront mis à disposition des enseignants dans la Banque nationale de sujets. Ces derniers sont «encouragés» à s’en emparer sans que cela ne soit «obligatoire».

Pour le reste des épreuves du bac, le calendrier initial devrait être maintenu : la philo est toujours programmée le 17 juin, les candidats auront trois sujets de dissertation au choix (au lieu de deux). Suivra entre le 21 juin et le 2 juillet le fameux grand oral. C’est peut-être le plus gros changement de la réforme Blanquer. Les élèves devront s’exprimer debout, sans support papier, devant un jury de deux enseignants, sur l’un des deux sujets qu’ils auront eux-mêmes élaborés pendant l’année scolaire. Ce grand oral, qui stresse profs et élèves, est maintenu. A priori. Car un décret publié le 24 décembre permet au ministère de modifier les modalités des épreuves jusqu’à quinze jours avant la date.

Les épreuves anticipées de français, écrit et oral, sont pour l’heure maintenues pour les élèves de première au mois de juin. Toutefois, «pour ne pas léser les candidats, il a été décidé d’adapter le nombre de textes à présenter à l’oral». Ce nombre passe de 20 à 14 textes pour la voie générale, et de 12 à 7 pour la technologique.

Marie Piquemal et Marlène Thomas

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Grand oral du bac : d’abord passer les cris...

14 Janvier 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Grand oral du bac : d’abord passer les cris...

Les lycéens de terminale étrenneront cette année une nouvelle épreuve du bac, entièrement orale et sans support papier. Une petite révolution saluée mais suscitant les réticences de certains profs eu égard à une formation très courte et à la crainte d’un accroissement des inégalités entre élèves.

Antoine (1) a passé une journée à essayer de rassurer ses collègues profs : «Ça va aller, vous bilez pas, ça va le faire…» Mines déconfites et visages fermés dans l’auditoire, aucun n’avait envie d’assister à cette journée de formation sur le grand oral du bac, dont plusieurs se sont déroulées ces derniers mois dans chaque académie. Il faut dire que même lui, prof formateur et enseignant de SVT, s’interroge : «J’ai envie de l’aimer, cette nouvelle épreuve du bac, de la défendre avec force. Mais dans le contexte actuel, c’est très compliqué. On aurait dû décaler l’application à l’année prochaine.» Aussitôt, Antoine se reprend : «Les inspecteurs de l’Education nationale pensent pareil, mais il ne faut pas le dire. C’est suffisamment tendu comme ça.»

Ce n’est pas la fête dans les lycées, dont 70 % fonctionnent en roulement, à cause du Covid : les élèves ne viennent pour certains qu’une semaine sur deux… Compliqué de préparer le bac dans ces conditions. D’autant plus que cette année, un changement d’importance est prévu : le nouveau bac réformé entre en vigueur pour la première fois. Avec de gros bouleversements. Le calendrier d’abord : les épreuves de spécialité se déroulent mi-mars. Le contenu des programmes, très exigeant, a changé aussi. Autre nouveauté majeure : le grand oral, prévu pour mi-juin si tout va bien, mais un décret du 24 décembre indique que les épreuves pourraient être modifiées jusqu’à quinze jours avant la date… A cette occasion, les 550 000 candidats (aux bacs généraux et technologiques) devront, un par un, se présenter «debout, sans support écrit», face à un jury de deux professeurs pendant vingt minutes. Une mini-révolution. Certes, l’oral a toujours existé (le bac a même été un examen uniquement oral jusqu’en 1840), mais jusque-là, les oraux ressemblaient tous à des «écrits oralisés», où la forme n’avait que peu d’importance. «Disons qu’on notait le fond, même si le jury est influencé par la forme», résume, grinçant, l’historien Claude Lelièvre.

"Prêt-à-parler"

Le grand oral est censé avoir une autre ambition. «Mais laquelle exactement ? Toute la question, c’est de savoir ce qu’on attend justement des élèves», questionne Claudine Garcia-Debanc, professeure de didactique du français à l’Inspé (école des profs) de Toulouse. Elle est partagée sur le sujet. Elle se dit enchantée que l’oral ait enfin une vraie place au bac, «on sait à quel point, en France, le système est piloté par les examens», et à la fois «inquiète» de l’objectif recherché. «Au moment de l’annonce de la réforme, il y avait cette émission à la télé, sur une chaîne du service public, où des candidats montaient sur scène pour un concours d’éloquence visant à émouvoir les téléspectateurs. Le bac, cela ne doit pas devenir cela, avec un discours préparé, du prêt-à-parler…» Avant de préciser le fond de sa pensée : «Ce grand oral, c’est le modèle Sciences-Po qui arrive en terminale. On nous le présente comme le seul modèle de réussite sociale. Or, il en existe d’autres.»

Elle fait référence aux concepteurs de cette épreuve. Pierre Mathiot, directeur de Sciences-Po Lille, qui a proposé ce grand oral dans son rapport sur le bac. Puis Cyril Delhay, professeur d’art oratoire à Sciences-Po Paris, missionné par la suite par Jean-Michel Blanquer pour réfléchir spécifiquement à cette épreuve. C’est lui qui propose que les candidats se tiennent debout, sans support papier, devant le jury. «Je comprends l’intention, mais à mon sens, cela présente un risque que j’appellerai "le piège de l’éloquence", souligne Pierre Mathiot. Que l’élève récite son texte par cœur, comme une poésie.»

Le lycéen est interrogé sur un sujet parmi deux préparés pendant l’année. Claudine Garcia-Debanc explique : «Il est très important qu’il y ait un contenu, travaillé en amont. Sinon, seuls les élèves venant de milieu favorisé et ayant les mêmes codes que l’école pourront s’en sortir.» La chercheuse rappelle combien la façon de s’exprimer est identitaire, et «peut laisser transparaître, bien plus qu’un écrit, l’origine sociale, culturelle et géographique selon l’accent que l’on a».

Dans sa pratique du métier, Céline (1), professeure de français dans un collège du sud de la France, cogite sur ces questions depuis un bout de temps. «Si on veut lutter contre les déterminismes sociaux, il faut préparer nos élèves à l’oral, qu’ils sachent comment s’exprimer lors d’un entretien pour des stages, et plus tard d’embauche. C’est le rôle de l’école.» Rassurante, elle fait partie des professeurs qui forment au grand oral : «Depuis quelques années, il existe un oral au brevet. On a donc un savoir-faire.» Dans son collège, les profs ont tenté un truc, qui apparemment cartonne : en début d’année, chacun prend sous son aile quelques élèves pour les coacher pour l’oral. Une sorte de mentorat. Grâce à ce système, les résultats au brevet sont montés en flèche.

Manque de billes

Elle évoque aussi toutes ces questions qui se posent, pour les profs, et dont la réponse n’est pas forcément évidente. Jusqu’où aller dans les conseils ? Faut-il dire à l’élève comment s’habiller ? Se tenir ? S’exprimer ? Christian Dumais est enseignant-chercheur en didactique du français à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il a lui aussi mené beaucoup de travaux sur l’enseignement de l’oral : «Les candidats doivent savoir exactement ce que l’on attend d’eux, les critères qui serviront à évaluer leur prestation, et non pas qui ils sont.» Il cite l’exemple du regard. «D’une culture à l’autre, les attentes sont très différentes. Regarder dans les yeux peut être un manque de respect pour les uns, et à l’inverse un critère attendu pour d’autres.»

Le chercheur insiste sur l’importance de la formation des enseignants, «pour qu’ils soient des modèles linguistiques en classe et que les élèves puissent prendre exemple sur eux». Il souligne aussi la nécessité que les profs soient aguerris et formés à la façon d’évaluer un oral.

Cet élément - le manque de temps, de billes - revient beaucoup dans les salles des profs, même s’il se mélange au reste. «Une bonne copie, on sait tous ce que c’est, on a l’habitude. On se les échange entre nous, on se met d’accord sur des critères communs. Mais qu’est-ce qu’un bon oral ?» Antoine, le professeur de SVT, se remémore une épreuve de travaux personnels encadrés (TPE, désormais supprimés), où les élèves venaient en petit groupe présenter à voix haute le projet mené pendant l’année. «Une fois, j’étais avec un prof de maths dans le jury. Le premier groupe quitte la salle, je m’exclame devant la qualité de leur prestation, et lui me regarde : il trouvait que c’était un raté complet.» Surtout que, comme le souligne Sylvie Plane, professeur émérite en sciences du langage, pour ce grand oral, il a été décidé pour des raisons organisationnelles que seul un membre du jury soit de la spécialité sur laquelle porte le sujet présenté par l’élève. «Mais l’autre enseignant examinateur, du coup, que va-t-il pouvoir juger dans la prestation du candidat, si ce n’est la forme, le côté spectacle ?»

(1) Les prénoms ont été modifiés

Marie Piquemal

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Bac 2021 : les lycéens dans le «super flou»...

29 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac 2021 : les lycéens dans le «super flou»...

Les modalités du baccalauréat pourront être modifiées jusqu'à deux semaines avant les épreuves en raison de la crise sanitaire. Ces délais ne rassurent pas les lycéens qui peinent à se projeter.

«Je n’étais même pas au courant…» soupire Mathis. Pour cet élève de terminale à Cognac (Charente), l’incertitude semble être devenue une habitude en cette année de pandémie mondiale qui chamboule tout. Alors une annonce de plus… Pourtant, cette fois, la nouvelle a de quoi angoisser même les lycéens les plus organisés dans leurs révisions : les épreuves du baccalauréat pourront être modifiées quelques jours avant les épreuves. Une ordonnance parue le 24 décembre au Journal officiel permet en effet au gouvernement d’adapter, en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, les «modalités» de certains examens, dont le bac, et ce dans un délai allant jusqu’à «deux semaines avant le début des épreuves».

Depuis l’annonce, début novembre, de l’annulation des épreuves évaluations communes (anciennement appelées E3C) de première et terminale au profit du contrôle continu, Mathis n’a eu que très peu de nouvelles sur la suite de son parcours lycéen. «C’est toujours la même chose. Avec le bac de français, c’était déjà le flou total», déplore-t-il. «C’est difficile de se projeter dans l’année de terminale quand il nous manque la moitié des informations», confirme Louis, lui aussi en terminale à Cognac, qui juge la situation «super floue». Pour l’instant, les épreuves sur les enseignements de spécialité, prévues en mars, sont maintenues. Au printemps dernier, après plusieurs semaines d’incertitude, l’oral de français avait finalement été annulé pendant la première vague de la pandémie.

Inégalités accentuées

Cette fois, les épreuves pourront voir «leur nature, leur nombre, leur contenu, leur coefficient» ou encore «leurs conditions d’organisation» modifiés, précise l’ordonnance. Une épreuve écrite d’histoire-géo pourra ainsi être remplacée deux semaines avant la date prévue par un examen à distance, avec un coefficient différent. Déjà stressée, Lou, élève au lycée Cordouan de Royan (Charente-Maritime), est encore moins rassurée depuis l’annonce de ces délais raccourcis. «Ça nous stresse énormément avec mes copines, explique l’adolescente. En deux semaines, on ne pourra pas réviser ce qui nous paraît déjà compliqué à voir en une année ! Et même si les épreuves sont réajustées, notre niveau scolaire est beaucoup moins complet comparé aux autres années.»

Comme beaucoup, Lou craint que les nouvelles dispositions n’accentuent les inégalités entre élèves, qui se sont creusées depuis le début de la crise sanitaire. Sara, en terminale au lycée Jean-Pierre-Vernant de Sèvres (Hauts-de-Seine), partage cette inquiétude : «J’ai eu la chance d’avoir eu cours pendant le confinement et d’avoir des professeurs très présents, mais j’ai des amis qui devaient faire des chapitres de mathématiques tout seuls chez eux, et qui ont accumulé du retard…» Voir le contenu des épreuves adapté à quelques semaines de l’échéance risque de creuser ces écarts, et d’accentuer le stress, estime la jeune femme, qui voyait déjà la mise en place du contrôle continu comme une source de stress : «On se dit qu’il faut toujours travailler sans relâche et qu’on ne doit pas faire de faux pas, parce que ça peut être difficilement rattrapable.»

Les enseignants sans certitudes

Emma, en terminale au lycée Saint-Paul à Lille, se montre plus confiante : «Dans tous les cas, je comptais bosser à fond, donc ça ne change pas forcément mes plans.» Les deux semaines de vacances de printemps, qui tombent juste avant les premières épreuves des 15 et 16 mars, rassurent la lycéenne, qui a déjà calculé son coup : «S‘il y a un éventuel changement, même deux semaines avant, cela tombera pile pendant les vacances, donc ça nous laissera du temps pour travailler.»

Le manque de certitudes touche aussi leurs principaux repères : les enseignants. «Eux-mêmes ne savent pas vraiment comment ça va se passer et les discours diffèrent…» constate Sara, à Sèvres. «Ils sont informés au dernier moment, ils peinent à gérer la situation», abonde Mathis. Certains professeurs ont d’ailleurs confié à leurs élèves être en faveur d’une annulation des épreuves, faute de pouvoir préparer les élèves comme il faut. Le Snes-FSU, principal syndicat enseignant, réclame de son côté que les épreuves de spécialité de mars soient reportées à juin.

Aurore Savarit-Lebrère

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Bac 2021 : «On nous fait payer le manque de prévoyance du gouvernement»

28 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac 2021 : «On nous fait payer le manque de prévoyance du gouvernement»

Une ordonnance publiée jeudi au «Journal officiel» permet d'adapter les modalités de certains examens en fonction de l'évolution de l'épidémie de Covid-19, jusqu'à deux semaines avant les épreuves. Des syndicats dénoncent le manque d'anticipation du gouvernement.

«C’est toujours la même chose, faire passer quelque chose pendant une période où ça peut passer inaperçu…» soupire Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré). En plein cœur des fêtes de fin d’année, une ordonnance a été publiée jeudi au Journal officiel. Elle permet au gouvernement d’adapter les modalités de certains examens, notamment le baccalauréat, en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, jusqu’à quinze jours seulement avant le début des épreuves. Ces adaptations peuvent porter sur la «nature», le «nombre», le «contenu», le «coefficient» ou les «conditions d’organisation des épreuves», «qui peuvent s’effectuer de manière dématérialisée», précise l’ordonnance. Un cadeau de Noël surprise qui ne fait pas plaisir aux concernés. 

«Clairement, cela nous semble être de l’improvisation. Une telle façon de faire va générer du stress, autant pour les élèves que pour les professeurs. On ne peut pas prévoir des examens à la dernière minute», affirme Frédérique Rolet. «On peut comprendre qu’il y ait besoin de textes spécifiques en raison de l’épidémie, mais quinze jours avant l’épreuve, ça ne permet pas de maintenir une sérénité», note de son côté Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT (Syndicat général de l’éducation nationale). Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait affirmé lundi à la sortie du Conseil des ministres que l’ordonnance devait permettre d’«anticiper» et d’«adapter aux besoins» les modalités des examens.

Des décisions claires et rapides attendues

Pour les lycéens, c’est le ras-le-bol complet. Les élèves ont déjà encaissé les deux confinements, les cours à distance ou encore la réforme du lycée. Ces nouvelles dispositions s’annoncent comme une galère supplémentaire, anticipe Enzo Briffa, secrétaire général de l’UNL (Union nationale lycéenne) Vaucluse. Pour lui, impossible de préparer des examens dans ces conditions : «Quinze jours avant une épreuve, on peut nous dire que toutes les consignes ont changé ou qu’elle peut être annulée. Ce n’est pas un bon environnement pour travailler.» Début novembre, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, avait annoncé l’annulation «à titre exceptionnel» des épreuves évaluations communes (anciennement appelées E3C) de première et terminale au profit du contrôle continu. Les épreuves sur les enseignements de spécialité, prévues en mars, sont pour l’instant maintenues.

Modifier le calendrier ou les modalités de ces épreuves, les syndicats enseignants ont conscience que cela sera nécessaire, en raison de l’épidémie qui risque de durer. Mais pas au dernier moment. «Il faut sortir d’une gestion de la crise sanitaire qui se fait dans l’urgence, afin que l’on puisse s’organiser», estime Catherine Nave-Bekhti. Même son de cloche du côté du Snes-FSU, qui réclame notamment que les épreuves de spécialité de mars soient reportées à juin. «On pense déjà qu’au printemps, on ne sera pas encore débarrassés du coronavirus», explique Frédérique Rolet.

«Rattraper le retard» après les confinements

Le Snes-FSU plaide également pour une adaptation et un allègement des programmes scolaires, afin de limiter les inégalités entre les lycéens. Un point évoqué auprès du ministre de l’Education nationale dès fin août. Sans succès pour l’instant : «Malgré les efforts des professeurs, on sait que l’enseignement à distance accroît les inégalités et que certains élèves sont plus en difficultés. Les profs ont déjà constaté que le niveau en terminale n’était pas le même que d’habitude», détaille Frédérique Rolet. 

Mêmes revendications du côté de l’UNL, comme l’explique Enzo Briffa. Objectif : «rattraper le retard» engendré par les deux confinements. Mais une telle mesure ne semble pas être envisagée par le gouvernement pour l’instant. Enzo Briffa résume : «L’impression qu’on a, c’est qu’on nous fait payer le manque de prévoyance du gouvernement.»

Cassandre Leray

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Bac : pour les lycées pro, une décision peu pratique...

5 Avril 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac : pour les lycées pro, une décision peu pratique...

Les enseignants de la filière s’inquiètent du passage au contrôle continu : comment évaluer les élèves si les acquis ne sont pas consolidés ?

«Notre crainte, c’est que le ministère [de l’Education nationale] nous oublie. Qu’il concentre ses forces pour trouver la meilleure solution possible pour les élèves préparant un bac général et technologique, sans qu’elle soit adaptée pour nous, les filières professionnelles.» Bingo. Sigrid Gerardin, cosecrétaire du Snuep-FSU (syndicat minoritaire) avait vu juste. Une «question d’habitude», réplique-t-elle. Le plan B de Jean-Michel Blanquer, qui prévoit de remplacer les épreuves du baccalauréat par du contrôle continu à 100 %, est un casse-tête insoluble dans les lycées pro, où sont scolarisés un tiers des lycéens. «Comment va-t-on évaluer des élèves dans des disciplines professionnelles s’il leur manque dix semaines de pratique ?» interroge Sigrid Gerardin.

«Embauche»

Un exemple parlant : la formation de chauffeur routier. Les élèves ont une heure et demie de cours pratiques par semaine, où ils apprennent à conduire, à charger et décharger les camions, à manœuvrer… En temps normal, les professeurs les notent au cours de l’année quand ils estiment que les compétences sont acquises - c’est ce qu’on appelle les contrôles en cours de formation (CCF). «Une partie des élèves ont déjà des notes, car ils maîtrisent les bases de la conduite. Mais pas tous. Nous comptions sur les dix semaines de cours qui restaient pour les entraîner. Mais là… Je n’ai aucune idée de comment on va faire», s’inquiète un enseignant breton, dans un lycée près de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Lors sa conférence de presse de vendredi, le ministre de l’Education nationale a appelé à ne pas «léser les candidats». Certes. Mais pour les filières professionnelles, (CAP et bac pro) les enjeux sont d’une tout autre ampleur. Sigrid Gerardin : «Nos diplômes sont certifiants, ils attestent d’un niveau de compétence professionnelle pour l’employabilité. Délivrer un CAP de conduite routière, cela veut dire une embauche derrière. Et un camion sur les routes dès le mois de juillet. Vous mesurez le problème ?»

La question se pose dans de nombreuses filières, notamment dans les métiers du sanitaire ou de l’industrie. Aux semaines de cours en moins viennent s’ajouter les périodes de stage, qui permettent aux élèves de consolider leurs acquis, pour la plupart annulés avec le confinement.

«Menace»

Une autre inquiétude liée au contrôle continu remonte du terrain : les élèves ont souvent de bien meilleures notes à l’examen que pendant l’année, parce qu’ils s’investissent plus le jour J. Sur ce point, le ministre a évoqué vendredi matin le travail des jurys d’examen, qui seront chargés d’éplucher le livret scolaire des candidats en tenant compte des appréciations des professeurs. Ce qui permettra de rehausser si besoin les moyennes. Pour les filières professionnelles, ces jurys seront composés comme en temps normal d’au moins un membre de la profession visée par le diplôme. Là encore, l’enseignant de Saint-Malo tique. Le plan du ministère ne colle pas avec les principes de réalité : «Dans le contexte que nous vivons, comment va-t-on demander à des professionnels de venir cette année ? Si la vie économique reprend, ils seront débordés de travail. Et si la menace du virus est toujours là, beaucoup ne prendront pas le risque d’une contamination pour ça.»

Marie Piquemal

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Le baccalauréat 2020, exception ou exemple ?...

4 Avril 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

Le baccalauréat 2020, exception ou exemple ?...

EXTRAITS

Editorial. La suppression des traditionnelles épreuves de fin d’année met en lumière la déconnexion entre le bac et les procédures d’admission dans l’enseignement supérieur et devrait alimenter la réflexion sur la fonction sociale de cet examen.

Lorsque, dans quelques années, on dressera la liste des mutations que la pandémie de Covid-19 aura générées ou accélérées, le baccalauréat, monument français par excellence, y figurera sans doute. L’annonce, vendredi 3 avril, par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de la suppression des traditionnelles épreuves de fin d’année et de leur remplacement par la prise en compte des notes obtenues tout au long de l’année scolaire, constituerait une révolution si elle intervenait en période normale. Ni l’occupation nazie ni Mai 68 n’avaient entraîné l’interruption totale des épreuves.

(...)

Personne ne peut prévoir en quoi la forme exceptionnelle que revêt le bac 2020 imprégnera les évolutions à venir. Il se trouve que la pandémie survient alors qu’est engagée par Jean-Michel Blanquer une réforme des lycées intégrant un allégement de cet examen-phare. La souplesse dont font preuve aujourd’hui les syndicats hostiles au contrôle continu peut s’expliquer en partie par leur souci compréhensible d’éviter que le bac n’empiète sur les congés d’été.

(...)

Mais l’« accident » de 2020, en mettant en lumière la déconnexion entre le bac et les procédures d’admission dans l’enseignement supérieur, devrait alimenter la réflexion sur la fonction sociale de cet examen. Non seulement sur l’importance d’épreuves marquant une étape de la vie. Mais aussi sur l’hypocrisie qui présente le bac comme la porte d’entrée dans le supérieur, alors que tout se joue désormais avant. Et sur la prétendue égalité que symbolise un examen final national qui masque des inégalités abyssales entre lycées, une plaie à traiter en priorité.

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Un bac 2020 à base de contrôle continu, les cours jusqu’au 4 juillet...

3 Avril 2020 , Rédigé par La Voix du Nord Publié dans #Baccalaureat

C’est une prise de parole qui était très attendue. Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé ce vendredi que le baccalauréat 2020 aura lieu.

S’il a souligné qu’il restait encore « de nombreuses incertitudes » sur la situation sanitaire, Jean-Michel Blanquer se base sur l’hypothèse d’une rentrée scolaire en mai avec des cours jusqu’au 4 juillet.

Cela ferait cinq semaines de cours en moins pour les élèves, avec « des conditions d’apprentissage pas aussi bonnes qu’en temps normal notamment pour ceux qui préparent un examen cette année », a-t-il dit.

– Moyenne des notes, hors confinement

Compte tenu de cette situation, le bac 2020 des élèves de Terminales au bac général, technologique et professionnel se fera en contrôle continu en prenant la moyenne des notes des élèves sur les trois trimestres de l’année scolaire, en excluant celles obtenues pendant la durée du confinement au nom de l’égalité entre les élèves.

– Oral de français maintenu

Pour les élèves de 1ère, l’oral de français est maintenu. Les épreuves écrites sont remplacées par un contrôle continu, là aussi sans prendre en compte les notes obtenues pendant le confinement.

– Les mentions maintenues

Pour les élèves de Terminale, les notes déjà données après la première session d’épreuves sont gardées. Les mentions sont maintenues.

– Aller en cours sera « une condition »

Le contrôle continu sera évalué par un jury qui prendra en compte l’implication et l’assiduité des élèves. « Aller en cours jusqu’au 4 juillet sera une condition pour obtenir son bac. »

– Épreuves de rattrapage en septembre

Si un élève obtient entre 8 et 10 au bac, les oraux de rattrapage auront lieu comme prévu en juillet. Si l’élève obtient moins que 8, les épreuves de rattrapage auront lieu en septembre. Ces épreuves seront ouvertes aux candidats libres.

– Les BEP, CAP et Pro aussi

Pour les BEP, CAP et Bac Pro, le diplôme sera validé sur la base d’un contrôle en formation et sur le livret scolaire.

Deux hypothèses de travail

Le ministre, qui avait échangé cette semaine avec les organisations syndicales et les fédérations de parents d’élèves afin de trouver la meilleure formule, travaillait sur deux hypothèses de travail : un bac 100 % en contrôle continu ou un bac avec une importante base de contrôle continu avec tout de même une épreuve majeure.

Cette dernière piste présentait l’inconvénient de devoir organiser les épreuves et de mettre en place toute une logistique qui aurait pris plusieurs semaines.

Jeudi soir, sur TF1, le Premier ministre avait prévenu que les épreuves du bac 2020 se tiendraient « d’une façon totalement neuve et originale », les épreuves ne pouvant se tenir ni en juin, ni en juillet. Édouard Philippe avait aussi fait part de sa préférence pour la piste du contrôle continu.

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