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Vivement l'Ecole!

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Sortir - Le Louvre ouvre une nouvelle base de données...

6 Avril 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Art, #Education, #Histoire

La Pyramide du Louvre fête ses 30 ans ce week-end | Vogue Paris

La base de données Collections présente plus de 480 000 œuvres du musée du Louvre et du musée national Eugène-Delacroix. Enrichie quotidiennement, elle est issue d’un travail continu de recherche et de documentation mené par le personnel scientifique des deux musées.

Les muséophiles confinés en rêvaient, le Louvre l’a fait. L’institution vient de lancer Collections.louvre.fr, une vaste base de données permettant de visualiser ses œuvres. S’y ajoutent celles du Musée Eugène-Delacroix, rattaché au Louvre depuis 2004, ainsi que les sculptures du jardin des Tuileries et du Carrousel et les œuvres MNR (Musées nationaux récupération), récupérées en Allemagne après la seconde guerre mondiale et confiées au musée dans l’attente d’une restitution à leur légitime propriétaire.

Au total, Collections répertorie à ce jour plus de 482 000 œuvres et objets d’art, soit environ 75 % des œuvres exposées, prêtées ou en dépôt au Louvre. A titre de comparaison, l’ancienne base Atlas qu’elle vient remplacer n’en comptait « que » 30 000. « Cela permet de ne plus se limiter à ce qui est visible au Palais et d’avoir une vue d’ensemble de nos fonds, notamment de fouilles archéologiques qui ne peuvent pas être exposées », commente Néguine Mathieux, directrice de la recherche et des collections du musée.

(...)

Anissa Bekkar

Suite et fin en cliquant ci-dessous

https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/04/01/le-louvre-leve-le-voile-en-ligne-sur-ses-collections_6075253_3246.html?xtor=EPR-33281056-[education]-20210406-[_titre_1]

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Des dizaines de musées vous ouvrent les yeux... Wherevart...

20 Mars 2021 , Rédigé par LCI Publié dans #Art

Des dizaines de musées vous ouvrent les yeux... Wherevart...

Wherevart est un site qui permet d'accéder à plus d'une centaine de musées partout dans le monde. Derrière cette idée se trouvent trois Français. Au départ, ces derniers ont créé un studio spécialisé dans les tournages de visites virtuelles dans les musées avec des caméras 3D et ont vendu leur technologie à différentes institutions. Mais ils ont également décidé d'agréger des lieux culturels dans les quatre coins de la planète et de proposer Wherevart. C'est le premier confinement qui a donné l'impulsion à ce site lancé en janvier dernier. Le but est d'allécher les gens afin de les inciter à visiter les lieux culturels. Que peut-on découvrir sur Wherevart ?

Cliquer ci-dessous

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"L’art n’est pas un bonus" - Non à la disparition des enseignements optionnels artistiques.

16 Février 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Art

"L’art n’est pas un bonus" - Non à la disparition des enseignements optionnels artistiques.

De Jacques Audiard à Cédric Klapisch, près de 300 personnalités du cinéma et de la culture, enseignants et parents d’élèves dénoncent la politique budgétaire restrictive qui risque de faire disparaître les enseignements optionnels artistiques.

«Entrer dans l’option Cinéma a été la meilleure décision de ma vie.

– Cela m’a permis d’avoir une meilleure compréhension du monde. Car les films font avancer le spectateur.»

Ecoutons les lycéens. Ils disent la richesse de l’enseignement du cinéma. Richesse car ils y apprennent à analyser des films de tous horizons. Richesse car ils y expérimentent le travail de groupe. L’enseignement du cinéma, comme le cinéma lui-même, est un travail d’équipes. Equipes de lycéens qui vivent au plus près l’acte de création. Equipes d’adultes qui les accompagnent dans cette découverte d’eux-mêmes et du monde : enseignants, intervenants professionnels, organisateurs de festivals, gérants de salles, réalisateurs et autres acteurs de l’art et de l’industrie cinématographiques. Richesse car cette forme d’apprentissage, démultipliant les lieux et les référents adultes, permet à des adolescents, adultes et citoyens en devenir, de se confronter à des idées multiples et originales, d’apprendre à se questionner, à forger leur regard sur le monde.

Des discours en trompe-l’œil

Or, face à ces enthousiasmes, l’institution et le pouvoir politique proposent actuellement une réponse mortifère. Les discours sur la réforme du lycée s’articulent autour d’un surcroît de liberté. Pour les élèves par le choix des spécialités, notamment artistiques. Pour les équipes pédagogiques par la possibilité de déterminer elles-mêmes l’utilisation d’une partie de leurs moyens horaires. Ces discours sont un trompe-l’œil.

La réalité est celle d’une politique budgétaire restrictive, qui grève l’offre pédagogique existante. Et les enseignements artistiques sont en première ligne. Les enseignements optionnels artistiques sont en train de disparaître : le nouveau baccalauréat les marginalise et ils sont les premières victimes de la diminution des heures allouées aux établissements. Or, ils accueillent un grand nombre d’élèves, et surtout s’adressent autant aux élèves de l’enseignement général qu’à ceux de l’enseignement technique, pour lesquels ils représentent le seul accès à l’art et à la culture.

L’existence des spécialités ne peut compenser cette perte, d’autant que l’obligation de ne garder, en terminale, que deux des trois spécialités de première et la pression de Parcoursup les fragilisent face à des matières plus traditionnelles, et donc rassurantes.

L’enseignement du cinéma crée des esprits libres

Ce choix de société nous paraît profondément injuste et totalement incompatible avec la mission républicaine de l’Education Nationale. L’art n’est pas un «bonus» : on ne peut en restreindre l’accès sans dommage. La crise sanitaire que nous traversons le montre à l’envi. Plus que jamais, nous nous tournons vers les œuvres, nous cherchons des moyens de continuer à les faire vivre. La culture est aussi un secteur économique qui irrigue toute la société, par les professionnels qu’elle emploie et par l’esprit critique, le rêve qu’elle propose à tous. L’enseignement artistique participe de cette fonction sociale et politique.

Les lycéens en cinéma vont dans les salles, y entraînent leurs amis, leurs familles. Ils en renouvellent le public. Ils expérimentent très tôt ce que chaque spectateur de cinéma a un jour ressenti dans une salle : une communion collective à travers des émotions partagées qui amènent à la réflexion.

L’enseignement du cinéma crée des spectateurs, des esprits libres et ouverts sur le monde.

Ecoutons les lycéens. «Plongée dans un bain que je ne connaissais pas, j’ai avancé les yeux fermés jusqu’à une salle de cinéma: la lumière qui s’éteint, et mes yeux qui s’ouvrent…»

Premiers signataires de la tribune initiée par les enseignantes du lycée Sophie-Germain à Paris: Ariane Ascaride, Jacques Audiard, Thomas Bidegain, Louise Bourgoin, Guillaume Brac, Laurent Cantet, Catherine Corsini, Jean-Pierre Darroussin, Anaïs Demoustier, Pascale Ferran, Robert Guédiguian, Cédric Klapisch, Sébastien Lifshitz, Pierre Salvadori… La liste complète des signataires.

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Adel Abdessemed : « J’ai deux naissances, la première en Algérie, la seconde en France »

15 Février 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Art

Adel Abdessemed : « J’ai deux naissances, la première en Algérie, la seconde en France »

EXTRAITS

Je ne serais pas arrivé là si… Cette semaine, le plasticien raconte son enfance algérienne, sans accès aux livres ou aux images, et ses débuts d’artiste, entravés par le terrorisme islamiste.

Artiste plasticien français internationalement reconnu, Adel Abdessemed, né en 1971 en Algérie, pratique le dessin, la vidéo, la sculpture – comme le Coup de tête de Zidane, en 2012 – et est l’auteur de plusieurs installations controversées.

Ses œuvres figurent dans de grands musées, dont le MoMA à New York, et Beaubourg à Paris, qui vient de faire l’acquisition de vingt-cinq de ses pièces pour sa collection permanente, ainsi que dans les fondations de François Pinault ou de Bernard Arnault.

Je ne serais pas arrivé là si…

Si je n’avais pas quitté l’Algérie en 1994, je serais sûrement mort. C’était une époque où l’on tuait tous ceux qui incarnaient l’espoir, la liberté, l’art. On assassinait les journalistes, les artistes, les chanteurs, les poètes, les écrivains. On se réveillait le matin et on apprenait que trois cents personnes avaient été décapitées par les terroristes islamistes, le Groupe islamiste armé (GIA) à l’époque, ce n’était plus possible de continuer.

(...)

Avant le terrorisme islamique, quelle enfance avez-vous eue ?

Je suis un Berbère des Aurès. Je suis né à Constantine dans une maison juive, ce sont des sœurs catholiques qui ont aidé ma mère, musulmane, à accoucher. Je suis né avec les trois religions monothéistes. J’ai grandi à Batna dans une famille pauvre, mais ce n’était pas triste car la pauvreté, comme je le dis toujours, sait unir les gens. Les hommes étaient dans la rue et les femmes dans les maisons. Mon père était policier depuis l’indépendance, après avoir fait la guerre d’Algérie. J’étais le troisième de cinq enfants. Ils sont tous restés en Algérie, je retourne les voir régulièrement.

Il n’y a jamais eu aucun artiste dans ma famille, mais tout petit déjà je dessinais sans avoir appris avec des stylos Bic et des bougies colorées que je faisais couler. La seule « professeure » que j’ai eue, c’était ma grand-mère. Elle était horriblement méchante, mais je l’admirais : elle tissait des tapis avec des laines de couleurs incroyables, des jaunes citron, des rouges incendiaires, des noirs impressionnants.

(...)

A l’école, il n’y avait rien non plus. On étudiait tous sur le même manuel : « Zina est à la cuisine, Omar est au souk », c’est avec ça que j’ai appris à lire. Comme mes cousines ne voulaient pas me prêter leur dictionnaire, je me rendais souvent chez elles pour le feuilleter. Plus tard, je devais avoir 11 ans, je suis tombé sur une encyclopédie de Diderot très abîmée que quelqu’un vendait, sur le trottoir. Il y avait des gravures pour montrer comment on pouvait fabriquer un toit, des bijoux, ça m’a fasciné cet aspect de la technique, de la réalisation. Je me disais qu’avec cette encyclopédie on pouvait apprendre à tout faire en cas de fin du monde !

Quel élève étiez-vous ?

Très mauvais, je n’étais pas scolaire. J’avais de gros problèmes de dyslexie. Je confonds encore ma droite et ma gauche, j’ai souvent besoin de toucher mon cœur pour me repérer. J’ai compris plus tard que c’était lié au fait que mon père avait interdit à ma mère de parler le berbère à la maison.

C’était l’époque de l’arabisation forcée, ça a été d’une grande violence pour moi. C’est mon premier grand trauma. La plupart de mes copains parlaient berbère, c’était compliqué. Je me suis durement opposé à mon père sur ce sujet. Je passais déjà pour un mécréant au sein de ma propre famille. Mes parents étaient pratiquants, même s’ils ont toujours combattu l’intégrisme. Je n’ai jamais voulu aller à l’école coranique, je ne me suis jamais senti musulman, j’étais très déterminé, je leur tenais tête. J’étais quelqu’un qui faisait des images, c’était péché, je choquais beaucoup de monde, certains me détestaient.

(...)

Vos débuts en tant qu’artiste ont-ils été faciles ?

Ça été compliqué comme pour tout le monde, quand nous vivions à Berlin notamment, après New York. J’étais un artiste fauché, on m’a proposé d’être dans une galerie en sortant de l’école et j’ai refusé. Pour être sur le marché, il faut avoir des muscles, se préparer, prendre du recul. Il m’a fallu du temps pour me sentir prêt.

J’ai commencé à avoir du succès dans les années 2000. J’ai enseigné au MIT à Boston, mes œuvres ont été exposées au Moma de New York, puis à Beaubourg.

(...)

Vanessa Schneider

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Culture - "On voudrait pas crever sans avoir dit un mot"...

1 Février 2021 , Rédigé par Libération Publié dans #Education, #Art

Segment | Le Téléjournal Montréal avec Patrice Roy | ICI Radio-Canada.ca  Télé

Le monde d’après du spectacle vivant, se résumera-t-il finalement à la destruction d’un nombre incalculable de lieux et de compagnies ? Il est urgent de rouvrir au plus vite les théâtres et les autres lieux d’art et de création.

C’est conscients du caractère critique de la situation sanitaire mais habités d’un profond sentiment d’urgence que nous prenons aujourd’hui la parole pour affirmer que la fermeture indéfinie de tous les lieux d’art et de création est un désastre - social, humain, artistique - et que la réponse qu’y apportent le ministère de la Culture et le gouvernement n’en prend pas la mesure.

Désastre pour les lieux, leurs acteurs, pour l’ensemble des compagnies du spectacle vivant. Désastre plus lourd encore pour les compagnies indépendantes. Depuis bientôt un an, notre réalité, bouleversée par l’apparition du Covid-19, ne cesse de nous devancer et de réclamer de nous mille ajustements. Ces ajustements, notre secteur n’a cessé de les faire, ses protocoles sanitaires sont parmi les plus stricts qui ont été établis.

Devant l’horreur d’une crise économique qui se profile mais qui pour certains, est déjà bien là, le gouvernement a fait des «gestes» : tout allait changer, «quoi qu’il en coûte», il y avait un monde d’avant, il y aurait désormais un monde d’après. Il y eut les plans de relance français, européens.

Les mesures économiques prises par le gouvernement dans notre secteur : l’année blanche, l’autorisation des répétitions, des résidences, l’encouragement au report des représentations, ou à leur dédommagement, ont permis à beaucoup d’entre nous de ne pas sombrer, et ce n’est pas rien au vu de ce qui se passe dans d’autres secteurs où la misère atteint aujourd’hui un point dangereusement extrême.

Mais ces mesures ne concourent pas à préparer la reprise qui se présente comme un épouvantable casse-tête pour les théâtres et n’offrent, du fait de l’empilement des reports, aucune perspective de création et de diffusion aux moins dotés d’entre nous.

Beaucoup l’ont souligné, relance et soutiens se sont concentrés sur les mieux installé·e·s. Les plus faibles, les plus fragiles, ont continué à se fragiliser et à s’affaiblir. Qu’a-t-il été proposé à ceux qui n’étaient pas «premiers de cordée» ? «Enfourcher le tigre» !

«Enfourcher le tigre» ayant consisté pour la plupart d’entre nous à imaginer dans l’urgence des projets pour un «été apprenant» qui n’aura été, par manque de moyens et pour l’essentiel, qu’une vaste garderie.

Le gouvernement ne profiterait-il pas de la pandémie non pour inventer un monde d’après mais pour aggraver le monde d’avant : laisser se détricoter les réseaux de solidarité, le droit du travail, la protection sociale et, chemin faisant, se débarrasser d’une bonne partie des intermittents. Intermittents dont le régime, effectivement protecteur, est une épine dans le pied des tenants de la «fluidification du marché du travail».

Le monde d’après du théâtre se résumera-t-il finalement à la destruction d’un nombre incalculable de lieux et de compagnies ?

C’est à cette aune que nous analysons l’actuelle confusion du ministère de la Culture, à cette aune le silence étourdissant de Roselyne Bachelot, à cette aune l’actuelle absence de nouvelles mesures de soutien aux arts vivants.

A cette aune aussi, le plan de relance de la culture du mois de septembre 2020, où l’ensemble des compagnies «non conventionnées», celles employant la majorité de ceux qui œuvrent dans le spectacle vivant, n’ont eu pour tout soutien que 10 malheureux millions d’euros. Dix millions à se partager avec les lieux du théâtre privé ! Dix millions à comparer aux plusieurs centaines de millions consacrés aux institutions et lieux qui «font rayonner la France».

Force est de constater que cette politique - qui fait prime à la seule notabilité - est l’aggravation de celle qui se mène depuis plusieurs années déjà.

L’immense majorité des compagnies a vu, saisons après saisons, ses possibilités de jouer et de montrer leur travail se réduire.

L’été venu, les spectacles s’empilent jusqu’à l’absurde dans le off du Festival d’Avignon à côté duquel le Far West est désormais une aimable colonie de vacances.

La «grande famille» du spectacle se brise, et il semble bien que le ministère veuille planter le dernier clou de son cercueil.

Cette mise en concurrence de tous, associée à la baisse continue de moyens et de possibilités de certains et au subventionnement toujours accru d’autres, la politique de soutien actuelle ne la corrige pas, elle est d’ailleurs conçue par nombre de «décideurs» comme une «rationalisation» d’un secteur qui aurait connu, selon eux, une expansion excessive.

Pour cette façon de voir, il y aurait «trop de propositions, trop d’artistes». Nous croyons exactement le contraire. C’est que nous partageons la conviction de Tchekhov selon laquelle on peut priver l’homme de tout (quoique pas trop) mais certainement pas de la possibilité de chercher un sens à sa vie (ce qui ne veut pas dire le trouver).

Les effets pervers de cette politique accentuent la relation de dépendance des uns et des autres vis-à-vis de leur tutelle ou de ceux qui les accueillent (lieux d’accueil qui, d’ailleurs, eux aussi n’en peuvent plus). Bien sûr, ces relations ont toujours existé, mais des mécanismes les contenaient. Des mécanismes qui - c’est essentiel - font aussi d’un pays une démocratie.

Disons-le, les aides distribuées aux lieux labellisés ne «ruissellent» pas toujours ; l’argent versé pour les captations ne suffira pas à relancer une activité dont le cœur est la présence vive ; les aides apportées selon le «chiffre d’affaires» sont un contresens tragique quant à ce que doit être une politique culturelle, sans parler de leur arbitraire - quid des compagnies qui n’ont pas créé en 2019 ou 2020 et dont le «chiffre d’affaires» est alors très faible ?

Nous affirmons qu’il faut rendre des moyens et de l’autonomie à chacun. Nous affirmons qu’à court, moyen et long terme, seules une multiplication des aides à la production, à la création, à la diffusion, l’ouverture de nouvelles plages de jeu dans les théâtres, la création et le soutien de et aux lieux intermédiaires, constitueraient un véritable plan de relance qui, faisant fond sur l’immense potentiel de l’ensemble du secteur du spectacle vivant, serait un soutien pour tous.

Nous ne demandons pas l’aumône, nous demandons une politique audacieuse, de celles qui mettent les femmes et les hommes en leur centre.

Notre secteur, avec d’autres, agonise et sert, depuis plus d’un an, de variable d’ajustement à la politique sanitaire. Et précisément parce que la circulation du virus et de ses variants est là, que tous souffrent et sont mortellement effrayés, nous demandons d’avoir le courage politique de rouvrir, au plus vite, les théâtres et les autres lieux d’art et de création, de leur donner une visibilité sur l’avenir. Non seulement pour que nous ne «crevions» pas mais aussi pour que nous puissions à nouveau remplir notre indispensable mission : réunir, raconter, questionner, bouleverser, alléger, réparer.

Un collectif de compagnies du spectacle vivant

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"En lisant, en écrivant", une collection de masterclasses littéraires en coproduction avec la Bibliothèque nationale de France et le Centre national de Livre....

23 Janvier 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Art, #Littérature

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MASTERCLASSE HERVE LE TELLIER animée par Olivia Gesbert
Mardi 26 janvier, 18h30, en ligne et en direct depuis la BnF en cliquant sur le lien

Hervé Le Tellier, mathématicien de formation puis journaliste, est également linguiste et spécialiste des littératures à contraintes. Il est l’auteur de nombreux romans, nouvelles, recueils de poésie, pièces de théâtre. Membre de l’Oulipo, Hervé Le Tellier est l’auteur de plusieurs livres remarqués, parmi lesquels Assez parlé d’amour, Toutes les familles heureuses, Moi et François Mitterrand. Il a reçu en 2013 le Grand Prix de l’humour noir pour ses Contes liquides. En tant qu’éditeur, il a fait publier plusieurs ouvrages au  Castor Astral comme What a man !, de Georges Perec, et « Je me souviens », de Roland Brasseur. Il a pendant longtemps collaboré à l’émission de France Culture « Les papous dans la tête ». 

Infos pratiques

En raison des conditions sanitaires, cet événement ne peut avoir lieu en présence du public et sera diffusé sur la chaîne Youtube de la BnF et sur le site de la BnF. Cette vidéo ne sera en ligne que durant le temps de la conférence.

En lisant, en écrivant – Une collection de masterclasses littéraires

Animés par des producteurs et productrices de France Culture, les entretiens du cycle
« En lisant, en écrivant » sont réalisés à la BnF, puis diffusés dans la grille d’été de France Culture et  disponibles en podcast. Genèse des œuvres, sources d’inspiration, aléas de la vie quotidienne d’un auteur ou d’une autrice, édition et réception des textes – autant de sujets que ces rencontres permettent d’aborder, au plus près de la création littéraire.

Prochaines masterclasses :

Lola Lafon : 2 février 2021 18h30 - 20h

Leïla Slimani : 23 mars 2021 18h30 - 20h

Jérôme Ferrari : 18 mai 2021 18h30 - 20h

Javier Cercas : 27 mai 2021 18h30 - 20h

S'inscrire à l'évènement https://youtu.be/DhxvLeD5-eI

PARTENAIRES

Bibliothèque nationale de France (BnF)

Centre nationale du Livre (CNL)

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L'Institut du monde arabe vous propose de découvrir ses collections uniques en visite guidée privative … virtuelle

9 Janvier 2021 , Rédigé par IMA Publié dans #Art

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2020 ou le temps disparu de l'enfance...

18 Décembre 2020 , Rédigé par Slate Publié dans #Art, #Cinéma

2020 ou le temps disparu de l'enfance...

EXTRAIT

(...)

Jacques Dessange (la pub avec la jolie blonde qui ouvrait une porte), Kirk Douglas (ma mère s'installant dans le canapé pour ses films), Claire Bretécher (qui a tellement inventé de femmes), Mary Higgins Clark (les lectures d'été quand on s'ennuie dans une maison de location), Uderzo (les étagères de tout le monde), Sepúlveda (que je venais de lire à mes enfants), Christophe (les frissons), Bedos (une figure qui a accompagné toute mon enfance et mon adolescence et même l'âge adulte, ah... son procès avec Nadine Morano...), Dabadie (la France des années 1970), Piccoli (son visage tellement partout quand j'étais petite que je le confondais avec le boulanger chez qui on achetait mes pains au chocolat), Ennio Morricone (les engueulades avec les amis qui l'idolâtraient), Gisèle Halimi (mon amour infini, mon respect éternel, un exemple d'engagement), Annie Cordy (la télé un peu jaune, les adultes qui me mettaient mal à l'aise), Olivia de Havilland (un nombre incalculable de «mais qu'elle est chiante!» en regardant Autant en emporte le vent), Juliette Gréco (dont ma mère me chantait les chansons et dont j'avais dévoré l'autobiographie, Jujube, quand j'avais 15 ans, lisez-la), Alain Rey (parce que la langue française n'est pas qu'une affaire de vieux réacs), Sean Connery (le père d'Indiana Jones), Maradona (les blagues sur la drogue des «Guignols de l'info»), Anne Sylvestre (la seule), John le Carré (la valeur sûre quand on ne savait plus quoi lire).

(...)

Et puis, la liste aurait dû s'arrêter là, elle était déjà bien fournie.

J'étais prête à boucler 2020 et, allez savoir pourquoi, un nouveau décès s'est ajouté qui m'a profondément troublée. Caroline Cellier.

Titiou Lecoq

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Que serait la culture française sans l'immigration et le métissage ?

16 Décembre 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Art

Que serait la culture française sans Joséphine Baker ou Omar Sy ? De Picasso à Man Ray, en passant par NTM et Aznavour, la culture française doit en partie sa notoriété à ces personnalités qui viennent de l'immigration.

Absent du récif collectif, l'invisibilité historique de l'immigration n'a pu ainsi valoriser l'importance et l'impact qu'ont eu ces différents artistes multiculturels sur son enrichissement.

La culture française ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui si tous ces artistes venus d’ailleurs n’avaient pas constitué une part de notre culture collective. Pascal Blanchard

A l'heure où des débats polémiques sur l'identité nationale grondent, les Rendez Vous de L'Histoire de Blois, ont rappelé l’influence de ces artistes étrangers ou ultramarins sur la culture française à travers l’exposition Artistes et diversité en France et la série Artistes de France, avec notamment le rappeur Abd El Malik qui prête sa voix.

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Coup de coeur... Gilles Siouffi (sous sa direction)

12 Décembre 2020 , Rédigé par Actes Sud Publié dans #Histoire, #Littérature, #Art

La phrase française n’avait jusqu’à ce jour jamais été racontée. Or depuis le premier texte qui nous soit parvenu dans une langue distincte du latin (les Serments de Strasbourg en 842) jusqu’aux écritures numériques devenues notre quotidien, l’objet mouvant qu’est la phrase résiste à toute définition. Les linguistes eux-mêmes peinent à en proposer une description stable tant elle a évolué au fil des siècles. Et la notion elle-même n’est apparue qu’au XVIIIe siècle.

Afin de dévoiler tous les usages de la phrase, comme ses virtualités, cette histoire convoque de nombreuses pratiques culturelles où entrent en jeu l’oral et l’écrit : domaines religieux, éducatifs, politiques, juridiques, administratifs, journalistiques, commerciaux, et bien sûr la littérature. Elle explore ses aspects aussi divers que :

– le contact du français avec les autres langues (le latin d’abord, puis bien d’autres, comme l’anglais) et ses variations (patois, créoles, etc.) ;

– les rapports entre l’oral et l’écrit ;

– les fonctions du souffle, du rythme, de la prosodie, de la rhétorique ;

– la fonction littéraire de la phrase (quel rôle joue-t-elle pour l’écrivain ? quelles normes impose-t-elle ? qu’est-ce qu’un style personnel ou un style d’époque ?) ;

– le rapport de la phrase à la poésie (le vers la perturbe-t-il la phrase ?) et à la musique (chante-t-on une phrase comme on la dit ?) ;

– les fonctions sociales de l’écriture et de l’oralité (qui écrit et comment ? qu’est-ce qu’un peu-lettré ? quels sont les lieux des discours ?) ;

– l’importance des représentations savantes et normatives (grammaires, ouvrages de rhétorique, etc.) et des pratiques pédagogiques ;

– les mutations apportées par les révolutions technologiques successives (imprimerie, numérique).

Ainsi, au-delà de la phrase elle-même, ce livre fait-il découvrir au plus grand nombre l’étonnante « fabrique » de notre langue.

Cette entreprise inédite propose au lecteur un récit chronologique conduit par des spécialistes de chaque période et fondé sur l’exploitation directe de sources littéraires et non littéraires. Les nombreux textes observés sont toujours cités dans leur physionomie d’origine et parfois montrés en images (manuscrits, imprimés, cahiers d’écolier, SMS, etc.).

Serment de Louis le Germanique

Extraits des "Serments de Strasbourg"/842

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