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Vivement l'Ecole!

Articles avec #art tag

L'Institut du monde arabe vous propose de découvrir ses collections uniques en visite guidée privative … virtuelle

9 Janvier 2021 , Rédigé par IMA Publié dans #Art

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2020 ou le temps disparu de l'enfance...

18 Décembre 2020 , Rédigé par Slate Publié dans #Art, #Cinéma

2020 ou le temps disparu de l'enfance...

EXTRAIT

(...)

Jacques Dessange (la pub avec la jolie blonde qui ouvrait une porte), Kirk Douglas (ma mère s'installant dans le canapé pour ses films), Claire Bretécher (qui a tellement inventé de femmes), Mary Higgins Clark (les lectures d'été quand on s'ennuie dans une maison de location), Uderzo (les étagères de tout le monde), Sepúlveda (que je venais de lire à mes enfants), Christophe (les frissons), Bedos (une figure qui a accompagné toute mon enfance et mon adolescence et même l'âge adulte, ah... son procès avec Nadine Morano...), Dabadie (la France des années 1970), Piccoli (son visage tellement partout quand j'étais petite que je le confondais avec le boulanger chez qui on achetait mes pains au chocolat), Ennio Morricone (les engueulades avec les amis qui l'idolâtraient), Gisèle Halimi (mon amour infini, mon respect éternel, un exemple d'engagement), Annie Cordy (la télé un peu jaune, les adultes qui me mettaient mal à l'aise), Olivia de Havilland (un nombre incalculable de «mais qu'elle est chiante!» en regardant Autant en emporte le vent), Juliette Gréco (dont ma mère me chantait les chansons et dont j'avais dévoré l'autobiographie, Jujube, quand j'avais 15 ans, lisez-la), Alain Rey (parce que la langue française n'est pas qu'une affaire de vieux réacs), Sean Connery (le père d'Indiana Jones), Maradona (les blagues sur la drogue des «Guignols de l'info»), Anne Sylvestre (la seule), John le Carré (la valeur sûre quand on ne savait plus quoi lire).

(...)

Et puis, la liste aurait dû s'arrêter là, elle était déjà bien fournie.

J'étais prête à boucler 2020 et, allez savoir pourquoi, un nouveau décès s'est ajouté qui m'a profondément troublée. Caroline Cellier.

Titiou Lecoq

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Que serait la culture française sans l'immigration et le métissage ?

16 Décembre 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Art

Que serait la culture française sans Joséphine Baker ou Omar Sy ? De Picasso à Man Ray, en passant par NTM et Aznavour, la culture française doit en partie sa notoriété à ces personnalités qui viennent de l'immigration.

Absent du récif collectif, l'invisibilité historique de l'immigration n'a pu ainsi valoriser l'importance et l'impact qu'ont eu ces différents artistes multiculturels sur son enrichissement.

La culture française ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui si tous ces artistes venus d’ailleurs n’avaient pas constitué une part de notre culture collective. Pascal Blanchard

A l'heure où des débats polémiques sur l'identité nationale grondent, les Rendez Vous de L'Histoire de Blois, ont rappelé l’influence de ces artistes étrangers ou ultramarins sur la culture française à travers l’exposition Artistes et diversité en France et la série Artistes de France, avec notamment le rappeur Abd El Malik qui prête sa voix.

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Coup de coeur... Gilles Siouffi (sous sa direction)

12 Décembre 2020 , Rédigé par Actes Sud Publié dans #Histoire, #Littérature, #Art

La phrase française n’avait jusqu’à ce jour jamais été racontée. Or depuis le premier texte qui nous soit parvenu dans une langue distincte du latin (les Serments de Strasbourg en 842) jusqu’aux écritures numériques devenues notre quotidien, l’objet mouvant qu’est la phrase résiste à toute définition. Les linguistes eux-mêmes peinent à en proposer une description stable tant elle a évolué au fil des siècles. Et la notion elle-même n’est apparue qu’au XVIIIe siècle.

Afin de dévoiler tous les usages de la phrase, comme ses virtualités, cette histoire convoque de nombreuses pratiques culturelles où entrent en jeu l’oral et l’écrit : domaines religieux, éducatifs, politiques, juridiques, administratifs, journalistiques, commerciaux, et bien sûr la littérature. Elle explore ses aspects aussi divers que :

– le contact du français avec les autres langues (le latin d’abord, puis bien d’autres, comme l’anglais) et ses variations (patois, créoles, etc.) ;

– les rapports entre l’oral et l’écrit ;

– les fonctions du souffle, du rythme, de la prosodie, de la rhétorique ;

– la fonction littéraire de la phrase (quel rôle joue-t-elle pour l’écrivain ? quelles normes impose-t-elle ? qu’est-ce qu’un style personnel ou un style d’époque ?) ;

– le rapport de la phrase à la poésie (le vers la perturbe-t-il la phrase ?) et à la musique (chante-t-on une phrase comme on la dit ?) ;

– les fonctions sociales de l’écriture et de l’oralité (qui écrit et comment ? qu’est-ce qu’un peu-lettré ? quels sont les lieux des discours ?) ;

– l’importance des représentations savantes et normatives (grammaires, ouvrages de rhétorique, etc.) et des pratiques pédagogiques ;

– les mutations apportées par les révolutions technologiques successives (imprimerie, numérique).

Ainsi, au-delà de la phrase elle-même, ce livre fait-il découvrir au plus grand nombre l’étonnante « fabrique » de notre langue.

Cette entreprise inédite propose au lecteur un récit chronologique conduit par des spécialistes de chaque période et fondé sur l’exploitation directe de sources littéraires et non littéraires. Les nombreux textes observés sont toujours cités dans leur physionomie d’origine et parfois montrés en images (manuscrits, imprimés, cahiers d’écolier, SMS, etc.).

Serment de Louis le Germanique

Extraits des "Serments de Strasbourg"/842

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A lire... A offrir... "L'amour peintre au XVIIIe siècle" - Libertin d'expression... De Watteau à Fragonard...

12 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Art

Guillaume Faroult, en 2016, nous parle de Fragonard...

LIBERTIN D’EXPRESSION - Par Philippe Lançon

La galanterie et son jumeau cynique, le libertinage, sont des produits aussi français que le fromage, le vin ou les cuisses de grenouille. Le féminisme contemporain les attaque, dans leurs principes comme dans leur histoire : moment idéal pour remonter par les images et par les faits aux origines de ces traditions, pour les comprendre sans les juger, grâce au livre clair et savant que Guillaume Faroult, responsable en 2015 de l’exposition «Fragonard amoureux» au musée du Luxembourg, consacre à «l’imagerie érotique en France au XVIIIe siècle». Comme toujours chez l’éditeur Cohen & Cohen, la rare qualité des reproductions, leur adéquation au texte qu’elles accompagnent page à page par des renvois systématiques, en documents plus qu’en illustrations, font de l’ouvrage une source de plaisir, d’apprentissage et de réflexion. Pourquoi «imagerie» ? Parce que les figures amoureuses dans ce siècle qui en fut le cœur sont de toutes sortes : «Peintures de chevalet, panneaux décoratifs, dessins pour amateurs, gravures de reproduction ou d’interprétation, "figures" destinées à l’illustration ou miniatures enfin.»

Semi-clandestinité.

De Watteau à Fragonard, en passant par Boucher, Baudouin et d’autres, l’auteur étudie comment naquit et évolua cette représentation prépondérante de l’amour sensuel, propagée et entretenue par une élite intellectuelle, politique et sociale ; comment elle se confronta à la morale des prêtres, de l’Etat, des bourgeois, des encyclopédistes, des révolutionnaires ; de quelle façon elle circula parmi les princes, les diplomates ; dans quelle mesure elle fut inspirée par la vie conjugale, par la semi-clandestinité du boudoir, par ce qu’on appelait les «Petites-Maisons», cette transition nobiliaire entre le pavillon de chasse et le bordel ; quelles passerelles unissent ces images aux textes de Marivaux, de Caylus, de Fontenelle, de Robert Challe et de tant d’autres ; ou comment, par exemple, la naissance de l’hygiène féminine, à cette époque (le bidet est mentionné pour la première fois en 1726), contribua à développer l’imaginaire érotique des artistes : «La toilette du sexe, écrit Faroult, va devenir un poncif distinctif des sphères les plus huppées de la prostitution selon les normes édictées par les romans de prostituées dont la vogue se développe à partir des années 1730.»

Bergerie.

Que s’est-il passé au XVIIIe siècle ? Quelque part entre la fin du règne de Louis XIV et la Régence, la noblesse change de vertu. L’héroïsme guerrier fixait la valeur d’un homme au XVIIe siècle. Il est remplacé par les valeurs «pacificatrices, de l’amour et de la galanterie» . On passe du champ de bataille à la bergerie, puis de la bergerie au baldaquin. Le loup semble devenir agneau, les scènes pastorales portent ce mouvement. La femme, métamorphosée en arbitre des gestes et des élégances, paraît maîtresse du jeu ; du moins, en représentation et dans la haute noblesse. Cette chevalerie galante trouve rapidement son apothéose, dans un équilibre plein d’ambiguïté, chez Watteau. Le troisième chapitre, «Watteau "en quelques chambres"», lui est consacré et permet de découvrir de splendides tableaux, peu connus du grand public. Watteau était-il, lui-même, libertin ? C’est probable, mais c’est discuté. Un jugement sur l’homme éclaire la nature de son œuvre et de l’esprit qu’elle porte : «Il n’avait point d’autre défaut que l’indifférence, et d’aimer le changement.»

Cette remarque ouvre sur le libertinage, qui «pervertit la galanterie» en introduisant le sarcasme, le blasphème, et «la douce satisfaction de la violence», autrement dit le goût du viol. Il trouvera son apogée sentimental chez Fragonard. Le loup, qui avait quitté le champ de bataille, était «rentré dans la bergerie», mais, à la fin du siècle, il a autant besoin de sentiments que de chair fraîche. Entre-temps, les encyclopédistes et Rousseau ont lutté (non sans contradictions) contre cette immoralité des élites soumettant à leurs désirs libertaires épouses, amantes et soubrettes. C’est l’éthique, chère à Diderot, des «bons pères de famille» ; mais il avait commencé par écrire un chef-d’œuvre érotique, les Bijoux indiscrets. 

Philippe Lançon

Guillaume Faroult

L’amour peintre. L’imagerie érotique en France au XVIIIe siècle Cohen & Cohen, 572 pp., 320 illustrations, 120 € jusqu’au 31 janvier, 160 €

La Toilette intime - Antoine Watteau, vers 1718

La Toilette intime - Antoine Watteau, vers 1718

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Coup de coeur... Philippe Sollers et Willy Ronis

15 Novembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Art

Coup de coeur... Philippe Sollers et Willy Ronis

Le nu, bien sûr, redoutable épreuve. Qu’attendait Ronis dans ces révélations? C’est son atelier secret de méditation, de poésie, de peinture, de sculpture. Il a travaillé clandestinement pendant des années et des années sur le motif qui, si on sait l’entendre sans le déformer, concentre et résume tous les autres, les nus de femmes. Et voilà le résultat: c’est très beau.

D’où vient cette étrange beauté? De la retenue, de la discrétion, du silence. Les femmes nues sont du silence qui fait trop parler. Taisons-nous et soyons présents. Voyez toutes ces photos envahissantes de nus bavards, au cinéma, en publicité, dans les magazines ou la marchandise porno. Elles sont laides, elles sont voulues laides. Photographier une femme nue, c’est le risque absolu. Soit le résultat est refoulant, pudibond, « éthéré », soit il est vulgaire comme le photographe lui-même qui introduit son sous-titrage sexuel là où il n’a que faire. Ce profanateur, employé du spectacle, force, se projette, ne tient pas la bonne distance, croit pénétrer ces corps faussement consentants, ne les laisse pas exister.

Les femmes de Ronis sont belles parce qu’il les laisse être. Il les aime pour ce qu’elles sont, ce dont elles-mêmes (obligées de se déguiser sans cesse) n’ont probablement qu’une vague idée. « Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre », fait dire Baudelaire à la Beauté. Ronis admire Rodin, on s’en doutait. Dans son salon de 1859, Baudelaire parle encore du « rôle divin de la sculpture », qu’il compare à la poésie lyrique. « La sculpture, la vraie, solennise tout, même le mouvement, elle donne à tout ce qui est humain quelque chose d’éternel. » Voici donc, ici, le calme, l’intimité, la tendresse, la sérénité où n’entre pas le profane. Les nus de Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés. Ce sont des déesses toutes simples de passage dans le vingtième siècle. Il fallait être là pour les voir, à contre-courant de la dévastation générale. La clé est la pudeur qui, dit Heidegger, « met la lenteur en chemin ». Même prises au vol, ces femmes sont d’une merveilleuse lenteur. On dirait qu’elles dorment. Elles dorment, et quelqu’un les voit au-delà du sommeil.

Prenons le célèbre Nu provençal, saisi pendant l’été torride de 1949, dans une maison en ruines, à Gordes. Ronis a décrit précisément ce qui s’est passé (et il s’agit bien d’un roman rapide) :
« Je bricole au grenier et il me manque une certaine truelle restée au rez-de-chaussée. Je descends l’escalier de pierre qui traverse notre chambre au premier. Sortie de sa sieste, Marie-Anne s’ébroue dans la cuvette (on va chercher l’eau à la fontaine). Je crie: « Reste comme tu es ! » Mon Rolleiflex est sur une chaise, tout près. Je remonte trois marches et fait quatre prises, les mains tachées de plâtre. C’est la deuxième que j’ai choisie. Le tout n’a pas duré deux minutes.
C’est ma photo fétiche, parue depuis lors sans discontinuer, ici et partout.
Le miracle existe. Je l’ai rencontré. »

La composition est magistrale, elle dit la vraie joie de vivre dont notre époque est si tragiquement et piteusement dépourvue. Là encore, musique: le miroir, la cuvette, le petit tapis, les craquelures du sol, voilà des cercles qui ne demandaient qu’à dialoguer. La fenêtre ouverte, le volet, le mortier, le pichet, la chaise se répondent dans la verticale (cette photo aurait ravi Cézanne). Tout vit, tout vibre doucement et veut être vu. Le corps nu est la résultante de cette magie matérielle. La lumière est là pour dire l’harmonie indestructible de l’ensemble (soleil sur les épaules, bénédiction du temps). On est tellement loin de l’imagerie exhibitionniste et grimaçante d’aujourd’hui qu’on se demande si ce conte de fées a pu exister. Ronis parle de « miracle ». Il a raison, c’en est un que seul celui qui en a vécu un semblable peut comprendre.

 

Et maintenant, c’est l’hiver, on est dans un château, Mouche a quinze ans, elle est assise devant un grand feu de bois dans une cheminée ancienne: les briques, les chenêts, le tisonnier sont ses instruments, elle se chauffe, elle entre dans le feu, Ronis est assis par terre derrière elle, juste où il faut pour faire éclater sa beauté. C’est une jeune sorcière, une magicienne, elle a des pouvoirs cachés. Comme toujours, Ronis trouve une courbe inattendue et puissante (l’arc de la cheminée, la colonne vertébrale éclairée). D’où sort cette beauté? Du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare? Nous sommes en hiver? En été? Mais quand? Où ? Avec qui? Vous retrouvez Mouche l’enchantée, deux ans plus tard, en courbure ramassée, sculptée. Elle a dix-sept ans, elle est sauvée à jamais. Tout est parfait, la position du bras gauche, la main gauche sur la cuisse droite, la grande pensée du corps en lui-même, la trinité des pointes des seins et du nombril.

Et le roman continue: le Nu provençal se retrouve debout et dressé à Paris, le corps rayé par les reflets des volets (ici, dans les rayures, comme dans les maillots marins plus tard, apparaît la violence de Ronis, violence sublimée, mais violence quand même). On le retrouve encore dans le grand lit voluptueux de la chambre d’amour (regardez bien le bras au chat sur le traversin à droite et la diagonale formée par le miroir au mur et la sandale abandonnée sur le carrelage). La lampe à pétrole, l’éclairage du mur, tout fait penser à une chapelle désaffectée et ardente. Ce n’est pas fait exprès, c’est comme ça.

Parmi toutes ces Nues, je considère que dix-huit, au moins, sont des chefs d’œuvre: Dinah, de dos dans un fauteuil; la charmante petite journaliste brune, les jambes repliées, assise sur un lit, en train de lire; Dinah, de nouveau, impénétrable, « Égyptienne » sur un rebord de lit; la jeune déesse, dans une embrasure de porte; la première femme au maillot rayé se découvrant au milieu de plantes qu’on dirait carnivores; celle que j’appellerai « la sportive », brune, de dos, la main gauche sur la hanche, le bras droit au coude posé sur le genou droit, le pouce de la main droite frottant légèrement l’index, formidable figure géométrique en élan, mèches de cheveux comprises; la très étrange et magnifique blonde allongée sur un canapé à fleurs, la sérénité même; les grandes sculptures « grecques » de 1981 et 1989 (celle, de face, les cuisses écartées, très « Iris messagère des dieux », à moins que vous la préfériez en Origine du monde) ; les grandes réussites en studio (il faut décidément écrire le mot nu au féminin), sur le lit aux draps transformés en vagues (1990) ; encore un buste de splendeur; ou encore la lectrice supposée d’À la recherche du temps perdu (1999), tout l’effet portant sur les mains aux longs doigts, main gauche posée sur la couverture de l’édition Gallimard.

Il peut arriver, mais c’est rare, que le modèle résiste, ne comprenne pas bien l’objectif, reste « subjective », en fasse trop ou pas assez, mais même ces réticences saisies sont intéressantes. À ce moment-là, c’est comme si le modèle voulait faire obstacle au hasard.

Mais venons-en à la photo de couverture de ce livre, l’extraordinaire femme au maillot marin, qui n’est pas la même que celle dénudant son buste au milieu de la végétation. Ici, nous sommes nulle part et partout, fond blanc très légèrement ondulé, sable ou océan, sans limites. C’est la libération des seins, l’affirmation puissante, la négation de tous les voiles, volonté de la tête emmitouflée le temps d’enlever ce doux et confortable vêtement de coton (vous êtes forcé de toucher l’étoffe).

C’est la Victoire. Cette photo de Ronis devrait être l’emblème historique de la vraie libération des femmes. Elle ne bavarde pas, elle ne traîne pas dans l’idéologie, elle fonce comme un bateau vers l’avenir. 

Philippe Sollers - Nues (Photographies de Willy Ronis)

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Revoir Jean-Pierre Vincent... L'éducation par l'art...

8 Novembre 2020 , Rédigé par Pour l'éducation, par l'art Publié dans #Education, #Art

Notre ami Jean-Pierre Vincent vient de nous quitter.

En guise d'hommage, l'occasion de réentendre son intervention en mai 2014 à l'ENSATT à Lyon, lors d'une rencontre organisée par notre collectif...

Voir ci-dessous

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Sortir... Matisse, comme un roman - Centre Pompidou/Paris...

1 Novembre 2020 , Rédigé par Centre Pompidou - Libération Publié dans #Art

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A lire... "Peut-on parler des religions à l’école ? Plaidoyer pour l’approche des faits religieux par les arts" -  Isabelle Saint-Martin

25 Octobre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Art, #Education

A lire... "Peut-on parler des religions à l’école ? Plaidoyer pour l’approche des faits religieux par les arts" -  Isabelle Saint-Martin

Peut-on parler des religions à l’école ? Plaidoyer pour l’approche des faits religieux par les arts (Albin Michel, 2019).

Isabelle Saint-Martin est historienne de l’art et spécialiste du fait religieux, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études (Paris) et ancienne directrice de l’Institut européen en sciences des religions.

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Quand la science prouve que l’art fait du bien...

24 Octobre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Art

Quand la science prouve que l’art fait du bien...

EXTRAITS

La vision d’une œuvre stimule les deux facultés de notre cerveau : le plaisir et la connaissance, explique Pierre Lemarquis, neurologue et auteur de « L’Art qui guérit », à paraître.

Qui a conscience du tumulte intérieur qui naît en nous et de l’explosion de substances qui nous percutent lorsqu’une œuvre d’art croise notre regard ? Semblable à une rencontre humaine, parfois capable de déclencher un sentiment presque amoureux, une œuvre agite quantité de neurotransmetteurs et d’antidouleurs dans notre cerveau. Oui, l’art fait du bien. Pierre Lemarquis, neurologue et diplômé de médecine chinoise, retrace dans L’Art qui guérit les arcanes ainsi que les détours, aujourd’hui avérés, d’un plaisir que l’on nomme l’« empathie esthétique ».

« Le cerveau a deux fonctions. Il nous permet de rester en vie et nous donne l’envie de vivre, pose le spécialiste en éthologie. Ces deux systèmes sont complémentaires et nécessaires. Jamais un ordinateur ne pourra s’y substituer. » On compare souvent la double aptitude du cerveau à un cavalier sur son cheval. Le premier représente le cerveau intellectuel tandis que le second symbolise celui du plaisir et de la récompense. « Mais, parfois, le cavalier s’évertue à diriger une monture qui n’entend pas lui obéir. Et, heureusement, c’est toujours le cheval qui l’emporte », résume-t-il. Ainsi naissent des erreurs, des fantaisies ou certains désirs qui nous écartent de la rationalité, mais aussi, nous définissent en tant qu’humains.

(...)

De l’intérêt de la beauté

Ces découvertes ont trouvé diverses applications. Outre la prescription de visites au musée – ce qui est pratiqué, par exemple, par certains médecins de l’Institut de cardiologie de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, qui peuvent prescrire, par ordonnance muséale, une visite au château de Compiègne, dans l’Oise –, nombre d’initiatives en France ont déjà porté leurs fruits. L’association L’Invitation à la beauté, fondée par la psychologue Laure Mayoud et présidée par Pierre Lemarquis, regroupant scientifiques, soignants et artistes, s’est vu accorder le patronage de l’Unesco pour ses recherches à l’échelle cellulaire, neurologique, psychologique et sociale.

Au service de médecine interne de l’hôpital Lyon-Sud, il est proposé aux patients qui le souhaitent de choisir une œuvre à accrocher dans leur chambre. « De la même manière qu’un livre peut faire autant de bien qu’un antidépresseur, une œuvre à laquelle on peut se raccrocher en période de souffrance apporte l’équilibre nécessaire à une guérison. A leur sortie de l’hôpital, les patients ont changé de rapport à l’art », insiste Pierre Lemarquis. Serait-ce grâce à l’effet de l’art sur l’homme que la beauté existe ? Platon, transporté par la sensation du beau, disait-il autre chose ?

(...)

« L’Art qui guérit », Pierre Lemarquis, Hazan, à paraître le 4 novembre 2020, 192 p., 25 €.

« L’Empathie esthétique. Entre Mozart et Michel-Ange », Pierre Lemarquis, Odile Jacob, 2015.

Retrouvez la collection « Le Musée idéal » publiée par « Le Monde » sur le site qui lui est consacré.

 

 

Christophe Averty

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/10/22/quand-la-science-prouve-que-l-art-fait-du-bien_6056952_3246.html

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