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Vivement l'Ecole!

Articles avec #art tag

Education - L'entrée dans l'art n'a que faire de "gadgets"...

20 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Art, #Culture

Résultat de recherche d'images pour "musee du louvre"

Il y a cinq ou six ans, ce devait être en 2012 ou 2011, j'ai pu obtenir des places gratuites pour des rencontres sportives de haut niveau (football en majorité) et à peu près un même nombre de "pass" (eh oui, cela existait déjà et existe encore) donnant droit à la visite gratuite de Musées rouennais et parisiens, dont Le Louvre et Orsay. Le total de ces places et entrées avoisinait la trentaine, une quinzaine pour les matchs et l'autre quinzaine pour les musées. Je décidai donc évidemment d'en faire profiter mes élèves de quatrième. Pourquoi ceux-là  ? J'avoue avoir oublié mais là n'est pas l'essentiel.

Je savais que les places "sportives" auraient plus de succès que les places "artistiques". Ce fut le cas puisque seuls deux élèves choisirent des entrées au Louvre et Orsay quand tous les autres, filles et garçons, se jetèrent comme des morts de faim sur les entrées au stade. Je dus procéder à un tirage au sort et je fis, ce jour-là, beaucoup de mécontents dans le groupe des "malheureux" obligés d'abandonner leurs rêves de stades...

Cette anecdote démontre, et Pierre Bourdieu l'a dit il y a fort longtemps, que plus l'offre est importante, plus elle crée et accroit les inégalités. Car elle n'est pas préparée en amont. Nos élèves - les miens issus d'un milieu rural dans un contexte social majoritairement "en difficultés" - sont souvent très au fait de la "chose sportive", notamment le football que tous et de plus en plus, toutes, ont pratiqué dès le plus jeune âge et pratiquent fort longtemps après leurs études. Ils en comprennent les règles, connaissent leurs "stars" bien mieux que leurs leçons, s'identifient à un Messi ou désormais un Neymar. Ils saisissent très vite, car on le leur a appris, les enjeux financiers de ce sport. "Sponsor" et "mercato" n'ont aucun secret pour eux. A l'école, au collège, au lycée, cet apprentissage se poursuit dans les cours de récréation. Certains rêvent même de marcher sur les traces de leurs "artistes" favoris. Ils portent souvent le maillot de leur équipe favorite, Barcelone, Marseille et le PSG tenant le haut de l'affiche. Ils tapissent les murs de leurs chambres avec des posters. Ils reproduisent les gestes de leurs "Dieux".

Je n'ai JAMAIS entendu aucun élève, en revanche, me dire qu'il rêvait de devenir Van Gogh ou Monet, François Villon ou René Char, Mozart ou Bach, Emile Zola ou Albert Camus !

Je n'ai JAMAIS entendu aucun élève me dire qu'il avait le poster de Le Clézio ou de Niki de Saint Phalle au dessus de son lit !

Je n'ai JAMAIS entendu aucun élève me dire qu'il rêvait d'écrire comme Molière ou Sartre  ! Et tout cela s'explique très aisément  !

Nos élèves, malgré tous les efforts remarquables des collègues professeurs d'école, de nos collègues professeurs d'arts plastiques en collège, n'ont que très peu l'occasion de pénétrer les grandes "arènes de l'art" sauf, évidemment, ceux dont les parents ont des habitudes culturelles qu'ils transmettent à leurs enfants. En milieu rural, une sortie dans un Musée nécessite un déplacement, souvent coûteux, mobilisant des personnels, le tout alourdi par des obligations "paperassières" certes obligatoires mais freinant souvent les meilleures volontés. Et l'offre artistique, de plus en plus grande quoi qu'on en dise, ne fait alors que creuser les inégalités existantes puisque cette offre n'intéresse souvent que les élèves DEJA acquis aux règles de l'art ou résidant en milieux urbains. 

Il est absolument obligatoire de réduire cette inégalité. De l'éliminer!

Dès la maternelle et jusqu'au dernier jour des études, qu'elles soient courtes ou longues. Un tableau, une oeuvre musicale, un film, une sculpture, un roman, un monument, bref une oeuvre d'art, ce sont un peu des "matchs de football". Il y a des règles, des enjeux, des "stars". Il suffit de les connaître pour pouvoir les apprécier.

A condition, bien entendu, de ne pas se contenter d'offrir quelques "gadgets" en guise d'entrée dans la culture: un pass de 500 euros le jour des 18 ans, la distribution de Fables de La Fontaine dans trois académies (pourquoi trois seulement?), la "rentrée en musique"... Autant d'idées disjointes sous prétexte que l'art rendrait heureux, comme ça, par "magie", sans pré-requis. 

Souvent nos élèves rêvent de vivre la vie de tel ou tel sportif, ils rêvent d'une autre vie. Ils sont amateurs d'art. A leur manière. Car à quoi sert l'oeuvre d'art sinon à nous faire vivre d'autres vies que les nôtres, fut-ce quelques secondes?

Reste à leur permettre d'en avoir les moyens, d'en comprendre les règles, d'en maîtriser l'utilisation des clefs...

Christophe Chartreux

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Sortir... Portraits de Cézanne... Musée d'Orsay - Paris

3 Juillet 2017 , Rédigé par Musée d'Orsay Publié dans #Art

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Macron... Lecture d'image...

1 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Art, #Politique

Macron... Lecture d'image...

L'icône glacée (EXTRAITS)

(...)

En guise d’encadrement de sa présence très imposante dans le cadre format smartphone, on distinguera donc, disposés négligemment à la faveur de l’inspiration du moment, deux drapeaux (l’un français, l’autre européen, comme il est d’usage depuis Sarkozy), le coq doré ornant un probable presse-papiers, une horloge (qui donne l’heure, 8 h 20 ou 20 h 20), pas moins de deux smartphones superposés, à la marque très identifiable (un double placement de produit, qui a priori donne l’heure aussi) et enfin trois volumes de la Pléiade, disposés de part et d’autre du bureau, dont les fins limiers du journal Gala nous apprennent qu’il s’agirait du Rouge et le Noir de Stendhal, des Nourritures terrestres d’André Gide et des  Mémoires de guerre de Charles de Gaulle. Rien ne permettant toutefois de l’affirmer avec certitude, on ne balaiera pas tout à fait l’hypothèse qu’il s’agisse là des Mémoires de la vie à Versailles de Saint-Simon, d’ Ubu roi d’Alfred Jarry et de l’intégrale des œuvres du marquis de Sade. L’un des livres est grand ouvert, en écho à la tradition de président lettré du portrait mitterrandien, tenant à pleines mains le recueil des meilleures punchlines de Montaigne plutôt que de laisser la littérature pourrir sur les étagères, comme ses prédécesseurs de la Ve.

D’autres choix s’inscrivent ici en résonance ou démarcation directe de la tradition présidentielle, modulée par chacune de ses manifestations photographiques. A la seule exception de Valéry Giscard d’Estaing, complètement hors sujet avec son affiche de campagne déguisée en portrait officiel (ce qui en fait ainsi de très loin la tentative la plus moderne du genre à ce jour), tous les chefs d’Etat français depuis 1958 se sont partagés entre le huis-clos aveugle de la bibliothèque de l’Elysée (De Gaulle, Pompidou, Mitterrand, Sarkozy) et l’open space verdoyant de ses jardins (Chirac et Hollande). Dans un nouvel accès de syncrétisme centristo-pavlovien, Macron refuse de choisir, se tenant pile dans l’axe vertical de la composition et soudant le dedans au dehors, par la grâce d’une fenêtre ouverte sur un ciel sans abeilles, en une journée opportunément non orageuse. Il se tient là, donc, au boulot, là où ça se passe, Emmanuel, et en même temps à un fauteuil en rotin de l’ailleurs, l’horizon national - auquel, certes, il offre son dos, obstruant au passage toute perspective.

Par delà la plastique flashée de l’image, à l’effet d’à-plat déréalisant, où tout objet semble greffé à la hâte par un retoucheur novice reconverti au graphisme grâce au plan de formation ultrarapide et néanmoins performant proposé lors de son récent licenciement économique flexisécurisé, ce qui interpelle plus que tout ici, c’est cette pose pour le moins inédite. Croyant parer à l’embarras hollandais des bras ballants, et sans aller dans le mimétisme obamalâtre des bras croisés, le plus jeune président de notre République éprouve manifestement le besoin de se cramponner avec l’autorité d’un Frank Underwood à sa table de travail, comme s’il n’était pas disposé à la lâcher de sitôt. Arrimant ainsi une posture à peu près aussi naturelle que s’il avait exécuté une salutation au soleil, les mains veinées à force de broyer celles de chefs d’Etat étrangers en visite, et qui surjouent la symétrie de l’image jusqu’au détail déjà abondamment commenté des deux alliances - une à chaque annulaire.

(...)

Didier Péron et Julien Gester

Cette "lecture d'image" (un modèle du genre) est à lire entièrement ci-dessous:

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Comédie-Française au cinéma : les classiques du théâtre sur grand écran pour vos élèves...

22 Juin 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Art

Résultat de recherche d'images pour "comédie française au cinéma"

Le catalogue des projections scolaires du dispositif « Comédie-Française au cinéma » s’enrichit de nouvelles pièces pour l’année 2017-2018.

La célèbre pièce d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, viendra le 4 juillet prochain clôturer la saison 2016-2017 de la Comédie-Française au cinéma. Depuis octobre 2016, ce dispositif, porté par Pathé Live en partenariat avec la Comédie-Française, propose une diffusion, au cinéma, des plus belles pièces de théâtre en direct de la salle Richelieu, ainsi que des retransmissions sur demande pour les enseignants.

(...)

Elsa Doladille

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Sortir... Trésor de l'Islam en Afrique - Institut du Monde Arabe - Paris...

28 Mai 2017 , Rédigé par Institut du Monde Arabe Publié dans #Art, #Histoire

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La Nuit des musées célèbre l'enfance de l'art... (Création 2013 Ministères de l'Education Nationale et de la Culture)

20 Mai 2017 , Rédigé par Telerama Publié dans #Education, #Art

Une année entière pour s'approprier un musée et bâtir un projet artistique relatifs à ses collections. C'était l'enjeu de dispositif “La classe, l'œuvre !” auquel ont participé 700 classes de l'Education nationale. Ces 15 000 élèves présenteront leurs création samedi 20 mai 2017, dans le cadre de la Nuit des musées.

Tout au long de l’année, qu’ils soient élèves de maternelle, du primaire, du secondaire ou même de l’enseignement supérieur, ils sont venus régulièrement en visite au musée. Pas forcément le Louvre ou Orsay, mais le plus souvent celui qui se trouvait le plus proche de chez eux, et dont ils avaient fini par oublier l’existence, à force de passer à côté - pour travailler sur une œuvre/un thème choisi ensemble avec leur enseignant.

Mois après mois, dans le cadre du dispositif « La classe, l’œuvre ! » lancé conjointement en 2013 par les Ministères de l’Education nationale et de la Culture, ils se sont approprié les lieux pour bâtir un projet d’éducation artistique dont ils avaient librement choisi la forme : commentaire sous forme de conte ou de sketch d’un objet d’art, mise au point d’un jeu de connaissances, performance dans les salles, élaboration d’une œuvre personnelle ou collective faisant écho aux collections… Le grand soir est maintenant arrivé.

(...)

Lorraine Rossignol

Suite et fin à retrouver ci-dessous

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Sortir... La Pierre sacrée des Maori... Musée Quai Branly - Jacques Chirac... 23 mai/1er octobre...

15 Mai 2017 , Rédigé par Musée Quai Branly - Jacques Chirac Publié dans #Education, #Art

Matériau d’outillage, pierre d’ornementation, ressource artistique, instrument d’échange… le jade est le matériau de prédilection du peuple māori, et ce depuis que les ancêtres navigateurs ont accosté sur Te Wai Pounamu, l’île méridionale de la Nouvelle-Zélande où se concentrent les gisements de la pierre. Par la qualité remarquable des pièces qui la composent, l’exposition La Pierre Sacrée Des Māori reflète parfaitement l’éclat et la profondeur d’une culture qui compte incontestablement parmi les plus fascinantes au monde.

Les  Māori sont les premiers habitants d’Aotearoa-Nouvelle-Zélande. Leurs  ancêtres, des navigateurs venus du Pacifique, s’aventurèrent il y a près  de huit cents ans en direction du sud, plus loin que jamais auparavant.  Aotearoa – “Long nuage blanc” – fut l’un des noms qu’ils donnèrent à  leur nouvelle terre en référence à la première vision qu’ils en eurent.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - TÉLÉCHARGER L'NVITATION DU VERNISSAGE PRESSE

Image associée

t.

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Sortir... Pissaro - Musée Marmottan Monet - Paris... Jusqu'au 2 juillet 2017...

14 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Art

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A Lire... Sabine Melchior-Bonnet Les Grands Hommes et leur mère. Louis XIV, Napoléon, Staline et les autres...

7 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Culture, #Art

Résultat de recherche d'images pour "Sabine Melchior-Bonnet Les Grands Hommes et leur mère."

Le destin d’un grand homme se dessine-t-il dès l’enfance ? Sabine Melchior-Bonnet, spécialiste d’histoire moderne et contemporaine, montre dans son livre que derrière tout héros, qu’il soit grandiose ou maudit, il y a… une mère. Au terme de narrations passionnantes et très nuancées, l’auteure conclut (à propos de la mère de Martin Luther King) : «C’est le sort de beaucoup de mères de grands hommes que de rester dans l’obscurité.» D’une plume extrêmement alerte, elle nous fait vivre - comme autant de petites nouvelles, les relations entre d’illustres rejetons (Louis XIV, Napoléon, Staline ou Hitler) que tout le monde croit connaître, et leurs mères, personnages secondaires dont - à quelques exceptions près, comme Agrippine, mère de Néron, ou encore la mère de Sartre - pas grand monde n’a entendu parler.

Emprise. Ce n’est pas pour rien que ce livre est celui d’une historienne. C’est bien plus qu’une succession d’histoires que nous découvrons : l’étude de l’expression du sentiment maternel au fil des siècles en Occident. Le cordon ombilical, intime et fondateur, parfois si difficile à rompre, a-t-il une histoire ? «Appartenant au domaine de la vie privée, il n’a eu pendant longtemps que bien peu de visibilité, annexé aux préoccupations domestiques et matérielles - nourrir, soigner, éduquer -, défini par les devoirs sociaux et encadré par des liens plus larges de lignage et de parenté.» Et pourtant il est bel et bien inscrit dans un système de représentations des relations entre mères et fils, qui se décline de manière à la fois prescrite et variée au fil des siècles : la mère de Louis XIII n’aimait pas son fils comme l’a fait la mère de Churchill ! Freud fut lui-même très discret sur son attachement à sa mère, Amalia, passant sous silence toute trace d’agressivité vis-à-vis de cette femme volontaire que ses proches décrivaient comme une personnalité tyrannique. Coïncidence ou influence, à la même époque, écrit Sabine Melchior-Bonnet, la littérature s’est employée à démythifier l’amour filial et l’emprise des mères, ces effrayantes «syllabes dans lesquelles se cachent les puissantes déesses qui échappent au temps et au lieu»,selon André Breton.

Bien avant le complexe d’Œdipe, les histoires singulières proposées dans ce livre interrogent les enjeux de l’amour maternel «parcours ouverts, choisis à plusieurs époques […] depuis la captivité du fils incapable de se délivrer du lien, jusqu’à l’affrontement et la révolte, en passant par le détachement et l’indifférence». L’auteure se passionne évidemment davantage pour le XVIIIe siècle que pour le XXe. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des vues très clairvoyantes sur la famille du XXIe siècle, organisée selon des formes inédites où la tendresse, l’attention et l’autorité ne sont l’apanage ni d’un père ni d’une mère ; et où la reconnaissance des familles homoparentales a rendu caducs bien des tabous.

Obstination. On dévorera d’une traite les chapitres qui relatent les relations parfois tragiques entre les rois de France et leurs mères : de Louis XIII «Ou comment se débarrasser d’une mère sans la tuer ?» , à Marie-Antoinette («La louve et son louveteau») en passant par Anne d’Autriche et Louis XIV «Ou comment marier "le plus grand et le plus aimable roi du monde"». Les chapitres sur Staline et Hitler sont un peu laconiques, mais l’auteure signale que ces deux dictateurs ont ceci de commun qu’ils ont cherché l’un et l’autre avec méthode et obstination à faire disparaître toutes les informations concernant leur jeunesse. Le chapitre sur Churchill et sa mère («Un ver luisant et une étoile filante») est drôle et instructif ; et combien émouvant celui sur Alberta et Martin Luther King, «Une héroïne silencieuse et son fils».

Que restera-t-il au XXIe siècle du fameux complexe d’Œdipe : «Un père anatomique sera-t-il une mère psychique ?» se demande l’auteure, qui cite ces lignes d’une analyste dans un numéro de la revue Penser/Rêver (2013), consacré à ce thème. Un livre qui fera date.

Geneviève Delaisi de Parseval

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