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Vivement l'Ecole!

Articles récents

Calypso Rose...

3 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... José Maria de Heredia...

3 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... José Maria de Heredia...

Le naufragé

Avec la brise en poupe et par un ciel serein,
Voyant le Phare fuir à travers la mâture,
Il est parti d'Egypte au lever de l'Arcture,
Fier de sa nef rapide aux flancs doublés d'airain.

Il ne reverra plus le môle Alexandrin.
Dans le sable où pas même un chevreau ne pâture
La tempête a creusé sa triste sépulture ;
Le vent du large y tord quelque arbuste marin.

Au pli le plus profond de la mouvante dune,
En la nuit sans aurore et sans astre et sans lune,
Que le navigateur trouve enfin le repos !

Ô Terre, ô Mer, pitié pour son Ombre anxieuse !
Et sur la rive hellène où sont venus ses os,
Soyez-lui, toi, légère, et toi, silencieuse.

                    ______________________________________________

Les conquérants

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

                  ________________________________________________

La flûte

Voici le soir. Au ciel passe un vol de pigeons.
Rien ne vaut pour charmer une amoureuse fièvre,
Ô chevrier, le son d'un pipeau sur la lèvre
Qu'accompagne un bruit frais de source entre les joncs.

A l'ombre du platane où nous nous allongeons
L'herbe est plus molle. Laisse, ami, l'errante chèvre,
Sourde aux chevrotements du chevreau qu'elle sèvre,
Escalader la roche et brouter les bourgeons.

Ma flûte, faite avec sept tiges de ciguë
Inégales que joint un peu de cire, aiguë
Ou grave, pleure, chante ou gémit à mon gré.

Viens. Nous t'enseignerons l'art divin du Silène,
Et tes soupirs d'amour, de ce tuyau sacré,
S'envoleront parmi l'harmonieuse haleine.

                   ______________________________________________

Le lit

Qu'il soit encourtiné de brocart ou de serge,
Triste comme une tombe ou joyeux comme un nid,
C'est là que l'homme naît, se repose et s'unit,
Enfant, époux, vieillard, aïeule, femme ou vierge.

Funèbre ou nuptial, que l'eau sainte l'asperge
Sous le noir crucifix ou le rameau bénit,
C'est là que tout commence et là que tout finit,
De la première aurore au feu du dernier cierge.

Humble, rustique et clos, ou fier du pavillon
Triomphalement peint d'or et de vermillon,
Qu'il soit de chêne brut, de cyprès ou d'érable ;

Heureux qui peut dormir sans peur et sans remords
Dans le lit paternel, massif et vénérable,
Où tous les siens sont nés aussi bien qu'ils sont morts.

 

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Réflexions simplistes sur pensée complexe...

3 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Philosophie

Réflexions simplistes sur pensée complexe...

Le retour de bâton est sévère. Alors qu’il était candidat, la presse a chouchouté Emmanuel Macron. Aujourd’hui, les journalistes sont ignorés, pire, privés d’interview du 14 Juillet !

Donc, Emmanuel Macron pense complexe. C’est le Monde qui le dit. Plus précisément, c’est un membre de «l’entourage» présidentiel qui explique ainsi la renonciation de Macron à la «traditionnelle interview du 14 Juillet», devant deux ou trois journalistes vedettes de la télé. Je cite le journal : «"Il n’y a pas de refus d’obstacle avec la presse", jure-t-on à l’Elysée, où l’on fait valoir que la "pensée complexe" du Président se prête mal au jeu des questions-réponses avec des journalistes.» «Pensée complexe» est entre guillemets. «L’Elysée» a donc bien prononcé ces mots. Il y a donc un membre de «l’entourage» qui a expliqué sans rire au Monde que la pensée présidentielle était trop complexe pour s’exposer aux questions simplistes de Gilles Bouleau et Léa Salamé, et qu’elle se déploierait plus à son aise devant le Congrès réuni au château de Versailles. Risée immédiate sur Twitter, où fleurissent les images de melons. Et resurgit l’image d’une interview accordée par Macron à Cyril Hanouna, avec cette légende : «Rare journaliste capable de comprendre une pensée complexe.»

Qu’Emmanuel Macron pense complexe, on le pressentait déjà. Allons plus loin : on l’espérait. C’est préférable dans son job. Mais ce qui est nouveau, c’est la révélation que le Président pense trop complexe pour accepter que cette pensée soit réduite par le questionnement médiatique. Macron n’est pas le premier à faire le constat navré de l’incompatibilité entre une pensée complexe et la moulinette médiatique. Avant lui, c’est Michel Rocard qui avait poussé le plus loin la réflexion accablée sur le sujet. A cette différence près que Rocard en parlait volontiers dans les médias, ce qui le plaçait dans une situation schizophrène et hautement guignolisable. Si les médias sont incapables de restituer une pensée complexe, à quoi bon tenter de l’expliquer dans les médias ?

Mais soit. Partons du principe que Macron pense complexe. Entendez : qu’il pense loin, qu’il pense dialectique, que dans les replis forcément supérieurs de son cerveau se conçoit une vision stratégique. Que cette vision lui dicte des priorités échappant aux simples mortels. Par exemple lorsqu’il invite Trump le 14 Juillet, partons du principe qu’il sait ce qu’il fait, dans quel objectif stratégique secret il s’expose à l’infamante photo avec Trump sur la place de la Concorde.

Dans cette hypothèse, on n’arrive pas à comprendre comment il pense son rapport aux médias. Voilà un candidat qui, depuis l’origine, a été fêté, porté, par l’enthousiasme médiatique. Qui a bénéficié, non seulement d’un nombre sans équivalent de couvertures de magazines, mais aussi d’un soutien idéologique sans faille, avant et après le premier tour, étant présenté par toute l’éditocratie française comme le seul candidat capable de faire barrage à Le Pen. S’il y a eu un «candidat des médias», à l’oral, à l’écrit et à l’image, c’est bien lui. Et à peine élu, du jour au lendemain, distribution de baffes symboliques : intention provocante de trier les journalistes qui suivront ses déplacements, procès intentés aux auteurs de fuites dans la presse, sympathiques invitations à ne pas «fragiliser» par des enquêtes trop offensives des ministres potentiellement mis en cause. Quelle ingratitude.

Ce n’est pas qu’on pleure ici la fin de l’interview du 14 Juillet. On ne va pas verser de larmes sur cette étrange «interview tricolore» à laquelle prêtent chaque année leur concours deux ou trois présentateurs vedettes, affublés pour la circonstance du bonnet de Marianne. Sur les affaires Ferrand ou Pénicaud, sur les démissions de Bayrou et Sarnez, sur l’élection de Ferrand à main levée au poste de président du groupe dominant de l’Assemblée, sur l’accaparement des postes de responsabilité à l’Assemblée par La République en marche, comment trouver un juste ton de questionnement, entre un défilé militaire et deux bouchées de petits fours de la garden-party ?

On ne la pleurera pas, cette interview confite de respect républicain où, au fil des décennies, on a plutôt compté les questions non posées, que les hardiesses investigatrices. Mais au-delà, exclure les questionneurs et les reporters d’images indésirables a-t-il un autre but que de permettre à la souriante propagande présidentielle de se déployer sans concurrence ? Reconnaissons de manière simpliste que la stratégie médiatique de Jupiter, que l’on pourrait résumer par «image partout, info nulle part», manque un peu de complexité.

Daniel Schneidermann

Pour en savoir plus (et surtout pour rétablir la "vérité" sur la "pensée complexe"):

 

 

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Sortir... Portraits de Cézanne... Musée d'Orsay - Paris

3 Juillet 2017 , Rédigé par Musée d'Orsay Publié dans #Art

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Des couleurs pour différencier...

3 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Des couleurs pour différencier...

Portrait de Delphine Guichard, enseignante admirable que j'ai eu la chance de rencontrer à deux reprises.

C Chartreux

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EXTRAIT

Délaisser les notes pour laisser à chacun la latitude de progresser, Delphine Guichard, professeure des écoles dans le Loir-et-Cher, a fait des ceintures de couleurs un fil rouge de sa pratique issue de la pédagogie institutionnelle. Rencontre avec une enseignante qui pousse l’esprit de coopération jusqu’à construire ses ressources en collectif et partager le tout sur son blog.

Dans un coin de sa tête se nichait son envie d’être enseignante. Pourtant, elle ne le deviendra qu’à la faveur d’un changement de trajectoire professionnelle. Avant, elle suit la voie royale de la bonne élève qu’elle est, bac scientifique, école de commerce, études de gestion. Elle devient contrôleuse de gestion puis cheffe de projet informatique pour un opérateur en télécommunication. Son travail lui plaît, elle l’exerce pendant douze ans, jusqu’à son déménagement du côté d’Orléans. Le poste qu’on lui propose implique des longs trajets, trop longs pour son équilibre familial. Alors, elle cogite et l’idée d’enseigner enfle, s’impose. « Je pense que j’ai toujours eu envie d’enseigner et que je me suis autocensurée. J’ai encadré des adolescents, j’ai fait du soutien scolaire pendant mes études et j’aimais bien. »

Elle passe et réussit le concours de professeur des écoles en 2007. Elle a apprécié son premier métier, elle envisage son second avec passion dès le début, sur les bancs de l’IUFM. Dix ans après, nous dit-elle, sa passion est intacte. Pendant sept ans, elle vie l’errance des débutants avec des postes fractionnés, en section ULIS avec des élèves polyhandicapés, en SEGPA, en CE1-CE2, en maternelle. Les classes varient avec des situations différentes, « plein de choses dans la même semaine » et parfois à une heure de route de chez elle. En 2015, enfin elle se pose dans une classe à elle, un multiniveaux dans un petit village du Loir-et-Cher, au sein d’un regroupement pédagogique intercommunal. Elle y assure aussi la direction de l’école.

Vivre deux vies

« J’ai l’impression d’avoir vécu deux vies. Je conseille le fait de changer de métier en cours de vie professionnelle. » Ses deux vies ne sont pas étanches l’une vis à vis de l’autre. De la première, elle a emmené l’habitude de veiller à la réussite de projets réunissant des personnes différentes avec qui elle n’avait pas de lien hiérarchique. « Faire du lien, donner de l’impulsion faire en sorte que le projet avance sans avoir de légitimité hiérarchique, c’est un peu la même chose pour la direction d’une école. » Elle met aussi à profit sa maîtrise des outils de conception de documents, donnant à ses exercices une forme attractive qui ravit ses élèves mais aussi les enseignants qui visitent son blog. Au départ, elle a créé le blog « Charivari à l’école » pour échanger sur l’évaluation par ceintures de couleurs et nourrir sa pratique.

 

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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Devoirs faits?...

2 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Devoirs faits?...

"Aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les Inspecteurs Départementaux de l’Enseignement du 1er degré sont incités à veiller à son application stricte ".

 Bulletin Officiel de l’ Education Nationale No 1, 3 janvier 1957

Malgré cette Instruction officielle toujours en vigueur - avec quelques "ajustements" sous le Ministère Jospin en particulier - les devoirs à la maison, oraux et écrits, restent le lot commun de la quasi-totalité des élèves de l’école primaire. La résistance active d’une majorité de professeurs d’école à une directive vieille de 50 ans a de quoi surprendre. L’intention du Ministère était et reste louable : ne pas surcharger les élèves de travail et ne pas introduire de discrimination entre les enfants « aidés » et ceux qui ne le sont pas. Or depuis un demi-siècle, des générations d’enfants n’ont jamais ressenti le moindre effet d’une semblable intention.

D’après une étude de l’ INRP, déjà ancienne (1985) mais toujours d’actualité, quatre constats ont été établis :

-       83% des professeurs d’école donnent des devoirs (oraux et écrits), au minimum quatre à cinq fois par semaine, à faire à la maison. 81% des élèves s’en acquittent avec d’autant plus de zèle que leur non exécution n’est pas admise.

-        Contrairement à ce qui se dit, le travail à la maison n’est absolument pas destiné à compenser les lacunes de tel ou tel élève, ni à rattraper les retards pris en classe puisque 82% des professeurs d’école donnent LE MEME travail à faire à TOUS les élèves de la classe.

-       Plus l’élève avance dans sa scolarité primaire, plus il doit sacrifier au rituel du travail à la maison. Au CM2, l’enseignant exige des dossiers, des interviews, des rédactions, préfigurant ainsi les devoirs de collège.

-       Peu d’enseignants du primaire ont une notion claire de la charge de travail infligée aux jeunes élèves. Une demie heure de travail en plus par jour représente cinq heures hebdomadaires supplémentaires, tout cela pour constater que les bons élèves sont…bons, que les élèves moyens sont…moyens et que les élèves en difficulté ont décidément bien des…difficultés.

(A noter : nombreux sont les enseignants qui se plaignent des contraintes imposées par leur IEN, leur Conseiller Pédagogique ou leur Maître formateur ESPE. Curieusement, ce sont ces mêmes enseignants qui se fichent comme d’une guigne de l’Instruction Officielle du 3 janvier 1957… Comme quoi, quand on veut, on peut…)

Mais si les devoirs/maisons résistent aussi bien aux instructions officielles, c’est aussi parce que les parents en redemandent. Ce sont d’ailleurs souvent les parents les moins instruits qui réclament du travail à la maison. Trois raisons à cela :

-       Ils pensent que les devoirs/maisons permettent de mieux retenir ce qui est appris dans la journée à l’école

-       Ils espèrent que les devoirs/maisons empêcheront leurs enfants de traîner dans la rue

-       C’est souvent leur seul lien avec l’école

Les devoirs/maisons suscitent donc un double paradoxe. D’une part, ils constituent un facteur de sélection sociale puisque certains enfants ne sont jamais aidés ou ne peuvent pas travailler correctement chez eux. D’autre part, ils sont réclamés par ceux auxquels ils profitent le moins. En revanche, les « milieux aisés » sont plus discrets sur ce chapitre. Très exigeants vis-à-vis de l’Ecole, ils trouvent des subterfuges pour administrer la « pilule vespérale » : « Fais tes devoirs ou je te prive de judo ! ». A défaut, la séance de calcul peut devenir un moment de jeu en famille. Privilège bourgeois que de ne pas avoir tout à apprendre et à attendre de l’ Ecole.

L’Ecole est l’univers de bien d’autres paradoxes qui expliquent le précédent :

-       Les professeurs veulent transformer l’Ecole mais ils refusent de déménager leur classe pour transférer leur cours préparatoire du 2ème étage au rez-de-chaussée parce qu’il est plus facile à des enfants de 6 ans d’accéder de la cour de récréation à leur sale de classe.

-       Les professeurs d’école vous expliquent en permanence qu’il leur est difficile de s’en sortir seuls mais ils se méfient du travail en équipe et ne veulent voir personne dans leur classe. (Le fait est encore plus remarquable en collège/Le travail en équipe est en revanche souvent exemplaire en REP et il donne des résultats)

-       Toutes et tous trouvent leurs classes trop exiguës mais n’utilisent pas tout l’espace, en sortent encore moins et concentrent leurs activités sur le tableau.

Beaucoup de Professeurs, d’école, de collège et de lycée sont avant tout conservateurs. Autant par routine que par conviction profonde. Si la demande de changement est énorme, les classes se suivent et, souvent, se ressemblent. Les devoirs/maisons ont encore de beaux jours devant eux…

De l’imagination pédagogique et des innovations naissent le malheur et le scandale, dit on ici et là ! On leur préfère donc un siècle de savoir-faire récrit au goût du jour ! Jusqu’ à l’ennui… 

Un ennui qui ne risque pas d'être combattu par le projet "devoirs faits". Ce projet d'études dirigées le soir après la classe, encadrées par des adultes non enseignants et ouvertes aux seuls élèves volontaires risque fort de n'être qu'un coup d'épée dans un océan de discriminations qui, elles, ne sont que très rarement combattues. 

Christophe Chartreux

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Combien gagnent les profs?...

2 Juillet 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Combien gagnent les profs?...

EXTRAIT

Beaucoup d'enseignants jugent les statistiques de la DEPP sur les salaires non représentatives. Le point avec la directrice de la DEPP.

Mais combien gagnent donc les enseignants ? Le ministère de l’Education nationale a publié en avril 2017 la première partie de son Bilan social (BSN), qui dresse un panorama de l’ensemble de ses personnels.

Selon le BSN, le salaire mensuel net des personnels enseignants du public est de 2460 euros. Ce chiffre, déjà dévoilé par la Depp (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) en 2016, avait toutefois été jugé non-représentatif par de nombreux professeurs… Après une petite enquête de notre côté, nous avions constaté que de nombreux enseignants étaient en effet assez loin des 2460 euros par mois. Comment expliquer un tel fossé entre des données statistiques et la réalité ?

Fabienne Rosenwald, directrice de la Depp, a accepté de nous apporter son éclairage. Actuellement, en partie suite à nos articles sur le sujet, l’organisme planche sur sa nouvelle note d’information, et espère proposer des informations permettant “aux gens de mieux s’y retrouver”.

« Pas mal d’enseignants ne se retrouvent pas dans ces stats »

Pour réaliser sa note, la Depp se base sur le fichier Siasp (Système d’information sur les agents des services publics), une base statistique de données annuelles, qui recense les rémunérations des agents de la Fonction publique – dont les 1,05 millions d’enseignants de l’Education nationale (profs des écoles, titulaires, non-titulaires, certifiés, agrégés, chaires supérieures)

(...)

Fabien Soyez

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... 4 jours - École de la confiance - Postes – Austérité ? - Rapports – Vacances – Butinages...

2 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... 4 jours - École de la confiance - Postes – Austérité ? - Rapports – Vacances – Butinages...

EXTRAIT

Dernier (et ultime) bloc notes de l’année scolaire. Avec une actualité assez riche : le décret ré-autorisant les quatre jours de classe, les annonces du Ministre sur l’“école de la confiance”, les postes en CP d’éducation prioritaire, le bac, le brevet et quelques rapports et articles intéressants. Nous nous demanderons aussi si l’éducation est toujours "sanctuarisée" sur le plan budgétaire. De quoi dire et de quoi lire...

On terminera de manière plus personnelle par une réflexion sur l’avenir de ce bloc-notes. Bon courage pour la fin de l’année et bonnes vacances

Quatre jours

La semaine a été marquée par la publication le 27 juin du décret « relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques ». Le journal Le Monde en offre un résumé rapide. Ce texte permet donc d’«  autoriser des adaptations à l’organisation de la semaine scolaire ayant pour effet de répartir les heures d’enseignement hebdomadaires sur huit demi-journées réparties sur quatre jours  ». Le texte fixe quand même des limites : pas plus de vingt-quatre heures hebdomadaires, pas plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée, pas de modification du nombre d’heures d’enseignement sur une année scolaire, ni de modification de leur répartition. Toutefois, "ces dérogations peuvent s’accompagner d’une adaptation du calendrier scolaire national", ce qui signifie un possible raccourcissement des vacances. De fait, le décret permet surtout de revenir à la semaine de quatre jours et fait que, demain, différents tempos puissent se côtoyer d’une ville à l’autre, voire d’une école à l’autre. Le décret acte ainsi le troisième changement de rythmes pour les écoliers en neuf ans.

Pour compléter, on pourra aller voir l’audition de Jean-Michel Blanquer au Sénat par la commission Culture et éducation. On n’y parle pas de ce seul sujet mais il occupe une bonne partie du débat. En contrepoint, on pourra aussi visionner la réaction de la sénatrice Françoise Cartron qui a beaucoup travaillé et publié plusieurs rapports sur cette question.

Toujours sur ce sujet, dans son blog sur Mediapart, Claude Lelièvre reprend l’expression de "Munich pédagogique" utilisée en 2008 par Antoine Prost. Il y égratigne sévèrement le nouveau ministre, coupable de ne pas prendre ses responsabilités : «  Le décret que Jean-Michel Blanquer vient de signer sur les rythmes scolaires est digne non pas d’un Salomon mais d’un Ponce Pilate. C’est la « base », à condition d’être unie, qui choisira le retour à la semaine de quatre jours. Et l’irresponsable à la tête du ministère de l’Education nationale s’en lave les mains.  »

On a l’impression qu’avec cette réforme «  le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants »...! Cette expression est d’un certain... Jean-Michel Blanquer. Mais elle a été prononcé en 2010 à l’occasion d’une audition pour un rapport parlementaire sur les rythmes de vie scolaire et le passage à la semaine de quatre jours. JM Blanquer, alors Dgesco, évoque d’abord des journées de six heures « bien remplies, trop remplies », puis plus loin il déplore qu’avec le passage à quatre jours «  le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants ». Ce jugement prend une saveur particulière aujourd’hui. On peut cependant rajouter qu’avec les intérêts des adultes (parents et enseignants) on peut aussi voir des considérations financières et budgétaires aussi bien pour l’État que les collectivités locales.

Une autre conséquence de cette modification est peu évoquée, or elle n’est pourtant pas négligeable. La réforme des rythmes a "créé" à peu près 250.000 postes dans l’animation d’après les syndicats du secteur. Il est difficile d’évaluer l’impact que ce décret risque d’avoir en termes de suppression d’emplois. Ce sont certes des emplois précaires et souvent à temps partiel mais ils permettaient à certaines personnes de trouver des sources de revenu. On peut donc légitimement se demander si ce n’est pas un "plan social" (qui ne dit pas son nom) qui est en préparation ?

École de la confiance

L’interview de Jean-Michel Blanquer la plus intéressante de la quinzaine est à lire dans La Croix . Dans cet entretien il dit vouloir confier davantage d’autonomie aux acteurs éducatifs afin de bâtir « une école de la confiance  ». Il pourrait s’agir de permettre aux chefs d’établissement de recruter eux-mêmes sur des «  postes à profil  ». En corollaire, le ministre veut relancer des évaluations nationales, conçues comme un outil de pilotage. Il annonce aussi vouloir faire évoluer les missions des inspecteurs qui seront revues : «  Les inspecteurs rempliront une fonction de soutien plus que de contrôle » . « Plusieurs membres de l’inspection, spécialistes de différentes disciplines, analyseront ensemble la situation d’un établissement et aideront son équipe à formuler et mettre en œuvre un projet éducatif adapté », a-t-il ajouté.

L’école de la confiance selon Jean-Michel Blanquer, on la retrouve aussi dans une autre interview donnée à La Voix du Nord où il justifie le décret sur les rythmes ainsi : « il s’agit d’une philosophie que nous appliquons sur beaucoup de sujets : il est important de responsabiliser les acteurs, de laisser les communautés définir ce qui est bon pour elles.  »

On ne sait pas ce que pensent les enseignants et les élèves du collège Pierre-Ronsard à Tremblay en France de « L’école de la confiance  ». Mais quand on lit le reportage de L’Express on se dit que l’équilibre est fragile pour ne pas créer du découragement. Le magazine est retourné voir les enseignants et la direction de ce collège situé en éducation prioritaire un après un premier reportage au moment du démarrage de la réforme du collège . Aujourd’hui, malgré (ou à cause de) un « travail monstre », le bilan est « plutôt positif ». Les enseignants se sont saisis des dispositifs emblématiques de la réforme, l’accompagnement personnalisé (AP) et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et une dynamique s’est installée. Si le principal, prudent, estime que l’aménagement qui vient d’être officialisé par un arrêté « ne casse pas la dynamique », il souhaite aussi « assurer une stabilité du collège, sécuriser l’école et les professeurs, arrêter les changements de cap.  ». C’est à ce prix, celui de la stabilité et de la permanence de l’action, que l’école de la Confiance pourrait se construire.

(...)

Philippe Watrelot

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous:

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Brigitte...

1 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Peter Weiss...

1 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Histoire

Coup de coeur... Peter Weiss...

J'étais là
Lorsque Kaduk fit sortir de l'infirmerie
Des centaines de détenus
Un petit garçon a sauté
Il avait une pomme à la main
Alors Boger est sorti
L'enfant était là avec sa pomme
Boger est allé vers lui
Il l'a pris par les pieds
Et lui a fracassé la tête contre la baraque
Puis il a ramassé la pomme
Il m'a appelé et m'a dit
Vous essuierez ça sur le mur
Un peu plus tard à l'interrogatoire
Je l'ai vu
En train de manger la pomme.

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