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Vivement l'Ecole!

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Communication en Conseil des ministres : déploiement du plan numérique pour l'éducation

1 Mars 2017 , Rédigé par Gouvernement Publié dans #Education

découvrez le nouveau site du plan numérique pour l'éducation

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté ce mercredi 1er mars en Conseil des ministres une communication sur l’avancement du plan numérique pour l’éducation. 

Depuis la rentrée 2016, le plan numérique pour l’éducation se déploie dans 1 668 collèges et 1 817 écoles. Il s’inscrit dans une stratégie éducative globale et pérenne conçue pour développer l’innovation pédagogique et favoriser les apprentissages scolaire et la réussite des élèves. Au total, l’investissement pour les collectivités publiques est évalué à 1 milliard d’euros.

Le numérique est désormais pleinement intégré aux programmes scolaires de l’école élémentaire au lycée, sous la forme de l’apprentissage de la programmation au collège et d’un enseignement facultatif d’informatique et de création numérique au lycée.

Pour permettre aux enseignants de s’approprier les outils numériques et d’en tirer le meilleur bénéfice, un plan de formation au numérique sans précédent a été déployé dès 2016 avec une formation en présentiel de trois jours pour tous les enseignants des collèges. Cet effort de formation se prolonge en 2017 et se diversifie à travers des modules de formation en ligne.

Une offre de ressources et de services numériques, gratuite est également disponible depuis la fin de l’année 2016. Déjà près d’un enseignant sur cinq au collège est inscrit sur ces banques de ressources numériques. Les enseignants bénéficient également de nouveaux outils de travail, avec notamment un réseau social communautaire et des outils d’élaboration de séquences pédagogiques.

Enfin, le plan numérique pour l’éducation, ce sont aussi 22 projets de recherche pour mesurer l’impact sur les apprentissages et des équipements mis à la disposition des élèves partout en France grâce aux programmes des investissements d’avenir de l’État et aux collectivités territoriales. 191 millions d’euros sont programmés par l’État en 2017 et près 400 millions d’euros ont été inscrits dans le PIA3 pour soutenir ce déploiement ambitieux à partir de 2018.

Près de 200 000 élèves ont progressivement reçu cette année un équipement. À la rentrée 2017, l’objectif fixé est d’atteindre 50% de collèges numériques, portant le nombre d’élèves équipés, dans les collèges et écoles, à plus de 600 000.

Pour soutenir cette ambition, deux appels à projets sont ouverts aux collectivités territoriales jusqu’à la fin de l’année scolaire. Un accompagnement spécifique à hauteur de de 25 millions d’euros a été spécifiquement prévu pour soutenir l’effort des départements ruraux et assurer le cofinancement des infrastructures numériques indispensables et préalables à l’équipement des élèves. Dans cette même perspective de solidarité avec les territoires ruraux, un appel à projets, décidé lors du 3ème  comité interministériel aux ruralités, sera prochainement lancé pour développer les usages numériques dans les écoles primaires en milieu rural et ainsi favoriser les innovations pédagogiques. 50 millions d’euros seront ainsi spécifiquement affectés pour sélectionner les projets porteurs d’innovation pédagogique élaborés conjointement par les écoles et les communes au service de la réussite des élèves.

Le plan numérique pour l’éducation était une nécessité pour favoriser l’innovation dans les pratiques pédagogiques des enseignants et pour donner de nouvelles chances à tous les élèves d’apprendre et de réussir. Il est désormais une réalité, qui doit encore s’amplifier grâce à l’engagement des enseignants et au soutien durable des collectivités territoriales et de l’État.

  • Mieux apprendre/enseigner avec le numérique
  • Déployer le numérique à l'école
  • Accompagner mon enfant
  • Cartes des collèges numériques

Plan numérique pour l'éducation

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Camus et le silence déraisonnable du monde...

1 Mars 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Philosophie

Notre invitée Marylin Maeso nous suggère que chez Camus, le silence est vide de sens mais rempli des sons et des bruits du monde. Et il faut bien faire silence pour écouter correctement le monde…

Le silence chez Albert Camus est pluriel : il est avant tout le silence déraisonnable du monde, sourd et muet, incapable de répondre aux appels de l’homme. Mais c’est aussi le silence politique des hommes qui ne parviennent plus à dialoguer entre eux, prisonniers de la terreur du 20ème siècle. Enfin, c’est le silence de la mère qui aime son enfant sans passer par les mots.

Le texte du jour

« La mère de l’enfant restait aussi silencieuse. En certaines circonstances, on lui posait une question : « À quoi tu penses ? » « À rien », répondait-elle. Et c’est bien vrai. Tout est là, donc rien. Sa vie, ses intérêts, ses enfants se bornent à être là, d’une présence trop naturelle pour être sentie. Elle était infirme, pensait difficilement. Elle avait une mère rude et dominatrice qui sacrifiait tout à un amour-propre de bête susceptible et qui avait longtemps dominé l’esprit faible de sa fille. Emancipée par le mariage, celle-ci est docilement revenue, son mari mort. Il était mort au champ d’honneur, comme on dit. En bonne place, on peut voir dans un cadre doré la croix de guerre et la médaille militaire. L’hôpital a encore envoyé à la veuve un petit éclat d’obus retrouvé dans les chairs. La veuve l’a gardé. Il y a longtemps qu’elle n’a plus de chagrin. Elle a oublié son mari, mais parle encore du père de ses enfants. Pour élever ces derniers, elle travaille et donne son argent à sa mère. Celle-ci fait l’éducation des enfants avec une cravache. Quand elle frappe trop fort, sa fille lui dit : « Ne frappe pas sur la tête. » Parce que ce sont ses enfants, elle les aime bien. Elle les aime d’un égal amour qui ne s’est jamais révélé à eux. Quelquefois, comme en ces soirs dont lui se souvenait, revenue du travail exténuant (elle fait des ménages), elle trouve la maison vide. La vieille est aux commissions, les enfants encore à l’école. Elle se tasse alors sur une chaise et, les yeux vagues, se perd dans la poursuite éperdue d’une ramure du parquet. Autour d’elle, la nuit s’épaissit dans laquelle ce mutisme est d’une irrémédiable désolation.

Albert Camus, Œuvres Complètes, Paris, Gallimard, 2006, tome 1, pp.49-50.

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Najat Vallaud-Belkacem : "Il est temps d’être responsable et d’aller en campagne"...

1 Mars 2017 , Rédigé par Europe 1 Publié dans #Education, #Politique

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Pour des "unités éducatives"...

1 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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L’unité scolaire de référence : les « unités éducatives »

 

L’École doit profondément repenser les cadres et les structures qui se sont indurés depuis deux siècles. Pour apprendre « autrement » et « d’autres savoirs », il faut être capable d’opérer une rupture radicale dans le lieu même où elle opère. La forme scolaire dominante doit vraiment être interrogée, bousculée.

 

  • Une structure d’établissement repensée

Dans ses grandes lignes, il faut imaginer (pour le collège et le lycée principalement) une autre vision de ce que peut être un établissement. Une structure matricielle pourrait se décliner comme suit :

 

  • Établissements (collèges/lycées) de 60/100 élèves : C'est à dire des « unités éducatives » (expression chère à Philippe Meirieu), regroupées géographiquement par deux ou trois de 100 élèves chacune et remplaçant les établissements/usines pouvant dépasser 1500 élèves en collèges !

  • Équipes pédagogiques, au sens large, stables.

  • Fonctionnement souple et articulé : temps passé en grand groupe, en groupes stables, les groupes de besoin…

  • Une autre conception du travail supposant une formation disciplinaire élargie et une initiation à l’ensemble des savoirs que les élèves sont supposés construire ; nouvelle compétence indispensable à un moment où certains objets d’enseignement supposent des collaborations interdisciplinaires, voire des recompositions disciplinaires (la question du Développement Durable, par exemple).

  • Une structure souple et modulable

 

Ces « unités éducatives » seront confiées à des équipes d’enseignants dont le service sera entièrement repensé, en concertation avec toutes les parties prenantes.

 

L’ensemble des élèves pourra ainsi être réuni régulièrement pour des mises au point institutionnelles, des propositions d’activités, des projets pédagogiques à construire mais aussi des déplacements non plus par classes mais par « unités éducatives » favorisant.

 

Les « classes » seront remplacées par des groupes de travail hétérogènes :

 

- groupes stables pour les 2/3 du temps employé

- groupes de besoins voire même de niveau pour le 1/3 restant du temps employé. Groupes homogènes dans ce cas et très souples d’usage.

 

Ces groupes de travail peuvent être de taille variable selon les disciplines et très perméables à toute arrivée ou sortie d’élève, selon les difficultés ou progrès de celui-ci. En collège et dès les « groupes-classe nouveaux arrivants », il sera mis en place (entre autres outils) un système de tutorat pour les élèves décrocheurs, ceux dont les incivilités sont fréquentes et qui auront été repérés en amont grâce au travail commun des équipes pédagogiques de CM2 et de collège. Mesure qui doit rester exceptionnelle en raison des moyens mobilisés en amont. Dans ce dernier cas ultime, il conviendra de renforcer significativement les dispositifs existants : classes relais nécessitant des moyens matériels et humains. Il conviendra également de reconsidérer l’exclusion temporaire comme n’étant pas toujours sécuritaire mais bel et bien éducative.

 

Christophe Chartreux

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Les bourses pour les collégiens revalorisées pour la rentrée 2017...

1 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

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Au collège Georges Rouault, à Paris, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé la revalorisation des bourses pour les collégiens et la création d'un projet de financement participatif.

Les bourses pour les collégiens seront revalorisées de 25% pour la rentrée 2017. Le montant annuel passera ainsi à 105 euros pour l’échelon 1, à 289 euros pour le 2 et à 450 euros pour le 3. Najat Vallaud-Belkacem a annoncé cette hausse ce lundi 27 février au collège Georges Rouault, à Paris. Cette augmentation concerne les 840 000 collégiens boursiers.

En 2016, les bourses des lycéens avaient déjà été revalorisées pour la première fois depuis 1992. Elle avaient été augmentées de 10%, soit 28 millions d’euros par an. La hausse des bourses pour les collégiens représente, elle, un effort budgétaire de 45 millions d’euros. Cette décision fait suite aux recommandations du rapport Grande pauvreté et réussite scolaire de l’inspecteur général Jean-Paul Delahaye, datant de mai 2015.

(...)

Valentin Gio

L'article complet est à retrouver ci-dessous

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Revue de Presse Education... Pédagogie - Education - Présidentielles - Divers...

1 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Pédagogie - Education - Présidentielles - Divers...
Dans ce tour d’horizon de l’actualité éducative, nous parlerons pédagogie, éducation, et, échéances électorales obligent, de sujets concernant les présidentielles. Nous terminerons avec quelques informations diverses.
 
Pédagogie
 
Commençons par deux articles intéressants concernant la pédagogie. Le premier est un entretien assez riche du Monde avec un professeur de Berkeley, Greg Niemeyer au sujet des changements opérés par le numérique en éducation : « A la tête du centre pour les nouveaux médias de l’université Berkeley, aux Etats-Unis, Greg Niemeyer enseigne cette matière depuis le début de sa carrière. Diplômé d’arts classiques et photographie en 1997 à Stanford, il propose une analyse transdisciplinaire des interactions entre humain et technologie. Dans un entretien, il revient sur vingt ans de transformations en profondeur du secteur de l’éducation et éclaire les enjeux du monde du travail de demain ».
 
Le second est un article passionnant de The Conversation, consacré au pédagogue Paulo Freire et à l’influence qu’il exerce encore dans le monde aujourd’hui : « Le 2 mai 1997, il y a 20 ans, décédait le pédagogue brésilien Paulo Freire. En France, et dans l’aire francophone en général, son œuvre reste confinée à la période des années 1960 - 1970. Pourtant, Paulo Freire continue d’être, à l’étranger, en particulier dans les pays de langues ibériques et anglaises, un des penseurs les plus influents du monde intellectuel. »

 

Education

L’actualité tourne beaucoup autour de l’éducation au sens large, ce mardi. Commençons par signaler une interview d’Alain Bentolila et un article, tous deux portant sur son nouvel ouvrage, l’Ecole contre la barbarie. Dans l’interview de France 2, l’accent est mis sur une proposition particulière du linguiste : « Faut-il davantage parler de la religion à l’école publique ? C’est la proposition-choc d’Alain Bentolila, le linguiste de renom, pour faire rempart à la barbarie. Avec cette proposition, il veut réagir aux événements en lien avec l’État islamique. Interrogé sur le plateau de France 2, Alain Bentolila éclaircit ses propos : "Ce n’est pas la religion qu’il faut faire rentrer à l’école, ce n’est pas Dieu qu’il faut faire rentrer à l’école. Ce qu’il faut faire rentrer à l’école, c’est la question de la spiritualité." » L’article de VousNousIls, moins focalisé sur cet aspect particulier, rend également compte de cet ouvrage, en mettant en exergue le rôle des enseignants :« Dans le combat contre la barbarie, le rôle de l’enseignant est donc absolument capital. Alain Bentolila déclarait dans nos colonnes il y a un an que « chaque professeur a vocation à former des résistants intellectuels. C’est-à-dire à former des jeunes qui, confrontés à un monde dangereux et à des informations qui peuvent les inciter à commettre des actes inacceptables, vont savoir dire non. » »

Le Café pédagogique rend compte d’une étude de l’Insee, qui montre que l’école est « au coeur de la reproduction sociale » : « " En 2011, 54 % des personnes âgées de 25 à 66 ans estiment que leur situation financière est meilleure, voire bien meilleure, que celle de leur famille quand elles-mêmes étaient adolescentes", annonce une étude Insee qui souligne aussi que ce pourcentage est en baisse. La plupart des caractéristiques parentales jouent un rôle dans la formation du niveau de vie de leurs enfants. En particulier, la situation financière des parents se transmet partiellement à leurs enfants : 59 % des personnes dont les parents joignaient très difficilement les deux bouts ont un niveau de vie inférieur à la médiane, contre 44 % de celles dont les parents ne rencontraient aucune difficulté pour payer les dépenses nécessaires. Cette transmission s’effectue principalement via le niveau d’éducation atteint par les enfants précise l’Insee : le niveau de vie de ces derniers dépend en grande partie de leur niveau de diplôme, qui est lui-même fortement lié à celui de leurs parents. »

Coïncidence ou pas, c’est aussi le moment choisi par Najat Vallaud Belkacem pour annoncer une augmentation des bourses pour les collégiens, rapporte VousNousIls : « Les bourses pour les collégiens seront revalorisées de 25% pour la rentrée 2017. Le montant annuel passera ainsi à 105 euros pour l’échelon 1, à 289 euros pour le 2 et à 450 euros pour le 3. Najat Vallaud-Belkacem a annoncé cette hausse ce lundi 27 février au collège Georges Rouault, à Paris. Cette augmentation concerne les 840 000 collégiens boursiers. »

Présidentielles

Dans l’actualité éducative de ce mardi, il est question des intentions de Benoît Hamon concernant l’éducation. Sur France Inter, il estime notamment qu’il faut recruter 15 000 enseignants supplémentaires : « "Les difficultés d’apprentissage sont parfois liées à des classes surchargées", explique le candidat de la gauche, qui présente son objectif : 25 élèves maximum par classe en cycle 2 dans toute la France, et 20 élèves dans les zones d’éducation prioritaires, les DOM, les zones rurales défavorisées.

Benoit Hamon veut aussi mettre l’accent sur les formations d’enseignants, avec des modules de 3, 5 et 10 jours : "Cela suppose 15.000 recrutements supplémentaires . Coût de la mesure : 4 milliards d’euros" ».

Le programme d’Emmanuel Macron semble moins favorable à l’éducation, avec une volonté affichée de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires : « Dans un entretien accordé aux Echos, Emmanuel Macron a évoqué son programme économique. Pour faire des économies, le candidat d’En Marche ! souhaite « un mode de gouvernance totalement nouveau ». Notamment en ce qui concerne les fonctionnaires : « Je veux redonner des souplesses à la fonction publique. C’est-à-dire recruter hors du statut pour les fonctions d’encadrement, donner la possibilité d’avoir plus de souplesse dans la gestion des carrières, des rémunérations plus individualisées, et des mobilités. Le statut des fonctionnaires ne sera pas remis en cause, mais il sera modernisé ». »

Enfin, le Café pédagogique fait un compte-rendu de l’autobiographie de Najat Vallaud Belkacem, qui vient de paraître :« "Longtemps je me suis trompée en cherchant à me fondre dans le moule., à être presque sans histoire personnelle. Maintenant je sais : si la diversité fait silence..., comment y croire encore ?". Si l’ouvrage de N Vallaud-Belkacem se veut autobiographique c’est une chronique politique. Le vrai sujet c’est la France et l’action politique. A quelques mois des élections législatives, où elle se présentera à Villeurbanne, la ministre de l’éducation nationale raconte "sa" France plus que sa personne.. »

Divers

Terminons cette revue de presse avec quelques informations diverses. Un reportage de France 2 se demande jusqu’où les parents peuvent aller pour aider leurs enfants dans leur scolarité, sans leur nuire : « Est-il normal de tenir la main à son enfant pour trouver un stage ? Un appartement ? Un travail ? Faut-il les aider à financer leurs études, voire à créer leur entreprise ? Ou au contraire, les inciter à voler de leurs propres ailes ? Coup de fil à un ami chef d’entreprise. Cette mère de famille n’hésite pas à faire jouer son réseau, car sa fille, élève de première dans un lycée professionnel, risque gros. On la menace de redoublement si elle ne trouve pas d’entreprise. "Quand on fait des enfants, c’est pour les aider, les accompagner dans la vie", estime-t-elle. »

Le Parisien relate les problèmes rencontrés par les élèves et enseignants d’une école primaire de Colombes. La preuve, si si, que l’architecture scolaire devrait être réfléchie et non improvisée en catastrophe : « 25,8 M€, 7 000 m², vingt et une classes, une salle de sport, un restaurant, deux cours de récréations, 543 panneaux solaires, un réseau de chaleur biomasse… et un fiasco. Le groupe scolaire Simone Veil, situé au sein de la ZAC de la Marine et inauguré en septembre 2015 à Colombes (Hauts-de-Seine), et qui devait être « l’école du XXIe siècle », s’avère être un enfer pour élèves et enseignants. La mairie va engager cette semaine une action en justice. »

Le Parisien signale également que les archives sur l’histoire de l’éducation ont déménagé à Gonesse.

Et pour finir cette revue de presse, signalons qu’un financement collaboratif de projets, « La trousse à projets », est expérimenté dans quelques académies.

Aurélie Gascon

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Nouela...

28 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Stendhal...

28 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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On se plaît à orner de mille perfections une femme de l’amour de laquelle on est sûr ; on se détaille tout son bonheur avec une complaisance infinie. Cela se réduit à exagérer une propriété superbe, qui vient de nous tomber du ciel, que l’on ne connaît pas, et de la possession de laquelle on est assuré.

Laissez travailler la tête d’un amant pendant vingt-quatre heures et voici ce que vous trouverez :

Aux mines de sel de Salsbourg, on jette dans les profondeurs abandonnées de la mine un rameau d’arbre effeuillé par l’hiver : deux ou trois mois après, on le retire couvert de cristallisations brillantes. Les plus petites branches, celles qui ne sont pas plus grandes que la patte d’une mésange, sont garnies d’une infinité de diamants mobiles et éblouissants . on ne peut plus reconnaître le rameau primitif.

Ce que j’appelle cristallisation, c’est l’opération de l’esprit qui tire de tout ce qui se présente, la découverte que l’objet aimé a de nouvelles perfections

En un mot, il suffit de penser à une perfection pour la voir dans ce que l’on aime.

Ce phénomène, que je me permet d’appeler la « cristallisation », vient de la nature qui nous commande d’avoir du plaisir et qui nous envoie le sang au cerveau, du sentiment que les plaisirs augmentent avec les perfections de l’objet aimé, et de l’idée qu’elle est à moi.

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Une histoire singulière... Par Claude Lelièvre...

28 Février 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

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http://www.voici.fr/bios-people/najat-vallaud-belkacem

Ecrite à la première personne, cette histoire est celle de la première femme nommée ministre de l'Education nationale, une fille d'ouvrier, de famille marocaine musulmane.

Dans ce livre, Najat Vallaud-Belkacem ne dit pas grand chose de son expérience personnelle d'un certain sexisme ambiant, préférant parler de son ministère aux Droits des femmes, prélude à sa nomination à la tête du ministère de l'Education nationale. Une première.

En revanche, elle est nettement plus prolixe sur sa trajectoire sociale qui fait d'elle – et de loin – le ( la?) ministre de l'Education nationale à l'origine sociale la plus modeste Extraits

« Parfois, il m'est arrivé de ne me sentir à ma place nulle part. Parfois, il y a eu des repas de famille où mon opinion a été celle de l'élite, des puissants. Des repas au cours desquels les miens m'ont dit : ''On ne te comprend plus. Tu es une parisienne maintenant''. Et inversement , il m'est arrivé de me sentir en profond décalage auprès de mes camarades de Sciences Po […]. Parce que je travaillais jusqu'à plus soif, trop convaincue que je devais redoubler d'efforts pour prouver que j'étais bien à ma place. Oui, parfois, vous enragez de sentir votre parcours vous rattraper à coups de lacunes dans une culture et des codes qui ne sont pas exclusivement scolaires [… ]. De voir à quel point certains estiment, au contraire, être toujours à ''leur'' place [....]. Quoi qu'il arrive, ne vous excusez jamais ! Ne vous excusez jamais d'être là où vous êtes arrivés. Ne vous excusez jamais de vouloir aller plus loin et toujours plus haut. L'ambition est la richesse des pauvres. Et restez fidèles à ce que vous êtes  » (pages 105-106).

Najat Vallaud-Belkacem ajoute et conclut : « Longtemps je me suis trompée en cherchant à me fondre dans le moule, à me cacher le mieux possible, à être presque sans histoire personnelle. Maintenant je sais : si la diversité fait silence et ne se raconte jamais, comment y croire encore ? Comment se comprendre, regarder dans la même direction, construire un avenir commun, rêver ensemble ? » (« La vie a beaucoup plus d'imagination que toi », éditions Grasset,. page 107)

Najat Vallaud-Belkacem (et les éditions Grasset) comprendront sans doute que je livre ici un troisième (et encore plus long) extrait de ce livre, en avant-première, dans un journal tel que « Médiapart » (qui s'est honoré en soutenant fermement une laïcité non dévoyée et non instrumentalisée).

« Je n'ai pu m'empêcher d'interroger l'islam. Comment pourrait-il en être autrement ? Comment ne pas défaillir d'une douleur redoublée, ce matin du 7 janvier 2015, en entendant ces mots empoisonnés des assassins de ''Charlie'' : ''On a vengé Mahomet '' ? Comment ne pas se sentir salie, ravagée, trahie, honteuse malgré soi, quand on a grandi dans cette foi ? Comment ne pas sentir aussi la morsure des regards soudain suspicieux, inquisiteurs, parfois réels, parfois fantasmés, et les imaginer plus pesants encore sur les anonymes musulmans, véritables ou supposés, dans la rue, dans le bus, au travail...Bien sûr qu'on interroge l'islam . Même si j'ai rappelé ce que pouvait être la pratique pieuse, rurale, de mes parents, oui, je partage les préoccupations de ceux qui s'inquiètent à la fois de le ''sainte ignorance'' qui entoure souvent cette religion et en même temps, du développement d'un islam rigoriste, fondamentaliste qui rejette, qui fracture. Oui, il y a une nécessité que l'islam et ses responsables combattent en leur sein le cancer obscurantiste.

Mais cela n'a rien à voir avec l'injonction qui a pu être faite aux musulmans de se désolidariser des terroristes. Cette injonction est scandaleuse. Parce qu'elle suppose une complaisance généralisée. Alors que c'est l'inverse : la révulsion des musulmans pour les attentats doit être un levier, non pas de stigmatisation, mais de mobilisation du pays, de tout le pays soudé autour de ces valeurs que les terroristes abhorrent, comme ils abhorrent les ''nouveaux Français'' que nous sommes, parce que nous en sommes les premiers promoteurs, nous qui les avons choisies. Les lieux ciblés par les terroristes, vivants, animés, fraternels, brassant juifs, chrétiens, musulmans, athées, d'ici et d'ailleurs, joyeusement mélangés sur les terrasses des cafés comme sur la promenade des Anglais, ne laissent pas place au doute sur ce sujet .

Je sais bien que les questions sont là. Je sais bien que l'anxiété, les déchirures, les deuils et les peurs ne sont pas propices à la réflexion distanciée. Je sais bien qu'il flotte comme un air vaguement empoisonné, alimenté par des discours toxiques. Après l'attentat de Nice, et ses 86 morts, j'ai été stupéfaite de regarder cette vidéo de Marion Maréchal-Le Pen, qui parle de guerre mondiale, explique que ''tout ça'' c'est ''le regroupement familial'' et le fait des ''Français de papier''. Expression affreuse : je serais Française de papier ? D'une pure catégorie administrative, provisoire et qu'on puisse froisser ? Mon visage serait celui d'une Marocaine, et je n'aurais de français ''que les papiers'' ? A quand les lois de dénaturalisation ? » (pages 86 et 87).

Claude Lelièvre

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