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Vivement l'Ecole!

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Townes Van Zandt...

7 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Ray Bradbury... (Visionnaire)

7 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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« - Heureusement, les toqués dans son genre sont rares. A présent, on sait comment les étouffer dans l'oeuf. On ne peut pas construire une maison sans clous ni bois. Si vous ne voulez pas que la maison soit construite, cachez les clous et le bois. Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question ; proposez-lui-en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. Proposez des concours où l'on gagne en se souvenant des paroles de quelque chanson populaire, du nom de la capitale de tel ou tel État ou de la quantité de maïs récoltée dans l'Iowa l'année précédente. Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de "faits", qu'ils se sentent gavés, mais absolument "brillants" côté information. Ils auront alors l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. C'est la porte ouverte à la mélancolie. Tout homme capable de démonter un télécran mural et de le remonter, et la plupart des hommes en sont aujourd'hui capables, est plus heureux que celui qui essaie de jouer de la règle à calcul, de mesurer, de mettre l'univers en équations, ce qui ne peut se faire sans que l'homme se sente solitaire et ravalé au rang de la bête. Je le sais, j'ai essayé. Au diable, tout ça. Alors place aux clubs et aux soirées entre amis, aux acrobates et aux prestidigitateurs, aux casse-cou, jet cars, motogyres, au sexe et à l'héroïne, à tout ce qui ne suppose que des réflexes automatiques. Si la pièce est mauvaise, si le film ne raconte rien, si la représentation est dépourvue d'intérêt, collez-moi une dose massive de thérémine. Je me croirai sensible au spectacle alors qu'il ne s'agira que d'une réaction tactile aux vibrations. Mais je m'en fiche. Tout ce que je réclame, c'est de la distraction. »

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Interdire les écrans et téléphones portables? Non! Apprendre à les maîtriser!...

7 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Je viens de relire un ouvrage, passé trop inaperçu à mon goût, écrit par Bernard Stiegler (philosophe) et Serge Tisseron (pédopsychiatre), intitulé : Faut-il interdire les écrans aux enfants ?, Edition Mordicus.

Alors qu'aujourd'hui un enfant de 12 ans passe 1200 heures par an devant un écran de télévision, et de télévision seulement, quand il n' en passe que 900 à l'école, toujours pendant un an, la question mérite en effet d'être posée.

Pour Serge Tisseron, la télévision ne présente pas les dangers que beaucoup lui attribuent. L'enfant contemporain, né après l'arrivée des nouvelles technologies informatiques, maîtriserait bien mieux que ses parents et à fortiori ses grands-parents l'outil "télévision" et les divers claviers/écrans mis à sa disposition. Ne parle-t-on pas pour cette génération de "Digital Natives".

Le discours de Bernard Stiegler est tout à fait à l'opposé. Il n'hésite pas à parler d'addiction aux écrans. Une addiction alimentée par les professionnels du marketing qui, par des méthodes savantes, sont parvenus à remplacer le désir par la pulsion. Les cibles visées sont, en outre, de plus en plus jeunes. J'ai personnellement découvert récemment l'existence d'une chaîne dont les programmes sont exclusivement destinés aux 3 mois / 3 ans ! (Baby First TV). On entre là ans le "Digital NEW Natives"! A quand des émissions que pourraient suivre nos bambins avant même leur arrivée dans ce monde quand même passablement fou ?

Les pouvoirs publics seraient bien avisés de réfléchir, de proposer, de légiférer afin de rendre au désir la place qu'il perd peu à peu, qu'il a perdu pour toute une génération. Entendre nos députés débattre du désir... Voila qui ne pourrait qu'attirer les... caméras !

Mais, avant de légiférer, sans doute serait-il temps que l'Ecole, oui encore elle, s'empare de cet apprentissage de l'écran. Je parle bien d'apprentissage et non d'interdiction (pour les téléphones portables dans les établissements scolaires) comme le candidat Macron le propose assez paresseusement dans son projet.

Le monde associatif et l'Education Populaire pourraient, en même temps, informer et instruire des parents qui, chaque matin, allument la petite lucarne, machinalement, comme on appuie sur le bouton de la machine à café... par pulsion. Quand ce ne sont pas les enfants eux-mêmes scotchés, télécommande en main, devant des programmes souvent affligeants dont on a même supprimé les génériques afin de maintenir nos chérubins "en éveil"... Afin, aussi, de leur imposer des publicités elles-aussi très ciblées.

Lisez ce petit livre qui confronte deux visions et faites votre choix... Le mien est fait...

A la pulsion, je préfèrerai toujours le désir !

A l'interdiction, je préfèrerai toujours l'apprentissage!

Christophe Chartreux

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Pourquoi et comment repenser la conception des salles de classe?...

7 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Aménagement facilitant le travail collaboratif et l'affichage de contenu (Collège Ahuntsic). Source : @samuelfstlauren) et site en lien ci-dessous

Aujourd’hui, grâce à la technologie, l’apprenant est connecté à des contenus au-delà des espaces physiques. Apprentissage en ligne, classe inversée et stratégie numérique d’apprentissage sont autant de tendances relativement nouvelles. Ces dernières procurent à l’apprenant la liberté de cheminer à son rythme et l’accès à des médias interactifs pour dynamiser et diversifier les stratégies d’enseignement. D’un autre côté, la numérisation de l’apprentissage semble exiger des réflexions sur les façons de réaménager les salles de classe traditionnelles.

Dans son livre L’enseignement à l’ère du numérique: des balises pour l'enseignement et l'apprentissage (2015), Tony Bates propose une réflexion très pointue sur la salle de classe. Je me suis attardée sur les sections « Repenser la conception des salles de classe » et « L’impact de la classe inversée et de l’apprentissage hybride sur la conception des salles de classe », afin de vous présenter les facteurs à prendre en considération pour améliorer l’ergonomie de la salle de classe au 21e siècle.

Pourquoi revoir l'aménagement de la salle de classe?

La transition progressive des cours magistraux vers un apprentissage numérisé et plus interactif impose une attention particulière aux espaces d’enseignement. Au premier regard, les espaces d’apprentissage traditionnels ne semblent pas avoir subi les changements qui seraient profitables à une intégration optimale de la technologie. Pourtant, selon Bates, les pratiques pédagogiques modernes et la conception des salles de classe devraient s’influencer mutuellement.

Le passage des cours magistraux vers un apprentissage plus interactif nous oblige à réfléchir aux espaces où se fait l’enseignement ainsi qu'à la façon dont la pédagogie en ligne et la conception des salles de classe s’influencent mutuellement. Tony Bates
(...)
Mélissa Philippe
Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous
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Culture: deux visions chez Le Pen et Macron... Par Cécile Alduy...

7 Mai 2017 , Rédigé par Mediapart - Cecile Alduy Publié dans #Culture, #Politique

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EXTRAIT

Marine Le Pen et Emmanuel Macron utilisent parfois les mêmes mots, pour dire des choses radicalement différentes. Leurs propos sur la culture en sont un bon exemple. Ils révèlent une vision nationale et identitaire, quasi ethnique, chez la dirigeante du FN. Ils décrivent la culture comme un outil d'émancipation individuelle chez le candidat d’En Marche!.

« Patriote », « système », « laïcité », « égalité homme/femme » et même « France éternelle », « roman national » ou plus récemment « anti-France » : Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont plus de points – ou de mots – communs que la différence évidente de leurs positions politiques ne le laisserait penser. Mais parlent-ils pour autant la même langue ? Ces mots qu’ils se disputent, disent-ils vraiment la même chose dans la bouche de l’un ou de l’autre ? Le débat de l’entre-deux-tours n’était-il pas voué à tourner au dialogue de sourds, s’ils désignent par les mêmes vocables des concepts hétérogènes ?

Le mot « culture » est un cas d’école. Chacun le brandit comme une valeur fondatrice, sans s’entendre sur sa définition. À travers ce terme se rejoue le conflit fondateur de la philosophie des Lumières, mère de la Révolution, contre la réaction contre-révolutionnaire : s’y lisent deux conceptions historiquement marquées de la place de l’individu dans la société, qui rangent immanquablement Marine Le Pen à droite et Emmanuel Macron à gauche de l’hémicycle. De la culture comme identité nationale léguée par la tradition à la culture comme activité émancipatrice de l’individu, on est en présence de deux visions de l’homme et de son rapport au temps, aux autres, et au politique.

Cela aura peut-être échappé aux commentateurs, mais contre toute attente ce n’est pas la candidate de la « culture française » mais bien Emmanuel Macron qui parle le plus de « culture », et même quatre fois plus que son adversaire[1] du second tour. Marine Le Pen, elle, s’empare des cultures, pour les opposer comme inconciliables, révélant du même coup un sens ethnologique voire ethnique implicite de sa définition de « culture ».

Lors de son grand meeting parisien au Zénith, le 17 avril 2017, elle stigmatise ainsi le supposé relativisme culturel du leader d’En Marche! au nom de la « diversité des cultures » : « Depuis plusieurs décennies, nos prétendues élites ont abandonné l’idée d’un génie propre de la France. Plus de culture française mais un modèle mondialiste, une sorte de sous-culture mondiale qui vise à rendre les hommes uniformes, à rendre la diversité des cultures du monde anachronique, à ne concevoir les rapports humains qu’en termes marchands. C’est ce qui a pu faire dire à monsieur Macron, décidément bien pressé, trop pressé d’en finir avec mille cinq cents ans d’histoire de France, que la culture française n’existait pas. » 

(...)

Cécile Alduy

Lecture à poursuivre en cliquant ci-dessous

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Un Jour... Un Mot... Elections...

7 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

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“On ne ment jamais tant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse.”

Georges Clemenceau

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Chantal Chamberland...

6 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Ruwen Ogien...

6 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Philosophie

Peut-on philosopher sur l’amour sans  « tuer le sujet », c’est-à-dire sans lui ôter ce qui fait sa saveur, son  mystère, son importance dans nos vies ?

La  philosophie, avec ses concepts abstraits et ses schémas de pensée  généraux, peut-elle saisir ce qu’il y a de charnel, de sensuel,  d’émotionnel, de particulier dans chaque histoire d’amour.

Pour certains penseurs, la réponse est clairement « non ».

Si  on me passe l’image, je dirais que, pour eux, réfléchir sur l’amour  avec les outils rationnels de la philosophie, ce serait comme essayer de  capturer une infinité de poissons minuscules qui nagent dans tous les  sens avec un filet à grosses mailles.

Un projet vain et un peu ridicule.

Ils  estiment que la poésie, la nouvelle, le cinéma, le roman (avec des  allusions autobiographiques de préférence) sont des genres bien mieux  adaptés pour parler d’amour, en raison de leur absence de prétention  théorique et de leur sensibilité aux aspects corporels, singuliers, de toute activité humaine.

Ils  considèrent que les théories générales et abstraites de l’amour  produites par les philosophes sont autodestructrices, parce qu’elles  font disparaître ce qu’elles cherchent à expliquer : le caractère unique  de chaque rencontre amoureuse, l’intensité des émotions qu’elle suscite.

Martha  Nussbaum l’écrit à sa façon claire et directe : « Nous avons suggéré  que les théories sur l’amour, et tout particulièrement les théories  philosophiques, ne nous offrent pas ce que nous découvrons dans les  histoires [d’amour] parce qu’elles sont trop simples. »

Roland  Barthes est évidemment plus obscur et plus tortueux, mais il dit à peu  près la même chose : « L’amour (le discours amoureux) : cela même dont  le propre est de résister à la science, à toute science, à tout discours  de l’unification, de la réduction, de l’interprétation. »

Je suis en désaccord complet avec ces affirmations.

Elles  font de l’amour une sorte d’exception par rapport à toutes les autres  questions existentielles sans proposer de justification solide à ce  traitement sélectif.

Personne ne  semble penser que philosopher sur la nostalgie, la finitude ou l’ennui  conduira nécessairement à appauvrir ces sentiments, à les remplacer par  des généralités intellectuelles.

Personne  (à part quelques stoïciens) ne semble croire que réfléchir  rationnellement sur la souffrance ou la solitude aboutira à les faire  disparaître de nos vies (ce qu’on pourrait regretter par ailleurs).

Pourquoi n’en va-t-il pas de même pour l’amour ?

Pourquoi cette exception ?

À  mon avis, elle a pour origine le fait que, selon certains philosophes,  la connaissance de l’amour doit être aussi intuitive, spontanée,  émotionnelle que l’amour lui-même.

Or  cette proposition est loin d’être évidente. Elle ne fait que conforter,  sans aucun argument à l’appui, des préjugés anti-intellectuels. Je ne  vois donc pas pourquoi il faudrait la prendre au sérieux  philosophiquement.

D’autres objections au projet de philosopher sur l’amour, ou de proposer des théories de l’amour me paraissent moins douteuses.

Ainsi,  on pourrait accuser la philosophie de l’amour de rester prisonnière de  l’idée que l’amour et le bien, c’est la même chose.

Cette idée s’exprimerait dans la conviction, dont les sources chrétiennes ont été souvent soulignées, qu’il ne peut pas y avoir de « mauvais amour », car aimer c’est toujours bien, même lorsque l’objet de l’amour est un ennemi ou une crapule qui ne mérite pas l’attention affectueuse qu’on lui donne.

Vladimir  Jankélévitch a exprimé ce point de vue avec sa verve habituelle : « Il  est moral d’aimer, quel que soit l’aimé, et même si l’aimé n’est pas  aimable, c’est-à-dire ne mérite pas l’affection que nous lui portons :  car l’amour s’il est sincère et passionné a une valeur catégorique et  justifie à lui seul les aberrations de l’amant. Une fois au moins dans  sa médiocre vie l’homme le plus sec, tandis qu’il était amoureux, aura  connu la grâce de vivre pour un autre. »

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