Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Articles récents

Taille des classes... Quand l'OCDE nuance les postulats simplistes...

12 Septembre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Taille des classes... Quand l'OCDE nuance les postulats simplistes...

EXTRAIT

Effectifs, temps passé en classe : la France au dessus de la moyenne OCDE

(...)

Effectifs par classes : la France au dessus de la moyenne

La taille des classes est actuellement au cœur des débats sur l’éducation, notamment en France : Jean-Michel Blanquer compte ainsi mettre en oeuvre l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, à savoir le dédoublement des classes de CP-CE1 en REP/REP+. Pour la rentrée 2017, il a déjà commencé à  limiter à 12 le nombre d’élèves par classe, dans 85% des classes de CP des écoles primaires REP.

Comme le note l’OCDE dans son rapport, « il est courant de considérer que des effectifs plus réduits sont bénéfiques, car ils permettent aux enseignants de se concentrer davantage sur les besoins de chacun de leurs élèves et de passer moins de temps à gérer les perturbations pendant les cours ». Ainsi, une récente étude de l’Institut des politiques publiques indique que réduire le nombre d’élèves par classe « améliore la réussite scolaire », et que « le dédoublement d’une classe de 24 élèves améliore les performances des élèves de façon significative ».

Mais l’OCDE nuance ce postulat. « Même s’il apparaît que des effectifs plus réduits en classe pourraient être bénéfiques pour certains groupes spécifiques d’élèves, notamment les élèves défavorisés », écrit l’organisation, les effets de la variation de la taille des classes sur la performance des élèves ne sont pas étayés par des éléments probants », en faisant référence à plusieurs études, dont celle des français Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire sur l’impact de la taille des classes sur la réussite scolaire, et celle de Peter Fredriksson, de l’Université de Stockholm, qui porte sur  le devenir de jeunes suédois âgés de 10 à 13 ans entrés à l’école entre 1967 et 1982.

(...)

Fabien Soyez

A lire ci-dessous dans son intégralité

Lire la suite

Les enjeux de la réforme pédagogique du collège... Par Jean-Paul Delahaye...

12 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

Les enjeux de la réforme pédagogique du collège... Par Jean-Paul Delahaye...

Le collège unique n’est toujours pas réellement mis en place. Plutôt que d’y renoncer, il faudrait s’atteler véritablement à sa mise en œuvre, et cela passe notamment par une réforme de la pédagogie qui y est pratiquée.

Le collège porte encore les traces du passé d’un second degré malthusien qui a eu beaucoup de difficultés à accepter d’accueillir les enfants du peuple. Ainsi, Jules Ferry constate en 1880, dans un système alors pourtant ultra élitiste, que les professeurs du secondaire se plaignent d’élèves « mal préparés, hors d’état de suivre avec fruit les exercices de la classe, et qui sont un embarras pour le maître, un mauvais exemple pour leurs camarades ». Il demande en conséquence qu’on dirige « vers de nouvelles voies les esprits qu’on aurait voulu contraindre à suivre malgré eux un enseignement qui ne leur convient pas » [1].

À cette circulaire de la fin XIXe répond comme en écho 130 ans plus tard la circulaire du 26 aout 2011 : « Pour certains élèves, peu nombreux, le collège n’est pas pleinement un lieu de réussite. La découverte de nouveaux espaces de formation, la découverte du monde de l’entreprise peuvent, en ouvrant les perspectives, permettre à l’élève de renouer avec les apprentissages scolaires et de préparer un projet d’orientation ». Un peu comme si, depuis toujours, nous ne trouvions rien de mieux à faire pour préparer l’avenir de certains collégiens que de les inviter à quitter le tronc commun de la scolarité obligatoire le plus vite possible, pour « de nouveaux espaces de formation »….

Voulons-nous du collège unique ?

La difficulté que nous éprouvons depuis maintenant plus de quarante ans à construire le collège unique et à en achever la construction montre bien l’étendue de nos contradictions. Comment prétendre à une citoyenneté partagée par la jeunesse, quand une partie d’entre elle se rend très vite compte que le collège qui l’accueille n’a pas été pensé pour tous mais seulement pour ceux qui se destinent aux filières générales du lycée ? Comment expliquer que cette avancée démocratique permise par la réforme du collège en 2016 avec une deuxième langue vivante offerte à tous les enfants en 5e, et plus seulement à quelques-uns en 6e, soit autant combattue par certains ? Qui cela peut-il gêner ? Personne à priori, sauf peut-être ceux qui utilisent les langues vivantes pour séparer leurs enfants des enfants des autres dès la classe de 6e, mais qui ne peuvent évidemment avancer cet argument à visage découvert et qui préfèrent parler d’égalitarisme, de nivellement par le bas, le « bas », c’est-à-dire le peuple…

La question du collège unique est donc d’abord, me semble-t-il, tout autant une question politique qu’une question pédagogique : est-ce que notre pays veut, oui ou non, donner une culture commune à tous les jeunes pendant la scolarité obligatoire et donc organiser la scolarité de ces jeunes dans une école commune ? Est-ce trop demander dans un pays qui prône le « vivre ensemble » que de tout faire pour « scolariser ensemble » la jeunesse de notre pays au moins pendant le temps de la scolarité obligatoire ? Former des républicains, ce n’est pas trier et séparer précocement des individus, c’est se donner les moyens de forger un destin collectif.

C’est parce que la réponse n’a jamais été claire que l’on ne cesse de bricoler, parfois avec subtilité, des dispositifs pédagogiques chargé de dépasser cette contradiction.

(...)

Jean-Paul Delahaye, Ancien DGESCO et ancien conseiller de Vincent Peillon

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Fainéants de tous les pays…

12 Septembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Société

Fainéants de tous les pays…

EXTRAIT

L’appel à la manifestation lancé d’Athènes par Emmanuel Macron contre la loi travail est voué à rencontrer un remarquable succès. Voilà un homme qui, s’il n’avait pas été président, aurait fait un grand leader syndical… En fustigeant «les fainéants, les cyniques et les extrêmes» qui s’opposent à lui, il était sûr de réunir dans la rue une vaste coalition de Français. Certes, les cyniques s’abstiendront cyniquement de défiler et les extrêmes étaient extrêmement décidés à y aller de toutes manières. Mais c’est l’adjonction des «fainéants» qui donne à l’appel toute sa vigueur et toute sa profondeur. C’était en tout cas le meilleur moyen de faire nombre…

Après coup, l’entourage s’est répandu pour expliquer que le président n’avait pas visé les manifestants ou les syndicalistes, et encore moins les salariés en général, mais plutôt, comme il l’avait déjà fait, ceux qui, selon lui, n’ont pas fait les réformes, autrement dit ses prédécesseurs, leurs ministres ou leurs conseillers… parmi lesquels on trouve un certain Emmanuel Macron. Mais aujourd’hui lundi, le président lui-même a corrigé la correction – pauvres communicants ! – en déclarant crânement qu’il ne regrettait rien et que le mot «fainéant» visait «tous ceux qui s’opposent aux réformes» et donc, par définition, les manifestants.

Au fond peu importe : en politique, ce n’est pas l’intention qui compte, in fine, c’est l’effet produit. Or, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est désastreux. D’autres «fainéants» l’ont pris pour eux, dont Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, jusque là très modéré. Le chose est logique. L’adjectif fait partie des invectives les plus éculées qu’on entendait dans les cercles bourgeois d’antan, et qu’on entend peut-être encore.

Du coup, l’effet sur la manif de demain est garanti. Viendront bien sûr les «syndicalistes fainéants», qui passent leur temps à distribuer des tracts et à se réunir dans des salles enfumées au lieu de tenir leur poste. Se mobiliseront les «fonctionnaires fainéants» qui se parent de leurs manches de lustrine pour confectionner toute la journée des cocottes en papier. Se joindront encore les «ouvriers fainéants» jetés dans la paresse par les 35 heures ou les «chômeurs fainéants» grassement rémunérés par Pôle emploi, qui se prélassent jour et nuit en envoyant des CV sans réponse ou bien, pour occuper leur temps d’oisiveté, se rendent à des entretiens d’embauche sans résultat. Répondront enfin à l’appel tous les «gens qui ne sont rien», selon l’autre formule présidentielle, guère plus adroite, et qui forment la masse immense et indistincte des ratés, des losers, des bras cassés, des tocards, des sous-doués, des surclassés, des ratatinés, bref de tous les exclus de la geste héroïque du macronisme triomphant. On voit que cela fait du monde… Mais comme la manifestation sera couverte par une horde archaïque de «journalistes ringards», selon la troisième formule du président délivrée pendant la campagne à son chroniqueur Philippe Besson, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de ces remugles du «vieux monde»…

Il y a une part d’injustice dans cette affaire : Emmanuel Macron, avant sa sortie devant les Français de l’étranger, avait fait un bon discours sur l’Europe. Plusieurs propositions neuves y figuraient, notamment cette idée de présenter des listes transnationales, qui bouleverserait le jeu habituel des élections au Parlement de Strasbourg. Un seul mot a tout balayé. Mais c’est le revers d’une autre médaille : la parole transgressive, qui focalise le débat public. Emmanuel Macron doit précisément à ses transgressions, sur les 35 heures, sur les «illettrés», sur l’ISF («Cuba sans le soleil»), son émergence sur la scène politique. Comme souvent, le président qui vient d’être élu considère que sa méthode est la bonne (puisqu’il a été élu…) Du coup, il poursuit dans la même veine, quoi qu’en disent ses conseillers en communication. Nicolas Sarkozy avant lui avait continué comme président à s’exprimer comme il faisait quand il était candidat (le «Kärcher», «j’y pense, pas seulement en me rasant», etc.). Mais une fois à l’Elysée, ce qui semblait provocation salutaire devient gaffe ravageuse. Vérité en deçà de l’élection, erreur au-delà…

(...)

Laurent Joffrin Directeur de la publication de Libération

La chronique est à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Revue de Presse Education... Deux documentaires et une polémique - Pédagogie - Rentrée - Numérique..

12 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Deux documentaires et une polémique - Pédagogie - Rentrée - Numérique..

Dans les médias ce week-end on a beaucoup parlé d’un documentaire sur l’école. On peut aussi lire des choses sur la pédagogie et la rentrée. On finira sur des nouvelles assez "étranges" dans le monde du numérique.

Deux documentaires, une polémique

Le Monde a diffusé gratuitement ce weekend un documentaire "Une idée folle" réalisé par Judith Grumbach. Il a donné lieu à un débat sur le site. "Quels défis pour l’école au XXIe siècle ? L’enseignement doit-il évoluer pour former le citoyen de demain ? Le documentaire Une idée folle réalisé par Judith Grumbach (diffusé gratuitement sur le site du Monde jusqu’à dimanche 10 septembre minuit) interroge le rôle de l’école. Priorité y est donnée à l’empathie, la créativité, la coopération entre élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux. Cette quête d’une autre école est-elle généralisable ? N’est-elle pas déjà celle de nombreux enseignants qui avancent sans bruit ? Judith Grumbach, réalisatrice du film, Paul Devin, inspecteur de l’éducation nationale et Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny, en débattent."

Parallèlement, deux collègues du SNES s’interrogent sur les motivations de ce documentaire financé par l’organisation Ashoka. "Qui a eu cette idée folle, un jour de vendre l’école ? Ce film nous apparaît comme la pièce maîtresse de la communication autour du projet tout à la fois financier, idéologique et politique d’Ashoka, une organisation jusqu’alors bien discrète."

Luc Cédelle du Monde leur répond sur son blog. "On peut, et on doit même, critiquer. Mais peut-être pas jusqu’au point de diaboliser ce qui n’est nullement diabolique mais seulement différent de soi-même, d’en faire ainsi un ennemi absolu et de relier ce nouvel ennemi à ceux qui, réellement, militent et agissent en faveur de la privatisation de l’école."

Sur France 3 le 18 septembre sera diffusé le documentaire "Cancres ?". "Ce film de Réjane Varrod, elle-même cataloguée comme telle, nous invite à porter un regard différent sur les « mauvais élèves » et leur devenir."

« On vit avec, mais on ne s’en débarrasse pas, confirme Bernard Campan, ancien cancre. Il y a une blessure qui est toujours là. Elle a cicatrisé donc elle ne fait plus mal, mais si on la regarde, ça ravive un peu les souvenirs ». Et cette blessure peut mettre du temps à cicatriser. « Presque jusqu’à mes 40 ans, j’ai quand même fonctionné avec, en toile de fond, l’idée que je n’étais pas légitime, que j’usurpais ma place, indique Bernard Campan. Malgré le succès des Inconnus, je me cachais derrière les deux autres. Je me disais que c’était eux qui avaient du talent, pas moi, pourvu que personne ne s’en rende compte ! » A lire dans VousNousIls

Pédagogie

Dans le Café pédagogique, Philippe Meirieu rend homme à André de Peretti.
"André de Peretti était un homme aux multiples facettes et aux immenses ressources. Né à Rabat – dans un pays auquel il restera toujours profondément attaché –, polytechnicien et docteur ès lettres, sous-lieutenant d’artillerie fait prisonnier dans la poche de Dunkerque en 1940 et député à la Libération, auteur dramatique (une de ses pièces a même été jouée à la Comédie française) et poète (plusieurs de ses textes ont été mis en musique), farouche militant pour l’indépendance du Maroc et haut fonctionnaire, consultant auprès de l’ONU et créateur d’une association de psychosociologie (l’ARIP), formateur hors pair et auteur prolifique, compagnon de François Mauriac, d’Emmanuel Mounier ou Max Pagès, infatigable militant pédagogique jusqu’au bout, il aura eu – et, sans aucun doute, continuera à avoir – une influence considérable sur de très nombreux enseignants, formateurs et chercheurs en pédagogie."

Dans 20Minutes, on rend compte d’un livre où Emmanuel Vaillant montre comment les enseignants innovent un peu partout tous les jours. "A rebours de l’idée d’un mammouth immobile, des enseignants innovent chaque année dans leurs classes dans la manière de concevoir leurs cours. Pendant deux ans, il a été à la rencontre de ces profs innovants dans des écoles primaires, des collèges et des lycées. « Pas besoin d’une énième réforme pour changer le système scolaire, des enseignants le font tous les jours sur le terrain », avance-t-il."

Dans son blog, Claude Garcia s’interroge sur les neurosciences si prisées par le ministre. "En conclusion, oui aux neurosciences qui contribuent à nourrir les réflexions pédagogiques et didactiques, mais non aux neurosciences, si elles sont instrumentalisées pour culpabiliser les enseignants, ou leur faire avaler des dégradations de leur métier. Il paraît que le ministre de l’éducation est féru de neurosciences. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne les a pas servies, en laissant croire que les enseignants en contradiction avec elles, pratiqueraient encore la méthode globale pour apprendre à lire."

Rentrée

Dans Le Parisien, les premiers jours d’un professeur des écoles.

"A l ‘école de Tournes, commune proche de Charleville-Mézières (Ardennes), Stéphane Grulet est connu comme le loup blanc : voilà vingt ans qu’il est professeurs des écoles et douze ans qu’il enseigne ici aux CE1, les petits de 7 ans. Il aime autant rire qu’enseigner et son blog satirique fait les beaux jours de la toile."

Dans Le Point on peut lire une enquête sur les écoles Montessori si à la mode que plusieurs ouvrent cette année. "Des dizaines d’écoles ouvrent en cette rentrée, Jean-Michel Blanquer vante son "esprit", la Silicon Valley ne jure que par elle... Enquête sur un phénomène."

Dans Le Figaro, Elisabeth Lévy se réjouit de la nomination de J. M. Blanquer :

"« Blanquer, c’est l’anti-Najat ! Et tant mieux ! » Ses propos ne sont vraiment pas nuancés voire excessifs. "La réforme du collège était une réforme scélérate : pour ne pas vexer les mauvais élèves, on supprimait carrément toutes les filières qui permettaient aux bons de sauver leur tête. Tout cela en nous servant une propagande éhontée. Je l’avoue, parmi tous les destructeurs de l’école républicaine, Najat Vallaud-Belkacem me semble l’une des plus fautives.”

Ces propos ont donc provoqué une réaction assez énervée d’un blogueur.* "Car ce qu’affirme Madame Elisabeth Lévy - prénom et nom chez moi - n’est que le copié-collé de propos entendus chez celles et ceux persuadés qu’il existait une école parfaite, qui n’oubliait personne, qui n’innovait pas, qui ne pratiquait pas la pédagogie - car Madame Lévy est persuadé que les "pédagos" sont une secte malfaisante -, qui faisait redoubler les élèves pour qu’ils progressent et qui autorisait, divine époque, les châtiments corporels."

Claude Lelièvre s’intéresse à la lettre du président envoyée aux enseignants.

"Macron vient d’envoyer une « lettre aux enseignants ». Il y a tout juste dix ans, Sarkozy avait envoyé une « lettre aux éducateurs » (sans précédent pour un président de la République). La comparaison entre les deux ne manque pas de sel. D’autant plus que Blanquer a été DGESCO, presque vice-ministre, durant la dernière partie du ’’quinquennat Sarkozy’’ et qu’il est l’actuel ministre de l’EN."

Numérique

Le numérique c’est parfois effrayant.

Les étudiants de Cambridge pourraient bientôt arrêter de remplir leurs copies à la main

"L’incapacité croissante des étudiants à écrire à la main pousse la prestigieuse université de Cambridge, au Royaume-Uni, à réfléchir à l’idée d’autoriser ses étudiants à remplir leurs copies d’examen par ordinateur plutôt qu’avec un papier et un stylo."

Collège Jolimont :les élèves dont les parents refusent la biométrie mangeraient en dernier

Géraldine Duboz

* Réaction dont l'auteur est votre serviteur...

Christophe Chartreux

Lire la suite

Si j’étais au collège dans le monde... (Vidéo)

11 Septembre 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Prenons de la hauteur en comparant les rentrées scolaires dans quatre pays, le temps d'un petit tour du monde des collégiens.

En Finlande

Je découvrirais les notes à l’entrée en 6ème mais je ne pourrais pas être noté en dessous de 4/10. Je ne pourrais pas redoubler, mais en cas de difficultés, je bénéficierais d’un soutien scolaire assuré par des professeurs spécialisés.

En Corée du Sud

Je ferais mon entrée au collège à 13 ans. Après les cours, je suivrais jusqu’à 23h des cours de soutien privés dans des « hagwons », des instituts privés de cours particuliers intensifs.

En Allemagne

Je serais orienté en fonction de mes résultats dès l’âge de 11 ans. Trois choix s’offrent à moi qui débouchent vers  : l’apprentissage, l’enseignement technique ou vers un baccalauréat équivalent à celui de la France.

En Afghanistan

Je pourrais faire partie des 400 000 enfants qui ne sont pas entrés à l’école depuis la rentrée de mars 2017 à cause de l’instabilité politique du pays.

Bonne rentrée à tous !

Lire la suite

Axelle Red (et Renaud)... Manhattan-Kaboul...

11 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Don Delillo...

11 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Histoire

Coup de coeur... Don Delillo...

Ce n'était plus une rue mais un monde, un espace-temps de pluie de cendres et de presque nuit. Il marchait vers le nord dans les gravats et la boue et des gens le dépassaient en courant, avec des serviettes de toilette contre la figure ou des vestes par-dessus la tête. Ils pressaient des mouchoirs sur leur bouche. Ils avaient des chaussures à la main, une femme avec une chaussure dans chaque main, qui le dépassait en courant. Ils couraient et ils tombaient, pour certains, désorientés et maladroits, avec les débris qui tombaient autour d'eux, et il y avait des gens qui se réfugiaient sous des voitures.

Le grondement était encore dans l'air, le fracas de la chute. Voilà ce qu'était le monde à présent. La fumée et la cendre s'engouffraient dans les rues, explosaient au coin des rues, des ondes sismiques de fumée, avec des ramures de papier, des feuillets standards au bord coupant, qui planaient, qui voltigeaient, des choses d'un autre monde dans le linceul du matin.

(...)

Si nous occupons le centre, c’est parce que vous nous y avez mis. Voilà votre vrai dilemme, dit-il. En dépit de tout, nous sommes toujours l’Amérique, et vous êtes toujours l’Europe. Vous allez voir nos films, vous lisez nos livres, vous écoutez notre musique, vous parlez notre langue. Comment pouvez-vous cesser de penser à nous ? Vous nous voyez et nous entendez tout le temps. Posez-vous la question. Il y a quoi, après l’Amérique ? Martin répondit avec calme, presque sans conviction, comme s’adressant à lui-même. Je ne connais plus cette Amérique-là. Je ne la reconnais pas, dit-il. Il y a un espace vide à l’endroit où était l’Amérique.

Lire la suite

EVENEMENT RENTREE 2017 - Dictionnaire de pédagogie, par Ferdinand Buisson - Préface de Pierre Nora

11 Septembre 2017 , Rédigé par Philippe Meirieu Publié dans #Education, #Pédagogie, #Histoire

EVENEMENT  RENTREE 2017 - Dictionnaire de pédagogie, par Ferdinand Buisson - Préface de Pierre Nora

EVENEMENT

RENTREE 2017

Edition, dans la collections "BOUQUINS" (Robert Laffont) de larges extraits du fameux Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de Ferdinand Buisson en 1882 et qui a accompagné la construction de "l'Ecole de la République"... un texte qui déjoue toutes les illusions rétrospectives et nous interroge encore aujord'hui pour nous aider à penser les questions essentielles de notre éducation et de notre Ecole.

Lire l'avant-propos de Philippe Meirieu

Présentation de l'ouvrage et d'une sélection de quelques articles

Lire l'entretien de Pierre Nora et Philippe Meirieu paru dans L'OBS

Lire la suite

Les Grands Esprits : comédie sur l’école, véritable « documentaire en direct »...

11 Septembre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Cinéma

A l’occasion de la sortie du film "Les Grands Esprits" mercredi, le réalisateur Olivier Ayache-Vidal revient sur ce projet qui est le fruit d’un véritable travail d’immersion. Rencontre avec un cinéaste conquis par la cause enseignante.

“Les Grands Esprits” est une comédie qui raconte l’histoire de François Foucault, enseignant à Henri IV,  muté en banlieue parisienne à la suite d’un malentendu. Rencontre avec son réalisateur, Olivier Ayache-Vidal.

Pouvez-vous nous expliquer l’origine du projet ?

L’idée de faire venir un prof d’un lycée bourgeois en banlieue vient des producteurs. L’idée m’a tout de suite plu,  mais il fallait que je me documente sur le sujet, car je ne connaissais l’école que par mon expérience personnelle. Je suis donc allé dans plusieurs lycées du 93, mais  je ne trouvais pas grand chose à raconter. Des enseignants m’ont alors suggéré de m’intéresser au collège, « là où tout se passe ».

Vous avez donc fait un véritable travail d’immersion ?

Exactement. Je me suis rendu au collège Maurice Thorez, situé au cœur du Clos St Lazare. Il est vrai que c’était un lieu vétuste, au sein d’une cité « chaude ». Là, grâce au principal, j’ai commencé à faire une véritable immersion de 2 ans et demi au sein de l’établissement. Je restais au fond des salles, j’allais aux conseils de discipline, aux réunions pédagogiques… J’ai pratiquement suivi tous les profs et toutes les classes. C’était passionnant, j’avais l’impression de vivre Retour vers le futur (rires). Les élèves ont très vite oublié ma présence, j’ai pu donc voir la réalité.

(...)

Antoine Desprez

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Des garçons aussi bons que les filles en lecture, c’est possible!...

11 Septembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Lecture

Des garçons aussi bons que les filles en lecture, c’est possible!...

Comment mettre fin aux stéréotypes de genre qui pèsent sur les performances scolaires ? Une étude, réalisée par des chercheurs français, vient de mettre à bas l’un d’entre eux. Tout est affaire de présentation.

A l’heure de la rentrée des classes, on entend souvent fleurir des propos comme «les garçons sont moins doués en lecture» ou «les filles sont moins douées en maths». Ces croyances, qu’on appelle des stéréotypes, ont la vie dure. Qu’on y adhère ou non, leurs conséquences sur les performances des élèves sont réelles et démontrées par des études de psychologie sociale.

Les stéréotypes de genre peuvent agir insidieusement sur les performances des filles et des garçons selon le contexte d’apprentissage dans lequel on les place. A l’école, les évaluations sont souvent propices au rappel de ces stéréotypes négatifs qui peuvent interférer avec les performances de l’élève. L’élève doit alors gérer à la fois l’exercice à réaliser et la crainte d’être perçu comme aussi mauvais qu’on le croit. Cela le conduit à partager son attention entre l’exercice et la gestion de son image de soi. Ce partage attentionnel conduit au final à obtenir de moins bons résultats pour les filles en maths et les garçons en lecture. Ce phénomène est appelé «effet de menace du stéréotype».

Depuis une trentaine d’années, de nombreuses recherches ont montré que la menace du stéréotype contribue aux différences de performance en défaveur des filles en mathématiques. Mais aucune n’a été réalisée sur l’effet de menace du stéréotype chez les garçons en lecture. Cela est d’autant plus surprenant que la dernière enquête Pisa (OCDE, 2014) rapporte des écarts de réussite entre filles et garçons trois fois plus grands en lecture qu’en mathématiques et insiste sur des différences biologiques entre les garçons et les filles en lecture. C’est donc dans le but d’offrir une autre vision de l’écart en lecture entre les garçons et les filles qu’une équipe de chercheurs français a décidé d’examiner l’impact de la menace du stéréotype de genre sur la performance en lecture de garçons de 9 ans.

Quatre-vingts élèves de CE2 ont réalisé un test de lecture, qui consiste à repérer, en trois minutes, le plus de noms d’animaux possible parmi d’autres mots. A une moitié des élèves, le test a été présenté comme un test de lecture et à l’autre moitié, comme un jeu. Les résultats obtenus sont saisissants. Les filles réussissent mieux que les garçons lorsque l’exercice est présenté comme un test de lecture. En revanche, lorsque ce même exercice est présenté comme un jeu, les garçons réussissent mieux que les filles. Ces résultats ne valent que pour les élèves qui accordent de l’importance à la lecture.

Autrement dit, seuls les garçons qui accordent de l’importance à la lecture sont menacés par l’évaluation. Dans ce contexte, ils obtiennent de moins bons résultats que les filles alors qu’ils les dépassent lorsque la (même) tâche est présentée comme un jeu.

Que se passe-t-il dans la tête de ces garçons ? Lorsque la lecture, un domaine qu’ils valorisent fortement, est évaluée, ils ne peuvent pas, contrairement à ceux qui accordent moins d’importance à la lecture, se rabattre sur d’autres domaines scolaires pour maintenir une image positive d’eux-mêmes.

Cette étude apporte la première preuve que le stéréotype négatif qui touche les garçons en lecture peut nuire à leur performance, et ce d’autant plus qu’ils accordent de l’importance à la lecture. Ces résultats complètent les conclusions de la dernière enquête Pisa en suggérant que l’écart entre les filles et les garçons en lecture peut refléter la peur que certains d’entre eux ont de confirmer ce stéréotype négatif.

En somme, la manière dont s’expriment les compétences des garçons et des filles dépend en partie du contexte et de l’importance qu’ils accordent aux disciplines. Il est aujourd’hui nécessaire que ce constat trouve un écho dans les salles de classe.

Evidemment, les stéréotypes ne peuvent malheureusement pas s’effacer du jour au lendemain. Mais dans la mesure du possible, tout un chacun (parents, enseignants, psychologues, etc.) doit prendre conscience du poids de ces stéréotypes, et éviter de trop mettre en avant l’identité de genre des élèves en fonction des disciplines scolaires. Par exemple, en proposant aux élèves des modèles de réussite qui vont à l’encontre du stéréotype de genre de manière à le rendre moins menaçant au fil du temps.

Pas plus que la réussite en maths n’est le propre des garçons, la réussite en lecture n’est pas l’apanage des filles.

Par Un collectif d’universitaires Pascal Pansu (université Grenoble-Alpes), Isabelle Régner (université Aix-Marseille) , Sylvain Max (Burgundy School of Business), Pascale Colé (université Aix-Marseille), John B. Nezlek (College of William and Mary Williamsburg, Etats-Unis) et Pascal Huguet (université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand)

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>