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Vivement l'Ecole!

Articles récents

Coup de coeur... Abdellah Taïa...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Je m'appelle Jallal.
Dès notre installation à Hay Salam, ma mère Slima a acheté un poste de télévision. En couleur. C'était rare à l'époque, au milieu des années 80.
Elle faisait son travail. Des hommes. Encore des hommes. Des Blancs. Parfois, mais rarement, des Noirs. Elle avait beaucoup de succès.
Après l'école, dans ma chambre bleue, je regardais la télévision.
Dans sa chambre verte, ma mère bossait dur. Je ne m'ennuyais jamais.
Je faisais le ménage et la cuisine. Ma mère s'occupait du reste.
Les années à Hay Salam, c'était l'âge où tout allait être redéfini. Mon rôle. Le sien. Ce qu'on allait faire à deux, séparés, communiquant à travers le mur qui liait ma chambre à la sienne.
Je ne réveillais jamais ma mère quand elle dormait. Son corps avait un autre rythme que le mien. Vivait d'autres expériences.
Je savais tout.
Je posais parfois une question.
« C'est comme ça, mon fils. Je suis née pour cela. Vivre nue. Ne pas avoir peur d'être nue pour les autres. Je
n'ai pas honte. »
Je ne comprenais pas toujours.
Je regardais la télévision. C'est d'elle que j'ai appris à mieux distinguer les choses, les fils entre les gens. Le mal. Le bien. Les masques.
Les langues. Les illusions"

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Romstorie: mémoire en défense des Roms, diffamés par le film «A bras ouverts»...

8 Avril 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Cinéma

EXTRAIT

Si Chauveron et Clavier ont pu mettre des millions d’euros en jeu, parier sur la déréliction de ces parias, c’est qu’ils étaient certains que personne ne se lèverait pour défendre les Roms. Le scénario du film « A bras ouverts » est infusé de Houellebecq, de Camus*, de Dieudonné, travaillé par la hantise du grand remplacement. Venus de l’Inde, les Bronzés font du camping à Marne-la-Coquette.

Par Jacques Debot, écrivain tsigane  jdebot@orange.fr

On se demande à quoi peut bien servir ce film dont l’intrigue ne consiste qu’à éreinter les Roms pendant une heure et demie. On cherche en vain la finalité de ce scénario décousu, ce bréviaire du mépris, mal joué, mal interprété, et surtout complètement inutile. Plus personne ne défend les Roms. Alors pourquoi les accabler encore ?

Dans les bras de sa mère épuisée dort un bébé tsigane, sous le porche d’une rue de Paris, le sol est gelé, tout le monde s’en fout. Eté comme hiver, on jette les Roms à la rue. Les élus de droite comme de gauche, insensibles à l’immense détresse du peuple rom, notifient sans frémir des avis d’expulsion immédiate qu’entérinent les juges par défaut. La défense n’était pas représentée à l’audience.

Dans nos villes de France, qu’elles soient dirigées par les amis de Le Pen, Fillon, Hamon ou Mélenchon, la couleur politique des maires qui ont parrainé leur chère Marine, leur très cher François, leurs chers Benoit, Jean-Luc et les autres, n’a aucune incidence particulière sur le sort des Tsiganes européens. Partout ils sont poussés, culbutés comme des déchets. Leur cabane, leurs affaires, vêtements, papiers, photos de famille, médicaments, poupées, nounours et cartables, disparaissent, enterrées sous les chenilles du bulldozer. Le tank civil écrase tout, évacue cette merde sous l’œil de centaines de policiers en armes dont on aurait tant besoin ailleurs, mais qu’on a mobilisés pour ça.

Depuis 2010, depuis le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, la répression et le harcèlement se sont exercés avec une telle férocité, les élus des collectivités locales se sont montrés si impitoyables, qu’il est maintenant inutile de continuer à taper sur les Roms, laminés, anéantis. C’est fini, les dernières braises cachées sous la cendre ne réchauffent même plus le souvenir et l’illusion des grands feux communautaires.

Il faut arrêter de fantasmer sur l’extraordinaire résilience et les capacités de résistance hors du commun des Tsiganes qui crèvent dans l’indifférence générale, insultés, menacés quotidiennement sur les réseaux sociaux, sans que les tweets ou les pages Facebook appelant à leur extermination déclenchent la moindre réaction des pouvoirs publics ou des associations dites humanitaires. Ils sont seuls. Il est plus tard que tu n’espères.

Sur les ondes de France inter à la veille de Noël 2015 l’écrivain norvégien Jo Nesbo, invité par Kathleen Evin préconise l’éradication des Tsiganes, ces essaims de sauterelles. Aucune réaction du CSA. Plus récemment, sur les écrans de France 5, Patrick Cohen, qu’on a connu mieux inspiré, se moque ouvertement des Roms, ces envahisseurs. Le ministère de la Culture, autorité de tutelle ne bronche pas, n’entend pas, regarde ailleurs. Mme Audrey Azoulay, Ministre de la Culture, a signé en octobre 2016, il y a moins de six mois, une Charte « Culture - Gens du Voyage et Tsiganes de France ». En même temps, le CNC, Centre National du Cinéma et de l’image animée, placé sous son autorité, accorde les subventions demandées pour le tournage du film « A Bras ouverts »…

Dans ces paysages ravagés, la solitude des Roms n’est pas encore totale. Que les familles existent encore où soient dispersées, l’entraide familiale ou celle du groupe est renforcée, consolidée par l’intervention de particuliers bénévoles, parfois adossés à de très petites associations locales.

Si les Roms sont à ce point de perdition c’est aussi parce que les ONG, les grandes associations humanitaires d’envergure nationale ou internationale ne font strictement rien d’efficace en notre direction, refusant systématiquement de nous consulter, même de dialoguer avec nous.

Il faut mettre en regard les millions d’euros de subventions déployées par l’Europe et l’Etat en faveur de ces grandes associations depuis des années avec l’absence totale de résultats. Les millions servent à salarier les amis et les parents des conseils d’administration, à faire manger des universitaires un peu faiblards en panne de chaire, tous systématiquement non-roms, à éditer un fascicule tous les deux ans, à organiser des parlotes et mettre au point les éléments de langage destinés à faire comprendre aux autorités qu’à défaut d’amélioration quantifiable, grâce au maillage territorial de l’association et l’ouverture de nouvelles antennes, les Roms sont under control. Il conviendrait d’envisager une légère augmentation comprise entre 8 et 12% de la prime à l’échec, sollicitée par la structure pour l’année civile en cours. Je ne parle pas de la Roumanie, je parle de la France.

(...)

Jacques Debot, écrivain tsigane

Le billet complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

* Il s'agit ici évidemment de Renaud Camus, théoricien du "Grand Remplacement"...

Note du webmaster

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Les trois piliers essentiels devant constituer la formation des enseignants...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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Trois piliers essentiels doivent constituer la formation des enseignants tout au long de la vie professionnelle

 

  • Celui concernant les savoirs de référence (dits savoirs « savants » ou académiques)

 

Il s’agit du droit essentiel à une permanente mise à jour de savoirs qui évoluent très rapidement dans tous les domaines ; ainsi que de la réflexion théorique, plus proprement didactique, sur ces savoirs dès qu’ils doivent être enseignés. Universités, grandes Écoles, etc. doivent recevoir aussi comme mission d’offrir aux professeurs des enseignements de qualité, en prise avec les programmes scolaires et de s’ouvrir à des problématiques nouvelles portant sur toutes les grandes questions de sociétés (développement durable ; éducation à la santé ; questions de citoyennetés…) qui sont aujourd’hui inscrites dans les programmes. Si la spécialisation extrême est légitimement l’apanage des travaux universitaires, il n’est pas concevable que des enseignants en soient réduits à de « l’autodidactisme » sur des questions fortes, sociétales… parce que n’intéressant pas les chercheurs spécialistes. Universités et grandes Écoles ont aussi une fonction sociale, et ce d’autant plus, que la disparition des MAFPEN a créé un vide considérable dans la formation continuée des enseignants.

 

  • Celui concernant la pédagogie proprement dite

 

Les ESPE doivent être chargés – parallèlement à leur rôle en formation initiale – de proposer des modules de formation continuée sur toutes les questions touchant à la connaissance de l’élève et des problématiques d’apprentissage (approches psychologique, cognitive, théories de l’apprentissage et du développement, sociologie du curriculum, etc.). L’hétérogénéité des publics, la complexification de certains savoirs imposent de considérer ces apports théoriques comme indispensables, à réactualiser en permanence, et totalement imbriqués aux savoirs eux-mêmes. Le suivi personnalisé des élèves suppose que les enseignants soient outillés pour penser des remédiations efficaces : les difficultés des élèves dans l’acquisition de savoirs fondamentaux ne sont pas imputables à ce qui serait une « mauvaise pédagogie » ; mais, à la nécessité de prendre en compte des profils d’élèves très différents, des manières d’apprendre diverses, des obstacles parfois personnels face à tel ou tel apprentissage. Une formation très pointue sur ces questions (en lien avec des Universités de psychologie, de psycho-sociologie) ; une information large de tous les outils, écoles, méthodes existants déjà (avec des forums ou journées d’études faisant partie du service enseignant) est une priorité à mettre en œuvre rapidement.

 

  • Celui concernant les savoirs professionnels transversaux à toutes les disciplines

 

Tous les cycles d’enseignement sont concernés ; on pourrait même y inclure les enseignants d’Université qui découvrent les difficultés à enseigner face à de jeunes bacheliers. De telles formations/informations doivent prendre en compte la complexité de besoins professionnels couvrant des champs de plus en plus vastes. Ces derniers peuvent être purement personnels (tel enseignant ayant conscience d’un « manque » dans sa pratique et souhaitant se former) ; émaner d’équipes enseignantes (pour assurer efficacement un projet pédagogique d’établissement) ou émerger ponctuellement dans un contexte spécifique (situation de crise particulière ou terrain difficile).

 

Les thématiques sont de plus en plus variées : communication, travail sur la voix, gestion du stress, gestion des conflits, travailler en équipe, gérer des groupes, accompagner des projets, connaître les nouvelles technologies et leurs usages pédagogiques, faire face aux violences scolaires, aider les élèves dans la construction de leur projet professionnel … la liste est sans limite.

 

Chaque enseignant doit pouvoir trouver dans l’Institution des réponses à ses problèmes professionnels qu’il se pose – ce qui n’est pas incompatible avec des démarches personnelles - et que l’Institution lui pose par sa nécessaire adaptation aux demandes du temps.

 

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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Education - La recherche et la documentation pédagogique ne doivent pas être abandonnées...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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Pour une politique d’ouverture vers la recherche et la documentation pédagogique

La recherche pédagogique et didactique souffre en France d’une absence de diffusion et de vulgarisation intelligente. Les revues disciplinaires spécialisées restent le plus souvent confidentielles. La documentation pour la classe est considérée comme incombant aux enseignants qui investissent à titre privé dans du matériel pédagogique (heureusement aidés désormais par les richesses trouvées sur internet ou par des outils de plus en plus performants à condition que ces même performances soient maîtrisées par l'enseignant ET par les élèves). Les revues généralistes « pédagogiques » sont rares et reflet d’un certain militantisme, ce dernier terme n'étant pas un « gros mot », bien au contraire. Ainsi, Les Cahiers Pédagogiques – dont la qualité est unanimement reconnue - sont la revue du CRAP (Cercle de Recherche et d’Action Pédagogique), mouvement pédagogique dans la mouvance du courant de l’Éducation nouvelle, et dont la devise est : changer l’école pour changer la société, changer la société pour changer l’école !

 

L’État et les collectivités territoriales – selon leur niveau de compétence – doivent contribuer désormais et de façon ambitieuse à ce que chaque établissement soit le bénéficiaire d’une large diffusion des outils professionnels nécessaires à un enseignement de qualité (ouvrages, revues, CD, accès à internet et toutes les autres innovations à venir tant ces innovations sont nombreuses). Ce propos peut surprendre tous ceux qui bénéficient déjà d’un environnement professionnel riche. Il faut se méfier de l’effet métropole et de la vision induite par les établissements urbains (voire même centre-ville).

 

À côté de beaucoup d’acteurs qui pourraient trouver ce propos évident, combien y a-t-il de petites communes, d’établissements sans marge de manœuvre financière, qui ne peuvent se permettre d’offrir de telles possibilités à leur personnel, parfois débutant. D’ailleurs, puisque les collectivités territoriales gèrent pour partie l’école (commune), le collège (département) et le lycée (Région) pourquoi ne pas imaginer que l’État finance la diffusion de données professionnelles plus globales ? Pourquoi ne pas imaginer que les sites académiques en ligne, s’ouvrent davantage aux enseignants en permettant des débats, des propositions originales au lieu de rester – avec un bonheur bien inégal – « la » parole institutionnelle descendante de ce qu’il convient de faire en classe ?

 

Christophe Chartreux

 

A noter

 

Texte écrit AVANT 2012. La diffusion des données professionnelles, les échanges entre enseignants, même si beaucoup reste à faire évidemment, ont été facilités sous l'impulsion notable de Najat Vallaud-Belkacem.

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La « méthode de Singapour » à l’école primaire...

7 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

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On parle beaucoup de la « méthode de Singapour » à la suite des récentes évaluations internationales du niveau des élèves en mathématiques. En quoi consiste-t-elle, en quoi permettrait-elle une plus grande réussite de tous les élèves ? Les réponses de Monica Neagoy, docteure en didactique des mathématiques et consultante internationale .

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Sona Jobarteh...

7 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jérôme Peignot...

7 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "jerome peignot de l'ecriture à la typographie"

Accents
« Les accents ne sont-ils pas comme des adieux, les dernières notations musicales de notre alphabet déchiré? C’est par eux, par ces touches sonores qui se posent sur les lignes que nos livres relèvent encore de la musique. Ne serait-ce que par le truchement de ses accents, une écriture bouge, papillonne, bourdonne. Ce tintamarre est celui de l’esprit. L’écriture bourdonne et la page est musicale. Et la ponctuation? Qu’est-elle d’autre, sinon la mise en musique des pages? Toute la littérature se réduit à une affaire de ponctuation. Le point et virgule est la pierre d’achoppement de toutes les plumes. »

Art & écriture
« C’est la pensée qui a donné naissance aux signes et non pas le contraire. C’est aussi, ce qui lui a valu d’être habitée par la main de ceux qui l’ont enrichie de leur sensibilité; enrichie, non seulement en gonflant ses courbes de vie, mais aussi en la nourrissant de l’intérieur. Ainsi peut-on affirmer qu’un lien existe entre le tempérament artistique d’un peuple et son écriture. Elle en est comme la vibration la plus intime. »

Besoin de communication
« On écrit, comme d’ailleurs on lit, par besoin de communiquer. »

Calligraphie
« La présence vivifiante de la main dans le graphisme de la lettre reste le seul moyen de la réveiller de son sommeil séculaire. Seul, le geste de l’écriture permet de rendre aux signes alphabétiques une certaine chaleur humaine, à l’instar de la voix dans l’audition. », Rémy Peignot cité par son frère

Compréhension du monde
« En dépit de ce qui vient d’être dit, loin d’être une analyse phonétique du langage, une écriture est le symbole de la réalité qu’elle entend représenter. Avant d’être une prise de possession du verbe, elle est une prise de possession du monde. Les premières écritures n’ont pas eu seulement pour ambition de traduire des sons, mais de brasser le monde pour le restituer. »

Cursives
« Les cursives sont des fatalités. Elles sont à la typographie ce que l’argot est à une langue. Chancre des alphabets, c’est finalement grâce à elles qu’elles s’enrichissent. »

Humanité
« L’humanité ne serait pas ce qu’elle est si les hommes n’avaient écrit, n’écrivaient pas. L’écriture est la vraie conscience de l’humanité. »

Humanité (bis)
« A travers l’histoire des lettres c’est, finalement, de celle de l’humanité que l’on traite. »

Invasion de la typographie
« L’accumulation, la superposition des formes graphiques auxquelles nous assistons aujourd’hui sont loin d’être sans intérêt. Le Pop en est la preuve qui est comme une réponse donnée par les artistes à l’obsession, à l’agression typographique, même, dont nous sommes les objets. L’utilisation dans l’art de ce qui, apparemment, était le moins utilisable comme, par Lichtenstein par exemple, des trames mécaniques, nous apporte la preuve que l’invasion de la typographie peut être, sinon arrêtée, du moins dominée. »

Lire
« On n’y songe jamais assez: lire est un prodige. Enfin abandonné à cette invite à laquelle nous nous refusions comme, toujours, aux plus grands des transports; de nos yeux qui dévorent les lignes, nous sommes comme un souffle: nous attisons la fournaise des mots. Lire, c’est aussi avancer, basculer d’un mot dans l’autre, bouler sur les lignes, faire la roue. Lire vous gonfle d’une stupeur maîtrisée, du vertige de se retrouver au bout de soi, sauvé. Lire, c’est étouffer, demander grâce, une trêve parce que c’est trop beau. »

Lois du plomb
« Une trop grande liberté obscurcit le ciel typographique. Dès lors que les lois du plomb ne pèsent plus sur les lettres, celles d’entre elles aux hampes et aux hastes accusées ne vont-elles pas gagner l’espace typographique, l’envahir comme une gangrène? »

Naissance
« Écrire c’est naître. »

Nouvelle signification
« Tapé, un poème n’est pas loin de devenir un tableau, un Mondrian qui ne s’avoue pas. »

Mise en page
« Digne de ce nom, un écrivain n’est pas non plus homme à badiner avec les questions de mise en page. Le moment le plus secret, le moins conscient de la création littéraire est donc, non seulement une mise en mots mais, aussi, une véritable mise en page, laquelle fait déjà partie intégrante du mouvement créateur et, déjà, promet le texte à peine né à tout destin typographique qui se confondra avec son avenir. »

Mise en page (bis)
« N’empêche, bien que cela soit paradoxal, pour un lecteur, le chemin le plus court qui le sépare d’un auteur est tout de même celui de l’abstraction. Ainsi ne restera-t-il plus à un auteur qu’à choisir le caractère grâce auquel il sera imprimé. En optant pour un caractère plus que pour un autre, un auteur réduit au minimum le risque qu’il encourt de ne pas être déchiffré. Sans doute, alors, un intermédiaire de plus le séparera-t-il de son lecteur. S’il choisit bien son caractère, la contrepartie de cet inconvénient est que, dans son allure matérielle, son propos y gagnera considérablement en lisibilité. La plus belle des écritures ne vaudra jamais le plus beau des bas de casse dont, sournois, le travail sur nos esprits est indéniablement plus efficace. »

Secrets
« Les caractères ne révèlent leurs secrets et partant, leurs beautés qu’à ceux qui les regardent attentivement. »

Son dernier livre

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L'école de Jean-Luc Mélenchon? Celle des réactionnaires...

7 Avril 2017 , Rédigé par Alternatives Economiques Publié dans #Education, #Politique, #Melenchon

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Jean-Luc Mélenchon et son projet "pour" l'Ecole?

- le candidat insoumis dénonce « l’idéologie du socle commun » qui « défait » « le lien aux savoirs »;

- au nom de « l’école de l’égalité » le candidat affirme qu’il abrogera « les contre-réformes du lycée et du collège mais aussi le décret Peillon sur les rythmes scolaires »;

- il rétablit le redoublement conçu comme « un droit à favoriser »;

- il s’engage à « garantir le principe de la liberté pédagogique » et à « mettre fin à l’évaluation par compétences »;

- Il  réaffirme la volonté de « replacer les disciplines au cœur des apprentissages ».

Extrait de l'analyse réalisée par Philippe Watrelot et à retrouver dans son intégralité ci-dessous

L'école soumise au passé, à ce passé quand échouaient des milliers d'élèves,  laissés sur le bord du chemin.

Ces milliers d'élèves appartenant à des familles que Jean-Luc Mélenchon affirme vouloir défendre.

L'insoumission de Jean-Luc Mélenchon se fracasse au mur des pires solutions qu'un Jean-Paul Brighelli, réactionnaire notoire, ou qu'un Alain Finkielkraut pourraient avoir proposées.

Quel dommage que le sujet Education, qui a occupé un temps fou - et pas pour les bonnes raisons la plupart du temps - pendant ce quinquennat n'ait pas trouvé plus de place dans les débats entre les candidats.

Jean-Luc Mélenchon n'a quasiment jamais été interrogé sur son programme "Education". C'est pourtant un projet rétrograde et dangereux.

Mais il séduit la cohorte d'enseignants qui ont tellement caricaturé la réforme qu'ils ont fini par croire à leurs propres mensonges.

Encore un effort Jean-Luc Mélenchon et vous alignerez votre projet sur François Fillon, voire pire!

Pour information, les "disciplines" n'ont JAMAIS été déplacées du coeur des apprentissages!

Christophe Chartreux

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Le vote, première forme de participation à la vie publique des jeunes...

7 Avril 2017 , Rédigé par Injep Publié dans #Education, #Politique

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L’élection présidentielle demeure un moment de la vie démocratique important auquel les jeunes continuent de vouloir participer, même si d’autres formes sont aussi plébiscitées. Cette tendance déjà démontrée dans les travaux de l’INJEP se confirme pour 2017.

Près de trois quarts de l’ensemble des jeunes de moins de 30 ans (72 %) confirment leur intention de vote au premier tour de l’élection présidentielle (cf. graphique 1). Toutefois, 1 jeune sur 10 déclare ne pas être inscrit sur les listes électorales. Pour l’ensemble des jeunes, le vote apparaît également comme la première forme de participation pour contribuer à ce que les choses changent, pour presque 30 % des jeunes (contre 40 % pour l’ensemble de la population) alors que l’adhésion à un parti politique reste une forme très marginale (3 %) (cf. graphique 2). Les premières causes de l’abstention sont d’abord idéologiques : absence d’adhésion à un candidat (23 %), aucun effet attendu de l’élection sur la vie quotidienne (20 %), mécontentement à l’égard des partis politiques (12 %)

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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A Lire... Sabine Melchior-Bonnet Les Grands Hommes et leur mère. Louis XIV, Napoléon, Staline et les autres...

7 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Culture, #Art

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Le destin d’un grand homme se dessine-t-il dès l’enfance ? Sabine Melchior-Bonnet, spécialiste d’histoire moderne et contemporaine, montre dans son livre que derrière tout héros, qu’il soit grandiose ou maudit, il y a… une mère. Au terme de narrations passionnantes et très nuancées, l’auteure conclut (à propos de la mère de Martin Luther King) : «C’est le sort de beaucoup de mères de grands hommes que de rester dans l’obscurité.» D’une plume extrêmement alerte, elle nous fait vivre - comme autant de petites nouvelles, les relations entre d’illustres rejetons (Louis XIV, Napoléon, Staline ou Hitler) que tout le monde croit connaître, et leurs mères, personnages secondaires dont - à quelques exceptions près, comme Agrippine, mère de Néron, ou encore la mère de Sartre - pas grand monde n’a entendu parler.

Emprise. Ce n’est pas pour rien que ce livre est celui d’une historienne. C’est bien plus qu’une succession d’histoires que nous découvrons : l’étude de l’expression du sentiment maternel au fil des siècles en Occident. Le cordon ombilical, intime et fondateur, parfois si difficile à rompre, a-t-il une histoire ? «Appartenant au domaine de la vie privée, il n’a eu pendant longtemps que bien peu de visibilité, annexé aux préoccupations domestiques et matérielles - nourrir, soigner, éduquer -, défini par les devoirs sociaux et encadré par des liens plus larges de lignage et de parenté.» Et pourtant il est bel et bien inscrit dans un système de représentations des relations entre mères et fils, qui se décline de manière à la fois prescrite et variée au fil des siècles : la mère de Louis XIII n’aimait pas son fils comme l’a fait la mère de Churchill ! Freud fut lui-même très discret sur son attachement à sa mère, Amalia, passant sous silence toute trace d’agressivité vis-à-vis de cette femme volontaire que ses proches décrivaient comme une personnalité tyrannique. Coïncidence ou influence, à la même époque, écrit Sabine Melchior-Bonnet, la littérature s’est employée à démythifier l’amour filial et l’emprise des mères, ces effrayantes «syllabes dans lesquelles se cachent les puissantes déesses qui échappent au temps et au lieu»,selon André Breton.

Bien avant le complexe d’Œdipe, les histoires singulières proposées dans ce livre interrogent les enjeux de l’amour maternel «parcours ouverts, choisis à plusieurs époques […] depuis la captivité du fils incapable de se délivrer du lien, jusqu’à l’affrontement et la révolte, en passant par le détachement et l’indifférence». L’auteure se passionne évidemment davantage pour le XVIIIe siècle que pour le XXe. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des vues très clairvoyantes sur la famille du XXIe siècle, organisée selon des formes inédites où la tendresse, l’attention et l’autorité ne sont l’apanage ni d’un père ni d’une mère ; et où la reconnaissance des familles homoparentales a rendu caducs bien des tabous.

Obstination. On dévorera d’une traite les chapitres qui relatent les relations parfois tragiques entre les rois de France et leurs mères : de Louis XIII «Ou comment se débarrasser d’une mère sans la tuer ?» , à Marie-Antoinette («La louve et son louveteau») en passant par Anne d’Autriche et Louis XIV «Ou comment marier "le plus grand et le plus aimable roi du monde"». Les chapitres sur Staline et Hitler sont un peu laconiques, mais l’auteure signale que ces deux dictateurs ont ceci de commun qu’ils ont cherché l’un et l’autre avec méthode et obstination à faire disparaître toutes les informations concernant leur jeunesse. Le chapitre sur Churchill et sa mère («Un ver luisant et une étoile filante») est drôle et instructif ; et combien émouvant celui sur Alberta et Martin Luther King, «Une héroïne silencieuse et son fils».

Que restera-t-il au XXIe siècle du fameux complexe d’Œdipe : «Un père anatomique sera-t-il une mère psychique ?» se demande l’auteure, qui cite ces lignes d’une analyste dans un numéro de la revue Penser/Rêver (2013), consacré à ce thème. Un livre qui fera date.

Geneviève Delaisi de Parseval

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