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Vivement l'Ecole!

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Projet "Education" Manuel Valls... Etat des lieux et propositions...

15 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Valls

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BÂTIR UNE NATION
ÉDUCATIVE ET CULTURELLE :
DONNER À CHACUN LES MOYENS
DE SE FAÇONNER UN AVENIR À LA
HAUTEUR DE SES RÊVES

L'essentiel:

ETAT DES LIEUX

- Les dix années de gouvernement de la droite ont laissé l’école  exsangue:

suppression  de  60  000  postes,  fermetures de classes, suppression de la formation initiale des enseignants, échec de la lutte contre le décrochage scolaire,  aggravation  des  inégalités  scolaires,  relative  stagnation du budget des universités.

- Depuis  2015,  l’Éducation  nationale  est  à  nouveau  le premier poste budgétaire de la Nation. Sur l’ensemble du quinquennat, le budget de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aura augmenté de 9 milliards. Cet effort budgétaire sans précédent nous a permis d’engager des réformes de fond qui porteront pleinement leurs fruits à moyen et long terme. C’est sur l’école maternelle, l’école primaire et le collège que nous avons porté l’essentiel de nos efforts, car tout se joue dès les premières années de scolarité.

- La réforme du collège que nous avons mise en place vise à donner à tous les mêmes chances d’accéder à l’excellence. En offrant à tous les collégiens une seconde langue vivante dès la 5ème, en permettant le travail en petits groupes, en laissant plus d’autonomie aux équipes, en donnant à tous les élèves des temps d’accompagnement personnalisé, le collège devra mieux enseigner les savoirs fondamentaux, former à d’autres compétences et avoir un fonctionnement quotidien assoupli pour s’adapter à la diversité des besoins des élèves.

... rien n’aurait pu se faire sans les enseignants. Nous savons que ce sont eux qui font vivre l’école, ce sont eux qui transmettent les savoirs, les compétences, qui guident nos enfants pour en faire des citoyens

- C’est parce que nous savons le rôle essentiel joué par les professeurs que nous avons aussi revalorisé leur salaire et leur carrière.

- Et  pourtant,  malgré  les  réformes  profondes  engagées  depuis  cinq  ans,  l’école  ne parvient  toujours  pas  assez  à  enrayer  la  reproduction  des  inégalités.  Là  plus  qu’ailleurs, la résignation n’est pas une option. Il nous faudra donc aller plus loin.

VERS L'ACTE II DE LA REFONDATION - PROPOSITIONS

- Aujourd’hui, 20%  des  enfants  de  moins  de  trois  ans sont  scolarisés  dans  les  réseaux  d’éducation  prioritaires,  mais  cela  ne suffit  pas.  Il  faut  aller  plus  loin  et  atteindre  l’objectif  de  50%,  car  on sait  que  la  scolarisation précoce  favorise  la réussite scolaire des enfants dont les familles sont éloignées de l’école.

- l’école doit tirer tout le monde vers le haut. Nous mettrons  tout  en  œuvre  pour  plus  que  l’école  donne  les  mêmes  chances  de  réussite  à  tous.

- ce  sont les acteurs du territoire, les élus, les familles, l’Éducation  nationale  en  partenariat  avec  les établissements  privés,  qui  doivent  trouver,  ensemble,  les  moyens  pour lutter contre cette ségrégation sociale qui gangrène notre école

- Après avoir recréé des postes, il est temps de revaloriser le  statut des  professeurs.  Cela  passera  par  une  reconnaissance plus grande, y compris en termes de rémunération,  de  l’engagement  et des  efforts  des  enseignants  pour améliorer les performances de leurs élèves.

- Il faut, aussi, leur redonner plus de liberté d’initiative pédagogique  pour s’adapter  à  leurs  classes, avec  des  inspecteurs qui doivent être de plus en plus des formateurs, des passeurs et des facilitateurs.

- Il est donc essentiel de mieux soutenir les enseignants, notamment quand ils commencent dans leur métier, pour conforter  leur  autorité  individuelle  et  collective  dans  l’école.

Cela passera également par une formation continue qui en mérite enfin le nom : elle prendra la forme d’un stage obligatoire, chaque année, à raison d’une journée par trimestre et, tous les trois ou cinq ans d’une semaine de remise à niveau permettant à chaque enseignant de tirer  parti    des  nouveautés,  des  acquis,  des  résultats  de  la  recherche,  des  difficultés  comme  des échecs. Les  séjours de professeurs  à l’étranger, notamment en Europe, seront également soutenus et développés.

- Nous  devrons consacrer  1  milliard  d’euros  par  an  à  nos  universités.  Car,  pour construire  des  réponses à la hauteur, il faut des moyens et de la visibilité

- Mais cette Nation éducative que je souhaite porter, c’est aussi celle de la formation tout au long de la vie

- ... il  y  a  dans  la  société  française  un  gisement  inexploité  de volonté  de  transmettre  et  d’envie  d’apprendre. Il y a chez les Français une envie de transmettre, des compétences, des expériences ; il y a, aussi, un désir d’apprendre, de comprendre et de maitriser le monde dans lequel nous vivons. Mon projet, c’est de permettre enfin la valorisation sociale  de  la transmission  des  connaissances  et  des  savoirs.

- C’est cela la Nation éducative : faire le pari de l’intelligence collective. Former toujours mieux la Nation. Je  mesure  que  cette  ambition  peut  paraître utopique.  Mais  je  crois  aux  utopies  concrètes.  Je  crois  que  nous devons  avoir  l’audace  nécessaire  pour  relever  certains  défis, comme ceux qui avant nous ont inventé la Sécurité  sociale ou le RMI

- Je propose un droit à la mobilité en Europe pour tous les jeunes :étudiants, apprentis, demandeurs d’emploi.

Je propose également pour les plus démunis de pérenniser  l’initiative  pour  l’emploi  des  jeunes,  dont  ont  déjà  bénéficié 180 000 jeunes en France.

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Le texte complet est ci-dessous

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Projet "Education" Manuel Valls 2017... Texte complet

15 Janvier 2017 , Rédigé par Manuel Valls Publié dans #Education, #Politique

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BÂTIR UNE NATION
ÉDUCATIVE ET CULTURELLE :
DONNER À CHACUN LES MOYENS
DE SE FAÇONNER UN AVENIR À LA
HAUTEUR DE SES RÊVES

Vers une Nation éducative

On  sait  que  tout  commence  à  l’école.  Les  premières années  de  scolarisation  pèsent  sur  les  destins  de  nos  enfants. Un mauvais départ, et ils se retrouvent sur les mauvais  rails,  les  portes  se  referment,  les  horizons  se  rétrécissent.

Les dix années de gouvernement de la droite ont laissé l’école  exsangue:

suppression  de  60  000  postes,  fermetures de classes, suppression de la formation initiale des enseignants, échec de la lutte contre le décrochage scolaire,  aggravation  des  inégalités  scolaires,  relative  stagnation du budget des universités.

L’Acte  I  de  la  refondation  de  l’école,  engagé  dès  mai  2012, a permis d’affirmer que l’éducation était le premier projet, le premier budget, la priorité fondamentale de la gauche au pouvoir.

Car traiter de l’éducation, c’est s’occuper de la jeunesse, c’est-à-dire de l’avenir de la Nation.

Depuis  2015,  l’Éducation  nationale  est  à  nouveau  le premier poste budgétaire de la Nation. Sur l’ensemble du quinquennat, le budget de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aura augmenté de 9 milliards. Cet effort budgétaire sans précédent nous a permis d’engager des réformes de fond qui porteront pleinement leurs fruits à moyen et long terme. C’est sur l’école maternelle, l’école primaire et le collège que nous avons porté l’essentiel de nos efforts, car tout se joue dès les premières années de scolarité.

Nous avons tout d’abord concentré nos efforts sur l’enseignement maternel et primaire. D’abord en relançant la scolarisation des enfants de moins de trois ans, qui avait subi les coupes budgétaires aveugles de la droite et avait été divisée par trois entre 2001 et 2012, passant de 35% à 11%.

Pour corriger l’impact des inégalités sociales et territoriales sur la réussite scolaire, nous avons refondé notre politique d’éducation prioritaire pour donner davantage à ceux qui en ont le plus besoin.

La réforme du collège que nous avons mise en place vise à donner à tous les mêmes chances d’accéder à l’excellence. En offrant à tous les collégiens une seconde langue vivante dès la 5ème, en permettant le travail en petits groupes, en laissant plus d’autonomie aux équipes, en donnant à tous les élèves des temps d’accompagnement personnalisé, le collège devra mieux enseigner les savoirs fondamentaux, former à d’autres compétences et avoir un fonctionnement quotidien assoupli pour s’adapter à la diversité des besoins des élèves. Le travail accompli depuis 2012 est colossal et je veux rendre hommage aux enseignants, à toute la communauté éducative, aux familles pour s’être engagés avec conviction et détermination sur ces chantiers pour la réussite de nos enfants. Car rien n’aurait pu se faire sans les enseignants. Nous savons que ce sont eux qui font vivre l’école, ce sont eux qui transmettent les savoirs, les compétences, qui guident nos enfants pour en faire des citoyens. C’est la raison pour laquelle nous avons remis en place une formation de qualité pour les enseignants, forte des apports universitaires et solidement ancrée dans la pratique de terrain. C’est parce que nous savons le rôle essentiel joué par les professeurs que nous avons aussi revalorisé leur salaire et leur carrière.

Après les terribles attentats qui ont visé le cœur de notre société, la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République a rappelé une autre de leurs missions essentielles : transmettre les valeurs que nous avons en partage.  La  laïcité,  la  tolérance,  le  respect  de  soi  et  des  autres, la liberté d’expression, l’émancipation, l’esprit critique qui s’opposeront toujours à l’obscurantisme et aux replis  identitaires.  Ces  valeurs  qui  ont  été  attaquées,  et  qui le seront encore, mais qui font que quelles que soient notre couleur de peau, nos origines, nos croyances, nous sommes avant tout des Français.

Et  pourtant,  malgré  les  réformes  profondes  engagées  depuis  cinq  ans,  l’école  ne parvient  toujours  pas  assez  à  enrayer  la  reproduction  des  inégalités.  Là  plus  qu’ailleurs, la résignation n’est pas une option. Il nous faudra donc aller plus loin pour redonner des choix, mettre chacun à égalité de chances face à son destin.

C’est  donc  l’Acte  II  de  la  refondation  que  je  propose  d’engager.

Lutter contre les inégalités commence dès le plus jeune âge. La socialisation et la scolarisation des jeunes enfants sont des priorités. Nous devons y répondre, notamment par la création d’un véritable service public d’accueil de la petite enfance et par la poursuite des efforts de scolarisation des enfants de moins de trois ans. Aujourd’hui, 20%  des  enfants  de  moins  de  trois  ans sont  scolarisés  dans  les  réseaux  d’éducation  prioritaires,  mais  cela  ne suffit  pas.  Il  faut  aller  plus  loin  et  atteindre  l’objectif  de  50%,  car  on sait  que  la  scolarisation précoce  favorise  la réussite scolaire des enfants dont les familles sont éloignées de l’école.

Pour renouer avec la promesse républicaine, notre école, l’une  des  plus  inégalitaires  des  pays  de  l’OCDE,  où  le  poids des déterminismes sociaux est plus fort qu’ailleurs, doit  devenir  une  école  exigeante  mais  plus  juste,  une   école plus inclusive, une école qui accompagne tous les enfants  vers  la  réussite  quelles  que  soient  ses  origines sociales.  Une  école  qui  ne  soit  pas  celle  de  l’entre  soi. 

Trop d’écoles concentrent les difficultés alors que d’autres accumulent  les  atouts.  Il  ne  peut  plus  y  avoir  d’école  à  deux vitesses, l’école doit tirer tout le monde vers le haut. Nous mettrons  tout  en  œuvre  pour  plus  que  l’école  donne  les  mêmes  chances  de  réussite  à  tous.

Il  serait  vain  de  croire  qu’il  suffit  d’imposer  la  mixité  sociale  d’en  haut  pour  voir disparaitre  le  problème.  Non,  ce  sont les acteurs du territoire, les élus, les familles, l’Éducation  nationale  en  partenariat  avec  les établissements  privés,  qui  doivent  trouver,  ensemble,  les  moyens  pour lutter contre cette ségrégation sociale qui gangrène notre école. Nous avons donc engagé une série d’expérimentations dans plusieurs départements, en lien étroit avec les élus et les familles, pour plus de mixité sociale dans les collèges. Après avoir recréé des postes, il est temps de revaloriser le  statut des  professeurs.  Cela  passera  par  une  reconnaissance plus grande, y compris en termes de rémunération,  de  l’engagement  et des  efforts  des  enseignants  pour améliorer les performances de leurs élèves.

Il faut, aussi, leur redonner plus de liberté d’initiative pédagogique  pour s’adapter  à  leurs  classes, avec  des  inspecteurs qui doivent être de plus en plus des formateurs, des passeurs et des facilitateurs. Nous  devons conforter  les  centaines  de  milliers  de  femmes  et  d’hommes  qui,  chaque jour,  avec  passion,  contribuent à donner un plus bel avenir à nos enfants. Il est donc essentiel de mieux soutenir les enseignants, notamment quand ils commencent dans leur métier, pour conforter  leur  autorité  individuelle  et  collective  dans  l’école.

Cela passera également par une formation continue qui en mérite enfin le nom : elle prendra la forme d’un stage obligatoire, chaque année, à raison d’une journée par trimestre et, tous les trois ou cinq ans d’une semaine de remise à niveau permettant à chaque enseignant de tirer  parti    des  nouveautés,  des  acquis,  des  résultats  de  la  recherche,  des  difficultés  comme  des échecs. Les  séjours de professeurs  à l’étranger, notamment en Europe, seront également soutenus et développés.

Dans la mondialisation, notre seule chance de défendre notre  rang,  de  garder  notre  place  parmi  les  grandes nations,  c’est  de  toujours  mieux  former  les  Français. C’est  évidemment  le  rôle  de  l’enseignement  supérieur.

C’est  aujourd’hui  un  réel  avantage  comparatif  entre  les  nations. C’est ainsi que de nouvelles grandes puissances émergent. Nous  devrons consacrer  1  milliard  d’euros  par  an  à  nos  universités.  Car,  pour construire  des  réponses à la hauteur, il faut des moyens et de la visibilité. L’université et la recherche françaises se sont profondément transformées au cours des dernières années, il faut accompagner ces évolutions et appuyer les initiatives sur tout le territoire.

Mais cette Nation éducative que je souhaite porter, c’est aussi celle de la formation tout au long de la vie. C’est celle  qui  permet  à    chacun  d’accéder  à  des  connaissances  théoriques  et  pratiques,  à  des  savoir-faire,  aux  différentes étapes de son parcours professionnel et personnel, dans un monde qui évolue de plus en plus vite.

Je  crois,  qu’il  y  a  dans  la  société  française  un  gisement  inexploité  de volonté  de  transmettre  et  d’envie  d’apprendre. Il y a chez les Français une envie de transmettre, des compétences, des expériences ; il y a, aussi, un désir d’apprendre, de comprendre et de maitriser le monde dans lequel nous vivons. Mon projet, c’est de permettre enfin la valorisation sociale  de  la transmission  des  connaissances  et  des  savoirs.  C’est  possible notamment  en  s’appuyant  sur  ce  que nous avons fait d’ores et déjà avec le compte personnel d’activité.

À l’heure du numérique, c’est un chantier qui ne relève plus de l’utopie. Ce chantier est une nouvelle forme de solidarité à inventer.

Pas une solidarité faite uniquement pour réparer ; une solidarité qui part du principe, assez simple mais de plus en  plus  oublié,  que  l’on  est  plus  forts  ensemble.  C’est  cela l’essence même de notre aventure collective.

C’est cela la Nation éducative : faire le pari de l’intelligence collective. Former toujours mieux la Nation. Je  mesure  que  cette  ambition  peut  paraître utopique.  Mais  je  crois  aux  utopies  concrètes.  Je  crois  que  nous devons  avoir  l’audace  nécessaire  pour  relever  certains  défis, comme ceux qui avant nous ont inventé la Sécurité  sociale ou le RMI.

Une société de l’éducation, c’est une société qui donnera à  chacun  de  nos  enfants  les  moyens  de  se  hisser  à  la  hauteur de leurs rêves, de vouloir aller plus loin, de s’ouvrir au monde. Je souhaite que nous donnions à chaque jeune, au cours de sa scolarité, le droit de voyager, de partir  à  la  découverte  de  la  France.

La  citoyenneté,  le  sentiment  d’appartenir  à  la  communauté  nationale,  se construit  aussi  par  la  découverte  de  la  diversité  de  nos     régions,  de notre  culture,  de  notre  patrimoine,  de  nos  paysages. Je veux ainsi lutter contre le sentiment d’enfermement,  de  relégation  qui  conduit  tant  de jeunes  à  la  résignation. Leur montrer que tout est possible. Ouvrir  des horizons  à  notre  jeunesse,  lui  permettre  de  se  confronter  à  la  diversité des  cultures,  c’est  aussi  lui  permettre de se sentir pleinement chez elle en Europe.

Je propose donc un droit à la mobilité en Europe pour tous les jeunes :étudiants, apprentis, demandeurs d’emploi.

Je propose également pour les plus démunis de pérenniser  l’initiative  pour  l’emploi  des  jeunes,  dont  ont  déjà  bénéficié 180 000 jeunes en France.

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Ci-dessous le projet complet

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Zaz...

14 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Michel Braudeau...

14 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

 

En venant habiter place des Vosges, le premier visage que je reconnus fut le sien, en bas de chez nous, à la terrasse de Ma Bourgogne. Nous étions voisins, séparés par le musée Carnavalet, et quelques semaines plus tard je devins un des habitués de la rue Payenne, où il occupait tout un étage de l’hôtel de Châtillon. D’un bout à l’autre, le sol de son appartement était recouvert d’une mosaïque gris et blanc représentant des vagues et des animaux marins, qu’un artiste italien avait dessinée et posée. Un tel luxe n’était pas encore si répandu dans ces années-là chez les gens de gauche et passait pour une extravagance qu’autorisait la fortune de sa femme. Celle-ci, grande et mince comme une flèche gothique du Dôme de Milan, descendait d’une famille d’industriels milanais sans vouloir lui appartenir. Elle avait l’assurance de sa classe, sa culture austère, sans en aimer la société. Jean-Edern, fils de général, héritier d’un manoir délabré dans le Finistère, était le parti idéal qu’elle pouvait renflouer en quittant l’Italie et dont le caractère peu conformiste était assez inconvenant pour elle. Étaient-ils pour autant de gauche ? L’Idiot international rassemblait provisoirement des plumes de tous bords, de bons esprits égarés et la pire canaille rouge-brun. Des universitaires en congé pour maoïsme sévère, des révoltés mercenaires, des artistes déboussolés et de petits casseurs. Un jour qu’il leur devait leur paie, Jean-Edern avait dû en regarder par la fenêtre de son salon une poignée venue démolir sans vergogne sa belle voiture de sport stationnée dans la cour. Sans intervenir. C’était le revers contrariant de certaines mauvaises fréquentations qui l’excitaient. Pour ma part, une fois mon dossier anti-psychiatrique publié, je ne contribuai plus d’une seule ligne au journal, tout en restant un familier de la rue Payenne.

On a beaucoup médit de Jean-Edern et sans doute pas assez, en oubliant les nombreux moments où il était d’un culot méritoire ou d’un comique involontaire, quand il faisait machinalement son propre éloge en titubant de whisky, recoiffant du bout des doigts son reflet et dans une fenêtre sur la nuit (« Eh bien quoi ? Pourquoi tu ris ? Tu connais mon côté homme de la Renaissance, non... »), avec une sorte d’ingénuité outrée qui me désarmait. Je savais par beaucoup de ses anciens amis qu’il abritait une zone d’ombre redoutable et que certains épisodes de sa vie d’homme de lettres n’étaient pas glorieux, mais ces braves gens avaient-ils eux-mêmes de l’honnêteté à revendre ? Ce n’était pas la règle du jeu. Jean-Edern était plus voyant, crevait l’écran par son personnage. Il était plus drôle que tous ces habiles intelligents et je voulais m’en tenir là, dans un premier temps.

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Sortir... Un week-end pour découvrir le site historique rénové de la Bibliothèque nationale de France, à Paris...

14 Janvier 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Art

Le site historique de la Bibliothèque nationale de France à Paris  ouvre ses portes au public pendant tout le week-end. Visite guidée au  coeur du site Richelieu rénové avec franceinfo

Le site historique de la Bibliothèque nationale de France, situé 58 rue de Richelieu dans le 2e arrondissement de Paris, ouvre gratuitement ses portes au grand public samedi 14 et dimanche 15 janvier.

Après six ans de travaux, une partie des espaces sont de nouveau accessibles aux chercheurs et aux étudiants depuis le mois de décembre.  Trois institutions cohabitent désormais  sur le site renommé "Richelieu, bibliothèques, musée, galeries" : la BNF, l’Ecole nationale des Chartes et l’Institut national de l’histoire de l’art installé dans la majestueuse salle Labrouste. "Quand je suis rentré pour la première fois j’étais bouleversé. Il n’y a pas d’autre endroit comme ça a Paris", témoigne Wilson, totalement conquis. "Quand je viens ici je suis d’autant plus stimulé que j’ai l’impression que je travaille avec les fantômes de ces grands écrivains et de ces grands intellectuels qui sont venus pour travailler dans les même espaces", poursuit l'Américain installé dans la capitale. Parmi ces grands noms du patrimoine culturel français, Sartre ou encore Simone de Beauvoir.

Suite et fin ci-dessous

Que de beaux souvenirs!...

Christophe Chartreux

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Au collège, la musique suit son cours

14 Janvier 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Musique

musiquealavoisier.over-blog.fr

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Si l’apprentissage  musical reste limité à une heure par semaine et s’arrête en 3e, la flûte   à bec a été abandonnée et les programmes ont évolué.

«Tu connais des gens qui sont devenus fans de flûte en sortant des cours de Mme Roland ?» Cette question est vieille comme nos souvenirs de cours de musique au collège, mais n’a plus nécessairement lieu d’être. La flûte à bec, que l’Education nationale a tenté d’inculquer (en vain généralement) à des générations de petites têtes blondes et brunes, ne fait plus partie du programme. Mais, si son apprentissage souvent caricaturé n’est plus d’actualité, comment enseigne-t-on la musique à l’école aujourd’hui ?

Une heure par semaine, pas plus, pas moins, du CP (où l’on chante des comptines en chœur) à la 3e (la dernière année de pratique), voila le temps dévolu à cet apprentissage. Une heure consacrée au chant et à la connaissance (cette année scolaire, les 5es étudient notamment la musique latino), sans réellement toucher le moindre instrument. Il n’en fut pas toujours ainsi. Formellement supprimée en 2008, la flûte à bec a fait son entrée au sein du programme officiel en 1985. Dans les faits, elle s’est installée petit à petit dans les salles de classe à partir des années 60. A l’époque, l’apprentissage musical reposait sur des professeurs titulaires d’autres matières, ne voyant souvent dans ces cours qu’un complément de revenu (ce qui explique en partie la mauvaise réputation de cet enseignement). Durant les années 60 et 70, l’approche pédagogique est devenue plus active (tant de la part des profs que des élèves), on se tourna alors vers cet instrument à la portée du plus grand nombre et facilement transportable. Mais cauchemardesque pour les parents. Son souvenir est encore vivace dans l’esprit de musiciens, comme Jean-Noël Scherrer, la petite vingtaine, du groupe rock Last Train : «Je me souviens d’un fossé entre les élèves avec un minimum de sensibilité musicale et ceux qui s’en fichaient royalement. Personne ne progressait, car personne ne travaillait sa flûte à la maison, ce qui est plutôt compréhensible.» Tim Dup, chanteur de 22 ans dont le premier EP, Vers les ourses polaires, est disponible depuis l’été, se rappelle que «malheureusement l’important n’était pas l’émotion donnée» : «Tant qu’on jouait la partition correctement, le professeur était satisfait.»

«Trouvères et troubadours»

La flûte au placard, les collégiens et leurs professeurs sont désormais soumis à un autre programme. Plutôt flou, si l’on s’en tient au site de l’Education nationale qui parle de «découverte et développement des deux grands champs de compétences qui structurent l’ensemble du parcours de formation : la perception et la production». Concrètement ? «Un tiers d’écoute, un tiers de chant, et un tiers partagé entre histoire de l’art, évaluations et autres, détaille Thérèse Joutel, professeure de musique dans un établissement privé de Normandie. En 5e, par exemple, nous travaillons sur le Moyen Age, qui est étudié aussi en histoire-géographie et en français. Nous allons donc écouter des enregistrements de chansons traditionnelles, parler trouvères, troubadours, enrichir le vocabulaire, affiner l’oreille.» Celle de la génération d’Hortense, collégienne de 14 ans qui vit à Nancy. Et qui rit de nos souvenirs de flûte en avouant aimer ces cours où l’«on montre parfois des documentaires sur Mozart ou Beethoven». «Mais où surtout on écoute beaucoup, par exemple un morceau pour ensuite nommer les instruments présents, dans leur ordre d’apparition. On ne touche jamais d’instrument malheureusement, même si les élèves qui pratiquent la guitare ont le droit de venir avec pour nous accompagner quand on chante.» Mais chanter quoi ? Du Rihanna ? Du Gradur ? «Aznavour ou le Chant des partisans. Nous passons par groupe de quatre, chacun notre tour.»

(...)

Nico Prat

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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Une Phrase... Un Jour... Mérite... (+ video)

14 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Citation, #Merite

«  Le mérite est une fiction. On sait que ça ne fonctionne pas. Dans la pratique, certains disposent d’avantages. En soi, le mérite est d’ailleurs une notion discutable (est-ce un mérite que d’aimer les maths ?), d’une cruauté sans nom, parce qu’il fait porter aux individus la responsabilité de situations qu’ils ne contrôlent pas entièrement. La victime du système n’est pas habilitée à le critiquer, puisqu’elle a “échoué”.  »

François Dubet, «  Qu’est-ce que récompense le mérite scolaire ?  », Alternatives économiques, n° 228, septembre 2004.

Cette réflexion de François Dubet est extraite de l'excellent article signé Marie Duru-Bellat,  Professeur émérite à Sciences po et chercheuse à l’IREDU à retrouver ci-dessous:

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Des femmes et des hommes...

13 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Egalité, #Femme

Des femmes et des hommes...

Samedi le film DES FEMMES ET DES HOMMES sera diffusé dans sa version intégrale (ce qui est rare !) à 17h, Frédérique Bedos prendra la parole avant la projection (vers 16h15).

Le forum La France s’engage est dédié à toutes les formes d’engagement, citoyen, solidaire, civique, entrepreneurial, social, sportif ou associatif.

L’événement est gratuit et ouvert à tous, mais l’inscription est obligatoire : http://lafrancesengage.fr/forum-2017/

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A Lire... "Ce qu'ils disent vraiment - Les politiques pris aux mots"... Par Cécile Alduy... Sortie le 19 janvier..

13 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

 

"Liberté", "laïcité", "sécurité", "peuple", "identité"... Les hommes politiques aiment les mots qui claquent ou qui clivent. Mais quel sens précis leur donnent-ils ? À l'aube d'une année électorale à hauts risques, et dans le contexte de montée du Front national et de menace terroriste accrue, il est urgent de clarifier le sens des mots du débat politique.

midilibre.fr

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Chopin...

13 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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