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Vivement l'Ecole!

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Education, appel à résister à tous les reculs et à tous les replis...

15 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Education, appel à résister à tous les reculs et à tous les replis...

Autoritarisme et ultralibéralisme à l'école et entre les écoles séduisent plus d'un candidat à l'élection présidentielle, de l'extrême droite à une partie de la droite et du centre.

La campagne électorale qui bat son plein dévoile la tentation d’une «pédagogie à l’ancienne» aux échos profondément «identitaires», dans une institution ultralibérale, détectant et dérivant au plus tôt les enfants «inadaptés», encourageant le développement et la création d’écoles sur le principe du «qui se ressemble s’assemble et qui s’assemble exclut». Autoritarisme dans l’école, ultralibéralisme entre les écoles : voilà ce qui se profile à l’extrême droite et qui semble même séduire une partie de la droite et du centre…

Or, comment ne pas voir que c’est précisément de tout le contraire dont nous avons besoin ? Face au triomphe de toutes les formes d’emprise sur les esprits – emprises publicitaires ou intégristes, emprises idéologiques et claniques –, il nous faut une pédagogie de l’émancipation, une pédagogie qui apprenne à chacun et à chacune à «penser par soi-même» : surseoir à ses pulsions, prendre le temps de la pensée, nourrir la pensée par la culture dans le cadre d’une «instruction obligatoire» qu’il serait suicidaire de réduire. Voilà l’urgence pour les éducateurs.

Face à la montée des individualismes et des communautarismes, nous avons plus que jamais besoin d’apprendre, pas seulement à «vivre ensemble» – on peut vivre ensemble lobotomisés sous la coupe d’un gourou charismatique ou chacun devant son écran, dans l’indifférence absolue aux autres –, mais, surtout, à «faire ensemble» : et l’École n’est pas seulement un lieu où chacun doit apprendre, c’est aussi et consubstantiellement, une institution où tous doivent apprendre ensemble, fraternellement, pour que, de la confrontation sereine des différences, émerge un projet commun à l’horizon du possible. Voilà l’impératif pour notre pays.

En proposant de trier les élèves dès la fin de la sixième, de mettre en place l’apprentissage à 14 ans, de «sanctionner les parents déficients» et de «restaurer» une autorité aveugle au détriment de toutes les formes de coopération et de construction collective des règles qui permettent l’adhésion de chacun et de chacune à un projet commun, le Front national propose de faire tomber sur l’École une chape de plomb dont pâtiront inévitablement ceux et celles qui n’auront pas trouvé leur panoplie de bon élève au pied de leur berceau.

Nous, professeurs, éducateurs, comme tous ceux qui dans leur quotidien mesurent les ravages de l’exclusion, de la ségrégation et l’importance de la transmission de valeurs contribuant à tisser le lien social, à favoriser la culture et le goût d’apprendre, savons que ni la haine ni la peur ne permettront de favoriser l’unité de notre nation et l’envie de vivre ensemble. Nous savons aussi qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir pour mettre en place une École à la hauteur des vraies ambitions de la République «Liberté – Egalité – Fraternité».

Et, pour toutes ces raisons, nous appelons à aller voter pour faire barrage au Front national : chaque voix compte, chaque voix qui se lèvera contre la volonté d’imposer une culture de la préférence nationale, de la sélection et du rejet, là où nous, professeurs, éducateurs nous efforçons au contraire de montrer dans nos classes, auprès de ceux qui seront les Français de demain, d’où qu’ils viennent, l’importance de l’égalité, de la bienveillance, de l’acceptation de soi et donc de l’autre.

PREMIERS SIGNATAIRES

Philippe Meirieu, Professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université LUMIERE-Lyon 2

François Dubet, Sociologue de l’éducation

Catherine Henri, Professeur et écrivain

Eric Favey, Vice-président de la Ligue de l’enseignement

Jacques Aubert, traducteur de Joyce, professeur émérite et éditeur de littérature, membre de l’Ecole de la cause freudienne

Françoise Sturbaut, Présidente d’Éducation et Devenir

Francette Popineau, Co-secrétaire générale du SNUIPP FSU

Eric Debarbieux, Professeur de Sciences de l’Éducation, Université Paris-Est Créteil

Maurice Daubannay, Inspecteur d’Académie honoraire

Josiane Paccaud-Huguet, Professeur de littérature anglaise moderne et de théorie de la littérature à l’Université Lumière-Lyon 2

Jeanne Benameur, écrivain

Françoise Labridy, Professeur en Staps, Université de Nancy

Virginie Leblanc, enseignante, IUT B, Université Lille 3

PETITION EN LIGNE :

https://www.change.org/p/hotmail-fr-l-appel-de-l-%C3%A9ducation-contre-le-front-national?recruiter=399449580&utm_source=share_for_starters&utm_medium

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Ne pas renoncer à mettre l’élève au centre du système...

15 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Ne pas renoncer à mettre l’élève au centre du système...

Mettre l’élève au centre du système n’a rien à voir avec la consécration de l’enfant-roi. Postuler l’éducabilité de chaque enfant/élève, ce n’est pas renoncer à la transmission de savoirs. Démonstration.

«  On a voulu «  mettre l’élève au centre  », lui faire «  construire son savoir  » et du coup, ils n’apprennent plus rien de solide et les inégalités se renforcent  ».

La légende voudrait que l’expression «  l’élève au centre  » soit apparue, dans les années 1980, sous la plume de «  pédagogistes  » notoires, adeptes de la «  non-directivité  » et partisans acharnés de «  l’enfant-roi  » ; reprise dans la loi d’Orientation de 1989 proposée par Lionel Jospin, elle marquerait l’abandon de toute exigence et soumettrait définitivement les enseignants aux caprices d’enfants désormais promus «  maîtres du monde  ». Hélas – heureusement, plutôt ! –, il n’en est rien.

«  C’est [l’enfant] votre plus sûr auxiliaire, votre collaborateur le plus efficace. Faites en sorte qu’il ne subisse pas l’instruction, mais qu’il y prenne une part active et vous aurez résolu le problème. Au lieu d’avoir à le faire avancer malgré lui en le traînant par la main, vous le verrez marcher joyeusement avec vous.  »

Ferdinand Buisson, août 1878, devant les instituteurs délégués à l’Exposition universelle de Paris.

L’expression ne figure même pas dans la loi de 1989 (mais dans un rapport annexé) et elle est bien plus ancienne. En effet, la formule «  l’école centrée sur l’élève  » émane d’un mathématicien allemand, directeur d’École normale, député au Parlement de Prusse, Adolf Diesterweg (1790-1866) et fut reprise en 1892 par Octave Gréard (1828-1904), collaborateur de Jules Ferry, ancien élève de l’École normale supérieure, membre de l’Académie française et promoteur infatigable d’un enseignement culturel exigeant en faveur des filles, jusqu’alors écartées du lycée. Et Jean Zay lui-même, ministre de l’Éducation nationale du Front populaire, assassiné à la fin de la deuxième guerre mondiale par la milice, signera, dans le Journal officiel du 9 octobre 1938, un texte qui se termine par ces mots : «  Vers l’élève, centre commun, tous les efforts ne doivent-ils pas converger ?  »

Oui, l’enseignement doit aider l’élève à apprendre !

C’est que cette formule n’a rien de scandaleux, bien au contraire. D’abord parce qu’elle évoque «  l’élève  » et non pas «  l’enfant  ». «  L’élève  », ce n’est pas «  l’enfant  », tel qu’il est parfois représenté dans l’imaginaire collectif : doux, gentil, curieux, spontanément créateur et collaborant amicalement avec tous ses semblables, sous le regard admiratif d’adultes spectateurs. «  L’élève  », c’est l’enfant confronté à des apprentissages qui lui sont imposés (les programmes) dans un cadre structuré (l’École) obéissant à des principes rigoureux : l’exigence de précision, de justesse et de vérité doit toujours l’emporter sur la loi du plus fort et sur tous les phénomènes d’emprise. «  L’élève  », c’est celui que l’on «  élève  »… ou, plus exactement, que l’on aide à s’élever.

Car, là est bien l’un des enjeux majeurs de la pédagogie, là où elle rompt radicalement avec la pensée magique : «  l’instruction est obligatoire, mais l’apprentissage ne se décrète pas  ». Nul ne peut apprendre à nager à la place de quiconque, pas plus que nul ne peut décider de prendre la parole à la place de quiconque devant un groupe, de se lancer dans l’écriture d’un poème, de s’engager dans la résolution d’un problème de mathématiques ou de partir en forêt, seul, avec une carte et une boussole. Apprendre, comme le notait déjà Aristote dans l’Éthique à Nicomaque, c’est «  faire quelque chose qu’on ne sait pas faire pour apprendre à le faire  ». Et apprendre, comme l’expliquent bien Vladimir Jankélévitch ou Michel Serres, c’est «  se jeter à l’eau  », s’engager, quitter ses certitudes et ses habitudes pour prendre le risque de l’inconnu. Or, voilà justement quelque chose que seul un sujet peut faire. Qu’il est le seul à pouvoir faire, mais qu’il ne peut pas faire seul !

(...)

Philippe Meirieu, Professeur émérite des universités en sciences de l’éducation

Ce qu’en dit Émile Durkheim

«  Il y a, tout d’abord, un vieux préjugé français qui frappe d’une sorte de discrédit la pédagogie d’une manière générale. Elle apparaît comme un mode très inférieur de spéculation. Par suite de je ne sais quelle contradiction, alors que les systèmes politiques nous intéressent, que nous les discutons avec passion, les systèmes d’éducation nous laissent assez indifférents, ou même nous inspirent un éloignement instinctif. (…) Je ne m’arrêterai pas à montrer combien cette espèce d’indifférence et de défiance est injustifiée. Il y a des vérités sur lesquelles on ne saurait indéfiniment revenir. La pédagogie n’est autre chose que la réflexion appliquée aussi méthodiquement que possible aux choses de l’éducation. Comment donc est-il possible qu’il y ait un mode quelconque de l’activité humaine qui puisse se passer de réflexion ? Aujourd’hui, il n’y a pas de sphère de l’action où la science, la théorie, c’est-à-dire la réflexion ne vienne de plus en plus pénétrer la pratique et l’éclairer. Pourquoi l’activité de l’éducation ferait-elle exception ?  ».

L’évolution pédagogique en France, cours donné en 1904.

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Maxime Le Forestier... La Vieille Dame...

14 Avril 2017 , Rédigé par christophe

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Coup de coeur... Pierre Adrian...

14 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Pierre Adrian...

Battu par le vent, le scapulaire de Pierre fouette sur son habit. On dirait une mouette prête à s’envoler. Au sommet du col d’Osquich, en Pays basque, on est encore bien loin de l’Océan. De mouettes il n’y a pas. Ce sont bien les vautours et leur brun rouille que nous apercevons aussitôt en grimpant par la route en pierre blanche, criblée de nids-de-poule. On croit à une rangée de statues, impassibles, les serres agrippées à leur socle. Le bec alarmant. Ils rôdent en meute. Dans le vide qui nous entoure, au milieu de cette terre chauve, ce trop-plein de ciel, les vautours se lèvent d’un coup. Ces rochers s’évadent sans un murmure, d’un vol lourd qui frôle d’abord la terre, puis fonce vers le lointain grisâtre. Ils vont traîner leur rapacité ailleurs.

La marche est usante pour atteindre le crâne du col d’Osquich et la chapelle Saint-Antoine. Le vent se lâche. Les bourrasques mordent la peau, fouaillent le visage d’une pluie mauvaise. Nous sommes en Soule, la plus discrète des provinces du Pays basque, cernée par les deux Navarre. Pierre est né en Béarn, un peu plus loin. Mais il veut me montrer ce pays aux balcons et volets rouges, purpurins. Les routes qui réclament l’Atlantique, la pierre de grès rose. Depuis une semaine, c’est la première fois que je quitte la vallée. Et naît déjà une impression de manque. Quelques jours, à peine, suffisent pour nouer en moi une intimité avec le relief. Partir, c’est interrompre ce dialogue. Je crois que le regard, habitué à de tels éléments – premières pentes, estives, sommets et neiges éternelles –, crée une dépendance. Ainsi en est-il aussi des vies insulaires ou côtières. On se sépare de la mer avec déchirement. On n’accepte plus l’horizon d’une plaine. Ici, comme un enfant quitte, maladroit, les jupes de sa mère, je perds un abri. Une idée des hauteurs. Je laisse un toit. Hors de la vallée, le ciel est trop vaste. Je manque de repères. Il n’y a plus ces colosses qu’on retrouve au matin, l’anormalité des flancs contre lesquels on se cache. D’un seul coup, la vie paraît bien fade, plate. Vers où lever les yeux ?

Pourtant la Soule reste pyrénéenne, et depuis le col d’Osquich on domine un paysage bistré, en dépression. Un amas de sargasses rousses et mouillées qui court vers la chaîne. « On a le pic d’Anie à portée de main », fait remarquer Pierre en tendant le bras.

La chapelle Saint-Antoine s’allonge en haut du col. Une plaque blanc lunaire comme un objectif deviné à la longue-vue au pied de la montée. De loin, j’ai cru que le clocher avait été foudroyé, se profilant comme du fil de fer tortueux. Mais c’est un clocher à trois pointes, dit trinitaire, qui prolonge la façade de la chapelle. Arrivé au faîte du col, la respiration coupée, Pierre me raconte : « Mes parents étaient instituteurs. Ils se sont mariés en 1925. À l’époque, ils devaient passer par le nord de la France, car la région était déficitaire en instits. Après, ils sont rentrés ici. En 1930, ils n’avaient pas d’enfants. Alors ils sont venus tous les deux en pèlerinage jusqu’ici, à la chapelle Saint-Antoine. Neuf mois plus tard, ma grande sœur est née. En fait, ils n’ont jamais su compter les périodes de fécondité et de stérilité. Ils ne comprenaient pas... Mais je pense que la foi les a tout de même aidés. »

Chez Pierre, la religion n’avait donc rien d’étranger. Elle était une des grandes questions familiales. Et là où certains s’éloignent de Dieu à cause de la famille, lui s’en est approché.

« Je me souviens, quand j’avais dix ans, un jour où nous étions tous aux champs, papa nous appelle et nous montre une fourmilière. Il dit : “Avant de la renverser, je vais vous faire voir les merveilles de la Création.” Pour lui, c’était un moyen de nous parler de Dieu. J’ai gardé ce souvenir-là en tête. Et je voyais papa faire sa prière tous les soirs, embrasser la statue de la Vierge. Il était le seul instituteur croyant du pays. Et avant le concile Vatican II, les curés voyaient déjà les églises se vider à cause du latin. »

Pierre interrompt sa marche.

« D’ailleurs, je me souviens des pleurs de mes parents au retour de leur première messe en français. Ils disaient : “Comment l’Église a-t-elle pu nous priver pendant tant d’années de cette joie ?...” Enfin le prêtre ne leur tournait plus le dos pendant l’office. Ils comprenaient chaque mot, et on disait la consécration devant eux. Pour eux. Mes parents étaient bouleversés.

– À quel moment se sent-on appelé à devenir prêtre ? Je ne sais pas... J’imagine qu’il faut une grâce, comme une révélation soudaine. Est-ce qu’on choisit vraiment ?

– Il y a un moment qui a poussé ma décision, bien sûr. C’était en 1954. Nous avons enterré le curé du village. Je me souviens, j’avais douze ans. Je voulais mieux aimer Jésus. Et ça ne m’a plus quitté. Je suis entré au séminaire à dix-huit ans, ce qui était assez tardif à l’époque. On entrait au petit séminaire à douze. J’y ai vécu des années de bonheur indicible, d’illumination. Le séminaire ressemblait à un monastère, avec son silence, sa vie de contemplation. J’ai surtout appris à reconnaître l’intelligence du cœur. »

Moi, j’imagine volontiers qu’il faudrait avoir tout vécu avant de connaître la vocation de Pierre. Mais la vocation, justement, est un appel qui ne surgit jamais quand on est prêt. Pierre n’a pas tout vécu. Au contraire. L’homme a trop de vices pour qu’un prêtre les connaisse tous. Il y a certains de mes faux pas auxquels Pierre ne saura jamais répondre. Il garde en lui cette innocence qu’on travestit trop souvent en naïveté. Elle m’éloigne de lui. C’est pourtant un luxe d’être passé à côté de certaines choses. La connaissance vaut aussi par l’expérience des actes manqués. Il faut avoir toute sa vie ignoré certaines faiblesses pour approcher la pureté. Mais je suis bien décidé à fouiller davantage, à ne pas lâcher Pierre en route. Je veux comprendre. Dans le monde du soi, pourquoi se met-on, justement, à vivre pour autre chose que pour soi ? Pour un Autre qu’on ne voit pas ? Je veux comprendre, car, moi aussi, j’ai cherché. Si Dieu existe, pourquoi ne se révèle-t-Il pas aussi à ceux qui Le guettent ? Quelle iniquité... J’ai cherché, mais je ne L’ai pas trouvé. Alors, ils doivent dire, ceux qui savent, et devinent cette présence à leurs côtés. Où L’ont-ils rencontré ? Ils ne connaissent pas leur chance.

Autour de nous, le pays s’affole dans les coups de vent. La pluie qui éclaboussait par saccades tombe dru. Et les murs fiévreux de la chapelle dégoulinent. Ils suent.

Pierre poursuit :
« Le cérébral est l’ennemi du cœur. Tu ne viendras pas à la foi par l’intelligence. Par les livres, la philosophie, la théologie. Je crois que l’intellectuel ne voit que la pointe émergée de l’iceberg. Alors qu’avec le cœur, je dépasse mes schémas. Les murs tombent, un à un, par pans entiers.

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Sortir... Pissaro - Musée Marmottan Monet - Paris... Jusqu'au 2 juillet 2017...

14 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Art

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A mardi...

14 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

A mardi...

Chers amis...

Le blog fait une pause jusqu'à mardi...

D'autres occupations me retiennent ailleurs en cette période d'hyper activité politique...

A très vite...

CC

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Haendel par Janet Baker...

13 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Alain Rémond...

13 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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"On ne trie pas ses souvenirs comme on trie ses papiers. On ne fait pas le ménage dans son passé comme on le fait dans son grenier.
Un jour, on se dit que ça ne peut plus durer, qu'on ne va pas se laisser envahir par tous ces vieux cahiers, ces vieux dossiers. Alors on commence à trier, à jeter. Et puis on tombe sur une lettre, qu'on n'avait pas relue depuis des années. Sur des vieilles photos. On se retrouve transporté des années en arrière, on est submergé d'images, d'émotions.
Avec les souvenirs, on ne sait pas comment faire. On ne peut ni trier ni jeter. Ce sont eux qui décident, s'en vont, reviennent, transpercent le cœur ou font pleurer de bonheur."

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Pourquoi je choisis le projet Hamon...

13 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Hamon

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Alors que s'achèvera bientôt la campagne d'avant premier tour, je suis de plus en plus convaincu de mon choix:

voter POUR le projet porté par Benoit Hamon.

Ce n'était pas une évidence. J'ai été, comme tous ceux qui ont soutenu le Président de la République et les gouvernements successifs, excédé par les frondeurs. N'être pas d'accord avec telle ou telle décision gouvernementale est toujours permis. C'est même sain en démocratie. Mais peut-être auraient-ils pu s'y prendre autrement.

J'ai donc, en cohérence, soutenu Manuel Valls lors de la primaire. J'ai accueilli avec satisfaction son engagement public à soutenir le vainqueur. Quelle ne furent ma déception et ma colère lorsque le même annonça qu'il voterait pour... Emmanuel Macron!

Si le projet de Benoit Hamon, mais aussi sa campagne, m'ont convaincu de le soutenir pleinement, c'est qu'il est le seul à offrir une vision du futur, à s'inscrire dans les pas des grands hommes de gauche et de leurs idéaux, loin des fureurs de tribuns, très loin des projets ultra libéraux d'un Rastignac s'essuyant les pieds sur la dépouille de son mentor. Evidemment à des années-lumière des candidats de droite empêtrés dans tellement d'affaires que le monde entier se demande comment ces candidats-là peuvent encore paraitre sur des plateaux de télévision!

Je voterai sans l'ombre d'un doute pour celui qui s'adresse à la génération qui vient, pour celui qui nous dit: "Considérez-vous normal qu'on interdise à nos enfants de courir à la récréation parce que l'air est saturé de particules fines?". Cette question simple pose simplement et concrètement un problème d'où en découlent tant d'autres. Il est le SEUL à nous offrir d'y réfléchir. Son projet est le seul à proposer les solutions qui s'imposent.

Je voterai sans l'ombre d'un doute pour un candidat qui a fait de son PROJET l'essentiel de son discours quand d'autres on fait de leur PERSONNE l'essentiel de leur campagne. Il n'est jamais bon - l'Histoire nous en livre de multiple exemples - d'élire des "Narcisse". Souvent ceux-là vous entraînent dans leur chute. Ils impressionnent par leur verbe, leurs tonitruantes envolées lyriques, leur monstrueux culot. Et puis on lit. On reprend. Et s'impose le vide abyssal de leur pensée traduit en phrases creuses,  promesses démagogiques et autres  banalités. Mais elles sont dites en criant, en hurlant dans des salles surchauffées, multipliées en hologrammes parfois. Narcisse virtuel!

Je voterai sans l'ombre d'un doute pour un PROJET faisant de l'école, de l'Europe, de l'environnement, de l'emploi, de la jeunesse des piliers essentiels. Liés les uns aux autres.

L'air du temps, les modes passagères, quelques médias paresseux nous ont vendu Juppé, puis Macron, aujourd'hui Mélenchon. Tous réduits à leur petite personne, à leurs qualités supposées ou réelles d'économistes et de tribuns. Très rarement à l'analyse fine de leurs propositions ni à leurs conséquences.

Voilà venu le temps des choix, des engagements. Jamais je ne plierai sous la dictature des émotions véhiculées habilement par les quatre "favoris" des sondages: Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Ce quatuor, n'en doutons pas, avancera masqué jusqu'au jour du premier tour. Trop à perdre pour se lancer dans la bataille des idées. Restons-en au pathos. C'est plus vendeur. Ceux-là ne persuaderont pas par leur projet mais par une surenchère dans l'affect quand Benoit Hamon s'adresse à nos intelligences.

Qu'on y prenne garde néanmoins. Si "les passions sont les seuls orateurs qui persuadent toujours" (La Rochefoucauld), elles n'apportent jamais ce qu'offre la réflexion:

des solutions aux problèmes majeurs de notre temps.

Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, je vote et appelle à voter pour le projet porté par Benoit Hamon.

Christophe Chartreux

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Haendel par Anne Queffélec...

12 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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