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Vivement l'Ecole!

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Robin Renucci : « L’industrie du divertissement nous dévore »...

17 Avril 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

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Photo Mathieu Zazzo

EXTRAIT

Acteur, metteur en scène, Robin Renucci, le médecin de campagne de la série télévisée « Un village français », sera à l’affiche du Festival d’Avignon.

(...)

Quel regard portez-vous sur cette campagne présidentielle ?

Nous sommes davantage dans le bavardage que dans la parole. Cette campagne électorale est complètement tiraillée entre ceux qui sont pour l’intérêt général et ceux qui sont pour la défense des intérêts privés. Nous n’avons pas été clairs sur la nécessité d’assainir les liens entre l’argent et le pouvoir. Le Conseil national de la Résistance – auquel je reste très fidèle, car c’est de là que vient la question de l’éducation populaire – disait très précisément qu’il fallait séparer les banques du pouvoir et séparer les médias du pouvoir.

Aujourd’hui, il y a ceux qui sont capables de tenir ce programme et ceux qui ne le sont pas. Cela se voit de manière extrêmement claire. Après, ce qui est déplorable, c’est que ce soit édulcoré par, d’un côté Poutou, d’un côté Mélenchon, d’un côté Hamon… Tout cela crée de la division dans des pensées qui pourraient être rassembleuses mais qui se diluent. Je suis atterré de savoir que Marine Le Pen risque d’être au deuxième tour et que, vraisemblablement, ce sera face à Fillon ou Macron. Mes pensées sont de gauche. Mais, franchement, je ne sais pas si je serais sécurisé que la gauche soit maintenant au pouvoir. Il faudrait vraiment qu’elle soit active, pas comme elle l’a été ces dernières années.

Une chose est certaine : le libéralisme tel qu’il nous est proposé est une impasse absolue et l’avenir est au métissage de nos sociétés. Il est inconcevable de ne pas se rendre compte que l’évolution du monde, quoi qu’il arrive, va vers le métissage. C’est l’avenir de l’humanité. Quant à l’avidité envers l’argent, c’est un système corrosif dont il faut sortir. Peut-être Benoît Hamon est-il en avance sur la question du travail et de la subsistance qui serait assurée par la société ?

Propos recueillis par Sandrine Blanchard

L'entretien complet (passionnant) est à lire en cliquant ci-dessous

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Volodia...

16 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Henri Barbusse...

16 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Ce ne sont pas des soldats, ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine - bouchers ou bétail. Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu'on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés. Ils sont prêts. Ils attendent le signal de la mort et du meurtre ; mais on voit, en contemplant leurs figures entre les rayons verticaux des baïonnettes, que ce sont simplement des hommes.

Chacun sait qu'il va apporter sa tête, sa poitrine, son ventre, son corps tout entier, tout nu, aux fusils braqués d'avance, aux obus, aux grenades accumulées et prêtes, et surtout à la méthodique et presque infaillible mitrailleuse - à tout ce qui attend et se tait effroyablement là-bas - avant de trouver les autres soldats qu'il faudra tuer. Ils ne sont pas insouciants de leur vie comme des bandits, aveuglés de colère comme des sauvages. Malgré la propagande dont on les travaille, ils ne sont pas excités. Ils sont au-dessus de tout emportement instinctif. Ils ne sont pas ivres, ni matériellement ni moralement. C'est en pleine conscience, comme en plein forme et en pleine santé, qu'ils ne massent là, pour se jeter une fois de plus dans cet espèce de rôle de fou imposé à tout homme par la folie du genre humain.

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"Hamon" expliqué aux parents...

16 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Hamon

Crédits photos : Agence / Bestimage

Si l’épanouissement personnel doit continuer à être perçu à travers le prisme du travail, alors le partage de celui-ci s’impose comme une obligation face à son inévitable raréfaction*.

Benoît Hamon imaginait-il, un soir d’août 2016, alors qu’il annonçait sa candidature à la primaire de la gauche, que son programme déclencherait, six mois plus tard, une guerre idéologique générationnelle ? Un conflit d’idées opposant les «p’tits cons» aux éternels vieux sages, ces derniers étant défendus par les éditorialistes des plateaux télé : sur BFM, Bruno Jeudy qualifie le projet du candidat socialiste d’«utopique» ; «irréaliste», ajoute Ruth Elkrief ; «surréaliste», surenchérit Franz-Olivier Giesbert sur France 2, avant qu’Alain Duhamel, sur RTL, enfonce le clou : «Il fait rêver en promettant la lune à tout le monde.» En revanche, les semelles de ces gens sont bien accrochées au sol lorsqu’ils sacrent Nicolas Sarkozy, François Hollande et tous les rejetons d’une politique héritée du Général, dont il faudrait encore aujourd’hui se référer aveuglément comme si 2017 était la continuité directe de 1958.

Alain Duhamel, Ruth Elkrief, Franz-Olivier Giesbert, Bruno Jeudy et tous nos parents sont issus de générations où il y avait tellement de travail qu’ils étaient en position de force pour négocier leur salaire. Ils ont vécu en croyant que toute société, pour fonctionner, doit s’organiser autour de valeurs honorables telles que les sacrifices et l’investissement. C’est sans doute pour cela que «leurs» candidats, François Fillon (ou son remplaçant éventuel), Manuel Valls, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen continuent de n’avoir que pour seul leitmotiv «le plein-emploi», articulé sur un temps de travail toujours plus important.

Nous, jeunes irresponsables, ne sommes pas de ceux-ci qui pensent encore viable une politique qui tourne le dos au sens de l’histoire, dépassés qu’ils sont par les mutations technologiques et numériques que nous épousons, plus ou moins inconsciemment. Ils regardent le monde de 2017 avec des yeux de 1973, quand nos yeux de 2017 nous portent à regarder vers 2040.

Non, les jeunes qui tendent l’oreille lorsqu’on leur parle de revenu universel d’existence ne sont pas des traîne-savates, heureux de pouvoir rester tranquillement à la maison tandis que tomberait chaque mois dans leur portefeuille 750 euros consacrant le règne de l’oisiveté et de l’assistanat. Si l’épanouissement personnel et toutes les mécaniques économiques et sociales qui l’activent doivent continuer à être perçus à travers le prisme du travail, alors le partage de celui-ci s’impose comme une obligation face à son inévitable raréfaction. Ce que les jeunes, qui se sont déplacés en masse pour sacrer Benoît Hamon, vivent quotidiennement : cinq années en moyenne après la fin des études pour trouver un emploi stable, parfois précaire, souvent sous-qualifié ; 18,4 % des moins de 25 ans de l’Union européenne aujourd’hui au chômage, et les promesses que le même système, en place depuis vingt ans, pourra l’enrayer demain avec les mêmes recettes. Le constat est pourtant simple : nous sommes de plus en plus, 67 millions aujourd’hui en France, 73 millions en 2060, et 10 milliards sur la planète entière en 2050, selon l’Insee. Les robots poussent progressivement vers la sortie les travailleurs des ateliers, des usines et des laboratoires. Les caisses automatiques remplacent des employés, nous commandons nos livres, nos vêtements et nos meubles sur Internet, téléchargeons de la musique et des films au détriment des commerces de proximité ou des grands ensembles.

A travers le projet porté par Benoît Hamon, les anciens entendent simplement s’exprimer une nouvelle génération : celle de Black Mirror, du nom de cette série britannique laquelle nous montre quels pourraient être les effets néfastes des nouvelles technologies sur nos vies. Un monde dominé par les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) que nous avons accepté, encore nié par nos aînés, et que Benoît Hamon entend réguler. Cet état de fait sur lequel toutes les résistances nationalistes, patriotiques et souverainistes ne changeront rien. Les jeunes «irresponsables», «utopistes» et «rêveurs», charmés par le discours de Benoît Hamon ne sont-ils pas ceux qui comprennent la nécessité de s’adapter au plus vite aux nouvelles donnes d’une société régie par les lois que nous imposent les géants de la Silicon Valley ? Il faut en appeler au politique pour résister. Il est indispensable que celui-ci endosse le costume de garde-fou pour empêcher une poignée de multimilliardaires de priver les individus de leur souveraineté, réduits en avatar consumériste face à la puissance des machines.

Appréhender cette nouvelle donne en amont pour mieux l’encadrer et s’ouvrir les portes de ce fameux «futur désirable» n’est pas synonyme d’admiration béate. Nous ne sommes pas des midinettes énamourées - nous laissons cela aux supporteurs d’Emmanuel Macron, personne n’aura la prétention d’affirmer que le programme de Benoît Hamon est la solution à tous les problèmes que rencontre notre société. Avoir le bon diagnostic ne signifie pas détenir les bons remèdes, mais il est respectable d’avoir face à soi un responsable politique prêt à admettre qu’il a pu se tromper sur les recettes précédentes, quand tous les autres s’érigent en hommes providentiels détenant la vérité. Alors, chers anciens, le monde dans lequel nous vivons, c’est vous qui nous l’avez construit. Et vous souhaiteriez nous voir abandonner nos rêves d’une société meilleure - alors que naît l’idée que nous pourrons voter en avril prochain par conviction et non pour éliminer un candidat contre un autre. Nous ne vous demandons pas d’adhérer à quelque chose que vous ne comprenez peut-être pas, mais face au succès tout relatif des politiques menées par ceux que vous avez sacrés durant des décennies, il serait temps de réévaluer la hiérarchie des choix irresponsables et de ne considérer comme surréaliste que votre incompréhension face à notre volonté d’une autre vie : celle que vous nous promettez depuis toujours, sans aucun autre résultat que son échec.

Alexis Weigel Libraire chez 47 degrés Nord à Mulhouse

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Autour de Benoît Hamon, roulez jeunesse...

16 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Education, #Hamon

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Photo "Cartes sur table" (Think tank d'Agathe Cagé/Lien en bas de page)/Note du webmaster

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Dans l’entourage du candidat socialiste à la présidentielle, s’agite une équipe de trentenaires très diplômés. Chef de cabinet, secrétaire générale, plume… Après la primaire où ils jonglaient entre leur emploi et la campagne, ils se consacrent désormais entièrement à l’élection.

(...)

Agathe Cagé, 33 ans : générale en herbe

Avrai dire, Agathe Cagé n’imaginait pas qu’il puisse exister un travail «physiquement plus violent et intellectuellement plus intense» que son poste de directrice adjointe de la ministre de l’Education qu’elle a quitté mi-février. A 33 ans, cette brindille à la coupe garçonne et au sourire timide a depuis découvert l’étendue du job qu’elle a accepté auprès de Benoît Hamon : secrétaire générale de la campagne présidentielle. Cheffe d’orchestre d’une start-up d’une quarantaine de personnes. Moyenne d’âge : 30 ans. Sous la générale en herbe perce la femme politique : «Chez Emmanuel Macron, ils veulent surtout recruter des noms mais Benoît attire parce qu’il parle de fond concrètement. Aujourd’hui, un débat politique ressemble à une réunion interministérielle où il est d’abord question de budget et de modalités. Benoît parle de sens et de finalité.»

Recrutements et gestion des RH, frais de campagne, coordination du projet : tout ce qui sort du QG (ou y entre quand il s’agit de commander des pizzas pour toute l’équipe aux alentours de 23 heures) doit passer par son bureau vitré ou son téléphone portable. En arrivant rue du Château-d’eau, elle s’est acheté un stock d’oreillettes, qu’elle perd aussi souvent que le candidat égare ses lunettes : avoir les mains libres en parlant lui permet de répondre à des SMS et de piocher les infos qu’il faut dans l’une de ses six boîtes mails.

Sœur jumelle de l’économiste Julia Cagé - elles ont fait Normale sup ensemble après un parcours 100 % public - Agathe Cagé choisit ensuite l’ENA et la haute fonction publique, entre au ministère de l’Intérieur, se spécialise en sécurité et en politique de la ville avant d’être repérée par Vincent Peillon, qui la recrute à l’Education. Hamon la gardera. Elle se passionne pour ces sujets scolaires qu’elle découvre et qu’elle synthétise d’une formule : «Fabriquer de l’égalité autrement que dans les textes.» Pour faire des propositions innovantes sans adhérer à un parti, elle a lancé avec sa sœur jumelle - leur aînée a créé une marque de vêtements pour enfants - un think tank baptisé Cartes sur table, peuplé de trentenaires n’ayant pas tous leur lourd bagage de diplômes, car «au nom de quoi quelqu’un au cursus plus banal aurait des idées moins dignes d’intérêt ?» Le bébé vit surtout en dehors de tout lien avec les partis politiques. «Je respecte le militantisme traditionnel, mais j’ai besoin d’indépendance», se justifie celle qui se vide la tête sur sa moto après des journées de dix-huit heures. En arrivant chez elle, Agathe Cagé lit le programme télé, «juste pour voir ce qu’[elle a] loupé».

(...)

Laure Bretton

L'article complet est à retrouver ci-dessous

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Education - Le projet de Benoit Hamon...(+ commentaire)

16 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Hamon

Education - Le projet de Benoit Hamon...(+ commentaire)

Le candidat du PS détaille dix engagements pour l'école ce jeudi. La plupart dans la continuité de l'action menée au cours des cinq dernières années. Sauf peut-être son ambition de créer un «service public de soutien scolaire».

Benoît Hamon, le candidat du PS, a détaillé ce jeudi matin son programme par le menu. En matière d’éducation, il s’inscrit dans la droite ligne du quinquennat Hollande. Son équipe de campagne le revendique même. «L’éducation, c’est la fierté du bilan de ces cinq dernières années. Le domaine où la gauche a le mieux réussi, même si les effets de la loi de refondation ne sont pas visibles immédiatement, défend Yannick Trigance, député de Seine-Saint-Denis, dans l’équipe Hamon pour plancher sur l’éducation. Nous espérons qu’il y aura un vrai débat sur ce thème pendant cette campagne, pour que les électeurs voient aussi combien nos propositions reflètent aussi un projet de société, tout à fait différent de celui de la droite.» Et de celui de Macron ? Deux mesures clés distinguent le leader d’En marche du candidat socialiste : le recul sur la réforme des rythmes scolaires et l’autonomie de recrutement des enseignants pour les chefs d’établissement. Revue des principaux engagements de Benoît Hamon, pour le primaire et le secondaire.

40 000 créations de postes

Hollande en avait fait un slogan de campagne avec ses 60 000 promesses d’embauche. Cinq ans après, Hamon avance, lui, la promesse de 40 000 créations de postes sur les cinq prochaines années, avec une priorité assumée pour le primaire : la moitié des postes (20 000) seront affectés au premier degré, et 3 000 pour la maternelle. 15 000 postes seront consacrés à la formation continue et 2 000 pour renflouer le bataillon de remplaçants (en primaire et secondaire), qui avait été décimé sous Sarkozy. Hamon promet aussi de doubler les primes (Isae et Isoe) versées aux enseignants, soit environ 800 millions d’euros ainsi distribués.

Scolarisation obligatoire dès 3 ans

Aujourd’hui, en France, l’instruction est obligatoire à partir de 6 ans. Le PS propose de l’avancer à 3 ans. Cette mesure semble surtout symbolique : seuls 5% des enfants entre 3 et 6 ans ne sont pas scolarisés aujourd’hui. Autre objectif, que se fixe Hamon, plus ardu : faire progresser le taux de scolarisation des enfants de 2 ans dans les écoles d’éducation prioritaire. C’était déjà une promesse de campagne en 2012. Hollande s’était engagé à l’époque à tripler le nombre de tout-petits dans les maternelles des zones défavorisées pour atteindre un taux de scolarisation de 30%. A la dernière rentrée, le dispositif patinait autour de 20,6%… Hamon propose de persévérer.

Des effectifs (un peu) réduits dans les classes en primaire

Le candidat du PS propose de fixer à 25 maximum le nombre d’élèves par classe, en CP, CE1, CE2. Et à 20 dans les écoles d’éducation prioritaire, d’outre-mer et des territoires ruraux. Il entend aussi, même si les choses restent à préciser, baisser le nombre d’élèves dans les classes où l’un des enfants serait porteur de handicap.

Cet engagement appelle à plusieurs commentaires. Selon les données publiées chaque année par le ministère de l’Education, on compte aujourd’hui en moyenne 25,5 élèves par classe en primaire. L’engagement de Benoît Hamon ne semble donc pas très ambitieux, même si cette moyenne nationale masque des variations d’une école à l’autre. Autre interrogation : l’état de la recherche scientifique. Aujourd’hui, le lien entre taille de classe et performance des élèves n’est pas clairement établi par la recherche, sauf à diminuer le nombre d’élèves de manière conséquente, comme le rappelait dans Libé Georges Felouzis, professeur de sociologie de l’éducation à l’université de Genève.

Un grand service public d’aide aux devoirs

C’est peut-être la principale nouveauté de Benoît Hamon qui ne soit pas dans la poursuite du quinquennat précédent. Le candidat veut s’attaquer à cette source d’inégalité de plus en plus criante. Aujourd’hui, rappelle Yannick Trigance, «un élève sur 10 en sixième prend des cours de soutien scolaire. C’est un sur cinq en troisième…» Comment Hamon compte-t-il s’y prendre ? «Il faut inclure dans le temps scolaire des élèves le travail personnel et les devoirs qui, aujourd’hui, sont à faire à la maison», explique Hamon dans son programme. Sans donner plus de détail. Va-t-il réduire le temps d’enseignement de certaines disciplines ? Seul élément concret : le budget. 400 millions d’euros seront consacrés à «ce service public du soutien scolaire».

Soutien financier aux communes pour les rythmes scolaires

Là encore, dans la lignée du quinquennat précédent, Benoît Hamon propose de renflouer davantage le fonds de soutien aux communes. L’enveloppe, aujourd’hui de 400 millions d’euros, sera augmentée de 25% sur cinq ans. Soit 25 millions par an «d’abord pour les communes populaires et rurales».

Aller plus loin dans la mixité sociale

Benoît Hamon reprend là aussi un objectif inscrit dans l’article premier de la loi de Refondation de l’école de 2013 : «Le service public de l’éducation veille à la mixité sociale des publics scolarisés au sein des établissements d’enseignement.» Cette ambition s’est pour l’instant traduite par douze expérimentations menées par des départements volontaires, et n’impliquant à chaque fois que deux ou trois collèges… Benoît Hamon dit vouloir passer de l’expérimentation à la généralisation. «Cette politique sera axée sur la sectorisation, l’affectation et une contractualisation avec l’enseignement privé pour qu’il participe à l’effort de mixité sociale.» Comment compte-t-il faire en pratique ? Avant lui, aucun responsable politique n’a réussi à vraiment avancer sur cette question. Passera-t-il par la loi pour obliger les chefs d’établissement du privé à jouer le jeu ? Il semble que la réponse soit non, sans dire en pratique comment il compte s’y prendre.

Marie Piquemal

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Aide aux devoirs, primes, rythmes scolaires : Hamon veut marquer sa différence sur l’école...

16 Avril 2017 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education, #Politique, #Hamon

Aide aux devoirs, primes, rythmes scolaires : Hamon veut marquer sa différence sur l’école...

 

 

Le candidat socialiste à la présidentielle promet 400 millions d’euros pour financer le service public de l’aide aux devoirs, un financement accru de la réforme des rythmes scolaires et un doublement des primes des enseignants.

Comment s'appuyer sur l'éducation pour faire la différence - et décoller - face à ses concurrents à l'élection présidentielle : l'équation est compliquée pour Benoît Hamon, qui présente son programme ce jeudi matin . « Tout commence par l'éducation, insiste-t-on dans l'entourage du candidat. Car, à partir de là, découlent des projets de société très différents ». Convaincre sur ce sujet n'est toutefois pas simple pour l'ex-ministre de l'Education, qui défend le bilan de François Hollande : « On est fiers du bilan et de la vraie politique de gauche qui a été menée en la matière, affirme le député PS et conseiller éducation du candidat, Yannick Trigance. L'éducation est le domaine où la gauche a le mieux réussi - même si tout ne l'a pas été - et où la très grande majorité des engagements ont été tenus. »

Mais, durant le quinquennat, le sentiment de proximité des enseignants avec le PS a baissé : selon une enquête du Cevipof parue le mois dernier, 24 % des enseignants disaient se sentir proches de ce parti, contre 35 % en 2012 et 40 % en 2007. Par ailleurs, dans les intentions de vote, les enseignants penchent davantage pour Emmanuel Macron (29 % d'intentions de vote) que pour Benoît Hamon (25 %).

« La généralisation » des expérimentations de mixité

Pour rendre réel « le droit à la réussite pour tous », propose de mettre en place un service public de l'aide aux devoirs, arguant qu'un élève sur dix en sixième et un sur cinq en troisième suivent des cours d'aide en dehors de l'école et que cela crée une vraie inégalité entre les élèves selon leur milieu d'origine. Benoît Hamon promet 400 millions d'euros pour financer l'aide et l'accompagnement aux leçons.

Ce service public serait assuré soit par des enseignants volontaires payés en heures supplémentaires, soit avec l'aide des mouvements de l'éducation populaire. « L'idée n'est pas de refaire la leçon mais d'aider les élèves sur des questions de méthodologie, d'apprentissage d'une poésie ou d'une leçon d'histoire », explique Yannick Trigance.

Reste à voir comment les enseignants, qui ont été réticents à l'arrivée des animateurs en charge des activités périscolaires dans les écoles, accueilleraient cette intervention des mouvements d'éducation populaire. Pour lutter contre les inégalités, la mixité à l'école serait aussi renforcée avec « la généralisation " des expérimentations lancées par l'actuelle ministre Najat Vallaud-Belkacem. Sur ce sujet, le gouvernement ne peut cependant pas agir sans l'appui des collectivités locales qui sont seules compétentes pour la sectorisation. Et, s'il est élu, le candidat n'entend pas non plus déclencher la guerre avec l'enseignement privé.

Sur les rythmes scolaires, Benoît Hamon tente de se démarquer d' Emmanuel Macron et de François Fillon qui veulent laisser la liberté aux communes de revenir sur la réforme, ou encore de Marine Le Pen qui veut revenir sur la réforme. L'ex-ministre de l'Education entend, au contraire, accroître de 25 % (sur cinq ans) le fonds d'aide aux communes, d'un montant actuel de 400 millions d'euros. La hausse irait d'abord aux communes les plus pauvres.

(...)

Marie-Christine Corbier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Benoit Hamon... Le candidat de l'Ecole...

16 Avril 2017 , Rédigé par B Hamon Publié dans #Education, #Politique, #Hamon

Benoit Hamon... Le candidat de l'Ecole...

POUR L’ÉCOLE

Parce que beaucoup se joue dans les premières années d’apprentissage, j’établirai un seuil MAXIMUM DE 25 ÉLÈVES PAR CLASSE en CP/CE1/CE2, et à 20 ce nombre dans les écoles en éducation prioritaire, dans les territoires ruraux et en outre-mer.

Pour DÉVELOPPER LA MIXITÉ SOCIALE ET SCOLAIRE sur tout le territoire, je rebâtirai la carte scolaire dans le cadre d’un dialogue qui associera l’enseignement public et l’enseignement privé.

Pour donner à tous les élèves les mêmes chances de réussir à l’école, je mettrai en place UN SERVICE PUBLIC DU SOUTIEN SCOLAIRE, et développerai la coéducation avec les parents et les mouvements d’éducation populaire.

Tous les pays ayant investi dans la FORMATION CONTINUE DES ENSEIGNANTS ont vu les résultats des élèves progresser. En France aussi, je veux un plan de formation continue des enseignants.

Chaque enseignant bénéficiera de TROIS, CINQ ou DIX JOURS DE FORMATION  tous les ans. 

Nous mènerons LA RÉFORME DU LYCÉE avec les enseignants, les parents et les élèves.

J’allouerai plus de moyens aux lycées qui en ont le plus besoin grâce à un nouvel indicateur social plus juste et plus proche des réalités du territoire.

Je défendrai LES LYCÉES PROFESSIONNELS pour qu’ils deviennent des voies d’excellence. J’y favoriserai les possibilités de poursuites d’études.

Je revaloriserai les CONDITIONS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS et des personnels administratifs, en matière de rémunération comme de gestion des carrières et de médecine du travail.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, je recruterai 40 000 ENSEIGNANTS EN CINQ ANS , je garantirai le droit à l’innovation pédagogique, et favoriserai l’usage du numérique pour faire réussir tous les élèves dans leurs apprentissages.

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