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Vivement l'Ecole!

Articles récents

Pour d'autres "fondamentaux"... Imagination... Créativité... Coopération... Questionnement...

24 Juin 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Château, Nuage, Lune, Ciel, Fantaisie

(...)

... université et grandes écoles accordent une place croissante aux compétences dont on peut faire l'hypothèse qu'elles resteront le propre de l'homme, au premier rang desquelles la créativité. A rebours de l'enseignement scolaire, qui délègue - et relègue - à l'école maternelle la transmission de ces compétences pourtant jugées stratégiques par les employeurs. La créativité donc, mais aussi la coopération, l'empathie, l'apprentissage par l'expérience, le questionnement...

Une aberration du système français

Dès l'école élémentaire, et plus encore au collège, les enseignements et dispositifs pédagogiques qui ne visent pas la stricte transmission de connaissances se raréfient, jusqu'à disparaître au lycée, où les disciplines qui font explicitement appel à la créativité (musique et arts plastiques) ne sont qu'optionnelles. Cette aberration, qui n'est pas spécifiquement française, a été dénoncée avec un humour ravageur par le chercheur anglais Ken Robinson dont la conférence TED "Do school kills creativity?" ("L'école tue-t-elle la créativité?") a été visionnée plus de 45 millions de fois en dix ans. Il sera présent lors du festival du "Monde" et débattra avec deux artistes, habitués à chercher des espaces de liberté dans des contextes contraints.

(...)

Emmanuel Davidenkoff

L'apprentissage de la créativité - Dimanche 24 septembre de 11h à 13 h, Opéra Bastille Paris 12e

(L'article complet est à lire dans la version "papier" du Monde en date du 24 juin)

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"La Fontaine à l'école, c'est tragique..."

24 Juin 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Littérature

"Tu ne peux lire une fable de La Fontaine que si tu pars de l'argument qu'il a envie de prouver à un contradicteur qu'il a tort. C'est comme ça que le grand Jean-Laurent Cochet nous a enseigné la manière d'aborder La Fontaine pour ne pas tomber dans une gnangnanterie d'école, parce que l'un des drames absolus c'est La Fontaine à l'école. La Fontaine à l'école, c'est tragique. [...] C'est un drame que La Fontaine ne soit plus à l'école*, mais c'est aussi un drame qu'il soit travaillé à l'école avec des enfants de 8 ou 10 ans !"

Fabrice Luchini

En savoir plus et réécouter Luchini en cliquant ci-dessous

* Que Fabrice Lucchini se rassure, les professeurs d'école n'ont pas attendu le geste ministériel pour conserver à La Fontaine une place de choix...

Christophe Chartreux

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Sous l’autonomie controversée, le pouvoir masqué...

24 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "autonomie des établissements"

EXTRAIT

Dans l’école, l’autonomie des établissements peut passer alternativement pour la pire ou la meilleure des libéralités. Sonne-t-elle le glas de l’unité nationale, ou au contraire celui d’une égalité de façade enfin démasquée ? Libère-t-elle d’un carcan archaïque, ou en organise-t-elle plutôt un autre, habilement managé, plus contraignant parce que plus rusé ? Et si nous nous demandions avant tout qui gagne réellement en pouvoir quand l’établissement acquiert des galons. L’auteur suit cette piste dans la situation française actuelle, à la fois conditionnée par son héritage jacobin et soumise au devoir de participation contemporain.

Dans son ouvrage, Révolution, le candidat Emmanuel Macron affirmait vouloir « donner plus d’autonomie aux équipes éducatives », qui seront « suivies et évaluées » pour valoriser et étendre leurs responsabilités. Son ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, sitôt nommé rue de Grenelle, a confirmé cette volonté de décentralisation : « il y aura des évolutions du système, qui ne seront pas verticales ». Dans son livre publié en 20161, l’autonomie des établissements figurait au premier rang des moyens destinés à améliorer les apprentissages des élèves. Cette mesure impliquait un pouvoir renforcé des directions (chargées du recrutement et de l’évaluation des personnels), une modulation partielle des programmes nationaux, une régulation de ce dispositif par la mesure des résultats et leur publication, mais aussi un encouragement aux initiatives locales, à leur coordination, au travail d’équipe et au développement professionnel des enseignants.
 
Interrogé à l’époque par le Café pédagogique, le futur ministre résumait : « on doit permettre à des équipes de proposer des projets pour faire progresser une école ou un établissement ; aujourd’hui, à cause de faits réels mais aussi des discours pessimistes faciles, l’institution est vue comme une chape de plomb ; elle doit devenir une référence positive qui aide chacun à s’accomplir, à proposer, à contribuer au progrès collectif ». L’autonomie envisagée devait réduire autant l’emprise bureaucratique que le sentiment subjectif que tout s’y joue sans que personne n’y puisse rien changer.
 
Conquête ou décret ?
 
Il est bien entendu trop tôt, non seulement pour juger une telle politique, mais même pour s’en faire une idée détaillée. Car en matière d’autonomie des écoles (comme ailleurs en pédagogie), le diable des effets se cache dans le détail des mesures adoptées, quand ce n’est pas dans la manière dont cette adoption est ou non négociée. « Sois autonome ! » Cette obligation de s’affranchir n’est pas devenue pour rien l’archétype de l’injonction paradoxale dont tout libre penseur devrait se méfier. Et l’autonomie des acteurs faibles – celle des élèves (face à leurs maîtres), des employés (face à leurs patrons), des personnes âgées ou en situation de handicap (face aux soignants et aux services sociaux) – n’est pas par hasard régulièrement controversée.
 
C’est que la véritable autonomie ne se décrète pas, même gentiment, même pour la bonne cause, même pour « le bien des enfants » ou « l’intérêt de la Nation ». Elle se conquiert. Elle se gagne contre un pouvoir qui ne la concède pas d’emblée, qui attend des preuves de souveraineté avant de lâcher la bride censée jusqu’ici vous protéger. Sinon, l’initiative apparemment laissée n’est qu’une obéissance adroitement extorquée. Une obéissance peut-être avisée, peut-être féconde, mais qui n’émane pas d’une intime volonté, d’un sujet réclamant et obtenant le droit de se passer de contrôle pour penser et agir mieux que son donneur d’ordre ne saurait l’y forcer. C’est la difficulté qu’aucun gouvernement ne peut ignorer : comment décréter l’autonomie depuis le sommet, si les équipes pédagogiques déjà autonomes la pratiquent à leur façon, et que les autres se soumettent peut-être, mais sans prise de pouvoir digne de ce nom ?
 
(...)
 
Olivier Maulini, Chercheur à l’université de Genève, Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Laboratoire innovation formation éducation (LIFE)
 
Suite et fin à lire en cliquant sur le lien ci-dessous
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Pourquoi ne parvient-on pas à se débarrasser des neuromythes?...

24 Juin 2017 , Rédigé par L'école de demain Publié dans #Education, #Neurosciences

Mentale, Émoticônes, Icônes, Symboles

A l'heure ou les "neurosciences" s'apprêtent à faire une entrée fracassante (voir lien en bas de page), au sens premier du terme, dans l'école et notamment l'école primaire, voici une réflexion salutaire, voire salvatrice...

Christophe Chartreux

                                            ____________________________________

EXTRAIT

Difficile de rater, dans les rayons des librairies, cette pléthore d’ouvrages qui nous explique avec force détails que nous n’avons pas tous le même cerveau (dont, de toute façon nous n’utilisons qu’une infime partie !) et que les difficultés scolaires de nos enfants viennent très certainement du fait que les façons d’enseigner de l’École de la République n’étaient pas faites pour leur forme d’intelligence.

(...)

... les neurosciences, si elles nous apportent une meilleure connaissance du fonctionnement neurologique, ne peuvent qu’être un éclairage supplémentaire proposé aux professionnels de l’éducation au moment de faire des choix d’enseignement. Observées en laboratoire, les expériences menées ne peuvent être reproduites in vivo. Pourtant, de nombreux neuromythes sont considérés comme des savoirs acquis et fixés et sont parfois directement transposés dans les classes.

Pour n’en citer que quelques uns :

  • Non, écouter du Mozart n’améliore pas les performances cognitives. À la fin des années 1990, le gouverneur de Georgie (USA) a donc hélas dépensé 150,000 $ dans un programme d’achat de musique… pour rien. Et cela n’aide pas non plus les plantes à pousser, d’ailleurs.
  • Non, vous n’êtes pas « cerveau droit » ou « cerveau gauche », pas plus que votre sexe ne détermine les capacités de votre cerveau, que ce soit sur Terre, sur Mars ou sur Vénus.
  • Non, nous n’utilisons pas uniquement 10 % de notre cerveau.
  • Non, tout ne se joue pas avant 3 ans.
  • Non, faire de la gymnastique coordonnée n’a aucun effet sur les apprentissages. Même si c’est sûrement bénéfique pour lutter contre les effets du vieillissement articulaire.

Mais alors, si ce sont des mythes, pourquoi ne sont-ils pas tombés dans les oubliettes de l’histoire des sciences, comme la terre plate, la bosse des maths et le lien direct de parenté entre le parisien et le chimpanzé du zoo de Vincennes ?

(...)

Face aux apports des neurosciences pour l’éducation, il serait sage de procéder avec prudence et d’accepter de les voir telles qu’elles sont : des sciences en évolution et en construction.

François Taddei

La totalité du billet est à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Ministère - Examen-diplômes - Convictions - Supérieur - Ailleurs - Ressources...

24 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Main, Microphone, Mic, Maintenez, Poing

Revue de fin de semaine qui, comme la voiture balais du Tour de France qui approche, ramasse les fins d’actualités.

Ministère

La dernière déclaration... Le ministre Blanquer va offrir Les Fables de la Fontaine aux élèves de CM2. “Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé que les 150 000 élèves de CM2 allaient recevoir un exemplaire des Fables de la Fontaine.”

Au BO du 22 juin 2017 : nouvelle organisation des enseignements au collège et accueils collectifs de mineurs de l’été 2017. On précise “Cet arrêté assouplit simplement le cadre de la réforme du collège. L’offre des enseignements est enrichie selon les choix de chaque établissement.” Mais il semble qu’il y ait un bug : l’accès du détail réclame identifiant et mot de passe… ?

CP à 12 élèves : la réforme En Marche forcée. “Le slogan aura agit tel un mantra : les CP en éducation prioritaire limités à 12 élèves par classe dès la rentrée 2017 pour atteindre l’objectif de 100% de réussite. A l’heure de la mise en œuvre très concrète de la mesure phare du programme éducation macronien, il n’est pas inutile d’en analyser les rouages, tant ils révèlent à la fois une méthode brutale et des finalités contestables.”

Objectif "100% de réussite au CP" au cœur du séminaire des inspecteurs de l’éducation nationale. “Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et Stanislas Dehaene, professeur au collège de France en psychologie cognitive et expérimentale, sont intervenus auprès des inspecteurs de l’éducation nationale sur les pratiques les plus efficaces dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture au CP, au cours d’un séminaire à l’école supérieure de l’Éducation nationale le jeudi 22 juin.

Ce séminaire avait pour objectif de mettre en contexte la mise en place du nouveau dispositif du CP dédoublé en éducation prioritaire dans le cadre des programmes du cycle 2, où l’accent est mis sur l’apprentissage des fondamentaux. Il s’est appuyé sur le référentiel de l’éducation prioritaire.

Cela a été l’occasion de revenir sur les résultats de la recherche en didactique de la lecture et de la production d’écrit, qui font désormais consensus, et de présenter les ressources afin de nourrir la réflexion pédagogique et étayer les gestes professionnels des enseignants.

Il a permis également d’insister sur les pratiques les plus efficaces avec des petits groupes d’élèves.

La réflexion portait enfin sur les modalités d’accompagnement du dispositif en académie.”

Éducation : le retour du redoublement, beaucoup de bruit pour rien ?Le "maintien" sera à nouveau possible "dans des cas rares". Dans les faits, ça ne change pas grand-chose. Symboliquement, c’est très différent.”

Examen-diplômes

À quoi sert encore le brevet des collèges, présenté par 840.000 élèves ?Le brevet reste encore indispensable pour passer quelques rares concours dans la fonction publique. Pour les enseignants, il donne un objectif et finalise les études au collège. « Nous nous attendons cette année à des taux de réussite battant largement le record de l’an dernier », explique Samuel Cywie, de la Peep Paris, au sujet du brevet des collèges, dont les épreuves se dérouleront en fin de semaine prochaine pour 840.000 collégiens. En raison d’un nouveau mode d’évaluation, une importante proportion ..” Article réservé aux abonnés.

Le bac est mort, vive le bac !Le baccalauréat a-t-il encore un sens ? Faut-il s’en passer ou le réformer ? "L’Obs" a tenté d’y répondre. Avec un plan original, en huit sous-parties.”

Bac : la correction d’une copie de philo laisse peu de place au hasard. “Contrairement aux idées reçues, l’évaluation d’une copie de philo au bac n’est pas laissée au libre arbitre ou à l’humeur du correcteur : elle répond à des critères bien précis qui sont discutés à plusieurs, avant la note finale. « Avec la philo, on ne peut jamais vraiment être content de soi, ça dépend trop du prof qui corrige », lançait Camille, résignée, en sortant jeudi dernier de la première épreuve du bac. « Faux ! », rétorque Marie Perret, 43 ans, professeur de philosophie à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), et rompue à cet exercice depuis plus de 20 ans.“

Convictions

Education nationale : « 9-3 », v’là les renforts des grandes écoles. “La promo pionnière du Teach for France, financé et piloté en partie par le secteur privé, achève sa première année : des diplômés de Sciences-Po ou de HEC enseignent dans des établissements REP de banlieue parisienne. Quitte à créer des inégalités parmi les contractuels.”

Un député La République en marche favorable à l’intégration de l’enseignement de l’islam à l’école en Alsace-Moselle. “Un député de La République en Marche nouvellement élu dimanche dans le Bas-Rhin s’est dit favorable à l’intégration de l’enseignement de l’islam à l’école pour les départements de l’Alsace et en Moselle. Dans trois départements, l’enseignement religieux y est possible mais pas encore l’islam.”

« Toujours, l’engagement citoyen ». Entretien avec Nicole Belloubet par Jean-Michel Zakhartchouk extrait du Cahiers pédagogiques N° 518 - Enseigner, former : écrire. “Dans le cadre prestigieux du Conseil constitutionnel, près de la salle où les neuf sages valident les lois de notre République, un bureau avec vue sur les fameuses colonnes de Buren du Palais-Royal. Et la rencontre avec une femme de conviction, qui nous accueille avec gentillesse pour évoquer son parcours singulier, où pédagogie et action se sont plusieurs fois croisées. Il s’agit de Nicole Belloubet, membre du Conseil constitutionnel et ancienne rectrice.”

Supérieur

Sélection en master : Paul, recalé à l’entrée de deux masters, a testé la saisine du recteur. “Le téléservice permettant de saisir le recteur pour obtenir une place en master est accessible via trouvermonmaster.gouv.fr, depuis lundi 19 juin 2017. Étudiant en troisième année de licence de sciences politiques à Paris 1 et recalé à l’entrée des deux masters qu’il convoitait, Paul l’a testé. Témoignage.”

MOOC Mathématiques : une préparation à l’entrée dans l’enseignement sup’. “Des cours en ligne de mathématiques ont été conçus pour accompagner les futurs étudiants dans leur transition entre le lycée et l’enseignement supérieur. Disponibles sur la plateforme FUN, ils s’adressent aux personnes ayant suivi une première et une terminale scientifique.”

Budget en déficit des universités : quel rôle pour le recteur ?Alors que certaines universités votent des budgets en déficit année après année et que d’autres se retrouvent à devoir adopter des plans de retour à l’équilibre, quel est le rôle du recteur, garant du contrôle budgétaire ? Est-il tenu de placer sous tutelle les établissements en difficulté financière ? Éléments de réponses.”

Enseigner à distance aux étudiants incarcérés : un défi pour les universités. “Les étudiants en prison sont souvent des personnes en grande difficulté personnelle qui sont soumises à l’interdiction partielle voire totale d’accès aux usages numériques. C’est pour ces raisons que l’enseignement à distance (EAD) en prison pose un réel défi à nos universités. Pour garantir ce service public, elles doivent définir une politique de formation ambitieuse en adaptant leurs modalités administratives et pédagogiques et en sensibilisant les équipes.”

Facebook va-t-il devenir une plate-forme de cours en ligne ? Question de Jessica Gourdon. “Né dans une université, le réseau social Facebook pourrait-il devenir un jour une plate-forme de cours en ligne ? Mi-juin 2017, la multinationale californienne a lancé une fonctionnalité donnant la possibilité de "créer un cours" au sein de groupes Facebook, rapporte le magazine "Inside Higher Ed". Pour l’instant, cette fonction n’est testée que par un cercle restreint d’utilisateurs. Elle permet aux modérateurs des groupes de créer des leçons séquencées en unités, et, pour les élèves, de suivre leur progression en temps réel.”

Ailleurs

La Turquie va suspendre l’enseignement de la théorie de l’évolution à l’école. “"Nous avons exclu les sujets controversés pour les élèves à un âge auquel ils ne sont pas capables de comprendre le contexte scientifique des enjeux", a déclaré Alpaslan Durmus. Cet enseignement est donc repoussé au premier cycle universitaire.

"Nous avons essayé d’intégrer nos valeurs locales et nationales au programme", a fait valoir le ministre. Selon The Independant, plusieurs universitaires turcs ont critiqué le projet, soulignant que le seul pays à avoir exclu la théorie de l’évolution à l’école est l’Arabie Saoudite.”

Les enjeux de l’enseignement de l’histoire africaine aux Africains. “En Afrique il y a un célèbre adage qui dit : "si vous ne connaissez pas d’où vous venez, vous ne sauriez décider de là où vous allez". Mais les Africains sont-ils pour autant fiers de leur histoire ? Veulent-ils vraiment savoir d’où ils viennent ? Et de quelle histoire parle-t-on ?

Ressources

Classe mutuelle : les élèves s’expliquent très bien les choses entre eux, parfois mieux que nous. “Prof de SVT dans un lycée parisien, Vincent Faillet a métamorphosé sa salle de classe, en premier lieu ses murs, afin de développer l’apprentissage entre pairs. Il nous parle de sa "classe mutuelle".”

L’innovation : une histoire contemporaine du changement en éducation. De François Muller. “Passer d’une logique d’enseignement à celle de formation par les compétences pour les enseignants ou passer d’un pilotage commandé à un accompagnement concerté pour l’encadrement peuvent être des exemples signifiants de pratiques à l’œuvre dans nos écoles et établissements scolaires. Trois cents actions contemporaines pour identifier dix tendances durables en éducation : tel est le pari de ce premier volume consacré aux « changements en éducation ».”

École : les vrais défis. Sous l’autonomie controversée, le pouvoir masqué par Olivier Maulini. “Et si nous nous demandions avant tout qui gagne réellement en pouvoir quand l’établissement acquiert des galons. L’auteur suit cette piste dans la situation française actuelle, à la fois conditionnée par son héritage jacobin et soumise au devoir de participation contemporain.”

Et un petit rappel historique : Le BAFA*… ou l’histoire du stage. “// BAFA // Peut-être avez-vous rencontré les Ceméa à l’occasion d’un stage BAFA ? Le stage, acte fondateur des Ceméa, tour à tour, appelé session, module, semaine, etc., mérite qu’on revisite, à l’occasion de ce quatre-vingtième anniversaire, les éléments qui ont fait son succès et sa pertinence.”

Bernard Desclaux

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Novo Amor...

23 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... La Fontaine... "Il est bon de parler, et meilleur de se taire"...

23 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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L’OURS ET L’AMATEUR DES JARDINS

Certain Ours montagnard, Ours à demi léché,
Confiné par le sort dans un bois solitaire,
Nouveau Bellérophon vivait seul et caché :
Il fût devenu fou ; la raison d'ordinaire
N'habite pas longtemps chez les gens séquestrés:
Il est bon de parler, et meilleur de se taire,
Mais tous deux sont mauvais alors qu'ils sont outrés.
               Nul animal n'avait affaire
               Dans les lieux que l'Ours habitait ;
               Si bien que tout Ours qu'il était
Il vint à s'ennuyer de cette triste vie.
Pendant qu'il se livrait à la mélancolie,
               Non loin de là certain vieillard
               S'ennuyait aussi de sa part.
Il aimait les jardins, était Prêtre de Flore,
               Il l'était de Pomone encore :
Ces deux emplois sont beaux. Mais je voudrais parmi
               Quelque doux et discret ami.
Les jardins parlent peu , si ce n'est dans mon livre ;
               De façon que, lassé de vivre
Avec des gens muets notre homme un beau matin
Va chercher compagnie, et se met en campagne.
               L'Ours porté d'un même dessein
               Venait de quitter sa montagne :
               Tous deux, par un cas surprenant
               Se rencontrent en un tournant.
L'homme eut peur : mais comment esquiver ; et que faire ?
Se tirer en Gascon d'une semblable affaire
Est le mieux. Il sut donc dissimuler sa peur.
               L'Ours très mauvais complimenteur,
Lui dit : Viens-t'en me voir. L'autre reprit : Seigneur,
Vous voyez mon logis ; si vous me vouliez faire
Tant d'honneur que d'y prendre un champêtre repas,
J'ai des fruits, j'ai du lait : Ce n'est peut-être pas
De nos seigneurs les Ours le manger ordinaire ;
Mais j'offre ce que j'ai. L'Ours l'accepte ; et d'aller.
Les voilà bons amis avant que d'arriver.
Arrivés, les voilà se trouvant bien ensemble ;
               Et bien qu'on soit à ce qu'il semble
               Beaucoup mieux seul qu'avec des sots,
Comme l'Ours en un jour ne disait pas deux mots
L'Homme pouvait sans bruit vaquer à son ouvrage.
L'Ours allait à la chasse, apportait du gibier,
               Faisait son principal métier
D'être bon émoucheur, écartait du visage
De son ami dormant, ce parasite ailé,
               Que nous avons mouche appelé.
Un jour que le vieillard dormait d'un profond somme,
Sur le bout de son nez une allant se placer
Mit l'Ours au désespoir ; il eut beau la chasser.
Je t'attraperai bien, dit-il. Et voici comme.
Aussitôt fait que dit ; le fidèle émoucheur
Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur,
Casse la tête à l'homme en écrasant la mouche,
Et non moins bon archer que mauvais raisonneur :
Roide mort étendu sur la place il le couche.
Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami ;
               Mieux vaudrait un sage ennemi.

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A Lire... Jean-Paul Martin, La Ligue de l’enseignement : une histoire politique (1866-2016)...

23 Juin 2017 , Rédigé par La Vie des Idees Publié dans #Education

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La Ligue de l’enseignement fête ses 150 ans. À cette occasion, Jean-Paul Martin retrace les mutations qui ont affecté son mode d’organisation, son rapport à l’État et son combat laïc. L’historien invite, ce faisant, à réfléchir sur le rôle de la société civile en France.

Le livre que Jean-Paul Martin signe ici, avec la collaboration de Frédéric Chateigner et Joël Roman, répond à une commande des dirigeants de la Ligue de l’enseignement, soucieux d’offrir au public un ouvrage de référence sur leur mouvement. Qui mieux que J. P. Martin pouvait en effet retracer l’histoire longue et complexe de cette nébuleuse associative ? Fin connaisseur de la Ligue, à laquelle il a consacré un doctorat et dont il est par ailleurs l’un des compagnons de route, Jean-Paul Martin a eu carte blanche, à condition de publier les résultats de son enquête en trois ans, pour les 150 ans de l’association.

L’auteur souligne dès l’introduction combien le délai imposé fut pour lui contraignant. Il lui interdisait notamment la consultation des archives « de Moscou » (57 cartons), restituées par la Russie en 2000 et confiées par la Ligue aux Archives nationales en 2014, le conduisant à s’appuyer essentiellement sur la documentation rassemblée à l’occasion de sa thèse, les publications du mouvement et les recherches existantes, généralement centrées sur des périodes restreintes.

Il en résulte un livre dense, parfois aussi touffu que l’enchevêtrement des réseaux de la Ligue, qui met surtout l’accent sur l’histoire politique du mouvement. La structure de l’ouvrage, chronologique dans ses grandes lignes, permet de suivre finement les évolutions de la Ligue selon trois perspectives, dont l’articulation est régulièrement mise en valeur par des chapitres plus thématiques : la laïcité, le rapport à l’État, la fonction politique de l’association.

(...)

Chloé Gaboriaux

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CP à 12 élèves... Méthodes brutales et finalités contestables...

23 Juin 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Pédagogie

https://gelambre.files.wordpress.com/2010/10/marche-forcee-dans-le-sud-oranais-juin-1881_photo-du-tableau-de-leon-couturier_1883_cadree.jpg?w=640

EXTRAIT

CP à 12 élèves: la réforme En Marche forcée

(...)

Réformer l'éducation par ordonnance

Le nouveau gouvernement veut agir vite pour reprendre en main la refondation de l’éducation nationale. C’est donc dans une précipitation inédite que les directions académiques annoncent ces derniers jours les mesures concrètes pour atteindre l’objectif de « 100 % de réussite en CP ». Syndicats, associations de parents d'élèves (voir ici) et enseignants sont mis devant le fait accompli. Cette célérité n’est évidemment pas sans poser de nombreux problèmes tant au niveau de la méthode que des finalités et surtout préfigure ce que pourrait être la marque de fabrique d'une nouvelle gouvernance à marche forcée.

Casser ce qui était déjà en marche

Les enseignants se voient dans l’obligation de renoncer à un précédent dispositif, le "plus de maîtres que de classes". Toutes les écoles REP+ (réseau éducation prioritaire renforcé) et une majorité des écoles REP s’étaient vues attribuer un professeur des écoles en surnuméraire pour accompagner les classes et intervenir en fonction des besoins au sein de celles-ci. Ces enseignants « pollénisateurs» permettaient de décloisonner les classes et d’encourager l’innovation et la réflexion pédagogique au sein d’équipes enseignantes, souvent jeunes et inexpérimentées dans ces écoles prioritaires. Or, en Seine-Saint-Denis où plus de 500 écoles sur 830 sont en éducation prioritaire, la totalité de enseignants PDMQDC ((plus de maîtres que de classes) des écoles REP+ vont disparaître à la rentrée prochaine. Tout est donc « balayé d’un revers de main », sans réflexion, sans bilan et sans égards pour les professionnels investis (voir pétition). Le directeur académique, M.Wassenberg, l’a annoncé vendredi dernier et a même ajouté qu’une partie des nouveaux postes affectés aux brigades de remplacement (75 postes sur 190 pour être précis) serait ponctionnée pour concrétiser la promesse des CP à 12 . Le non remplacement des enseignants absents, véritable fléau dans ce département, a donc toutes les chances de revenir en force dès l’automne prochain.

(...)

Un slogan ne fait pas une politique

Les finalités sont aussi problématiques. Le slogan "100 % de réussite en CP" est certainement opérant pour gagner des élections mais beaucoup moins pour vaincre l’échec scolaire. Une telle promesse, digne d’un commercial tout droit sorti de l’ESSEC, fait porter une responsabilité particulièrement lourde sur les seules épaules des enseignants de CP. Outre le fait que cela induit que certains enseignants auraient pu avoir par le passé comme objectif de faire échouer leurs élèves, qu’adviendra-t-il si l’objectif n’est pas atteint ? Comment vont réagir les familles à qui on fait cette promesse si par malheur leur enfant n’est pas devenu lecteur-expert à la fin du CP ?

(...)

A l'école du paravent

Enfin, le problème des locaux, très tôt soulevé par la communauté éducative, est solutionné de manière expéditive. Partout où des salles inoccupées existent, tout va bien, mais ailleurs, soit dans la grande majorité des cas, les enseignants devront partager leur salle avec un collègue. La proposition de la fraichement élue député Anissa Khedher d’installer des paravents dans les classes (voir ici) est sérieusement envisagée par plusieurs communes de Seine-Saint-Denis nous dit Véronique Decker, directrice d'école à Bobigny et auteur de "l'école du peuple". Elle ajoute que "notre ministre comme M. le président ne connaissent pas les écoles publiques et encore moins celles des quartiers populaires, eux qui sont passés par des établissements privés". Ce serait "leur non-attachement à cette école publique" qui expliquerait selon elle qu'ils considèrent comme opérant que deux professeurs enseignent à deux classes dans la même salle pour apprendre à lire. Ou alors, et ce ne serait pas le moindre des paradoxes à l’heure où l’autonomie et l’expérimentation sont célébrées par notre nouveau ministre,  cela reviendrait finalement à maintenir le principe des PDMQDC sans le dire, mais en les assignant d'autorité à la seule classe de CP. 

(...)

Emile Lanoë

Le billet complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

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