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Vivement l'Ecole!

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Le Tambour-major Blanquer... Par Claude Lelièvre...

23 Août 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

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Le tambour rythmait le fonctionnement du lycée napoléonien. Le nouveau ministre de l'Education nationale l'a beaucoup utilisé depuis sa nomination pour attirer l'attention.

Tambour battant.

Avis à la population. Le 8 juin dernier, dans le quotidien « Le Parisien », Jean-Michel Blanquer affirme vouloir «autoriser à nouveau le redoublement», en jugeant «absurde son interdiction » par la précédente ministre. Mais, en réalité, Najat Vallaud-Belkacem ne l'avait nullement « interdit ». Son décret de novembre 2014 avait simplement affirmé «le caractère exceptionnel du redoublement », dans la ligne même de la circulaire du 16 mars 2010 d'un certain... Jean-Michel Blanquer (alors DGESCO) où il était dûment écrit : « rendre très exceptionnel le recours au redoublement ». Malgré des mises au point publiques à ce sujet, le nouveau ministre de l'Education nationale a réitéré son ''accusation'' et son ''coup de menton''. Que ne ferait-il pas pour convoquer les ''trompettes de la renommée'' (il « connaît la musique », disent certains ''connaisseurs de la maison Education nationale'').

Ce même 8 juin, Jean-Michel Blanquer a tenu à exposer sa ''sollicitude'' envers les élèves « les plus défavorisés » en annonçant aussi une mesure (dont on aimerait avoir le bilan dans peu de temps puisqu'il se targue d'être un fervent partisan des ''évaluations'') : «Pour les élèves les plus défavorisés, les grandes vacances sont souvent un moment de déperdition des acquis de l'année précédente […] Dès cette année, nous allons donner aux élèves de CM2 la possibilité de bénéficier de soutiens gratuits, avant l’entrée en 6e. Ces stages d’une semaine seront proposés fin août, au moins en éducation prioritaire. »

Le fabuleux Blanquer. Le 23 juin dernier, il annonce urbi et orbi que 150000 élèves de CM2 vont recevoir les « Fables » de La Fontaine. Pourquoi 150000 ? Pourquoi dans trois académies choisies : Aix-Marseille, Nantes et Lille ? Pourquoi à la fin du CM2 ?

D'autant que Jean-Michel Blanquer, lorsqu'il était Directeur de l'enseignement scolaire, avait déjà mené la même « opération » (Blanquer aime redoubler). Il s'agissait en l'occurrence déjà des « Fables » de La Fontaine, mais pour le CM1, et pour 178000 d'entre eux.

Extraits de la « circulaire Blanquer » du 26 mai 2010: « Opération ''Un livre pour l'été''. En cet été 2010, qui marque le lancement de cette opération, 178 000 élèves de CM1 recevront  ''Un livre pour l'été''. […] L'Education nationale a choisi d'éditer des Fables de La Fontaine [...]. Le directeur général de l'enseignement scolaire, les recteurs et les IA-DSDEN conduiront les opérations de communication nécessaires (visites d'écoles, communiqués de presse, etc ) ».

Tout était déjà dit... A propos, on attend toujours les évaluations de cette « opération » présentée comme une « expérience ». Les évaluations ne seraient-elles nécessaires que pour ''les autres''?. Bis repetita pour celle-ci ?

Tambour-major. « Je vous l’annonce, on fera la rentrée en musique, dans un maximum d’endroits dès cette année, en mobilisant les élèves de l’année précédente ou des orchestres extérieurs. L’idée est de montrer que la rentrée est un jour à vivre non pas avec inquiétude mais avec joie et confiance » ( « Le Parisien » du 8 juin dernier) . Un communiqué de presse du ministre de l'Education nationale publié fin juin précise que « cette mobilisation commune va trouver une première réalisation avec la "rentrée en musique", qui marquera de manière positive le début de l’année scolaire 2017-2018. Les écoles, les collèges et les lycées sont invités à accueillir, dès septembre prochain, leurs nouveaux élèves en musique. Élèves, professeurs, parents, chorales et orchestres, artistes et acteurs culturels pourront chanter et jouer dans les écoles et les  établissements le jour de la rentrée. Associations locales, conservatoires et écoles de musique seront mobilisés. Ce moment musical constituera le point de départ d’une année scolaire ambitieuse et réussie ».

Fermez le ban ! Beaucoup de bruit pour rien ? Cela nous promet-il des ''lendemains qui chantent » ? On verra.

Claude Lelièvre

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Indochine... la Vie Est Belle...

22 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Kamel Daoud...

22 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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DÉCOLONISER LE CORPS, LA LANGUE ET LA MER Samedi 17 juillet 2010

C’est peut-être face à la mer que l’on ressent le mieux cet enfermement de l’histoire algérienne dans les interdits immédiats du corps et ses libertés non retrouvées même après le départ du dernier colon en date. Une intuition trouble, encore floue, difficile à exprimer : celle d’une identité plus vaste que les polémiques immédiates, qui enjambe les colonisations, pas pour les nier mais pour dire qu’elles sont aussi mon histoire. Et cela vous revient d’un coup, ce qu’est être algérien, face à l’unique trace vivante de notre patrimoine : la Méditerranée. Pas n’importe quelle mer, mais celle-là justement. Et c’est face à celle-là que, brusquement, on réalise que rien ne nous oblige à vivre l’histoire du pays comme simplement une histoire de violences auxquelles répondent des cycles de rejets et des saisons d’armes ou de dénis. D’un coup, on réalise avec les immeubles coloniaux que la parenthèse française n’est pas quelque chose qui est venu “totalement d’ailleurs”, mais qui “est à moi aussi”, dans l’ordre de mon histoire et du matrimoine. Les immeubles, les architectures, les places publiques, les églises restantes, les synagogues effacées et les noms des rues et la vigne. Elles ne sont pas “françaises”, mais aussi “à moi”, partie de mon histoire. La colonisation comme la décolonisation sont des actes, les miens, que j’ai subis ou assurés et que j’assume aussi. La colonisation française est une histoire qui fait partie de l’histoire algérienne, et ce qui en est né est à moi. Et du coup, face à la Méditerranée, je remonte encore plus sur mes propres traces et je me heurte à cette évidence : si jusqu’à maintenant je n’ai pas retrouvé la Méditerranée, c’est parce que l’autre colonisation, “arabe”, m’a interdit aussi de retrouver le corps, et ce jusqu’à aujourd’hui.

Le corps, le mien, c’est la seconde trace qui me reste de mon histoire méditerranéenne et africaine : le corps est commun ; c’est l’âme, qui est une solitude, qui cherche la compagnie de l’invisible.

Tout corps d’homme est à vivre à deux.

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Education - Non au choix de l'inégalité!

22 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #College2016

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Il en est des débats comme des plats. Plus on repasse les mêmes, moins on a envie d'y goûter. Ce fut le cas pendant des mois au sujet de la réforme du collège, dite "Collège2016". Celle-ci, après avoir franchi les obstacles mis en travers de son chemin, s'est installée. Après quelques mois d'activité elle est toujours accusée de tous les maux par les mêmes qui ont mis en oeuvre son empêchement d'abord, puis le ralentissement de son application effective. Aujourd'hui, à mots voilés, par le nouveau locataire du Ministère de l'Education Nationale

Cette réforme serait, je cite - de mémoire - une partie des critiques entendues l'an dernier :

- "responsable de la mort du Latin, du Grec et de l'Allemand", alors que Latin, Grec et Allemand sans la réforme auraient poursuivi l'entre-soi dans lequel ces options étaient confinées et leur inéluctable descente aux enfers par la réduction des effectifs concernés, chaque année un peu plus importante. Or, Latin, Grec et Allemand ont désormais tout pour « reprendre des couleurs » ;

- "responsable de la haine de l'excellence et des bons élèves", alors que la réforme ne s' "attaque" pas aux bons élèves mais met à disposition des enseignants les outils nécessaires à la réduction des écarts entre les plus en difficultés et ceux n'en ayant aucune ou très peu;

- "responsable du nivellement par le bas", alors qu' un nombre d'élèves bien plus important qu'auparavant aura accès à ce qui, avant la réforme, lui était souvent interdit;

- "responsable de la désorganisation des établissements par la précipitation qui a présidé sa mise en application", alors que les débats ont commencé il y a des années. Souvenons-nous de l'Appel de Bobigny qui portait en germes tout ce que la réforme du collège met aujourd'hui en application. Cet appel fut présenté et approuvé par TOUS les syndicats d'enseignants le 20 octobre...2010. Avant l'élection de François Hollande, Vincent Peillon travaillait DEJA à la mise en place de cette réforme. Ce dernier, comme Benoit Hamon puis Najat Vallaud-Belkacem n'ont eu de de cesse d'impliquer des centaines de professionnels de l'éducation pour une construction préparée et concertée;

- "responsable, avec l'effondrement  supposé de l'école, de la radicalisation de certains élèves s'engageant dans le djihad". On croit rêver!

Tout cela en contradiction absolue avec la nécessité affirmée, y compris par les opposants les plus virulents, de réformer le collège, ce "maillon faible".

Des opposants :

- attaquant très violemment l'Aide Personnalisée et les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) qui pourtant offrent la possibilité de croiser les disciplines (sans jamais les remettre en cause), en donnant du sens aux apprentissages jadis cloisonnés, en plaçant les élèves dans des situations de construction et de réalisation de projets ;

- mettant en doute les capacités des enseignants à travailler en équipe, voire en affirmant que tous les enseignants de collège travaillaient DEJA en équipe (ce qui est très rare et ne concerne que quelques collègues par équipe pédagogique). Ce travail en équipe est  - toutes les études le démontrent, tous les établissements dits "innovants" travaillent ainsi depuis des années avec des résultats incontestables et incontestés - une urgence dans un pays où, il est vrai, le travail en équipe est étranger à l’organisation historique du système éducatif très pyramidal. A ce sujet je ne peux que conseiller la lecture éclairante du texte de Daniel Calin disponible ICI ;

- mettant en cause la simultaneité de la refondation des programmes ET de l'évaluation, alors que c'est à cette condition de simultanéité dans le temps que la réforme entre en cohérence avec ses attendus. Procéder par étapes successives eût amené les élèves du niveau 3e à attendre 2020 pour espérer être concernés, ce qui aurait entraîné des distorsions TRES désorganisatrices!

Tout cela soutenu par quelques "experts" véritables ou autoproclamés, chroniqueurs permanents et omniprésents, humoristes sans humour, philosophes trop heureux de se voir offrir des tribunes inespérées transformées en polémiques alimentant les réseaux sociaux de commentaires d'une indigne violence, plus inacceptable encore quand elle était l'oeuvre d'enseignants.

Qui n'a pas entendu les Christophe Barbier, Natacha Polony, Nicole Ferroni, Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Jacques Julliard, Jean-Paul Brighelli, et tous ceux que j'oublie car je préfère les oublier, ne s'en porte que mieux tant leurs diatribes, critiques outrées et outrancières, caricatures approximatives jusqu'aux mensonges, n'apportaient strictement rien au débat nécessaire que tous ceux-là n'ont contribué qu'à assécher, faute d'arguments et de propositions attendues.

On les attend encore!

Mais faisons quelques rappels :

- La réforme du collège, qui aurait pu aller plus loin, plus vite, plus fort - la Ministre l'aurait souhaité - a l'immense mérite d'exister ENFIN pour commencer à grandir;

- C'est une réforme de gauche. Ce qui a déplu à certains, y compris à cette autoproclamée "vraie gauche" qui battait le pavé avec... le SNALC (Syndicat enseignant "marqué à droite" comme on dit);

- C'est est une réforme solidaire dans un pays qui vit, depuis plusieurs années, une crise des solidarités et des replis identitaires. Replis se manifestant par des exclusions aux visages multiples qui sont autant de négations de l'égalité des droits:

exclusion de ceux qui ont toujours moins;
exclusion des quartiers dits "difficiles";
exclusion de toutes les minorités;
exclusion des familles non francophones;
exclusion d'établissements à l'écart des métropoles, isolés en milieu rural;
exclusion des "étranges étrangers" et de tous ceux qui ne sont pas "nous";
exclusion des décrocheurs, "produits" non pas par le collège, mais par ses dysfonctionnements.

Ceux-ci aggravés par des gouvernements de droite qui n'ont eu de cesse et n'auront de cesse - c'est annoncé dans les projets des candidats à la primaire en cours - d'appliquer des politiques de destruction d'emplois (300 000 dans la fonction publique! Fourchette basse!), de sélection par l'échec, de refus du concept d'éducabilité condamnant, comme un Bruno Le Maire, un élève faible en CM2 sans lui laisser d'autre espoir qu'une orientation par l'échec, donc subie. A dix ans! Jamais je n'accepterai de dire à un enfant de 10 ans: "Tu dois désormais songer à une autre scolarité. Tu n'es plus éducable".

Ceux-ci aggravés aujourd'hui par une équipe ministérielle pour le moins très "droitière", très "Luc Chatel", détricotant à bas-bruit le travail entrepris pendant 5 ans (et préparé bien plus en amont encore).

Voir ICI pour comparer ce qui fut mis en place avec ce qui est "démis en place".

La réforme du collège a fait un choix, voulu et porté par Vincent Peillon, Benoit Hamon et surtout Najat Vallaud-Belkacem à laquelle l'Histoire donnera raison et rendra hommage. Ce choix, c'est celui du refus d'un autre choix, souvent illustré par les travaux de François Dubet: "Le choix de l'inégalité" qui accompagne toujours les exclusions que nous venons d'énumérer.

Un refus motivé non pas par la volonté d' un égalitarisme utopique et dangereux - c'est la caricature permanente qu'en donne le gouvernement Philippe -  mais pour simplement respecter une valeur fondatrice de notre République: l'égalité, celle des droits et devoirs, l'égalité par le rééquilibrage des moyens, aussi: donner plus à ceux qui ont moins. C'est clair, simple et tellement évident!

L'Ecole est pourtant devenue, silencieusement et de manière chaque année de plus en plus prégnante, un terrain de jeu réservé à quelques-uns. A ces "quelques-uns" très au courant des codes scolaires obscurs à tant d'autres, ces "quelques-uns" culturellement armés pour accompagner leurs enfants vers la réussite.

Doit-on les en blâmer? Certainement pas! En revanche, inquiétons nous de constater à quel point les exclus - toujours issus des mêmes catégories sociales - sont de plus en plus exclus. Surtout lorsque ces "exclus" ne constituent plus - inconsciemment - un "terrain d'avenir" pour celles et ceux qui en ont la responsabilité pédagogique mais sont stigmatisés, transformés en "problèmes". Combien de fois ai-je entendu cette phrase lors des conseils de classe:

"Cet élève pose problème". Comprendre: "Cet élève EST un problème". Terrible! Alors ceux-là ne sont plus des élèves. Ils se transforment en "décrocheurs", "absentéistes permanents", "intenables", "irrécupérables". En un mot ils deviennent responsables, coupables de leur malheur. Et coupables du malheur qu'ils infligent aux autres, "ceux qui suivent".

Nous - les enseignants - touchons alors du doigt cette crise des solidarités. Comment aurions-nous pu - et les opposants à la réforme du collège auraient du s'interroger avant de crier à la fin de la civilisation par l'abandon du Latin et du Grec, abandon absolument jamais acté - participer à cet abandon des solidarités?

Comment pourrons-nous accepter de tenir grande ouverte la porte du triomphe à une droite - ou une droite masquée comme la représente fort bien Emmanuel Macron - dont l'objectif annoncé est de briser plus encore toute velléité solidaire à l'égard de celles et ceux que les dysfonctionnements de l'école - dysfonctionnements que cette droite à alimentés de manière continue - ont contribué à écarter?

Je ne l'accepte pas et ne l'accepterai jamais! Voilà pourquoi j'ai soutenu cette réforme:

- de gauche et solidaire, sans rien rabattre sur le "niveau" ni sur les "disciplines";

- à l'opposé du "personnalisme"" triomphant;

- sociale, bienveillante et lucide car consciente du danger réel des "communautarismes";

- à contre-courant des "gauloiseries" sarkozystes, des excès zemmouriens,  de la "francité en danger" chère à Alain Finkielkraut, des gadgets contemporains et des pamphlets assassins!

Voilà pourquoi j'ai soutenu Vincent Peillon, Benoit Hamon et Najat Vallaud-Belkacem dans leur combat.

Je les soutiens toujours... Pour le bien de TOUS les élèves!

Christophe Chartreux

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Education - Loin des pamphlets pessimistes, vivement l'école!...

22 Août 2017 , Rédigé par DAAC Lille Publié dans #Education, #Pédagogie

Etre heureux à l'école en France, c'est possible ! L'école élémentaire Hélène Boucher de Mons-en-Barœul est l'une des rares écoles en France à utiliser la pédagogie Freinet dans toutes ses classes.

Une méthode qui semble avoir porté ses fruits si l'on en juge par le plaisir que les enfants ont à aller à l'école et celui d'apprendre. Pour comprendre, la réalisatrice Isabelle Cadière s'est invitée dans une classe, comme l'avait fait quelques temps auparavant des chercheurs de l'Université de Lille. Avec les enseignants et la complicité des enfants, ils décodent pour nous cette réussite étonnante.

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Rentrée scolaire : se passer des contrats aidés à l'école est "inimaginable", assurent certaines communes...

22 Août 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Contrats Aidés

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160 000 contrats aidés ne devraient pas être renouvelés cette année, les communes s'inquiètent des conséquences sur la rentrée scolaire.

Trop coûteux, inefficaces... La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décidé de réduire de façon drastique le nombre de contrats aidés et 160 000 contrats de ce type devraient ne pas être renouvelés. Si le gouvernement promet officiellement "d'épargner" l'Éducation nationale dans ses coupes, sur le terrain, c'est bien plus compliqué. Et la rentrée scolaire dans moins de deux semaines s'annonce très tendue.

Avec une partie des contrats aidés renouvelés d'ici la fin de l'année, notamment pour l'accompagnement des enfants handicapés, l'Éducation nationale paraît effectivement relativement épargnée. Mais dans les écoles en France, on compte des dizaines de milliers d'autres personnels en contrats aidés, embauchés par les communes et les collectivités territoriales. Les coupes risquent d'être importantes, et ça dans de nombreuses communes. C'est le cas, par exemple, à Jonquière-Saint-Vincent (Gard). Ici, début août, "nous avons reçu un courrier de Pôle Emploi nous demandant de ne pas renouveler les contrats aidés", explique Cathy Climent, adjointe au maire. Dans ce village de 3 600 habitants, la mairie finance six emplois aidés, "dont quatre intervenaient en primaire et un au niveau de la restauration scolaire" précise l'élue. 

Le maintien de ces postes est donc en suspens. Leur avenir dépend de l'arbitrage de la préfecture. Et à ce jour, les quatre personnes embauchées fin juin comme Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), pour aider les enseignants de maternelle, ne savent toujours pas si elles travailleront le 4 septembre, jour de la rentrée. 

Un impact sur les rythmes scolaires

Une très grande partie des 160 000 contrats aidés qui ne vont pas être renouvelés sont affectés dans les écoles, ce qui n'est pas sans poser quelques soucis. "C'est dans une école qu'on a le plus besoin de renforts, souligne Pilar Chaleyssin, présidente de l'association des maires du Gard. Plus vous mettez de personnes, mieux les enfants sont gardés. Ça nous permet de décloisonner dans les classes, de renforcer l'accueil dans les classes surtout dans les maternelles quand on doit, par exemple, surveiller la sieste."

La suppression des contrats aidés à la rentrée aura également des conséquences sur les rythmes scolaires. A Valorbiquet, commune de 2 500 habitants dans le Calvados, la maire avait décidé de rester cette année à la semaine de quatre jours et demi d'école et d'embaucher pour cela cinq animateurs pour la rentrée, afin d'assurer les activités périscolaires. Problème : ils ne sont plus garantis. "Un coup de bambou très, très fort, commente Christelle Bacq-De-Paepe, la maire de Valorbiquet. On avait tout calculé en fonction des contrats qu'on pouvait prendre.

Se passer des contrats aidés est une perspective "inimaginable" pour l'élue, d'autant qu'il est impossible pour la commune de revenir à la semaine de quatre jours. "On a contacté l'Inspection académique qui nous dit : 'c'est trop tard, les mouvements de personnel sont faits', ils ne peuvent pas revenir en arrière, ils ne peuvent pas contacter les enseignants deux semaines avant la rentrée pour tout chambouler", précise Christelle Bacq-De-Paepe. Si l'Éducation nationale maintient ses positions, c'est la commune de valorbiquet qui devra financer les postes avec son budget. "C'est un surcoût de 67 000 euros, c'est vraiment énorme." 

Les conditions d'accueil des enfants handicapés dégradées

Les parents d'enfants handicapés eux aussi sont inquiets de la diminution de ces contrats aidés. Ce sont surtout des contrats de ce type qui accompagnent toute la journée les élèves handicapés. 50 000 renouvellements dans l'Éducation nationale devraient être assurés pour la fin de l'année. Mais c'est 20 000 contrats de moins qu'au second semestre de l'année dernière. "Cela va créer des conditions de rentrée difficiles puisqu'un certain nombre d'enfants handicapés ne pourront pas bénéficier des accompagnements dont ils ont besoin pour réussir leur scolarité" indique Paul Devin, secrétaire général du syndicat des personnels d'inspection de l'Éducation nationale. 

Au delà de ces exemples, avec des dizaines de milliers de postes actuellement en suspens dans les écoles, la plupart des élus de France se demandent comment ils vont parvenir à mettre en place la rentrée le 4 septembre prochain. À La Réunion, la rentrée scolaire a lieu mardi 22 août, avec cinq jours de retard sur le calendrier initialement prévu. Les maires de nombreuses communes de la région l'ont décalée pour protester contre la suppression de 75% des postes en contrats aidés sur l'île. 

Solenn Le Hen

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Diana Panton...

21 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Saul Bellow...

21 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Je ne sais pourquoi je n'arrivais pas, malgré tous mes efforts, à me faire perdre une compétition. Même quand je jouais aux dames avec mes enfants, malgré toutes mes manoeuvres pour les laisser gagner, et alors que je voyais leurs lèvres trembler de déception (oh, les pauvres gosses devaient sûrement me haïr), je bondissais par-dessus tous les pions en annonçant durement : "Et voilà!", alors qu'en moi-même je ne cessais de me dire : "Oh, imbécile ! imbécile ! imbécile !"

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Comment bien préparer le retour en classe?...

21 Août 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Vacances scolaires : "Ne pas surcharger l'enfant avec des heures de travail"

La rentrée des classes est dans deux semaines. Pour Gilles Vernet, invité de franceinfo, dimanche, "il est toujours temps" de faire faire des devoirs de vacances aux enfants sans les "surcharger" et en alliant l'effort et le côté ludique.

Comment bien préparer le retour en classe ? Comment faire en sorte que les enfants arrivent dans les meilleures conditions pour débuter l'année scolaire ? À deux semaines de la rentrée, prévue lundi 4 septembre, Gilles Vernet donne quelques conseils aux familles.

Cet ex-trader est professeur des écoles en CM2 à Paris et auteur du livre Tout s’accélère (éd. Eyrolles, 2017). Il était l'invité de franceinfo, dimanche 20 août.

franceinfo : Est-il est encore temps de commencer les devoirs de vacances ? 

Gilles Vernet : Oui, il est toujours temps et il y a des cahiers ou des activités diverses pour cela. L'idéal est d'en faire un peu tout au long des vacances, de manière ludique. Il ne faut pas mettre une pression excessive à l'abord de la rentrée et lui demander de faire son cahier de vacances en 15 jours alors qu'il est prévu pour deux mois. Il faut plutôt l'accompagner là où il a eu des difficultés et passer un peu de temps avec l'enfant : le cahier de vacances est d'autant plus utile si les parents sont avec l'enfant pour en tirer pleinement parti. 

Donc, il faut éviter que cela devienne un sujet de crispation ou un bras de fer avec l'enfant ? 

On peut quand même lui demander de faire une demi-heure par jour en l'aidant un peu. Il y a d'autres outils aussi sur internet, sur les tablettes, pour que l'enfant se ré-entraîne un peu, à l'abord de la rentrée, au calcul mental par exemple. Mais, je crois qu'il faut rappeler, pour déculpabiliser, que les vacances, c'est d'abord un moment de repos pour le corps comme pour l'esprit. Il ne faut pas surcharger, pendant cette période, l'enfant avec des heures de travail. L'été est plutôt le moment pour se régénérer -ces phases de régénération qu'on a de moins en moins- pour dormir, faire du sport et aller au contact de la nature. Cela étant dit, ça n'empêche pas de travailler un peu tous les jours.

Vous employez le terme ''ludique"... C'est important d'apprendre en jouant ?

Oui, les bonnes méthodes passent par des instants ludiques. On peut les faire jouer avec des applications ou dans la voiture, avec des calculs mentaux, des petits jeux autour de ça. C'est toujours bien d'aborder les choses sous un angle un peu plus léger pour l'enfant. L'essentiel est de chercher pour son enfant tout ce qui peut éveiller son goût d'apprendre. Par exemple, on peut faire une visite historique qui sera l'occasion pour lui de voir un lieu ou faire du calcul mental quand on fait une balade en montagne. Il y a mille manières. Le tout c'est, je crois, d'éveiller le goût d'apprendre de l'enfant. Il y a les deux : du ludique et puis de l'effort aussi. Il faut le rééduquer à l'effort, de manière rituelle et progressive. 

Il y a aussi le goût de la lecture ?

Il me semble important de lire tout au long des vacances. Lire des livres qu'il aime est la meilleure chose à faire pour qu'il écrive bien. La lecture est en excellent moyen de développer ses connaissances en français, de manière ludique. Si on trouve des livres qu'il aime, il se plonge dans la lecture et, là, c'est gagné. Les vacances, comme pour les adultes, c'est assez propice à une lecture un peu plus nourrie. On lit souvent plus en vacances aujourd'hui parce qu'on est dans une société qui manque un peu de temps. 

France Info

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Elle est où l'horreur?...

21 Août 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Racisme

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Une croix gammée tracée sur le mémorial du camp de concentration de Gitans, à Saliers en France. Un journaliste s'en est aperçu le 18 août, a fait une photo et a transmis l'information, notamment aux gendarmes qui n'en savaient rien.

Une croix gammée tracée sur le mémorial du camp de concentration de Gitans, à Saliers en France. Un journaliste s'en est aperçu le 18 août, a fait une photo et a transmis l'information, notamment aux gendarmes qui n'en savaient rien. Peu de réactions encore. L'année dernière, le jour de noël, des croix gammées accompagnées d'inscriptions haineuses contre les Roms et les Juifs avaient été découvertes sur une école de Montreuil. De nombreuses réactions horrifiées, puis on nous a expliqué qu'il s'agissait de l'action d'un déséquilibré, d'un marginal récidiviste. Un fou. Des croix gammées taguées sur les mosquées aussi. Combien? Plusieurs fois par an? Des réactions? Rares. Des croix gammées sur les drapeaux des manifestants racistes, ces suprématistes blancs des États-Unis, qui plantent tranquillement l'insigne nazi entre deux géraniums, sur la fenêtre de leur maison. On a vu les images en boucle sur les chaînes d'info. Une jeune femme est morte, assassinée par l'un d'entre eux qui l'a écrasée parce qu'elle participait à la contre-manifestation.

La croix gammée, c'est la revendication de l'extermination des Roms, des Juifs, des Noirs, des Musulmans. La solution finale fièrement arborée dans les rues, brandie à visage découvert au bout des bras musclés des racistes nord-américains, les chambres à gaz anonymement réclamées ici par les "fous" qui ne peuvent s'empêcher de tracer des croix gammées sur une école parce qu'elle porte le nom d'Anne Frank, sur les mosquées parce que des terroristes se disent musulmans, et sur les stèles commémoratives du génocide des Tsiganes parce que les Roms.

Passerelle des arts, ce joli pont métallique qui enjambe la Seine et conduit à l'Académie des vieillards immortels : les touristes s'y photographient sur fond de Paris éternel mais ne peuvent plus y accrocher de cadenas d'amour. Le 6 août, une inscription arrête leurs pas. Un bout de papier collé au sol, quarante centimètres sur trente : une curieuse spirale attire l'attention du promeneur qui regarde ses pieds. Comme un point d'interrogation couché, mais ce n'est pas cela, sinon le point serait détaché de la boucle, et il ne serait pas couché. Ce n'est pas une question. C'est un serpent qui se replie sur lui-même? Une boucle de cheveux coupée? Le signe tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, il est tracé à l'encre noire et l'auteur a pris le temps de remplir l'épaisseur du trait. A côté de l'étrange symbole, des lettres capitales écrites à la main : ATTENTION. En-dessous, en plus petites cursives : les roms. ATTENTION les roms. Elle s'arrête, abasourdie. G. la rejoint intrigué, et s'arrête, muet. Puis il lui demande si elle veut qu'il photographie. Elle dit oui. Deux photos sont faites et ils passent, le cœur lourd, la rage au ventre, ils passent. L'inscription reste, collée sur le sol à l'entrée de la passerelle des arts mais pas juste au milieu, un peu en retrait, comme au théâtre, quand un personnage fait un aparté audible par tous les spectateurs complices mais pas par l'autre personnage, celui dont on parle mais qui n'entend rien. Elle y est peut-être encore. Avec sa spirale noire qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre comme le symbole nazi, noir aussi, qui tourne de la gauche vers la droite et toute la portée monstrueuse de l'implicite qui permet d'écrire ces trois mots en français, en se disant que ça suffit, que l'on sera compris. Nul ne peut douter du caractère raciste de cette inscription, le sens en est immédiatement perceptible.

C'est plus tard, dans la soirée, qu'elle réalise à quel point elle est une imbécile : mais pourquoi est-elle passée sans rien faire ? Elle aurait dû déchirer le papier, rendre illisible le message, avertir elle ne sait qui, une autorité quelconque qui s'occupe du racisme en France. Mais non, rien. La sidération, deux photos, et elle a poursuivi son chemin.

Hier après-midi, juste après avoir quitté un ami rom kalderash et lui avoir sottement répondu qu'elle avait l'impression que "ça allait mieux maintenant" (l'ami leur avait raconté une histoire qui datait de vingt ans, celle d'un artisan ayant perdu une bonne partie de sa clientèle après avoir déclaré qu'il était Tsigane), elle découvre la photographie de cette croix gammée sur le monument de Saliers. Et elle se souvient de la spirale du pont des arts. Peut-être qu'à Saliers, ou bien ailleurs, quelqu'un est passé devant la stèle profanée, devant une croix gamée, a pris deux photos et a poursuivi son chemin, le cœur lourd. L'horreur, elle est là aussi, dans cette accoutumance à l'horreur, dans la blessure emportée avec soi sur le chemin qu'on poursuit, sans avoir agi.

Juliette Keating

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