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Vivement l'Ecole!

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Débat présidentiel 2017 : des candidats divisés sur l’éducation... (+ commentaire)

21 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Politique, #Education

Résultat de recherche d'images pour "le grand debat TF1"

Extraits

L'éducation était l'un des sujets phares du premier débat entre les 5 principaux candidats à l’élection présidentielle 2017, le 20 mars sur TF1. En voici un résumé.

Lors du premier débat télévisé entre les 5 candidats à l’élection présidentielle favoris des sondages, organisé le 20 mars sur TF1, l’école était au coeur des échanges, malgré les divergences

Le recrutement des profs, sujet qui divise

Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, a indiqué vouloir créer rapidement 20.000 postes d’enseignants supplémentaires, afin de parvenir à son objectif de 25 élèves maximum par classe en CP–CE1–CE2, dans toute la France. Au total, selon son programme, il prévoit de recruter entre 35 000 et 40 000 enseignants de plus.

La position de François Fillon est diamétralement opposée. Pour lui, la hausse des effectifs dans l’éducation “n’est pas la seule solution”. Le candidat de la droite et du centre propose au contraire que les profs soient “un peu moins nombreux”, mais travaillent plus. “Les enseignants, qui doivent être mieux payés et mieux considérés, doivent accepter un temps de présence plus élevé à l’intérieur de l’établissement”, a-t-il lancé lors du débat.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise, s’est distingué en indiquant vouloir recruter pas moins de 60.000 enseignants, “parce que le problème de l’école est aussi devenu un problème de moyens.”

Les “fondamentaux”, sujet phare du débat

« Ma priorité absolue, c’est une école primaire qui enseigne les fondamentaux, pendant 75% du temps, et qui commence plus tôt, dès 5 ans”, a lancé François Fillon, qui se déclare aussi favorable au port de l’uniforme.

Marine Le Pen, candidate du Front National, ne prône pas 75% du temps consacré aux fondamentaux, mais “100 %”, dont “50% dédiés à l’apprentissage du français”.

Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

“Je veux plus d’heures de cours en école primaire, que dans les zones difficiles, on porte le nombre d’élèves à 12, et que l’on paye 3000 euros par mois les enseignants qui travaillent dans les zones difficiles”, a ainsi indiqué le candidat du mouvement En Marche.

(...)

Fabien Soyez

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Commentaire:

1- Concernant cette tarte à la crème des "fondamentaux" une fois de plus servie jusqu'à l'indigestion par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, rappelons que la France est championne d'Europe du temps passé à étudier le "Lire-Ecrire-Compter".

Mais parler des "fondamentaux" est un mantra électoraliste. Cela plait aux parents peu ou pas informés. Et peu importe qu'ils ne le soient pas d'ailleurs.

Quelle tristesse de voir l'Ecole être à ce point abaissée à des querelles d'arrière-garde et d'un autre âge!

Quelle tristesse de la voir toujours ramenée à des enjeux qui ne sont pas les plus essentiels!

Mme Le Pen, Mr Macron: laissez l'Ecole tranquille, par pitié!

2- Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

Là, nous atteignons des sommets d'ignorance et/ou de mauvaise foi:

Le chiffre de 150 000 est désormais de 90 000 mais Mr Macron n'en est plus à quelques approximations près.

"20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter” copopie-colle Mr Macron après les Brighelli, Polony et Finkielkraut dont il est un fidèle porte-parole.

Sauf que c'est faux. Je renvoie une fois encore à l'article du Monde ci-dessous

Christophe Chartreux

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Emmanuel Macron... Que d'intox!...

21 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Macron

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Les intox du grand débat de la présidentielle

EXTRAIT

(...)

«Les peines de moins de deux ans sont systématiquement non appliquées.»

Le candidat d’En marche, qui veut mettre un terme aux aménagements automatiques des courtes peines de prison, reprend quasiment mot pour mot les propos tenus par son porte-parole Christophe Castaner samedi soir dans l’émission On n’est pas couché, sur France 2. Castaner y avait déclaré : «Aujourd’hui, toute peine inférieure à deux ans ne fait l’objet d’aucun passage en prison. C’est automatique, il y a une négociation.»

Sauf que les deux commettent la même intox.

Ce qui est vrai, c’est que la réforme pénale de Rachida Dati de 2009 a systématisé l’aménagement des peines inférieures à deux ans, lesquelles aménagement débouchent effectivement le plus souvent sur des mesures alternatives à la prison ferme (ce qui au passage ne signifie pas que la, peine n’est pas «appliquée», comme le dit Macron, puisqu’une peine de prison ferme aménagée est considérée comme «exécutée»). Mais surtout, la réforme Dati n’implique pas que tous les condamnés à des peines de moins de deux ans évitent les barreaux.

Primo, les condamnés en situation de récidive voient leurs peines aménageables uniquement si celles-ci sont inférieures à 1 an, et pas deux ans. Deuzio – et surtout – nombre de condamnés filent directement en prison après l’audience en cas de mandat de dépôt prononcé par le tribunal, ce qui est fréquent lors des comparutions immédiates. Et ces peines-là ne sont pas aménagées.

Au total, selon les chiffres de l’administration pénitentiaire, au 1er janvier 2016, 43% des 46 600 détenus condamnés purgeaient des peines inférieures ou égales à deux ans. Environ 20 000, donc.

«32 000 personnes ont donné [à En marche, ndlr] le don moyen, c’est 50 euros»

Accusé d’être «le candidat des riches», Emmanuel Macron a tenté de se défendre… en expliquant avoir reçu 32 000 dons de 50 euros en moyenne. Pas de quoi crier au soutien des grands argentiers. Sauf qu’une multiplication basique permet d’aboutir, à partir des chiffres donnés par Macron lors du débat, à la somme récoltée de 1,6 million. Or, En marche revendique d’avoir récolté environ 7,5 millions d’euros auprès de 30 000 particuliers (rappelons, comme l’a fait le candidat que seuls les particuliers sont autorisés à faire un don pour une campagne présidentielle). Ce qui aboutit à des dons de 250 euros en moyenne. Cinq fois plus que ne le dit Macron.

En fait, Emmanuel Macron confond «moyenne» et «médiane». Il l’expliquait d’ailleurs très bien lui-même dans la Croix la semaine dernière. «Selon la loi électorale, nous avons refusé tout don d’entreprise ou de personne morale de droit privé et accepté des dons de personnes physiques entre 1 et 7 500 euros. Un peu plus de 30 000 personnes ont donné, avec un montant médian de 50 euros. Environ 2% des dons dépassent 5 000 euros». Fin décembre, son équipe de campagne affirmait d’ailleurs à Désintox que les dons étaient en moyenne de… 290 euros. Même si seulement 2% des dons dépassent les 5 000 euros, selon le comptage du candidat.

(...)

Cédric Mathiot , Pauline Moullot

Intox auxquelles on pourrait en ajouter d'autres, notamment dans le domaine de l'éducation:

1- Contrairement à ce qu'à affirmé Mr Macron, le nombre de décrocheurs scolaires n'est pas de 150 000 par an mais de 90 000. Ces progrès ont été obtenus grâce à l'action du gouvernement qu'il a abandonné en rase campagne);

Emmanuel Macron... Que d'intox!...

2- Mr Macron parle de dédoubler les classes de CP/CE1/CE2 (il semble ne pas savoir qu'on appelle cela le cycle 2) dans les zones d'éducation prioritaire.

Il omet de préciser qu'il n'a jamais consulté les communes, propriétaires des locaux, qui DEVRONT entreprendre d'onéreux travaux de construction de centaines de salles de classe. (Il n'a pas plus consulté les maires au sujet de l'exonération de la taxe d'habitation, maires vent debout contre cette idée).

Il omet de dire que les 4000 postes qu'il va "créer" ne sont que des prélèvement sur les 57 000 créés réellement, eux, par le Ministère de l'Education Nationale. Prélèvement du secondaire vers le primaire alors que la vague démographique va frapper collèges (ça a commencé) et lycées de plein fouet!

3- L’exagération d’Emmanuel Macron sur le niveau des écoliers

"Les statistiques du ministère de l’éducation nationale sur le niveau des élèves de CM2 montraient en 2013 que 79,8 % maîtrisaient les compétences attendues en lecture et 70,9 % celles en mathématiques. Des chiffres qui peuvent sembler correspondre à l’ordre de grandeur évoqué par le candidat, mais sa présentation est, en réalité, trompeuse.

Il est, en effet, faux d’affirmer que ceux qui ne maîtrisent pas les compétences du socle ne savent pas lire ou compter. Sur la compétence lire, il est notamment attendu de savoir « dégager le thème d’un texte, repérer dans un texte des informations explicites, inférer des informations nouvelles [implicites], repérer les effets de choix formels »."

Pour ce point 3, voir le lien ci-dessous d'où provient cet extrait

De tout cela, Mr Macron comme certains médias peu curieux se contrefichent. Mr Macron est en tête des sondages.

Preuve que "tout va bien"...

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Présidentielle - SES - Le système...

21 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Présidentielle - SES - Le système...

Toujours la présidentielle. Les 50 ans des SES déclenchent des idées. On terminera par quelques nouvelles du système.

Présidentielle

Présidentielles : l’éducation, thème étendard ! par Thomas Legrand. “Oui vous aurez remarqué que les candidats, quel qu’ils soient, ont toutes sortes de priorités… à croire qu’il n’y a que des priorités : l’emploi, le logement, la santé, la sécurité, l’environnement, le pouvoir d’achat… tout –dans une campagne- n’est que priorité, mais lorsqu’on aborde l’éducation… alors là, les termes consacrés sont toujours les mêmes : « l’éducation c’est LA priorité des priorités, parce que tout part de là ». Et c’est vrai, tout part de là ! Et tout y arrive aussi. C’est le thème présidentiel par excellence parce qu’il est transversal.

"L’autonomie démocratique" des établissements dans le programme Hamon.
 

" Prenons donc partie résolument pour l’autonomie des établissements, mais sans la confondre avec l’indépendance. Exigeons une « autonomie démocratique » et refusons l’ « autonomie libérale »." C’est l’idée force du chapitre Education, rédigé par Philippe Meirieu, du livre programme de Benoit Hamon et Yannick Jadot qui sortira le 22 mars aux éditions Robert Laffont."

Benoît Hamon et l’école : comment ne pas se renier ? Que réserve Benoît Hamon aux élèves ? Réponse dans son programme. Par Philippe Watrelot. “Le programme de Benoît Hamon a été présenté à la presse jeudi 16 mars. Il comporte un volet « éducation » qui se situe dans la continuité de la politique menée depuis 2012 et auquel il a lui même contribué comme (éphémère) ministre. On y retrouve des promesses sur les postes, la revalorisation des enseignants, la priorité au primaire, la mixité sociale… Il faut noter aussi quelques nouvelles propositions comme le « service public du soutien scolaire ». Les principales réformes ne sont pas abandonnées même si on sent poindre aussi une certaine prudence. Il est vrai que l’enjeu est complexe : comment ne pas renier cet héritage tout en ramenant dans le giron du PS des enseignants qui semblent s’en éloigner… ?

Macron promet une "réforme en profondeur" de l’Ecole. “S’exprimant sur France 2 le 19 mars, Emmanuel Macron amis en avant son programme éducatif annonçant vouloir " une réforme en profondeur de l’école". "Je n’aurais pas eu cette politique en matière d’éducation",a-t-il dit pour se démarquer de F Hollande. "Il fallait réformer les enseignants. J’ai une politique différente. Je souhaite une école qui transmette davantage, remettre les classes bilangues et l’enseignement des humanités, faire plus en zone d’éducation prioritaire". Son programme éducatif parait pourtant peu cohérent.”

Nicolas Dupont-Aignan : "Je veux l’unité absolu du système d’éducation"

Dans le Figaro :22 acteurs de l’éducation interpellent les candidats. “« Vers Le Haut », collectif qui regroupe 22 organismes (tels que le Secours catholique, L’Armée du Salut, Associations familiales catholiques, Associations familiales protestantes, Bayard, le Collège des Bernardins, les Scouts musulmans de France, Sos Village d’Enfants…) interpelle ce lundi les candidats à l’élection présidentielle. Ils demandent à ces derniers de s’engager à organiser « des Etats généraux de l’Education » après l’élection présidentielle.”

François Hollande : son bilan pour l’Education nationale. “François Hollande a-t-il tenu sa promesse de faire de l’éducation une priorité ? Revue de ces cinq dernières années de politique éducative.”

SES

Dans le Café pédagogique, un rappel Les SES fêtent leurs 50 ans en se baladant. “Paris, Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy … Dans toutes ces villes, on a vu samedi 18 mars des groupes se promener dans différents quartiers, guidés par des professeurs de SES, et tenter par exemple de comprendre, si , à Paris « le 3ème arrondissement s’est embourgeoisé ? », à Strasbourg, comment a évolué « la petite France entre histoire et modernité », « quelle réalité ont les clivages sociaux » à Nantes, « ce que recouvre la notion de renouvellement urbain « à Nancy, ou bien « comment la ville se réinvente à travers les migrations à Marseille ». Un épisode qui laissera des traces dans les mémoires et une façon, pour l’Apses (association des professeurs de SES) de fêter les 50 ans de leur gambillante discipline…

« Pour un enseignement de sciences économiques et sociales obligatoire pour tous les lycéens ». “A l’heure où les mutations économiques et sociales alimentent toutes sortes de préjugés, une initiation aux sciences sociales est plus que jamais nécessaire, expliquent dans une tribune un collectif d’économistes, de chercheurs et de politiques.”

L’Académie des Sciences Morales et Politiques veut réformer l’enseignement de l’économie au lycée. “Il faut réduire les programmes à un nombre restreint de concepts fondamentaux, mettre l’accent sur la micro-économie, favoriser l’innovation pédagogique, parler un peu plus de l’entreprise…

Le système

Najat Vallaud-Belkacem, l’apprentie sorcière. Par Sophie Coignard. "La ministre, en visite dans un collège, a revêtu la cape d’Harry Potter pour célébrer l’une de ses mesures phares : les Enseignements pratiques interdisciplinaires."

Slate a demandé à des personnalités dont fait partie Philippe Watrelot (qui rappelle qu’il n’est pas chercheur) de formuler des propositions pour la présidentielle 2017.

Parmi celles-ci on en trouve plusieurs qui concernent l’éducation, formulées par : Pierre Merle, Olivier Rey, Charles Hadji, Jean-Pierre Terrail, Agnès Florin et bien d’autres.... En voici trois ci-dessous.

Inscrire dans les missions des enseignants et dans leur évaluation une obligation de formation par Philippe Watrelot. "Il s’agit de créer une obligation de formation sous forme d’un droit rechargeable et d’un crédit d’heures. Chaque enseignant devrait ainsi se former et prouver qu’il a effectué une formation au cours des trois dernières années. La formation pourrait se faire auprès des services de formation du ministère ou d’association agréées."

Pour un tronc commun d’enseignement jusqu’à la fin du lycée par Jean-Pierre Terrail. “Pour assurer la capacité de tous les citoyens à repenser le monde, à innover, à contribuer aux débats et aux décisions nécessairement instruites de demain, il faut donner à l’école une nouvelle mission : celle de transmettre à tous une culture commune de haut niveau. Celle-ci passe notamment par un parcours scolaire réorganisé en un tronc commun d’enseignement jusqu’à la fin du secondaire et la scolarité obligatoire portée à 18 ans.”

Pour des parcours professionnels aérés des enseignants par Charles Hadji “La carrière de tout enseignant doit pouvoir être rythmée par des phases d’« altérité professionnelle ». Cette proposition se fonde sur un diagnostic : le métier d’enseignant est un métier difficile, synonyme de souffrance, et dans lequel beaucoup se sentent enfermés.”

Madame de Lafayette, première femme au programme de terminale littéraire. “À la rentrée prochaine, les élèves de terminale littéraire étudieront, pour la première fois, une plume féminine. La Princesse de Montpensier, nouvelle publiée anonymement par Madame de La Fayette en 1662, est la première oeuvre écrite par une femme à figurer au programme de littérature du bac littéraire. C’est ce qu’indique le « Programme de littérature pour l’année scolaire 2017-2018 » paru jeudi dans une note du ministère de l’Éducation nationale. Les Faux-monnayeurs d’André Gide est l’autre œuvre littéraire qu’étudieront les élèves de terminale L l’année prochaine.”

Une femme fait pour la première fois son entrée au programme du bac L. “Tout est parti d’une pétition, lancée l’année dernière, par Françoise Cahen, une professeure du Val-de-Marne. Cette dernière s’était indignée du manque cruel d’écrivaines dans les programmes scolaires du bac L. Celle-ci est remontée jusqu’à la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et la commission chargée de cette section a décidé d’inverser la tendance un peu trop masculine au goût des observateurs et professeurs.”

Bernard Desclaux

Commentaire:

"Je n’aurais pas eu cette politique en matière d’éducation. Il fallait réformer les enseignants". E Macron

J'ai écouté et réécouté l'intervention d'E Macron. Il me semble avoir bien entendu: "il fallait reformer les enseignants", et non "réformer les enseignants" (Ce qui ne veut rien dire).

Mais bon...

Christophe Chartreux

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L’astronaute Thomas Pesquet rejoint la réserve citoyenne de l’Éducation nationale...

20 Mars 2017 , Rédigé par MEN Publié dans #Education

À l’occasion de la Semaine de la presse et des médias dans l’école et de la Journée mondiale de l’eau, plus de 230 000 élèves du CP à la 3ème ont été connectés par le ministère de l’Éducation nationale avec l’astronaute Thomas Pesquet pour un dialogue en direct depuis l’espace.

Pour Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, cette opération est l’occasion de faire découvrir la recherche de pointe au plus grand nombre d’élèves en s’appuyant sur les opportunités du plan numérique à l’École. La ministre a elle-même participé, depuis l’école élémentaire, Simon Bolivar (Paris 19ème) à cette conférence interactive organisée avec la start-up française EQUALX, associée à l’UNICEF France, aux éditions Nathan, à LIBCAST et au CLEMI, service du réseau Canopé.

Ambassadeur de l’UNICEF France, l’astronaute de l’Agence Spatiale Européenne a pu échanger avec les élèves sur les enjeux de l’éducation aux médias et à l’information, et de l’accès inégal à l’eau potable pour 700 millions de personnes dans le monde. À cette occasion, Thomas Pesquet a accepté l’invitation de la ministre de rejoindre la réserve citoyenne de l’Éducation nationale en qualité d’Ambassadeur.

Préparée en amont avec les enseignants, cette conférence a mobilisé les ressources pédagogiques élaborées par NATHAN sur ses sites lea.fr et nathan.fr, celles de l’UNICEF France, disponibles sur myUNICEF.fr, ainsi que celles du CLEMI.

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Le Printemps... Musiques...

20 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Madame de La Fayette...

20 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Le prince feignit d’être malade, afin qu’on ne s’étonnât pas de ce qu’il n’entrait pas dans la chambre de sa femme. L’ordre qu’il reçut de s’en retourner à la cour, où l’on rappelait tous les princes catholiques pour exterminer les huguenots, le tira de l’embarras où il était. Il s’en alla à Paris, ne sachant ce qu’il avait à espérer ou à craindre du mal de la princesse sa femme. Il n’y fut pas sitôt arrivé, qu’on commença d’attaquer les huguenots en la personne d’un de leurs chefs, l’amiral de Châtillon, et, deux jours après, l’on fit cet horrible massacre si renommé par toute l’Europe.

Le pauvre comte de Chabannes, qui s’était venu cacher dans l’extrémité de l’un des faubourgs de Paris, pour s’abandonner entièrement à sa douleur, fut enveloppé dans la mine des huguenots. Les personnes chez qui il s’était retiré l’ayant reconnu, et s’étant souvenues qu’on l’avait soupçonné d’être de ce parti, le massacrèrent cette même nuit qui fut si funeste à tant de gens. Le matin, le prince de Montpensier, allant donner quelques ordres hors la ville, passa dans la rue où était le corps de Chabannes. Il fut d’abord saisi d’étonnement à ce pitoyable spectacle ; ensuite, son amitié se réveillant, elle lui donna de la douleur ; mais le souvenir de l’offense qu’il croyait avoir reçue du comte lui donna enfin de la joie, et il fut bien aise de se voir vengé par les mains de la fortune.

Le duc de Guise, occupé du désir de venger la mort de son père, et, peu après, rempli de la joie de l’avoir vengée, laissa peu à peu éloigner de son âme le soin d’apprendre des nouvelles de la princesse de Montpensier ; et, trouvant la marquise de Noirmoutier, personne de beaucoup d’esprit et de beauté, et qui donnait plus d’espérance que cette princesse, il s’y attacha entièrement et l’aima avec une passion démesurée, et qui dura jusqu’à sa mort.

Cependant, après que le mal de Madame de Montpensier fut venu au dernier point, il commença à diminuer. La raison lui revint ; et, se trouvant un peu soulagée par l’absence du prince son mari, elle donna quelque espérance de sa vie. Sa santé revenait pourtant avec grand peine, par le mauvais état de son esprit ; et son esprit fut travaillé de nouveau, quand elle se souvint qu’elle n’avait eu aucune nouvelle du duc de Guise pendant toute sa maladie. Elle s’enquit de ses femmes si elles n’avaient vu personne, si elles n’avaient point de lettres ; et, ne trouvant rien de ce qu’elle eût souhaité, elle se trouva la plus malheureuse du monde, d’avoir tout hasardé pour un homme qui l’abandonnait. Ce lui fut encore un nouvel accablement d’apprendre la mort du comte de Chabannes, qu’elle sut bientôt par les soins du prince son mari. L’ingratitude du duc de Guise lui fit sentir plus vivement la perte d’un homme dont elle connaissait si bien la fidélité. Tant de déplaisirs si pressants la remirent bientôt dans un état aussi dangereux que celui dont elle était sortie : et, comme madame de Noirmoutier était une personne qui prenait autant de soin de faire éclater ses galanteries que les autres en prennent de les cacher, celles du duc de Guise et d’elle étaient si publiques, que, toute éloignée et toute malade qu’était la princesse de Montpensier, elle les apprit de tant de côtés, qu’elle n’en put douter. Ce fut le coup mortel pour sa vie : elle ne put résister à la douleur d’avoir perdu l’estime de son mari, le cœur de son amant, et le plus parfait ami qui fut jamais. Elle mourut en peu de jours, dans la fleur de son âge, une des plus belles princesses du monde, et qui aurait été sans doute la plus heureuse, si la vertu et la prudence eussent conduit toutes ses actions.

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Pour la première fois, une femme figure au programme de l'épreuve de littérature du bac L...

20 Mars 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"La Princesse de Montpensier", de Madame de La Fayette, a été choisi pour l'épreuve de littérature du bac 2018.

Les Faux-monnayeurs d'André Gide et La Princesse de Montpensier de Madame de La Fayette. Voici les deux livres inscrits au programme de littérature du bac 2018, a annoncé l'Education nationale dans son bulletin officiel du 1er mars. Une nouvelle qui n'a pas fait grand bruit, et pourtant : pour la première fois, un roman écrit par une femme figure au programme de la terminale littéraire, note Le Parisien, lundi 20 mars.

Une pétition signée 20 000 fois

Si Diderot ou le général de Gaulle ont fait partie plusieurs fois des programmes, aucune femme n'a jamais été étudiée pour le baccalauréat littéraire. En mai 2016, Françoise Cahen, professeure de lettres dans le Val-de-Marne, avait lancé une pétition pour que l'Education nationale accorde enfin une place aux grandes figures féminines de la littérature, comme Marguerite Duras, Simone de Beauvoir ou George Sand. Elle avait expliqué sa démarche à franceinfo.

La pétition a recueilli près de 20 000 signatures et a été portée à la ministre Najat Vallaud-Belkacem. "Le cas du bac L n'est pas isolé : à l'agrégation de lettres, seules deux femmes ont figuré au programme de littérature du Moyen Âge depuis 1981, a répondu la ministre de l'Education nationale dans le Parisien. J'ai donné des consignes pour que toutes les commissions en charge de l'élaboration de sujets, de sources pédagogiques ou d'énoncés d'examen soient sensibilisées à l'égalité femmes-hommes."

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Baccalauréat: Macron et Fillon, même combat?... Par Claude Lelièvre...

20 Mars 2017 , Rédigé par Mediaprat Publié dans #Education, #Macron

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Pour Fillon (contrairement à son habitude, car il a beaucoup varié en matière scolaire), il s'agit d'une position ancienne et constante.

En 2005, le ministre de l’Education nationale François Fillon met en exergue dans son projet de « loi d'orientation » une proposition de modification des modalités d’obtention du baccalauréat :  ramener d’une douzaine à six les épreuves terminales du diplôme, les autres matières étant validées par un contrôle continu .

Mais il est en butte à de vives mises en cause de la part du SNES, le principal syndicat des professeurs y voyant un risque de rupture de l’égalité « avec des baccalauréats dont la valeur dépendrait des lycées fréquentés », suivies par des manifestations puis des grèves de lycéens prenant une grande ampleur. François Fillon est vite amené à renoncer, en raison notamment d'un soutien défaillant du président de la République Jacques Chirac.

Lors de son discours sur l'éducation prononcé le 10 avril 2014, François Fillon revient à la charge : « En 2005, j’ai voulu, mais je n’ai pas pu, traiter cette question. Je persiste et signe. Je propose de réduire à 4 le nombre d’épreuves en renforçant les exigences de chacune d’entre elles  pour permettre la réussite dans l’enseignement supérieur. Chacun sait que le baccalauréat actuel est marqué par une dispersion des savoirs exigés ; au fil des années, le nombre d’épreuves a augmenté parallèlement à un déclin des exigences attachées à chacune d'entre elles. Le baccalauréat doit comprendre une épreuve de français passée à la fin de la première (début juillet) et trois épreuves en terminale portant sur les matières dominantes de la série passées (début juillet,) afin de rendre au baccalauréat une valeur qu’il n’a plus et de mieux préparer aux études supérieures. Les disciplines ne faisant pas l’objet d’épreuve pourront être notées dans le cadre du contrôle continu »

François Fillon a réaffirmé avec force cette position récemment. Mais on n'en sait pas plus sur ce que cela signifie exactement, notamment quant à l'articulation avec les enseignements supérieurs et les modalités de leurs accès.

Début mars 2017, le jeune candidat Emmanuel Macron s'est lui aussi prononcé en ce sens, avec des attendus divers.

Lors de la présentation de son programme, le 2 mars dernier, le candidat d'« En marche ! » a proposé un baccalauréat avec seulement 4 épreuves obligatoires, le reste étant composé d'un contrôle continu, en évoquant sa volonté de réduire le coût de l'examen jugé trop important à cause du nombre des épreuves .

Sur le site d'« En marche ! » il ne s'agit pas de cela (même si la proposition est identique) : « Au lycée, revoir la forme du baccalauréat (4 matières obligatoires à l'examen final et le reste en contrôle continu) afin de rendre possible de nouvelles formes d’organisation du temps scolaire et de nouveaux parcours, qui prépareront mieux à la poursuite d’études et à l’insertion professionnelle ».

Ces considérations sont sans doute à rapprocher de celles indiquées - il y a peu également - par Emmanuel Macron en vue de « libérer » les universités : la possibilité d’afficher des prérequis à l’entrée de la licence (alors que la sélection est aujourd’hui exclue, en principe, à l’entrée du premier cycle universitaire) :« Pour une licence en sciences, ces prérequis pourront être des acquis minimaux en mathématiques, en sciences physiques ou en sciences de la vie et de la terre. Un lycéen ne disposant pas de ces prérequis pourra s’inscrire après avoir comblé ses lacunes, par des cours d’été ou par la validation de modules universitaires. ».On ne sait pas qui serait chargé d'évaluer ces lacunes (ou leurs''comblements'' éventuels)...

Il apparaît qu'il y a finalement beaucoup de ''flou artistique'' dans l'ensemble de ces propositions (et/ou de leurs justifications). Dans celles d'Emmanuel Macron, comme dans celles de François Fillon. On le sait (car on a déjà payé pour en prendre la mesure...), « lorsqu'il y a du flou, il y a un loup » !

Claude Lelièvre

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100 propositions pour la France... Via Slate...

20 Mars 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Politique

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Nous avons demandé à cent chercheurs et chercheuses choisis dans des courants de pensée différents, de plancher chacun sur une proposition pour la présidentielle, à soumettre aux candidats ainsi qu’à nos lecteurs. Nous leur avons demandé d’être concrets, et de faire un effort de pédagogie.

Parmi ces idées, il y en a de nombreuses dont vous n’aurez sans doute jamais entendu parler. Certaines mesures sont exigeantes et demandent de grands efforts, d’autres sont plus légères, mais pas forcément moins révolutionnaires. Il y a aussi des propositions urgentes, et d’autres qui visent le long terme… Et quelques serpents de mer, dont on se demande pourquoi elles ne sont toujours pas appliquées: il était essentiel de les rappeler ici, tant elles font consensus. À vous de les découvrir, et de les partager.

A LIRE AUSSI

Dans les coulisses du projet 100 propositions pour la France

La partie "Education"/Liens ci-dessous

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Fillon et le hors-contrat - "Nous ne supportons plus l’émotion de l’annonce de mauvaises notes"...

20 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Pédagogie

Fillon et le hors-contrat - "Nous ne supportons plus l’émotion de l’annonce de mauvaises notes"...

EXTRAITS

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Fillon et le hors-contrat

Fillon droitise encore son programme pour l’École ”, c’est le titre qu’on peut lire dans le Café Pédagogique . Pour François Jarraud, ce durcissement est une sorte de tribut en remerciement du soutien logistique de son rassemblement au Trocadero par des organisations proches des écoles hors contrat (comme Sens Commun par exemple). C’est à Besançon le 9 mars (vidéo du discours sur YouTube (la partie sur l’école commence à 14’30 et dure un petit quart d’heure) que le candidat, amateur de costumes, déroule un programme fondé sur les suppressions de postes, le tri des élèves, le retour aux « fondamentaux » et même à l’uniforme (lire l’article de Libération sur ce thème). Il annonce aussi la suppression des principales réformes du quinquennat : rythmes scolaires, collège, programmes... On notera aussi la proposition de suppression des allocations de rentrée, allocations familiales et bourses aux familles d’élèves peu assidus - qui seraient renvoyés vers des établissements spécialisés dans la réinsertion scolaire. “"Je veux que les élèves qui sont exclus définitivement par le conseil de discipline, soient inscrits dans des établissements adaptés afin qu’ils modifient leur comportement et se remettent sur la voie des apprentissages scolaires fondamentaux". ”. En gros, ça s’appelle une filière poubelle...

Un autre moment fort du discours porte sur l’autonomie des établissements. “Je revaloriserai les traitements des enseignants en tenant compte de leur mérite et en leur demandant d’être plus présents dans l’établissement. Je confierai progressivement aux chefs d’établissement du second degré le choix de leurs personnels... ”, annonce t-il.

Mais c’est surtout sur le financement du privé que Fillon fait une proposition choc. “Dans les zones de revitalisation rurale et les zones urbaines sensibles, l’Etat soutiendra la création d’établissements publics ou privés indépendants et innovants”. En évoquant explicitement les écoles Espérances banlieue, proches de la droite extrême, F Fillon annonce également qu’il subventionnera les écoles hors contrat. “L’Etat ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile ; il devra leur faciliter la tâche et les aider”.

Jusqu’à maintenant, ces écoles soutenues par des personnalités médiatiques, avaient suscité dans la presse un regard plutôt bienveillant voire complaisant. Heureusement les choses sont en train de changer. Il faut d’abord rappeler le travail militant de Grégory Chambat qu’on retrouve cette semaine aux côtés de Jean-Charles Buttier et Laurence De Cock dans un billet sur Mediapart pour poursuivre sa dénonciation. Mais la presse généraliste s’en mêle aussi. Après un article dans Le Figaro, il y a quelques temps, c’est au tour du Monde de consacrer un article assez critique à ce réseau d’écoles. Le même journal propose un long article de synthèse sur les écoles hors-contrat qui s’invitent donc dans la campagne. Rappelons que le FN compte aussi parmi ses engagements, la défense de la liberté de l’enseignement. La candidate frontiste s’était opposée à la ministre de l’éducation sur le régime d’ouverture des écoles hors contrat, en début d’année, lors d’un débat télévisé. Mais le FN ne reprend cependant pas à son compte l’idée, portée il y a dix ans par Jean-Marie Le Pen, du « chèque éducation » correspondant au « coût moyen d’un élève », qu’il appelait à distribuer aux familles pour leur donner le libre choix de leur école.

Il faut bien sûr défendre le service public d’éducation. Mais ce qui me désole c’est que l’innovation est souvent associée, aujourd’hui à tort ou à raison, à des initiatives privées. On présente une enseignante comme « contrainte » de quitter le système public, on valorise dans les journaux télévisés des écoles « nouvelles » (avec quelquefois des recettes du passé) fonctionnant dans le privé hors-contrat, on laisse entendre implicitement ou explicitement que le système public est incapable d’évoluer et d’accepter les expérimentations. Il est indispensable de sortir de ce piège. D’abord en tenant compte que ces innovations médiatisées se développent sur les lacunes et les difficultés du service public. Mais aussi, et c’est un des objets et des enjeux des années à venir, en montrant que, contrairement à une idée souvent répandue, le service public est capable d’innovations et d’expérimentations au service de tous et pas seulement de quelques uns. La défense du service public ne doit pas être frileuse et crispée mais dans la promotion de ses valeurs d’égalité et de justice sociale et de sa capacité à évoluer et s’adapter.

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J’aime beaucoup ce blog collectif le démon du collège hébergé par Le Monde et rédigé par des élèves sous la houlette de Mara Goyet.

La lecture de ce billet écrit par deux élèves de 5ème mérite notre attention... “

Nous nous ennuyons à l’école et ne trouvons plus de motivation et d’intérêt à y aller. Nous ne supportons plus l’émotion de l’annonce de mauvaises notes, nous avons peur de redoubler, nous avons peur de décevoir nos parents, nous avons des problèmes d’organisation et de compréhension parfois. En bref, nous n’aimons plus venir en cours. Y penser nous rend tristes car on se rappelle que l’on sera enfermées, une fois de plus. Plus de temps pour s’amuser, les devoirs et les révisions ont pris toute la place… on perd peu à peu notre confiance en nous ; le stress est devenu une tornade. On perd nos moyens, et la peur s’y est invitée comme à une fête open-bar et non-stop.

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P Watrelot

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