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Vivement l'Ecole!

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Jean-Luc Mélenchon et la Russie : ce qui nous dérange - Par un collectif d'universitaires...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Histoire

Résultat de recherche d'images pour "melenchon poutine"

Plusieurs chercheurs en histoire, en sociologie et en science politique sur la Russie dénoncent les erreurs d'appréciation et les compromissions du leader de La France insoumise avec le régime de Vladimir Poutine.

Depuis un siècle au moins, le monde politique français est partagé sur la Russie. Si l’alternative du temps de l’Union soviétique – fascination ou rejet – semble dépassée, l’attirance pour la figure du chef et la dénonciation de l’impérialisme états-unien alimentent la complaisance envers Vladimir Poutine, qui dirige le pays depuis 1999. Après l’extrême droite et une partie de la droite, elle semble avoir conquis ces dernières années Jean-Luc Mélenchon. Déjà, en mars 2015, ce dernier avait traité l’opposant Boris Nemtsov de «voyou politique», juste après son exécution par balles à quelques mètres de la place Rouge. Certes, Mélenchon a déjà répondu aux critiques à ce propos, balayant l’idée qu’il serait «lié» à Poutine et reconnaissant l’existence d’un climat de violence à Moscou. Mais ces explications ne nous ont pas satisfaits. Les prises de position du candidat de La France insoumise sur la Russie et l’Ukraine heurtent ce que disent notre expérience personnelle, nos travaux de recherche et bien des enquêtes journalistiques. Pire, elles relaient souvent directement la communication gouvernementale russe : un comble pour celui qui dénonce depuis des mois la «médiasphère officielle» dans l’hexagone.

Il y a tout d’abord la façon dont il qualifie le pouvoir russe. Lors d’un meeting au Havre le 30 mars, Mélenchon a déclaré : «Je combats la politique de Poutine… Mais […] je ne suis pas d’accord pour participer au chœur des excités qui passent leur temps à espérer qu’on déclenche un conflit avec les Russes parce que ceci est une abomination. Je suis pour la paix.» Son conseiller sur les questions internationales, le chercheur en géopolitique Djordje Kuzmanovic, a affirmé le 28 mars devant l’association Dialogue franco-russe qu’en tant que président de la République, Jean-Luc Mélenchon entretiendrait des «relations cordiales et […] de partenariat avec Monsieur Poutine ou tout autre président que les Russes se seront choisi». Passons sur les procédés rhétoriques qui consistent à faire croire que critiquer fermement Poutine signifie vouloir la guerre avec la Russie, et qu’il est un chef d’Etat élu comme les autres. De telles formules banalisent un régime qui, s’il conserve une apparence de pluralisme, a été instauré par un ancien responsable des services secrets qui a conduit à son arrivée au Kremlin une guerre atroce en Tchétchénie, sous couvert d’«opération antiterroriste». L’issue des élections en Russie est, depuis le milieu des années 2000, déterminée par l’impossibilité pour les candidats d’opposition de faire campagne dans des conditions acceptables en démocratie : l’absence de débats à la radio et à la télévision, les restrictions mises aux manifestations publiques, mais aussi le bourrage des urnes et l’intimidation, voire la violence physique. Même s’il ne nie pas ouvertement cette réalité, Jean-Luc Mélenchon tend consciemment ou non à la faire oublier. La vision qu’il porte de la Russie et de l’Ukraine dans le débat public le confirme sur plusieurs points.

Erreurs d’appréciation

D’abord, ses erreurs d’appréciation sur l’opposition en Russie. Structurée lors des manifestations de l’hiver 2011-2012 contre la fraude électorale et la corruption, elle fédère aujourd’hui des partis «libéraux» (proches par leurs programmes de la social-démocratie européenne), une partie de la mouvance nationaliste, dont l’avocat blogueur Alexeï Navalny, mais aussi des écologistes et des défenseurs des droits de l’homme, ainsi que les marxistes du «Front de gauche», la plateforme groupusculaire de Sergueï Oudaltsov, actuellement emprisonné en Russie. Vu la coalition de ces courants face à Poutine et Medvedev, même si elle ressemble à «l’alliance de la carpe et du lapin» comme disent les observateurs, il est absurde d’opposer les uns aux autres.

Traiter Nemtsov de «libéral fanatique» comme l’a fait Jean-Luc Mélenchon dans son blog de mars 2015 était par ailleurs injustifié, alors qu’il s’était engagé, l’année précédent son assassinat, dans l’organisation des «marches de la Paix» (les 15 mars et 21 septembre 2014) contre la guerre en Ukraine. L’enrichissement personnel de Nemtsov pendant toute sa carrière fut négligeable par rapport aux cas de Poutine et de Medvedev, lesquels ont favorisé la mainmise économique de la Russie par leurs proches. Quant aux propos douteux de Navalny sur les Juifs et la Shoah, rapportés en 2013, ils n’apparaissent plus aujourd’hui dans ses discours ; en revanche il a gagné le soutien d’une frange importante de l’opinion par son travail d’investigation contre la corruption au sommet de l’Etat poutinien, comme en témoigne le succès des rassemblements du 26 mars dernier.

De même, le jugement du candidat «insoumis» sur le soulèvement de Maïdan à Kiev en 2013-2014, un cas d’occupation de l’espace public proche de ceux qui, aux Etats-Unis, en Espagne et en France, ont été salués par son mouvement, est déroutant. Pour de nombreux chercheurs, ce fut une révolution rassemblant – comme celle de février 1917 à Petrograd – une coalition hétéroclite contre le président ukrainien Viktor Ianoukovitch (1). Ce dernier, élu de façon démocratique en 2010, s’était aliéné une partie de l’opinion à Kiev et dans l’ouest du pays, en particulier de la jeunesse, en tournant le dos à l’Union européenne et en laissant s’instaurer une oligarchie très corrompue. Il a provoqué sa chute en faisant tirer à balles réelles sur la foule des manifestants le 20 février 2014 (75 morts).

Les médias officiels russes y ont vu le résultat d’une opération conjointe de la CIA, de l’OTAN et de l’Union européenne destinée à instaurer un régime fasciste en Ukraine. Jean-Luc Mélenchon leur a alors emboîté le pas, dénonçant «un pouvoir putschiste aventurier [influencé par] des néonazis». Or, s’il y avait une composante d’extrême droite dans le mouvement du Maïdan, le nouveau parlement ukrainien élu en octobre 2014 ne compte qu’une trentaine de députés (sur 450) issus de cette mouvance, qui a obtenu 15% des voix environ. Des dizaines d’activistes pro-russes ont bien péri à Odessa le 2 mai 2014 dans l’incendie d’un bâtiment, et un climat de violence persiste du fait de la guerre dans le Donbass qui a déjà fait environ 10 000 morts en trois ans. Pour autant, le pouvoir en Ukraine n’est pas fasciste.

Nouveau cours du nationalisme russe

Justement, considérons la situation militaire à l’Est. Le romancier russophone Andreï Kourkov écrivait en mars 2014, s’adressant à Vladimir Poutine : «Je n’ai pas besoin que l’on me protège, et j’exige le retrait immédiat des forces russes du territoire de l’Ukraine.» La Russie a en effet commis une agression caractérisée à l’égard de son voisin : invasion et annexion de la Crimée après un référendum non démocratique, puis déclenchement d’un conflit en Ukraine orientale (Donbass), via des troupes irrégulières pour une guerre longue de basse intensité, avec le soutien de forces spéciales et l’envoi de blindés. Lorsqu’il affirme que «les différentes puissances, et spécialement les Etats-Unis et Poutine, utilisent des bouts de pays pour servir leurs intérêts» dans cette partie du monde, le conseiller de Jean-Luc Mélenchon pratique une langue de bois remarquable. Il dit par ailleurs : «Sur Poutine, nous faisons une distinction nette entre sa politique intérieure et sa politique extérieure. C’est un nationaliste russe et un libéral.» Comprendre : la première caractéristique est acceptable, pas la seconde.

Ce nouveau cours du nationalisme russe a également séduit une partie de l’opposition à Moscou : le Parti communiste comme Oudaltsov, l’opposant que défend publiquement Mélenchon, ont approuvé l’annexion de la Crimée. Conséquence de ce ralliement partiel et de la répression du pouvoir à son encontre, le «Front de gauche» a connu plusieurs défections et pratiquement cessé toute activité (2). Un de ses fondateurs, Ilia Ponomarev, vit désormais en exil à Kiev. Mais, outre Navalny, qui propose sur la Crimée une voie médiane avec la tenue d’un nouveau référendum, d’autres responsables politiques pourraient incarner le changement en Russie. Dans ces conditions, appeler à soutenir le seul «Front de gauche» comme le fait le leader de La France insoumise, nous paraît surtout servir la cause du pouvoir en place.

(1) Ioulia Shukan, Génération Maïdan : vivre la crise ukrainienne, La Tour-d’Aigues, Éditions de l’Aube, 2016.
(2) Les profils du «Front de gauche» russe sur les réseaux sociaux n’ont rien publié depuis juin et décembre 2016 respectivement. L’URL de son site internet n’est plus valide.

Signataires : Laurent Coumel, Françoise Daucé, Marc Elie, Anne Le Huérou, Marie-Hélène Mandrillon, Valérie Pozner, Amandine Regamey, Bella Ostromooukhova, Anna Colin-Lebedev

Un collectif d'universitaires

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Revue de Presse Education... Présidentielle - Bilans - Apprendre...

20 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Revue de Presse Education... Présidentielle - Bilans - Apprendre...

EXTRAIT

L’actualité éducative à propos de la présidentielle s’emballe ! Il y a encore des bilans et des réflexions à propos d’apprendre.

Présidentielle

L’éducation, une priorité sans consensus électoral. “Les programmes des candidats à l’élection présidentielle proposent des solutions bien différentes pour répondre aux besoins du secteur éducatif.”

Public-privé : la guerre scolaire se prépare, par Marie Piquemal, “Jean-Luc Mélenchon veut supprimer les financements publics des écoles privées, tandis que François Fillon pourrait les augmenter. Les autres candidats jouent la prudence.”

Education : ce que proposent aussi les candidats, par Marie Piquemal. “Si l’école ne monopolise pas les débats télévisés, quatre sujets, du recrutement aux fondamentaux, divisent.”

Les écoles hors contrat votent Fillon. “Confessionnels, Espérance Banlieues, Montessori… Les établissements sans lien avec l’Education nationale, aujourd’hui peu encadrés, pourraient connaître un essor avec le candidat LR.”

Mélenchon veut recruter 60 000 enseignants et augmenter leur salaire.

Éducation : peu d’idées neuves chez les candidats à la présidentielle, par Denis Peiron, “Poursuite ou « détricotage » des réformes engagées, mesures symboliques comme le port d’un uniforme… les programmes des candidats à l’élection présidentielle accordent peu de place aux idées nouvelles en matière d’éducation. Jean-Luc Mélenchon est le seul à prôner une rupture radicale, avec la fin de l’enseignement privé sous contrat.”

Une large intersyndicale contre le transfert des L.P. aux régions. “Annoncé par plusieurs candidats à l’élection présidentielle, le transfert de l’enseignement professionnel aux régions est dénoncé par les syndicats Cgt, Snalc, Se Unsa, Snep Fsu, Snuep Fsu, Snetap Fsu, et Sud. "

Les programmes de Fillon, Hamon, Le Pen, Macron et Mélenchon pour l’Enseignement supérieur. Revue de programmes à 5 jours du scrutin.

L’équipe de campagne très doctorale de Benoit Hamon. “Hé bien nous pouvons au moins saluer l’équipe de campagne V1 et V2 mise en place par Benoit Hamon en vue de la présidentielle. En effet, ce dernier laisse une place particulièrement importante aux doctorant-e-s et docteur-e-s :” suit une liste impressionnante.

La présidentielle vue d’ici IUT de Saint-Avold : « Aucune vision nouvelle ». “Emploi, santé, sécurité… Autant de sujets sur lesquels s’expriment les candidats à la présidentielle. Mais qu’en est-il de l’enseignement supérieur et de la recherche ? Les structures locales en charge de ces domaines trouvent-elles des propositions à la hauteur des attentes du territoire ? Réponse à l’IUT de Saint-Avold avec Philippe Burg, directeur, et son prédécesseur Thierry Zimny.”

(...)

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

Commentaire:

Jean-Luc Mélenchon est le seul à prôner une rupture radicale, avec la fin de l’enseignement privé sous contrat.”

Il a très nettement adouci sa position ce jeudi sur RMC/BFM TV. Désormais il "discute".

De rupture radicale, il n'est plus question...

Le webmaster

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Scott Joplin...

19 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean-Christophe Rufin...

19 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "Sept histoires qui reviennent de loin"

C'était il y a quarante ans et nous en avions vingt. 

Avant de partir, nous avions accompli en Europe cette cérémonie désuète qui, pour ne pas être un sacrement, n'en avait pas moins à nos yeux valeur d'engagement éternel : nous nous étions fiancés. Sur le bastingage souillé de cambouis du cargo, quand je pressais ta main fine, je sentais avec bonheur la bague que je t'avais offerte. Elle était ornée d'un diamant, petit comme nos moyens d'étudiants mais solide, brillant et aussi incorruptible que notre amour. 

Heureusement, le bruit rauque du démarreur de la Land Rover a rempli son office et ce stupide attendrissement m'a quitté. Sans y penser, j'ai mis les essuie-glaces et ils ont étalé sur le pare-brise un épais voile de poussière gluante. Il m'a fallu sortir nettoyer la vitre verticale. Enfin, j'ai enclenché la vitesse d'un bon coup du bras gauche. Au fait, t'en souviens-tu ? On conduit à gauche au Mozambique. L'influence anglaise... Nous avions lu tout cela, à l'époque : sans l'arbitrage, à la fin du XIXe siècle, du général Mac-Mahon - le nôtre ! - qui a concédé une large partie de la région aux Portugais, Lourenço Marques aurait été britannique... De l'épisode, il reste le nom de la bière locale, la célébrissime Mac-Mahon, dite MM - prononcer : "Dois M" -, qui coule à flots dans le pays. 

Par un chemin défoncé, j'ai rejoint la route, celle qui mène au royaume montagneux du Swaziland. La frontière n'est qu'à trois kilomètres, mais elle est fermée pour cause d'interminables travaux. Nous sommes passés par là ensemble il y a quarante ans et tu avais aimé grimper dans ces collines ensoleillées. A l'époque portugaise, cette région n'était guère différente : le Mozambique est si vaste qu'il n'a jamais été complètement cultivé. Il a toujours eu, même par ici, ce petit air de brousse à la fois opulente et débraillée, naturelle en somme. Pourtant, si l'on regarde bien, on peut remarquer le long de cette route, bordée de paisibles maquis, les traces de tous les drames qu'a vécus ce pays en quarante années. Je te montrerai de grandes fermes portugaises à l'abandon : les galeries métalliques à colonnettes qui entourent les bâtiments sont rouillées et une végétation d'agrément - bougainvillées, jasmins, glycines -, redevenue sauvage, se lance à l'assaut de leurs arabesques. Nous avons vu tout cela bien ordonné jadis. Les familles de colons proprettes, bien pieuses et bien blanches, régnaient sur leurs vastes fazendas. Et les Noirs étaient en apparence résignés à leur rôle de valetaille ou de bête de somme. A une lettre près, "indigène" devient "indigne", et c'est ici que tu l'as découvert. 

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Les écoles hors contrat votent Fillon...

19 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Les écoles hors contrat votent Fillon...

EXTRAIT

Confessionnels, Espérance Banlieues, Montessori… Les établissements sans lien avec l’Education nationale, aujourd’hui peu encadrés, pourraient connaître un essor avec le candidat LR.

Si l’on s’en tient aux chiffres, c’est à n’y rien comprendre : les écoles hors contrat ne concernent qu’une minuscule part d’élèves (0,5 %) et pourtant, elles se retrouvent au cœur d’une bataille politique et d’influence au cours de cette présidentielle. Si certains candidats restent flous sur leurs intentions (Emmanuel Macron ou Marine Le Pen), François Fillon est le seul à se dire ouvertement prêt à soutenir le développement de ces écoles qui n’ont aucun lien avec l’Education nationale. «L’Etat ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile ; il devra leur faciliter la tâche et les aider», a clamé le candidat LR à Besançon, le 9 mars.

A la différence du privé sous contrat classique, dont les profs sont formés et payés par l’Etat, ces établissements hors contrat (il en existe 1 208 aujourd’hui) ne reçoivent pas un centime d’argent public, embauchent n’importe qui en guise d’enseignant, sans condition de diplôme, et ne sont pas tenus de suivre les programmes officiels. En France, la liberté d’enseignement - celle-là même qui permet aussi d’instruire son enfant à domicile - est tout en haut de la hiérarchie des normes, érigée au rang de liberté fondamentale. L’Etat a seulement le pouvoir de vérifier que les milliers d’élèves inscrits dans ces écoles (ou à domicile) acquièrent le socle minimal de connaissances et qu’il n’y a pas de trouble porté à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

En juin dernier, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, avait annoncé un renforcement des contrôles, expliquant être «préoccupée» : «Je reçois de plus en plus de signalements. Des citoyens, des élus locaux inquiets de voir se développer en France des embrigadements idéologiques ou confessionnels hostiles aux valeurs républicaines», disait-elle. Elle publiait dans la foulée une circulaire pour systématiser les inspections et annonçait son intention de modifier le mode d’ouverture de ces établissements. L’idée était de passer d’un régime de déclaration simple à un système d’autorisation préalable, pour permettre aux autorités d’empêcher une école d’ouvrir si son objet s’avère contraire aux valeurs de la République. C’était le premier acte (visible) de la bataille politique. Il n’a pas fallu longtemps au camp adverse pour riposter : des parlementaires de droite ont saisi le Conseil constitutionnel… qui a censuré le texte en janvier : le régime d’ouverture reste donc inchangé. Car la droite tente de défendre une position paradoxale, et pour le coup peu lisible : elle est à la fois la première à dénoncer les ouvertures d’écoles musulmanes et à souhaiter les encadrer au maximum au nom de la lutte contre le radicalisme, et la première à souhaiter plus de liberté (et de moyens) pour les écoles alternatives, notamment catholiques. Dans son programme, Marine Le Pen, elle, est plus claire : elle vise les écoles confessionnelles musulmanes, en souhaitant «contrôler plus strictement la compatibilité avec les valeurs de la République des enseignements dispensés dans le privé hors contrat.»

(...)

Marie Piquemal

Suite et fin en cliquant ci-dessous (ainsi que d'autres articles sur le même thème)

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Revue de Presse Education... Bilan et projets - Politique et éducation - Divers...

19 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Bilan et projets - Politique et éducation - Divers...

Allons faire un tour dans les projets des candidats mais aussi dans l’état des lieux de l’éducation. Regardons aussi les liens entre la politique et l’éducation. Terminons avec quelques informations diverses.

Projets et bilan

Deux ressources pour avoir un résumé des propositions des candidats en matière d’éducation. Tout d’abord sur Europe1 : "À chaque candidat sa recette pour redresser le niveau scolaire des jeunes Français. François Fillon et Marine Le Pen misent sur le renforcement des savoirs fondamentaux (écriture, calcul, histoire de France) et sur l’innovation pédagogique pour lutter contre l’échec scolaire. Jean-Luc Mélenchon, de son côté, propose aussi une école primaire 100 % gratuite, fournitures et cantine comprise." Mais aussi sur la République du Centre.

On peut aussi aller voir dans le détail.

Ainsi le projet de Jacques Cheminade qui gagne à être connu.

"L’investissement de l’enseignant est clef et la pédagogie doit être revue à l’aune de la relation enseignant-élève. Le tutorat et l’enseignement mutuel s’inscrivent dans cette conception en mettant les élèves les plus avancés en situation de responsabilité vis-à-vis de plus petits qu’eux. Il faut également en finir avec l’enseignant isolé dans son coin et créer les conditions où une authentique collaboration puisse se développer entre enseignants."

On peut aussi s’intéresser aujourd’hui au programme de Benoît Hamon.

Entre autres “Selon lui, « il faut mettre les élèves à égalité devant le travail fait en dehors de l’école, et seul un service public d’aide aux devoirs pourra pleinement accomplir cet objectif »

Le Monde étudie la bataille d’idées sur l’école primaire.

« Commencer par le commencement », « la mère des réformes », « c’est au primaire que tout se joue »… S’il y a bien un principe fédérateur dans la campagne présidentielle sur l’éducation, c’est celui de la « priorité à l’école primaire ». Les candidats s’entendent sur la nécessité de concentrer les efforts sur les premières années d’apprentissage pour que tous les élèves maîtrisent le « lire-écrire-compter » en arrivant au collège. Reste que, sur la manière d’y parvenir, il n’y a pas de consensus. Plus que jamais, l’école est un champ d’affrontement idéologique se prêtant à toutes les polémiques, à toutes les caricatures."

Le Café pédagogique s’intéresse quant à lui, au bilan du quinquennat en matière d’éducation.

"Quel bilan peut-on dresser d’un quinquennat qui a fait de l’éducation sa priorité ? On devrait dire , quels bilans. Car celui des enseignants ne serait probablement pas le même que celui des cadres de l’éducation nationale, sans parler des élèves et des parents. Si les regards sont aussi divergents cela tient à la formule même de la "refondation". Un mot valise, où chaque électeur pouvait déposer ses rêves. Une formule ample qui a permis de grands choses mais qui a aussi empêché le gouvernement de réformer sur les priorités. L’héritage c’est à la fois la nécessité de poursuivre les grandes réformes et leur grande fragilité."

Chez les Décodeurs du Monde, une série sur les fractures françaises. Aujourd’hui, justement, l’éducation.

Politique et éducation

Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière est aussi une enseignante. Comment conjugue-t-elle son enseignement en économie et son engagement politique ?
"L’agrégée d’économie encourage-t-elle ses élèves à entreprendre ? "Non, je les encourage à se défendre, à s’organiser, à prendre confiance en eux dans ce qu’ils représentent. Mes élèves à Aubervilliers, ils appartiennent à la classe populaire, à la classe ouvrière, et ils savent ce que c’est, les petits boulots, la galère du chômage, et ils savent que lorsqu’ils sont en difficulté, leur force, c’est l’organisation collective"."

Questionnement : le vote enseignant pour le Front national n’est-il qu’une bulle médiatique ?

"Une partie des enseignants est sensible aux sirènes du Front national. Le nombre de ses électeurs augmente dans cette profession, les syndicalistes signalent la banalisation de propos tendancieux contre les étrangers dans certaines salles des maîtres ou des professeurs, en lien avec les difficultés du métier. Le sujet d’une possible « lepénisation » des enseignants passionne, et l’on comprend que les médias s’en soient emparés."

La fin d’une polémique. "Après avoir démenti publiquement être une militante du candidat LR à l’élection présidentielle de mai 2017, cette enseignante d’histoire-géographie dans un collège de Rouen (Seine-Maritime), a annoncé soutenir l’ancien Premier ministre. Retour sur une polémique de plusieurs jours."

Une polémique qui, elle, est loin de s’apaiser et rejaillit très régulièrement, celle de l’enseignement de l’histoire et du "roman" national. "Pour proposer un récit plus consensuel, il faudrait en effet que la vie politique soit plus apaisée. Or, on constate l’inverse. Un raidissement des discours et une dispersion au-delà même du traditionnel clivage gauche-droite. Cela devient donc de plus en plus compliqué de proposer une histoire apaisée, essayant de mixer les différents récits qui se font concurrence, car il y aura toujours des insatisfaits. Peut-être faudrait-il faire un pas de côté et tenter de sortir l’histoire de ses finalités civiques et politiques ? Une autre piste serait de laisser plus de marge de manœuvre aux professeurs en accroissant la part du facultatif dans les programmes." Une interview de Patricia Legris dans La Lettre de l’éducation.

Divers

Les priorités du Sgen-CFDT pour l’enseignement supérieur et la recherche

Ce dossier a été remis aux candidats à l’élection présidentielle (à l’exception de la candidate du Front National) et transmis aux journalistes du champ de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Dans l’Humanité, une tribune de Sauver les lettres.

L’incroyable parcours de Audrey Chenu, de la prison à l’Education nationale. "Pour le juge qui l’envoya en prison à 20 ans pour trafic de cannabis, elle était "irrécupérable". A 36, après un combat pour effacer son casier judiciaire, Audrey Chenu a tout de l’"institutrice modèle". Et rêve d’excellence pour les "enfants ghettoïsés" de Seine-Saint-Denis."Je ne suis pas un exemple. Mon parcours rappelle juste qu’un destin ne tient pas à grand-chose : pour moi, à la solidarité et l’amitié", se défend d’emblée la jeune femme, cheveux courts et visage mutin, toujours à la limite de la surchauffe."

Déçus par l’Éducation nationale, ils créent une école chez les moines

Trois familles ont monté une école catholique au sein de la très touristique abbaye de Frigolet, près d’Avignon. La maternelle est gérée par des mamans.

L’éducation en Afrique, un objet d’étude mal identifié par la recherche française

"L’éducation dans les pays du Sud suscite de plus en plus d’intérêt auprès des chercheurs français, mais ce champ d’étude manque encore de visibilité."

Géraldine Duboz

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Enzo Enzo...

18 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... James Ellroy... Perfidia...

18 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "james ellroy perfidia"

Ces rafles sont une connerie monumentale, et nous le savons tous les deux. La plupart de nos Japs sont des gens bien, mais il est préférable de les incarcérer jusqu’au moment où cette guerre tournera à notre avantage. Ce que je redoute, c’est une réaction brutale de la presse. Nous ne la méritons pas – surtout en cette période où la conscription va nous priver de nos meilleurs éléments. … Ce que je souhaite, c’est voir ces putains de Japonais derrière les barreaux, une ville où règne le calme malgré la guerre en cours, et ces branleurs de réformateurs à la Bill Parker tenus en échec jusqu’à mon départ en retraite. A ce moment-là, je partirai pour Puerto Vallarta, je prendrai une cuite tous les soirs et je baiserai sur mon yacht des señoritas bien roulées. Je veux que cette putain de presse chante les louanges de notre ville et de sa police, aussi reprochables l’une que l’autres, et ça ne me dérangerait pas de toucher un paquet au passage. Vous et moi, Dud, nous savons nous y prendre pour ramasser du fric. Nous voulons les mêmes choses, c’est clair, et vous avez carte blanche, dans les limites raisonnables , pour nous obtenir ce que nous désirons tous les deux. … Je veux qu’avant le Nouvel An l’affaire Watanabe soit résolue, et qu’une inculpation soit prononcée par le jury d’accusation.

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La patrie, ou la nation et la guerre? Par Claude Lelièvre...

18 Avril 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Histoire, #Politique

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Samedi, François Fillon a prétendu (en vrac!) que l' « on n'ose plus prononcer aujourd'hui les mots d'identité, de France, de nation, de patrie ». Le 4 avril dernier, Emmanuel Macron avait lancé à Marine Le Pen : « le nationalisme, c'est la guerre ! ». ''Patrie'' ou ''nation'', une querelle ''byzantine'' sans enjeu ? Pas si sûr !

Emmanuel Macron et surtout Jean-Luc Mélenchon mettent en avant la « patrie ». Marine Le Pen et François Fillon, eux, évoquent volontiers la « nation » mais aussi « la patrie », sans distinguo.

La formule d'Emmanuel Macron est une reprise de celle de François Mitterrand s'exprimant le 17 janvier 1995 devant les parlementaires européens :« Il faut vaincre ses préjugés. Ce que je vous demande là est presque impossible, car il faut vaincre notre histoire et pourtant si on ne la vainc pas, il faut savoir qu’une règle s’imposera : le nationalisme, c’est la guerre ! La guerre ce n’est pas seulement le passé, cela peut être notre avenir ».

« Si l'on considère le sang que la nation a fait couler au cours de l'histoire, la manière dont elle a contribué à nourrir les préjugés, le racisme, la xénophobie et le manque de compréhension entre les peuples et les cultures, l'alibi qu'elle a offert à l'autoritarisme, au totalitarisme, au colonialisme, aux génocides religieux et ethniques », on peut sans doute en arriver à dire avec Mario Vergas Llosa que « lanation semble l'exemple privilégié d'une imagination maligne » (conférence prononcée à Vienne le 3 juin 1993).

Mais si l'on suit l'analyse que fait Edgar Morin (notamment de certains rapports entre la « patrie » et... l' « Etat-nation ») on ne peut manquer d'être interpellé par la possibilité de certaines ambiguïtés aussi. « La nation est féminisée en Mère nourricière […]. L'Etat est paternalisé, dans son autorité toujours justifiée […]. La fusion sacralisée du Maternel et du Paternel se manifeste dans le nom même de Patrie, masculin-féminin. La religion de l'Etat-nation est de substance matri-patriotique [...] . C'est ce qui donne à l'Etat-nation la conjonction d'une formidable puissance mytho-religieuse […] .L'identité de l'individu, fixée dans une Terre-Mère, se nourrit d'une histoire très riche en infortunes et en gloires, qui procurent des souffrances et jouissances mimétiques surdéterminant l'identification à la Patrie » (Edgar Morin, « Penser l'Europe », Gallimard, 1987, pages 54et 55).

Et c'est bien ce qui semble se passer dans un ouvrage aussi emblématique et historiquement fondateur que le ''roman national''  à l'oeuvre dans les manuels d'histoire de France de Lavisse, à savoir « Le Tour de la France par deux enfants » (sous titré « Devoir et Patrie ») qui a été le best-seller des manuels de lecture courante durant la troisième République triomphante.

Le père de deux enfants lorrains, avant de mourir, a murmuré le mot « France ». La France, la patrie, est ce qu'il faut rejoindre pour obéir au père, mais aussi ce qui est refuge (maternel). Ainsi se tisse dans une histoire ''singulière'' ce qui doit être la trame du destin collectif de tout Français : « A travers cette odyssée des deux orphelins est recréée la généalogie des transferts. Sur la mort du père se fonde l'exigence de servir la France. Après la mort des pères/mères, c'est la patrie qui se substitue à ces derniers pour assurer leur protection. Le ''Tour de la France par deux enfants''est un parcours de réintégration à la mère » (Yveline Fumat, « Revue française de pédagogie », n°44, 1978).

Mais il est non moins remarquable que « la patrie » l' emporte dans ce manuel emblématique sur « la nation » . Une cinquantaine d'occurrences pour « la patrie » et seulement une douzaine pour « la nation ». A vrai dire, ce dernier terme n'apparaît que lorsqu'il y a comparaison avec les autres « nations », lorsqu'il s'agit de prétendre à la « première place ».

Et, dans le programme de 1882 du Cours moyen, c'est « la patrie » qui occupe toute la place (comme on peut le voir dans l'en-tête même du manuel) : « Programmes officiels de 1882 et pages correspondantes du Tour de la France. La patrie. La France , ses grandeurs et ses malheurs. Devoirs envers la patrie et la société. Voir le livre tout entier. Voir aussi les « Vies des grands homme de la France et l'histoire des grands patriotes » : Jeanne d'Arc ; Drouot ; Vauban ; Vercingétorix; Michel de l'Hôpital ; Bayard ; Mirabeau, Portalis; Cujas ; Daumesnil; Duguesclin ; l'abbé de Saint-Pierre ; Colbert) .

Le manuel ne met à l'honneur que deux grandes catégories : les savants inventeurs et les militaires ''patriotes'' (ceux qui défendent la ''Patrie'', résistent). Il ignore les rois et les conquérants.

Un abbé – l'abbé de Saint-Pierre - figure en bonne place dans la liste  des « grands hommes et des grands patriotes » parce qu'il a écrit en 1712 « un beau livre intitulé : ''Projet de paix perpétuelle''. Il y soutenait qu'on pourrait éviter la guerre, en établissant un tribunal choisi dans toutes les nations et chargé de juger pacifiquement les différends qui s'élèveraient entre les peuples. Sans doute nous sommes loin encore de cette paix perpétuelle rêvée par le bon abbé Saint-Pierre. Mais ce n'en est pas moins un honneur pour la France d'avoir été, entre toutes les nations, la première à espérer qu'un jour les peuples seraient assez sages pour renoncer à s'entre-tuer et pour terminer leurs querelles par un jugement pacifique » (page 250).

Loin de s'inscrire dans l'horizon d'une revanche militaire contre l'Allemagne qui vient d'annexer l'Alsace et la Lorraine, l'ouvrage se termine par des considérations des plus pacifiques . Le dernier chapitre intitulé « J'aime la France » est sous-titré : « Le travail fait renaître le bonheur et l'aisance où la guerre ne laisse que deuil et misère » et se termine par une exhortation significative : « Que chacun des enfants de la patrie s'efforce d'être le meilleur possible ; alors la France sera aimée autant qu'admirée par toute le terre ».

Claude Lelièvre

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Cette campagne est mystique... (Mélenchon/Macron/Le Pen)

18 Avril 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Politique

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EXTRAITS

Sous ses airs de laïcité, cette campagne est pétrie de mysticisme et de religion.

Et tout à coup, dimanche 9 avril, clôturant son meeting de Marseille face à une Méditerranée étincelante sous le soleil et un Vieux port de carte postale, on entendit Jean-Luc Mélenchon prêcher cette bonne parole à ses 70.000 fidèles: «Et maintenant, mes frères, mes sœurs, donnez-vous la main. C’est la paix!». Ce même dimanche des Rameaux, une semaine avant Pâques, les chrétiens du monde entier –comme à chaque messe après la récitation du Notre Père– faisaient un «geste de paix» en donnant la main au voisin et lui disant: «La paix du Christ soit avec toi».

Quelques minutes avant, le candidat de la France insoumise avait martelé les mots: «Il faut que cesse la guerre contre les pauvres». Une injonction sortie tout droit de la bouche du pape François. Et il avait invoqué l’exigence du «bien commun», principe suprême de la «doctrine sociale» de l’Eglise, contre les «intérêts singuliers».

Rarement dans une campagne électorale aura-t-on autant fait profession de foi de… laïcité! Et en même temps, dans les meetings ou à la télévision, adopté autant de postures religieuses, imité autant la gestuelle, l’incantation, le rite, la liturgie des cérémonies. Le mardi 11 avril à Lille, le même Jean-Luc Mélenchon –manifestement inspiré par le mystère pascal de la souffrance et du «sang» versé (par le Christ) comme signe de mort et de résurrection - s’est livré à une morbide menace contre François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron: «Si vous élisez un de ces trois-là, vous allez cracher du sang».

Chantre de l’extrême-droite intégriste, Patrick Buisson ne s’y est pas trompé et, dans Le Point, a reconnu l’un des siens et rendu hommage à «un discours qui emprunte des symboles à la spiritualité». Il en a conclu:

«Si le christianisme est le refus de la domination absolue de la marchandise –ce que la Bible condamne comme le culte des idoles–, Mélenchon est plus chrétien que Macron quand celui-ci se rend à Las Vegas ou entend faire de la France une smart nation».

Comment ne pas se souvenir ici des origines catholiques de Jean-Luc Mélenchon, de son passé de servant de messe qui, en 2012, déclarait déjà à L’Express: «Je ne me suis jamais moqué de la foi et je ne le ferai jamais». Ajoutant pour l’hebdomadaire chrétien La Vie: «J’éprouve une jubilation à discuter avec des gens qui ont la foi. Ils se situent dans un espace comparable au mien, dans un domaine plus grand que soi.» Il revendiquait alors être «le seul dirigeant de gauche» à lire les encycliques des papes. Cinq ans après, dans une interview à Famille chrétienne, il récidive: «Je suis de culture catholique, je connais la maison!»

(...)

Henri Tincq

Et pour en savoir plus au sujet des "mystiques" Macron et Le Pen, c'est ci-dessous

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