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Vivement l'Ecole!

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Education/Pédagogie... Petit catalogue d'idées-forces...

11 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Education/Pédagogie... Petit catalogue d'idées-forces...

Petit « catalogue » d’idées-forces
 
-       En près d’un siècle, la « révolution pédagogique », soi-disant responsable de TOUS les maux de l’école, n’a pas eu lieu ! Au contraire, l’Ecole reste prisonnière de son Histoire.
 
-       Les « adorateurs » d’un age d’or de l’Education Nationale se trompent et nous trompent !
 
-       Morale et Justice ne sont ni de droite ni de gauche ; elles sont nationales ! Ce que l’on en fait, en revanche, est soit de droite, soit de gauche, c’est certain !
 
-       Des réformes nombreuses ont voulu  transformer l’école ; bien peu ont été  effectivement appliquées. Aucune, de fond ni d’importance, ne l’a été sur des durées excédant 5 ans. (A ce jour)
 
-       L’Ecole, au féminin singulier…ça n’existe pas ! Elle n’est que DIFFERENCES ! 
 
-       L’école garde des règles de vie et des pratiques pédagogiques héritées du siècle dernier. L’échec scolaire a bon dos ! Il résume tout et n’explique rien ! 
 
-       Toute classe est une classe hétérogène.
 
-       L’hétérogénéité réduit extrêmement peu le niveau de l’élite en augmentant bien plus le niveau des plus faibles.
 
-       La constitution de classes homogènes a des effets préjudiciables sur le plan socio affectif, et ceci pour les élèves placés dans les groupes les plus faibles.
 
-       Education et Instruction sont inséparables
 
-       L’échec scolaire est aussi vieux que l’école obligatoire. Il n’a jamais existé d’age d’or de l’enseignement.
 
-       L’échec scolaire a une fâcheuse tendance à révéler impitoyablement les inégalités sociales
 
-       Le système éducatif tranche dans le vif. C’est à 6 ans que l’on trie les « bons » et les « mauvais ». (Le FN veut "déséduquer" dès 11/12 ans!)
 
-       La prétendue « baisse de niveau » est un fantasme engendré par une société inquiète de son avenir et de son Ecole. Ce qui ne signifie pas que tout aille bien.
 
-       Aucune lumière n’a jamais jailli des disputes entre tenants de la méthode globale de lecture (jamais appliquée) et tenants de la méthode alphabétique ou syllabique (B-A- BA).
 
-       Une seule chose est sûre : aucune méthode d’apprentissage de la lecture n’a su garantir à 100% la réussite des enfants.
 
-       83% des professeurs d’école donnent des devoirs écrits - et parfois évalués) à la maison ; leur non exécution n’est pas admise. ( POURTANT ILLEGAL EN ECOLE PRIMAIRE !)
 
-       De l’imagination pédagogique et des innovations naissent le malheur et le scandale, dit on ici et là ! On leur préfère donc un siècle de "savoir-faire" réécrit au goût du jour? Jusqu’ à l’ennui… Jusqu'à 150 000 décrocheurs par an (heureusement ramenés à 110 000 en 2015 grâce au travail acharné de Najat Vallaud-Belkacem et de ses prédécesseurs)
 
-       Il est nécessaire d’avoir des idées biodégradables en pédagogie. Il faut se débarrasser des stéréotypes.
 
-       Les professeurs d’école exerçant en maternelle pratiquent un militantisme pédagogique positif hors du commun.
 
-       Le « mérite » est aujourd’hui convoqué pour justifier la stratification sociale et les inégalités. C’est un vernis moral. 
 
-       Rien n’est plus important que la dimension affective dans l’enseignement du premier degré
 
-       TOUTES les études prouvent que les maîtres passent leur temps, bien au-delà des horaires officiels, à faire du Français et du Calcul et, plus précisément, de la lecture et des opérations.

-       L’enseignant a trop souvent tendance à se « couper du monde ». Il ne peut pourtant s’abstraire, contrairement à ce qu’affirme Jean Paul Brighelli dans ses « ouvrages » par exemple, de l’environnement de son établissement.
 
-       Les inégalités sociales de « carrière scolaire » sont très fortes en France ; trop fortes.
 
-       Le développement culturel de l’enfant est SOCIAL,
 
-       En deux ans (5ème/4ème surtout), autant d’inégalités « socio/scolaires » se créent que pendant TOUTE la scolarité primaire.
 
-       Les inégalités sociales de carrière scolaire s’expliquent pour une part équivalente :
 
par les inégalités de réussite académique;

par les inégalités de choix scolaires et d’orientation
 
-       Améliorer l’efficacité de l’école, dès lors que ce sont les moins favorisés qui sont les plus sensibles à son influence, est donc une manière de réduire les inégalités entre élèves mais AUSSI les inégalités sociales.
 
-       Le fonctionnement même des classes fabrique et reproduit certaines inégalités sociales
 

-       Tout un pan de la lutte contre les inégalités sociales passe par une « formation » des parents.
 
-       L’éducation sert aussi à se classer par rapport aux « concurrents ». Et au fur et à mesure que les scolarités s’allongent, les écarts sociaux se déplacent plus avant en prenant par exemple la forme de l’accès à telle ou telle filière : c’est la « démocratisation ségrégative » (négative)
 

-       Des politiques d’allongement du tronc commun ou le développement des passerelles entre filières sont susceptibles d’atténuer les inégalités sociales.
 
-       Il FAUT aller vers une attitude plus expérimentale où enseignants ET chercheurs concevront et évalueront les effets précis de tel dispositif sur tel public
 
-       La question de la réduction des inégalités socio scolaires est fondamentalement POLITIQUE.
 
-       La violence à l’école est constituée de faits ténus, mais répétitifs et nerveusement usants, du genre « incivilités », « harcèlements » ou « micro-violences ».
 
-       Les « mauvais élèves » manifestent une agressivité impuissante à l’encontre des professeurs qui n’est en fait qu’une contestation impuissante de leur place scolaire
 
-       La pédagogie pratiquée (style coopératif) et le style de gestion de la Direction (participatif) sont des facteurs de protection bien identifiés.
 
-       L’existence des classes de niveau est un facteur majeur de risques, deux fois plus explicatif que la monoparentalité par exemple. La ségrégation scolaire est LE danger réel.
 
-       Les écoles, dans lesquelles les élèves perçoivent des règles claires, des actions valorisantes et des sanctions sans ambiguïtés, bénéficient de moins d’indisciplines.  
 
-       Un encadrement compétent et formé initialement puis de manière continue ACCOMPAGNE d’un travail éducatif et culturel AVEC PROJET porte TOUJOURS des fruits.
 
-       Le combat contre la violence à l’école est un combat politique contre la démagogie.
 
-       La promotion du « marché » en matière scolaire est bien une politique de classe.
 
-       La relation Professeur/Elève est CENTRALE dans la vie quotidienne de l’institution scolaire
 
-       Pour vivre ensemble, enseignants et élèves doivent gérer, dans les collèges et lycées, l’arrivée d’une "culture juvénile" de plus en plus légitime
 
-       Il faut OFFICIELLEMENT reconnaître que la réussite éducative est diversement difficile à atteindre selon l’environnement des écoles et des collèges. Il faut donc mettre en place une très forte diversification qualitative et quantitative des moyens d’enseignement.
 
-       Le redoublement a fait la preuve de sa totale inefficacité.  
 
-       Il est prouvé que retirer 5 élèves sur un effectif de 25 n’aura aucun effet ; que plafonner des effectifs à 25 n'a aucun effet; en revanche, passer de 15 élèves à 10 est porteur d’excellents résultats.
 
-       Les élèves faibles qui redoublent progressent moins que les élèves faibles qui sont promus. Il faut donc explorer d’autres pistes que le redoublement.
 
-       Le cours magistral (et frontal) en Primaire et en Collège (voire même en lycée) est plus qu’une erreur : c’est une faute professionnelle.
 
-       Quand le scolaire dévisse, le social se lézarde… 
 
-       Travailler dur pour être récompensé, certes mais récompenser chacun à hauteur des efforts fournis…

Christophe Chartreux
 

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Fake, manipulations et réseaux sociaux: pourquoi il faut vite comprendre ce qu’est “l’astroturfing”...

11 Février 2017 , Rédigé par Les Inrocks Publié dans #Médias, #Internet

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Fake, manipulations et réseaux sociaux: pourquoi il faut vite comprendre ce qu’est “l’astroturfing”

A l’ère de la post-vérité, au milieu des fake news et alternative facts, émerge l’astroturfing. Cet anglicisme un brin barbare, qui évoquerait plutôt un délire mystique ou une nouvelle façon de lire son horoscope, fait référence à un procédé perfide qui sévit sur internet : la simulation d’une activité ou d’une initiative qui serait issue du peuple, en réalité montée de toutes pièces par un acteur souhaitant influer sur l’opinion.

Fabrice Epelboin, qui a donné plusieurs cours à Sciences Po Paris sur la disruption sociale et politique apportée par les réseaux sociaux, nous éclaire sur ce phénomène qu’il étudie depuis plusieurs années. Le sujet d’abord ignoré puis dédaigné, a finalement obtenu plus de considération et une réelle légitimité : le Brexit, la montée des extrêmes, et l’élection de Donald Trump sont passés par là.

Juste pour être certains d’avoir bien compris, pouvez-vous nous donner une définition complète de l’astroturfing ?

Fabrice Epelboin –  L’astroturfing englobe l’ensemble des techniques – manuelles ou algorithmiques – permettant de simuler l’activité d’une foule dans un réseau social. On peut commencer à parler d’astroturfing quand plusieurs personnes interagissent de concert et sans dévoiler leur connivence dans un même fil de discussion, pour tromper ceux qui ne sont pas dans le secret. Mais l’astroturfing implique le plus souvent des identités créées de toutes pièces, destinées à mettre en scène des phénomènes de foule dans un environnement tel que Facebook, de façon à influencer la perception des utilisateurs de la plateforme ou à donner plus de visibilité à un sujet, en fabriquant de façon artificielle sa popularité.

Quand le terme a-t-il été utilisé pour la première fois ?

Le terme est issu d’une marque créée par l’entreprise américaine Monsanto qui a imaginé un faux gazon pour le stade de baseball de Houston, dont l’équipe s’appelle les Astro – d’où la marque, “astroturfing”, qui désigne un faux gazon. En anglais, un mouvement populaire spontanée est appelée “grassroot”, du coup, astrotrufing peut être compris comme “faux grassroot”. Ceci dit, le concept date de bien avant. Nixon avait une équipe à la Maison Blanche dont les membres se faisaient passer pour des citoyens ordinaires en écrivant aux courriers des lecteurs des médias américains pour chanter les louanges de sa politique. Dans Jules César de Shakespeare, Cassius envoie à Brutus de faux courriers censés être écrits par des citoyens ordinaires l’incitant à renverser César.

Qui, exactement, met en place des stratégies d’astroturfing ? Les gouvernements ?

Nombreux sont les Etats à pratiquer l’astroturfing dans le but d’influencer l’opinion publique. La Chine est célèbre pour sa “water army”, une véritable armée de plus de 280 000 fonctionnaires, qui passe son temps à diffuser les messages du gouvernement sur les réseaux sociaux. La Corée du Sud également, a par exemple lourdement influencé l’opinion publique lors des présidentielles de 2012 avec une vaste opération de diffamation du candidat de l’opposition, orchestrée à travers un vaste réseau de faux comptes sur Twitter, opéré par les services secrets.

Les Etats-Unis, suite à une fuite orchestrée par Anonymous, ont montré qu’ils développaient des outils pour mettre en place des opérations d’astroturfing. Snowden a révélé que le CGHQ – les services de renseignement anglais – faisait de même et savait manipuler n’importe quel sondage, tels que ceux que vous trouvez quotidiennement sur les sites médias. Cela n’inquiétait personne jusqu’à ce que l’astrotrufing apparaisse, avec la Big Data, la psychométrie et les fake news, comme le fer de lance de la campagne électorale de Donald Trump.

(...)

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A Voir... Loving... Sortie le 15 février...

11 Février 2017 , Rédigé par YouTube Publié dans #Cinéma

Mildred et Richard Loving s'aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu'il est blanc et qu'elle est noire dans l'Amérique ségrégationniste de 1958. L'État de Virginie où les Loving ont décidé de s'installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu'il quitte l'État. Considérant qu'il s'agit d'une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux.

Avec Joel Edgerton, Ruth Negga
Réalisé par Jeff Nichols

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Au-delà de la protection des enfants, une véritable éducation à l’affectif...

11 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Enfance

L’association Ennocence, créée en 2016, mène un combat pour protéger les enfants, notamment de la pornographie sur internet, avec une visée d’éducation bien éloignée de tout moralisme. La marraine de ce mouvement, Brigitte Lahaie, et son président, Gordon Choisel, nous présentent son action et les finalités poursuivies, qui concernent aussi l’école.

Pourquoi menez-vous une action contre la fréquentation de sites pornographiques par les enfants ? Que sait-on de précis à ce sujet ? Les logiciels de contrôle parental sont-ils un garde-fou efficace ?

Gordon Choisel : Notre action concerne plus particulièrement les sites de streaming et de téléchargement illégaux, qui n’ont pour la plupart rien de pornographique. Nous militons pour la mise en œuvre d’une véritable politique de prévention contre les dangers de ces sites financés notamment par les publicités y étant affichées et qui, quant à elles, sont bien à caractère pornographique. Ces plateformes représentent donc une porte d’entrée sans verrous vers une exposition non voulue des enfants à la pornographie. Notre dernier sondage confirme d’ailleurs que le streaming est devenu un des premiers loisirs des enfants, avant le dessin, la peinture ou la pratique d’un instrument de musique ! Le risque d’exposition des enfants à ce type d’images est donc devenu critique. Aujourd’hui, plus d’un parent sur deux affirme que son enfant a été exposé à des images violentes ou pornographiques.

Quant aux logiciels de contrôle parental, ils ne sont pas opérants face à cette menace. L’aspect pernicieux est justement dans le caractère «  grand public  » de ces sites. Les parents ne savent pas qu’en laissant leurs enfants regarder des films ou dessins animés sur ces plateformes, ils les exposent à des images pornographiques via l’apparition de ces publicités «  pop-up  ».

Brigitte Lahaie : Nous constatons, aux côtés de nombreux spécialistes, les dangers qu’une mauvaise exposition à des images inappropriées représentent dans la construction d’un enfant, d’un adolescent, d’un jeune adulte.

J’ai personnellement toujours défendu la liberté d’expression et je ne suis en aucun cas censeur. Mais c’est une position qui ne tient que lorsqu’on évoque l’adulte. En ce qui concerne l’enfant, il est de notre devoir de le protéger des abus des adultes. Que ce soit la question des abus sexuels sur mineurs ou d’images à caractère violent ou sexuel. J’avais en un temps milité pour l’interdiction des mini miss et je suis heureuse de voir que ces élections sont aujourd’hui prohibées. Sans s’en rendre compte, la société instrumentalise de plus en plus le corps des jeunes ados en les érotisant. Pourquoi encourager une fille de 10 ans à mettre du rouge à ongles ?

Le sondage réalisé par Ennocence est sans appel, un enfant sur deux de moins de 10 ans est tombé sur des images pornographiques. Je ne dis pas que tous sont traumatisés mais est-ce le meilleur moyen de les aider à voir l’amour et la sexualité comme quelque chose d’épanouissant ?

Pourquoi les enseignants doivent-ils, d’une certaine façon, se sentir concernés ?

B. L. : Tout simplement parce qu’ils sont souvent les premiers à recueillir des confidences d’enfants qui ne peuvent pas ou n’osent pas s’exprimer avec leurs parents pour de multiples raisons. Les enseignants ont un rôle social majeur. Bien sûr, il n’est pas question de dramatiser, mais un enfant qui a du mal à comprendre ce qu’il a vu, s’il peut dire des mots, même incohérents, à un adulte, cela lui permet de vider ce trop plein émotionnel. L’attitude de l’adulte est importante, une attitude bienveillante mais neutre. Pas question non plus de dramatiser ce qui s’est passé.

G. C. : Notre sondage révèle que plus d’un parent sur deux ne surveille pas ses enfants sur internet. Dès lors, les enseignants seront certainement les premiers à détecter l’impact sur l’enfant d’une exposition à la pornographie, qu’il n’a pas recherché. En effet, l’école est le lieu de sociabilité des enfants, c’est donc à l’école que se révèlera majoritairement un éventuel malêtre. En outre, les enseignants ont une compétence pédagogique qui est un véritable avantage pour rassurer l’enfant qui a été exposé malgré lui. Il en va de même pour la question de la prévention face aux dangers générés par les nouveaux usages numériques. Il est donc temps que nous prenions conscience du besoin impérieux de notre société de bénéficier d’une vraie pédagogie sur ces dangers. Le corps professoral a donc un rôle de premier plan dans la construction de nos futures générations, dans un monde en évolution rapide.

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous + lien vers le site Ennocence

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Revue de presse Education... Retour sur un débat...

11 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de presse Education... Retour sur un débat...

Eh bien cette revue sera encore une fois très courte. Profitez bien de ce week-end ou de vos vacances.

La presse se fait l’écho du débat d’hier soir.

Marine Le Pen : l’échange tendu avec Najat Vallaud-Belkacem. "La ministre a vivement interpellé Marine Le Pen sur son programme concernant l’éducation, dans "L’Émission Politique" de France 2."

Bras de fer entre Marine Le Pen et Najat Vallaud-Belkacem sur l’éducation

N Vallaud-Belkacem et les contradictions de Marine Le Pen. "Moment attendu de l’émission politique de France 2 le 9 février, le duel N Vallaud-Belkacem - Marine Le Pen a nettement tourné à l’avantage de la ministre qui a su montrer les contradictions du discours du Front national sur l’Ecole."

Et Libération se contente de reprendre la dépêche de l’AFP. Education : âpre débat entre Marine Le Pen et Najat Vallaud-Belkacem. Et pour l’Express c’est aussi l’AFP et le même titre ! Education : âpre débat entre Marine Le Pen et Najat Vallaud-Belkacem

Et une fois terminé le débat... Najat Vallaud-Belkacem à Besançon lundi pour valoriser les campus des métiers et des qualifications. “ D’après le ministère, ces campus "regroupent des établissements d’enseignement secondaire et d’enseignement supérieur, de formation initiale ou continue. Ils sont construits autour d’un secteur d’activité d’excellence correspondant à un enjeu économique national ou régional soutenu par la collectivité et les entreprises"

Les régions veulent piloter l’enseignement général et professionnel "Le bac doit-il être régionalisé ? L’enseignement professionnel doit-il être séparé définitivement du reste de l’enseignement secondaire ? L’enseignement général doit-il dépendre des considérations locales ? Voilà deux questions posées par les " 8 propositions aux candidat.e.s à l’élection présidentielle" que Régions de France a dévoilé le 8 février."

En Haute-Garonne, Une politique locale d’orientation des jeunes. "Au-delà de ses missions d’accompagnement des personnes en recherche d’emploi et des passerelles avec les entreprises partenaires du territoire, le Comité de Bassin d’Emploi Nord 31, présidé par Sandrine Floureusses, vice-présidente du conseil départemental, souhaite mettre en œuvre une politique locale sur l’orientation. Il faut dire que cette question est primordiale pour les jeunes. Leur avenir professionnel, voire personnel, en dépend…

Ecole privée : le lamentable double discours de la droite sur la protection de l’enfance par Bruno Bertrand, magistrat, François Braize Inspecteur général des affaires culturelles honoraire et Jean Petrilli avocat. "Le Conseil constitutionnel a censuré une réforme législative pourtant salutaire destinée à cantonner notamment le développement de l’islam radical à travers l’enseignement privé. Voici comment remédier à cette situation."

Pixis, l’intelligence artificielle qui veut révolutionner l’orientation scolaire. "L’orientation scolaire, ce casse-tête sans fin. Choisir sa voie, se réorienter si ça ne plaît pas : désormais, une intelligence artificielle mise au point par la start-up Pixis peut t’aider à trouver des réponses !” Et il y en a d’autres, comme Imapala.

Et pour bien parler : Enrichissement du vocabulaire de l’éducation et l’enseignement supérieur. “Une liste de termes, expressions et définitions adoptés dans l’éducation et l’enseignement supérieur a été publiée au B.O. du 9 février.”

Bernard Desclaux

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Derrière Marine Le Pen, Adolphe... Par Claude Lelièvre...

10 Février 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

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Sur France 2, Marine Le Pen a cru bon pour son image de se focaliser sur le sempiternel «lire, écrire, compter». Mais on peut discerner derrière elle, ou plutôt bien avant elle, l'ombre portée d'un certain Adolphe

Qu'a-t-il dit déjà ? « Lire, écrire, compter, voilà ce qu'il faut apprendre ; quant au reste , cela est superflu[…]. Il faut restreindre cette extension démesurée de l'enseignement primaire […]. Je suis hardi, très hardi, j'en conviens, mais que voulez-vous ! Je considère les choses telles qu'elles existent ; je ne puis consentir à laisser mettre du feu sous une marmite sans eau ».

Il s'agit d'une déclaration datant de 1849 d'Adolphe Thiers (ancien ministre de Louis-Philippe et futur bourreau de la Commune). Un homme d' "Ancien Régime''. On a les ancêtres qu'on peut...

Contrairement à une idée reçue, on est ainsi aux antipodes de la position du principal fondateur de l'Ecole laïque et républicaine, à savoir Jules Ferry. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que cette légende qui attribue à Ferry une fixation sur le « lire-écrire-compter » (et plus généralement une focalisation sur les « rudiments », sur un « primaire rudimentaire » ), alors qu’il n’a cessé de lutter en sens contraire.

En réalité, Jules Ferry tente d’inverser la hiérarchie entre les enseignement dits fondamentaux ( et traditionnels) et les enseignements dits « seconds », « accessoires ». C’est précisément dans ces enseignements dits « accessoires » que réside pour Ferry la rupture entre « l’ancien régime » et le « nouveau », une véritable révolution.

« C’est autour du problème de la constitution d’un enseignement vraiment éducateur que tous les efforts du ministère de l’Instruction publique se sont portés […]. C’est cette préoccupation dominante qui explique, rallie, harmonise un très grand nombre de mesures qui […] lorsqu’on n’en a pas la clef pourraient donner prétexte à des reproches d’excès dans les nouveaux programmes, d’accessoires exagérés, d’études très variées et qui ne paraissent pas, au premier abord, suffisamment convergentes : tous ces accessoires auxquels nous attachons tant de prix, que nous groupons autour de l’enseignement fondamental et traditionnel du ‘’lire, écrire, compter’’ : les leçons de choses, l’enseignement du dessin, les notions d’histoire naturelle, les musées scolaires, la gymnastique, les promenades scolaires, le travail manuel de l’atelier placé à côté de l’école, le chant, la musique chorale. Pourquoi tous ces accessoires ? Parce qu’ils sont à nos yeux la chose principale, parce que ces accessoires feront de l’école primaire une école d’éducation libérale. Telle est la grande distinction, la grande ligne de séparation entre l’ancien régime, le régime traditionnel, et le nouveau » ( Discours de Ferry au congrès pédagogique des instituteurs et institutrices de France, le 19 avril 1881)

Claude Lelièvre

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Katie Melua...

10 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Gustave Flaubert...

10 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Ce fut comme une apparition :

Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda.

Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l'air bleu.

Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manœuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d'observer une chaloupe sur la rivière.

Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elle avait portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites.

Une négresse, coiffée d'un foulard, se présenta, en tenant par la main une petite fille, déjà grande. L'enfant, dont les yeux roulaient des larmes, venait de s'éveiller. Elle la prit sur ses genoux. " Mademoiselle n'était pas sage, quoiqu'elle eût sept ans bientôt ; sa mère ne l'aimerait plus ; on lui pardonnait trop ses caprices. " Et Frédéric se réjouissait d'entendre ces choses, comme s'il eût fait une découverte, une acquisition.

Il la supposait d'origine andalouse, créole peut-être ; elle avait ramené des îles cette négresse avec elle ?

Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre. Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans ! Mais, entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l'eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit :

- " Je vous remercie, monsieur. "

Leurs yeux se rencontrèrent.

- " Ma femme, es-tu prête ? " cria le sieur Arnoux, apparaissant dans le capot de l'escalier.

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VIDÉO – Marine Le Pen vous offre une minute de grand n'importe quoi sur la laïcité...

10 Février 2017 , Rédigé par EUROPE 1 Publié dans #Politique, #Laïcité

Marine Le Pen, comme de très nombreux responsables politiques, qu'ils soient ou non frontistes, a la laïcité chevillée au corps. La candidate FN à l'élection présidentielle aime donc parler de cette valeur de la République française, quitte à raconter n'importe quoi comme ce fut le cas jeudi 9 février lors de son passage à L'Émission Politique, sur France 2.

Après avoir débattu avec Patrick Buisson, la cheffe frontiste a devisé avec Patrice Bessac, maire PCF de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Il fut donc question de vivre-ensemble et de laïcité, notions sur lesquelles Marine Le Pen a un avis très tranché puisqu'elle veut, notamment et au nom de la laïcité, interdire le port de tout signe religieux ostensible dans l'espace public. C'est ce qu'elle répété au cours de son échange avec le journaliste Karim Rissouli :

-          Karim Rissouli : On est bien d'accord, les croix sont concernées aussi ? Petites croix ? Grandes croix ? Où est-ce que ça s'arrête ?

-          Marine Le Pen : Non mais ça n'existe pas monsieur. Les grandes croix, ça n'existe pas.

-          Karim Rissouli : Donc les petites croix dans la rue seront interdites ou pas ?

-          Marine Le Pen : Je suis désolé de dire mais, en l'occurrence… Je ne vais pas inventer des choses qui n'existent pas. Les religions chrétiennes n'ont pas de signes ostensibles. C'est ainsi. Et je vais vous dire pourquoi : c'est en réalité nous qui avons inventé la laïcité. Vous savez : 'rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César'.

-          Karim Rissouli : Juste pour être clairs : est-ce que les petites croix seront acceptées dans la rue ?

-          Marine Le Pen : Les signes ostensibles ! C'est la même loi que celle de 2004. À l'école, les petites croix sont autorisées, les petites kippas sont auto… [elle s'arrête].  Les petites euh… euh… comment dire… croix juives sont autorisées [sic], les étoiles juives sont autorisés. Que dire d'autre… Les mains de Fatma sont autorisées. Donc tout ça, c'est autorisé. Ce sont les signes ostensibles qui ne seraient pas autorisés et qui ne le sont pas déjà à l'école.
(...)
Suite et fin en cliquant ci-dessous
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