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Vivement l'Ecole!

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Quand Muriel Robin "met minables" les anti IVG (et un peu les hommes en général)... Vidéo...

11 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme, #IVG

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Joao Gilberto...

11 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... François Garde...

11 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... François Garde...

 « De l’eau. De l’eau entre ses lèvres gercées entrouvertes, sur son  palais, dans sa gorge. Une eau au goût de terre - une eau qui coulait  généreusement. Sa bouche d’instinct avait senti le bec de la gourde et  s’y accolait. Il ne voulait pas ouvrir les yeux, savoir qui s’occupait  de lui - juste boire, boire tout son saoul, boire sans limites comme il  n’avait pas bu depuis Le Cap. De même qu’un canal d’irrigation se  remplit et dirige le flux vers chacune des rigoles, l’eau redonnait vie  progressivement à son torse brûlant, à sa tête bourdonnante, à ses  cuisses lasses, à ses bras sans force. Elle ruisselait aussi sur ses  joues, son menton, son cou, comme pour aller plus vite partout où son  corps avide l’attendait.

Il  aurait bu sans discontinuer, à l’infini. Mais, alors qu’il ne se  sentait pas rassasié, la gourde s’éloigna soudainement. Avec effort, il  cligna des paupières pour découvrir son bienfaiteur.

Un  visage noir, ridé, penché sur lui ; des cheveux crépus grisonnants, des  traces de terre rouge sur les pommettes et l’arête du nez. Un regard  insistant, pas l’ombre d’un sourire. Pas un mot. Une femme, une femme  âgée. Il se recula dans sa litière pour mieux voir. Oui, une femme,  entièrement nue, noire comme du charbon, la peau striée comme du cuir de  buffle, les seins flasques et tombants. Accroupie à côté de lui, elle  tenait à la main une outre faite avec la peau d’un animal, et ne prêtait  aucune attention aux mouches innombrables qui bourdonnaient autour  d’elle et se posaient au coin de ses yeux. Ils se regardèrent un long  moment, elle énigmatique, lui ne sachant que dire ou que faire. Puis  elle lui présenta l’outre à nouveau, il s’en saisit et but de longues  gorgées, jusqu’à la vider entièrement. La saveur âcre de poussière et de  suint ne le rebutait pas. »

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De la lecture et de ses méthodes d'apprentissage...

11 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

mameetfils.univ-tours.fr

mameetfils.univ-tours.fr

Instructions du 20 juin 1923 relatives au nouveau plan d’études des Ecoles Primaires Elémentaires (Bibliothèque pédagogique EDSCO, Editions scolaires, Chambéry 1950, (Edition originale,  page 10) :

LECTURE : « Nous ne préconisons aucune méthode : la meilleure sera celle qui donnera les résultats les plus rapides et les plus solides. Entre la méthode d’épellation et la méthode syllabique ou la méthode globale, nous ne faisons aucun choix. »
 
Si l’enseignement de l’écriture n’a guère changé à l’exception de l’art et la manière de former les « anglaises », si celui du calcul s’est transformé dans la lettre mais pas dans l’esprit, l’enseignement de la lecture reste l’épicentre des plus violentes polémiques qui ont secoué les 50 dernières années du XXème siècle et les premières années du siècle qui commence. 
 
A notre droite, les tenants de la méthode alphabétique qui, pensent-ils, a fait ses preuves depuis la IIIème République auprès de ceux qui accédaient à l’instruction.

A notre gauche, les tenants de la méthode dite « globale », élaborée par Ovide Decroly. En caricaturant et pour faire court, la méthode alphabétique permet de mémoriser les lettres puis de les combiner entre elles. La méthode globale permet de mémoriser des mots. Dans cette querelle, on retrouve les durs et les mous, les croyants et les athées, plus quelques intégristes fanatiques. Et encore ! Pour le grand public, la querelle n’oppose que deux méthodes.

Mais l’affaire se complique singulièrement quand on sait qu’il existe beaucoup d’autres manières d’apprendre à lire ! Une seule chose est sûre : aucune méthode n’a su garantir à 100% la réussite des enfants en lecture.
 
Ceci est d’autant plus vrai que la querelle s’est accompagnée d’imprécations, d’imprécisions, de non-dits, d’interprétations, de mensonges même. N’a-t-on pas accusé la méthode globale (qui n'est pas ma tasse de thé mais j'enseigne en collège, donc...) de provoquer des troubles de la mémoire et de rendre certains enfants dyslexiques ? On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien mais la rumeur a laissé des traces indélébiles. On a même eu le culot d’expliquer les révoltes des banlieues par cette même méthode globale ! Les enfants lisent mal, c’est la faute à Decroly, donc ils brûlent des voitures ! Ah bon !
 
En 2016, il n’est en tout cas pas un seul maître en France pour prétendre n’utiliser QUE la méthode globale. Ceux-là doivent se compter en quelques dizaines, et encore. En revanche, tous ou presque mélangent les genres : un zeste d’alphabétique, trois gouttes de globale et une sauce toute personnelle sans oublier toutes ces méthodes dont personne ne parle jamais. Le cocktail fut d’ailleurs officialisé lors d’un colloque organisé en 1979 par Christian Beullac, Ministre de l’Education Nationale. Devant une assistance médusée et regardant le bout de ses chaussures, Colette Chiliand, psycholinguiste, concluait en ces termes :

« On ne peut pas réellement savoir si une méthode est bonne ou mauvaise. Quand le maître qui l’applique est convaincu, il y a toujours un taux exceptionnel de réussite. Quand il ne l’est pas, quand il obéit à untel ou untel, à une mode du moment, c’est l’échec ! »

Qu’on se le dise !.... en relisant les instructions officielles de1923 !

Christophe Chartreux

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Emmanuel Macron propose l'autonomie de l'Ecole... L'exemple du grand flou...

11 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

manpowergroup.fr

manpowergroup.fr

J'ai écouté avec attention et intérêt le discours d'Emmanuel Macron hier (samedi 10 décembre).

Discours tenu devant une foule importante (entre 10 000 et 15 000 personnes), toute acquise à la cause de leur "champion". Aucune critique dans ce propos liminaire. Chaque candidat agit exactement de la même manière. C'est de bonne guerre.

Cela fait néanmoins partie d'opérations de communication savamment organisées. Ce n'est pas dans ces rassemblements géants destinés à occuper les écrans de télévisions et d'ordinateurs que les candidats sont les plus convaincants. Ou alors il faut dire clairement que le nombre de "fans" suffit à rendre convaincant un discours.

Ce discours, parfois dit, parfois hurlé de manière ridicule, contenait quelques propositions, pas beaucoup:

- juste ce qu'il faut donner à la presse pour écrire quelques articles;

- juste ce qu'il faut donner aux militants pour "fast checker" le meeting (les puristes de la langue française vont m'assassiner!);

- juste ce qu'il faut aux télévisions pour ne pas encombrer le 20h et proposer aisément quelques extraits;

- juste ce qu'il faut aux français pour créer chez eux une attente à la manière des "story telling" chers à Médiapart. Ne surtout pas trop en dire, susciter le désir.

Arme à double tranchant...

Voici un résumé des principales annonces d'Emmanuel Macron hier soir:

"Maintien des allègements de cotisations "déjà décidés" et "transformation du CICE en allègement de charges pérenne à hauteur de six points pour toutes les entreprises".

Pour les salariés ensuite : celui qui à 38 ans vise l’Elysée veut que "toutes les cotisations maladie et chômage payées par les salariés soient supprimées" et promet "l'augmentation du salaire net pour chacun". Comment? En demandant un effort "de quelques dizaines d'euros par mois" à certains, à savoir aux "revenus du capital" - "1,7 point de CSG, ce n'est pas énorme" - et aux "retraités les plus aisés". Parmi les autres mesures évoquées : que chacun puisse "tous les cinq ans avoir accès au chômage s'il décide de démissionner". Par ailleurs, non sans rappeler la loi Travail, qu'il n'a pas nommément citée, il a affirmé vouloir "privilégier le contrat [de travail] à la loi". Selon lui, la loi doit seulement édictée "les règles minimales pour tous". Ensuite, les "bons accords" devront être pris par "un accord majoritaire" dans chaque branche et entreprise."

Source en bas de page

Concernant la première des mesures évoquées, force est de constater qu'elle illustre parfaitement l'aspect "communication" et le manque de "fond" de l' autoproclamé candidat Macron.

Car cette idée se fracasse au mur incontournable du Conseil Constitutionnel qui a établi une jurisprudence très claire et très ferme sur le sujet.

Dans leur commentaire à une décision du 6 août 2014 (voir lien en bas de page) par laquelle ils censuraient une réduction dégressive des cotisations sociales, les sages rappelaient que ces cotisations ouvrent des droits à prestations. Et donc que les cotisations chômage des salariés sont dites "contributives", ouvrant droit à des prestations dépendant des cotisations versées. Raison pour laquelle le régime juridique des cotisations sociales est séparé du régime juridique des impositions quelle que soit leur nature. Cotisations et impositions n'ayant pas le même objet.

Nouvelle preuve qu'il ne suffit pas à une idée d'être neuve pour être bonne.

Quant aux "annonces" faites au sujet de l'éducation, ce fut le grand flou habituel lorsqu'il s'agit d'aborder ce sujet, manifestement pas la tasse de thé d'Emmanuel Macron.

Deux propositions et deux seulement:

"Donner plus à ceux qui ont moins". Très bien! C'est exactement ce que fait la Ministre Najat Vallaud-Belkacem;

"Autonomie de l'Ecole et de l'université". Si pour l'Université, le citoyen lambda (que je suis) voit à peu près de quoi il pourrait s'agir, pour l'école c'est le brouillard complet:

- recrutement des enseignants par les chefs d'établissement?

- renforcement du pouvoir de contrôle par les collectivités locales?

- quid du devenir des corps d'inspection?

- programmes toujours nationaux ou "à la carte"?

- quid du devenir des diplômes? Toujours nationaux?

- quid de la carte scolaire?

L'autonomie existant déjà (Les recteurs-trices pilotent leurs académies respectives), s'agirait-il d'un élargissement de celle-ci?

Nul ne sait...

J'espère que les électeurs ne seront pas dupes d'un candidat maniant fort bien les outils de communication, beaucoup moins moins bien les dossiers dont il serait urgent de lui présenter les réalités.

Christophe Chartreux

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Oui à la mixité sociale dans les collèges!... Mais dans les collèges voisins...

10 Décembre 2016 , Rédigé par Le Monde - Aurélie Collas Publié dans #Education, #Mixité

sorenis.com

sorenis.com

EXTRAITS

Collège : à Paris, un effort de mixité qui passe mal...

Parents et professeurs s’opposent à un projet d’expérimentation dans deux établissements du 18e arrondissement de la capitale.

Ce sont deux collèges du 18e arrondissement de Paris, distants de 600 mètres l’un de l’autre. Il y a celui du « nord » et celui du « sud ». Celui qu’on dit « à éviter » et celui qu’on dit « plus attractif ». La « ZEP » et le collège réputé « bobo ».

Le premier s’appelle Hector-Berlioz. De son secteur dépendent notamment les quartiers proches du périphérique nord, où une population précaire et immigrée se concentre. Ces dernières années, le collège, contourné par une partie des familles mieux dotées, n’a cessé de se ghettoïser. Environ la moitié de ses élèves sont issus de milieux défavorisés – ouvriers, chômeurs, inactifs.

Le second, Antoine-Coysevox, accueille 46 % d’enfants de cadres, d’enseignants, de professions intellectuelles ou libérales, et, selon les sources, entre 12 % et 19 % de catégories défavorisées.

(...)

« Tout de suite, il y a eu un mouvement de panique, un lâchage qui en dit long sur ce à quoi la peur peut nous mener », déplore Luc Leclerc du Sablon, parent élu (sur une liste indépendante) de Berlioz.

Sur un blog anonyme, désormais fermé, les parents de Berlioz ont découvert tout un tas de rumeurs et de préjugés sur leur collège. « Des choses du type “On ne se mélange pas avec les pauvres, avec les Noirs et les Arabes”, “Berlioz est un collège délabré, de drogués, de voyous”, rapporte-t-il. Pour nous, c’était d’une violence… Tout d’un coup, on était les pestiférés. »

(...)

« Une mixité qui fonctionne et à laquelle nous sommes attachés, souligne une parent élue (Fédération des conseils de parents d’élèves, FCPE) de Coysevox. Mais pourquoi faire reposer sur notre seul collège, déjà mixte, l’effort de désenclavement d’un collège fortement ségrégué ? »

« On ne comprend pas pourquoi limiter le secteur à deux collèges, pourquoi ne pas intégrer le privé et des collèges publics plus favorisés ? », renchérit Céline Capdepuy, professeure du collège, syndiquée à SUD-Education.

Au rectorat, on ne voit pas les choses de cette manière : « Coysevox est clairement favorisé, assure Luc Pham, directeur académique adjoint. Il fait partie des vingt-cinq collèges publics parisiens qui accueillent le moins de catégories sociales défavorisées. »

(...)

Reste que certaines familles rejettent purement et simplement le projet. Chez les parents, le bruit circule selon lequel certains auraient déjà déposé une demande d’inscription dans le privé. A l’inverse, d’autres parents, plus discrets, plus minoritaires aussi, se réjouissent de la nouvelle. A l’image d’Irène Rifaud, membre du collectif Apprendre ensemble, qui milite pour plus de mixité dans les établissements scolaires parisiens.

« Ce projet n’est pas parfait, mais il a le mérite d’exister, souligne cette mère d’élève de Coysevox. Nous avons le devoir de nous en saisir pour aller vers plus de vivre-ensemble. Cette opportunité ne se présentera peut-être plus. »

Dans la capitale, le défi est immense. Paris est la ville où le niveau de ségrégation sociale atteint « des sommets inacceptables », dénonçait l’économiste Thomas Piketty dans Le Monde en septembre. Quand certains collèges ne comptent quasiment aucun élève défavorisé (moins de 1 %), d’autres en accueillent plus de 60 %.

Aurélie Collas

L'article complet (pour abonnés) est accessible ci-dessous

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Nick Drake...

10 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Osamu Dazaï...

10 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Couverture : La déchéance d'un homme

"Je peignais des tableaux d'une cruauté cachée qui m'étonnèrent moi-même. Pourtant, comme je voulais dissimuler au fond de moi ma vraie nature, devant le monde je riais et je faisais rire, mais en vérité mon cœur était triste et à cela il n'y avait rien à faire, me disais-je intérieurement. Il n'est donc pas étonnant qu'en dehors de Takeichi je n'aie montré mes peintures à personne. J'avais peur qu'en mettant à nu la tristesse qui était au fond du bouffon, on fût trop vite averti de ce qu'il y avait de méprisable en lui. En outre, j'étais inquiet à la pensée que, sans faire attention à ma vrai nature, on supposât que c'était encore une nouvelle manière du bouffon et que cela provoquât un grand rire."

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Un Jour... Une Phrase... Ambitieux...

10 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

prosperouswaydown.com

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“L’esclave n’a qu’un maître ; l’ambitieux en a autant qu’il y a de gens utiles à sa fortune.”

Jean de La Bruyère - Caractères

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