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Vivement l'Ecole!

Articles récents

Coup de coeur... Laurent Gaudé...

10 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "laurent gaudé ouragan"
 

Nous allons rester là et advienne que pourra. Je n’ai pas peur. Je la sens qui vient. C’est bien. Les hommes détalent, ils ont tort. Ils devraient rester pour voir que leurs maisons ne sont rien, que leurs villes sont fragiles, que leurs voitures se retournent sous le vent. Ils devraient rester car tout ce qu’ils ont construit va être balayé. Il n’y aura plus d’argent, plus de commerce et d’activité. Nous ne sommes pas à l’échelle de ce qui va venir. Le vent va souffler et il se moque de nous, il ne nous sent même pas. Les fleuves déborderont et les arbres craqueront. Une colère qui nous dépasse va venir. C’est bien. Les hommes qui restent et verront cela seront meilleurs que les autres. Nous allons tout perdre. Nous allons nous accrocher à nos pauvres vies comme des insectes à la branche mais nous serons dans la vérité nue du monde. Le vent ne nous appartient pas. Ni les bayous. Ni la force du Mississipi. Tout cela nous tolère le plus souvent, mais parfois, comme aujourd’hui, il faut faire face à la colère du monde qui éructe. La nature n’en peut plus de notre présence, de sentir qu’on la perce, la fouille et la salit sans cesse. Elle se tord et se contracte avec rage.

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Débat : quels défis pour l’école au XXIe siècle?... (Video)

10 Septembre 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Innovation

L’enseignement doit-il évoluer pour former le citoyen de demain ? Le documentaire Une idée folle réalisé par Judith Grumbach (diffusé gratuitement sur le site du Monde jusqu’à dimanche 10 septembre minuit) interroge le rôle de l’école. Priorité y est donnée à l’empathie, la créativité, la coopération entre élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux. Cette quête d’une autre école est-elle généralisable ? N’est-elle pas déjà celle de nombreux enseignants qui avancent sans bruit ? Judith Grumbach, réalisatrice du film, Paul Devin, inspecteur de l’éducation nationale et Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny, en débattent.

Dans le cadre du Monde Festival un débat sur le thème « Peut-on apprendre à devenir créatif ? » aura lieu dimanche 24 septembre, de 11 h 30 à 13 heures, à l’Opéra Bastille.

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Les jeunes, premières victimes du "macronisme"?... (Video)

10 Septembre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Jeunes

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Réponse à Elisabeth Lévy disant: "Blanquer, c'est l'anti-Najat, et tant mieux !"...

10 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Réponse à Elisabeth Lévy disant: "Blanquer, c'est l'anti-Najat, et tant mieux !"...

Parfois le hasard nous mène où nous n'aimons pas aller.

La lecture du Figaro, quotidien qui héberge de belles "plumes" défendant des idées que je ne partage pas, m'a invité à découvrir l'entretien donné par Elisabeth Lévy (Causeur, magazine n'assumant pas son "extrèmedroitisme", alors que...) à Alexandre Devecchio. Si le coeur vous en dit, et que vous n'êtes pas rebutés a priori par l'absence d'expertise totale de Madame Lévy en matière de politique éducative, car la dame est d'une rare incompétence en la matière, je ne résiste pas au "plaisir" de vous en indiquer le lien. C'est ci-dessous:

Je ne vais pas perdre un temps précieux à contredire toutes les erreurs (mensonges?) de Madame Lévy. Ses propos en sont truffés. J'ai mieux et plus utile à faire.

Quelques mots simplement, au sujet du titre, reprenant les mots d'Elisabeth Lévy:

«Blanquer, c'est l'anti-Najat ! Et tant mieux !»

Passons sur le fait que Monsieur Blanquer ne soit pas du tout l'anti-Najat - c'est beaucoup plus subtil que cela mais Causeur, en général, ne se pique pas de subtilité - je remarque qu'une fois de plus les hommes sont nommés quand les femmes sont prénommées. Madame Vallaud-Belkacem - c'est son nom Madame Lévy; je vous l'apprends peut-être - est ainsi une fois encore infantilisée, confinée dans son "statut" de petite fille dont on voudrait effacer le nom de jeune fille - Belkacem - et d'épouse - Vallaud.

En plus, "Belkacem"... Evidemment, la fachosphère grimace...

Passons aussi sur le fait que Madame Lévy ait cru bon, une fois de plus, de surligner le sourire de l'ancienne excellente Ministre de l'Education Nationale. Décidément, je commence à croire que certaines jalousies ont peine à trouver un remède.

Passons enfin sur le fait que Madame Lévy confonde Agathe et Julia Cagé - certes soeurs et jumelles mais quand même! Quand on exige la rigueur à l'école, on commence par l'appliquer à soi-même! - dont le patronyme est par ailleurs écorché. "Gagé" au lieu de "Cagé". Je serai bienveillant...

Une fois tout cela dit, il ne reste strictement rien à se mettre sous la dent. Car ce qu'affirme Madame Elisabeth Lévy - prénom et nom chez moi - n'est que le copié-collé de propos entendus chez celles et ceux persuadés qu'il existait une école parfaite, qui n'oubliait personne, qui n'innovait pas, qui ne pratiquait pas la pédagogie - car Madame Lévy est persuadé que les "pédagos" sont une secte malfaisante -, qui faisait redoubler les élèves pour qu'ils progressent et qui autorisait, divine époque, les châtiments corporels.

Bref, Madame Lévy ne nous apprend rien, n'apporte rien à un sujet - l'Ecole - qui mérite mieux qu'un tel bavardage insignifiant.

Au-delà de tout ce qui n'est, somme toute, que médiocrité et incompétence, une question me vient à l'esprit:

quelle signification donner à la multiplication des soutiens apportés aux "réformes" de Monsieur Blanquer?

Car il ne s'agit pas de soutiens "innocents". La liste est intéressante:

Causeur;

SOS Education;

Espérances banlieues; (Je vous invite à lire l’enquête de l'excellent site Questions de classe(s) en cliquant sur les liens ci-dessous):

l’épisode 1 : Derrière la com d’Espérance banlieues... chronologie

l’épisode 2 : géographie... politique...

l’épisode 3 : le financement

l’épisode 4 : la laïcité

Institut Montaigne...

Et quelques personnalités médiatiques, dont la liste est elle aussi signifiante:

Eric Zemmour;

Alain Finkielkraut;

Natacha Polony (avec des nuances)...

Tout ce que les réactionnaires comptent de réseaux et de "stars" du moment.

Avec un tel attelage, passéiste, anti pédagogue pathologique, prisonnier volontaire d'idées ayant toutes fait la preuve de leur inefficacité - sauf pour les meilleurs élèves, à 95% héritiers dynastiques et auxquels je n'adresse aucun reproche! - l'Ecole ne parviendra JAMAIS à respecter sa promesse républicaine résumée en quatre mots sublimes:

"Liberté - Egalité - Fraternité - Laïcité"!

Ne vous en déplaise, Madame Lévy, cette devise-là était respectée par celle que vous appelez "Najat". Ce qu'elle serait en droit de ne pas vous permettre...

Ne vous en déplaise, Madame Lévy, vous semblez oublier une évidence que je vous rappelle pour conclure:

celles et ceux qui ont fait échouer si souvent l'Ecole, ce sont les mêmes qui sont aujourd'hui aux affaires et qui l'étaient déjà il y a quelques années, au désespoir des enseignants, élèves et parents:

ils avaient noms Sarkozy, Fillon, Chatel et pour Directeur Général de l'Enseignement Scolaire un certain...

Devinez...

Christophe Chartreux

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Maurice Ravel...

9 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Kateb Yacine...

9 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Vers la fin de la nuit, les trois manœuvres quittent la chambrée, à bonne distance l’un de l’autre ; ils se regroupent le long de la route, tournant le dos à la carrière ; ils piétinent sur le sol jonché de branches nues ; le vent du nord les pousse à travers la broussaille, et ils s’enfoncent dans la brume ; l’absence d’itinéraire abolit la notion du temps ; sans fatigue, au bout de la matinée, ils ont atteint un douar d’une dizaine de huttes. Le village est maintenant invisible. Les trois manœuvres marchent vers le douar d’un commun accord. Les paysans les voient venir. Ils les invitent chez leur vétéran dès qu’ils constatent que les nouveaux venus sont des citadins ; on les laisse seuls devant la galette, les dattes, le lait caillé, afin qu’ils n’aient pas honte de leur appétit. Le vétéran vient ensuite prendre le café avec eux ; il les questionne sur les salaires, en ville et au village, sur la récolte de blé, de vigne et d’olives.

(...)

Suzy en robe du dimanche. « Pas besoin de soutien-gorge, Dieu merci, j’ai même mal aux seins » ; elle passe en coup de vent au marché, pose le panier dans la cuisine et reprend la grand-route, coupe par un terrain vague ; un pâturage s’étend assez loin de là ; elle court au plus épais de l’herbe, se laisse choir parmi les narcisses ; le soleil chauffe dur ; elle ferme les yeux l’espace de quelques secondes, se redresse avec un frisson, et s’en retourne éperdument vers le village, comme si un monstre l’avait surprise et mordue à la cheville sans qu’elle puisse ni s’en détacher ni en ressentir la morsure. Sur la route, elle aperçoit des paysans à dos de mulet. Puis Mourad paraît au tournant.

Coup de coeur... Kateb Yacine...
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La sociologie face aux neurosciences : l’enfant au cœur d’une bataille de disciplines...

9 Septembre 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Neurosciences

Contre l'universalisation hors-sol, une sociologie critique entend penser les inégalités et les classes sociales qui percutent l'enfant dès le plus jeune âge.

Voilà plusieurs décennies que les neurosciences nous racontent comment notre cerveau fonctionne tous azimuts. Le nôtre, et aussi celui de nos enfants. Parmi d’autres, certains travaux font le pari de distinguer comment l’enfant apprend à l’école. Jusqu’à présent, les enseignements issus de ces recherches n’irriguaient guère la formation des enseignants, qu’on parle de formation initiale, ou continue. Ça devrait changer, à en croire plusieurs déclarations de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale depuis le mois de mai.

Le nouveau ministre le dit sans ambages : il compte s’appuyer sur les neurosciences pour “révolutionner l’école”. Une semaine après sa nomination, Jean-Michel Blanquer annonçait par exemple dans Le Point :

"On en sait aujourd'hui beaucoup plus sur le cerveau, et il serait aberrant de se priver de ce nouveau champ de connaissances."

Subversif ? Voire : si l’Education nationale ne s’est pas précipitée pour incrémenter les recherches successives en la matière, les neurosciences sont aujourd’hui extrêmement populaires auprès d’un large public. Céline Alvarez, l’ex-professeure des écoles qui fait un tabac avec son livre Les lois naturelles de l’enfant, paru l’an dernier, revendique d’amender par les neurosciences des pédagogies alternatives comme Montessori.

(...)

Chloé Leprince

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Et:

quand Véronique Decker dézingue les "expérimentations Alvarez" en moins de deux minutes...

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"Les trois quarts des élèves défavorisés étudient hors de l'éducation prioritaire"... (Où les CP ne sont pas dédoublés)

9 Septembre 2017 , Rédigé par Observatoire des Inegalités Publié dans #Education, #Sociologie

"Les trois quarts des élèves défavorisés étudient hors de l'éducation prioritaire"... (Où les CP ne sont pas dédoublés)

EXTRAITS

(...)

Moins d’un quart des personnes pauvres vivent dans un quartier dit « prioritaire » de la politique de la ville [1]. C’est logique : ces territoires, si souvent mis en avant, ne rassemblent qu’une toute petite partie de la population : 4,8 millions sur 63,7 millions, soit 7,5 %. Dans ces quartiers, la part de personnes pauvres est très élevée : 42 % en moyenne, plus de trois fois la moyenne nationale. Certains quartiers prioritaires connaissent des situations bien pires, avec des taux de 60 % voire 70 %. Mais, au total, deux millions de personnes pauvres vivent dans ces quartiers, moins du quart de l’ensemble (23 %) si on utilise le seuil à 60 % du niveau de vie médian. Pas moins de 6,8 millions de pauvres (77 %) vivent hors de ces territoires.

Il y a quelques années, la mode (pas encore totalement dissipée) était à la pauvreté « périphérique », hébergée soi-disant par la France périurbaine, des petites villes et du milieu rural. L’Insee a mis fin à ces spéculations en publiant les données du nombre de pauvres par territoire. Encore ne faudrait-il pas inverser l’analyse : pour beaucoup, la pauvreté se concentrerait dans les quartiers dits « prioritaires » situés en banlieue des grandes villes, victimes d’un «apartheid urbain ». Une façon de réduire les politiques pour pauvres à des politiques territoriales sur un périmètre limité, le raisonnement étant identique pour les difficultés scolaires. Ce faisant, on oublie alors l’immense majorité des pauvres qu’ils vivent en ville, dans le périurbain ou en milieu rural.

(...)

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

Voir aussi le second lien

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Cancre - « Mon échec scolaire est une blessure cicatrisée, mais toujours là » Bernard Campan...

9 Septembre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Le beau documentaire "Cancre ?" donne la parole à d’anciens mauvais élèves qui ont réussi. Vousnousils a interviewé Réjane Varrod, la réalisatrice, et Bernard Campan, ancien cancre.

A l’école, ils étaient abonnés aux mauvaises notes, parfois rejetés par les enseignants et traités de nuls : pourtant, qui pourrait deviner aujourd’hui que Bernard Campan, Thierry Marx, Quentin Claudel, Jean-Michel Aphatie, Linda Ellia ou Marc Puche, ont un jour été mauvais élèves ? Pour son documentaire « Cancre ? », diffusé le lundi 18 septembre sur France 3, la réalisatrice Réjane Varrod est allée à la rencontre de ces six personnalités confrontées un jour à la souffrance de l’échec scolaire.

« On se construit dans l’idée qu’on est nul »

Elle-même ancienne mauvaise élève, Réjane Varrod montre, à travers ce documentaire, qu’il existe une vraie « douleur d’être cancre ». « On se construit à travers l’école, très tôt. Si ça se passe mal, très vite, psychiquement on est construit. On est construit dans la mauvaise estime de soi, dans l’idée qu’on est nul, raté, on entend des choses de nous qui sont peu valorisantes », nous explique-t-elle. « Soit on est des résilients et on s’en sort, soit on ne l’est pas et la vie est vraiment très compliquée ».

(...)

Elsa Doladille

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Hommage - Macron - Bac pro - Analyses, oublis et mensonges - Ailleurs...

9 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Hommage - Macron - Bac pro - Analyses, oublis et mensonges - Ailleurs...

Pour clôturer la semaine, une revue bien triste en hommage à André de Peretti. Macron marche et promet le changement. Le bac pro est au centre d’un débat. Analyses, oublis et mensonges seront proposés et nous terminerons par un petit tour d’horizon ailleurs.

Hommage

André de Peretti est décédé à l’âge de 101 ans. Les Cahiers pédagogiques avait publié à l’occasion de son centenaire : « Le bien, le beau, le bon gagnent toujours ». "A travers ses livres, ses interventions, et son rapport de 1982 sur la formation continue qui donna naissance aux MAFPEN puis aux IUFM, André de Peretti, jamais découragé ni décourageant, a grandement marqué les défenseurs d’une pédagogie innovante. Il est aussi membre du comité de parrainage des Cahiers pédagogiques. Nous republions ici un entretien avec lui, publié dans notre numéro de septembre 2015."

Macron

Macron promet de "transformer l’Ecole comme jamais" et d‘aller “beaucoup plus loin” dans la lutte contre les inégalités et dans la préparation des élèves à la vie active.

Rentrée scolaire. « Transformer l’École » : la lettre de Macron aux enseignants

Blanquer déçoit aussi le Sgen-CFDT. “S’il restait encore un doute, il est levé : le ministre de l’Education nationale a raté sa rentrée auprès des enseignants. Après les syndicats de la FSU - le Snuipp pour le primaire, le Snes pour le secondaire - et après le SE-Unsa, le Sgen-CFDT a dressé le 7 septembre un bilan morose des premières mesures prises par Jean-Michel Blanquer, critiquant notamment la précipitation et un dialogue social à sens unique.”

Bac pro

Bac pro : Blanquer préfère l’insertion à la poursuite d’études, par Marie-Christine Corbier “L’objectif de 60% d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur « n’est pas ce qui compte », selon le ministre de l’Education.

L’emploi ! L’emploi ! L’emploi ! Tel pourrait être le slogan du gouvernement pour les bacheliers professionnels.”

Bacs pros : Abandon des objectifs de réussite. “L’objectif d’élever le niveau de qualification des jeunes français et d’atteindre 60% de diplômés du supérieur n’est plus à l’ordre du jour. Le gouvernement privilégie l’inclusion professionnelle, même à bas niveau, sur la poursuite d’études. C’est ce que l’on retient de la visite de Jean-Michel Blanquer et Muriel Pénicaud au lycée hôtelier Guillaume Tirel le 7 septembre. Alors que le gouvernement prépare la réforme de l’entrée dans le supérieur, cette double visite a matérialisé que le Travail l’emporte désormais sur l’Education. Une mauvaise nouvelle spécialement pour les bacheliers professionnels qui pourraient perdre les quelques garanties données par le gouvernement précédent.”

APB : 3 000 bacheliers demeurent sans affectation dans l’enseignement supérieur. “Il s’agit presque exclusivement de bacheliers professionnels et technologiques. La ministre de l’enseignement supérieur promet une « augmentation substantielle » du nombre de place en BTS et IUT à la rentrée 2018.”

Les bacheliers professionnels oubliés de l’enseignement supérieur. “La plateforme d’admission post-bac (APB), où s’inscrivent les élèves de Terminale de janvier à mars, a fait les gros titres de la presse cet été : à la fin de la procédure principale fin juillet, 65.000 jeunes n’avaient reçu aucune réponse positive à leurs voeux d’orientation, un chiffre descendu à un peu plus de 6.000 un mois plus tard.

Sur ce nombre, les trois quarts sont des bacheliers technologiques et surtout professionnels, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Dans l’académie de Paris, sur les 547 bacheliers encore sans réponse fin août, 447 étaient issus de filière pro.”

Analyses, oublis et mensonges

Evaluations des élèves en CP : sur quoi portent les tests ?Les écoliers de CP doivent réaliser des tests « dans le courant du mois de septembre ». Ces évaluations voulues par le ministre de l’éducation portent sur le français et les mathématiques.”

La réforme des rythmes scolaires : examen d’une impopularité. “Jean‑Michel Blanquer a gagné le surnom de « ministre Ctrl-Z » en s’attaquant aux réformes du précédent quinquennat, avec une facilité qui ne manque pas de questionner. Ainsi, sur les rythmes scolaires, l’objectif initial ayant été globalement partagé (étaler les moments d’apprentissage pour que les enfants assimilent mieux, développer les activités périscolaires), l’échec actuel peut difficilement être imputé au contexte ou au seul Vincent Peillon. S’il a commis des erreurs, il reste l’un des ministres de l’Éducation nationale les mieux informés et préparés pour sa mission. De même, la pression des personnels, liée à la dégradation des conditions de travail, ne suffit pas à expliquer l’impopularité croissante de la réforme. Tentons une explication structurelle : une faille dans la méthode employée pour instaurer le projet sous-jacent à la réforme.”

Inlassablement, répondre aux mensonges et désinformations… Jean-Michel Zakhartchouk est en pleine forme en cette rentrée ! “La mode est aux fake news, on le sait. Mais aussi à la riposte à ceux-ci, de plus en plus importante dans les médias et sur internet. Pourtant, en matière éducative, on est loin du compte : trop peu de journalistes par exemple s’emploient à démasquer mensonges, contre-vérités et approximations venant soit de responsables institutionnels soit de plumitifs divers dont certains se prétendent « intellectuels » et ne le sont guère quand ils profèrent un peu n’importe quoi sur l’école et la pédagogie (mais pour certains comme les producteurs de livres à la chaîne Onfray ou Debray, c’est sur tous les sujets !)

Prenons ici dix exemples de ces entorses à la vérité, certaines étant de pures calomnies ou mensonges éhontés, d’autres des déformations à partir de généralisations abusives ou de distorsion d’une réalité souvent complexe. Dix exemples, mais on pourrait les multiplier.”

Ailleurs

Financement Erasmus+ pour renforcer l’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur en Afrique subsaharienne. “Le projet REAMOOC a pour but de renforcer les innovations pédagogiques dans 3 universités du Cameroun (Douala, Ngaoundéré et Yaoundé 1) et dans 3 universités du Sénégal (Cheick Anta Diop de Dakar, Gaston Berger de Saint-Louis et Université virtuelle du Sénégal) par la conception et la production de MOOCs et leur utilisation au sein de dispositifs hybrides de formation.

Les Universités de Cergy-Pontoise (France), Mons (Belgique) et Patras (Grèce) sont également partenaires du projet, ainsi que la start-up française Milliweb.”

L’Education A La Chinoise : Un Modèle Pour Une Prochaine Réforme De l’Enseignement Supérieur ?« L’Éducation de l’homme commence à sa naissance ». On se souvient des propos d’Emile ou de l’éducation. Une sentence que ne démentira guère l’Empire du Milieu. Célèbre marronnier de la pré-rentrée : le classement de l’Université de Shanghaï. Les universités françaises y figurent une nouvelle fois parmi les grandes absentes : seulement 3 dans le top 100. La Chine deviendrait-elle un espace normatif pour l’éducation ? D’où vient la légitimité internationale de ce classement ? L’occasion de revenir sur le rôle de l’éducation en Chine à l’heure où les enfants français s’apprêtent à redécouvrir cartables et cahiers.”

Les détenteurs d’un bachelier trouvent du travail plus rapidement, avec un taux d’insertion de 76,9% après six mois. C’est en Belgique.

Education nationale : une crise structurelle et des réformes stériles, selon le CESE. Mais c’est au Maroc que ça se passe.

Bernard Desclaux vous souhaite un bon week-end.

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