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Vivement l'Ecole!

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Code du travail : La folle entreprise du gouvernement...

14 Juin 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Loi Travail

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http://sudedulor.lautre.net/spip/spip.php?article1499

A vous toutes et tous qui vous dites de gauche et avez rejoint Emmanuel Macron, COMMENT pouvez-vous cautionner cela?

Dimanche, à Dieppe, je voterai pour le Candidat communiste et Maire de Dieppe Sébastien Jumel face au candidat de la France dite "en marche".

En marche vers l'abyme!

J'appelle les abstentionnistes à revenir partout aux urnes! Il en va de VOTRE avenir et de celui de vos enfants!

A Villeurbanne, j'appelle de toutes mes forces à voter en masse pour la candidate socialiste, fidèle à ses valeurs et à ses engagements de toujours!

Najat Vallaud-Belkacem

Christophe Chartreux

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Négociation du motif de licenciement, primauté des accords d’entreprise sur le contrat de travail… Les pistes de réforme dévoilées la semaine dernière par «Libération» sont bien sur la table de la concertation engagée lundi par l’exécutif avec les partenaires sociaux. Des mesures radicales.

Le voile commence à se lever sur les intentions du gouvernement concernant la réforme du code du travail. Invité mardi sur France Info, le Premier ministre a laissé échapper un indice important sur le caractère très audacieux des futures ordonnances. A la question de savoir si un accord d’entreprise pourrait définir à l’avance les causes d’un licenciement, Edouard Philippe a répondu par un «on verra» qui laisse songeur. Alors même qu’il avait exclu, quelques secondes plus tôt, d’autres thèmes (durée et nombre de CDD) de la négociation d’entreprise.

En réalité, depuis lundi, les rencontres bilatérales entre le cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et les partenaires sociaux commencent à dessiner un projet qui irait vraiment beaucoup plus loin que la loi El Khomri. Et qui valide, progressivement, les pistes dévoilées mercredi dernier dans Libération, inscrites dans un document que l’exécutif jugeait pourtant «sans valeur». Petit tour des premières mesures chocs que le gouvernement commence à mettre ouvertement sur la table.

La négociation des causes du licenciement

C’est donc sur France Info qu’Edouard Philippe a lâché la dernière piste : la possibilité pour les employeurs de négocier avec les syndicats, dans chaque entreprise, les causes préalables du licenciement. Un vieux rêve du Medef, qui pourrait conduire à ce que les salariés, par exemple, s’engagent, à l’avance, à produire une quantité précise et définie de travail. Au risque, sinon, d’être virés, sans possibilité de recours devant le juge, le fait de ne pas atteindre les objectifs constituant une «cause réelle et sérieuse» de licenciement. Une proposition clairement présente dans le document de la Direction générale du travail (DGT) publié le 7 juin par Libération. Ce texte, qui recensait les réformes sur lesquelles le cabinet de la ministre du Travail demandait à ses services de plancher, proposait ainsi, pour les CDI, d’«élargir les possibilités de négociation en ce qui concerne la période d’essai, le préavis, les congés familiaux, l’indemnité de licenciement, le motif du licenciement».

Des dérogations aux accords de branche

Selon la CFTC, FO et la CGT, qui ont ouvert lundi et mardi le bal des rencontres avec le cabinet de Pénicaud, le gouvernement ne cache plus son intention de permettre aux entreprises de négocier dans des domaines jusqu’ici dévolus aux branches. En effet, six thématiques font aujourd’hui partie de leur pré carré : les minima salariaux, les classifications des métiers, la protection sociale complémentaire, la formation, la pénibilité et l’égalité professionnelle. D’après Fabrice Angei, de la CGT, le gouvernement s’interrogerait sur le fait de sortir la pénibilité de ces six thèmes sanctuarisés.

Par ailleurs, en plus de ces six thématiques, les branches ont aussi la possibilité de se réserver, de façon exclusive, des sujets de négociation (s’ils n’ont pas été confiés par la loi à l’entreprise). Or le gouvernement réfléchit à ce que les employeurs puissent aussi signer des accords avec les syndicats sur ces sujets. «Les ordonnances pourraient permettre à un accord d’entreprise de déverrouiller ce qui serait en théorie verrouillé par les branches», explique ainsi Michel Beaugas, de Force ouvrière, à la sortie de sa rencontre avec le cabinet de Pénicaud. Selon le président de la CFTC, Philippe Louis, les entreprises ne pourraient cependant le faire que dans des «cas bien spécifiques et avec une majorité spécifique». Une sorte d’accord super-majoritaire, qui pourrait dépasser la barre des 50 %.

Des pistes de dérogations là encore évoquées dans le document de la DGT. Le texte suggérait ainsi de réserver un sort particulier à la pénibilité, «en fonction de la solution d’atterrissage à inventer dans les jours ou semaines qui viennent». Quant aux secteurs «exhaustivement énumérés où une branche aurait la possibilité de verrouiller», un accord d’entreprise pourrait «malgré tout déroger», proposait le document.

La primauté des accords d’entreprise sur le contrat de travail

Autre sujet mis sur la table, lundi, par le cabinet de Pénicaud : «Le principe de la primauté des accords d’entreprise sur le contrat de travail», explique Michel Beaugas, de FO. Aujourd’hui, hormis quelques cas précis, un salarié dont le contrat se trouve modifié à la suite de la conclusion d’un accord d’entreprise doit signer un avenant. Ce système disparaîtrait donc (le salarié ne pouvant plus s’y opposer) si la primauté des accords d’entreprise était adoptée. Un point indiqué noir sur blanc dans le document de la DGT.

La présomption de légalité des accords d’entreprise

Toujours selon FO, le ministère du Travail envisage aussi d’instaurer une «présomption de légalité d’un accord d’entreprise majoritaire», s’inquiète Michel Beaugas. Là aussi, c’est une piste qui apparaît dans le relevé de la DGT. Selon le texte, contrairement à aujourd’hui, il reviendrait aux syndicats d’apporter la preuve d’une non-conformité d’un accord d’entreprise avec la loi. «Une telle présomption conduirait à restreindre le contrôle du juge sur les accords collectifs», précise le texte de la DGT.

Le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur

Le gouvernement n’exclut pas non plus de rendre possible un référendum d’entreprise «à l’initiative unique de l’employeur», c’est-à-dire sans signature d’un accord minoritaire par les syndicats, poursuit Michel Beaugas. Une éventualité qui n’a jamais été évoquée pendant la campagne. Le programme d’Emmanuel Macron prévoyait bien un référendum à l’initiative du patron (aujourd’hui, seuls les syndicats peuvent solliciter un vote), mais seulement pour valider un accord signé par des syndicats représentants au moins 30 % des voix aux élections professionnelles. L’idée était, en revanche, aussi avancée dans le document de la DGT. «Le cabinet de Muriel Pénicaud nous a dit ça en souriant, car il sait que tous les syndicats sont contre, veut toutefois croire Michel Beaugas. Je ne pense pas que ça se fera. C’est un petit jeu du "je te teste, tu me testes". Ce qui est sûr, c’est qu’eux ne disent non à rien.»

Luc Peillon , Alexia Eychenne

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Code du travail, l’urgence de la gauche!...

13 Juin 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

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Il est absolument nécessaire de doter l’Assemblée nationale d’un minimum de capacité à s’opposer aux régressions sociales les plus graves, et à protéger les salariés les plus fragiles.

Les Français ont accordé dimanche une majorité absolue à Emmanuel Macron, avec de futurs députés dont le seul programme et le seul engagement pour les cinq ans qui viennent est d’avoir juré obéissance aveugle et sans condition au Président et à son gouvernement, dont le Premier ministre se revendique fièrement de droite. Pour quoi faire ? Nul ne le sait, mais il n’est pas interdit de s’en faire une petite idée au regard des premières annonces concernant tout aussi bien la hausse de la CSG pour les retraités en même temps qu’on réduira considérablement l’impôt sur les grandes fortunes (beau sens des priorités fiscales) ; la disparition d’une centaine de milliers de postes dans la fonction publique (et on sait que ce sont toujours les mêmes quartiers et villes populaires qui en pâtissent) ; ou encore l’adoption d’une loi travail par ordonnances dès cet ét

Une loi dont le couple exécutif s’est bien gardé de dévoiler les objectifs en se réfugiant derrière l’annonce d’une méthode de consultation qui ne vise en réalité qu’une seule chose : confisquer tout débat démocratique aux parlementaires, et toute forme d’opposition.

Le droit du travail dans notre pays est en danger : il y a une urgence à doter l’Assemblée nationale d’un minimum de capacité à s’opposer aux régressions sociales les plus graves, et à protéger les salariés les plus fragiles. On connaissait la rengaine de la droite dure sur «ces protections sociales qui décourageraient l’embauche et l’initiative». On ne s’imaginait pas la retrouver telle quelle, adoptée par La République en marche, tout juste ripolinée avec les mots doux de la modernité la plus libérale, sous couvert de progrès et de souplesse. A l’évidence, notre pays a besoin de mieux organiser les transitions nouvelles dans la vie professionnelle, d’accompagner les mobilités, de prendre en compte les mutations du travail, en conciliant le droit à la formation initiale et continue et un haut niveau d’indemnisation des périodes de chômage, en contrepartie d’une plus grande fluidité du marché du travail. Mais pour y parvenir, rien ne serait plus injuste que d’opposer les salariés entre eux, et les salariés aux personnes privées d’emploi, car cette logique mortifère n’a pour conséquence que le moins disant social. Ce ne peut être un horizon de société souhaitable et acceptable dans la France d’aujourd’hui. Les Français l’ont compris et l’ont rappelé à de multiples occasions : ils refusent que l’accès à l’emploi stable passe par le renoncement à tous les acquis sociaux, dans l’acceptation de conditions de travail toujours plus dégradées.

Malgré toutes les critiques, souvent fondées, qui lui ont été adressées, la loi travail portait en elle cette recherche d’équilibre et de compromis, comme l’a montré la création du compte personnel d’activité. Certains ont jugé l’équilibre insuffisant… notamment à cause des dispositions excessives voulues à l’époque par le ministre Emmanuel Macron. D’autres ont voulu y voir un socle de droits novateurs qui méritait d’être approfondi. J’en fais partie.

Mais force est de constater, aujourd’hui, qu’avec les propositions du gouvernement, la volonté d’équilibre a vécu : le vernis du discours «progressiste éclairé» du Président s’efface au profit d’un projet très idéologique, brutal et déséquilibré au détriment des salariés. Alors que les lois portant sur la réforme du travail et adoptées durant le dernier quinquennat commencent à peine à produire leurs effets, et qu’aucune de leurs dispositions n’a fait l’objet d’une évaluation sérieuse, quelle urgence commande cette nouvelle réforme du code du travail ? Quelle obsession exige d’en faire l’axe central de la politique de l’emploi ? Quelle nécessité justifie cette mise sous tension permanente des salariés et de leurs droits, rendus coupables de tous les maux économiques et du chômage qui frappe notre pays ? Comme si la précarité n’était pas déjà beaucoup trop forte en France, en particulier chez les jeunes. Comme si la lutte contre le chômage justifiait la création de nouveaux travailleurs pauvres. Comme s’il suffisait d’accroître la précarité pour créer de l’emploi.

Ce qui se prépare pour les prochaines semaines, c’est l’alignement sur les obsessions revanchardes d’une partie du patronat, d’un match retour après la loi travail pour tous ceux qui estimaient qu’elle n’allait pas assez loin dans la suppression des garanties collectives. C’est beaucoup plus inquiétant que ce que le candidat avait annoncé dans sa campagne : l’autorité donnée à l’accord d’entreprise sur le contenu du contrat de travail, la diminution des plus bas salaires, l’assouplissement des règles de santé et de sécurité, l’instauration d’un droit au licenciement abusif à bas coût ou encore l’oubli du compte personnel d’activité. «Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit», écrivait Lacordaire : en matière de droit du travail, en particulier au niveau de l’entreprise où les salariés isolés et précarisés sont en situation défavorable pour négocier avec les employeurs, cette affirmation trouve tout son sens.

C’est en réalité notre modèle social issu du compromis de l’après-guerre, fondé sur la construction de garanties collectives nationales et à l’échelle des branches, et sur une vision émancipatrice du travail qui respecte les droits des salariés, qui est remis en cause.

Voilà pourquoi il faut que, dimanche prochain, tous les électeurs attachés au pluralisme démocratique et à la protection sociale élisent des députés de gauche : il s’agit d’empêcher que la logique de dérégulation libérale ne s’impose au détriment des salariés et des précaires par la grâce d’une majorité si écrasante qu’elle en deviendrait aussitôt sourde et aveugle aux réalités du pays.

Najat Vallaud-Belkacem Ancienne ministre, candidate aux législatives à Villeurbanne

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Sortir de la métaphysique des devoirs à la maison...

13 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

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Si le serpent de mer des devoirs à la maison resurgit régulièrement, notamment lors des campagnes électorales, jusqu’à devenir une pierre de touche des programmes éducatifs des candidats, c’est sans doute que leur traitement met en jeu des éléments qui ne relèvent pas strictement des questions d’apprentissage des élèves... L’histoire a d’ailleurs montré que même les directives ministérielles destinées à les interdire se heurtaient, bien au-delà de l’école, à de très fortes résistances. Parviendrons-nous un jour à les regarder comme des outils pour l’apprentissage scolaire et pas comme des enjeux entre adultes qui s’en disputent la prescription, l’encadrement, voire les bénéfices, sans se préoccuper outre mesure de leur utilité ?

(...)

Patrick Rayou

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Des options ? Pourquoi pas, mais alors pour tous les élèves!...

13 Juin 2017 , Rédigé par SE-UNSA Publié dans #Education, #Politique

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L’arrêté sur le collège étudié en Conseil supérieur de l’Éducation le 8 juin décline une des propositions de campagne d’Emmanuel Macron de rétablir les classes bilangues, européennes, et l’option latin. En fait, dans de nombreuses académies, la plupart des bilangues avaient été maintenues et quasiment tous les établissements qui l’assuraient auparavant  avaient conservé un enseignement facultatif de langues anciennes. On était donc en grande partie dans l’effet d’annonce.

Profitant de l’opportunité offerte par cette révision des options, le SE-Unsa a pris position pour un élargissement de l’offre. En effet, si le président et le ministre pensent que les options sont bonnes pour les élèves, alors les enseignements facultatifs ne doivent pas se limiter aux langues et à un petit groupe d’élèves ! Le SE-Unsa a défendu davantage de variété en proposant une option de 2 heures par semaine pour travailler cultures et pratiques artistiques, sportives, informationnelles, numériques ou scientifiques et technologiques.

Par ailleurs, le SE-Unsa, lors de son entrevue avec le nouveau ministre, a obtenu qu’une communication soit envoyée aux académies et aux établissements, pour attirer leur attention sur l’impact négatif du cumul des options : d’une part il ne faut pas alourdir la semaine des élèves et déboucher sur des emplois du temps aberrants pour tous, d’autre part il faut faire profiter le plus grand nombre et répartir plus justement les moyens.
 
L’ensemble de nos propositions permettraient que toutes les disciplines soient concernées : aucun enseignant ne serait a priori écarté  de ces dispositifs qui permettent aux élèves de s’épanouir selon leurs appétences. Pourquoi seuls les bons élèves accéderaient-ils à ces options qui fonctionnent bien, alors que les élèves en difficulté n’auraient aucun choix ? L’amendement du SE-Unsa a recueilli une large majorité des voix chez les autres membres de la communauté éducative mais le ministère ne l’a pas repris à son compte. Dommage, pour un ministre qui assurait vouloir s’inscrire dans le dialogue social.
 
Le SE-Unsa continuera à se battre pour obtenir cette mesure qui permettrait à tous les enseignants et notamment aux professeurs documentalistes de prendre toute leur place dans les dispositifs pédagogiques du collège.
 
Le SE-Unsa est engagé pour une École durable, qui met la réduction des inégalités au cœur de son action en proposant des enseignements stimulants et ambitieux à tous les élèves.
 
Engagez-vous avec nous en signant notre pétition.
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Comment change l'école?... (Vidéo/Nathalie Mons)

12 Juin 2017 , Rédigé par CEMEA Publié dans #Education, #Politique

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Bruce Springsteen...

12 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Ionesco...

12 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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LE MÉDECIN. - En vérité, il y a tout de même du nouveau si vous voulez.

MARIE. - Quel nouveau ?

LE MÉDECIN. - Du nouveau qui ne fait que confirmer les indications précédentes. Mars et Saturne sont entrés en collision.

MARGUERITE. - On s'y attendait.

LE MÉDECIN. - Les deux planètes ont éclaté.

MARGUERITE. - C'est logique.

LE MÉDECIN. - Le soleil a perdu entre cinquante et soixante-quinze pour cent de sa force.

MARGUERITE. - Cela va de soi.

LE MÉDECIN. - Il tombe de la neige au pôle Nord du soleil. La Voie lactée a l'air de s'agglutiner. La comète est épuisée de fatigue, elle a vieilli, elle s'entoure de sa queue, s'enroule sur elle-même comme un chien moribond.

MARIE. - Ce n'est pas vrai, vous exagérez. Si, si, vous exagérez.

LE MÉDECIN. - Vous voulez voir dans la lunette ?

MARGUERITE, au médecin. - Ce n'est pas la peine. On vous croit. Quoi d'autre ?

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Contre l'échec scolaire? Redoublement et chorale pour une rentrée en musique...

12 Juin 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Femme, Désespérée, Triste, Des Larmes

EXTRAITS

Redoublement, stages de remise à niveau, chorales, dédoublement des classes de CP-CE1 : Jean-Michel Blanquer planche déjà sur plusieurs mesures à mettre en place dès septembre, contre l'échec scolaire.

(...)

Le redoublement, « un outil pouvant être bénéfique »

Dans une interview au Parisien, le ministre de l’Education nationale affirme d’abord vouloir « faire en sorte que tous les élèves sortent du primaire en sachant lire, écrire et compter », jugeant « anormal » de ne pas avoir recours au redoublement. Selon lui, « il est absurde de laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards ».

Jean-Michel Blanquer souhaite ainsi abroger le décret de novembre 2014 sur les redoublements limités à des « cas exceptionnels ». A noter que selon Arrêts sur Images, le redoublement n’a jamais été « interdit » par le précédent gouvernement comme l’affirme le ministre, et que si « dans les faits, il a beaucoup diminué » depuis 2014, « la baisse remonte à bien avant » – le texte de Najat Vallaud-Belkacem n’ayant fait « qu’accentuer une dynamique existante. »

(...)

Des « stages de remise à niveau » à la fin de l’été

(...)

Selon lui, « ces stages de remise à niveau » d’une semaine « seront proposés fin août », en priorité dans les REP (réseaux d’éducation prioritaire), puis, « si possible, plus largement ». Ils seront centrés sur le français et les mathématiques, et seront dispensés par des « enseignants volontaires » rémunérés en heures supplémentaires. Ils ne seront pas obligatoires, mais seront « conseillés » aux familles d’enfants en difficulté.

Des chorales et des « pratiques instrumentales » dans « toutes les écoles »

Outre son dispositif « devoirs faits », qui permettra, grâce à des « études dirigées », aux élèves (en particulier les collégiens) de faire leurs devoirs à l’école, Jean-Michel Blanquer  propose de renforcer la place, « insuffisante en France », de l’éducation musicale, en secondaire mais aussi en primaire.

Le ministre voudrait ainsi introduire, « dans toutes les écoles et collèges », des chorales, et encourager « les pratiques instrumentales et les concerts ». Et de souhaiter « une prochaine rentrée en musique, dans un maximum d’endroits dès cette année, en mobilisant les élèves de l’année précédente ou des orchestres extérieurs ».

Dédoublement des classes de CP-CE1 : « il n’y aura pas de réduction de moyens »

(...)

Afin d’obtenir « 100% de réussite en CP », le ministre de l’Education prévoit, dès la rentrée 2017, d’appliquer « le format de 12 élèves par classe » dans 2300 classes de CP en REP+. Selon lui, « le taux d’encadrement des autres classes ne sera pas dégradé », et « il n’y aura pas de réduction de moyens, au contraire ».

(...)

Fabien Soyez

La totalité du billet est à lire en cliquant ci-dessous

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"Vous savez qui est Albert Camus"... Programmé pour l'éducation?...

12 Juin 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique, #Pédagogie

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Jean-Michel Blanquer, programmé pour l’éducation

Au-delà de son pragmatisme revendiqué, le nouveau ministre de l’éducation, ennemi du « pédagogisme » et féru de neurosciences, a des idées très arrêtées sur l’école.

« Lire, c’est important. C’est l’une des choses les plus importantes dans la vie. Plus que de regarder la télé… » Voilà le message que Jean-Michel Blanquer est venu porter jusque dans la classe de CP de Madame Rémy, à l’école Albert-Camus de Creil (Oise), mardi 23 mai. C’était, six jours après sa nomination, sa première visite en tant que ministre de l’éducation nationale. Et il a choisi de la faire en zone d’éducation prioritaire (ZEP), pour défendre l’une de ses mesures phares de la rentrée prochaine : les classes à 12 élèves en CP.

De lui, les enfants retiendront sans doute un « grand monsieur » en costume cravate gris, petites lunettes, crâne dégarni, l’air sérieux mais bienveillant, accompagné d’une nuée de caméras. Avant de les quitter, il leur a posé une question : « Vous savez qui est Albert Camus ? » Et eux de répondre : « C’est nous ! C’est notre école ! »

Sans doute que lui savait déjà, à 6 ans, qui était Albert Camus. Lui qui a grandi dans le cœur de Paris, aux côtés d’une mère enseignante et d’un père avocat. Qui a fait ses premières classes au cours Saint-Louis puis à Stanislas, prestigieux établissements privés. Qui a cumulé tous les titres que le système universitaire peut dispenser : maîtrise de philosophie, DEA d’études politiques à Sciences Po, diplôme de Harvard, doctorat et agrégation de droit public.

Quand on lui demande « qui il est » aujourd’hui, il répond : « un professeur ». Mais il n’est ni un instituteur ni un professeur de collège : Jean-Michel Blanquer est enseignant-chercheur. Un « intellectuel brillant », disent ceux qui l’ont côtoyé partout où il a pu enseigner – de la fac d’Assas en 1992 à Paris-III en 2004. Un homme d’action « hyperactif », pour ceux qui l’ont vu œuvrer sur le terrain en Guyane et à Créteil, et progresser à une vitesse éclair dans la haute hiérarchie de l’éducation nationale.

(...)

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