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Vivement l'Ecole!

Aux femmes libres d'Iran... Baraye...

26 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique, #Iran, #Femmes

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Coup de coeur... Andrée Chedid...

26 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

Fraternité de la parole - Andrée Chedid - Babelio

Accours de tous tes membres
aux fenêtres du large

Reçois à ciel ouvert
le sel après les nuits

Dans le goulot des villes
invente les marées

Derrière chaque prunelle
dépiste le voyage

Ecarte les portes rêches
escorte celui qui sombre

Dénonce les mots de plomb
bouleverse les guêpiers

Epèle dans l'argile
les syllabes du rêve

Partout
brise le complot

C'est Aimer
qui importe!

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De Najat Vallaud Belkcaem à Jean-Michel Blanquer, un «bruit de fond» très différent - Par Luc Cédelle (Extrait)

26 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

De Najat Vallaud Belkcaem à Jean-Michel Blanquer, un «bruit de fond» très différent - Par Luc Cédelle (Extrait)
De Najat Vallaud Belkcaem à Jean-Michel Blanquer, un «bruit de fond» très différent - Par Luc Cédelle (Extrait)

Ce passage, décrivant deux des tempêtes médiatiques qui ont éprouvé l’ancienne ministre de l’éducation quand elle était en fonctions existe dans mon livre « Le système Blanquer » (éditions de l’Aube) mais en version très réduite, car j’avais dû faire des coupes importantes pour rester dans le format. En voici la version intégrale. Je publierai dans les jours à venir d’autres « chutes » de ce livre.

(…) La tâche fastidieuse consistant à égrener des centaines de résultats de requêtes Internet conduit notamment à percevoir avec plus d’acuité le contraste entre – au moins jusqu’au premier confinement en 2020 – le bruit de fond massivement laudatif qui a accompagné les trois premières années du ministère Blanquer et les cabales à répétition subies auparavant au même poste par Najat Vallaud-Belkacem.

Il ne s’agit pas ici de se porter rétrospectivement au secours de la ministre socialiste éprouvée par la contestation de ses réformes, en premier lieu celle du collège, qui a concentré des oppositions aussi vigoureuses que différentes et suscité certaines détestations encore vivaces. L’intéressée est assez aguerrie pour se défendre elle-même et surtout, son action réelle est hors-sujet dans le propos qui nous occupe, centré sur la « perception ». Les opposants, de gauche ou de droite, à la réforme du collège peuvent donc poursuivre leur lecture sans se préparer à un sursaut d’indignation. En revanche, nous allons bien montrer ce qui peut advenir en termes d’équité du débat public lorsqu’une personnalité est à la fois dépourvue du matelas protecteur dont bénéficie le ministre Blanquer et en butte à des animosités que l’on qualifiera de suspectes.

(...)

Luc Cédelle

L'intégralité est à lire en cliquant ci-dessous

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Pour lutter contre l'abstention, renouveler l'éducation civique...

26 Novembre 2022 , Rédigé par La Vie Des Idées Publié dans #Education, #Citoyenneté

https://www.lobservateurdebeauvais.fr/wp-content/uploads/2022/04/abstention-1068x712.jpeg.webp?v=1649609660

EXTRAITS

Comment inverser la chute actuelle de la mobilisation électorale ? Cet essai propose un certain nombre de mesures pour inciter les citoyens à reprendre le chemin des bureaux de vote, depuis la simplification des procédures à la refonte de l’éducation civique.

(...)

Renouveler l’éducation civique et lui donner davantage de moyens

À plus long terme, lutter contre le déclin de la participation requiert d’augmenter les bénéfices du vote, dont le sentiment d’accomplir son devoir civique. De nombreux travaux montrent que les citoyens prennent l’habitude de voter – ou de s’abstenir – dès les premières années de leur vie d’adulte. Pour cette raison, l’éducation reçue pendant l’adolescence et l’apprentissage du métier de citoyen peuvent s’avérer primordiaux.

Aujourd’hui, l’éducation civique est principalement tournée vers l’apprentissage théorique du fonctionnement des institutions et elle est souvent bâclée, quand les heures dédiées ne sont pas tout simplement remplacées par d’autres enseignements. L’apprentissage de la démocratie mérite mieux que ça, à commencer par un renouvellement des méthodes d’enseignement. Les cours d’éducation civique pourraient être remplacés par des discussions entre professeurs et élèves autour d’études de cas, correspondant à des moments clé dans l’histoire de notre démocratie. Ces méthodes ont été expérimentées avec succès dans des lycées américains dans le cadre du Case Method Project.

En outre, l’éducation civique gagnerait à s’accompagner d’un volet pratique. Des travaux récents menés une fois encore aux États-Unis montrent ainsi que l’apprentissage politique par la pratique peut avoir des effets considérables, pour un investissement en temps qui reste raisonnable.

Pour les finances publiques, le coût à long terme d’une réforme de l’éducation civique serait négligeable, cet enseignement existant déjà. Notre proposition vise simplement à transformer son contenu, sans qu’il soit nécessaire de recruter. À court terme, cependant, ce projet nécessiterait de revoir la formation des enseignants chargés de cet enseignement et de créer de nouveaux supports pédagogiques.

Enfin, l’ouverture du vote à 16 ans pourrait, elle aussi, faciliter l’apprentissage démocratique. La littérature sur les effets de l’abaissement du droit de vote à 16 ans est encore balbutiante, en raison du faible nombre de pays ayant franchi le pas, mais les quelques études existantes ont tendance à établir des effets positifs en Autriche et en Amérique latine (Argentine, Brésil, Cuba, Équateur et Nicaragua).

(...)

par Jean Beuve & Étienne Fize & Vincent Pons, le 22 novembre

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Évaluations nationales en CP, CE1, 6e : des enseignants pointent une "évaluationnite"

26 Novembre 2022 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Evaluation

Évaluations nationales en CP, CE1, 6e : des enseignants pointent une "évaluationnite"

C'est à partir d'aujourd'hui que démarrent les évaluations nationales en CP, CE1, 6e... Cette année, elles sont aussi expérimentées sur un petit échantillon en CM1 et 4ème. Les élèves passent des tests en français et en mathématiques. Cette "évaluationnite" aiguë n'est pas du goût des professeurs.

15 .00 élèves de CM1 et 25.000 de 4e sont concernés par cette expérimentation. Il s'agit de tester des exercices et d'analyser les réponses des élèves, pour ensuite généraliser ces nouvelles évaluations nationales l'année prochaine. "Il y a toujours un intérêt à tester ses élèves au début de l'année, quel que soit le niveau", estime Émilie, qui enseigne en CM1, en éducation prioritaire, en Gironde. Les enseignants conçoivent eux-mêmes ce que l'on appelle des "évaluations diagnostiques" qui permettent de savoir où en sont les élèves et comment on va organiser les apprentissages de l'année. "Par contre, les évaluations que l'on nous propose, si elles ressemblent à celles qui existent déjà CP, CE1 et en 6e, ne nous paraissent pas aussi intéressantes que celles que l'on peut concevoir nous-mêmes" ajoute Émilie.

Des évaluations pour mesures des acquis

Car elles n'évaluent pas toutes les compétences que les enseignants voudraient voir évaluer. Elles n'évaluent pas forcément les élèves sur des choses qu'ils maîtrisent déjà : en CP par exemple, il y a des évaluations sur la lecture alors que les enfants n'ont pas commencé à apprendre à lire. "On n'évalue pas les compétences dont on a vraiment besoin, c'est-à-dire la compréhension fine des textes, la production d'écrit ou la résolution de problèmes qui vont nous indiquer si l'élève est en difficulté ou non."

Le CM1 est le début du cycle 3 (qui correspond aux classes de CM1, CM2, 6e). Ces nouvelles évaluations en début de CM1 permettent donc de mesurer les acquis du cycle 2 (qui se termine en fin de CE2) et de vérifier le niveau des élèves en début de cycle 3. "Mais il y a quand même déjà des évaluations qui ont lieu en CP, en CE1 et en 6e", rappelle Émilie. "Là, on en rajouterait encore tous les 2 ans. L'élève serait évalué en CP, en CE1, en CM1, en 6e et en 4e, puis en seconde. C'est beaucoup !"

"Une nouvelle ère où l'on enseigne pour tester"

L'enseignante explique que ces "évaluations, si on veut les faire passer exactement comme c'est préconisé, sont chronométrées avec des exercices qui ne correspondent pas toujours au niveau des élèves. Cela leur met une certaine pression. Elles sont aussi très chronophages. On perd du temps alors qu'avec nos propres évaluations, on aurait davantage de temps pour ensuite les aider. Tous les deux ans, cela fait presque une semaine de perdue en début d'année pour faire passer ces évaluations et pour rentrer les résultats."

Selon Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp, premier syndicat d'enseignants du primaire, "ces évaluations n'ont pas d'utilité d'abord parce que les enseignants n'ont pas besoin d'évaluations standardisées et nationales pour évaluer leurs élèves. Ils évaluent leurs élèves au quotidien et ce n'est pas ce qui va permettre la réduction des inégalités. Ces évaluations engendrent forcément un bachotage." L'enseignante poursuit : "On a découvert des manuels qui commencent à sortir sur "préparer en grande section et en moyenne section les élèves aux évaluations" avec les mêmes formes d'exercices. Cela met une certaine pression sur les élèves mais aussi sur les parents car on en parle tellement qu'ils sont préoccupés par ces évaluations, et vont parfois préparer leurs enfants. On parle souvent de stress à l'école, et de la pression vis-à-vis des attendus et de la réussite des élèves. Les évaluations sont aussi là pour mettre cette pression et cela ne favorise pas certains élèves en difficulté".

Même des inspecteurs sont circonspects, Eric Nicollet est inspecteur de l’Éducation nationale et secrétaire général du syndicat unitaire de l'inspection de la FSU, il regrette cette dérive et cette "évaluationnite". "Il est toujours important de savoir quels sont les acquis des élèves à tout moment de leur scolarité", dit-il*. "C'est d'ailleurs le métier des enseignants. Principalement, c'est d'enseigner, mais c'est aussi en permanence de regarder si les acquis sont bien consolidés. Sans doute l'objectif du ministère est-il de tester les élèves à un moment charnière, en CM1 et en 4e, mais honnêtement nous avons un peu de mal à comprendre. J'ai employé le mot "test" et je crois que c'est bien ce qu'il faut retenir : on teste des élèves, on entre véritablement dans une nouvelle ère où l'on enseigne pour tester et on perd de vue l'objectif de la formation et de l'enseignement."*

Culture de l'évaluation

Guislaine David, représentante du syndicat Snuipp, dénonce également "cette culture de l'évaluation""Elle est affichée publiquement par le ministère", précise-t-elle. "Pour nous, elle met en difficulté les élèves, elle met en difficulté aussi les écoles qui peuvent être comparées entre elles et quand les résultats remontent au niveau de la circonscription, on va mettre sous pression les enseignants de ces niveaux de classe. On est sur des systèmes de prescription qui empêchent les enseignants d'avoir cette liberté pédagogique et qui engendre une certaine perte de sens du métier que l'on fait."

Les enseignants ne sont pas contre les évaluations mais préféreraient des tests sur des échantillons d'élèves, plus fiables et plus représentatifs. "Avec ces nouvelles évaluations, on a toujours la même question : quel objectif poursuit-on ?", fait remarquer Alexis Torchet, secrétaire national du Sgen-CFDT en charge des politiques d'éducation et de formation. "On poursuit en réalité deux objectifs à la fois : une information sur le fonctionnement du système, l'état du système éducatif, et en même temps ces évaluations sont censées pouvoir répondre aux difficultés des élèves. On veut faire les deux mais en faisant les deux, on n'atteint pas les objectifs qu'on se fixe. Si on veut que ce soit pertinent, il faut concevoir des outils distincts. On ne dit pas qu'il ne faut pas d'évaluation du système éducatif, mais leur conception doit être rediscutée. Si on veut que ce soient des outils professionnels, il faut aussi s'appuyer sur le retour des professionnels."

"Plutôt que de recevoir des livrets d'évaluation de CM1", ajoute Émilie, "on a besoin d'enseignants. On fait des évaluations pour voir les difficultés des élèves, mais après on n'a pas d'enseignants spécialisés pour les aider scolairement, ni de psychologue scolaire pour les accompagner. On voudrait être remplacés quand on est absent : dans mon école en CE2 l'an dernier, il y a eu un congé maternité non remplacé, pendant un mois et demi ! Ces élèves arrivent en CM1 mais leurs difficultés sont liées à un dysfonctionnement de l’Éducation nationale."

Sonia Princet

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L'apprentissage, un filon pour les fonds d'investissement ?

26 Novembre 2022 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Apprentissage

Apprentissage, mode d'emploi

Une enquête de Libé nous apprend comment l'apprentissage est devenu un juteux marché pour des fonds d'investissements qui profitent des failles d'une loi peut être trop généreuse...

Une enquête menée par Marie Piquemal de Libé et qui nous apprend comment l’apprentissage cher au Président de la République est devenu un juteux business pour des fonds d’investissements qui utilisent sans vergogne les failles d’une loi peut être trop généreuse. 11,3 milliards d’euros dépensés, rien qu’en 2021. Une enquête menée à partir des rapports publics mais aussi de témoignages directs de personnes travaillant pour ces fonds d’investissements, écœurées par un système qui nuit aux jeunes et à leurs formations... Ou comment l’apprentissage est pavé de bonnes intentions, retour sur cette affaire avec Marie Piquemal

Marie Piquemal : En fait, c'est parce que j'avais fait un premier volet sur la façon dont est restructuré l'enseignement supérieur. Ce qu'on fait aujourd'hui, on a un étudiant sur quatre qui est dans l'enseignement supérieur privé, donc dans les écoles privées. Et une bonne partie d'entre elles sont détenues par des fonds d'investissement, certains très agressifs, mais qui sont vraiment là pour faire, pour faire de l'argent. Et j'avais fait un premier volet sur Sur ça. Et au cours de cette première enquête, est apparu assez de façon assez éclatante que l'apprentissage, qui est en effet très soutenu depuis depuis quelques années par par le gouvernement, était pour les organismes de formation privés détenu par des fonds d'investissement, une une porte d'entrée géniale pour augmenter leur nombre d'élèves. Pour une raison assez simple, c'est que la formation est payée par la taxe d'apprentissage et est de fait aussi les aides publiques. Et donc cela permet pour le jeune d'avoir sa formation qui est gratuite.

Une aubaine pour les fonds d’investissement. Au lieu de se limiter à juste un petit vivier d’élèves dont les familles ont les moyens de payer la formation à sept ou huit mille euros par an, l’apprentissage élargit leur clientèle et leur permet de toucher des classes moyennes et populaires qui jusque-là n'avaient pas accès à ces formations privées. Le résultat est là, en trois ans, l’apprentissage augmente en France de 300 à 730 000 personnes. Une manne financière qui n’est pas exempte de dérives. Dans son enquête, Marie Piquemal raconte comment l’association Sos apprentis est devenue je cite le « réceptacle d’abus en tout genre ». Avec par exemple le cas de ce Nino de 26 ans qui entre en cuisine comme apprenti, et qui se retrouve, au bout de quelques semaines, à travailler à temps plein, avec, pour seul enseignement donné par son CFA, son Centre de Formation d’Apprentis, quelques vidéos en ligne.

Marie Piquemal : Pour bien comprendre, il faut remonter à 2018 2017. Quand Emmanuel Macron est élu, il lance un premier chantier : la réforme de la formation professionnelle et la formation à la fois continue et initiale via l'apprentissage. Et à ce moment-là, en effet, il l'ouvre, il lance la réforme et il ouvre complètement les vannes. C'est ce que racontent les syndicats de l'époque. Avec un principe assez simple, c'est que les recettes restent les mêmes, c'est-à dire la taxe d'apprentissage. Par contre, n'importe qui peut devenir CFA, c'est-à dire centre de formation d'apprentis, donc héberger des apprentis. Il suffit de se déclarer une déclaration très simple et peut toucher de l'argent public pour soutenir l'apprentissage. Donc en fait, on a énormément augmenté les dépenses sans forcément augmenter les recettes. Ce qui fait qu'aujourd'hui en effet l'Etat est obligé de renflouer et n'arrête pas de remettre des milliards et des milliards. Il a mis 2 milliards cet été, ils ont remis 2 milliards il y a quelques semaines pour essayer de maintenir cet organisme à flot, mais sans grand succès.

France Compétences, l’organisme chargé de distribuer l’argent de la taxe d’apprentissage, voit rouge depuis 2018. Mais ce n’est pas la seule anomalie. Contre toute attente, la journaliste découvre que Bercy n’a jamais donné son aval financier à la loi votée en 2018. Pis, aucun avis de soutenabilité financière n’a été prononcé. De son côté, la Cour des comptes tire la sonnette d’alarme. Rien qu’en 2022, le déficit est de 5,9 milliards d’Euros. Le tout, révèle Libération, sans aucun dispositif de contrôle. La porte ouverte pour les organismes de formation et les fonds d’investissement qui cherchent à maximiser les profits sur ces apprentissages financés par l’Etat. Allègement de la formation, diminution du nombre de cours donnés, réduction des professeurs et des intervenants, passage au tout numérique avec des bouquets vidéos. Les marges réalisées pour une formation coûtant 10 000 euros par étudiant tournent entre 40% et 70% de bénéfices. L’apprentissage est devenu un filon.

Marie Piquemal : L'idée que l'apprentissage, c'est devenir un filon, C'est vraiment pour le coup une idée que j'avais moi même un peu en tête au démarrage et qui écrit et que j'ai eu presque du mal à accepter  parce que moi même, au cours de l'enquête déjà, je n'étais pas du tout parti sur ça. Parce que je suis moi même bercé par ce discours très présent dans notre société. Et je me suis rendu compte après, très entretenu aussi par les lobbies, que l'apprentissage c'est super. On a tous une idée très positive de l'apprentissage et d'ailleurs à juste titre, il y a rien de mieux, ce temps de passer un peu de temps à l'école et un peu de temps en entreprise pour se préparer au marché du travail. Donc que ça devienne un filon, c'est une idée qu'on a, on n'a pas du tout en tête et pourtant c'est vraiment la réalité que j'ai fabriquée, que je décris dans l’article. Rien que sur l'année 2020, c'est plus de 11 milliards d'euros qui ont été dépensés pour soutenir cette politique publique. À la fois on pourrait se dire, et c'est ce que soutiennent les défenseurs de la réforme et qui est un argument qui qui parle, c'est de dire est ce que c'est vraiment une dépense ou est ce que c'est un investissement ? Mais si cet argent, est ce que la question c'est est ce qu'on est vraiment sûr que cet argent serve les intérêts de nos jeunes ? Ce que Libération montre aujourd'hui, c'est que non, cet argent ne sert pas à la pédagogie mais sert à engraisser vraiment pas fonds d'investissement.

Apprentissage dans le supérieur : les dérives d’une «réforme open bar» , c’est une enquête de Libération, qui prépare pour les jours à venir un prochain volet sur ce business de la formation, et devrait concerner les lobbys de l’apprentissage. Une enquête que vous pouvez bien évidemment retrouver sur la page d’Open Source, sur l’appli et le site de Radiofrance. Et maintenant, c’est à vous, Quentin Lafay

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Evaluations - «On fait de plus en plus bachoter les élèves»

25 Novembre 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Evaluation

Evaluations - «On fait de plus en plus bachoter les élèves»

Evaluations nationales : les élèves ont retrouvé leurs niveaux pré-Covid

Ces tests, réalisés en septembre dans les classes de CP, CE1 et sixième, sont défendus par Pap Ndiaye comme une volonté d’«ancrer la culture de l’évaluation». Le ministre compte particulièrement scruter les résultats au collège.

Le niveau des élèves est à peu près revenu à celui d’avant la crise sanitaire. Le ministère de l’Education nationale a publié ce vendredi les résultats des évaluations nationales, en mathématiques et en français, menées en septembre dans les classes de CP, CE1 et sixième. Quels grands enseignements retenir du dédale de statistiques déballé avec précision devant la presse ? D’abord, les élèves ont globalement un niveau stable en français et en maths par rapport à l’an dernier, après la chute enregistrée en 2020 à la suite de la fermeture des établissements scolaires à cause de la crise sanitaire. En CP, les élèves, qui avaient beaucoup progressé à la rentrée 2021, obtiennent des résultats au même niveau ou même en légère amélioration, comme en compréhension des mots à l’oral, en capacité à résoudre des problèmes ou à comparer des nombres.

«On fait de plus en plus bachoter les élèves»

Bonne nouvelle sur le plan des inégalités scolaires : les écarts entre les élèves de REP + et les élèves hors éducation prioritaire se réduisent à tous les niveaux, surtout en CP, entre 2019 et 2022. Les élèves REP + «surperforment», estime Edouard Geffray, directeur général de l’enseignement scolaire. La raison ? C’est «très probablement la conséquence du dédoublement des classes [instauré à partir de 2017 par l’ex-ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer dans les zones d’éducation prioritaire, ndlr] de grande section et du fruit du travail des professeurs», estime le numéro 2 du ministère de l’Education. Les syndicats enseignants y voient plutôt la conséquence de la pression imposée par ces tests nationaux sur les professeurs : «Il existe de plus en plus de manuels pour préparer les évaluations de CP à partir de la moyenne section», pointe Guislaine David, cosecrétaire du SnuiPP-FSU, premier syndicat du primaire. En clair : «On fait de plus en plus bachoter les élèves pour faire réussir ces évaluations.»

Même en bachotant, il y a des déceptions. Le niveau de français des CE1 et des sixièmes est cette année en baisse, notamment sur la compétence «écrire des mots» ou la compréhension des phrases et de texte. Une baisse «très probablement encore liée à la crise sanitaire», estime le ministère. Les mois de janvier et février dernier ont en effet encore été perturbés dans les écoles et collèges alors qu’il s’agit d’une période charnière dans les apprentissages. En maths, leurs résultats sont en baisse pour la «lecture des nombres entiers», mais en hausse dans le domaine des soustractions.

Résultats en baisse en français

En sixième, la classe particulièrement scrutée par le ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye en vue de sa réforme du collège (des propositions doivent être annoncées la semaine prochaine), les résultats sont stables en mathématiques. Mais l’écart se creuse entre les élèves les plus performants, avec une part croissante d’élèves très à l’aise dans cette discipline, et les moins performants qui arrivent avec des difficultés à leur entrée au collège et ont du mal à s’en sortir sur les soustractions et les additions. En français, les résultats sont en revanche en baisse. Leur score moyen est de 256,5 points, contre 260,8 points en 2021. Même si leur part augmente, seulement un peu plus de la moitié (55%) des élèves de sixième ont aussi un niveau «satisfaisant» en fluence (la capacité à lire à voix haute rapidement un grand nombre de mots). Pour Guislaine David, il n’y a pas d’inquiétude à avoir pour autant : «L’apprentissage de la lecture, c’est comme l’apprentissage du langage et de la marche : ils n’apprennent pas tous en même temps à avoir le même nombre de mots acquis et le même nombre de reconnaissance de mots.»

Le ministère devrait aussi publier prochainement les résultats des évaluations nationales menées dans les classes de seconde. Ces tests ont également été expérimentés pour la première fois dans les classes de CM1 et de quatrième, où ils seront généralisés à partir de l’année scolaire 2023-2024. Pap Ndiaye ne s’en cache pas : il souhaite «ancrer la culture de l’évaluation», mantra de son prédécesseur Jean-Michel Blanquer qui a mis ces évaluations nationales en place en 2018.

Cécile Bourgneuf

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Robert Charlebois...

25 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Beata Umubyeyi Mairesse...

25 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

Consolée - broché - Beata Umubyeyi-Mairesse - Achat Livre ou ebook | fnac

Et la beauté ?
Consolée rouvre les yeux, pupilles rétractées, cils immobiles.
Elle égrène les visions comme d’autres des perles de prière et le vieux traduit dans sa tête alourdie par la sagesse des ans :

La brume du matin.
Des voiles blancs qui flottent encore au-delà de la haie, s’accrochant parfois aux branches des arbres les plus hauts. C’est un drap si léger qu’elle s’imagine pouvoir le déchiqueter d’un souffle.

Les fleurs près de la porte.
Il y en a de trois sortes mais un seul mot pour les désigner.
Les rouges à jupe froufrou au duvet soyeux, les jaunes regorgeant d’un pistil farineux, tiges si frêles que la moindre brise les fait ployer, les blanches et mauves aux pétales irréguliers, dents-ivoire cariées sans raison à moins qu’elles n’émettent spontanément un sucre incolore, ce qui expliquerait le ballet incessant des abeilles sur leurs têtes.
Les fleurs sont à cet âge-là une source permanente d’éblouissement.
Éclosion de sourires.

La rosée.
C’est l’élégance de l’amant qui part sans bruit, effleurant d’une caresse le front de l’endormie, ce que l’ombre laisse au jour naissant.
Une promesse de retour.
Le père de Consolée a-t-il laissé autre chose qu’une goutte d’enfant dans le ventre de la mère ? Il n’est jamais revenu.
Un citronnier pousse au milieu de la cour.
Ses feuilles vertes, comme les ailes d’un scarabée, brillent de mille reflets mordorés. Les perles de rosée s’évaporeront bien trop vite, fraîcheur envolée comme un anneau de fiançailles rompues.
Mais à cet instant, cette humidité scintillante dit tous les petits matins, tous les songes qui survivent à la nuit.

Le vieux imagine le spectacle que sa petite-fille et lui-même offrent en ce jour d’été : nous sommes le beau et le bon, deux âmes qui se consolent mutuellement d’être déjà ou encore là.
À l’aube et au crépuscule de la vie, la même fragilité irisée.

Beata Umubyeyi Mairesse - Consolée

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A voir... "La générale" - "Sortir au moins un élève de la merde, c'est ça qui fait tenir ces professeurs"

25 Novembre 2022 , Rédigé par France Culture Publié dans #Cinema, #Education

Nous recevons la réalisatrice Valentine Varela à l'occasion de la sortie de son documentaire "La Générale", en salles le 23 novembre.

Avec
  • Valentine Varela réalisatrice et comédienne

Christine est professeure principale d’une classe de seconde. Ses élèves ont un seul objectif, passer en « générale », une filière qui représente pour eux un passeport social. Entourée d’une bande de profs, Christine, qui a vu année après année son métier se transformer, se bat pour arracher ces adolescents au déterminisme social.

Être « prof » : une vocation

"Chaque professeur va apporter un enseignement un peu différent. Avec ce qu’il est, avec sa chaire, son sang, sa transpiration et sa passion. Je suis par contre convaincue que c’est une vocation. Ce qui fait tenir chacun des professeurs que j’ai rencontrés dans ce lycée difficile, c’est l’amour du métier et l’espoir. Cela m’a sidérée. Je pense que ça tient au fait que dans chaque classe, même dans ces classes difficiles, il y a toujours un moment où un élève va prendre quelque chose, va apprendre et en faire quelque chose. Chaque année, ces professeurs là ont sorti un élève de la merde. D’ailleurs dans cette classe beaucoup d’élèves ont finalement fait des études après." Valentine Varela

Une main tendue qui sauve

"On ne sait jamais trop pourquoi on fait des films. Mais, aujourd’hui avec un peu de distance je me rends compte que je m’intéresse aux causes perdues. Ce qui me plaît, c’est cette main tendue et cet espoir qui est toujours là quoi qu’il arrive. Je considère que l’échec est souvent dû à des accidents de la vie. Et finalement s’il s’était passé autre chose tout aurait été bien différent. Je m’intéresse toujours aux gens qui s’intéressent eux-mêmes à l’échec. Ce sont ces gens-là que je filme car ils essayent de changer un destin." Valentine Varela

Interroger sa posture de réalisatrice

"Je n’ai pas voulu être intrusive dans la vie des élèves. J’ai voulu rester très pudique vis-à-vis d’eux. Je ne me voyais pas me saisir de leurs histoires. Ce n’est pas mon rôle et ça m’aurait mise très mal à l’aise. Je préférais qu’on sente un contexte familial compliqué qui a eu un problème ou un drame sans l’étaler à l’écran. J’ai été terrifiée de montrer le film aux élèves qui sont dedans. Même aux professeurs : j’avais très peur qu’ils se sentent trahis. Et pour les élèves c’était pire car il y a quelque chose d’extraordinaire dans le documentaire qui est très dur aussi : on est quand même des voleurs. On pose un regard mais aussi on y met notre point de vue sur leur histoire, sur ce qui s’est passé cette année-là. " Valentine Varela

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