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Vivement l'Ecole!

Sortir - Portraits de France, une autre Histoire de France - Musée de l'Homme, Paris. Jusqu'au 14 février

26 Janvier 2022 , Rédigé par Musée de l'Homme Publié dans #Histoire, #Education, #Culture

De Jean-Baptiste Belley à Gisèle Halimi en passant par Joséphine Baker, découvrez les parcours de vie exceptionnels de 58 personnalités issues de l’immigration et des Outre-mer, acteurs et actrices décisifs du grand récit national ! 

Qui se souvient de Do Huû Vi, cet aviateur originaire de Saïgon venu combattre et mourir dans les rangs de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale ; de Sanité Belair, considérée comme l’une des héroïnes de l’indépendance d’Haïti ; de l'immense compositrice tchèque Vítězslava Kapralova, formée à l’École normale de musique de Paris ou encore de Raphaël Elizé, l’un des premiers maires noirs d’une commune de France métropolitaine, engagé dans la Résistance avant de mourir en déportation à Buchenwald ?  

Toutes et tous ont en commun leur engagement, direct ou indirect, pour la France.  

À travers l’exposition « Portraits de France » , vous cheminerez parmi les itinéraires de vie atypiques de 29 femmes et de 29 hommes qui ont participé à notre récit national. Méconnues, célèbres ou oubliées, ces personnalités incarnent la diversité française.  

Sous les traits de l’illustrateur Jacques Floret, ces visages vous emmèneront sur les traces d’événements, de temps forts économiques, politiques, sociaux et culturels qui nous sont familiers. 

Partez à la découverte de périodes historiques étalées sur 230 années : de la Révolution française à la Belle Époque, de la Grande Guerre aux Années folles, de la Seconde Guerre mondiale à la fin de l’empire colonial, de la France black-blanc-beur aux défis du XXIe siècle.  

Dans le foyer Germaine Tillion et l’atrium Paul Rivet, vous ferez la découverte d’œuvres inédites : des photographies, des documents d’époque ou encore des objets d’art populaire !

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Lana Del Rey...

26 Janvier 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Colette...

26 Janvier 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

La Naissance du jour de Colette - Editions Flammarion

Elle se levait tôt, puis plus tôt, puis encore plus tôt. Elle voulait le monde à elle, et désert, sous la forme d'un petit enclos, d'une treille et d'un toit incliné. Elle voulait la jungle vierge, encore limitée à l'hirondelle, aux chats, aux abeilles, à la grande épeire debout sur sa roue de dentelle argentée par la nuit. Le volet du voisin, claquant sur le mur, ruinait son rêve d'exploratrice incontestée, recommencé chaque jour à l'heure où la rosée froide semble tomber, en sonores gouttes inégales, du bec des merles. Ma mère montait, et montait sans cesse sur l'échelle des heures, tâchant à posséder le commencement du commencement... Elle quêta un rayon horizontal et rouge, et le pâle soufre qui vient avant le rayon rouge; elle voulut l'aile humide que l'abeille étire comme un bras.

Colette - La naissance du jour

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Repenser l'école en temps de pandémie. Avec Stefania Giannini et François Taddei (Vidéo)

26 Janvier 2022 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

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A voir... "Un monde", de Lara Wandel... La société miniature de la cour de récréation...

26 Janvier 2022 , Rédigé par Divers Publié dans #Cinéma, #Education

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En Segpa, «on n’est pas bêtes, c’est juste qu’on a des difficultés»

26 Janvier 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

La continuité pédagogique, une nouvelle lutte des classes | Slate.fr

Au collège Epine-Guyon de Franconville, dans le Val-d’Oise, des efforts sont déployés pour redorer l’image de la section. Le personnel et les élèves s’inquiètent de l’impact de la sortie prochaine d’un film annoncé comme ultracaricatural.

Aloïse Jancovici enclenche le minuteur visuel. Sur le cadran blanc, posé sur son bureau, l’enseignante tourne le petit bouton central vers la gauche, faisant apparaître une zone rouge : c’est parti pour vingt minutes d’activité. Au menu du jour : la Révolution. Et cet objectif affiché sur le tableau numérique : «Comprendre comment la monarchie s’est effondrée en 1789.» Après une piqûre de rappel sur ce que sont une monarchie ou les privilèges, les élèves de quatrième Segpa (Section d’enseignement général et professionnel adapté) du collège Epine-Guyon de Franconville (Val-d’Oise) planchent par petits groupes sur des documents historiques.

Un trio de garçons, le manteau sur le dos et le ricanement facile, a hérité d’une dépêche d’époque. Leur mission, ce mardi : identifier le type de document, son titre, sa date et son origine. Pas pressés de lire à voix haute le contenu du texte, ils assurent à la prof que «c’est mieux» si c’est elle qui s’y colle. Elle s’y plie de bonne grâce, puis interroge : «Ça veut dire quoi “entrer en révolte” ?» Un ado a une fulgurance : «C’est comme les gilets jaunes !» La prof exulte : «C’est une super comparaison !» Sur le cadran blanc, la zone rouge rétrécit petit à petit. Il reste dix minutes.

A l’opposé de la salle, un autre trio masculin, plus concentré, planche sur un extrait des Mémoires d’outre-tombe. «C’est quoi “François-René de Chateaubriand”, à ton avis ?» demande l’enseignante. Un élève réplique : «Une adresse.» «François-René, c’est quoi ?» «Un prénom.» Doucement, Aloïse Jancovici amène chaque groupe à décortiquer son document et à répondre aux questions.

10 h 10 : la zone rouge a disparu, l’exercice est fini, chaque trio en fait une présentation devant les autres. A cause du Covid, comme dans la plupart des classes de France en ce moment, des élèves manquent à l’appel. Ils ne sont que neuf ce matin-là. En temps normal, ils sont quatorze. Rien à voir avec les effectifs conséquents que l’on retrouve en filière générale. Parce qu’ils ont été identifiés, dès la fin de l’école primaire, comme ayant des «difficultés scolaires graves et persistantes», les élèves de Segpa bénéficient d’un parcours adapté : des petits groupes (seize maximum par niveau), des compétences plus limitées (certains doivent apprendre à lire en sixième), des cours dispensés principalement par des professeurs spécialisés du primaire et, à partir de la quatrième, des ateliers manuels enseignés par des professeurs de lycée professionnel (jardinage, menuiserie…). En 2020, 87 200 élèves étaient scolarisés dans une de ces sections. Une partie d’entre eux est atteinte d’un handicap, entre 20 et 30% à Franconville.

Ça va nous aider dans nos études

Malgré eux, ces ados font l’objet d’une websérie à succès sortie en 2016 : les Segpa. Près de 2 millions d’abonnés sur YouTube, des épisodes qui peuvent engranger jusqu’à 21 millions de vues et une adaptation au cinéma dont la sortie est prévue en avril. Au début du mois, la diffusion de la bande-annonce du long métrage, réalisé par Ali et Hakim Boughéraba et coproduit par Cyril Hanouna (ce qui a donné une grande visibilité au projet), a suscité la polémique. Cinquante-cinq secondes d’images d’ados pas bien finauds incarnés par des adultes, maltraités par des parents pas beaucoup plus malins. Tollé.

Des professeurs de Segpa et des parents d’élèves s’insurgent de voir une fois de plus ces jeunes caricaturés. Une pétition intitulée «Non à la dévalorisation des élèves de Segpa» voit le jour, qui réclame «la modification du titre du film et le retrait de toute allusion à l’enseignement spécialisé indispensable dans notre système éducatif», au motif que les élèves de Segpa «peuvent déjà subir du harcèlement, des moqueries, de l’exclusion dans les établissements scolaires», situation que le film risquerait à leurs yeux d’aggraver. L’appel a recueilli plus de 106 000 signatures à ce jour.

«Cette polémique n’a pas lieu d’être. Je ne la comprends pas», s’est défendu Jean-Rachid Kallouche, coproducteur du film, auprès du ParisienIl revendique la même «veine très positive» que Patients et la Vie scolaire, qu’il a aussi coproduits, estimant qu’il s’agit à chaque fois de films «avec des vraies valeurs, un message, et très drôle. Que les gens regardent d’abord le film au mois d’avril et ensuite ils pourront réagir».

Parmi les élèves de Segpa de Franconville, les avis divergent. En quatrième, Aymen aime bien la série, il la trouve drôle et ne prête pas attention aux éventuels clichés véhiculés : «Je m’en fiche de ce qu’ils disent.» Nathan, en troisième, a trouvé ça marrant au début, puis n’a «plus calculé» le programme. «Je sais que je ne suis pas comme ça», balaie-t-il. Mais la plupart des ados rencontrés se montrent plus critiques. «Je comprends pas pourquoi on doit faire des films sur la Segpa juste pour que des personnes puissent se divertir. La Segpa, c’est bien pour nos difficultés, ça va nous aider dans nos études et nous rebooster», revendique Mory, en cinquième. Dans la même classe, Naïm assure : «On n’est pas des sauvages, on n’est pas bêtes, c’est juste qu’on a des difficultés.»

«Des parents refusent, ça garde une image négative»

Dans l’équipe pédagogique de ce collège, qui a engagé depuis deux ans tout un travail de décloisonnement et de revalorisation de la Segpa, on s’inquiète de l’impact qu’un tel long métrage pourra avoir sur le quotidien de ces élèves aux parcours de vie cabossés, qui n’ont déjà pas une haute estime d’eux-mêmes. «L’image qui va arriver une nouvelle fois, c’est que c’est des débiles qui font n’importe quoi, qui vont monter sur les tables. Alors qu’on essaye de changer cette image», déplore Thierry Alborno, le principal du collège, qui souhaite, lui, que la Segpa «devienne à terme la vitrine de l’établissement».

Aujourd’hui déjà, «d’autres collégiens nous traitent de sales Segpa, on nous dit “Vous êtes trop bêtes.” Ça me fait vraiment beaucoup de peine», confie Mory. Alors la sortie des Segpa sur grand écran, il la redoute : «Ceux de cette école qui vont voir le film, ils vont se dire “ah, ils sont comme ça, les Segpa.”» Bilal, scolarisé en troisième, glisse : «Quand j’entends “les Segpa, c’est au niveau CP”, ça fait mal.»

De fait, leur niveau est moins élevé que celui de leurs camarades de la voie générale. C’est tout le principe. «Ils n’ont pas acquis les fondamentaux [notamment la lecture, ndlr]. Entre une sixième Segpa et une sixième générale, il y a un déficit de niveau de 30%», évalue Faïza Abdeddaim, directrice adjointe chargée de la section. «La troisième Segpa équivaut à mes sixièmes, complète Camille Poidevin, prof d’anglais, qui enseigne dans les deux filières. Ils ont beaucoup de mal à retenir, alors on passe par beaucoup d’images, de répétitions, il y a énormément d’oral. On passe aussi énormément de temps à faire de la discipline en classe.»

Le principal nuance, il assure qu’il ne voit pas beaucoup plus d’élèves de Segpa atterrir dans son bureau. «Oui, c’est plus compliqué pour eux de rester assis deux heures sur une chaise, mais ils ont du respect», tient-il à préciser.

Généralement, l’annonce d’un passage en Segpa est mal vécue. Parce que tout à coup, il faut quitter les copains. Et puis «de plus en plus de parents refusent, ça garde une image négative», regrette Faïza Abdeddaim. Mais les adolescents qui y sont considèrent désormais en majorité que c’est une chance. «Avant, il y avait des trucs que je comprenais pas bien, en maths, j’avais des difficultés. La Segpa, c’est bien parce que, dans une classe de 30, les profs ne peuvent pas aider tout le monde, là ils prennent le temps», loue Nathan. «En primaire, j’avais des difficultés pour lire, se souvient Aymen. Les profs sont là pour nous aider, pas pour nous enfoncer. Ils ne nous laissent pas de côté comme les profs de classes normales où ils ont trop d’élèves.» Louanne, qui souhaite devenir pâtissière, estime quant à elle avoir un avantage par rapport aux autres: elle peut découvrir des métiers grâce aux enseignements professionnels.

«On essaye de tout faire pour les valoriser»

Au collège Epine-Guyon sont enseignées les matières «habitat» et «espace rural et environnement» (ERE). Ce mardi matin, les troisièmes sont divisés en deux groupes : le premier réalise des kokedama, des boules végétales faites d’argile et de terre, quand le second manie plâtre et couteau à enduire. «Au moins, c’est concret pour eux. Ils ne vont pas devenir peintres ou plâtriers, c’est pour qu’ils aient des notions», indique Mohamed Belkass, le professeur d’habitat, qui les initie également à l’électricité ou à la plomberie.

Grâce à leurs cours d’ERE, les Segpa contribuent à l’entretien des trois hectares de parc du collège, fleurissent l’établissement et ont même vendu leurs plantes lors d’un marché de Noël destiné aux personnels. «Ils étaient hyper fiers, savoure le principal Thierry Alborno. On essaye de tout faire pour les valoriser.»

Alors qu’ils suivaient leurs cours dans un bâtiment à l’écart, les élèves de la section ont été rapatriés au sein du collège, pour faciliter leur intégration. Ensuite, chaque classe de Segpa est désignée par une lettre, comme les autres, et non en tant que «sixième Segpa» ou «cinquième Segpa». Ce qui est loin d’être un détail, mais qui semble-t-il échappe encore à certains surveillants. «Ils disent “les Segpa” alors qu’on est la troisième E», s’agace Louanne. «C’est un peu gênant de dire “les Segpa” devant tout le monde», glisse la discrète Malika.

L’équipe pédagogique multiplie également les périodes de brassage entre filière pro et filière générale, en particulier en sport et en arts plastiques. «Dans plusieurs collèges, des collègues disaient : “Il y a les Segpa et les normaux.” Ici, il y a un vrai travail pour intégrer les deux filières», apprécie Bertrand Naivin, prof d’arts plastiques, qui estime que, dans sa matière, les élèves «font un super boulot». Les troisièmes Segpa ont par ailleurs appris à des sixièmes «classiques» comment s’occuper de plantes, au sein de leur atelier. «C’est important dans le regard de faire des projets en commun», défend Faïza Abdeddaim.

Mais l’établissement veut aller plus loin, en rénovant intégralement ses plateaux techniques, où sont enseignées les matières professionnelles. Nouveau matériel, fab lab, serre connectée… L’espace se veut ultramoderne et ouvert aux collégiens de la voie générale. Le projet a été validé par le conseil départemental et l’enveloppe va tutoyer les 900 000 euros. «Le collège a 50 ans, c’est une passoire thermique, il y a de l’amiante : commencer la réhabilitation par la Segpa est un signal», vante Thierry Alborno. Avec un objectif commun, résumé par Faïza Abdeddaim : «Restaurer l’estime de ces élèves qui ont été abîmés.»

Elsa Maudet

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Sam sozela Gidess Chalamnda...

25 Janvier 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Lofti Akalay...

25 Janvier 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le patron m’a dit : « Vite, prends le premier avion pour Tanger, cette fois-ci, ça va barder pour de bon. » A peine arrivé au Maroc, une grosse déception m’attend : c’est le calme plat. Où sont les cadavres qui jonchent les rues ? Pas la moindre volute de gaz lacrymogènes à cause d’un violent Charki réactionnaire et valet du colonialisme, qui souffle dans la ville. Pas même une carcasse de voiture calcinée à se mettre sous l’objectif, j’en ai été réduit à photographier quelques crève-la-faim qui traînaillaient en sniffant la colle de rustine. Des banques saccagées ? Nos lecteurs en ont vu d’autres, on ne fait pas trois heures d’avion pour montrer un guichet détruit, Villeurbanne ou La Courneuve auraient suffi.

À l’hôtel quatre étoiles qui en vaut une, j’ai appris par les informations de Tele-Cinco qu’un haut fonctionnaire du ministère espagnol de la justice a été victime d’une lettre piégée qui lui a arraché trois doigts. Sans être troufion de Polytechnique, j’en ai déduit que ce magistrat s’est trouvé à deux doigts de perdre la main tout entière. Pauvre homme ! Que vaut un juge sans l’index accusateur ? Ah ! si seulement cet attentat s’était produit au Maroc ! Je vois d’ici le titre : « L’institution judiciaire marocaine gravement ébranlée à la suite d’une mystérieuse agression à l’explosif survenue en plein cœur de la capitale chérifienne. Un observateur qui a requis l’anonymat redoute une flambée de violence. » J’aurais eu mon scoop... Hélas, l’attentat, non, l’incident n’a eu lieu qu’en Espagne, capitale journalistique du bidonnage professionnel, bastion de la démocratie, de la sécurité et de la stabilité.

Lofti Akalay - Tanger c'est Tanger

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Apprendre et enseigner dans les mondes numériques

25 Janvier 2022 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Numerique

Internet dans le monde : la « fracture numérique » persiste | Challenge.ma

Quelles pédagogies se développent en audio et en image ? Comment se repérer dans la multitude de l’offre actuelle ?

Nous sommes le 24 janvier – et vous ne l’ignorez pas si vous avez écouté France Culture, aujourd’hui, c’est la journée mondiale de l’éducation. Une journée sous l’égide de l’Unesco et à laquelle France Culture s’associe - pour penser le futur de l’éducation et explorer d’autres manières d’apprendre : plus inclusives, plus collectives, plus variées et prenant place dans les différents temps de nos vies.

Ce soir nous allons parler d’une forme d’enseignement alternatif, sans les cours classiques mais avec des professeurs. Ce n’est pas nouveau mais le phénomène prend de l’ampleur : on assiste même peut-être à une révolution éducative. Il s’agit des podcasts, et surtout des chaînes YouTube et autres vidéos TikTok d’enseignants – bref des contenus en ligne dont le succès se compte en centaine de milliers de vues… Des dispositifs qui permettent à des enseignants de faire vivre leur discipline hors de la classe et qui donnent, je crois, envie d’apprendre aux enfants et aux adolescents.

Et puis nous allons également vous parler de la radio. Vous savez, cette technologie ancienne, si simple et si quotidienne. La radio qui aujourd’hui même, permet la diffusion du savoir scolaire en situation de crise et aide à garder le lien avec l’école et les enseignants, nous le verrons avec l’exemple du Cameroun.

Alors quelles pédagogie pour tous ces programmes, qu’est-ce qui fonctionne ?  Et puis qu'écouter et que regarder ? Réponses avec nos invités, Marie-Caroline Missir, directrice générale du Réseau Canopé, réseau de l’Education nationale, de création et d'accompagnement pédagogiques à destination des enseignants, Estelle Kollar, professeure de mathématiques au collège (académie de Nancy-Metz) et Wonderwomath sur Tik Tok, Hilaire Mputu, coordonnateur Régional de l’UNESCO pour l’Education en Afrique centrale (basé à Yaoundé, Cameroun) et Jean-Emmanuel Dumoulin, professeur d'Histoire-Géographie au collège, coordonnateur CLEMI (Centre pour l'éducation aux médias et à l'information) pour l'académie de Clermont-Ferrand rattaché à la DRANE (Délégation Régionale au Numérique Educatif) et l’un des lauréat de l’appel à projet 2021 "Les podcasts des profs" de France Culture pour son podcast Louise Michel, un engagement total pour la liberté et l’égalité.

"La radio s'est révélée le média le plus performant, le plus accessible et le moins couteux pour l'enseignement à distance, notamment dans les zones de conflit", Hilaire Mputu

"Avec ce podcast on a essayé de créer une connivence avec les élèves même si on ne les avait pas devant nous", Jean-Emmanuel Dumoulin

"L'Education national doit travailler sur comment valoriser ces enseignants qui prennent sur leur temps libre pour leurs élèves", Marie-Caroline Missir

"Aujourd'hui ces podcasts ce sont des outils et des supports incontournables", Jean-Emmanuel Dumoulin

"Pour capter l'attention des élèves, il faut que le cours sur Tik Tok ne ressemble pas à celui fait en classe, j'ajoute de la musique, je fais de l'humour", Estelle Kollar

"La question c'est comment l'école fait son entrée dans le numérique, on est en train de passer une étape importante", Marie-Caroline Missir

"Tout commence par la formation des enseignants", Hilaire Mputu

illustrations sonores

  • Extraits de vidéos Wonderwomath sur Tik-Tok : Le carré de 5 et Les filles sont-elles plus nulles en maths ?
  • Extraits des Podcasts Louise Michel : un engagement pour la liberté et l'égalité de Jean-Emmanuel Dumoulin, et Restons curieux de Zeo Macagnino, épisode Les clichés de la musique : le Dies Irae
  • Extrait Radio Cameroun Unesco : J'apprends à la radio 

Retrouvez l'ensemble des lauréats de l'appel à projet "Les podcasts des profs" de France Culture

Lien vers la chaîne Youtube d'Yvan Monka, Maths-et-tiques

Lien vers le site du dispositif de l'UNESCO Mon école en ligne

Retrouvez la programmation spéciale Education, nouveaux enjeux le 24/01 sur France Culture à l'occasion de la journée mondiale de l'éducation

Louise Tourret

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Au collège, l’inclusion scolaire veut lutter contre les préjugés

25 Janvier 2022 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Le dispositif ULIS — Les Chartreux

EXTRAITS

A l’heure où Eric Zemmour, candidat à l’élection présidentielle, dénonce « l’obsession de l’inclusion », le collège Pierre-et-Marie-Curie, à Albert, dans la Somme, met tout en œuvre pour que les enfants en situation de handicap vivent au maximum l’expérience du collège.

« Si je n’étais pas en ULIS, je n’y arriverais pas. » Lou, 14 ans, se décrit comme « multidys » : elle souffre de plusieurs troubles de l’apprentissage comme la dyslexie. Elle est scolarisée dans une unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) du collège Pierre-et-Marie-Curie, à Albert (Somme). L’ULIS, c’est d’abord une salle de classe et une petite salle d’activités adjacente, qui regroupe des enfants de la 6e à la 3e. Tous ont en commun d’être porteurs de handicaps – même si les niveaux de difficulté varient d’un enfant à l’autre – qui les empêchent de suivre un enseignement « ordinaire » sur 100 % du temps scolaire.

Les ULIS, qui ont changé plusieurs fois de nom (on les appelle ainsi depuis 2015), se sont développés après la loi de 2005 créant le droit à la scolarisation pour les enfants handicapés. Ils sont au cœur de la polémique déclenchée, le 14 janvier, par Eric Zemmour, candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle, qui a fustigé « l’obsession de l’inclusion » en réclamant que ces enfants soient pris en charge dans des centres spécialisés.

Mais pour Lou, qui est en 3e une partie du temps, ce dispositif a tout changé. La jeune fille, qui s’apprête à passer son brevet et voudrait travailler dans le secteur de la petite enfance, y est scolarisée depuis la 5e« En 6e, ç’a été la dégringolade », se souvient Déborah Philippe, sa mère. « On mettait des heures à faire les devoirs, Lou se sentait complètement décalée. » Désormais, tout est plus simple. « On peut revoir des choses que l’on n’a pas comprises en classe, assure-t-elle. Et puis la prof est beaucoup plus disponible. »

Impact essentiel de la « socialisation »

« La prof », c’est Anne Charpentier, professeure des écoles spécialisée. Avec Catherine Camberlin, accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH), elle s’occupe de la classe ULIS à plein temps. Celle-ci compte quatorze élèves, mais quatorze autres sont en attente de place – une deuxième unité devrait ouvrir à la rentrée de septembre. « Le principe de l’ULIS, c’est de s’adapter à chacun, explique Anne Charpentier. On n’a pas forcément besoin de connaître leur diagnostic médical, l’important étant de les mettre en situation d’apprentissage pour savoir de quoi ils ont besoin. Ce qui ne marche, évidemment, que s’ils sont en petit effectif. »

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« Des progrès spectaculaires »

Tous sont d’accord, en outre, pour dire que « rien ne tiendrait » sans les AESH, qui, de leur côté, pointent la faible reconnaissance de la profession, pour un salaire de 800 euros net par mois. Virginie Belot, accompagnante depuis 2006, est toujours en CDD. « Mais dans ce collège, heureusement, le travail d’équipe fonctionne, ajoute-t-elle. Notre expertise est reconnue par l’équipe pédagogique, qui sait que nous sommes au plus près des enfants. »

Depuis la rentrée 2021, le collège Pierre-et-Marie-Curie accueille une « unité d’enseignement externalisée ». Douze enfants de l’institut médico-éducatif (IME) d’Albert viennent effectuer leur temps pédagogique dans une salle prêtée par l’établissement. Ils ne seront pas en inclusion dans les classes, puisque les IME sont réservés aux enfants dont les handicaps sont trop importants pour permettre une scolarisation, et où le « soin prime sur l’académique », explique-t-on. Le petit groupe bénéficie cependant de la cantine et de la cour de récréation, et peut participer aux clubs du temps méridien, comme la chorale, avec les autres. Cela permet à ces enfants de faire l’expérience d’un grand établissement – et, pour certains, d’envisager ensuite de basculer vers un CAP, espèrent les éducateurs.

(...)

L’inclusion, « c’est normal »

A l’école ordinaire aussi, la « différence » est parfois difficile à accepter, plutôt pour les enfants qui la portent que pour les autres. Léa, en 6e, est accompagnée par une AESH pour suivre le cours d’histoire. L’an prochain, si l’ouverture d’une deuxième ULIS se confirme, elle pourra rejoindre le dispositif. « Je n’ai pas très envie d’y aller, assure-t-elle. En ULIS, ils font tout le temps des dessins. Moi, j’ai envie de faire des maths ! » Le fait d’être sans cesse accompagné d’un adulte n’est pas simple. « Cela me gêne un peu », explique l’adolescente. « Je ne veux pas que les autres sachent que j’ai des difficultés. » Alors qu’au tableau, le cours de synthèse sur les cités-Etats de Mésopotamie se poursuit, Léa ajoute, après réflexion : « En fait, c’est vrai qu’on ne m’en parle jamais. Je ne suis même pas sûre que mes copines le remarquent tant que ça. » Son accompagnante, Catherine Laplaud, la rassure : « Tu sais, je pense que c’est surtout dans ta tête. Avoir une AESH, maintenant, c’est bien accepté. »

(...)

Violaine Morin 

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