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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Joan Didion...

25 Décembre 2021 , Rédigé par AOC Publié dans #Littérature

J’ai bien entendu volé le titre de cette intervention, à George Orwell – Why I Write. L’une des raisons pour lesquelles je le lui ai volé, c’est que j’aime le son de ces mots : Why I Write. Vous avez là trois petits mots brefs et dépourvus de toute ambiguïté qui ont une sonorité en commun, et la sonorité qu’ils ont en commun est celle‑ci :

I

I

I

Je.

Par bien des aspects, écrire, c’est l’acte de dire « je », d’imposer sa présence à autrui, de dire écoutez-moi, voyez les choses à ma façon, changez de point de vue. C’est un acte agressif, hostile, même. Vous pouvez déguiser cette agressivité autant que vous voulez en la voilant de propositions subordonnées, de qualificatifs et de subjonctifs précautionneux, d’ellipses et de dérobades – en convoquant tout l’arsenal qui permet d’intimer au lieu d’affirmer, de suggérer au lieu de déclarer –, mais inutile de se raconter des histoires, le fait est que poser des mots sur le papier est une tactique de brute sournoise, une invasion, une manière pour la sensibilité de l’écrivain d’entrer par effraction dans l’espace le plus intime du lecteur.

J’ai volé ce titre non seulement parce que les mots sonnaient juste, mais parce qu’ils me paraissaient résumer, de la façon la plus simple et directe, tout ce que j’ai à vous dire. Comme beaucoup d’écrivains, je n’ai que ce seul « sujet », ce seul « domaine » : l’acte d’écrire. Je ne peux vous livrer le reportage d’aucun autre front. J’ai d’autres centres d’intérêt, sans doute ; je « m’intéresse », par exemple, à la biologie marine, mais je ne me pique pas de croire que vous vous déplaceriez pour m’entendre en parler. Je ne suis pas une érudite. Je ne suis en aucun cas une intellectuelle, ce qui ne veut pas dire que lorsque j’entends le mot « intellectuel » je sors mon revolver, simplement que je ne pense pas en termes abstraits. 

Joan Didion - Inédit publié par AOC

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Jean-Michel Blanquer, ministre de l'échec national... (Vidéo)

25 Décembre 2021 , Rédigé par Blast Publié dans #Education

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'échec national...

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Joyeuses fêtes de Noël et de fin d'année...

23 Décembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

je vous souhaite, à vous et à celles et ceux qui vous sont proches, de très belles fêtes.

Prenez soin de vous.

A très vite

CC

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Ben E. King... (et Mark Knopfler)

23 Décembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Frédéric Verger...

23 Décembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

FRÉDÉRIC VERGER, SUR les toits / RENTREE 2021 - EUR 5,04 | PicClick FR

 

Au sommet d’une montée légère entre deux hautes cheminées, j’avais tendu un drap qui protégeait un espace étroit mais plat et cimenté jonché de vieilles couvertures trouvées dans l’appartement. Nous pouvions nous abriter du soleil et même nous y étendre tête-bêche. Au printemps, lorsque nous avions dû y passer trois journées (nous retournions la nuit dormir dans l’appartement), j’avais complété cette installation en allant fouiller dans les maisons en ruine – nombreuses dans le quartier – ou sur les chantiers de celles qu’on rénovait pour y trouver des planches. J’ai toujours aimé travailler de mes mains et je pris plaisir grâce aux quelques outils volés à rehausser notre drap en le soutenant par des planches dressées contre les montants de ciment qui protégeaient les cheminées. Avec des planches plus étroites, j’avais même construit deux rangées d’étagères un peu branlantes mais qui tenaient le drap lorsque soufflait le vent et où nous pouvions ranger nos affaires, quelques provisions ainsi que les crayons de couleur et les morceaux de carton sur lesquels Liola dessinait et découpait une maison de poupée un peu particulière, mais j’aurai l’occasion d’y revenir. Comme pour une fête, Liola avait passé une petite robe blanche de joueuse de tennis miniature et enfilé de petites chaussures noires brillantes, molles comme du carton mais qui semblaient vernies d’un glaçage étincelant de pâtisserie.

 

La matinée se déroula aussi joyeusement qu’un pique-nique. Une fois rangées nos boîtes, notre bouteille d’eau, la cage de l’oiseau suspendue au crochet d’une cheminée, je proposai à Liola une promenade à condition qu’elle ne lâche pas ma main. Car j’avais vite compris lors de mes premières explorations que le sentiment d’être perdu au milieu d’un océan de tuiles était une illusion. Ses remous paraissaient s’étendre à l’infini comme ceux de la mer mais dès qu’on se mettait à l’arpenter, très vite on manquait de tomber dans la fente étroite d’une ruelle. Elles couraient partout, aussi dangereuses que les crevasses d’un glacier car lorsqu’on se promène sur les toits le regard est attiré par le ciel.

 

À côté de l’abri, il y avait d’autres cheminées, assez hautes, que nous escaladâmes pour apercevoir sur les quais filer des silhouettes. Nous avions l’impression d’être des enfants de géants qui, après avoir renversé une boîte d’humains-jouets, observaient leurs allées et venues ridiculement affairées. Peu de bateaux. Deux ou trois vieux navires aux voiles grenues, miroitantes comme un mur où tremble le reflet d’un seau. Et au sommet d’un petit bois qui semblait le décor d’une féerie de théâtre, une grande église surmontée d’une statue d’or de la Vierge, son enfant sur le bras. D’où nous étions, elle inspirait une confiance calme dans la vie.

 

Les pentes des toits n’étaient pas très raides, nous en parcourûmes quatre ou cinq car elles se touchaient et nous pouvions, sautant à peine pour passer de l’un à l’autre, flâner sans crainte, le nez au vent, comme dans un jardin où nos pas entrechoquaient des pierres. Liola aimait la danse, les tuiles sonnaient sous ses entrechats. Les cheveux noirs coupés au bol tressautaient en une masse si compacte qu’on croyait entendre quand ils retombaient un soupir de soie. Pour qu’elle se rende compte du danger, je lui pris la main et la conduisis au bord d’un de ces gouffres étroits qui nous entouraient. Je lui fis faire le tour de ce que j’appelai notre domaine afin qu’elle les voie tous. Il était encore tôt, aucun bruit n’en montait, seulement des courants d’air plus ou moins frais, plus ou moins puants. L’odeur de pourriture des murs se mêlait à celle des ordures que dans notre quartier beaucoup jetaient dans la rue, à peine enveloppées dans des vieux journaux. Parfois on y entendait résonner des claquements de talons. Et, bien que nous ne soyons sur les toits que depuis deux heures, ces bruits de pas semblaient déjà mystérieux et étranges. En dehors des tuiles, nous n’apercevions que les volets des derniers étages, entrouverts sur des trous noirs où parfois tintait quelque chose, et ce bruit avait un air fantastique car il paraissait impossible qu’on puisse vivre dans cette encre.

 

Frédéric Verger - Sur les toits

 

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Le conseil scientifique prévoit au moins un tiers des enseignants absents* d'ici fin janvier

23 Décembre 2021 , Rédigé par BFMtv Publié dans #Education

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Le variant Omicron, particulièrement contagieux, pourrait venir mettre à mal l'organisation de l'Éducation nationale, a prévenu ce jeudi le Conseil scientifique.

La "désorganisation de la société" que va entraîner d'ici à fin janvier le variant Omicron ne devrait pas épargner l'école, comme l'a prédit le Conseil scientifique ce jeudi. Et pour cause. L'instance chargée de conseiller le gouvernement dans ses décisions relatives à la pandémie de Covid-19 a annoncé qu'il fallait prévoir "plusieurs centaines de milliers de cas par jour" dès le mois de janvier prochain.

Il faut donc "se poser la question de l'école", a indiqué l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, prévoyant un absentéisme majeur du côté des enseignants comme des élèves.

"Parmi les enseignants, il y aura un tiers qui seront touchés, voire plus, de façon directe ou indirecte. Ce sera la même chose pour les élèves. Car vous aurez dans chaque classe plusieurs enfants qui seront infectés ou cas-contact", a-t-il averti.

"Il y aura des ajustements à faire"

Un véritable défi logistique attend donc l'Éducation nationale, qui devra fonctionner de manière très dégradée. Pour Arnaud Fontanet, "il y aura des ajustements à faire". Qui devront se baser sur "la sévérité des formes cliniques, mais aussi sur l'utilisation des tests, qui vous permettent de dire à des moments stratégiques si vous êtes toujours contagieux ou pas", a souligné l'épidémiologiste.

À comprendre, la possibilité pour certains professionnels touchés par le Covid-19 et œuvrant dans des secteurs stratégiques de sortir de leur isolement si leur test indique qu'ils ne sont plus contagieux. "Si vous êtes à l'hôpital et que vous êtes asymptomatique, il y a des assouplissements qui seront nécessaires", a annoncé Arnaud Fontanet.

Jules Fresard

* Pas "absents". L'absentéisme c'est autre chose et le monde enseignant est l'un des moins affectés par ce fléau. En arrêt de maladie. Nuance !

CC

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Sur le Covid-19 à l'école, Véran n'a pas la même analyse que Blanquer

23 Décembre 2021 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

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Le ministre de la Santé affirme que c'est "chez les enfants que le virus circule le plus", en grande partie à cause de l'école. À l'opposé de son collègue de l'Éducation nationale.

POLITIQUE - “C’est chez les enfants que le virus circule le plus”. En annonçant ce mercredi 22 décembre l’ouverture de la vaccination à tous les enfants de 5 à 11 ans, le ministre de la Santé Olivier Véran a alerté sur la propagation importante du virus chez les plus jeunes. Quitte à contredire au passage son collègue à l’Éducation nationale

Feu vert de toutes les autorités sanitaires et indicateurs épidémiologiques explicites. Ce sont les deux arguments d’Olivier Véran pour justifier la décision du gouvernement d’élargir la campagne vaccinale aux plus jeunes. 

“Vous avez un taux d’incidence qui fait qu’aujourd’hui, il y a un enfant sur 100 positif au Covid. Le taux d’incidence est de 1000 pour 100.000 habitants. C’est dans cette population des enfants que le virus circule le plus”, a-t-il assuré sur le plateau de RMC dans la matinée.

Comme le montre notre graphique ci-dessous, le taux d’incidence des 6-10 ans a commencé à dépasser celui des adultes début septembre et dans les semaines qui ont suivi la rentrée scolaire. 

Le ministre de la Santé a expliqué cette augmentation “parce que les enfants sont brassés à l’école, qu’ils se sont croisés, qu’ils ont joué, parce que le respect des gestes barrières est plus difficile, parce qu’ils ne sont pas vaccinés et qu’ils ne pouvaient pas l’être jusqu’à présent”. 

Comprendre: l’école était un lieu privilégié de contamination, et la vaccination peut y remédier. Mais cette analyse risque de déplaire à Jean-Michel Blanquer.

La rentrée scolaire sera-t-elle déplacée?

Début décembre, le ministre de l’Éducation nationale a ainsi refusé de parler d’“explosion” des contaminations, affirmant que “le mot est trop fort”. Il a reconnu un “taux d’incidence qui est en train d’augmenter” mais l’a expliqué par la hausse du nombre de tests réalisés au sein des établissements scolaires. 

Après des débuts très laborieux, les dépistages sont effectivement plus réguliers dans les écoles. Toutefois, contrairement aux affirmations du ministre de l’Éducation, cela ne suffit pas à expliquer l’augmentation du taux d’incidence.

Les taux de positivité (le nombre de personnes testées positives, par rapport au nombre de personnes testées) entre les enfants et les adultes sont en effet très proches: 5,6 pour les enfants début décembre, 6,9 pour les adultes. Or, si le nombre de contaminations n’explosait pas dans les écoles, le taux de positivité aurait dû être particulièrement faible, au vu du nombre de tests réalisés.  

Pour faire face contre l’épidémie à l’école, le gouvernement a renforcé le protocole sanitaire et mise sur les vacances pour développer le taux de couverture vaccinale des plus jeunes. Défendant coûte que coûte le maintien des écoles ouvertes, Jean-Michel Blanquer ne veut appliquer qu’“en dernier ressort” l’idée de Valérie Pécresse qui veut repousser la rentrée de janvier. Sur ce point, Olivier Véran est raccord avec son collègue mais il prévient que la donne pourrait évoluer la semaine prochaine.

Jade Toussay

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"Blanquer ruine l'école" (Video)

22 Décembre 2021 , Rédigé par On vous dit tout - Rodrigo Arenas Publié dans #Education

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