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Vivement l'Ecole!

Onze enfants racontent le monde qui se dessine

28 Décembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Enfance, #Education

regard-d-enfant - Un dernier livre avant la fin du monde

Quatre sujets émergent : l'environnement, l'égalité entre les filles et les garçons, la question sociale et le numérique.

Mercredi, nous nous sommes rendus dans un Centre de loisir, situé dans le 20ème arrondissement de Paris, Porte de Bagnolet. Un centre de l'association Réseau Môm'artre. Un centre qui concentre ses activités sur l’éducation et l’expression artistique et culturelle.

Ce mercredi, ils étaient 11, âgés de 5 ans et demi – la précision est d’importance ! – à 9 ans, à avoir accepté de nous répondre. De nous dire comment ils voient le monde qui se dessine sous nos yeux, de raconter ce qui les inquiète, ce qui les révolte, ce qui leur tient à cœur. Ils s’appellent Kays, Mickaël, Yousra, Camille, Antoine, Jeanne, Louis, Nelia, Rayan, Sofines, Sarah. De nos échanges, de nos discussions, un premier sujet a émergé, urgent et évident : la défense de l’environnement, des plantes et des animaux. Et quelques solutions ont été avancées. 

Autre sujet fondamental qui a émergé dans ce groupe passionné, ce petit échantillon qui ne représente que lui-même. L’égalité entre les femmes et les hommes. Entre les filles et les garçons. 

Mais les enfants n’oublient pas non plus la question sociale. Et ces injustices qu’ils voient, qu’ils rencontrent, littéralement vous allez l’entendre, les rebutent. 

Enfin un sujet les interroge : Internet, le numérique. Qui leur apportent disent-ils de formidables opportunités pour apprendre, jouer, découvrir. Mais dont ils reconnaissent sans coup férir les limites. 

Alors aujourd’hui et demain, bien sûr, les enfants sont à l’honneur. Mais pour les écouter plus encore, entendre parler d’eux un peu plus, l’enfance et les enfants sont au cœur des programmes de France Culture. Avec de très très belles et nombreuses émissions dédiées cette semaine, à réécouter. Le podcast des aventures du petit Nicolas. Et les envoûtantes fictions pour la jeunesse, aussi, diffusée tout au long de la semaine prochaine. Pour résumer, le mot de la fin revient à la plus jeune du de la petite assemblée !

Quentin Lafay

A écouter en cliquant ci-dessous

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COVID-19: IMBROGLIO AU GOUVERNEMENT SUR LES CONDITIONS DE RETOUR À L'ÉCOLE DES CAS CONTACT

28 Décembre 2021 , Rédigé par bfmtv Publié dans #Education

Foutoir : définition de « foutoir » | La langue française

Après l'annonce de Jean-Michel Blanquer ce mardi d'un renforcement de la politique de test à l'école, Matignon évoque une concertation "en cours", mais toujours "non tranchée".

Ce mardi matin sur France Inter, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer annonçait que le protocole sanitaire en vigueur à l'école allait devenir plus exigeant. Alors qu'actuellement, un test négatif est exigé pour qu'un enfant puisse retourner en classe après la détection d'un cas positif parmi ses camarades, le ministre évoquait une obligation prochaine pour les élèves de devoir présenter plusieurs tests négatifs pour retourner au sein de leur établissement.

"Pour revenir à l'école, il ne faudra pas seulement avoir présenté une fois un test, mais au moins deux fois à plusieurs jours d'intervalle", annonçait le ministre.

Une décision "non tranchée"

Mais contacté par BFMTV, le cabinet de Jean-Michel Blanquer assure qu'aucun changement du protocole sanitaire à l'école n'entrera en vigueur lundi 3 janvier, date de la rentrée scolaire après la décision du gouvernement de la maintenir malgré les appels de report par des personnels de santé notamment.

"A ce stade, rien n'est arrêté", affirme le ministère de l'Education nationale. Le sujet sera sur la table d'un prochain Conseil de défense, le 5 janvier, ou plus tard. Rue de Grenelle, on explique simplement que le variant Omicron, et son extrême contagiosité, "pourrait nous faire évoluer".

Une des hypothèses avancées par le ministère permettrait aux élèves cas contact testés négatifs de revenir en classe dès les résultats de leur premier test, sans attendre de réaliser leur second test, qui leur serait néanmoins demandé quelques jours plus tard

Du côté de Matignon, les services du Premier ministre confirment qu'une "concertation est en cours", mais précisent qu'elle est "non tranchée". Notamment sur le délai à respecter entre les deux tests négatifs qui seraient potentiellement demandés aux enfants pour retourner à l'école. L'entourage du Premier ministre souhaite néanmoins trouver une solution intermédiaire entre la circulation du virus et les fermetures de classes en série.

Philippe Corbé, avec Anne Saurat-Dubois et Jules Fresard

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« Avec le variant Omicron, on joue à la roulette russe en espérant le meilleur »

28 Décembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

The Limiñanas jouent à la roulette Russe en pleine tournée - MusiK Please

EXTRAITS

(...)

L’épidémiologiste et biostatisticienne Dominique Costagliola, directrice de recherches émérite à l’Inserm et membre de l’Académie des sciences, commente les mesures annoncées le 27 décembre par le gouvernement pour endiguer la nouvelle flambée épidémique de Covid.

(...)

Le report de la rentrée scolaire de janvier, réclamé par certains professionnels de santé, n’a pas été retenu. Le regrettez-vous ?

La politique de gestion du Covid au niveau des écoles est nulle, il n’y a aucune annonce concrète. Ce que demandaient ces professionnels de santé, c’était de laisser les établissements fermés début janvier pour se donner le temps de mettre en place les équipements nécessaires (aération des locaux, masques FFP2 pour les enseignants…), et aussi pour définir clairement les critères des quatre niveaux du protocole sanitaire. Jusqu’ici, ce travail n’a jamais été fait et les règles changent en permanence.

Aujourd’hui, compte tenu du taux d’incidence faramineux dans les régions les plus touchées, comme Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Ile-de-France, on devrait être au niveau 4, avec un enseignement en distanciel dans les collèges et les lycées. Il faut noter que le protocole actuel ne prévoit en aucun cas le distanciel en primaire, alors même que c’est la population la moins protégée par la vaccination.

La situation serait bien meilleure si on sécurisait les écoles et je ne comprends pas pourquoi on ne le fait pas. Bien sûr, on est tous d’accord pour dire que cette crise impacte le moral des jeunes, comme celui des adultes d’ailleurs, mais la solution n’est pas juste de maintenir les écoles ouvertes. Il y a vraiment de quoi réfléchir sur le bâti scolaire quand on voit que dans certains endroits, il n’est même pas possible d’ouvrir les fenêtres des salles de classe. L’investissement pour l’aération des locaux et le contrôle du niveau de CO2 serait rentable pour lutter contre le Covid, mais aussi contre les autres maladies à transmission respiratoire.

Que préconisez-vous ?

Ce qui me paraît indispensable, c’est d’abord de généraliser le port du FFP2, en particulier pour tous les soignants, mais aussi les enseignants et les personnes fragiles, immunodéprimées. Pour les populations qui en ont le plus besoin, le coût devrait être pris en charge.

Je préconise aussi des mesures de couvre-feu, qui ont montré leur efficacité et, bien sûr, une sécurisation en milieu scolaire. Au-delà des écoles, le sujet de la qualité de la ventilation et du contrôle du niveau de CO2 devrait aussi s’imposer dans les entreprises, les trains… Il y a eu une prise de conscience par le gouvernement de l’importance de la transmission aérienne du virus, mais pas au point de se dire que cela nécessite des mesures qu’on va favoriser voire imposer dans les écoles, les entreprises et les lieux accueillant du public.

(...)

Sandrine Cabut

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Covid-19 : «L’inquiétude est sur la capacité de l’école à tenir jusqu’aux vacances de février»

28 Décembre 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/9BfjdaFVC1tpjqFJnDXMcQgQV2U/600x400/regions/2020/06/09/5edf98005b18d_maxnewsworldfive073145-4787838.jpg

Secrétaire général du Syndicat des enseignants-Unsa, Stéphane Crochet, craint la désorganisation que pourrait impliquer la multiplication des absences chez les enseignants contaminés ou exposés au virus.

Pas de rab de vacances pour les élèves. Un report de la rentrée scolaire après des vacances de fin d’année et leur lot de réunions familiales n’est pas au programme du gouvernement pour tenter d’endiguer la bouffée épidémique provoquée par le variant omicron. Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a rabâché ces derniers jours son opposition à cette mesure. «C’est ce que nous faisons en dernier car nous mettons les enfants en première priorité dans toutes nos décisions», proclamait-il le 19 décembre. Trois jours plus tard pourtant, son collègue de la Santé, Olivier Véran, estimait que «c’est chez les enfants que le virus circule le plus», notamment «parce que les enfants sont brassés à l’école, qu’ils se sont croisés, qu’ils ont joué, parce que le respect des gestes barrières est plus difficile, parce qu’ils ne sont pas vaccinés et qu’ils ne pouvaient pas l’être jusqu’à présent».

Dans une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé publiée ce dimanche dans le JDD, cinquante personnels de santé se disent «très inquiets» face au «niveau actuel de circulation virale du coronavirus parmi les enfants et adolescents en âge scolaire», et demandent «le report de la rentrée». Signataire de la tribune et chroniqueur pour Libé, Christian Lehmann estimait dans nos colonnes : «Rien n’est sécurisé, il faut fermer une semaine de plus.» Mais pour Stéphane Crochet, secrétaire général du Syndicat des enseignants-Unsa, il faut avant tout améliorer la lutte de l’épidémie à l’école, et surtout la qualité de l’air dans les salles de classe et les lieux de restauration.

A priori, le conseil de défense sanitaire de lundi soir ne devrait pas décider d’un report de la rentrée scolaire. Qu’en pensez-vous ?

On n’est pas épidémiologistes. Nous n’avons pas les moyens pour apprécier les bonnes mesures à prendre. Ce qu’on peut dire, en revanche, c’est qu’à chaque fois que des décisions ont été prises pour l’école, que ce soit la fermeture ou le système de demi-jauge, c’était toujours en même temps que des mesures en population générale, avec un confinement ou un couvre-feu. Le report de la rentrée, en réalité, on ne voit pas quel sens cela apporterait d’un point de vue épidémique. L’inquiétude est surtout sur la capacité de l’école à tenir jusqu’aux vacances de février. Que la scolarité, pendant ce mois et demi, ressemble à une scolarité normale, entre les tests des enfants et les absences du côté des enseignants.

Pour Jean-Michel Blanquer, un report de la rentrée, «c’est le contraire du bon sens».

Le ministre a sa grille de lecture. Il a fait de la non-fermeture des classes une affaire personnelle. Nous, on veut le maintien de la scolarité mais pas dans n’importe quelles conditions. La dernière mesure prise fin novembre de maintenir l’ouverture d’une classe même avec un cas positif a provoqué une mise sous tension terrible. Il faut revenir à une fermeture dès le premier cas, comme avant. Là, on part de nouveau avec le sentiment que l’épidémie progresse encore. Avant les vacances, les classes fermaient les unes après les autres, les élèves étaient positifs les uns après les autres, et les familles paniquaient.

Le Conseil scientifique estime qu’en janvier, un tiers des enseignants seront touchés de façon directe ou indirecte. Et de même pour les élèves…

C’est la grande crainte, avec la désorganisation que cela engendrerait. On a demandé au ministère de l’Education nationale son plan pour remédier à ça, il nous a répondu qu’il allait procéder à des recrutements de professeurs contractuels pour remplacer les enseignants qui ne pourraient pas assurer la classe. On ne sait pas si ces recrutements ont été menés à bien. Ce ne sera pas au niveau d’un tiers des enseignants, mais on peut quand même espérer que tous les professeurs touchés par le Covid ne le soient pas en même temps !

Estimez-vous qu’au-delà du report de la rentrée, le plan de lutte sanitaire à l’école est efficace aujourd’hui ?

Plusieurs points sont problématiques. La qualité de l’air dans les salles de classe, déjà ! Notre perception, c’est que le ministre pense qu’on est sur quelque chose de secondaire. Depuis près de deux ans, on le répète, et il n’y a aucune progression. Il faut des capteurs de CO2, des purificateurs d’air… Les capteurs, ce n’est pas cher ! Ils ont déjà une vertu pédagogique : on ne sent pas à quelle vitesse l’air est saturé. Un ou deux par école permettraient de s’en rendre compte, de comprendre la nécessité d’aérer, de savoir quand le faire. Il y a également un gros problème au moment de la restauration des élèves. Certes, ils mangent à la même table, avec les mêmes camarades mais les espaces sont trop petits, pas assez aérés, avec beaucoup d’élèves. Dans pas mal de petites communes, la restauration pourrait se faire dans la salle des fêtes – on ne peut pas dire qu’on en fasse grand usage en ce moment… C’est une solution simple, et pourtant on la répète encore et encore.

Dans leur tribune, les cinquante personnels de santé décrient «les faibles moyens déployés» par l’Education nationale pour freiner l’épidémie dans les écoles, et notamment «pour organiser des campagnes de tests efficaces».

Les campagnes menées sont utiles mais elles ont dû mal à se déployer. Elles sont souvent à contretemps. On a besoin de campagnes de tests réactives, immédiatement là où des cas sont décelés. Aujourd’hui, elles sont itératives, c’est-à-dire qu’elles reviennent là où il y a eu des cas pour détecter les reprises épidémiques. On est en plus confrontés à une difficulté : l’adhésion des familles à faire tester leur enfant lors de ces campagnes. On a bien vu que lorsque des cas sont détectés et que la campagne est réactive, le taux d’adhésion des familles est beaucoup plus élevé.

Romain Boulho

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Delta + Omicron : On ne change toujours rien

28 Décembre 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Ne rien changer - Azenda.re

EXTRAIT

"On reste dans la ligne que l'on s'est fixée : ne fermer les écoles qu'en dernier recours". Alors que le variant Omicron se répand et que, selon le ministre de la Santé, il faut s'attendre à 250 000 contaminations par jour à la rentrée, le gouvernement choisit, le 27 décembre, de ne rien changer dans les écoles.  Comme si elles n'étaient pas un lieu par où le virus gagne les familles. Et comme si les enseignants acceptaient toujours le risque.

Immobilisme pour l'Ecole

"On doit adapter nos mesures pour faire face aux deux vagues, delta et omicron, en même temps". Pourtant Jean Castex n'a rien annoncé de nouveau pour les écoles et les établissements scolaires le 27 décembre. Toutes les mesures concernent les activités économiques qui semblent la seule préoccupation du gouvernement.

" On reste dans la ligne que l'on s'est fixée : ne fermer les écoles qu'en dernier recours", a dit le premier ministre. "Nous ne reporterons pas la rentrée ni ne basculeront les collèges et les lycées en distanciel. Maintenir les écoles ouvertes est dans l'intérêt des enfants", ajoute-il en s'appuyant sur un avis de la Société française de pédiatrie.

"Oui le virus circule chez les enfants à l'école et à la maison", a ajouté Olivier Véran. " Oui nous assumons de sanctuariser l'éducation des enfants. Un enfant qui ne va pas à l'école peut rencontrer de grandes difficultés".

Pour le reste, O Véran "continue à travailler avec le ministre de l'éducation nationale sur des mesures" comme l'aération, des capteurs de Co2 et "le dépistage systématique déjà mis en place". J Castex a parlé "d'amplifier à la rentrée notre politique de dépistage" sans donner d'autres indications.

Les mesures en dehors de l'Ecole

Les mesures prises par le gouvernement en conseil des ministres le 27 décembre ne concernent donc pas l'Ecole. Le gouvernement va déposer un projet de loi prévoyant de faire passer le passe sanitaire en passe vaccinal : il faudra être vacciné pour accéder à des lieux publics, un test négatif ne suffira plus. Le rappel de vaccin pourra avoir lieu dès 3 mois. Le masque fera sa réapparition en extérieur en centre ville. Les grands rassemblements seront limités à 2000 personnes en intérieur et 5000 en extérieur, sauf les meetings politiques et les cérémonies religieuses. La consommation d'aliments sera interdite dans les transports, cinémas, salles de sport etc. Le télétravail sera obligatoire là où il est possible au moins 3 jours par semaine. Surtout, et cela pourrait concerner aussi les enseignants, la durée de l'isolement des cas contacts et des cas de maladie sera revue. Des décisions seront annoncées le 31 décembre sur ce point. L'intention du gouvernement est clairement de réduire la durée de l'isolement coute que coute.

(...)

François Jarraud

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Matt Berninger...

27 Décembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur.... Jean Racine...

27 Décembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Bérénice

 

Ah ! cruel ! est-il temps de me le déclarer ?

Qu’avez-vous fait ? Hélas ! je me suis crue aimée.

Au plaisir de vous voir mon âme accoutumée

Ne vit plus que pour vous. Ignoriez-vous vos lois

Quand je vous l’avouai pour la première fois ?

À quel excès d’amour m’avez-vous amenée ?

Que ne me disiez-vous : « Princesse infortunée,

Où vas-tu t’engager, et quel est ton espoir ?

Ne donne point un cœur qu’on ne peut recevoir. »

Ne l’avez-vous reçu, cruel, que pour le rendre,

Quand de vos seules mains ce cœur voudrait dépendre ?

Tout l’empire a vingt fois conspiré contre nous.

Il était temps encor : que ne me quittiez-vous ?

Mille raisons alors consolaient ma misère :

Je pouvais de ma mort accuser votre père,

Le peuple, le sénat, tout l’empire romain,

Tout l’univers, plutôt qu’une si chère main.

Leur haine, dès longtemps contre moi déclarée,

M’avait à mon malheur dès longtemps préparée.

Je n’aurais pas, Seigneur, reçu ce coup cruel

Dans le temps que j’espère un bonheur immortel,

Quand votre heureux amour peut tout ce qu’il désire,

Lorsque Rome se tait, quand votre père expire,

Lorsque tout l’univers fléchit à vos genoux,

Enfin quand je n’ai plus à redouter que vous.

 

Titus

 

Et c’est moi seul aussi qui pouvais me détruire.

Je pouvais vivre alors et me laisser séduire ;

Mon cœur se gardait bien d’aller dans l’avenir

Chercher ce qui pouvait un jour nous désunir.

Je voulais qu’à mes vœux rien ne fût invincible,

Je n’examinais rien, j’espérais l’impossible.

Que sais-je ? J’espérais de mourir à vos yeux,

Avant que d’en venir à ces cruels adieux.

Les obstacles semblaient renouveler ma flamme,

Tout l’empire parlait, mais la gloire, Madame,

Ne s’était point encor fait entendre à mon cœur

Du ton dont elle parle au cœur d’un empereur.

Je sais tous les tourments où ce dessein me livre,

Je sens bien que sans vous je ne saurais plus vivre,

Que mon cœur de moi-même est prêt à s’éloigner,

Mais il ne s’agit plus de vivre, il faut régner.

 

Bérénice

 

Eh bien ! régnez, cruel, contentez votre gloire :

Je ne dispute plus. J’attendais, pour vous croire,

Que cette même bouche, après mille serments

D’un amour qui devait unir tous nos moments,

Cette bouche, à mes yeux s’avouant infidèle,

M’ordonnât elle-même une absence éternelle.

Moi-même j’ai voulu vous entendre en ce lieu.

Je n’écoute plus rien, et pour jamais : adieu...

Pour jamais ! Ah, Seigneur ! songez-vous en vous-même

Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?

Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,

Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?

Que le jour recommence et que le jour finisse,

Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,

Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?

Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !

L’ingrat, de mon départ consolé par avance,

Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?

Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts.

 

Jean Racine - Bérénice (Acte V, sc 5)

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"... la stratégie de Jean-Michel Blanquer, une école "ouverte" où le virus circule "largement""

27 Décembre 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Covid19 Mesures pour les écoles, collèges et lycées : modalités pratiques,  continuité pédagogique et protocole sanitaire | Ministère de l'Education  Nationale de la Jeunesse et des Sports

Médecin généraliste dans le Pas-de-Calais et membre du collectif "Du Côté de la science" et co-fondateur du collectif "Stop-Postillons", Michaël Rochoy a signé ce week-end dans le "Journal du Dimanche" une tribune avec 50 professionnels pour réclamer le report de la rentrée scolaire.

Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), membre du collectif "Du Côté de la science" et co-fondateur du collectif "Stop-Postillons",  a dénoncé lundi 27 décembre sur franceinfo "la stratégie de Jean-Michel Blanquer" qui est "une école qui est ouverte, certes, mais où le virus y circule largement".

Il a signé ce week-end dans le Journal du Dimanche une tribune avec 50 professionnels pour réclamer le report de la rentrée scolaire, les écoles étant un lieu où le variant Omicron circule largement. "Dans les Alpes-de-Haute-Provence, actuellement, chez les primaires, le taux d'incidence est à 1 575 aujourd'hui, dans la Drôme à 1 504", a-t-il indiqué.

franceinfo : Le retour du masque à l'extérieur est-il une mesure nécessaire ?

Michaël Rochoy : Oui. L'Omicron est plus transmissible. Le masque en extérieur a un intérêt dans les lieux qui sont denses, comme les marchés de Noël, les files d'attente lorsqu'on va faire un test PCR et qu'on est donc potentiellement malade. En dehors de ça, cela n'a pas tellement d'intérêt si vous êtes seul dans la rue. Evidemment, vous n'allez pas transmettre le virus quand il n'y a personne autour de vous. Ce n'est pas un enjeu essentiel, cela permet de montrer qu'on fait quelque chose. Ce qui serait plus pertinent, c'est de fermer certains lieux où il se passe des transmissions. Depuis mars 2020, il y a plein d'études qui ont montré quels étaient ces lieux. L'école, les restaurants sont des lieux où se transmet le virus. Quand on a laissé circuler le virus trop massivement et qu'on a des taux d'incidence qui sont aussi élevés que l’on connaît actuellement avec 100 000 cas par jour, il faut assumer la décision de ne pas avoir fait de la prévention parce qu'une vague, c'est un échec de prévention. Et donc assumer l'échec de la prévention et prendre des mesures plus thérapeutiques cette fois, et donc fermer les restaurants, par exemple.

Selon nos informations, il n'y aura pas de report de la rentrée scolaire comme vous le réclamez. Vous le regrettez ?

Je suis très étonné qu'il y ait un Conseil de défense sanitaire qui va se jouer et un Conseil de ministres pour lequel on a déjà les réponses. On sait qu'il va avoir le masque en extérieur. On sait que l'école ne va pas être reportée. On sait que les restaurants ne seront pas fermés et on sait, heureusement, qu'il n'y aura pas de couvre-feu. On se demande de quoi ils vont bien pouvoir discuter sur cette base. Tout le monde veut que les écoles soient ouvertes. On veut que les écoles soient ouvertes. Il y a deux stratégies. Il y a des gens qui veulent que l'école soit ouverte et sécurisée avec un protocole scolaire niveau 3 ou 4, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de brassage des élèves à la cantine, qu’il n'y ait pas non plus de sport en intérieur sans masque. Ce qui est le cas au niveau du protocole niveau 2. On veut une école qui est ouverte, mais sécurisée, c'est-à-dire avec un taux d'incidence qui est bas. Si on regarde par exemple dans les Alpes-de-Haute-Provence actuellement chez les primaires, le taux d'incidence est à 1 575 aujourd'hui, dans la Drôme à 1 504. Vous avez une quinzaine de départements où le taux d'incidence est à plus de mille et quasiment tous les départements ont un taux d'incidence qui est supérieur à 500 chez les primaires.

On va faire cette rentrée dans ces conditions, sachant que lorsqu'on avait fait la rentrée à la Toussaint, c'était avec un taux d'incidence autour de 100. On part d'un taux d'incidence qui est plus élevé avec un variant qui est plus transmissible, qui arrive. Ce n'est pas une école sécurisée ça ! Donc ce qu'on voulait, c'était non pas l'école qui soit fermée, mais un enseignement qui se fasse en distanciel pour au moins deux semaines, le temps que le taux d'incidence baisse pour pouvoir reprendre une école sécurisée avec un taux d'incidence bas et bien sûr, avec un protocole au niveau 3, une fermeture à partir d'un cas. Ce qui est choisi, c'est une école qui est ouverte, certes, mais où le virus y circule largement. C'est la stratégie de Jean-Michel Blanquer. C'est ce qui a mené à cette vague qu'on connaît.

Le gouvernement veut mettre en place le pass vaccinal dès le 15 janvier. Toutes les personnes auront le temps de se faire vacciner ?

Non. C'est un vrai problème parce qu’on se retrouve toujours avec ce genre de situation. Ce n’est juste pas possible ! On est surchargés. Globalement, les centres vaccinaux ont fermé pour beaucoup. Certains sont restés ouverts, mais ils sont tenus par des médecins généralistes, des infirmiers, des gens qui travaillent à côté. Cet après-midi, j'ai une dizaine de vaccinations, demain j'en fais 20. Jeudi, je vaccine des 5-11 ans. Tout ça, cela prend du temps sur mon planning et mon planning déborde. Il y a des millions de personnes à vacciner en deux semaines. On ne va pas pouvoir réussir. Nos créneaux sont pleins. On n'a aucune visibilité non plus. Ma pharmacie ne sait pas si j'aurai du Pfizer pour le 11 janvier. J'ai 7 créneaux qui sont pris, mais je ne sais pas si j'aurai le flacon.

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Covid-19 dans le monde : hausse des hospitalisations d’enfants à New York, le Pérou va acheter 55 millions de doses de vaccin

27 Décembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

https://images.rtl.fr/~c/770v513/rtl/www/1479033-un-enfant-sur-les-epaules-de-son-pere-dans-un-aeroport-illustration.jpg

EXTRAIT

Les admissions pédiatriques associées à la maladie ont quadruplé dans la ville américaine entre la semaine du 5 décembre et celle du 19 décembre.

(...)

Aux Etats-Unis, hausse des hospitalisations d’enfants à New York et pénurie de tests de dépistage

Aux Etats-Unis, les autorités sanitaires de New York constatent une hausse du nombre d’enfants hospitalisés en lien avec le Covid-19. 

« La plus forte hausse concerne la ville de New York avec des admissions qui ont quadruplé » entre la semaine du 5 décembre et celle du 19 décembre, précisent les autorités. La moitié de ces admissions concerne des enfants de moins de 5 ans, trop jeunes pour être vaccinés.

La pénurie de tests de dépistage du Covid-19 observée dans le pays sera bientôt résolue, a assuré dimanche le docteur Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison Blanche dans la lutte contre la pandémie, au moment où le pays observe une flambée de cas due au variant Omicron du SARS-CoV-2. « L’un des problèmes actuellement est que [les tests] ne seront pas totalement disponibles pour chacun avant janvier »a déclaré l’épidémiologiste à la chaîne ABC alors qu’à l’occasion des fêtes de fin d’année en famille les Etats-Unis ont connu une véritable ruée sur les tests, notamment sur les kits pour se tester à domicile.

(...)

Le Monde avec AFP

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Dominique Costagliola : "Reporter la rentrée ne marche que si on prend des mesures claires sur le protocole" (video)

27 Décembre 2021 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Le professeur Robert Cohen, pédiatre-infectiologue à l'hôpital intercommunal de Créteil, et la Professeure Dominique Costagliola, épidémiologiste, directrice de recherches émérite à l'INSERM, membre de l'académie des sciences, sont les invités du grand entretien.

Après les fêtes de Noël, quelle est la photographie de l'épidémie de Covid-19 en France, et surtout de la progression du variant Omicron ? "La situation est contrastée selon les régions", selon la Pr Dominique Costagliola, qui précise que le recul est modéré en raison du changement de techniques pour identifier le variant. "L'Île-de-France est sans doute la région où Omicron est dominant, mais dans une région comme Paca, où l'incidence est aussi très élevée, c'est Delta qui sature les réanimations". 

Ce variant est-il effectivement moins dangereux que Delta, comme semblent le montrer les études réalisées à l'étranger ? "Toutes les études commencent en rappelant que les résultats sont à interpréter avec précaution", rappelle Dominique Costagliola. "De plus, au début, cette vague touche essentiellement des gens jeunes, ce n'est pas le meilleur moyen d'apprécier la sévérité du variant", ajoute-t-elle, précisant que dans les villes très touchées comme Londres ou New-York, les hospitalisations repartent à la hausse, et en particulier chez les très jeunes enfants. Elle rappelle par ailleurs un principe de base, valable depuis la première vague :

"Avoir un facteur de risque, ça veut dire qu’on est plus à risques. Mais ce n’est pas parce qu’on n’a pas de facteur de risques qu’on n’est pas à risques"

Alors que la vaccination des enfants est possible depuis la semaine dernière, le Pr Robert Cohen indique que selon lui "il n'y a pas d'urgence épidémiologique", c'est-à-dire que la vaccination des enfants n'aura pas d'effets sur la vague Omicron, car les enfants ne recevront pas de rappel avant trois ou quatre mois. "C'est un travail pour l'avenir", dit-il, recommandant aux parents de vacciner les enfants "pour leur bénéfice individuel" et notamment pour éviter les risques de syndromes PIMS, qui touchent les enfants : "Pour nous, ce bénéfice est suffisant". 

"L'urgence de vaccination, ce sont les primo-vaccinés et la dose booster"

Quid des adolescents, qui n'ont pas encore accès à la troisième dose ? "Cela va venir dans les jours ou les semaines qui arrivent. Mais ce n'est pas encore tout à fait le moment", rappelle Robert Cohen. Dominique Costagliola rappelle que c'est déjà le cas pour beaucoup de vaccins, d'avoir un schéma avec une troisième dose plus éloignée dans le temps : "C'est cela qui permet d'avoir des réponses plus durables dans le temps, c'est déjà le cas pour beaucoup de maladies".

Alors qu'un conseil de défense sanitaire doit se dérouler ce lundi, faut-il reculer la rentrée des classes ? "Cette seule mesure ne suffit pas : reporter la rentrée, ça ne peut être que si on prend des mesures claires sur les protocoles que l'on adoptera. On a quatre niveaux dans le protocole mais on ne sait pas quand on passe de l'un à l'autre", selon Dominique Costagliola, qui ajoute qu'il faut d'autres mesures, comme des couvre-feux – et pas seulement pour une soirée du 31 décembre. "Il faut multiplier les approches pour faire baisser la courbe des infections". 

Christelle Rebière

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