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Vivement l'Ecole!

Nat King Cole...

21 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Lawrence Durrell...

21 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Justine - Lawrence Durrell - SensCritique

Je ne suis ni heureux ni malheureux : je vis en suspens, comme une plume dans l’amalgame nébuleux de mes souvenirs. J’ai parlé de la vanité de l’art mais, pour être sincère, j’aurais dû dire aussi les consolations qu’il procure. L’apaisement que me donne ce travail de la tête et du cœur réside en cela que c’est ici seulement, dans le silence du peintre ou de l’écrivain, que la réalité peut être recréée, retrouver son ordre et sa signification véritables et lisibles. Nos actes quotidiens ne sont en réalité que des oripeaux qui recouvrent le vêtement tissé d’or, la signification profonde. C’est dans l’exercice de l’art que l’artiste trouve un heureux compromis avec tout ce qui l’a blessé ou vaincu dans la vie quotidienne, par l’imagination, non pour échapper à son destin comme fait l’homme ordinaire, mais pour l’accomplir le plus totalement et le plus adéquatement possible. Autrement pourquoi nous blesserions-nous les uns les autres ? Non, l’apaisement que je cherche, et que je trouverai peut-être, ni les yeux brillants de tendresse de Mélissa, ni la noire et ardente prunelle de Justine ne me le donneront jamais. Nous avons tous pris des chemins différents maintenant; mais ici, dans le premier grand désastre de mon âge mûr, je sens que leur souvenir enrichit et approfondit au-delà de toute mesure les confins de mon art et de ma vie. Par la pensée je les atteins de nouveau, je les prolonge et je les enrichis, comme si je ne pouvais le faire comme elles le méritent que là, là seulement, sur cette table de bois, devant la mer, à l’ombre d’un olivier. Ainsi la saveur de ces pages devra-t-elle quelque chose à leurs modèles vivants, un peu de leur souffle, de leur peau, de leur inflexion de leur voix, et cela se mêlera à la trame ondoyante de la mémoire des hommes. Je veux le faire revivre de telle façon que la douleur se transmue en art… Peut-être est-ce là une tentative vouée à l’échec, je ne sais. Mais je dois essayer…

Lawrence Durrell (1912~1990), Justine (Le Quatuor d’Alexandrie), 1957 – Ed. Buchet-Chastel

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Le grand glissement ou l'extrême droitisation de l'espace public

21 Novembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Politique

Le grand glissement ou l'extrême droitisation de l'espace public

Et si, au lieu de l'abject « grand remplacement », cette théorie du complot revendiquée par des terroristes et désormais popularisée en France par les chaînes d'information continue, c'est bien plutôt à un « grand glissement » que nous avons affaire ? Un long glissement de l'ensemble de l'espace public vers l'extrême droite, rendant, par exemple, possible qu'une telle expression, le « grand remplacement », puisse trouver sa place au cœur du débat opposant les candidats à la primaire de la droite, sans qu'aucun ou aucune n'ose la récuse clairement, sans qu'aucune ou aucun n'ose affirmer aussi clairement et calmement que l'a fait encore récemment le quotidien britannique The Guardian qu'il s'agit d'une expression raciste. Pour comprendre comment nous en sommes arrivés là, il faut lire le nouvel essai de la politiste Frédérique Matonti * et, peut-être aussi se demander, avec Arnaud Viviant, dans quelle mesure la déliquescence de la critique participe du grand dérapage.

Sylvain Bourmeau

*

Comment sommes-nous devenus réacs ?

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Territoires d’adolescence avec Marie Dumora, Nabil Ayouch et Anas Basbousi

21 Novembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Cinéma

Depuis 20 ans, Marie Dumora et Nabil Ayouch explorent les marges de nos sociétés. Ils signent respectivement "Loin de vous j'ai grandi", et "Haut et fort", deux films qui arpentent, chacun à leur manière, le terrain de l'adolescence. Rencontre avec deux cinéastes qui nous aident à rester verticaux.

Notre première invitée, Marie Dumora (que nous avions reçue pour fêter les 40 ans des Films d’Ici) suit, depuis Avec ou sans toi, en 2001, sur quelques kilomètres carrés de terre alsacienne, les vies et destins d’une famille, les Müller, et fait de ces personnages aux vies précaires et mouvantes les héros quasi mythologiques d’une saga sans pareil dans l’Histoire du cinéma. On connaissait les sœurs Belinda et Sabrina, on les a vu grandir dans Je voudrais aimer personne et Belinda, et voici qu’avec le très émouvant Loin de vous j’ai grandi, elle nous conte l’Odyssée de Nicolas, qu’on a connu bébé et qu’on voit grandir, entre son foyer, ses cabanes dans la forêt, son ami réfugié, sa famille parfois retrouvée et ses livres adorés. 

Notre second a découvert le quartier déshérité de Sidi Moumen, en périphérie de Casablanca, quand il y a tourné en 2000 le film qui l’a fait connaître dans le monde entier, Ali Zaoua, prince de la rue. Il y est retourné en 2012 pour interroger avec Les Chevaux de Dieu cette jeunesse qui avait versé dans le terrorisme islamiste et s’était fait sauter dans Casablanca en 2003. Il y a depuis fondé un centre culturel, dont sont issus les jeunes rappeuses et rappeurs qu’il met en scène, entre documentaire, fiction et comédie musicale, dans Haut et fort.  Nous avons rencontré Nabil Ayouch, en compagnie de son acteur et fondateur de la Positive School of Hip HopAnas Basbousi, alias Bawss.

(...)

Antoine Guillot

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Emily Loizeau...

20 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Maria Pourchet...

20 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Tu vas me dire, elle est intéressante, elle sait des choses. Précisément ça m’énerve, ça prend de la place. Et savante c'est Ie terme poli pour dire pauvre chez les diplômés, un prof ça gagne quoi, 2 000 balles. Tu vas me dire, elle est belle. Tu plaisantes ]'espère ? C'est périssable et pas toujours vrai. Elle est honnête. En effet. C'est du reste une vertu appréciable chez une crémière, un poissonnier, quand la question c'est la fraîcheur de la came. C'est d'un rural, l’honnêteté, surtout qu'elle l'a perdue. La preuve elle trompe son mari. Elle est forte ? Arrête, elle chiale tout Ie temps et j'en fais ce que j'en veux. Elle me trouve beau. C'est vrai, mais elle va se réveiller. On baise bien. La j'ai rien a dire. Mais enfin, elle n’aime pas les chiens et moi je n'ai jamais aimé les profs, alors de quoi on parle. Nous n'avons elle et moi rien en commun, sinon une chose : on ne se comprend pas.

Maria Pourchet - Feu

Feu de Maria Pourchet : la passion et ses menaces

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Pronom «iel» : l’Académie française a-t-elle autorité sur la langue française ?

20 Novembre 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Langue, #Politique, #Blanquer

Académie française |

Dénonçant l’arrivée du pronom non genré dans «le Robert», le député LREM Jolivet a saisi les immortels. En réalité, si l’Académie a une aura médiatique, elle a peu de pouvoir sur l’évolution de la langue française.

Suite à «l’entrée», dans le dictionnaire en ligne du Robert, des pronoms non genrés «iel» (singulier) et «iels» (pluriel), vous nous faites part de la réaction indignée du député LREM François Jolivet sur Twitter : «Les auteurs [du Robert] sont donc les militants d’une cause qui n’a rien de Français : le #wokisme», écrit-il sur le réseau social. Et l’élu de joindre à son tweet une lettre adressée à «Madame le secrétaire perpétuel de l’Académie française», dans laquelle il interroge l’institution : «En votre qualité de gardien de notre langue française, pourriez-vous nous dire si vous avez délibéré sur le sujet.» Dès lors, vous nous demandez si l’Académie est bien «la gardienne du bon usage» du Français, et nous interrogez sur «le statut juridique de ses avis».

Créée en 1635 sous Louis XIII, l’Académie française, composée de 40 membres nommés à vie, a pour «principales fonction», selon l’article 24 de ses statuts, «de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences». Pour ce faire, elle devait réaliser, à l’origine, quatre ouvrages : une rhétorique, une poétique, une grammaire et un dictionnaire. Mais en dehors d’une grammaire publiée en 1932 – fortement décriée –, elle ne conservera finalement qu’une seule de ses missions : le dictionnaire.

«Pas les compétences pour rédiger un dictionnaire»

Un ouvrage qui «ne devra ne pas seulement enregistrer dans un ordre alphabétique des mots avec leur explication, [mais] devra choisir aussi les mots d’usage propres à figurer dans la conversation, dans les discours, dans les écrits qui doivent être à la portée de tous», explique l’académie sur son site.

Après une première édition en 1694, l’institution en publiera sept autres jusqu’en 1935, dont certaines empreintes de réformes majeures de l’orthographe. Soit un dictionnaire complet et révisé tous les 40 ans environ. Mais depuis, le rythme a perdu de son élan. En 90 ans, les immortels n’ont atteint que la lettre S de la neuvième édition (publiée par morceaux au fur et à mesure de sa révision). Plus précisément le mot Sérénissime. Résultat : tous les mots compris entre Sérénissime et la lettre Z connaissent une définition relevant, au mieux, des années 30. Et tous les mots créés depuis 1935 et compris dans ce même intervalle de lettre sont tout bonnement… absents du dictionnaire. Même dans la dernière édition partielle, les mots du début de l’alphabet (de A à E) manquent un peu de fraîcheur, puisque leur définition relève de 1992, date de la publication du premier tome du «nouveau» dictionnaire, ou ne figurent pas, pour ceux créés depuis cette date.

Une lenteur conduisant à un décalage permanent par rapport à l’évolution de la langue, et qui s’expliquerait par la nature actuelle de l’institution : «Ses membres, essentiellement des écrivains, même largement secondés par des agrégés de lettres, n’ont pas du tout les compétences pour rédiger un dictionnaire, explique la linguiste Laélia Véron (université d’Orléans). C’est un vrai métier, comme lexicographe, dont l’Académie est grandement dépourvue.» Une lacune qui, de fait, empêche l’Académie française «de travailler sur les nouveautés et l’actualisation de la langue française». Et rend d’autant plus hypothétique son rôle, au long cours, de «gardien de la langue française».

«Il n’y a pas de gardien de la langue»

Pour remédier à ce retard chronique, l’Académie se fend parfois de déclarations, comme en octobre 2017 contre l’écriture inclusive, qualifiée de «péril mortel»ou de commentaires, dans sa rubrique «dire, ne pas dire», comme elle le fit en juillet 2020 contre l’usage du terme «présentiel».

Le dictionnaire en tant que tel, ou ses prises de position, ont-elles pour autant une valeur juridique ? «Aucune institution n’a autorité sur la langue française», affirme Maria Candéa, professeur de linguistique à la Sorbonne-Nouvelle.

«Réglementer la langue française ne veut rien dire. L’Académie française peut faire des recommandations au public, mais il n’y a pas un gardien de la langue, pas d’organisme qui fixe la norme, abonde un haut fonctionnaire travaillant dans ce domaine. Le principe reste celui de la liberté d’expression et les Français peuvent, à titre privé, écrire comme ils l’entendent. Pour se moquer de l’académie, Voltaire en son temps s’amusait d’ailleurs à faire des fautes d’orthographe.»

Le dictionnaire de l’Académie détient néanmoins une spécificité : il est le seul à être publié au Journal officiel, au fur et à mesure de l’avancée de sa révision. Une procédure qui lui confère un statut particulier vis-à-vis des services de l’Etat et des services publics en général, mais les immortels étant, comme nous l’avons vu plus haut, tellement en retard sur l’évolution de la langue que cette position a finalement peu de conséquences.

«Combler les lacunes de vocabulaire»

L’Académie n’est cependant pas dépourvue de tout pouvoir. Elle siège ainsi, actuellement en la personne de Frédéric Vitoux, au sein de la commission d’enrichissement de la langue française. Placée sous l’autorité du Premier ministre et coordonnée par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), cette commission, selon son site, «a pour mission première de créer des termes et expressions nouveaux afin de combler les lacunes de notre vocabulaire et de désigner en français les concepts et réalités qui apparaissent sous des appellations étrangères». Elle travaille pour ce faire sur un réseau de 19 groupes d’experts des domaines scientifiques et techniques.

Cette structure, qui approuve 200 à 300 nouveaux mots par an, ne se situe donc pas dans le domaine du vocabulaire courant, même s’il lui arrive de déborder un peu, comme avec l’approbation, récemment, du terme «infox» en lieu et place de «fake news». L’Académie française, représentée dans cette commission, a dès lors le pouvoir de valider – ou non – les propositions qui y sont débattues, même si un connaisseur explique que les décisions sont prises de manière «consensuelles».

Autre domaine où elle a un pouvoir, mais ici plutôt de nuisance : la réforme de l’orthographe. Elle a ainsi réussi à torpiller la dernière, en 1990, suite à un pataquès en interne qui vu les académiciens approuver la réforme… avant de la dénoncer. «Elle pourrait initier des réformes de l’orthographe, elle en a mené plusieurs avec succès dans le passé, mais elle n’en a plus les compétences depuis trop longtemps», juge Maria Candéa.

«Légitimité médiatique»

En retard constant sur l’évolution de la langue, consultée, mais avec d’autres, sur les réformes de l’orthographe ou les termes techniques, l’Académie n’a donc pas vraiment le statut de «gardien de la langue française», détenu par nul autre par ailleurs. Reste que la langue «a besoin de normes, de grammaires et de dictionnaires, explique la linguiste Maria Candéa. Mais cette fonction revient plutôt aujourd’hui aux dictionnaires privés (Larousse et Robert), qui eux-mêmes entérinent l’usage observé dans la population».

«L’Académie française a une légitimité médiatique, mais ce n’est pas elle qui travaille sur les nouveautés et l’actualisation de la langue française, abonde Laélia Véron. En plus des dictionnaires privés, il y a plein d’initiatives, passées ou actuelles, qui concourent à cet exercice à la place de l’Académie.»

Comme le Trésor de la langue française, lancé par de Gaule en 1970 et qui regroupe 90 000 entrées ; celui, assez technique, donc, de la commission d’enrichissement de la langue française, France Terme ; le collaboratif Wiktionnaire ; Ou encore le foisonnant Dictionnaire des francophones, qui rassemble le français parlé sous toutes ses formes dans les pays francophones.

Luc Peillon

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« Une jeunesse, des jeunesses » : Comment les jeunes réinventent-ils l’engagement politique ? (Audio)

20 Novembre 2021 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Jeunesse, #Politique

Les jeunes et la politique

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Tremblez, les wokes veulent interdire le latin et le grec! Vraiment?

19 Novembre 2021 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Blanquer

Tremblez, les wokes veulent interdire le latin et le grec! Vraiment?

EXTRAITS

Spoiler: non. Ni aux États-Unis, ni en France. Et la disparition progressive de l'enseignement des langues anciennes n'a rien à voir avec eux.

J'ai pris des bonnes résolutions. Par exemple, j'ai décidé de faire mon lit tous les matins (= étendre la couette d'une façon approximative). J'ai également décidé de ne plus cliquer sur les titres ridicules, du type «Face à l'idéologie “woke”, Jean-Michel Blanquer annonce un plan européen pour le latin et le grec». Donc je n'ai rien lu sur Jean-Michel Blanquer, les cours de grec et le wokisme, jusqu'à ce que je tombe sur cet excellent décryptage d'Elodie Safaris.

L'article cite une enquête du Figaro de juin dernier dans lequel une prof italienne raconte qu'une fois, un élève l'a interrogée sur la misogynie de Platon et une autre fois sur le racisme et le sexisme de Homère. Oh mon Dieu... Mais c'est... terrible.

Cette histoire des wokes contre le latin aura fait à certains toute l'année. Quasiment tous les mois, on a eu nos articles à la titraille bien accrocheuse.

En mars:

En avril:

En juin:

(...)

Mais il n'est pas question de finir cet article sans évoquer le vrai sujet: où en est l'enseignement du grec et du latin en France? (Maintenant qu'on sait que ce ne sont pas des militantes wokes qui l'ont interdit.)

Primo, le nombre de postes ouverts en CAPES de lettres classiques est le plus bas jamais atteint. Deuxio, il n'y a presque plus de candidat·es.

Ensuite, et c'est là que Jean-Michel Blanquer a beau jeu de nous parler de la préservation de ces enseignements, la réforme du lycée a tué ces matières. Et en plus, explique un professeur de français dans une tribune au Monde«les options ne seront plus comptées comme un bonus. Un élève qui ne fera pas aussi bien en latin ou en grec ancien que dans les autres disciplines sera pénalisé, et un élève qui fera aussi bien n'y gagnera rien, malgré les trois heures ajoutées dans l'emploi du temps chaque semaine, et ce depuis des années. Quel élève voudra devenir latiniste ou helléniste dans ces conditions? [...] Un rapport de l'inspection générale vient d'en apporter la confirmation en cette rentrée 2021: en seulement deux ans de réforme, les lycées publics ont perdu 28% de leurs hellénistes et 13% de leurs latinistes.»

À la lumière de tous ces éléments, sont-ce donc vraiment les facs américaines qui veulent abolir les versions latines? Je ne crois pas, non.

Titiou Lecoq

Texte intégral à lire en cliquant ci-dessous

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Diam's...

19 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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