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Vivement l'Ecole!

"... il n'y a pas de profs de latin et de grec, parce que les postes ont été supprimés." (+ commentaire)

17 Novembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

"... il n'y a pas de profs de latin et de grec, parce que les postes ont été supprimés." (+ commentaire)

Plan européen pour le latin et le grec : pourquoi développer l'apprentissage des langues anciennes ?

Jean-Michel Blanquer a annoncé vouloir développer l’enseignement optionnel de français et culture antique en 6ème et proposer le latin et le grec ancien en lycée professionnel. Il souhaite aussi coopérer avec d'autres pays européens autour des langues anciennes. Pourquoi ?

Mardi 16 novembre 2021 était la première Journée européenne des langues et cultures de l'antiquité - journée au cours de laquelle Jean-Michel Blanquer a défendu l’apprentissage du latin et du grec ancien. Un projet que le ministre de l’Education nationale porte en collaboration avec plusieurs de ses homologues européens. La veille, dans une interview au « Point », il avait déclaré vouloir ouvrir et développer l’enseignement les langues anciennes à la rentrée prochaine. Pourquoi ce choix et pourquoi cette alliance européenne autour du latin et du grec ancien ? 

Guillaume Erner reçoit Florence Dupont, latiniste, helléniste, professeure émérite à l’Université de Paris.

Etat des lieux

Le ministre de l'Education nationale a donc annoncé vouloir développer à la rentrée prochaine l'enseignement de culture antique. Qu'est-ce que vous en pensez ?

A priori, c'est tout à fait bien, mais la situation n'est pas exactement celle qu'il décrit : il n'y a pas de profs de latin et de grec, parce que les postes ont été supprimés, en particulier à l'Université en grec et en latin. Donc il faudrait doubler ces postes à la fois dans le supérieur et le secondaire, et alors nous croirons ces déclarations.

Quelle est la situation ?

Pour l'instant, les enseignants ne sont pas remplacés, et les postes disparaissent souvent. Ce n'est pas la première qu'il y a des des déclarations, alors que depuis une vingtaine d'années, la disparition de postes continue.

Un enseignement élitiste ou passéiste ?

Est-ce que cela tient à aussi à ce que l'on entend parfois sur les langues anciennes ? Qu'elles seraient passéistes, élitistes... 

Oui, ce sont des choses qu'on entend. Mais si elles sont élitistes, c'est parce qu'on ne les offre pas suffisamment. Dans les lycées des périphéries, il y a des élèves pour qui c'est très gratifiant de participer à cette "grande" culture. Les parents le demandent, et quand les élèves suivent ces cours, ils ont envie de continuer. Mais dans beaucoup de lycées, on leur dit que ce n'est pas compatible.

Ensuite, sur le passéisme : dans la mesure où l'enseignement transmet une culture générale, tout est "passéiste". Est-ce que lire un roman du XIXe siècle, ou bien Voltaire, n'est pas passéiste aussi ? Tout est dans le rapport qu'on a avec ces auteurs et cette culture qui effectivement, appartiennent à notre passé.

Les contraintes budgétaires

Jean-Michel Blanquer soutient les langues anciennes aux côtés de ses homologues italiens, chypriotes ou grecs. Comment est-ce que cela se passe dans d'autres pays ?

Il y a une tendance économique à supprimer ces enseignements. Je pense que la politique du latin et du grec se fait à Bercy, et pas chez Jean-Michel Blanquer, qui est soumis à des impératifs budgétaires.

Guillaume Erner

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Latin et grec ont été abandonnés par JM Blanquer qui a sapé les résultats du travail entrepris par Najat Vallaud-Belkacem et Vincent Peillon avant lui.

Les progressions observées entre 2014 et 2017 ont été effacées. Graphique issu du RERS 2021 (Depp Education nationale)

CC

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Niveau de lecture : «L’Education nationale se trompe d’indicateur et fait l’impasse sur la compréhension»

17 Novembre 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Lecture

Niveau de lecture : «L’Education nationale se trompe d’indicateur et fait l’impasse sur la compréhension»

Roland Goigoux, auteur d’outils didactiques sur l’enseignement de la compréhension, réagit pour «Libé» aux évaluations du ministère sur le niveau de lecture des élèves, notamment de sixième.

Selon une évaluation du ministère de l’Education nationale, révélée ce lundi et réalisée auprès d’élèves de CP, CE1 et sixième, les retards constatés en français et en mathématiques après le premier confinement de 2020 ont été résorbés. Toutefois, Jean-Michel Blanquer confiait à nos confrères du Parisien «qu’une petite moitié d’élèves en difficulté» devait encore faire «l’objet d’efforts particuliers» en lecture, ne parvenant pas à atteindre le niveau «satisfaisant» au cours du test de fluence permettant de mesurer l’aisance de l’élève dans sa lecture d’un texte. Pour Roland Goigoux, professeur des universités et auteur d’outils didactiques sur l’enseignement de la compréhension, l’Education nationale se trompe de combat.

Les récentes évaluations scolaires menées auprès des sixièmes pointent qu’un peu plus de la moitié d’entre eux n’atteint pas le niveau «satisfaisant» au cours du test de fluence. En quoi consiste ce test ? Et qu’en pensez-vous ?

Le test de fluence, tel que l’Education nationale française le propose, est une évaluation du niveau de lecture des élèves selon deux critères : la vitesse et la précision. On oublie complètement l’expressivité ou la compréhension. Très clairement, on donne aux enfants à lire à haute voix un texte standardisé, qu’ils découvrent au moment de la lecture. Puis on relève le nombre de mots qu’ils ont su prononcer correctement en une minute, ce qui donne un indicateur de fluence. Mais cet indicateur n’est pertinent que si l’on considère que la lecture dépend seulement de la capacité des enfants à déchiffrer un texte. C’est ce que fait le ministère de l’Education nationale avec ces évaluations. On a renoncé à la compréhension, qui est pourtant la clé de tout. Le critère de qualité du déchiffrage est certes nécessaire, mais pas suffisant, il ne faut pas en faire un indicateur vedette. Quand on est professeur et que l’on veut que ses élèves apprennent une leçon, on leur demande de la lire. Mais pour que cette lecture soit efficace, il faut qu’ils comprennent.

Alors comment améliorer l’apprentissage de lecture chez les élèves de sixième ?

Cela suppose une tout autre pédagogie basée sur la qualité de la compréhension et c’est là que le ministère fait l’impasse. Il se trompe de cible. Par exemple, on utilise excessivement les questionnaires de lecture qui jugent le degré de compréhension des élèves par rapport à l’évaluation de l’enseignant, ce qui balise le parcours de lecture. Je pense qu’il faudrait remplacer cela par d’autres activités : de la reformulation, de la paraphrase. Lire, c’est traduire. Un enfant comprend un texte s’il arrive à le raconter à son tour, avec ses propres mots. Cela suppose d’aller chercher à comprendre entre les lignes, à faire parler les jeunes sur ce qu’ils perçoivent. Cela se travaille dès la maternelle, avec la lecture et l’explication de textes par des adultes, et cela pourrait également combler l’autre principale lacune des élèves : le manque de vocabulaire. Il ne suffit pas d’une leçon par semaine. Le vocabulaire de la langue écrite doit être une obsession incessante dans toutes les disciplines de l’école primaire.

Dans les établissements d’éducation prioritaire renforcée (REP +), soit ceux qui se situent dans les zones les plus défavorisées, seuls 40 % des sixièmes ont le niveau requis, et un tiers de ces élèves (33 %) possèdent un niveau de CE2, en lisant moins de 90 mots en une minute. Faut-il adapter cet apprentissage au niveau des différents élèves ? Et cet enseignement doit-il s’étendre au-delà du milieu scolaire ?

L’école française est championne du monde dans la reproduction d’inégalités sociales. Les enfants de milieux populaires disposent d’un champ lexical bien moins développé que ceux des classes moyennes. S’il existe de telles différences dans le niveau de lecture des élèves, elles sont liées aux pratiques familiales. Dans certains milieux, les parents passent énormément de temps à dialoguer, font argumenter les enfants, les placent comme témoins de tout, du matin au soir. D’autres familles ne le font pas du tout. Et c’est là qu’intervient l’école, qui doit jouer son rôle compensatoire. L’école n’aura jamais le temps nécessaire pour compenser les heures d’interaction avec la famille, mais il faut développer des techniques collectives pour compenser une partie des écarts et décalages. Il y a toute une série de techniques pédagogiques pour faire dans un temps limité ce que les familles savent très bien faire au bout d’un millier d’heures. Cela s’appelle la pédagogie. Mais il n’y a pas de pédagogie spéciale pour les enfants issus de quartiers défavorisés. Par contre, il y a une nécessité de donner plus à ceux qui ont le moins. Cela ne veut pas dire donner autre chose. Selon les enfants, on va plus ou moins vite, on étaye davantage. Il faut permettre à ces gamins de progresser. Si on va trop vite, ils peuvent se décourager car les autres font mieux, plus vite, et on va renforcer ce sentiment d’incompétence. Il faut faire attention au niveau initial, mais au fond la pédagogie doit être universelle.

Alicia Girardeau

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Mustang...

16 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Emmanuelle Lambert...

16 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ce dimanche, les mouvements de rébellion, la gouaille énergique avaient disparu, ainsi que la question de l’hôpital. Cette dernière ne se posait plus depuis longtemps, depuis ce temps suspendu, comme extensible, où l’on glisse d’abattement en regain, d’épuisement en espoir, sorte de danse précaire qui, toujours, passe par la case hôpital, pour y guérir ou pour y mourir. J’empruntais les mêmes trottoirs, dans les mêmes villes, avec toujours le même espoir que tout tiendrait encore un peu, en équilibre.

Lorsque je suis arrivée dans la chambre, après m’être fait entreprendre dans l’ascenseur par deux hommes qui pensaient que je faisais partie du personnel (cela signifiait apparemment que j’aurais dû me prêter à leur badinage), il était assis sur son lit. J’ai interrogé l’épouse d’un coup d’œil, elle a eu un mouvement à peine perceptible. Cela voulait dire : Plus tard. Face à eux, adossé au mur, les bras croisés et la blouse entrouverte sur une chemise à carreaux, le regard doux encadré de petites lunettes cerclées, se tenait le médecin auquel le copain, rattrapé par la limite d’âge, avait finalement passé le relais.

Lui hochait la tête en regardant ses cuisses que par réflexe j’ai également fixées. Des deux jambes épaisses et glabres, derrière lesquelles, adolescente, je m’épuisais à marcher dans des randonnées qui prenaient le plus souvent fin avec mon évanouissement faute d’eau ou de sucre, des membres épais et solidement plantés dans le sable lorsque, entièrement nu, il prenait soin d’exposer sa personne au soleil et son sexe à la plage, provoquant chez l’enfant que j’étais une honte universelle, il ne restait plus grand-chose.

J’ai pensé à notre premier chien qui, à la fin de sa vie, n’avait plus de musculature. Elle avait fondu avec l’épuisement, son souffle exsangue peinant à attraper l’air, qui lui faisait émettre des râles pour faire trois pas.

« On oublie volontiers qu’en moyenne, nous mourons sept fois plus lentement que nos chiens. » Ainsi s’ouvre La Route du retour, le roman de Jim Harrison. Je l’ai lu à plusieurs reprises avec un émerveillement toujours renouvelé, surtout pour la première partie, le journal du grand-père. Ces lignes m’avaient évoqué le livre d’un autre écrivain américain, John Fante. C’est lui qui m’avait fait découvrir Fante, et offert Mon chien stupide, roman qui me semblait avoir été écrit à l’avance dans une sorte de prémonition poétique gratuite, comme si l’auteur, depuis les années 1960, avait pris soin de décrire pour nous seuls ce que provoquerait dans notre famille l’irruption d’un être vivant hors norme, notre chien.

Dans les rues aux pavés disjoints, ma sœur et moi marchons d’un pas inégal. Les orteils qui dépassent de nos sandales viennent parfois cogner contre les petits cailloux du Rhône dépolis aux bords irréguliers, marron, jaune passé et noir par endroits. On dirait des patates fossilisées. Elles nous sourient.

Nous avons peut-être trois et dix ans, nous mourons d’ennui dans le marché aux puces où nous ont traînées nos parents, indifférentes aux amas de vaisselle, de cafetières en étain, de poêles en cuivre, de verroterie diverse et de vieux jouets incomplets. Ils ressemblent à ceux que la mère de ma mère achète pour les réparer, en souvenir de ceux qu’elle n’a pas eus, comme si elle pouvait recueillir l’enfant orpheline et abandonnée qu’elle avait été, et offrir des poupées délaissées à son propre souvenir.

Déjà, les mange-disques que j’ai connus petite ont rejoint les contingents d’objets oubliés, leur orange plastique repose, inerte, avec les oursons de laine et les landaus de poupée. Au fond du marché se forme un attroupement, des voix, j’ai la main dans celle de ma mère, et je sens au ventre une boule d’énergie. Ma patience sera enfin récompensée ; dans un carton de déménagement, six chiots jappent et s’agitent. Ils sont à donner. Sous le soleil de midi, campé dans l’un des bermudas colorés qu’il affectionnait, il tente de battre en retraite, comme s’il était encore temps. Comme si nous n’avions pas vu les six boules affolées qui nous attendent dans leur carton gratuit. Il tourne le dos aux sons mouillés émis par les chiots. Le poids de deux fillettes, pendues à chacun de ses avant-bras, se laissant traîner comme des piles de linge, le ralentit, il jette un œil. Sermonne. « Vous vous en occuperez, un animal c’est une responsabilité, moi j’en veux pas. » Sur la route du retour, il continue de grommeler derrière son volant, la voix couverte par les jappements suraigus du tout petit corps qu’on a posé dans une boîte à chaussures.

Emmanuelle Lambert - Le garçon de mon père

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Évaluations scolaires : le syndicat d'enseignants SNUipp-FSU juge "inquiétant" le niveau de lecture des élèves de 6e

16 Novembre 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Évaluations scolaires : le syndicat d'enseignants SNUipp-FSU juge "inquiétant" le niveau de lecture des élèves de 6e

À l'entrée en sixième, près d'un élève sur deux n'a pas le niveau requis en lecture. Des résultats qui chutent à un tiers pour les collégiens en éducation prioritaire renforcée.

Guislaine David, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, a jugé mardi 16 novembre sur franceinfo le niveau de lecture des élèves de 6e "inquiétant" et prôné un changement de "mode de fonctionnement de la politique éducative en France". Les résultats des évaluations du primaire, présentés par le ministère de l'Éducation nationale, révèlent que globalement, les élèves de CP et CE1 ont retrouvé les niveaux d'avant le premier confinement où les classes avaient fermé trois mois à cause du Covid-19. Mais seulement la moitié des élèves de 6e ont le niveau attendu. On tombe à un tiers en éducation prioritaire renforcée.

franceinfo : Comment jugez-vous cette évaluation sur le niveau des élèves ?

Guislaine David : On est avec ces évaluations sur des compétences de haut niveau en lecture qui ne sont pas atteintes. Les écarts sont creusés entre éducation prioritaire et hors éducation prioritaire sur ces compétences-là. Cela veut dire qu'effectivement, lire, c'est comprendre. Il faut travailler ces compétences sur la compréhension et ne pas focaliser comme on le fait actuellement et comme la politique du ministre le fait actuellement sur l'oralisation de la lecture et sur la fluidité de la lecture. Cela ne fait pas tout. Bien évidemment, il faut comprendre ce qu'on lit pour avoir ensuite les compétences requises dans tous les enseignements.

Le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les quartiers difficiles n'a pas eu d'effet ?

Les effets du dédoublement n'ont pas atteint les objectifs de la lutte contre les inégalités. Cela veut dire que ça ne fait pas tout. Il faut aussi avoir des pratiques d'enseignement qui soient portées sur la compréhension en lecture. Il faut aussi la formation des enseignants. Et puis le dédoublement s'est accompagné d'une méthode prescriptive, de méthodes toutes faites pour apprendre. On voit bien que ce n'est pas cela qui fait que les élèves progressent. C'est un tout. Et n'oublions pas que nos élèves d'éducation prioritaire, ce sont ceux qui sont aussi socialement le plus défavorisés et donc, ce n'est pas suffisant pour améliorer leurs compétences.

Le niveau de lecture des élèves de sixième est-il alarmant ?

C'est inquiétant. Cela veut dire qu'il faut changer le mode de fonctionnement de la politique éducative en France. Il faut axer sur autre chose, c'est-à-dire qu'il faut travailler sur les compétences de niveau, les compétences en compréhension en lecture. Cela veut dire aussi la résolution de problèmes. On voit que c'est là où les écarts se creusent. Si l'on veut que les élèves réussissent après la sixième, il faut travailler ces compétences en compréhension, c'est essentiel. Donc, il faut modifier les pratiques. Et puis, il faut donner plus aux élèves. On a vu qu'il y a quelque chose qui est abandonné depuis quelques années, c'est le dispositif "Plus de maîtres que de classes", un enseignant supplémentaire dans les écoles pour aider justement à avoir un double regard sur les élèves. Il faut revenir à ces pratiques pour pouvoir justement faire évoluer nos élèves.

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Mais à quoi servent les évaluations nationales ?

16 Novembre 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Mais à quoi servent les évaluations nationales ?

EXTRAITS

"Globalement on retrouve le niveau de 2019. Les effets négatifs de la crise sont résorbés". Pour Fabienne Rosenwald, directrice de la Depp (division des études du ministère) et Edouard Geffray, Dgesco, les résultats des évaluations nationales de début d'année scolaire 2021-22 sont bons. Pourtant on constate juste que quand les enfants commencent l'école en CP en 2021 ils obtiennent les mêmes résultats que quand ils commençaient l'école en 2019. Entre temps de nombreux  postes ont été mobilisés pour étendre les dédoublements à 100% des CP et CE1 de l'éducation prioritaire et limiter à 24 le nombre d'élèves hors éducation prioritaire. Près de la moitié des élèves ne sait toujours ni additionner ni soustraire en CE1 et 20% comprendre une phrase ou un mot lu par l'enseignant. A cette cinquième rentrée de JM Blanquer; la moitié des enseignants du premier degré juge toujours que les évaluations ne servent à rien.

Les résultats scolaires sont meilleurs quand les élèves vont à l'école

"La fermeture des écoles avait eu un impact négatif sur les résultats des élèves, rappelle Fabienne Rosenwald. "A la rentrée 2021 les élèves de CP ont retrouvé des niveaux de résultats équivalents à ceux de la rentrée 2019". De la même façon en CE1 "les élèves ont retrouvé au moins le niveau de 2019". En gros, les résultats confirment une trouvaille extraordinaire : quand les élèves vont à l'école ils réussissent mieux aux tests scolaires organisés par l'éducation nationale que quand l'école est fermée." Globalement cette génération arrive en CE1 avec le niveau d'avant la crise sanitaire". On ne saurait mieux attester l'absence de progrès même avec des évaluations maison.

Cette précision parce que l'effet test se retrouve dans les résultats. Par exemple dans les rares progrès en début de CP on a le taux de réussite en reconnaissance de lettre ou du nom des lettres qui montre que les maternelles se mettent à préparer le test d'entrée en CP.

En CE1, on retrouve aussi le niveau de 2019 avec là aussi un élève sur 4 qui échoue en compréhension de mots et 30% en lecture de texte.  En maths40% des élèves échouent à additionner et soustraire. Rappelons que JM Blanquer a annoncé que les élèves étudieraient les 4 opérations dès le CP.... Pour le ministère "tous les élèves progressent" c'est à dire qu'ils retrouvent le niveau de 2019... Les écarts entre éducation priritaire et hors éducation prioritaire retrouvent le niveau de 2019. Il est de 25 points pour la compréhension de mots et de 17 pour la résolution de problèmes. Et d'environ 10 points sur la compétence addition ce qui donne à penser que la moitié des élèves de l'éducation prioritaire sont incapables de faire une addition à la fin du mandat de JM Blanquer.

(...)

L'échec des dédoublements

Sur les effets des dédoublements, la Depp a publié une étude en septembre dernier qui est beaucoup plus éclairante que la comparaison entre école en éducation prioritaire et hors éducation prioritaire. Elle compare les résultats des élèves de même milieu social défavorisé qui bénéficient des dedoublements dans l'éducation prioritaire et qui sont scolarisés hors éducation prioritaire et n'en bénéficient pas. Or les écarts de niveau sont quasi nuls entre ces deux catégories, alors que l'écart avec les élèves favorisés se maintient tout au long des années de Cp et CE1. On constate l'effet quasi nul des dédoublements sur les résultats des élèves alors même que cette politique a consommé 11 000 postes.

(...)

... les résultats montrent des choses banales : quand les écoles ferment en 2020 les résultats scolaires baissent, quand elles rouvrent en 2021 les petits de CP retrouvent le niveau de 2019. Mais on s'interroge aussi au regard de ce qu'en disent les enseignants. En mars 2021 une étude  de la Depp montrait que seulement 30% des enseignants du premier degré les jugeaient utiles pour découvrir les difficultés des élèves. Elles servaient surtout comme argument dans les réunions de parents.

(...)

F Jarraud

Billet complet et illustré à lire en cliquant ci-dessous

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L’école endoctrinerait nos enfants? Insoutenable! - Par Claude Lelièvre

16 Novembre 2021 , Rédigé par EducPros - Claude Lelièvre Publié dans #Education

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C’est pourtant ce qui est annoncé dans le titre d’un dossier paru dans le cadre du « Figaro Magazine » la semaine dernière : « Antiracisme, idéologie LGTB+, décolonisation… Comment on endoctrine nos enfants à l’école ». Et il est soutenu que « au nom de la  »diversité » et de son corollaire pédagogique l »’inclusion », les idéologies  »woke » ont pénétré dans le temple scolaire avec la complicité d’une partie du corps enseignant et par le biais des outils pédagogiques »

Mais si l’on s’intéressait d’un peu près à certaines prescriptions ministérielles qui se sont succédé à ce propos depuis un demi-siècle, à commencer par celles de René Haby, ministre de l’Education nationale du président Valéry Giscard d’Estaing ? Début du texte sur l’éducation civique du 7 juillet 1978 pour le cours élémentaire : « le respect d’autrui avec ses différences (s’agissant notamment d’enfants handicapés ou d’immigrés )».

Indications durant le ministère de Jean-Pierre Chevènement . Arrêté du 15 mai 1985 pour le CP :« reconnaissance des droits d’autrui, de l’égalité des races et des sexes ». Programmes du collège de décembre 1985 en éducation civique, pour la classe de sixième : « diversité et solidarité des hommes. Diversité des origines, des croyances, des opinions, des modes de vie. La tolérance . Le refus des racismes ». En histoire et géographie : « la conscience de la diversité des milieux et des civilisations est particulièrement propice à la remise en question des idées reçues, à l’acquisition du sens de la relativité, au développement de l’esprit critique, à la reconnaissance de l’universel au sein des cultures. La présence dans les classes d’élèves d’origine étrangère peut constituer l’occasion de mieux présenter certains événements historiques ou des faits de civilisation »

Indications sous le ministère de François Bayrou, ministre de l’Education nationale du président Jacques Chirac. Education civique pour le CP, en 1995 : « éminemment morale, l’éducation civique développe l’honnêteté, le courage, le refus des racismes, l’amour de la République ». Programmes du collège en 1996, classe de cinquième : « refus des discriminations. Des exemples seront donnés sur les différentes discriminations (racisme, sexisme, rejet des handicapés et des malades)»

Indications sous le ministère de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale du président Nicolas Sarkozy . Programme d’histoire-géographie-éducation civique pour la classe de cinquième du 28 avril 2008. « Même s’il existe des différences entre les individus et une grande diversité culturelle entre les groupes humains, nous appartenons à la même humanité. Assimiler les différentes cultures à des différences de nature conduit à la discrimination et au racisme […] L’étude d’un exemple de discrimination ou de racisme appuyé sur un texte littéraire ou un fait d’actualité permet de les définir et de montrer leurs conséquences pour ceux qui en sont victimes »

Circulaire ministérielle du 4 avril 2008 en vue de la rentrée 2008 : « au sein des établissements, une importance particulière devra être accordée aux actions visant à prévenir les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité de la personne : violences racistes et antisémites, violences envers les filles, violences à caracactère sexuel, notamment l’homophobie »

Pour ce qui concerne les questions de la colonisation et de l’esclavage, on notera tout particulièrement les libellés des programmes d’histoire du collège datant d’août 2008.

Classe de cinquième : « La traite des noirs avant le XVI° siècle. Les traites orientales, transsahariennes et internes à l’Afrique noire : les routes commerciales, les acteurs et les victimes du trafic ». Classe de quatrième : « Les traites négrières et l’esclavage. La traite est un phénomène ancien en Afrique. Au XVIII°, la traite atlantique connaît un grand développement dans le cadre du  »commerce triangulaire » et de l’économie de plantation […]. Les colonies au XIX°. Les conquêtes coloniales assoient la domination européenne. Les colonies constituent, dès lors, un monde dominé confronté à la modernité européenne ». Classe de troisième : « Le Monde depuis 1918. L’évolution du système de production et ses conséquences sociales. Evolution de la structure de la population active et migration du travail. L’étude s’appuie sur l’histoire d’un siècle d’immigration en France […] . Des colonies aux Etats nouvellement indépendants. Processus de la décolonisation. Principales phases de la décolonisation : 1947-1962 ».

Mais que nous arrive-t-il, dans quel contexte sommes-nous, pour qu’il puisse être prétendu (et même cru par certains) qu’ « au nom de la  »diversité » et de son corollaire pédagogique l »’inclusion », les idéologies  »woke » ont pénétré dans le temple scolaire avec la complicité d’une partie du corps enseignant et par le biais des outils pédagogiques » , avec un effacement de fait de toute l’histoire antérieure comme non advenue (ou mal venue…) ? A l’évidence, ce n’est pas le moment de perdre de vue les préconisations ministérielles du dernier demi-siècle dans ce domaine, bien au contraire

Claude Lelièvre. Dernier livre paru ( aux éditions Odile Jacob):  "L’école d’aujourd’hui à la lumière de l’histoire"

L'École d'aujourd'hui à la lumière de l'Histoire Contre-vérités et  surprises - broché - Claude Lelièvre - Achat Livre ou ebook | fnac

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Pantin : des élèves privés de cours de français ou d’histoire-géo depuis plusieurs semaines

16 Novembre 2021 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education

Pourquoi les étudiants et les lycéens ne reprennent-ils pas les cours  aujourd'hui? - Le Figaro Etudiant

Au collège Lavoisier, des élèves ont perdu plusieurs dizaines d’heures de cours dans ces deux matières depuis la rentrée. Un poste de professeur de français est ainsi resté vacant durant plus de deux mois.

L’année dernière déjà, la FCPE dénonçait déjà dans nos colonnes les heures de cours perdues par les élèves du collège Lavoisier à Pantin. Un an plus tard, le problème est loin d’être réglé dans cet établissement qui accueille quelque 740 adolescents.

Ce vendredi 12 novembre, deux classes espéraient l’arrivée d’une professeure de français sur un poste vacant depuis la rentrée selon la fédération de parents d’élèves. « Deux classes de cinquième n’ont quasiment eu aucun cours de français depuis septembre, déplore Jamal Najim, représentant de la FCPE qui s’est mobilisé pour obtenir un remplacement. Cela représente 4h30 de cours par semaine sur plus de deux mois. Ce sont des heures que les élèves ne rattraperont jamais ! »

Seules une dizaine d’heures ont pu être rattrapées par des professeurs volontaires de l’établissement. « On ne sait pas pourquoi l’Éducation nationale n’a pas réussi à pourvoir ce poste, ajoute Jamal Najim. On vient d’apprendre qu’une enseignante titulaire sur zone de remplacement vient d’être nommée. Elle devait arriver ce vendredi, mais elle était marquée absente ce matin-là. » Contactée, la direction académique de Seine-Saint-Denis précise pourtant qu’une enseignante a bien été nommée sur ce poste au 12 novembre.

Un établissement sans infirmière, poste «difficile à pourvoir du fait d’un manque de candidatures»

Quatre classes sont également pénalisées par le non-remplacement d’une enseignante d’histoire-géographie partie en congé maternité le 1er octobre, ce qui représente entre 3 heures et 3h30 de cours perdus chaque semaine « Pour l’instant, l’Éducation nationale ne nous donne aucune visibilité sur l’arrivée prochaine d’un remplaçant », s’inquiète le représentant de la FCPE. Parmi les quatre classes figure une classe de troisième dont les élèves doivent passer une épreuve d’histoire-géographie pour le brevet.

Les adolescents scolarisés en section d’enseignement général et professionnel (Segpa) ― une filière qui accueille des jeunes en grandes difficultés scolaires ― n’ont de leur côté plus de professeur d’atelier depuis début octobre. « Cela représente 6 heures de cours en quatrième et 12 heures en troisième, selon Jamal Najim. En attendant, soit ils ont un cours de remplacement dans une autre matière, soit ils n’ont pas cours. »

En plus des absences d’enseignants non remplacés, la FCPE réclame également l’embauche d’infirmières scolaires au sein de l’établissement. « Normalement, il y a deux postes à mi-temps, souligne le parent d’élève. L’un n’est pas pourvu et le second, occupé par une personne en congé maternité, n’a pas été remplacé. Il n’y a donc personne pour s’occuper de la bobologie du quotidien et faire de la prévention. »

À ces demandes, la direction académique de Seine-Saint-Denis répond que « les postes en histoire-géographie et Segpa font l’objet d’un suivi attentif de la part de la division du personnel enseignant au rectorat de Créteil et que les postes du pôle médico-social sont plus difficiles à pourvoir du fait d’un manque de candidatures sur l’ensemble de l’académie, voire du territoire national ».

Hélène Haus

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Henri Salvador...

15 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Hélène Cixous...

15 Novembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Si pres - broché - Hélène Cixous - Achat Livre | fnac

Je connais un poète qui est mort dans l'escalier, le jour où il partait dans un pays où il n'était plus plus jamais revenu. Tous ces pays dont on ne revient pas où on ne revient pas où on va revenir où on revient tellement en pensée qu'il est difficile de faire la différence entre aller, ne pas aller, et aller ne pas aller, on passe des années dans la lumière lunaire de l'aéroport. On y est attaché par le pacte le plus antique et le bien moins connu, le pacte d'être un né ou un mort de ce pays. Il n'y a pas d'explication. Il y a un cordon ombilical. C'est une ombre de cordon, un cordon immatériel dont on sent l'effet planté dans le cervelet. Nous sommes des conséquences. Il y a les cellules, dit mon aimé. Moi, je songe à aller à Alger depuis une dizaine d'années. Par précaution j'utilise le verbe " aller". Mes cellules ne suivent pas. Elles font comme si je disais : "retourner". J'attends.

Hélène Cixous - Si près

 

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