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Vivement l'Ecole!

En temps ressenti, Jean-Michel Blanquer est ministre depuis 48 ans (Vidéo)

16 Septembre 2021 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

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Catherine Ringer... (Et Rachid Taha)

16 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jules Supervielle...

16 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Quand un paquebot est conduit par une sirène, c’est à bord une félicité désordonnée. Les nuages se réfugient au fumoir où ils font des ravages très appréciés dans le cerveau des buveurs. Toute la journée le cadran du bonheur sonne midi à quatorze heures. On trouve, sur le pont et dans le salon de musique, des fleurs de cerisiers marins et des broches de corail. Des messieurs en pantalon blanc les ramassent avec soin pour les offrir aux jeunes femmes qui toutes se déshabillent sur le pont avec des gestes naturels et leurs sourires, d’étape en étape, gagnent peu à peu tout leur corps.

Jules Supervielle - L'homme de la pampa

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L’affectation nationale des professeurs, un garant d’égalité devenu carcan

16 Septembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Carcan ou pilori · Visitmuseum · Catalonia museums

EXTRAITS

L’égalité de traitement entre les fonctionnaires de l’éducation nationale n’est pas toujours respectée. Chaque année, sur 30 000 enseignants du secondaire qui demandent à être mutés, 60 % n’obtiennent pas satisfaction.

Analyse. Ce n’est pas qu’une question technique. Ni même seulement un message à l’adresse des spécialistes – ou des acteurs – de l’école. En annonçant, le 2 septembre, au premier jour de la rentrée des classes, que les directeurs de cinquante « écoles laboratoire » pourraient « choisir » leur équipe dans les quartiers défavorisés de Marseille, Emmanuel Macron a positionné, plus rapidement qu’attendu, l’éducation dans la campagne présidentielle.

Une proposition aux airs de petite révolution dans le paysage éducatif, où le directeur d’école n’a, aujourd’hui, aucun pouvoir sur ses collègues ni même de statut qui l’en distingue. « Je dis plein de gros mots pour beaucoup de gens », a reconnu M. Macron, devançant les réactions syndicales – elles ont été unanimement « contre » –, tout en assumant sa ligne : donner de l’autonomie aux chefs d’établissement. Une conversion de l’école au « principe du management libéral », ont réagi en nombre les enseignants.

(...)

Le « mouvement » révèle ainsi ses limites. Pour combler les manques, l’éducation nationale recrute des contractuels, ces enseignants non titulaires qui n’ont pas passé de concours. Dans l’académie de Versailles, ils sont plus de 4 000 en renfort ; et même 4 500 à Créteil. Les « primes ZEP » et les « bonus à l’ancienneté », autre levier, n’ont apporté qu’une « réponse partielle à un problème structurel », argumente-t-on dans les rangs syndicaux, où l’on défend plutôt l’ouverture de postes ou l’octroi de moyens supplémentaires aux écoles. 

Déserts scolaires

Une autre piste moins connue est celle des « postes à profil ». C’est à elle qu’ont pensé les acteurs de l’école en entendant le discours du chef de l’Etat à Marseille. Ces affectations réalisées « hors barème » flèchent des postes en fonction de besoins spécifiques : classes européennes, classes préparatoires, disciplines artistiques… Leur nombre a « légèrement augmenté » en dix ans, écrit la Cour des comptes en 2017, jugeant l’« outil sous-utilisé ». On reconnaît, rue de Grenelle, la volonté de le « développer » sans avancer d’objectif chiffré.

La piste n’est pourtant pas aussi révolutionnaire qu’on peut le croire, et pas seulement parce que le recrutement dans l’enseignement privé, fort de plus de 100 000 enseignants, fonctionne ainsi. Dans le public, une tentative menée sous le quinquennat Sarkozy avait tourné court. Ces postes à profil destinés à des établissements prioritaires entre 2010 et 2012 n’avaient pas trouvé preneur. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, en sait quelque chose : il était à l’époque directeur général de l’enseignement scolaire, le numéro deux du ministère.

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Mattea Battaglia et Sylvie Lecherbonnier

Article à lire intégralement en cliquant ci-dessous

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Jean‑Michel Blanquer, un ministre à la longévité républicaine ou bonapartiste ? - Par Claude Lelièvre

16 Septembre 2021 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

EXTRAITS

En ce mois de septembre, Jean‑Michel Blanquer va battre le record de longévité d’un ministre de l’Éducation nationale de la Cinquième République, détenu par Christian Fouchet, resté un peu plus de quatre ans et quatre mois en poste au gouvernement (du 28 novembre 1962 au 6 avril 1967). Mais on n’atteint pas encore les records des cinq « ministres de l’école » des deux Bonaparte, ni même ceux de trois autres ministres de l’Instruction publique sous la royauté restaurée.

Bien sûr, on pourrait objecter que leurs positions ne sont pas tout à fait comparables, en discutant les intitulés des différents postes. Mais ceux-ci figurent bien ès qualités au sein de « La liste des ministres chargés de l’Éducation nationale et de leurs différentes appellations depuis 1802 jusqu’à nos jours » dans les « Ressources numériques en histoire de l’éducation ».

Instruction publique ou Éducation nationale

L’appellation de « ministre » (des « Affaires ecclésiastiques et de l’Instruction publique ») intervient pour la première fois en août 1824. Mais on doit remarquer que ne c’est pas une rupture, tant s’en faut. C’est la même personne (l’évêque ultra-royaliste Denis Frayssinous) qui devient ce ministre, en continuité avec la responsabilité qu’il avait auparavant : « Grand-maître de l’Université royale ».

L’intitulé « instruction publique » est apparu avant celui d’« éducation nationale », qui arrivera en 1932. Certains ont voulu voir dans ces deux dénominations successives le signe d’une priorité accordée d’abord à « l’instruction » avant celle qui se serait imposée ensuite, à savoir une priorité donnée à « l’éducation ». Mais cela ne signifie pas du tout qu’en réalité l’École est passée de « l’instruction » à « l’éducation » (de « l’instructif » à « l’éducatif ») comme l’a prétendu par exemple Jean‑Claude Milner dans son célèbre pamphlet De l’Ecole paru en 1984.

D’abord parce que le premier ministère de plein exercice dévolu à l’École a été institué en pleine période ultra-royaliste et cléricale par l’ordonnance du 26 août 1824. Et si la dénomination « instruction publique » a alors été préférée à celle d’« éducation nationale », c’est parce que ce dernier intitulé renvoyait au moment le plus révolutionnaire de la Révolution française. Et ce ne pouvait être la prédilection des ultra-royalistes alors au pouvoir. Ensuite, parce que la première circulaire de Mgr Frayssinous aux recteurs est on ne peut plus révélatrice :

« Sa Majesté, en appelant à la tête de l’Instruction publique un homme revêtu d’un caractère sacré, fait assez connaître à la France entière combien elle désire que la jeunesse de son royaume soit élevée dans des sentiments religieux et monarchistes ».

Les ministres de l’Instruction publique ou de l’Éducation nationale n’ont jamais duré très longtemps sous la Troisième République ou la Quatrième République car leur nomination et leur maintien dépendaient avant tout d’un accord collectif entre différentes composantes ou « sensibilités » politiques à géométries et à durées variables.

En revanche, les deux Bonaparte ont mis à la tête de l’école des hommes qu’ils ont choisis personnellement et qu’ils ont gardés longtemps. Dans la mouvance bonapartiste, la nomination d’un ministre est d’abord le fait du Prince (le chef de l’État pouvant exercer un pouvoir personnel fort).

(...)

Claude Lelièvre

Suite et fin en cliquant ci-desssous

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"Le « quoi qu’il en coûte » s’est arrêté à la porte des écoles"

16 Septembre 2021 , Rédigé par AOC Publié dans #Education

"Le « quoi qu’il en coûte » s’est arrêté à la porte des écoles"

 

EXTRAIT

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           Le « quoi qu’il en coûte » s’est arrêté à la porte des écoles

Lorsqu’on regarde les chiffres du budget consacré à l’enseignement scolaire, on pourrait se dire qu’il a progressé. Le budget de l’Éducation nationale atteint 55,1 milliards d’euros, soit le plus élevé de l’État, avec 1,6 milliard de plus qu’en 2020. Mais ces chiffres bruts sont trompeurs. Un rapide calcul montre que cela correspond à une augmentation de 2,6 % par rapport aux dépenses de 2020. Dans le même temps pourtant, le budget de l’État a bien plus augmenté (9,5 %), ce qui réduit donc l’importance de cette hausse et la part du budget de l’Éducation nationale dans le budget global. L’effort du pays en matière d’éducation est toujours de l’ordre de 6,7 % du PIB.

La France, parmi des pays comparables, était un de ceux qui consacraient le moins à l’école primaire. Il était donc logique de renverser la tendance. Mais cela s’est fait à moyens constants : on a déshabillé Pierre élève de lycée pour habiller Paul, élève de CP. Pire, comme les effectifs d’élève ont augmenté en lycée et dans le supérieur à cause du pic démographique, les conditions de travail se sont dégradées : classes surchargées et réduction de l’offre pour les élèves.

Si 2 039 postes ont été créés dans les écoles en 2021, dans le même temps, le second degré (collèges et lycées) a perdu 1 800 postes et l’enseignement privé 239. Tout compte fait, le solde des postes est négatif, avec 120 postes en moins. Alors que d’autres ministères (police, justice) voient leurs effectifs vraiment augmenter… Pour faire illusion, le gouvernement use d’un artifice. Dans le secondaire, les suppressions d’emplois seront compensées par des heures supplémentaires. Mais c’est un trompe-l’œil. Les professeurs font déjà des heures sup’ et peuvent difficilement en absorber davantage. En 2019, le ministère avait déjà augmenté le nombre d’heures supplémentaires… Mais un tiers seulement avait pu être assuré.

Cette logique d’économie est vraiment au cœur de la mission de Jean-Michel Blanquer. On peut lire la réforme du lycée et du bac ainsi, puisque cela a permis d’augmenter les effectifs des classes en supprimant les séries. De la même manière, la réforme de la formation qui se met en place en 2021 va supprimer le mi-temps de formation pour les stagiaires, considéré comme très coûteux. Ceux-ci seront désormais à temps plein après leur réussite au concours. À la place, on propose aux candidats de faire six heures de cours dans une sorte de contrat d’apprentissage. Pas sûr que cela contribue à l’attractivité du métier.

Pas sûr non plus que les mesures de ce qu’on ose à peine qualifier de « revalorisation » suffisent. Malgré un effort pour les débuts de carrière, le métier d’enseignant est notoirement moins bien rémunéré que dans les autres pays européens et surtout en comparaison avec les autres salaires auxquels peuvent prétendre les bac + 5. Comme je le développe dans mon livre, on est loin, bien loin, d’une réelle revalorisation pour l’ensemble des enseignants (dans les mesures récentes, c’est à peine la moitié d’entre eux qui est concernée). L’économiste Asma Benhenda estime que pour atteindre le salaire médian des autres bac + 5, il faudrait une hausse d’environ 380 euros bruts par mois.

On le voit, le « quoi qu’il en coûte » s’est arrêté à la porte des établissements scolaires. C’est d’autant plus paradoxal que le maintien des écoles ouvertes dont se glorifie aujourd’hui le ministre a permis le maintien du fonctionnement de l’économie en faisant de l’École une « garderie nationale », sans que les enseignants en soient réellement récompensés.

(...)

Philippe Watrelot

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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David Fray joue Bach, Schubert, Mozart...

15 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Georges Bernanos...

15 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

C'est une folle imprudence d'avoir déraciné les imbéciles, vérité qu'entrevoyait M. Maurice Barrès. Telle colonie d'imbéciles solidement fixée à son terroir natal, ainsi qu'un banc de moules au rocher, peut passer pour inoffensive et même fournir à l’État, à l'industrie un matériel précieux. L'imbécile est d'abord un être d'habitude du parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l'eau du lagon qui l'a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement des imbéciles d'un lieu à l'autre, elle les brasse avec une sorte de fureur. La gigantesque machine, tournant à pleine puissance, les engouffre par milliers, les sème à travers le monde, au gré de ses énormes caprices. Aucune autre société que la nôtre n'a fait une si prodigieuse consommation de ces malheureux. Ainsi que Napoléon les "Marie-Louise" de la campagne de France, elle les dévore alors que leur coquille est encore molle, elle ne les laisse même pas mûrir. Elle sait parfaitement que, avec l'âge et le degré d'expérience dont il est capable, l'imbécile se fait une sagesse imbécile qui le rendrait coriace.

Georges Bernanos - Les grands cimetières sous la lune

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Cynthia Fleury : " Éduquer, soigner sont les gestes paradigmatiques de la société." - 1er juin 2019

15 Septembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Cynthia Fleury | Institut français

© C. Hélie – Éditions Gallimard

«Le moment du soin est-il venu pour nos sociétés ? » avec Cynthia Fleury, philosophe, auteure de « Le soin est un humanisme » (Tracts /Gallimard)

Elections européennes : le temps des peuples 

"Je suis sans surprise car cela se jouait ailleurs avant, en Hongrie, en Italie. Il y a eu le Brexit, qui a calmé les plus souverainistes d’entre nous. On voit se combiner ces idées d'une coopération renforcée possible à certains endroits, du respect d'une fédération d'Etat Nation, des choses qui relèvent de l'oxymore. On voit une vraie demande de retour au repli, au territorial, au souverainisme". 

L'écologie : 

"Nous ne sommes pas prêts à transformer notre façon politique à gouverner avec la nature. Ce n'est pas que un problème des élites. C'est aussi un problème des citoyens qui ont appris à évaluer les élus sur du temps court. Cette redécouverte du temps long est à prendre en considération. Un politique est évalué sur du visible dans un temps rapide". 

Le soin : 

"Le soin est la base qui fait que l’on peut rentre notre monde habitable. Et ce soin est la vérité clé de la démocratie. Cette invention de la solidarité est le premier geste en démocratie". 

Le choix musical de Cynthia Fleury : Red Baron de Billy Cobham. 

Pour compléter:

 

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Profs, soignants : entre mépris et héroïsme, la quête de reconnaissance. Olivier Christin et Sébastien Le Fol

15 Septembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Ce que révèle le mépris des nantis - La Dimension du sens que nous sommes

La crise sanitaire nous a conduits à revaloriser le dévouement ordinaire d’un grand nombre d’individus sans lesquels la vie commune serait tout simplement impossible.

Pourtant, la reconnaissance politique offerte en retour à ces personnes reste pour le moment avant tout formelle et rhétorique, alors que la pandémie nous offre l’occasion de replacer les vertus publiques au cœur du contrat social, et d’ainsi déjouer le piège individualiste qui semble guetter nos démocraties. L’engagement de chacun dans la vie civique apparaît alors comme inséparable de sa juste reconnaissance collective. 

Ce constat s’articule à celui, émis par d’autres voix, selon lequel notre société serait tout particulièrement gangrénée par une passion des plus tristes : le mépris. Ce dernier empoisonnerait les relations sociales et donc le sentiment d’appartenance à une même communauté de destin, mais bloquerait aussi la mobilité sociale, par le manque de confiance qu’il entraîne chez les individus moins favorisés que d’autres. La « société du mépris » ne doit-elle pas donc, là encore, faire place à une société de la reconnaissance et du civisme ? 

Pour en parler, nous recevons Olivier Christin, historien, professeur à l’Université de Neuchâtel et directeur du Centre européen d’études républicaines (CEDRE) ; il est l’auteur de La Cause des autres. Une histoire du dévouement politique (PUF, 2021), et co-auteur des 100 Mots de la République (PUF, 2017). Il est rejoint en seconde partie d’émission par Sébastien Le Fol, directeur de la rédaction du Point et auteur de « Reste à ta place ! ». Le mépris, une pathologie bien française (Albin Michel, 2021). 

(...)

Guillaume Erner

Suite et fin à lire en cliquant 

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