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Vivement l'Ecole!
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Manu Chao...

22 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Velibor Čolić...

22 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je prends sa main et je l'examine longuement. Il y a quelque chose de désolant, d'inexplicablement touchant, d'enfantin dans sa petite main blanche. Une couche fine de la poussière de mon enfance : le visage de ma grand mère sur son lit de mort, le corps d'un jeune soldat massacré avant qu'on le couvre de notre drapeau glorieux. Je vois le ventre humide d'un poisson mort, je vois les cicatrices livides et blêmes.

 

Je tiens bêtement la main de Krisztina et je pleure, lourdement et sans retenue.

 

Je pleure avec l'impression que mes larmes pathétiques versées sur sa paume font vieillir le monde, que celui- ci a perdu sa pureté, son innocence. J'ai une gout âpre et désagréable dans la bouche. Chaque pore de sa peau, ses lignes de vie, d'amour et de mort, sa bague, tout est insupportable, petit et blessant.

 

Krisztina est belle et nue et moi je suis un âne.

 

Vexée, elle ôte sa main. Elle me fixe longuement tel un serpent qui examine sa proie. Sa respiration a retrouvé son rythme habituel. Un masque, blanc et sans expression, du théâtre japonais nô est posé sur son visage.

 

(...)

 

Plus que jamais je suis perdu dans une Europe aveugle, indifférente au sort des nouveaux apatrides. Mes rêves de capitalisme et de monde libre, de voyage et de villes des arts et des lettres sont devenus des mouchoirs en papier usagés, utiles pendant un bref instant mais gênants après l’utilisation. Rien que des cendres. J’ai échangé la fin du communisme pour le crépuscule du capitalisme.

 

Velibor Čolić - Manuel d'exil...

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Comment le recours à des enseignants précaires et sous-payés sert à masquer la paupérisation de l’école

22 Septembre 2021 , Rédigé par Basta! Publié dans #Education

Quel statut pour les enseignants contractuels? - Emploipublic

EXTRAIT

Les contractuels, professeurs non-titulaires, sont devenus, au fil des ans, la variable d’ajustement des problèmes structurels de l’Éducation nationale. Une précarité qui les fragilise et nuit, parfois, à la qualité même de leur enseignement.

Ils ont raté les concours d’enseignement ou n’ont tout simplement pas envie de les passer, ils se reconvertissent sur le tard après une perte de sens dans le privé ou une mauvaise expérience à l’étranger. Parmi les quelques 35 000 enseignants contractuels dans l’enseignement secondaire public que compte l’Éducation nationale [1], la diversité des profils est importante. Cette main d’œuvre, souple et précaire, est devenue depuis plusieurs années indispensable au bon fonctionnement des établissements. « C’est une variable d’ajustement, très clairement. C’est grâce à eux que le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, peut dire le jour de la rentrée que tout s’est bien passé et que chaque classe avait un prof devant le pupitre », assène Danielle Arnaud, responsable des contractuels au Syndicat des personnels de l’Éducation nationale (SNALC).

Si le recours à des enseignants non-titulaires, donc non-fonctionnaires, ne datent pas d’aujourd’hui, leur part dans les professeurs du second degré a presque doublé en dix ans. Comment expliquer cette hausse, et quelles sont ses effets ? On vous explique.

« Les profs allaient être mieux formés et que la baisse de candidats ne serait que conjoncturelle... »

Ce n’est pas un scoop. Les concours d’enseignement (Capes/Agrégation) attirent de moins en moins. Même si les réalités diffèrent selon les disciplines, le constat est là : chaque année, moins de candidats tentent leur chance. Depuis quinze ans, leur nombre a presque été divisé par deux.

Une des raisons majeures réside surement dans la réforme, menée sous le mandat de Nicolas Sarkozy, de la masterisation [2] . Une réforme poursuivie et accentuée par Jean-Michel Blanquer. Auparavant, il suffisait d’une licence (BAC +3) pour s’inscrire au CAPES, désormais, il faut posséder un Master pour passer le concours à la fin de l’année du M2, soit un Bac +5. « Sur le papier, c’était très mignon, on disait que les profs allaient être mieux formés et que la baisse de candidat ne serait que conjoncturelle. Dans les faits, ça a été tout pourri » , remarque amèrement Claire Lemercier, directrice de recherche CNRS au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po (CSO), et coautrice de La Valeur du service public, à paraître prochainement à La Découverte. « Un BAC +5 ça demande beaucoup d’investissement et d’approfondissement, ça a très certainement découragé du monde. Ceux qui ont poursuivi dans leur idée de passer les concours sont donc plutôt des gens pour qui enseigner est une vraie vocation. En parallèle, il n’y a pas eu plus de postes ouverts, et les concours sont restés exigeants. Donc pour tous ceux qui les ratent, parfois d’un rien, c’est une main-d’œuvre extrêmement qualifiée qui ne peut pas avoir le statut. Avec cette réforme, on a créé un vivier. »

De ce vivier, Celia* [3] en fait partie. Cette prof contractuelle de physique chimie a toujours voulu enseigner. « Depuis que je suis petite je veux faire ça » , souffle-t-elle. Mais les concours, ce n’est pas pour elle. « Je suis une stressée de la vie, je ne suis pas faite pour ça », rigole l’intéressée aujourd’hui. Elle les rate à deux reprises, puis décide finalement de faire un Master de nanochimie pour s’orienter dans l’ingénierie ou la recherche. « C’est à la fin de mon M2, devant mon envie d’être prof qu’on m’a parlé du système des contractuels. J’ai foncé », explique-t-elle.

(...)

Pierre Jequier-Zaic

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Comment former les enseignants à la laïcité ?

22 Septembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Laïcité

Laïcité à l'école : 59 % des enseignants s'inquiètent - Le Point

Alors que le Ministère de l'Education nationale lance un plan de formation continu à la laïcité, Etre et savoir s'interroge : quelle vision de la laïcité y est proposée, mais aussi quels en sont les contenus et les ambitions ?

Depuis la rentrée 2021 le ministère lance un plan de formation des enseignants à la laïcité. Il fait suite à un rapport de Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur de l’Education nationale, et en reprend les propositions.

Nous avons donc invité Jean-Pierre Obin pour nous parler précisément de cette formation et de sa philosophie de la laïcité. Paul Devin, également Inspecteur de l’Education nationale, militant syndical et Président de l’Institut de recherches de la FSU (Fédération Syndicale Unitaire) débattra avec lui. En effet, il défend une vision différente du sujet ou du moins de son approche, dans un livre collectif à paraître aux éditions de l'Atelier le 21 octobre prochain : La laïcité à l’école. Un apaisement nécessaire.

Dans cette émission nous entendrons également deux enseignantes. D’une part Peggy Kilhoffer, professeure à l’école Jean-Mermoz de Schiltigheim et formatrice à l’académie de Strasbourg, autrice d’un Abécédaire républicain réalisé avec ses élèves (Fayard, 2021) ; et plus rapidement, Christine Guimonnet, secrétaire générale de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG) qui assurent donc l’enseignement morale et civique dans le secondaire. Nous écouterons aussi l’universitaire Ismail Ferhat, professeur des Universités à Paris Nanterre, membre du laboratoire CREF (Centre de recherches en éducation et formation), qui travaille sur les questions de pédagogie de la laïcité à travers l’Histoire.

C’est quoi la laïcité ?

L’élève n’est pas tenu d’être neutre, le principe de laïcité ne doit pas s’appliquer de la même façon à un professeur et à un élève, rappelle Ismail Ferhat.

La laïcité c’est d’abord le fait que la République garantisse la liberté de conscience et d’opinion. Paul Devin

La laïcité ne doit pas être apaisée, elle est apaisante si elle s’applique bien. Jean-Pierre Obin

L’école que je connais c’est une école où les enseignants sont enthousiastes à l’idée de construire avec patience le jugement raisonné de leurs élèves. Paul Devin

Nuances et complexité 

La laïcité n’est pas un dogme, il faut que les élèves puissent comprendre la complexité des choses, analyse Paul Devin.

Très souvent les élèves qui posent problème sur le sujet posaient déjà problème, donc au départ est-ce une question de vie scolaire ou de laïcité ? Ismail Ferhat

Comment faire la part des choses entre un comportement adolescent et le fait qu’il soit habité par une idéologie particulière ? Paul Devin 

Il ne faut pas suréagir dès qu’un élève exprime une opinion religieuse. Ismail Ferhat

Je suis convaincue que d’en parler dès l’école élémentaire ça permet de libérer la parole et de combattre certaines représentations. Peggy Kilhoffer

Censure et autocensure 

Au bout du compte aujourd’hui on a des enseignants qui sont un peu désemparés, explique Jean-Pierre Obin.

Un enseignant sur deux déclare s’autocensurer de peur de choquer les élèves. Jean-Pierre Obin

S’autocensurer, cela peut aussi être une vertu pour un enseignant. Paul Devin

Aujourd’hui l’atteinte majeure à la laïcité se fait dans le cadre de l’éducation physique et sportive. Jean-Pierre Obin

La formation en questions

La laïcité n’est pas forcément une priorité pour tous les professeurs, cela dépend des matières et des territoires, rappelle Ismail Ferhat.

Ce qui pêche en réalité, c’est plus la formation en continu. Ismail Ferhat

Ce que les enseignants souhaitent c’est qu’on les soutienne, pas qu'on les stigmatise. Paul Devin

Cette formation sera d’abord une formation de connaissances et de compétences. Jean-Pierre Obin

Quand on a confiance en son enseignant, on sera plus enclin à lui poser des questions. Christine Guimonnet 

Lien vers le sondage Ifop pour l’Observatoire de l’éducation de la Fondation Jean-Jaurès du 06/07/21, par Iannis Roder : Les enseignants, la laïcité et la place des religions à l'école.

Retrouvez le rappport de Jean-Pierre Obin remis à Jean-Michel Blanquer le 18 mai dernier : La formation des personnels de l’Education nationale à la laïcité et aux valeurs de la République.

Lien vers le sondage Ifop du 06/01/21 : Observatoire des enseignants : les contestations de la laïcité et les formes de séparatisme religieux à l'école

Retrouvez la publication d'Ismail Ferhat Eduquer à la laïcité : quelle histoire pour quel résultat ? (29/10/20 Fondation Jean-Jaurès).

Lien vers le Guide républicain sur le site du Ministère de l'Education nationale, de la jeunesse et des sports.

Retrouvez la vidéo France Culture "Qu'est-ce que la laïcité, retour au texte de 1905", avec P. Weil.

Lien vers l'enquête du Cnam/Cnesco (janvier 2020) : Laïcité et religion au sein de l'école et dans la société.

Lien vers une sélection d'émissions de France Culture autour de la laïcté (à retrouver sur franceculture.fr et l'application Radio France).

Illustrations sonores

  • "Coquelicot" de Laura Cohen, chantée par Laura Cohen et Yaël Naïm LE LABEL (PIAS) 151
  • Extrait vidéo France culture / Patrick Weil : "C'est quoi la Laïcité"

Louise Tourret

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Samuel Sandler : « Deux ou trois choses que je voudrais dire à Eric Zemmour »

22 Septembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Politique

Samuel Sandler : « Deux ou trois choses que je voudrais dire à Eric Zemmour »
Samuel Sandler : « Deux ou trois choses que je voudrais dire à Eric Zemmour »

EXTRAITS

Le père et grand-père de trois victimes de Mohamed Merah répond au polémiste d’extrême droite qui reproche de la même manière à la famille du terroriste et à la sienne de n’avoir « pas choisi la France » pour sépulture et d’y vivre en « étrangers ».

(...)

« Je voudrais dire plusieurs choses à Eric Zemmour. 

Je voudrais d’abord lui dire que je suis d’accord avec lui quand il explique qu’il est dommage que des membres de la famille Sandler ne soient pas enterrés en France. Je regrette en effet que les cendres de ma grand-mère, Pauline Walter, se trouvent aujourd’hui en Pologne, où elle a été déportée en mars 1943, alors qu’elle habitait au Havre. Je pense qu’elle aurait préféré être enterrée auprès des siens, en France, au cimetière de Wissembourg, dans le Bas-Rhin, où notre famille est inhumée depuis le XVIIIe siècle…

En réponse à ses propos sur Pétain, dont il explique qu’il a sauvé des juifs, j’aimerais aussi raconter à Eric Zemmour l’histoire de ma sœur aînée, Léa, décédée il y a cinq ans, et qui était née à Mannheim, en Allemagne, en 1933. En 1937, deux ans après l’adoption des lois de Nuremberg par l’Allemagne nazie, mes parents ont abandonné leur affaire de fonderie pour échapper aux persécutions antisémites et s’installer en France, au Havre. Quand la guerre a éclaté, mes parents et ma sœur habitaient là, en Normandie. Mon oncle, André Loeb, y est resté : il disait qu’il ne craignait rien en zone occupée, il répétait : “Je suis un ancien officier de l’armée française, j’ai fait la guerre de 1914-1918, donc il ne m’arrivera rien.” Il a été déporté en même temps que ma grand-mère Pauline, que ma tante Minna, et que mon cousin Jeannot, qui avait 8 ans.

Mes parents, eux, ont choisi de fuir Le Havre et la zone occupée. Ils ont rejoint la zone libre avec ma sœur, je n’étais pas encore né, et ont ouvert à Limoges un restaurant “économique” et casher, considéré comme d’utilité publique par Vichy. En cachette, il s’y fabriquait en réalité de faux papiers pour ceux qui voulaient traverser la ligne de démarcation. A Limoges, ma sœur aînée a participé, à 9 ou 10 ans, je ne sais plus, au concours national de rédaction française. Elle a gagné. Léa Sandler est arrivée première, mais il n’était pas question de lui remettre le prix : on ne pouvait pas consacrer une petite juive allemande ! Elle a donc été déclassée. Le voilà, le fameux patriotisme de Pétain… C’est la seconde chose que je voulais dire à Eric Zemmour.

Plus tard, ma sœur Léa est devenue journaliste pour le quotidien Paris-presse et le magazine Le Nouveau Candide. C’est elle qui m’a poussé après l’attentat (je ne prononce jamais le nom de son auteur) : “Il faut que tu communiques, il faut que tu acceptes les interviews”, et je le fais en effet car c’est l’occasion de parler de mon enfant et de mes petits-enfants. Ma sœur a tout vécu, tout traversé, mais elle était restée profondément marquée par ce déclassement. Jusqu’à son dernier jour, cette histoire la bouleversait. Jusqu’à sa mort en Israël, elle me disait : “Quand est-ce qu’on nous laissera tranquilles ?”

Voilà les deux ou trois choses que je voulais dire à Eric Zemmour »

(...)

Cité par Ariane Chemin

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Kat Edmonson...

21 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Ernest Hemingway...

21 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

A la question
-          que buvions-nous autrefois?
-          N’importe quoi, dit le colonel. Mais aujourd’hui je cherche la perfection. Entendons-nous, pas l’absolu, mais ma perfection dans la limite de mes moyens. 
- Tu devrais écrire, dit la jeune fille. Je t’assure. Pour qu’on sache tout cela
-    Non, protesta le colonel. Je n’ai pas le talent pour ça et je sais trop de choses. Le premier menteur venu écrit de façon plus convaincante que celui qui y était. 
- et tu ne veux même pas écrire tout ça? Même pour me faire plaisir?
- Non dit le colonel. Il y a des gars sensibles et cinglés qui ont conservé fraiches toutes les premières impressions de leur seul jour de combat, ou de leurs trois ou quatre jours même, et qui écrivent des livres. Ce sont de bons livres, mais susceptibles d’être ennuyeux quand on y était soi-même. Et puis il y a ceux qui écrivent pour se dépêcher de profiter d’une guerre qu’ils n’ont jamais faite. Ceux qui rappliquent coudes au corps pour raconter les nouvelles. Les nouvelles sont rarement exactes. Mais ils ont fait vite. Des écrivains de métier que leurs occupations ont empêché de se battre, mais qui vous parlent de combats qu’ils ne peuvent pas comprendre, comme s’ils y avaient pris part. Je ne sais pas dans quelle catégorie de vice et de péché on peut ranger ce genre de choses. Il y a aussi ce capitaine de vaisseau, doux comme du nylon, un type même pas fichu de commander un bateau mouche, et qui écrit un livre sur les à-côtés du grand sport. Chacun écrit le sien, tôt ou tard. 
Ernest Hemingway - Au-delà du fleuve et sous les arbres
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Nouvelle vie pour le mot « radicalité »

21 Septembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Politique

Radicalité : définition de « radicalité » | La langue française

On le trouve par exemple à la une du journal L’Opinion, au sujet de la primaire écologiste, où se situe la radicalité, ce mot étant utilisé, malaxé, échangé par Yannick Jadot et Sandrine Rousseau.

C'est donc une nouvelle vie pour ce terme, qui, il y a peu, désignait les radicalisés ─ « radicalisé » signifiant que l’on était un sociopathe, un danger pour la société. Et aujourd’hui, les radicalisés sont à l’intérieur de la scène politique, et c’est à qui sera le plus radicalisé : Rousseau et Jadot se réclamaient chacun de la radicalité dans leurs interviews hier sur France Inter, parce que si l’on n’est pas radical, on ne peut pas, expliquaient-ils en substance, combattre le réchauffement climatique. Sandrine Rousseau assumait la radicalité de ses positions à hauteur des enjeux actuels, tandis que Yannick Jadot rappelait qu’il n’avait cessé d’être radical avec les OGM, la pèche électrique et d’autres thèmes essentiels. 

Une manière de réactiver les raisonnements de Jean-François Revel, polémiste du siècle dernier, qui était passé de gauche à droite et serait bien étonné de se voir enrôlé pour éclairer la primaire écologiste. Revel expliquait qu’une critique constructive se devait d’être radicale, puisqu’elle évitait de reproduire les erreurs dénoncées. 

La radicalité est donc devenue enviable chez les écologistes et il y a fort à parier qu’elle le soit aussi à droite, je veux dire à droite de la droite, entre Marine Le Pen et Eric Zemmour, si d’aventure ce dernier se révélait être candidat à la présidentielle. Mais avant que cela ne devienne officiel, il a déjà commencé à expliquer que Marine Le Pen était pusillanime, et s’était normalisée – la normalisation étant l’envers péjoratif de la radicalité ─ ce qui représente une vraie révolution au sens planétaire du terme, puisque je crois me souvenir qu’un homme fut élu avec la promesse qu’il serait un président normal. Reste à entendre les candidats, mais j’ai déjà lu qu’Emmanuel Macron incarnait l’extrême centre, autant dire un centre radicalisé.

Tout ceci marque une nouvelle tendance du politique : la valorisation du tranchant au détriment du compromis. On ne sait pas sur quoi cela débouchera, mais c’est en tout cas radicalement nouveau. 

Guillaume Erner

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