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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education...

27 Septembre 2021 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education...

Au sommaire cette semaine : du bien-être mal perçu, des failles dans le système, le gymkhana de l’enseignement supérieur, l’école interdite pour les filles afghanes et des élèves du Nigéria, et une invitation à la créativité collective.

Entre déclaration du ministre et protestation des personnels de l’éducation : « je t’aime, moi non plus »

Les personnels de l’éducation battaient le pavé ce jeudi. « L’intersyndicale FSU – FO – SUD – CGT Educ’Action demande « un plan d’urgence dans l’éducation » et dénonce « une rentrée de nouveau marquée par une absence d’anticipation ». Selon les syndicats, l’école est mise « à rude épreuve », en raison de la crise sanitaire. » explique Sud-Ouest. Le décevant Grenelle de l’éducation n’a pas adouci la colère des enseignants qui attendent désespérément le dégel du point d’indice des fonctionnaires. Le système éducatif se dégrade, les inégalités face à la réussite scolaire sont criantes, aggravées encore par les périodes successives d’école confinée. La longue liste de revendications n’a pourtant pas attiré les foules, avec « des taux de grévistes de 3,96 % dans le primaire et 6,19 % dans le secondaire, selon le ministère, mais de respectivement 15 % et 32 % d’après les syndicats. » peut-on lire dans Le Monde. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, temporise dans le même quotidien : « Toutes ces actions de rentrée traduisent la colère, l’amertume et l’agacement après cinq années très difficiles pour les personnels, confrontés à une avalanche de mesures qui ont dénaturé leur métier et affaibli le service public d’éducation. »

France 3 Provence Alpes Côte d’Azur est allée voir les manifestants marseillais dont la colère s’est corsée depuis les annonces du Président de la République sur le futur recrutement des enseignants par les directeurs d’école. « Ce qu’on veut vraiment faire comprendre au président de la République, c’est qu’une école ne se gère pas comme une entreprise du CAC 40 », résume Virginie Akliouat, secrétaire générale du SNUIPP des Bouches-du-Rhône.  « Le président de la République a donné le cap à Marseille le 2 septembre en annonçant une véritable libéralisation de l’école publique avec des directeurs choisissant les professeurs et disposant des rythmes scolaires et même des enseignements. La loi Rilhac est un premier pas. Elle fait des directeurs d’école de vrais supérieurs hiérarchiques mais ne disposant ni de la formation ni du statut protecteur vis à vis de leur supérieur immédiat (l’IEN). » explique François Jarraud dans le Café Pédagogique. A noter que la contestée loi Rilhac est adoptée au Palais Bourbon, deux ans quasiment jour pour jour après le suicide de Christine Renon dont le souvenir est fortement présent dans les esprits des enseignants et dans les cortèges.

Ministre incompris ?  Jean-Michel Blanquer affirme  au micro d’Elisabeth Martichoux sur LCI « Le bien-être des professeurs c’est mon but ». Dis tonton prof, pourquoi tu tousses ? Les bonnes intentions énoncées par le ministre semblent se traduire par des actes ressortant de l’amour vache, en particulier pour le secondaire.  « On supprime des postes alors que la démographie augmente dans les collèges et les lycées. Mais on ne peut pas bien faire son travail quand on a deux ou trois classes en plus, poursuit le secrétaire général du FSU. Et aujourd’hui, la classe à 37 élèves est devenue quasi la norme, notamment en première et terminale.», peut-on lire sur le site de Libération.

Illustration de Fabien Crégut

Ellen Salvi a lu l’ouvrage du ministre et en souligne l’autosatisfaction dominante sur le site de Mediapart.  « Exercice d’autosatisfaction oblige, le ministre de l’éducation nationale n’avait plus assez d’encre pour rappeler les manquements de son administration, les bugs des outils numériquesla solitude des enseignants, leur accès tardif à la vaccination, ou encore le creusement des inégalités scolaires. Trop occupé à se désoler des critiques qui « prennent le chemin de la facilité » et à esquisser sa vision d’une école du futur, guidée par un impératif de compétitivité, il en oublie d’écouter les opinions qui traversent le monde éducatif. »

Remettre le métier à l’ouvrage … politique

« Qui va gagner le million (de voix de profs) : guerre de com’ sur le salaire des enseignants »le titre choisi par Lucien Marboeuf pour son article de blogest particulièrement percutant et pertinent, le contenu de l’article aussi. « Bienvenue au pays de l’esbroufe. » écrit-il en décryptant les annonces des différents camps, entre « revalorisation historique de cacahouètes », promesse d’augmentation fracassante et répliques en tous genres, le tout en concomitance avec un rapport de l’OCDE qui affiche des chiffres accablants. « En France, le cout d’un prof des écoles est de 2092 $ par élève, contre 3680 $ en moyenne dans l’OCDE, 3881 $ en Espagne et 5097 $ en Allemagne. Un prof de collège français coute 2843 $ par élève, contre 3680 $ en moyenne dans l’OCDE, 5209 $ en Espagne et 6514 $ en Allemagne. » L’heure est à la pêche aux voix en vue de l’élection présidentielle. « Dites, les collègues, vous ne vous sentez pas instrumentalisés, au final ?… », conclut le professeur des écoles bloggeur.

Le sociologue François Dubet explore pour Alternatives Economiques les questions laissées en suspend par la promesse d’Anne Hildago de doubler les salaires des enseignants. « Il faudrait dire ce qui serait attendu « en échange » d’une élévation aussi radicale des salaires : engagement dans la vie des établissements et des activités tenues aujourd’hui pour périscolaires ? Allongement du temps scolaire pour les élèves et pour les maîtres ? Changement dans les modes d’affectation des enseignants dans les établissements ? Obligation de formation continue des maîtres ? Ou que sais-je encore ? ». Claude Lelièvre, dans son blog, rappelle d’autres revalorisations annoncées dans un passé proche. « L’annonce faite par Anne Hidalgo en est une, et de taille. Mais il y en a eu d’autres, qui méritent d’être rappelées même si on les a quelque peu oubliées, bien à tort. Car elles donnent à réfléchir dans notre situation complexe actuelle. » « La question des salaires des enseignants est centrale mais faut-il focaliser le débat sur seulement ceux-ci ? » s’interroge le sociologue Pierre Merle en soulignant lui aussi les interrogations qui se posent dans le sillage de la proposition de la maire de Paris.  Et parmi, les questions fondamentales, figure celle de l’attractivité du métier. « Dans les disciplines dites en tension, trop de postes aux concours du CAPES ne sont pas pourvus (7% en anglais, 12% en mathématiques, 14% en économie et gestion en 2020) (RERS, 2021). », des chiffres exposés par Pierre Merle pour illustrer la difficulté de recrutement. Violaine Morin, dans un article réservé aux abonnés , Le Monde, s’intéresse aux agrégés qui quittent le navire. « Quelques membres de ce « corps d’élite » des professeurs choisissent, temporairement ou définitivement, de renoncer à faire cours. Un phénomène que l’éducation nationale qualifie de « minoritaire ».

 Et pourtant : « Education : La richesse de l’école ce sont les profs, non pas les tuyaux ! ». L’affirmation est de Dominique Wolton lors de l’ouverture de la dernière édition de Ludovia. « Face à l’injonction de s’adapter toujours plus aux techniques de la communication numérique, Dominique Wolton reconnaît aux enseignants un pouvoir de résistance, au moins passive. C’est d’abord parce que la relation pédagogique prévaut sur la technique. Mais, c’est aussi parce que l’école, plutôt que de chercher vainement à rattraper un hypothétique retard, doit transmettre le patrimoine de l’humanité. », relate Ludomag.  Oui, le métier d’enseignant est beau et mérité mieux qu’une surenchère électoraliste, il vaut bien un débat profond sur l’école.

Des brèches dans le système

Pendant ce temps-là l’école du en même temps s’infiltre dans les failles du système. Là, c’est l’association « Le choix de l’école » qui place dans les établissements scolaires de jeunes diplômés de grandes écoles pour des postes en CDD. « Sous couvert d’un discours généreux, Le Choix de l’école correspond bien à la vision d’Emmanuel Macron d’un système éducatif qu’il faudrait bousculer et « manager » à la façon d’un entrepreneur – vision qui a dicté aussi les annonces du président de la République sur la liberté de recrutement accordée à certains directeurs d’école de Marseille. », explique Fanny Marlier dans son article pour Mediapart. Un enseignant contractuel du  collège Vigo d’Epinay sur Seine a fait les frais de ce placement. « L’un de leurs collègues de mathématiques, contractuel depuis quatre ans dans l’établissement, a été remercié cet été, tandis qu’une débutante, diplômée d’une grande école ayant songé sur le tard à l’Éducation nationale, était recrutée pour enseigner les mathématiques », raconte le même article.

Ici, dans l’éducation prioritaire, c’est l’enseignement catholique qui prend place avec six établissements sous sa coupe, quitte à interpréter à sa façon le principe de laïcité, comme le raconte le Café Pédagogique. « La laïcité n’est pas l’absence de religions mais ce qui permet leur coexistence harmonieuse”, explique P Delorme. “Nous souhaitons vivre pleinement la laïcité mais en ayant quelque chose de différent à proposer”. Aussi l’enseignement catholique refuse les formations de l’éducation nationale “car on ne vit pas la laïcité de la même façon”. L’enseignement catholique développera ses propres formations. Elle sera proposée “à tous nos personnels éducatifs”.

Le premier ministre a quant à lui joué l’apaisement avec les réseaux d’écoles d’enseignement en langue régionale secoués par la décision au printemps du Conseil Constitutionnel de remettre en cause une grande partie de leur approche pédagogique. Opération de déminage de Jean Castex alors que, comme l’explique La Gazette des Communes, « Jean-Michel Blanquer et les réseaux associatifs s’opposent diamétralement sur la méthode pédagogique par immersion pratiquée depuis longtemps par les écoles privées et également, par un certain nombre d’enseignants d’écoles publiques bilingues, selon le chercheur Gwenole Larvol ».

 Les écoles Diwan ont essuyé les critiques de l’Inspection dans un rapport publié cet été « À la fin de l’été 2021, un rapport de l’Éducation nationale a fuité sur les réseaux sociaux. Son contenu en substance ? Les élèves de l’enseignement Diwan obtiennent de bons résultats, que ce soit en français ou en breton. Mais derrière ce constat positif, le rapport pointe du doigt l’illégalité de la méthode Diwan. Pour rappel, l’enseignement immersif consiste à faire l’école dans une langue. Soit le breton pour Diwan. Dans le rapport, les inspecteurs préconisent de baisser les heures d’enseignement en breton à la faveur du français : le nombre d’heures assurées en breton ne devrait à terme pas dépasser 12 heures ​par semaine, estiment-ils. », explique Ouest France qui signale au passage l’organisation d’une journée immersive par les écoles Diwan le 20 septembre . L’enjeu de l’enseignement d’une langue régionale, comme le breton, se situe également au niveau économique avec des emplois directement liés à la maîtrise de la langue. «  Brezhoneg = Postoù-Labour, langue bretonne = emplois ! » peut-on lire sur une pancarte dans une manifestation photographiée par Ouest-France.

Du côté de l’enseignement supérieur

« Un total de 239 bacheliers, contre 591 l’an dernier, sont encore sans affectation à l’issue de la procédure Parcoursupa indiqué ce mercredi 22 septembre le ministère de l’Enseignement supérieur. », relaie France BleuL’Etudiant modère le constat en indiquant : « Mais tous les candidats n’ont pas obtenu satisfaction : le 16 juillet 2021, deux mois avant la fin de la procédure complémentaire, au moins 31.512 candidats avaient quitté la plateforme sans avoir reçu de proposition de formation. »

Camille Peugny, professeur de sociologie, dresse un plaidoyer pour les premiers cycles universitaires dans un article (réservé aux abonnés) disponible sur le site d’Alternatives Economiques“Au cours des vingt dernières années, le nombre d’étudiantes et d’étudiants dans l’enseignement supérieur a augmenté de plus de 600 000 pour atteindre près de 2,8 millions en 2020. Parmi ces derniers, 60 % sont inscrits à l’université – cette proportion n’a diminué que de quatre points depuis 2000 –, tandis que les autres établissements continuent d’accueillir des fractions relativement modestes des nouvelles cohortes étudiantes.”

Une fois le premier cycle franchi, le parcours du combattant continue pour accéder en Master. Ainsi, à Montpellier, « entre l’université Paul-Valéry et les “sans master”, la tension monte », relate le Midi Libre. « Avoir sa licence ne garantit pas la poursuite de ses études en master. Lors de cette rentrée universitaire, un peu partout en France, des milliers d’étudiants se retrouvent dans cette impasse. À Montpellier, ils seraient plusieurs centaines. Depuis la réforme des masters en 2016, ce sont en effet les universités qui fixent leurs capacités d’accueil et leurs critères de sélection. Et il n’y a pas assez de place pour tous les étudiants qui y ont théoriquement le droit de poursuivre leurs études. »

« Vacataires de l’enseignement supérieur : des profs attendent d’être payés depuis un an », titre RTL sur son siteLa colère monte et le problème semble insoluble tant qu’une disposition réglementaire ne sera pas prise.  « Comment expliquer de tels retards dans le versement de leur salaire ? Deux raisons. Il y a d’abord une bizarrerie du statut qui prévoit des payes trimestrielles, parfois même après la fin du contrat. Et il y a surtout une lourdeur administrative terrible qui ajoute des mois de retard au retard. »

L’école ailleurs

« Les Afghanes disparaissent de l’espace public dans leur pays, derrière des burkas », RFI illustre ce sinistre contrat avec le témoignage de Farshi âgée de 26 ans. « Une de mes soeurs est en 3e, donc elle est à la maison puisqu’elle n’a plus le droit d’aller à l’école, raconte-t-elle, jointe par Carlotta Morteo, du service International de RFI. Nous sommes très tristes, parce qu’elle va rester sans instruction, alors qu’elle est très intelligente, elle est la deuxième de sa classe. Tout ce qu’elle peut faire, c’est étudier les livres à la maison. » Face à cette relégation des femmes, la solidarité s’organise.  « La colère gronde dans les rangs des étudiants Afghans. Sur les réseaux sociaux, des dizaines d’étudiants masculins témoignent de leur refus de retourner à l’école sans leurs camarades féminines. En effet, le vendredi 17 septembre dernier, le gouvernement taliban a publié un décret annonçant la réouverture des écoles secondaires pour “les élèves masculins et enseignants masculins”, laissant sur le carreau toutes les filles et femmes Afghanes. Les lycées et collèges pour filles demeurent donc fermés. » peut-on lire sur le site de la Dépêche

France 24 nous alerte : « Au Nigeria, un million d’enfants vont manquer l’école en raison de l’insécurité » . De nombreuses familles craignent d’envoyer leurs enfants en classe. En effet : « Selon l’Unicef, il y a eu cette année vint attaques contre des écoles au Nigeria, plus de 1 400 élèves ont été enlevés et 16 sont morts. Enlevés par des bandes criminelles dans les États du nord-ouest et du centre du pays, la plupart ont été libérés après négociation d’une rançon, après des semaines ou des mois de captivité, souvent dans des conditions épouvantables dans des camps ruraux. »

En Amérique du Nord, les mesures sanitaires suscitent les débats. Aux USA, « La situation sur les campus américains grouillant d’étudiants sans masques est telle que des membres du corps professoral, craignant pour leur santé, protestent, pétitionnent et même démissionnent. » , indique le Courrier International . Au Québec, les enseignants semblent être confrontés aux mêmes difficultés et incrédulités que leurs collègues français concernant l’arrivée des tests dans les écoles. « Les directions d’école ont déploré l’arrivée « chaotique » des tests, avec des directives reçues à la dernière minute, du matériel manquant et une pénurie de personnel pour faire les tests. Daniel Paré et les ministres Christian Dubé (Santé) et Jean-François Roberge (Éducation) ont assuré mardi qu’ils comptent faire tous les ajustements nécessaires à la mise en place des tests dans les écoles. », explique Le Devoir. « « Nous sommes fiers d’avoir pris toutes les mesures pour garder nos écoles ouvertes tout en protégeant la santé des élèves et du personnel. Nous gardons le cap, écoutons les gens sur le terrain et faisons les ajustements nécessaires. On le fait pour nos enfants. » a indiqué le ministre Roberge sur Twitter. Tiens, tiens, ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?

Et pour finir, une invitation à la créativité collective

La prochaine édition de la Grande Lessive®« installation artistique éphémère faite par tou·te·s autour de la Terre » aura lieu le 14 octobre avec comme thème « Tous des oiseaux ? ». A Saint-Gildas des Bois, c’est l’association Al’Fa Répit qui propose ce projet fédérateur aux autres structures locales et notamment des écoles. « Des fils seront tendus dans diverses places et rues et les réalisations de leurs auteurs accrochées avec des pinces à linge. Des dessins sur le thème de l’année : Tous des oiseaux ? ».  A La Chapelle Neuve, « l’école participera à la Grande Lessive, une installation artistique éphémère intergénérationnelle et internationale ». Ce sont deux exemples parmi tous les collectifs déjà inscrits. Alors, pourquoi pas à votre tour envisager de tendre un grand fil pour, l’espace d’une journée, contribuer en collectif à apporter couleurs et poésie. Pour s’inscrire : ttps://www.lagrandelessive.net/participer/

La revue de presse a été brassée cette semaine par Monique Royer avec une récolte d’actualités moissonnée par Bernard Desclaux

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Comment comprendre l'annonce de la suppression de l'Inspection générale ?

27 Septembre 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Fin d'un film : comment terminer votre récit

EXTRAITS

Comment comprendre l'annonce de la suppression de l'Inspection générale ? Historien de l'Ecole, Claude Lelièvre remet cette décision dans la longue histoire de l'Inspection et analyse ce qu'elle implique comme conception de l'Etat. Pour lui, cela renvoie au bonapartisme.

(...)

Que change l'annonce faite par C Pascal ?

C'est une mesure qui vient d'E Macron. Elle a été préparée par le regroupement des inspections générales effectuée par JM Blanquer. Les inspecteurs généraux tiraient leur légitimité d'une expertise reconnue par leurs pairs. Plus on réunit de personnes venues de corps différents moins cette légitimité joue. Et plus on dépend de celui qui nomme. Ainsi JM Blanquer avait regroupé plusieurs inspections générales (archives, sports, éducation nationale etc.) en une seule. Cela préparait la réforme annoncée. Mais celle-ci va plus loin.

Justement la mesure annoncée change quoi ?

L'inspection comme contre pouvoir va être très affaiblie. On n'aura plus un inspecteur nommé par un corps d'inspecteurs. Mais une personne nommée à titre personnel pour une mission temporaire. A partir de là on n'est plus qu'un expert à disposition du pouvoir. Il n'y a plus de corps organisé pour conseiller le ministre mais des expertises individuelles. On peut aussi se demander qui sera l'oeil du pouvoir central dans les rectorats et qui pourra remonter ses observations pour informer le ministre.

E Macron accomplit ce qui était un élément de son programme qu'il n'a pas mené à bien sous ce mandat. Il le remet en perspective pour le mandat suivant.

(...)

Propos de Claude Lelièvre recueillis par F Jarraud

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

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Olga Jegunova joue Mozart, Chopin, Beethoven...

26 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Sophie Boursat...

26 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

ActuaLitté

Ce n’est pas seulement que les clients raccrochent dès qu’ils ont joui, à votre nez et sans dire merci, mais c’est qu’en général, ils ont tout fait avant pour badigeonner votre ego d’un vocabulaire choisi incluant généralement les appellations pute ouchienne. Vous devrez également vous pâmer devant la description d’un immense appendice s’imposant tel un Dieu vivant capable de déclencher l’hystérie de toute femelle qui se respecte – femelle que vous êtes payée à incarner. Leurs revanches aux animatrices, c’est que les clients, à la réception de la facture, ils pourront toujours pleurer. Alors elles tiennent et elles font leurs minutes.

Je trouve que j’ai de la chance quand même. Je me sens mieux traitée qu’elles. C’est même un autre monde. Nous, les voyants, parfois, on a l’impression que nos paroles sont bues telle une eau de Messie.

À côté de nous, le forum ados s’épanche sur l’aventure du Loft et de la télé-réalité, et cela parle de toutes sortes de choses, de tout sauf de la facture que recevront bientôt leurs parents ! Il faut aussi savoir éviter les sujets qui fâchent. Une jeune médiatrice s’est fait virer sur-le-champ parce qu’elle avait parlé de joint en ligne. Ce n’était pas elle qui avait commencé mais apparemment elle s’y était mal prise. La directrice, Paula, elle ne rigole pas avec ça. Il paraît que l’Audiotel, c’est drôlement surveillé par la police des mœurs. Heureusement, elle y a des copains, Paula. C’est ce qu’elle m’a dit : « Moi, j’ai des relations dans la Police! »

Sophie Boursat – 34 centimes la minute.

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De la vulgarité à la médiocrité... Et inversement.

26 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

MEDIOCRATIE *** Hubert -Félix Thiéfaine - YouTube

 

De la vulgarité à la médiocrité... Et inversement.

 

"Quand la médiocrité règne, l'incompétence est une règle, la roublardise une culture " - Bihmane Belattaf

 

Depuis l'entrée en fonction du Président Macron, mais cela avait déjà commencé avant l’intronisation du « monarque républicain », ce dernier aidé par des médias paresseux portant la « chose » à un degré de perfection rarement atteint, la vulgarité et la médiocrité gouvernent le quotidien des français.

 

La vulgarité est en effet partout. Y compris au sommet de l'Etat et du gouvernement. Nous parlons ici, vous l'aurez compris, non pas de cette « vulgarité » qui désignait et désigne encore parfois le « vulgum pecus », accusé par les nobles et bourgeois de s'exprimer et d'agir sans respecter les codes par eux établis, mais de la vulgarité traduite par le mépris du peuple en particulier. Chacun se souvient encore de propos publics énoncés par Emmanuel Macron, par ses ministres, par des élus de sa majorité. Inutile de les rappeler ici puisque nous les gardons toutes et tous en mémoire.

 

Ce mépris assumé est l'une des pires vulgarités qui soient , provoquant chez celles et ceux qui la pratiquent une terrifiante « infirmité de l'âme ». Mais ils assument, droits dans leurs bottes, cette vision du peuple : les puissants, les nantis, les dirigeants d'une part et de l'autre part, les faibles, les pauvres, le troupeau bêlant des citoyens obéissants. Cette construction les arrange d'autant plus qu'elle appuie ses fondations sur une partie des médias, un contre-pouvoir de moins en moins « contre » dans bien des cas, qui n'a de cesse de donner au petit peuple sa part de vulgarité. A quoi bon, doivent se dire les Bolloré et autres magnats, offrir au citoyen lambda une once de qualité, d'excellence, d'exigence ? Ces gens-là n'ont pas besoin d'être instruits ; et moins ils le seront, plus ils seront faciles à diriger, moins ils désireront se révolter. Ou quand la vulgarité devient une véritable vision de la société et porte atteinte à la dignité humaine, donc à la liberté.

 

De la vulgarité à la médiocrité – et inversement – il n'y a qu'un pas.

 

Qu'est-ce que la médiocrité dans la France macronienne ? L'affaire est somme toute assez simple. Depuis le triomphe du « En même temps », chacun est sommé de rester à sa place. Tout débordement, tout excès, tout ce qui échappe à cet « En même temps » est soupçonné de déviance. Toutes et tous autant que nous sommes devons « rester dans le rang ». L'originalité n'est pas de mise. « Pas assez » ou « Trop » sont l'objet de soupçons. Il faut, c'est un dogme, rester « moyens ». rester médiocre et se glisser dans les vêtements de la « médiocratie ».

 

En médiocratie, les responsables comme les exécutants doivent faire preuve de leur compétences. Très bien, me direz-vous. Hélas ces compétences, souvent utiles et incontestables, validées par des diplômes d' écoles dites « grandes », sont mises au service de directives absurdes, contradictoires ou bien, priées de véhiculer l'idée qu'une annonce est plus importante qu'une réalisation. Le Président Macron – et toutes les déclinaisons macronistes – est passé maître dans l'art de projeter le citoyen dans un futur sans bornes. A tel point que l'annonce devient objet de commentaires tellement nombreux, à longueur de plateaux squattés par des chroniqueurs plus militants que journalistes, qu'elle devient « réalité virtuelle ». On n'en commente d'ailleurs jamais les résultats puisque très souvent l'annonce n'est pas suivie de faits.

 

En médiocratie macronienne, le rêve fou de celles et ceux qui la dirigent est de « fabriquer » un individu appliquant à la lettre une fiche de directives pré-écrites. Il devient alors le serviteur docile d'une idéologie pensant pour lui. Quel confort ! L'individu ne pense plus. Il tire un trait sur son autonomie. Il rentre dans le rang du troupeau que nous évoquions tout à l'heure. Quel confort en effet ! Pour le pouvoir qui, utilisant une « novlangue » incompréhensible mais ayant le « mérite » de la nouveauté, inonde les esprits pour anéantir la critique, pourtant forme avancée des esprits éclairés.

 

Enfin en médiocratie, la médiocrité se dissimule dans le flou. La clarté serait-elle à ce point dangereuse qu'un chef d'état la dissimule, la noie dans un brouillard épais ? Il faut le croire tant cet outil de gouvernance est utilisé souvent.

 

Vulgarité et médiocrité... Deux moyens souvent utilisés par les pouvoirs politiques successifs mais portés à un degré d'efficacité et de « perfection » jamais atteint à ce jour.

 

Quelle tristesse !

 

Christophe Chartreux

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Kassav...

25 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Richard Ford...

25 Septembre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Les avocats associés faisaient des gorges chaudes d’un film qu’ils avaient vu, 45 ans. Ils disaient que la séance leur avait paru durer quarante-cinq ans elle-même, quelque chose comme ça… La femme que McGuiness pensait reconnaître participait à cet échange à l’autre bout de la table – penchée en avant, l’air d’avoir déjà entendu tous ces propos. « Miss Nail, miss Nail ! Qu’est-ce que vous en pensez ? Dites-nous. » Tout le monde riait. Il ne savait pas de quoi il retournait.

La femme n’était pas grande mais elle était élancée, dans une robe en lin camel, une robe couture qui faisait ressortir son bronzage et découvrait ses formes bien dessinées. Son regard était passé sur lui deux fois, plus peut-être. Un regard rapide qui se voulait fortuit, mais pouvait aussi être perçu comme un signe de reconnaissance. Elle lui avait souri, avant de détourner les yeux, un sourire qui pouvait signifier qu’elle le connaissait, ou l’avait connu. Étrange qu’elle ne lui rappelle rien, songeait-il. La mémoire allait lui revenir.

Ils se trouvaient au Monteleone, vénérable forteresse sous les ombrages de l’après-midi, avec son bar au décor de manège. Il n’y avait pas foule. Sous les hautes fenêtres, dans Royal Street, un défilé avançait impérieusement. Boum-pa-paboum-pa-pa. Puis les trompettes, pas parfaitement accordées. La Saint-Patrick tombait mardi. On n’était encore que vendredi.

À son bout de la table, les jeunes collaborateurs parlaient de « contrats de vente avec clause de réserve de propriété ». Les gens s’enrichissaient de nouveau, disaient-ils. L’un d’entre eux affirmait : « Il faut aider les banques, les premiers poissons à gagner la côte. Gut und schlecht. L’homme veut le néant plutôt que ne rien vouloir… » Ils étaient tous du vieux cabinet d’avocats Hibernian, sur Polyas Street : Coyne, Coyle, Kelly, McGuiness et al. Le vendredi, après le travail, ils observaient cette réunion informelle avec les jeunes. Une occasion qu’ils trouvent leur place, etc. McGuiness était venu pour faire œuvre de convivialité.

La femme était arrivée accompagnée. Par un certain Mr Drown, client de l’un d’entre eux, et reparti depuis. Elle buvait sec. Sitôt à La Nouvelle-Orléans, les gens commandaient un sazerac pour son parfum transgressif d’anis. Elle en avait bu trois, si ce n’était plus.

Ses yeux repassèrent sur lui. Nouveau sourire. Elle leva le menton comme pour le défier. Le père Fagan, le vieux prêtre, était à sa gauche, avec son col d’ecclésiastique. Il avait fait un enfant, et peut-être même deux. Avait des goûts éclectiques. Son frère était juge au tribunal de police. « Pourquoi est-ce que coucher avec moi serait plus excitant que coucher avec votre mari ? » entendit-il la femme demander. Les hommes rirent – trop fort. Le prêtre leva les yeux au ciel et secoua la tête. « Que disait Thomas Merton, déjà ? » lança le vieux Coyne. Le prêtre prit son front dans ses mains. « Qu’est-ce qu’ils racontent ? » s’enquit une voix proche de lui, celle de l’une des jeunes femmes. La réponse vint : « Rien de neuf. Coyne se prend pour un prêtre, mais c’est un fils de pute. »

 

Richard Ford - Rien à déclarer

 

Livre: Rien à déclarer, Richard Ford, Éditions de L'Olivier, Littérature  étrangère, 9782823617283 - Leslibraires.fr

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Ecole en crise : « Le mal-être des enseignants déteint sur les jeunes »

25 Septembre 2021 , Rédigé par Elle Publié dans #Education

Ecole en crise : « Le mal-être des enseignants déteint sur les jeunes »

Décrochage, échec scolaire, fracture numérique, manque de moyens… Les difficultés et inégalités, aggravées par la crise sanitaire, touchent élèves comme enseignants. Patrick Rayou, professeur émérite en sciences de l’éducation, décrypte les secousses que traverse l’école républicaine.

Mercredi 22 septembre a eu lieu la 14ème Journée du refus de l’échec scolaire, une journée nationale de mobilisation et de « lutte contre les inégalités éducatives ». L’enjeu ? Éviter que la crise sanitaire se métamorphose en une crise éducative incurable. On estime que chaque année un peu plus de 80 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme ou juste avec le brevet en poche. L’inquiétude actuelle est que ces élèves en « décrochage scolaire » se multiplient à cause du Covid-19. Pendant cette année et demie de pandémie, les difficultés et inégalités se sont en effet accrues, tant pour les élèves que pour les enseignants. Patrick Rayou, professeur émérite en sciences de l’éducation à l'Université Paris VIII, et auteur de « Faire ses devoirs : Enjeux cognitifs et sociaux d'une pratique ordinaire » (éditions des Presses Universitaires de Rennes) revient sur le malaise que vit l’école.

ELLE. Les confinements successifs et « l’école à la maison » ont-ils aggravé les inégalités et généralisé le décrochage scolaire ? 

Patrick Rayou. Savoir précisément combien d'élèves ont décroché depuis début 2020 est très difficile à dire, mais il est sûr que l’école à distance n’a pas amélioré le niveau des élèves. Le Covid a perturbé les cours et les manières d’enseigner. On pourra mesurer dans les années à venir l’impact de la crise sanitaire sur l'échec scolaire. Ce qu’on voit c’est que les familles sont très inégalement dotées en matériel et culturellement, elles n’ont donc pas toutes les moyens d’éviter que leurs enfants décrochent du système scolaire. 

Lors des entretiens que j'ai menés avec mon équipe pour déterminer les manières de faire l’école à la maison au début de la pandémie*, on a rencontré des familles très peu dotées en matériel numérique. Chez certaines il n'y avait qu'un seul téléphone pour toute la famille, pas d’imprimante ou alors des forfaits internet rapidement épuisés. Alors quand on entend le ministre Jean-Michel Blanquer dire qu’avec l’allocation de rentrée les parents achètent des écrans plats… c’est le mythe du pauvre et de l’assistanat. C’est justement à travers l'école que les familles les moins aisées espèrent l'ascenseur social pour leurs enfants. Les inégalités de dotation culturelle et financière, devenues beaucoup plus criantes avec la crise, contribuent en effet au décrochage scolaire. 

ELLE. Les enseignants ont le sentiment d’être une profession déclassée (80% d’entre eux soulignent la difficulté de leur métier, selon un sondage OpinionWay en 2019) et mal payée (30% de moins que la moyenne de l’OCDE). L'enseignement attire moins, en quinze ans on note une baisse de 30% des inscrits au concours du secondaire, doit-on craindre une perte de vocation ? 

Patrick Rayou. La désaffection pour le métier d’enseignant est évidente et assez ancienne. L’idée de « vocation » qui existait jusqu’à la fin du 20e siècle est en train de s'amenuiser, on voit beaucoup de profs quitter l’enseignement et se reconvertir dans un tout autre domaine. Le métier attire de moins en moins de jeunes et bons étudiants et candidats, surtout dans des disciplines comme les matières scientifiques et techniques du second degré. Pourquoi ? Parce qu'on redoute les bas salaires et des conditions d’enseignement peu agréables. 

Moi-même étant formateur dans l'académie de Créteil, je ne suis parfois pas fier des nouveaux enseignants qui sortent de formation, certains ont des notes inférieures à la moyenne dans des disciplines jugées fondamentales au CAPES (le certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré, NDLR). C’est le cas dans les rectorats de Créteil, Versailles, Lille ou encore Amiens. Dans ces académies dites difficiles, c’est aussi là où l’on recrute le plus de contractuels parce qu'on n’arrive pas à embaucher assez de professeurs à temps plein. Mais lorsque les élèves changent trois fois de profs dans l’année, ils doivent s’adapter à chaque fois à des nouvelles méthodes d’enseignement et des nouvelles attentes. Le mal-être des enseignants déteint alors sur les jeunes, qui ne sont plus autant motivés pour participer en classe ou simplement pour apprendre. C’est un cercle vicieux… 

ELLE. Si les élèves décrochent et les profs se reconvertissent, peut-on dire que l’école est, elle aussi, en échec scolaire ?

Patrick Rayou. Croire que l’école est uniforme et efficiente sur tout le territoire, c’est le mythe républicain. Depuis le XIXe siècle on a découvert la géographie de l'école et on a vu que les établissements n'étaient pas les mêmes, que les dotations financières et matérielles n'étaient pas du tout les mêmes, etc. Aujourd’hui avec le Covid-19, on a vu les difficultés des familles à intervenir pour les devoirs et les leçons apprises à distance. On a compris que faire l’école à la maison n’était pas du tout évident et que le rôle du professeur est primordial : on ne peut pas exporter les techniques d’enseignement et d’apprentissage hors de l’école. 

Et paradoxalement avec la crise sanitaire, dans les collèges et les lycées les professeurs ont recréé du lien en proposant des classes ouvertes aux parents. Grâce à la communication par téléphone portable avec les familles, une communication moins officielle que lors des traditionnelles réunions parents-profs, les enseignants ont mis en place des filets de sécurité pour éviter un décrochage massif des jeunes. Ils s’assuraient auprès de ses parents que l’élève a bien compris les devoirs et qu’il les fait. C’est un éloignement forcé qui a permis un rapprochement. Les enseignants ont vraiment pris le relais pour soutenir des familles désemparées et démunies par un enseignement délocalisé à la maison.

Emma Ruffenach

*« La forme scolaire en confinement. Enseignants et parents à l'épreuve de l’enseignement à distance », Ria Luc, Patrick Rayou, novembre 2020.

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Julia Kerninon : « J’écris des livres comme des canettes qu’on décapsulerait »

25 Septembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Littérature, #Education

L’émission « Le Monde Campus le mag’ » fait étape à Nantes. Rencontre en première partie avec l’auteure du cru Julia Kerninon. La marraine de cette émission nous raconte son parcours.

« A l’école, je m’ennuyais car je n’aimais pas rester assise. » Elève modèle et studieuse, Julia Kerninon a passé son enfance à Nantes. Dans cette quatrième émission « Le Monde Campus le mag’ », spéciale Nantes, en partenariat avec Télénantes, elle revient sur ses années d’école. Sans trop savoir ce qu’elle allait devenir, elle se rêvait écrivaine. Ou, en « plan B, professeure », se souvient cette fille d’instituteurs. Ces dernières années, le rêve est devenu réalité et Julia Kerninon a écrit de nombreux livres, comme Liv Maria (L’Iconoclaste) ou Ma dévotion (Ed. du Rouergue)En plateau avec Frédéric Marchand, délégué régional de l’Onisep, elle revient sur son parcours.

Retrouvez dans la deuxième partie de l’émission un dossier spécial sur la créativité avec Pierre-Jean Galdin, le directeur de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Nantes, et Lucille Guéguen, une étudiante de la Halle 6, située à Nantes aussi. En troisième partie, deux entrepreneurs nous parlent de leurs engagements : Coline Mazeyrat, cofondatrice d’une marque de protections périodiques bio, Jho, et David Gouaillier, créateur d’Orthopus, qui fabrique des prothèses pour les personnes amputées et des accessoires pour fauteuil roulant.

Par Joséfa Lopez et Emmanuel Davidenkoff

Retrouvez l’intégralité de l’émission ici.

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