Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Edgar Morin...

8 Juillet 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Il y a une telle complexité dans l'univers, il est apparu une telle série de contradictions que certains scientifiques croient dépasser cette contradiction, dans ce qu'on peut appeler une nouvelle métaphysique. Ces nouveaux métaphysiciens cherchent dans les mystiques, notamment extrême-orientales, et notamment bouddhistes, l'expérience du vide qui est tout et du tout qui n'est rien. Ils perçoivent là une sorte d'unité fondamentale, où tout est relié, tout est harmonie, en quelque sorte, et ils ont une vision réconciliée, je dirais euphorique, du monde.

Ce faisant, ils échappent à mon avis à la complexité. Pourquoi ? Parce que la complexité est là où l'on ne peut surmonter une contradiction voire une tragédie. Sous certains aspects, la physique actuelle découvre que quelque chose échappe au temps et à l'espace, mais cela n'annule pas le fait qu'en même temps nous sommes incontestablement dans le temps et dans l'espace.

On ne peut réconcilier ces deux idées. Devons-nous les accepter telles quelles ? L'acceptation de la complexité, c'est l'acceptation d'une contradiction, et l'idée que l'on ne peut pas escamoter les contradictions dans une vision euphorique du monde.

Bien entendu, notre monde comporte de l'harmonie, mais cette harmonie est liée à de la dysharmonie. C'est exactement ce que disait Héraclite : il y a de l'harmonie dans la dysharmonie, et vice versa.

Edgar Morin - Introduction à la pensée complexe

Lire la suite

Edgar Morin, ses conseils aux jeunes : "Il faut risquer sa vie" (Vidéo)

8 Juillet 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Jeunesse, #Philosophie

Lire la suite

Suicide d’une principale de collège : «Une pression de travail à la limite du supportable»

8 Juillet 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Suicide d’une principale de collège : «Une pression de travail à la limite du supportable»

La cheffe d’établissement d’un collège de l’académie d’Orléans-Tours a mis fin à ses jours il y a une semaine. Le rectorat reconnaît qu’il s’agit d’un accident lié au travail et vient d’ouvrir une enquête administrative.

La stupeur, l’incompréhension et la colère. Dans l’académie d’Orléans-Tours, les chefs d’établissement sont sonnés depuis la mort d’un des leurs, à la veille des vacances scolaires. La principale d’un collège de l’académie (sa famille souhaite préserver son anonymat) s’est suicidée il y a une semaine, après un conflit au sein de son collège. «Ce qui peut relever de la gestion quotidienne d’un établissement peut être très pénible à supporter après une année très dure, pendant laquelle les personnels de direction ont eu une énorme charge de travail, avec des protocoles sanitaires à répétition et des injonctions ministérielles», insiste Julien (1), son adjoint au collège, qui la décrit comme étant «extrêmement professionnelle, avec de grandes valeurs d’humanisme». Alexandre (1), chef d’établissement dans un lycée de la même académie, évoque avec émotion une collègue «extrêmement brillante et reconnue par ses pairs, engagée dans la réussite des jeunes»

Selon les témoignages de plusieurs chefs d’établissement recueillis par Libération, tout est parti d’un conseil de discipline, au mois de mars. Cette procédure est engagée lorsqu’un élève commet un acte grave (violence physique ou verbale). Ce conseil est composé de quatorze membres au collège : neuf de l’établissement (dont le chef d’établissement), trois représentants des parents d’élèves élus et deux représentants des élèves élus. A l’issue de ce conseil de discipline, l’élève convoqué n’a pas été exclu définitivement de l’établissement, ce qu’aurait souhaité la Fédération des parents d’élèves, selon Philippe Sauzedde, secrétaire académique du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale), principal syndicat des chefs d’établissement : «La Fédération estimait que cet élève était dangereux et qu’il fallait l’exclure définitivement. Selon elle, la cheffe d’établissement était responsable de cette décision alors que sa voix ne compte pas davantage que celle des autres au sein du conseil de discipline où le vote se fait à bulletin secret.» La Fédération des parents d’élèves aurait alors envoyé un courrier au rectorat et au procureur de la République. «Je me garderai bien de commenter quoi que ce soit et de tirer des ficelles pour pointer des responsables, défend Martine Rico, coordinatrice régionale de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) en Centre-Val-de-Loire. Tout est compliqué dans la vie d’un établissement, on ne peut pas prendre un élément pour le mettre en exergue et en tirer des conclusions.»

«Imputabilité de cet accident au service»

Des professeurs auraient ensuite manifesté, à leur tour, leur opposition. «Un enseignant s’est senti en porte à faux avec les parents et a contacté la section syndicale locale du personnel enseignant qui a mobilisé les professeurs du collège», poursuit Philippe Sauzedde. Selon le SNPDEN, dix-sept enseignants ont alors signé un courrier, sous la forme d’une pétition, adressé à la principale et mettant dos à dos l’ingérence des parents au collège et le manque de soutien à leur égard de leur cheffe d’établissement. «Face aux agissements de certains, non respectueux des procédures administratives, face aux accusations graves et diffamatoires portées par d’autres à son encontre», cette principale a répondu «par le dialogue et l’apaisement», écrit le SNPDEN dans un communiqué. La cheffe d’établissement aurait ensuite proposé un temps de réunion aux enseignants. Une démarche «qui ne sera ni vue, ni entendue, ni reconnue, ni acceptée et ce, notamment, par une partie des enseignants», poursuit le SNPDEN.

Dans un courrier envoyé aux chefs d’établissement de la région le 2 juillet, et consulté par Libération, la rectrice de l’académie Katia Béguin reconnaît que l’acte de désespoir de la principale est bien lié au travail : «Les éléments portés à ma connaissance m’ont conduite à reconnaître l’imputabilité de cet accident au service.» Une cellule d’écoute psychologique a été mise en place dans le collège et restera active tout l’été. Trois réunions du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail académique (CHSCTA) se sont tenues dans l’établissement ce mardi. Ce dispositif avait été jugé «insuffisant» par le SNPDEN, qui réclamait une enquête administrative afin que les personnels du collège et les représentants syndicaux soient convoqués, ce que ne permet pas un CHSCTA. La rectrice a finalement accédé à cette demande. «C’est indispensable pour que la lumière soit faite sur ce qu’il s’est passé, assure Philippe Sauzedde. On doit comprendre comment on en est arrivé là pour identifier le rôle et la responsabilité de chacun.»

«Petits soldats de l’éducation»

«Certains représentants du personnel enseignant dépassent les bornes, font ce qu’ils veulent en toute impunité, fulmine le proviseur de lycée Alexandre. Ils veulent se taper du chef d’établissement et tous les coups sont permis.» C’est aussi ce que ressent David (1), un autre proviseur de l’académie : «Il y a chez nous des structures syndicales très agressives. Tout est bon pour lancer une chasse aux sorcières. Il y a déjà eu des précédents, avec le même opus operandi. Et derrière, le rectorat ne nous soutient pas», affirme-t-il. Contacté, le rectorat ne souhaite pas répondre à des accusations «sur des faits qui pourraient être liés, ou non, à l’affaire alors que l’enquête démarre».

Après cette deuxième année sous pandémie, Alexandre l’admet : «On est des petits soldats de l’éducation, donc on fait bien les choses mais ça a un impact fort dans notre quotidien avec les mécontentements des enseignants, des élèves, des parents. On est entre le marteau et l’enclume et on est épuisés, à bout.» Les premiers résultats d’une étude publiée en juin dernier montrent qu’il n’est pas le seul chef d’établissement à souffrir après cette année marquée par la crise sanitaire.

Plus de 4 400 d’entre eux ont répondu à cette enquête commandée par le SNPDEN-Unsa à l’ancien inspecteur de l’Education nationale Georges Fotinos et au médecin psychiatre José Mario Horenstein. Résultats : la moitié des personnels de direction indiquent une «nette dégradation du travail en équipe et des relations avec les parents» depuis le début de la pandémie. Quelque 80 % éprouvent un sentiment «d’abattement ou de désespoir». Et 12,5 % disent même avoir eu «des pensées suicidaires ou d’automutilation». «Les personnels de direction sont plus que jamais dans une situation de pression de travail à la limite du supportable, dénonce Julien (1), l’adjoint de la principale du collège. Et, quand on craque, cela peut aller au-delà du burn-out, jusqu’au suicide. C’est une réalité sur laquelle il ne faut pas fermer les yeux.»

Cécile Bourgneuf

(1) Les prénoms ont été modifiés.

Lire la suite

Vers un vrai statut pour les directeurs d’école ?

8 Juillet 2021 , Rédigé par Ouest France Publié dans #Education

Vers un vrai statut pour les directeurs d’école ?

Le ministère de l’Éducation nationale annonce son intention de conférer un statut « d’emploi fonctionnel » aux directeurs d’école, qui deviendraient les supérieurs hiérarchiques de leurs collègues.

Jean-Michel Blanquer poursuit à marche forcée ses réformes. Après l’éducation prioritaire, dont une partie du financement devrait être réaffectée aux établissements situés en secteur rural, et le renforcement du contrôle continu au bac, le ministre remet sur la table le dossier des directeurs d’école.

La question est sensible. Le 21 septembre 2019, Christine Renon, directrice d’une maternelle à Pantin (Seine-Saint-Denis), se donnait la mort dans son école. Dans une lettre, elle évoquait la solitude ​de sa fonction et le stress ​provoqué par l’accumulation de tâches administratives chronophages.

Depuis, deux visions s’affrontent. Les syndicats réclament une amélioration des décharges et des revalorisations indemnitaires. Ils ont été partiellement entendus : l’octroi d’une prime de 450 € pour les directeurs a été confirmé à l’issue du Grenelle de l’Éducation. Jean-Michel Blanquer propose, lui, de conférer un véritable statut aux directeurs. La députée Cécile Rilhac (LREM, Val-d’Oise) a déposé une proposition de loi en ce sens, mais elle a été désavouée par ses collègues de la majorité.

Le ministère rouvre, ce jeudi 8 juillet, le débat en annonçant son intention de conférer, dès la rentrée, un statut « d’emploi fonctionnel » ​aux directeurs d’école, indépendamment de la proposition de loi Rilhac. Ne seraient concernées que les écoles maternelles d’au moins treize classes et les écoles élémentaires d’au moins quatorze classes.

Supérieur hiérarchique

Officiellement, il ne s’agit pas de créer un nouveau corps. Les directeurs et directrices d’école demeureraient professeurs des écoles. Titulaires d’une délégation d’autorité de l’inspecteur de l’Éducation nationale (IEN) de leur circonscription, ils seraient bien le supérieur hiérarchique de leurs collègues, mais, assure le ministère, ils n’auraient pas d’autorité personnelle sur eux.

Pour le SNUipp, premier syndicat du primaire, avec cette annonce, qui doit être officiellement confirmée d’ici à la mi-juillet, une ligne rouge​est néanmoins franchie. Jusqu’à présent, c’est le conseil des maîtres​ qui décide collectivement des règles de fonctionnement d’une école. «   Placer les directrices et directeurs « au-dessus » en leur conférant une autorité décisionnelle et fonctionnelle, commencement d’un statut hiérarchique, c’est les placer en dehors du collectif de travail », dénonce le syndicat.

Arnaud Bélier

https://www.ouest-france.fr/education/ecole/vers-un-vrai-statut-pour-les-directeurs-d-ecole-91a70f3c-defa-11eb-abab-7015931baacf

"... ils seraient bien le supérieur hiérarchique de leurs collègues, mais, assure le ministère, ils n’auraient pas d’autorité personnelle sur eux."

????

CC

Lire la suite

Réforme du bac : les profs craignent une recrudescence de tricheries avec le contrôle continu

8 Juillet 2021 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Baccalaureat

 Réforme du bac : les profs craignent une recrudescence de tricheries avec le contrôle continu

Le Conseil supérieur de l'éducation examine jeudi 8 juillet les propositions sur la réforme du bac. Mais le ministre a déjà annoncé les contours de cette nouvelle formule, qui s'appuiera sur 40% de contrôle continu, et 60% d'épreuves terminales. Les profs craignent une pratique généralisée de la tricherie.

Alors que la réforme du baccalauréat doit entrer en vigueur en septembre, le Conseil supérieur de l'éducation examine jeudi 7 juillet les textes réglementaires et les ajustements proposés par Jean-Michel Blanquer. Mais la vocation de cette instance, à laquelle participent les syndicats d'enseignants, est purement consultative. Les grandes lignes de la réforme ont d'ores-et-déjà été présentées par le Ministre de l'Education.

Débusquer les tricheurs

Dans cette nouvelle version du baccalauréat, l'acquisition du diplôme reposera sur 60% d'épreuves terminales, et 40% de contrôle continu, basé sur les bulletins scolaires de Première et Terminale. Certains professeurs y voient le risque décuplé de tricheries, comme en témoigne cette enseignante parisienne. "On a eu une classe où tous les professeurs se sont aperçus que leurs élèves avaient une manière très sophistiquée de tricher. Ils sont solidaires entre eux, se couvrent. On n'a pas les feuilles de bac, donc ils peuvent glisser un brouillon ou des notes dans une copie double.

Elle raconte aussi des élèves qui "tapotent" sur leurs téléphones portables, soigneusement dissimulés sous la table ou dans les poches de leur sweat. Pas facile pour les enseignants de repérer les mouvements suspects quand ils sont tous seuls pour surveiller une trentaine d'élèves, serrés les uns à côté des autres. 

"Comme dans toutes les classes, les élèves trichent. Les notes, ce ne sont pas nos vraies notes."

Selon cette professeure, le phénomène n'épargne pas les bons éléments. "Ils ne pensent pas forcément à mal, mais c'est vrai qu'il y a une pression collective." Effectivement, Sasha et Nawelle, toutes les deux pourtant studieuses, admettent avoir déjà cédé à la tentation. "Même moi j'ai triché, je l'avoue ! Quand le professeur sort de la classe, il y en a qui vont donner les réponses à d'autres. "  Plus subtil encore, certains lycéens s'arrangent pour être absents lors des derniers contrôles du trimestre pour ne pas risquer de faire baisser leur moyenne

Sonia Princet

Lire la suite

Mendelssohn...

7 Juillet 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Michel Leiris...

7 Juillet 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Agé de cinq ou six ans, je fus victime d'une agression. Je veux dire que je subis dans la gorge une opération qui consista à m'enlever des végétations ; l'intervention eu lieu d'une manière très brutale, sans que je fusse anesthésié. Mes parents avaient d'abord commis la faute de m'emmener chez le chirurgien sans me dire où ils me conduisaient. Si mes souvenirs sont justes, je m'imaginais que nous allions au cirque ; j'étais donc très loin de prévoir le tour sinistre que me réservaient le vieux médecin de la famille, qui assistait le chirurgien, et ce dernier lui-même. Cela se déroula, point par point, ainsi qu'un coup monté et j'eus le sentiment qu'on m'avait attiré dans un abominable guet-apens. Voici comment les choses se passèrent : laissant mes parents dans le salon d'attente, le vieux médecin m'amena jusqu'au chirurgien, qui se tenait dans une autre pièce en grande barbe noire et blouse blanche (telle est, du moins, l'image d'ogre que j'en ai gardée) ; j'aperçus des instruments tranchants et, sans doute, eus-je l'air effrayé car, me prenant sur ses genoux, le vieux médecin dit pour me rassurer : « Viens, mon petit coco ! On va jouer à faire la cuisine. » À partir de ce moment je ne me souviens de rien, sinon de l'attaque soudaine du chirurgien qui plongea un outil dans ma gorge, de la douleur que je ressentis et du cri de bête qu'on éventre que je poussai. Ma mère, qui m'entendit d'à côté, fut effarée.

 

Dans le fiacre qui nous ramena, je ne dis pas un mot ; le choc avait été si violent que pendant vingt-quatre heures il fut impossible de m'arracher une parole : ma mère, complètement désorientée, se demandait si je n'étais pas devenu muet. Tout ce que je me rappelle de la période qui suivit immédiatement l'opération, c'est le retour en fiacre, les vaines tentatives de mes parents pour me faire parler, puis, à la maison : ma mère me tenant dans ses bras devant la cheminée du salon, les sorbets qu'on me faisait avaler, le sang qu'à diverses reprises je dégurgitai et qui se confondait pour moi avec la couleur fraise des sorbets.

 

Ce souvenir est, je crois, le plus pénible de mes souvenirs d'enfance. Non seulement je ne comprenais pas que l'on m'eût fait si mal, mais j'avais la notion d'une duperie, d'un piège, d'une perfidie atroce de la part des adultes, qui ne m'avaient amadoué que pour se livrer sur ma personne à la plus sauvage agression.

 

Toute ma représentation de la vie en est restée marquée : le monde, plein de chausse-trappes, n'est qu'une vaste prison ou salle de chirurgie ; je ne suis sur terre que pour devenir chair à médecins, chair à canons, chair à cercueil ; comme la promesse fallacieuse de m'emmener au cirque ou de jouer à faire la cuisine, tout ce qui peut m'arriver d'agréable en attendant, n'est qu'un leurre, une façon de me dorer la pilule pour me conduire plus sûrement à l'abattoir où, tôt ou tard, je dois être mené.

 

Michel Leiris - L'âge d'homme

Lire la suite

Quand l'Etat se retire du dispositif "Vacances apprenantes"...

7 Juillet 2021 , Rédigé par Midi Libre Publié dans #Education

Common Expression Bye-bye! Multi-colored Appear : vidéo de stock (100 %  libre de droit) 1008374518 | Shutterstock

Frontignan : pour ses "vacances apprenantes", la Ville fera sans l'Education nationale

Alors que le système avait bien fonctionné l'an dernier à Frontignan, l'Etat s'est retiré du dispositif mêlant cours et activités de loisir.

Alors que le dispositif des "vacances apprenantes" de Frontignan était prêt pour la période estivale avec la reproduction du système appliqué l'été dernier, la Ville a appris "au dernier moment" que l'Etat se retirait du projet.

Des demandes pas tenables

"L'an dernier on avait eu la visite du Dasen et de la rectrice qui étaient venus saluer cette initiative", fulmine Claudie Minguez, première adjointe en charge de l'éducation, "et là, ils arrêtent tout". Dans les faits, les demandes effectuées par l'Etat n'étaient pas tenables. Ainsi l'été dernier, il y avait un professeur pour 7 enfants, repérés comme ayant besoin d'une aide. Pour cette année, "ils voulaient un professeur pour 14, ce qui n'est absolument pas la philosophie et la même efficacité", analyse l'élue.

Augmentation du temps de présence des enseignants...

En outre, l'Education nationale souhaitait que les professeurs, volontaires, soient également présents lors des après-midi, habituellement réservés aux activités de loisir, à la découverte culturelle et à la citoyenneté. Enfin, pour ces activités, il était demandé que les intervenants aient un agrément Education nationale...

Un plan B mis en place

La Ville a donc décidé de mettre en place "un plan B".  Les sessions du 7 au 16 juillet et des deux dernières semaines du mois d'août seront donc entièrement gérées par les services municipaux. "Mais au lieu de 60 enfants, on ne pourra en prendre que 30 tous les jours", précise Claudie Minguez. Ce sont des éducateurs de la ville qui assureront, gratuitement pour les parents, le côté scolaire le matin sur la base des cahiers de vacances offerts par la mairie.

Des activités l'après-midi

Puis, pour les enfants qui restent la journée, après un repas tiré du sac, il leur sera proposé des activités culturelles, de loisir et de citoyenneté sur la base du tarif correspondant aux revenus des familles.

Préinscriptions par mail : vacances.reussite@frontignan.fr (La préinscription ne vaut pas inscription définitive, une confirmation vous sera adressée). Contacts au 0643433403 / 0637420354

Sollicités les services du Rectorat donneront une réponse rapidement.

Philippe Malric

Lire la suite

Résultats du bac 2021 : «Allez passer une année comme nous, c’est loin d’être aussi évident que ça !»

7 Juillet 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Résultats du bac 2021 : «Allez passer une année comme nous, c’est loin d’être aussi évident que ça !»

Les 715 000 candidats du nouveau baccalauréat ont découvert ce mardi matin leurs résultats. Après une année scolaire éprouvante et une réforme émaillée de couacs, l’heure est au soulagement pour beaucoup d’élèves.

«Allô Papa, j’ai eu la mention ! On va appeler tout le monde au bled !» Un sourire jusqu’aux oreilles, Inès enchaîne les coups de fil ce mardi matin. Postée devant le lycée Arago, situé dans le XXe arrondissement de Paris, la jeune lycéenne est venue chercher ses résultats du baccalauréat. «Je ne pensais pas du tout avoir mon Bac ! Dans ma famille, ils commençaient tous à se faire à l’idée que je pouvais redoubler», lâche-t-elle. Inscrite en terminale générale, spécialité Géopolitique et Humanités, Inès a rejoint sa copine Mariama devant les portes de l’établissement pour profiter du moment à deux. «Moi aussi j’ai eu la mention Assez bien, je suis soulagée», explique Mariama qui avoue avoir rendu copie presque blanche à l’épreuve de philosophie.

Connexion capricieuse

Loin de la foule qui s’amasse ordinairement devant les panneaux d’affichages, des élèves qui se serrent dans les bras ou versent quelques larmes, seuls quelques candidats se pressent aujourd’hui pour accéder à leurs résultats. «On vient chercher ses résultats par classe pour éviter trop de rassemblements», explique Léane, inscrite au lycée Arago et «sous le stress d’avoir une bonne mention». Si les résultats des 715 000 candidats étaient en ligne à partir de 8h30 ce matin (10h00 pour les jeunes parisiens), la connexion capricieuse en a obligé beaucoup à se déplacer. «On est vraiment au top niveau informatique», lâche, sarcastique, le proviseur du lycée, Georges Benguigui, qui a bien dû mettre bon un quart d’heure avant d’accéder aux résultats de ses élèves sur Cyclades, le site de l’Education nationale.

Sur le tableau d’affichage, quelques bonnes surprises pour les professeures venues prendre connaissance des notes de leurs élèves. «Cette année, il fallait s’attendre à ça, ils l’ont donné à tout le monde», nuance-t-on néanmoins. Côté candidats, la remarque a le don d’agacer : «C’est injuste de parler de bac low cost, s’insurge Maroua, inscrite en terminale générale à la cité scolaire Maurice Ravel, dans le XXe arrondissement parisien. Allez passer une année comme nous, dans le flou de la réforme, avec le Covid et les cours en visio [visioconférence, ndlr], c’est loin d’être aussi évident que ça.»

Contrôle continu

Un constat partagé par Mattéo, son camarade de classe. «Suivre la physique en visio c’était vraiment difficile, on ne pouvait pas intervenir comme on voulait ou poser des questions», se remémore-t-il, clope au bec. Sans parler de la philo : «De grands moments de solitude devant mon écran», dit en riant Maroua, qui misait tout sur l’épreuve finale pour avoir la moyenne. Les aménagements prévus par le ministère de l’Education nationale autorisaient en effet les candidats à ne retenir que la meilleure note entre celle obtenue à l’épreuve et celle du contrôle continu, à condition d’avoir rendu sa copie.

Enki, de son côté, peine à cacher sa déception. Le jeune homme qui se destine à une classe préparatoire commerce espérait mieux que la mention Assez bien : «C’est à cause du contrôle continu ça, justifie-t-il. Avec les résultats que j’ai eus cette année, je ne pouvais pas espérer mieux.» Covid oblige, plusieurs examens sur table ont dû être annulés cette année, portant à près 82 %, la part du contrôle continu dans la note finale des candidats au bac général et technologique.

A 11h30, personne n’a pu avoir accès au détail de ses notes mais la perspective des vacances suffit à redonner le sourire à Maroua : «De toute façon, moi, la mention, je m’en fiche. C’était pour mes parents, pour qu’ils puissent se la péter devant leurs amis !»

Julie Richard

Lire la suite

L’école et les gens du voyage, l’impossible rencontre

6 Juillet 2021 , Rédigé par Rue89 Strasbourg Publié dans #Education

Les roulottes de Vincent Van Gogh - Se connaître

Les roulottes - Vincent Van Gogh

EXTRAITS

Dans l’Eurométropole, les enfants qui vivent sur les aires d’accueil des gens du voyage ne sont pas toujours scolarisés. Si la situation est très variée selon les terrains, elle s’est largement dégradée avec la pandémie de Covid. Entre les tenants d’une scolarisation forcée et la nécessité de combattre l’illettrisme pour réduire la précarité, de timides solutions émergent mais qui doivent composer avec les traumatismes du passé.

Un polygone rectangle bariolé de couleurs vives trône à l’entrée de l’aire d’accueil. Les formes rectilignes rappellent l’architecture des bâtiments industriels alentours. Et les couleurs vives, celles des tags et des grafs qui les marquent. Bienvenue au port du Rhin, l’aire d’accueil de Dunkerque est le seul endroit habité au cœur de cette zone industrielle. Avec 39 places, c’est l’une des aires de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) où les familles stationnent le plus longtemps dans l’année et la seule sur le ban communal de Strasbourg.

Selon le schéma départemental (2019-2024), le taux de réalisation des aires d’accueil est de 91% dans le Bas-Rhin. La loi du 5 juillet 2000 impose que toutes les communes de plus 5 000 habitants disposent d’un terrain d’accueil. Le département en compte 20, l’Eurométropole : 9. 

De l’autre côté du canal, le très résidentiel quartier des XV et trois écoles primaires dans le secteur. Pourtant, très peu d’enfants habitant l’aire sont inscrits dans une école. À l’échelle de l’EMS, les statistiques données par le Centre social ressources Gens du voyage chiffrent que 32% des enfants voyageurs sont inscrits en maternelle, 82% en primaire et seulement 19% au collège. Mais ces chiffres masquent des situations très diverses selon les aires d’accueil. 

Défiance ou confiance, des sentiments variés d’une aire à l’autre

À Fegersheim par exemple, tous les enfants entre 6 et 11 ans sont scolarisés. Pour leurs parents, ayant eux-mêmes suivi une scolarité, actifs sur le marché du travail ou entrepreneurs, la scolarisation ne pose pas de questions. Ce n’est pas le cas sur d’autres aires où les populations sont plus précaires et où l’illettrisme est très répandu.

(...)

Les Francas ont été voir de plus près les actions menées à Belfort pour s’inspirer. L’association intervient aussi sur l’aire d’Illkirch Graffenstaden et a vocation à essaimer. Pour Manon Bonnaudet, directrice des Francas du Bas-Rhin, apprendre à lire et écrire est un objectif important, et peut-être un tremplin pour l’école plus tard, estime-t-elle : 

« On peut entendre les blocages des parents. En raison de l’histoire entre les autorités et les voyageurs, l’école était pour eux aussi un outil de contrôle et d’acculturation très fort. Leurs enfants ont été parfois discriminés à l’école, ils ont peur, ce sont deux mondes qui ne se comprennent pas. Mais ces enfants qui ont suivi les cours et qui savent lire et écrire, ont appris à nous connaître, eux seront peut-être encouragés à scolariser leurs propres enfants. » 

Dans l’Eurométropole, un demi-poste d’enseignant sera dédié à ces aires à la rentrée 2021. 

Stéphanie Wenger

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>