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Vivement l'Ecole!

"Le Canada étouffe sous un dôme de chaleur, la planète brûle, l’Arctique fond, et on nous passe en boucle les mêmes baltringues..."

15 Juillet 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

Allocution d'Emmanuel Macron : « Nous devrons sans doute nous poser la  question de la vaccination obligatoire », indique le président

Covid-19 : les semaines à venir seront décisives, comme d’habitude

Christian Lehmann est écrivain et médecin dans les Yvelines. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société suspendue à l’évolution du coronavirus.

La folie, selon une citation apocryphe attribuée à Albert Einstein, c’est de refaire constamment la même chose et de s’attendre à un résultat différent. Et nous y sommes, une nouvelle fois. Emmanuel Macron a causé dans le poste, les éditorialistes autorisés ont laissé fuiter quelques bribes, coups de sondes destinés à déterminer l’acceptabilité de mesures survenant toujours trop tard, et à contretemps. Il y a moins de deux mois, le 10 mai dans le Parisien, Jean Castex, l’homme qui aura foiré trois déconfinements, annonçait : «Nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire.» Emmanuel Macron se projetait vers la dernière année de son quinquennat, qui devait compter double. On sentait à quel point la classe politique tout entière voulait en avoir fini avec cette pandémie qui lui avait constamment échappé, qui avait rendu obsolètes les passes d’arme surjouées et les empoignes de plateau. Les soignants avec qui j’échange, un peu lassés je dois dire de jouer les Cassandre, ont écrit ici ou là que c’était une erreur, que ce n’était pas terminé, que le virus a pour lui la patience et la ténacité, quand le gouvernement vis-à-vis de cette crise semble avoir la capacité de concentration d’un bulot.

Sur le front médical, les indicateurs de cette «fin de partie» étaient patents. Le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie réendossait son costume de cost-cutter et plafonnait le paiement des vacations des vaccinateurs, au prétexte qu’il aurait été inconvenant que la vaccination se professionnalise. Dans le même mouvement, il mettait fin au remboursement des téléconsultations par téléphone, alors que le public le plus fragile, les personnes les plus âgées et isolées, n’ont pas ou très rarement accès facile à un ordinateur et à une plateforme de visioconférence. Des centres vaccinaux fermaient. Pour la énième fois, les pouvoirs publics, dès l’annonce d’une embellie, agissaient comme si la pandémie était en phase terminale et qu’il s’agissait maintenant de resserrer les boulons du «quoi qu’il en coûte».

Effet de sidération

La preuve la plus flagrante de cet aveuglement volontaire a sans doute été la calamiteuse intervention d’Olivier Véran début juin, qui tentait de masquer l’incapacité logistique à approvisionner les centres vaccinaux sur les lieux de vacances, sous un vernis permissif, avec l’annonce d’une «dérogation» permettant aux Français d’allonger l’intervalle entre deux doses jusqu’à sept ou huit semaines en contradiction avec tous les protocoles établis jusqu’ici. Ce qu’entendirent les Français, alors que le gouvernement se démasquait, que Macron papouillait Biden et que les spots célébrant la normalité retrouvée fleurissaient sur les écrans, c’est que l’alerte était passée et qu’il était possible d’attendre le retour des vacances pour éventuellement songer à se vacciner. Alors qu’il aurait fallu au contraire revenir à l’intervalle initial le plus court possible entre deux doses (vingt et un jours pour Pfizer, vingt-huit pour Moderna) et insister sur l’urgence à se vacciner pour être protégé fortement quinze jours après la seconde dose.

La sortie de Véran a planté la campagne vaccinale au mois de juin, et en deux temps celui-ci a mangé son chapeau, d’abord en raccourcissant mi-juin l’intervalle entre les deux doses, puis en annonçant début juillet ce que nous avions réclamé depuis des mois – la possibilité de pratiquer la deuxième dose dans un autre centre que la première afin d’inciter les gens à vite se vacciner en sachant pouvoir recevoir la deuxième injection sur leur lieu de vacances. On mesure mal, je crois, l’effet désastreux de cette incapacité ministérielle à simplement admettre s’être trompé. Ne pas dire : «Contrairement à ce que nous avions annoncé, il faut raccourcir l’intervalle entre les doses au minimum, et vous vacciner dès maintenant, pour être protégé au plus vite», mais annoncer la modification de l’intervalle et la possibilité d’une vaccination multisites, sans la mettre en perspective avec l’annonce précédente, entraîne dans la population un effet de sidération autant qu’une défiance grandissante, puisque le ministre s’octroie la légitimité d’affirmer avec force le lendemain l’inverse de ce qu’il martelait la veille, sans jamais admettre même avoir fait fausse route.

Breaking news

Depuis le début, depuis le mensonge sur les masques, le déni de cette réalité a semblé plus important pour ceux qui nous gouvernent, que la nécessité d’informer honnêtement la population. Et ces obfuscations n’ont aucun sens parce que tout le monde, ou presque, a compris. Compris que pour économiser quelques dizaines de millions d’euros les gouvernements successifs ont laissé disparaître le stock de masques et de protections. Compris que les ministres et certains histrions télévisuels ont menti sur l’utilité des masques en population pour minimiser la pénurie. Compris que le «pari» de Macron depuis janvier de s’affranchir des avis des scientifiques et des réanimateurs, de les taxer d’«enfermistes», de repousser un confinement nécessaire, a coûté aux pays des centaines de milliers de contaminations. Compris enfin que la seule sortie de crise en l’absence de traitement, la vaccination, ne se déploie que grâce à l’énergie plus ou moins désespérée des soignants, des bénévoles et des administratifs soumis en permanence à des ordres contradictoires.

Lundi soir, nous savions qu’Emmanuel Macron allait parler. Qu’il allait annoncer, breaking news, comme à chaque fois, que «les semaines à venir seront décisives». On le savait, bordel. Chaque semaine est décisive, depuis le début. Chaque jour est décisif. Mais encore faudrait-il le garder en permanence à l’esprit, et pas s’en souvenir simplement quand par défaut d’anticipation les indicateurs flambent à nouveau. Mais bon, il ne faut pas rêver… le Canada étouffe sous un dôme de chaleur, la planète brûle, l’Arctique fond, et on nous passe en boucle les mêmes baltringues qui nous expliquent que l’écriture inclusive et le burkini signent la fin d’une civilisation.

Christian Lehmann

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Précarité étudiante : à Paris, les files d’attente pour la distribution alimentaire ne faiblissent pas

14 Juillet 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Université

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EXTRAITS

L’association Linkee, qui prépare des colis avec des invendus alimentaires, vient en aide à 15 000 étudiants d’Ile-de-France depuis un an, notamment à Ground Control, dans l’est de la capitale.

La pluie s’abat sur le préau de l’ancien entrepôt de la SNCF, où plus de 200 étudiants font la queue. Ce soir du mardi 13 juillet, c’est à Ground Control, lieu culturel et branché de l’est parisien, que la distribution a lieu. Le principe : sur présentation de sa carte, tout étudiant inscrit en amont sur le site de l’association Linkee peut recevoir gratuitement un colis de 7 à 8 kilos de produits bio, issus des invendus des supermarchés, chaînes de vente à emporter et autres cantines collectives – dont les stocks s’écoulent plus ou moins bien en fonction du recours au télétravail.

« Chaque année, dix millions de tonnes d’aliments partent à la poubelle », rappelle Julien Meimon, fondateur de Linkee en 2016. Sur les étals, des choux rouges, du fenouil, des ananas, des avocats et des œufs permettront de cuisiner pendant plusieurs jours. Parfois, des chefs bénévoles remettent eux-mêmes aux étudiants leurs petits plats.

Depuis un an, l’association essaime auprès de 15 000 étudiants ces marchandises dans vingt points de distribution en Ile-de-France, des « tiers-lieux » tels des bars ou espaces culturels, qui rendent le moment moins formel. En plus d’un colis, chacun peut bénéficier des conseils d’associations présentes sur place, pour trouver un logement, rencontrer un psychologue ou encore se faire couper les cheveux par une coiffeuse bénévole.

A Ground Control, le pic de fréquentation lors du confinement a atteint les 900 personnes. « Au début, je suis venue pour la nourriture et après, j’y suis restée car il fallait absolument que je voie du monde. Un bonjour, un sourire… J’ai l’impression d’être une clocharde en disant cela, mais c’est pourtant ce dont nous avons besoin », relate Delphine, étudiante en master à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

Dans la file d’attente, se dévoilent des visages marqués par la fatigue ou la gêne de recourir à l’aide alimentaire. « Mon père n’a qu’une petite retraite et ma mère ne travaille qu’irrégulièrement. Je suis obligée de les aider », témoigne une jeune fille, en deuxième année d’études de médecine à l’Université de Paris, qui a perdu son job de serveuse à cause du confinement.

(...)

Lors de son discours du 12 juillet, Emmanuel Macron a eu un mot pour « une jeunesse qui a tout sacrifié » mais la promesse d’agir est restée évasive, le chef de l’Etat renvoyant à la rentrée pour présenter « la garantie jeune universelle », dispositif financier qui, jusqu’ici, est réservé aux jeunes sans qualification.

« Quid des étudiants ? », réagit le syndicat L’Alternative, qui souligne que les 2,8 millions d’étudiants ne sont donc pas concernés par cette annonce. Et quid de la réforme des bourses promise à trois reprises depuis le début du quinquennat ? La Fédération des associations générales étudiantes, première organisation représentative, demande en urgence une allocation de rentrée ainsi qu’une revalorisation et une extension des bourses à un plus grand nombre de bénéficiaires.

(...)

Soazig Le Nevé

Article complet en cliquant ci-dessous

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Léo Ferré... Parti un 14 juillet...

14 Juillet 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... David Vann...

14 Juillet 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Tu te rappelles ce que je t'ai raconté sur le monde qui n'était qu'un grand champ, à l'époque où la Terre était plate ?

Ouais, dit Roy. Comment tout est parti en vrille après que tu as rencontré Maman.

Hé là, dit son père. J'ai pas dit ça. Bref, j'y ai repensé et ça m'a fait réfléchir aux choses qui me manquent et au fait que je n'ai pas de religion alors que j'en ai quand même besoin.

Quoi ? demanda Roy.

En gros, je suis foutu. J'ai besoin d'un monde animé, j'ai besoin qu'il me renvoie à moi-même. J'ai besoin de savoir que, quand un glacier bouge ou qu'un ours pète, j'ai quelque chose à voir là-dedans. Mais je n'arrive pas non plus à croire à ces conneries, alors que j'en ai besoin.

Qu'est-ce que ça a à voir avec Maman ?

Je ne sais pas. Tu me déconcentres.

Ils terminèrent leur partie et se couchèrent. Roy ressassait le discours de son père, et la personne à ses côtés lui semblait être un père bien étrange. Plus que toute autre chose, c'était le ton de sa voix, comme si la création du monde menait invariablement vers le Gros Plantage. Mais Roy évitait de trop réfléchir. Il avait vraiment envie de dormir.

La neige s'installa à plus basse altitude, et ils cessèrent de pêcher, d'utiliser le fumoir ou de couper du bois.

On est parés, de toute façon, fit son père. Il est temps de s'installer et de se détendre. Il faudra environ deux semaines avant que je pète les plombs.

Quoi ?

Je plaisante, dit son père. C'était une blague.

 

David Vann - Sukkwan Island

 

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Macron et le gouvernement... Pas de Pass contre la contradiction totale...

13 Juillet 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

Image De Concept De Contradiction Avec Des Panneaux Routiers Dans La Forme  De Puzzle De Jugsaw Image stock - Image du morceaux, opposition: 148352361

Manger son chapeau, illustration

Depuis février 2020 et le début de la crise du Covid en France, les politiques auront démontré un formidable appétit pour tout ce qui, de près ou de loin, s'apparente à un chapeau. Mais celui dévoré hier par Olivier Véran est de taille. S'il fallait choisir, ce serait moins un panama qu'un sombrero mexicain, aux larges bords, que le ministre de la Santé a dû découper et manger avec un peu de sel en regardant l'allocution d'Emmanuel Macron hier soir. Le Président a donc annoncé l'extension du pass sanitaire aux lieux de loisirs accueillant plus de 50 personnes. Viendra ensuite le tour des cafés, des restaurants, des centres commerciaux, des moyens de transport longue distance, etc. Véran a dû apprécier, lui qui, en avril, assurait les sénateurs de l'inverse«Un mot sur le pass sanitaire. Notre pays a la passion de l'égalité. J'imagine mal que quand certains lieux rouvriront au public, ils ne rouvrent pas pour tous. C'est en tout cas mon opinion, mais le débat démocratique aura lieu. Nous y travaillons, sur le plan juridique, sanitaire, scientifique et logistique», indiquait le ministre alors que la sortie de confinement occupait les esprits.

Le mois suivant, toujours devant la Chambre haute, le même Véran se faisait encore plus précis. «Vous savez mon opposition de principe à l’usage d’un pass sanitaire pour des activités de la vie courante telle que manger au restaurant. En revanche, pour les lieux qui concentrent une forte population, un fort brassage, là, le pass sanitaire prend son sensjurait-il devant la commission des Lois. [...] Nous ne souhaitons pas utiliser un pass sanitaire pour des événements inférieurs à 1000 personnes.»

Macron contredit Macron

Mais Véran n'est pas le seul à aimer le goût du feutre. Macron aussi. Dans son interview donnée à la PQR fin avril, le chef de l'Etat ne pouvait être plus clair. «Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis», indiquait-il. En mai, son secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune confirmait cette idée sur France 2«Ce n'est pas la mentalité de notre pays et j'y suis attaché moi aussi, estimait-il. On n'a pas envie que pour les activités comme le café, le restaurant, ou même faire ses courses, on ait une société à deux vitesses.»

La ligne rouge

Le 10 mai à l'Assemblée, le rapporteur du projet de loi de sortie de la crise sanitaire, le député Jean-Pierre Pont, lançait : «Le dispositif est entouré de garanties suffisantes car il ne s’appliquera pas aux activités quotidiennes». Et le gouvernement de promettre, de son côté, une jauge à 1000 personnes mais sans l'inscrire dans la loi… Le même jour, le député LREM Guillaume Gouffier-Cha estimait qu'il fallait «définir très clairement le périmètre des activités qui peuvent se voir appliquer le pass sanitaire». «Nous posons une ligne rouge, le pass sanitaire ne pourra jamais concerner les activités de la vie quotidienne», assurait l'élu du Val de Marne à la tribune de l'Assemblée. Gouffier-Cha évoquait notamment un amendement de la présidente LREM de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet. «J’ai tenu à inscrire noir sur blanc dans la loi qu’un restaurant, un cinéma ou un théâtre ne pourra pas demander le pass sanitaire»s'engageait-elle sur France 5 le 13 mai, défendant clairement les libertés publiques.

Et terminons avec Adrien Taquet qui, plus que quiconque, a besoin de bien mâcher ce matin. «Il [le pass sanitaire] sera donc réservé aux grands événements où le respect des gestes barrières ne peut être assuré ; en aucun cas il ne pourra être réclamé dans un commerce alimentaire ou dans un restaurant. Je me permets d’insister sur cette dernière précision et de redire que toute demande de présenter le pass sanitaire en dehors des cas prévus par la loi fera l’objet de sanctions», assurait en mai le secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des familles à l'Assemblée, lors de la séance des questions au gouvernement. Et bon appétit bien sûr.

Via Chez Pol - Libération

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Covid - L’Emmerdeur en chef a encore frappé

13 Juillet 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

L'Emmerdeur en chef a encore frappé

Après avoir annoncé la vaccination obligatoire pour les soignants et l’extension du pass sanitaire, le Président s’est transformé en candidat énonçant un discours électoral.

S’en souvient-il seulement ? Désavouant sa ministre de la Santé sur l’élargissement de la loi Evin, Emmanuel Macron avait expliqué en février 2018 aux journalistes : «Je crois beaucoup à la formule de Georges Pompidou : N’emmerdez pas les Français». Trois ans et une pandémie plus tard, le voilà pourtant Emmerdeur en Chef, resurgissant sur fond de Marseillaise pour annoncer aux Français de nouvelles restrictions sanitaires. Il a prononcé ce lundi sa huitième allocution présidentielle depuis l’apparition du Covid-19 depuis le Grand Palais éphémère à Paris, sur fond de tour Eiffel qui augmentait encore l’impression d’un journal télévisé du week-end, quand le présentateur est plus jeune qu’expérimenté. Nous y voilà donc : vaccination obligatoire avant le 15 septembre pour les soignants et tous ceux au contact des personnes fragiles, annulation de la gratuité des tests PCR, et élargissement du passe sanitaire comme seul sésame aux restaurants et spectacles dès le mois d’août. L’allocution s’est alors transformée en discours électoral. Le Président de la République a profité du moment pour fustiger les paresseux, chanter les louanges de l’industrialisation et vanter sa réforme des retraites, appelant les Français à se projeter dans l’avenir, qu’il a décrit dans des termes presque caricaturaux de droite libérale. En septembre 1972, son modèle Georges Pompidou avait fustigé lui aussi la «vieille France», avant d’annoncer : «C’est terminé. La France a commencé et largement entamé une révolution industrielle.» C’était terminé effectivement, avec une industrialisation à marche forcée qui finit par défigurer le tissu social du pays, le déclin de l’agriculture, un cruel manque de logement en ville, des salaires anormalement bas dictés par un patronat conservateur, le tout sous couvert de «modernisme». Emmanuel Macron a lundi demandé aux Français de s’enthousiasmer pour cette nostalgie qu’il a qualifié d’«avenir». Les emmerdes ne font décidément que commencer.

Dov Alfon

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Covid : le gouvernement envisage des vaccinodromes dans les collèges et lycées à la rentrée

13 Juillet 2021 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education

Covid : le gouvernement envisage des vaccinodromes dans les collèges et lycées à la rentrée

L'exécutif prépare la vaccination de masse en milieu scolaire, tout en incitant les 12-18 ans à se faire piquer cet été. Un nouveau protocole sanitaire doit être publié dans les prochains jours pour préparer la rentrée scolaire.

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, n'y est pas franchement favorable, mais l'idée de transformer des collèges et des lycées en vaccinodromes fait bel et bien son chemin. « C'est envisageable et envisagé », confie Bruno Bobkiewicz, à la tête du principal syndicat de chefs d'établissement, le SNPDEN.

Tout va dépendre de la situation sanitaire et de l'état de vaccination des 12-18 ans, à la rentrée. « Il s'agit potentiellement d'installer des vaccinodromes dans les établissements scolaires, mais qui seraient gérés par les professionnels, indique-t-il. Nous mettrions seulement à disposition les locaux, nous pourrions éventuellement distribuer des autorisations parentales, mais pas plus. Ensuite, les autorités de santé se débrouillent. Il n'est pas question que nos personnels soient mobilisés pour cela. »

« Une mutualisation »

Tous les proviseurs gardent un mauvais souvenir des autotests qu'ils avaient dû gérer seuls. L'opération avait viré au casse-tête logistique. Entre eux, les chefs d'établissement imaginent déjà une « mutualisation », avec un établissement par ville qui mettrait à disposition une salle polyvalente ou un gymnase. « Je ne suis pas certain qu'il y ait besoin d'avoir un vaccinodrome par établissement », estime Bruno Bobkiewicz.

Interrogé sur France Info le 1er juillet, le ministre de l'Education nationale s'était montré réservé sur le déploiement de la vaccination en milieu scolaire. « Nous ne l'excluons pas, mais ce n'est évidemment pas mon souhait principal parce que ça crée une charge de plus et ça peut donc troubler le cours normal de l'organisation des établissements », avait déclaré Jean-Michel Blanquer. Cela « désorganiserait un peu le système et ça veut dire moins de cours pour les élèves », ajoutait le ministre, jeudi matin, sur LCI.

Atteindre les parents

De son côté, le « monsieur Vaccin » du gouvernement, Alain Fischer, insiste pour que la vaccination des adolescents soit déployée en milieu scolaire à la rentrée. Et les choses vont « plutôt dans le bon sens » avec les services du ministère de l'Education nationale, affirmait-il, jeudi, dans « Le Monde ». « On peut y arriver », indiquait-il, en suggérant de « monter des équipes mobiles avec médecins et infirmiers » volontaires. En touchant les enfants, Alain Fischer entend aussi « atteindre indirectement les parents ».

"90 % des professeurs ont l'intention de se faire vacciner."

Jean-Michel Blanquer, Ministre de l'Education nationale

« Plus tout le monde arrivera vacciné à la rentrée, plus cela permettra d'avoir une année scolaire sereine », insiste pour l'instant Jean-Michel Blanquer. Quant aux « modalités de vaccination après la rentrée, tout est sur la table pour le faire, cela peut se passer parfois en milieu scolaire mais pas forcément », concède-t-il. « La question est de savoir ce qu'il y a de plus efficace. Si c'est ça qui est le plus efficace, c'est ce qu'on fera. »

La vaccination obligatoire des enseignants n'est pas à l'ordre du jour. « 70 à 75 % des professeurs ont reçu une primo-vaccination et, selon nos enquêtes, 90 % ont l'intention de se faire vacciner », plaide Jean-Michel Blanquer. Mais, à la question de savoir si un professeur non vacciné pourra faire classe devant ses élèves, le ministre indiquait toutefois jeudi : ce genre de sujet « continuera à être sur la table jusqu'à la rentrée ».

Quatre scénarios

Pour faire face à la circulation épidémique, le ministère de l'Education doit publier dans les prochains jours son protocole sanitaire. Quatre scénarios ont été préparés, pour coller à l'état de la situation sanitaire.

Par ailleurs, sur le plan pédagogique, le dispositif « Devoirs faits » déjà en place dans les collèges sera étendu aux lycées, avec une enveloppe annoncée de 1.500 heures supplémentaires pour permettre aux enseignants volontaires de faire du soutien scolaire.

Marie-Christine Corbier

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Bonnes vacances...

10 Juillet 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

Le blog reprendra sa route dans la journée de mardi.

Portez-vous bien et, pour celles et ceux qui ont la chance d'en prendre, passez d'excellentes vacances.

A très bientôt

CC

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Fauve...

10 Juillet 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Colette...

10 Juillet 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Philosophie, #Littérature

Maison et jardin vivent encore je le sais, mais qu'importe si la magie les a quittés, si le secret est perdu qui ouvrait, -lumière, odeurs, harmonie d'arbres et d'oiseaux, murmure de voix humaines qu'a déjà suspendu la mort, - un monde dont j'ai cessé d'être digne ?

 

Il arrivait qu'un livre, ouvert sur le dallage de la terrasse ou sur l'herbe, une corde à sauter serpentant dans une allée, ou un minuscule jardin bordé de cailloux, planté de têtes de fleurs, révélassent autrefois, dans le temps où cette maison et ce jardin abritaient une famille, la présence des enfants, et leurs âges différents.

 

Mais ces signes ne s'accompagnaient presque jamais du cri, du rire enfantin, et le logis, chaud et plein, ressemblait bizarrement à ces maisons qu'une fin de vacances vide, en un moment, de toute sa joie. Le silence, le vent contenu du jardin clos, les pages du livre rebroussées sous le pouce invisible d'un sylphe, tout semblait demander : "Où sont les enfants ?"

 

C'est alors que paraissait, sous l'arceau de fer ancien que la glycine versait à gauche, ma mère, ronde et petite en ce temps où l'âge ne l'avait pas encore décharnée. Elle scrutait la verdure massive, levait la tête et jetait par les airs son appel : "Les enfants ! Où sont les enfants ?".

 

Où ? nulle part. L'appel traversait le jardin, heurtait le grand mur de la remise à foin, et revenait, en écho très faible et comme épuisé : "Hou... enfants... "

 

Nulle part. Ma mère renversait la tête vers les nuées, comme si elle eût attendu qu'un vol d'enfants ailés s'abattît. Au bout d'un moment, elle jetait le même cri, puis se lassait d'interroger le ciel, cassait de l'ongle le grelot sec d'un pavot, grattait un rosier emperlé de pucerons verts, cachait dans sa poche les premières noix, hochait le front en songeant aux enfants disparus et rentrait. Cependant au-dessus d'elle, parmi le feuillage du noyer, brillait le visage triangulaire et penché d'un enfant allongé, comme un matou, sur une grosse branche et qui se taisait. Une mère moins myope eût deviné, dans les révérences précipitées qu'échangeaient les cimes jumelles des deux sapins, une impulsion étrangère à celle des brusques bourrasques d'octobre ... Et dans la lucarne carrée, au-dessous de la poulie à fourrage, n'eût-elle pas aperçu, en clignant des yeux, ces deux tâches pâles dans le foin : le visage d'une jeune garçon et son livre ? Mais elle avait renoncé à nous découvrir, et désespérée de nous atteindre. Notre turbulence étrange ne s'accompagnait d'aucun cri. Je ne crois pas qu'on ait vu enfants plus remuants et plus silencieux. C'est maintenant que je m'en étonne.

 

Personne n'avait requis de nous ce mutisme allègre, ni cette sociabilité limitée. Celui de mes frères qui avait dix-neuf ans et construisait des appareils d'hydrothérapie en boudins de toile, fil de fer et chalumeaux de verre n'empêchait pas le cadet, à quatorze ans, de démonter une montre, ni de réduire au piano, sans faute, une mélodie, un morceau symphonique entendu au chef-lieu ; ni même de prendre un plaisir impénétrable à émailler le jardin de petites pierres tombales découpées dans du carton, chacun portant, sous sa croix, les noms, l'épitaphe et la généalogie d'un défunt supposé...

 

Colette - La maison de Claudine

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