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Vivement l'Ecole!

Bac philo : « On s’attendait à être préparés, et on y va les mains dans les poches »

17 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

https://images.rtl.fr/~c/770v513/rtl/www/1359730-un-jeune-homme-passe-le-baccalaureat-le-17-juin-2019.jpg

EXTRAITS

L’épreuve de philosophie, jeudi, est la seule rescapée, avec le grand oral, d’un baccalauréat largement aménagé. La meilleure note entre la copie et le contrôle continu sera conservée.

Ils décrivent une année « chaotique »« fluctuante »« en dents de scie »« décousue ». Des cours de philo une semaine sur deux, avec « pas grand-chose » entre-temps pour avancer seul. Des visios où « on n’entend rien », des notions apprises sur YouTube et des enseignants qui essaient tant bien que mal d’avancer, en ayant passé une partie de l’année à se demander si l’épreuve serait maintenue.

Pour Aram, Thelma, Sofiane et les autres, qui font partie des 526 000 élèves candidats aux baccalauréats général et technologique, l’épreuve de philosophie doit pourtant bien avoir lieu, jeudi 17 juin. Certes, elle est aménagée : il y a trois sujets de dissertation au choix au lieu de deux, ainsi qu’un commentaire de texte. Et, différence de taille avec une année « normale », seule la meilleure note, entre l’épreuve et le contrôle continu, sera conservée.

Il n’empêche, « c’est quand même le bac ». Et comme tous ses camarades, Eloïse Hoedt ne se sentait « pas prête ». Son lycée de Chantilly (Oise) est passé en demi-jauges au retour des vacances de la Toussaint – comme c’est le cas pour tous les lycéens que nous avons interrogés. Le roulement d’un jour sur deux est mal tombé pour elle, car il a fait sauter à chaque fois les heures de philo. « Il y avait des semaines entières où je n’avais pas cours, rapporte la lycéenne. Ce n’était pas facile de suivre la classe virtuelle, où on n’entendait pas grand-chose. Du coup, ceux qui étaient en classe envoyaient leurs notes aux autres. »

(...)

Bouquet final décevant

Thelma Magré, à Nantes, partage la même déception. Elle n’a pas étudié certaines notions « importantes et intéressantes », comme l’art, la vérité, la nature… Même en présentiel, son entrée dans la philosophie a été « compliquée », avec une enseignante « souvent absente » dont les cours consistaient en une « vague introduction » des notions au programme. « Tout a été tellement fluctuant, soupire Thelma, notre suivi est loin d’avoir été complet. » Résultat ? Elle bricole, en cumulant « plusieurs stratégies ». « Je regarde des vidéos sur YouTube et j’écoute des podcasts pour avoir un complément sur les notions, explique-t-elle. Et puis, on en parle avec mes copines, on se réexplique certaines choses que les autres n’ont pas comprises. » Thelma n’est pas la seule avoir eu cette idée : les vidéos consacrées au baccalauréat ont cumulé 18 millions de vues sur YouTube depuis janvier 2021. Parmi les plus visionnées, on trouve une fiche de révision de philosophie sur la liberté, selon des chiffres communiqués par YouTube France.

(...)

Le bac de philo est « plus stressant » pour certains que pour d’autres. Thelma ne connaît pas beaucoup de camarades à qui les notes trop faibles demanderaient un gros effort de rattrapage au moment de l’épreuve – un signe sans doute de l’indulgence qui a prévalu en cette année perturbée. Il n’empêche que « ce n’est pas très juste », assure la lycéenne. « Il y a des profs plus sévères que d’autres, tout le monde n’est pas noté pareil. J’ai des amis pour lesquels la mention va se jouer sur l’épreuve, alors que d’autres l’ont déjà parce que leur prof de philo note moins sec. » Clara, elle, préfère voir le bon côté : « En même temps, je ne me serais pas vue passer le bac normalement, après une année pareille. »

Violaine Morin

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Bac 2021 : «Au bout d’une heure, je serai parti de l’épreuve de philo»

17 Juin 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac 2021: les candidats seront-ils tentés de rendre copie blanche à l' épreuve de philo? - Le Figaro Etudiant

Totem du baccalauréat, l’épreuve de philo s’apprête à être vécue, ce jeudi, dans un calme inédit. Un peu plus d’une semaine avant l’épreuve, Inès, élève du lycée Albert Camus à Nîmes (Gard), plaisantait : «J’aborde les deux épreuves terminales [philo et grand oral, ndlr] en allant à la plage donc ça va.» Les 715 006 candidats pourront compter sur un précieux filet de sécurité : la meilleure des deux notes entre l’écrit de philo et la moyenne annuelle de l’élève sera retenue. Un compromis gagnant-gagnant annoncé début mai en réponse aux demandes d’annulation des épreuves terminales. «Ça peut nous pousser à travailler sans provoquer un stress démesuré», juge Inès.

Huit jours avant le jour J, les révisions de philo n’étaient pas une priorité pour la Nîmoise, focalisée sur le grand oral, grande nouveauté de cette session : «Mais j’avais déjà révisé durant l’année et pour le bac blanc.» Chez Camille, en terminale au lycée Henri-IV à Paris, pas d’urgence non plus : «Je n’ai pas encore révisé, je compte le faire un peu, mais j’ai une moyenne très correcte de 13,5 dans cette matière, je vais surtout plancher sur le grand oral.»

Ces adaptations inédites ouvrent la voie à des calculs opportunistes. La tentation de rendre copie blanche est grande. Et certains comptent bien y céder. Si «le candidat se présente à l’épreuve et reste pendant la durée légale d’une heure dans la salle», la meilleure des deux notes sera retenue, a confirmé Edouard Geffray, directeur général de l’enseignement scolaire, comme le rapporte France Info. Il prévient que l’élève «prend un risque inconsidéré par rapport à son avenir» car «cette note figure sur le relevé de notes» du bac.

Eviter des efforts inutiles

Paul, lycéen en terminale technologique dans la région bordelaise, a fait ses calculs sur un simulateur en ligne : «Pour avoir la mention bien, il faudrait que j’aie 20 en philo et 20 au grand oral. C’est impossible.» Avec sa moyenne de 12 dans cette matière, il devrait être assuré de décrocher le sésame «assez bien». L’enjeu est donc pour lui de sécuriser cette mention en s’évitant des efforts inutiles. «Je compte répondre à la première question de l’explication de texte [prévue pour les sujets de bac techno], ça va me prendre dix minutes max. Au bout d’une heure, je serai parti comme les trois quarts de ma classe.» Une façon quand même de rester «respectueux vis-à-vis du correcteur, qui aura plein d’absurdités à corriger»

Reconnaissant «une stratégie intelligente», Lydia (1) du lycée Le Corbusier à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), prend le chemin inverse. Pour elle, les révisions ont débuté fin mai. Grâce «à une prof de philo extraordinaire», l’élève, avec son 15 de moyenne, aborde l’écrit «sans peur». Les concepts sont acquis. «Avec des amis, on a juste à réviser un peu les définitions et relire les pensées des auteurs pour pouvoir les citer.» Lydia est décidée : «Je la ferai cette épreuve. Je ne veux pas me limiter car c’est un exercice important pour notre culture.» Pas question pour elle de laisser filer cette occasion de «se tester pendant quatre heures dans de réelles conditions d’examen». Plus encore, «réussir cette épreuve voudrait dire que je sais réfléchir et raisonner», ajoute-t-elle.

En fonction de la moyenne obtenue sur l’année, la stratégie à adopter en vue de l’examen diffère. «Dans mon cas, l’épreuve de philo ne sert à rien car je ne pense pas que j’aurai une note supérieure à ma moyenne actuelle», concédait ainsi fin mai Maxence, qui a obtenu 16 de moyenne dans son lycée à Auch (Gers), mais qui compte malgré tout jouer le jeu du bac. Pour d’autres au contraire, l’épreuve finale peut être l’occasion de rattraper une moyenne faiblarde. «Dans les lycées comme Henri-IV, où les moyennes sont souvent plus basses qu’ailleurs, passer ce bac de philo permet de voir quel aurait été notre niveau avec une épreuve nationale», soulève ainsi Camille, qui y voit «une sûreté» après des «accidents dans plusieurs matières» au cours de l’année.

«Ce bac n’a pas du tout de valeur»

Si nombre de professeurs de philo se sont indignés face à une épreuve dévaluée, Paul y voit un enjeu d’égalité. «Ce ne serait pas juste de privilégier la philosophie alors que toutes les autres matières ont été passées en contrôle continu.» Le temps gagné sur la philo est mis à profit du grand oral, dernier vestige de la réforme du bacIci, pas de deuxième chance. «Je travaille à fond sur les questions», note Lydia, très à l’aise sur la présentation grâce à sa participation au groupe d’art oratoire de son lycée. Elle appréhende toutefois les dix minutes de questions, invoquant les points non étudiés en première et ceux survolés en terminale.

Si beaucoup relèvent le soulagement de voir la pression s’envoler grâce à un bac passé à au moins 82% en contrôle continu, Camille, du lycée Henri-IV, lâche : «Pour moi, ce bac n’a pas du tout de valeur.» Et remet en balance le choix d’un lycée élitiste. «Le seul intérêt que je pouvais y trouver était d’avoir un bon niveau et donc de bonnes notes au bac. Ce seul petit avantage est parti en fumée.» Inès refuse, elle, de parler d’un diplôme dévalué : «C’est peut-être plus dur de rester concentrée et d’avoir 10 de moyenne toute l’année que sur une semaine d’épreuves ?»

Marlène Thomas

(1) Le prénom a été changé.

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Régionales 2021 - L'Alternative, LA liste qui défend le pouvoir d'achat!

17 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Régionales2021

Chères amies, chers amis, 

Najat Vallaud-Belkacem est la candidate la mieux placée pour faire gagner la gauche en Auvergne-Rhône-Alpes contre la droite et l'extrême-droite. Notre projet est le seul à défendre le pouvoir d’achat !

 

Dimanche prochain votez pour la liste qui allégera les dépenses du quotidien et redonnera du pouvoir d’achat.
 
Votez pour la liste de l’Alternative avec Najat Vallaud-Belkacem !
Pour plus de détails, retrouvez l’intégralité de notre programme ici :

 
Vous ne pouvez pas vous déplacer pour aller voter, ou vous n’êtes pas là les 20 et 27 juin prochains, pensez à la procuration !
 
�� Vous souhaitez vous engager à nos côtés dans cette campagne, nous faire part d’une idée, d’une remarque, faire un don ou tout simplement recevoir des informations.
�� Contactez-nous !
www.aura-alternative.fr
 

L’équipe de campagne de Najat Vallaud-Belkacem
 
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Clara Luciani...

16 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Stendhal...

16 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Stendhal 1/15 : Le Rouge et le Noir (France Culture) - YouTube

Ses regards le lendemain, quand il revit madame de Rênal, étaient singuliers ; il l’observait comme un ennemi avec lequel il va falloir se battre. Ces regards si différents de ceux de la veille, firent perdre la tête à madame de Rênal : elle avait été bonne pour lui, et il paraissait fâché. Elle ne pouvait détacher ses regards des siens.

La présence de madame de Derville permettait à Julien de moins parler et de s’occuper davantage de ce qu’il avait dans la tête. Son unique affaire, toute cette journée, fut de se fortifier par la lecture du livre inspiré qui retrempait son âme.

Il abrégea beaucoup les leçons des enfants, et ensuite, quand la présence de madame de Rênal vint le rappeler tout à fait aux soins de sa gloire, il décida qu’il fallait absolument qu’elle permît ce soir-là que sa main restât dans la sienne.

Le soleil en baissant, et rapprochant le moment décisif, fit battre le cœur de Julien d’une façon singulière. La nuit vint. Il observa avec une joie qui lui ôta un poids immense de dessus la poitrine, qu’elle serait fort obscure. Le ciel chargé de gros nuages, promenés par un vent très chaud, semblait annoncer une tempête. Les deux amies se promenèrent fort tard. Tout ce qu’elles faisaient ce soir-là semblait singulier à Julien. Elles jouissaient de ce temps, qui, pour certaines âmes délicates, semble augmenter le plaisir d’aimer ;

On s’assit enfin, madame de Rênal à côté de Julien, et madame Derville près de son amie. Préoccupé de ce qu’il allait tenter, Julien ne trouvait rien à dire. La conversation languissait.

Serai-je aussi tremblant et malheureux au premier duel qui me viendra ? se dit Julien, car il avait trop de méfiance et de lui et des autres, pour ne pas voir l’état de son âme.

Dans sa mortelle angoisse, tous les dangers lui eussent semblé préférables. Que de fois ne désira-t-il pas voir survenir à madame de Rênal quelque affait qui l’obligeât de rentrer à la maison et de quitter le jardin ! La violence que Julien était obligé de se faire, était trop forte pour que sa voix ne fût pas profondément altérée ; bientôt la voix de madame de Rênal devint tremblante aussi, mais Julien ne s’en aperçut point. L’affreux combat que le devoir livrait à la timidité était trop pénible, pour qu’il fût en état de rien observer hors lui-même. Neuf heures trois quarts venaient de sonner à l’horloge du château, sans qu’il eût encore rien osé. Julien, indigné de sa lâcheté, se dit : Au moment précis où dix heures sonneront, j’exécuterai ce que, pendant toute la journée, je me suis promis de faire ce soir, ou je monterai chez moi me brûler la cervelle.

Après un dernier moment d’attente et d’anxiété, pendant lequel l’excès de l’émotion mettait Julien comme hors de lui, dix heures sonnèrent à l’horloge qui était au-dessus de sa tête. Chaque coup de cette cloche fatale retentissait dans sa poitrine, et y causait comme un mouvement physique.

Enfin, comme le dernier coup de dix heures retentissait encore, il étendit la main, et prit celle de madame de Rênal, qui la retira aussitôt. Julien, sans trop savoir ce qu’il faisait, la saisit de nouveau. Quoique bien ému lui-même, il fut frappé de la froideur glaciale de la main qu’il prenait ; il la serrait avec une force convulsive ; on fit un dernier effort pour la lui ôter, mais enfin cette main lui resta.

Son âme fut inondée de bonheur, non qu’il aimât madame de Rênal, mais un affreux supplice venait de cesser. Pour que madame Derville ne s’aperçût de rien, il se crut obligé de parler ; sa voix alors était éclatante et forte.

Stendhal - Le Rouge et le Noir

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Bac : Pourquoi les profs de philo craignent que l’épreuve ne perde tout son sens cette année

16 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac : Pourquoi les profs de philo craignent que l’épreuve ne perde tout son sens cette année

Ce jeudi aura lieu la première épreuve écrite du bac, mais les conditions dans lesquelles elle sera passée et sa notation ne plaisent guère aux profs de philo.

EDUCATION - Ce jeudi aura lieu la première épreuve écrite du bac, mais les conditions dans lesquelles elle sera passée et sa notation ne plaisent guère aux profs de philo

L’épreuve phare du baccalauréat risque de perdre un peu de sa superbe cette année. L’écrit de philosophie ouvrira jeudi matin la session 2021 du bac nouvelle formule, mais elle a été aménagée pour tenir compte des perturbations dans les lycées provoquées par la crise sanitaire​. Car depuis novembre, de nombreux élèves suivent des enseignements à distance ou en demi-groupe. Ce qui ne leur a pas permis de se préparer aussi bien que leurs aînés.

Pour réduire la pression, le ministère a décidé qu’il y aurait quatre sujets au choix, au lieu de trois. Cerise sur le gâteau : c’est la meilleure note qui sera retenue, entre celle obtenue à l’épreuve et celle du contrôle continu, à condition d’avoir rendu sa copie.

Bienveillance vs folklore

Un entre-deux défendu par Jean-Michel Blanquer : « Ce qui m’a paru important, c’est de maintenir une épreuve terminale. En même temps, cette année, nous devions avoir une bienveillance particulière vu la situation ». Mais cette solution mi-figue mi-raisin ne passe pas auprès des profs de philo. « Maintenir une épreuve vidée de sa substance, c’est du folklore, de l’affichage médiatique. Car les élèves ont fait leurs calculs : ils savent déjà s’ils auront leur bac ou pas. Et si c’est le cas, ils estiment ne pas avoir besoin de grappiller quelques points en plus », s’emporte Nicolas Franck, président de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public.

« Ce système est démotivant et d’ailleurs, la majorité des candidats n’ont pas révisé. Dans leur tête, ils sont en vacances. Seuls les élèves le plus favorisés qui sont poussés par leurs parents l’ont fait, ou ceux qui ont vraiment eu des mauvaises notes pendant l’année », explique à 20 Minutes Jeanne, prof de philosophie à Marseille. Mais pas question pour les élèves de sécher totalement : « Si un élève ne se rend pas à l’épreuve, sans justificatif, c’est 0 et il n’y a pas de possibilité de recours au contrôle continu », a prévenu Edouard Geffray, le directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco).

« On a l’impression d’être devenu des prestataires de bonnes notes »

Mais ce n’est pas le seul point qui fâche : le fait que tous les élèves n’aient pas eu les mêmes chances dès le début de l’année irrite aussi les enseignants. « Il y a une inégalité considérable dans la préparation de l’épreuve. Dans certains établissements, ils ont eu cours tous les jours et dans d’autres, l’année a été chaotique, les élèves ou leur prof de philo étant tombés malades, les cours ayant été massivement à distance, les bacs blancs n’ayant pas été organisés », indique Nicolas Franck. « Et lorsqu’on va retrouver devant une copie anonyme, il nous sera impossible de connaître les conditions d’apprentissage de l’élève cette année. Ce qui rend impossible une évaluation juste de notre part et va générer une rupture d’égalité », juge Jeanne.

Autre pomme de discorde avec la rue de Grenelle : les consignes de bienveillance qu’ont reçues les profs. « On a l’impression d’être devenu des prestataires de bonnes notes. Il aurait fallu alléger le programme, annoncer que l’on allait doubler le nombre de sujets à l’épreuve dès l’automne, afin que l’on puisse préparer les élèves sereinement et que l’on ait une vraie épreuve terminale », fustige Nicolas Franck.

« Je crains que beaucoup de candidats quittent la salle au bout d’une heure »

Enfin, la numérisation des copies du bac pour être corrigées sur ordinateur, mise en œuvre pour la première fois cette année, fait grogner les profs : « Quand on corrige des copies, il faut pouvoir les comparer, les classer, pour ajuster la notation. C’est impossible sur écran », estime Nicolas Franck. « On doit corriger les copies sur écran, mais le ministère nous propose aussi de les imprimer si cela nous aide. C’est à la fois absurde et peu écologique », critique Jeanne.

Forts de ces constats, les profs de philo redoutent que l’épreuve de jeudi ne tourne à la pièce de théâtre : « Je crains que beaucoup de candidats quittent la salle au bout d’une heure. Et que certains participent au concours lancé par des lycéens sur les réseaux sociaux, qui consiste à rendre la copie la plus rigolote possible. Cela annihilerait complètement le côté solennel du bac et nous donnerait l’impression de travailler pour rien », lance Nicolas Franck. Des réunions de profs ont eu lieu dans certains lycées pour imaginer une forme de contestation. Et le SNES-FSU a déposé un préavis de grève allant du début des épreuves à la fin. Même si le mouvement a peu de chance d’être suivi, une bonne part des profs de philo vont finir l’année avec un sentiment de lassitude.

Delphine Bancaud

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140 ans d’École publique : une histoire d’avenir

16 Juin 2021 , Rédigé par Se-Unsa Publié dans #Education, #Histoire

Sarthe : la liste des ouvertures et des fermetures de classes pour la  rentrée de septembre 2019
 
L’École de la République est souvent associée à trois priorités : lire, écrire, compter. Est-ce exact? 
 
Claude Lelièvre : Ce n’est pas le moindre des paradoxes que cette légende qui attribue à Jules Ferry une fixation sur le lire-écrire-compter, alors qu’il n’a cessé de lutter en sens contraire. Discours de Jules Ferry au Congrès pédagogique des instituteurs de France du 19 avril 1881 : Pourquoi tous ces « accessoires » que nous groupons autour de l’enseignement traditionnel du « lire, écrire, compter » : les leçons de choses, l’enseignement du dessin, les notions d’histoire naturelle, les musées scolaires, la gymnastique, les promenades scolaires, le travail manuel, le chant, la musique chorale ? Pourquoi tous ces accessoires ? Parce qu’ils sont à nos yeux la chose principale. Telle est la grande distinction, la grande ligne de séparation entre l’ancien régime, le régime traditionnel, et le nouveau.
 
Est-ce à dire que Jules Ferry était un pédago ?
 
C. L. : Eh bien oui ! Jules Ferry, dans son discours au Congrès pédagogique des inspecteurs primaires du 2 avril 1880 disait : Nous voulons des éducateurs ! Est-ce là être trop ambitieux ? Non. Et je n’en veux pour preuve que la direction actuelle de la pédagogie, que ces méthodes nouvelles qui consistent, non plus à dicter comme un arrêt la règle à l’enfant, mais à la lui faire trouver ; qui se proposent avant tout d’exciter la spontanéité de l’enfant, pour en diriger le développement normal au lieu de l’emprisonner dans des règles toutes faites auxquelles il n’entend rien, au lieu de l’enfermer dans des formules dont il ne retire que de l’ennui.
 
Cette École avait-elle pour mission d’être démocratique ? Plus précisément, tous les enfants vivant sur le territoire national étaient-ils également enseignés ?
 
C. L. : Comme le dit Ferdinand Buisson (placé par Jules Ferry à la tête de l’Enseignement primaire, où il resta 17 ans) lorsqu’il devient radical-socialiste au début du XX° siècle : Gratuité, obligation, laïcité, il fallait commencer par là. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons plus feindre de ne pas voir que notre société, malgré son apparence démocratique, divise, dès leur naissance, les enfants de la nation en deux catégories qu’elle traite différemment. D’une part, cinq millions d’enfants d’ouvriers, de paysans, de travailleurs manuels à qui elle offre l’instruction primaire élémentaire gratuite qui se termine à treize ans […]. D’autre part, trois cent mille enfants qui continueront de longues et belles études toujours payantes et acquerront ainsi la certitude d’être l’élite de la société de demain.[…] Nous avons, pour masquer cette différence, imaginé le système des bourses.
 
L’École est aussi divisée selon le genre, elle n’est pas mixte. Les filles ne peuvent avoir accès à la préparation au baccalauréat (passeport pour l’université). Et, même si Jules Ferry tient à ce qu’il y ait une certaine scolarisation pour les petits arabes en Algérie (contrairement à la plupart des colons qui n’en veulent pas), la règle générale est la rareté de la scolarisation dans ce qu’on appelait alors les colonies.
 
Le rôle d’ascenseur social est parfois assigné à l’École ; Jules Ferry partageait-il cette préoccupation ?
 
C. L. : Cette École, divisée selon les origines sociales ou le sexe (sans compter les cas particuliers des colonies), n’est nullement préoccupée par un souci d’ascenseur social. Pour Jules Ferry, la question de l’égalité se résume à celle de l’égalité juridique, mais ne vise nullement celle des conditions ou des parcours. Rien à voir avec une préoccupation d’ascenseur social.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Les lois Ferry ont puissamment contribué à rendre les enseignements accessibles, dans un espace éducatif laïque, pour une jeunesse qui en était souvent éloignée. Cela a rendu possible l’enracinement de la République dans notre pays. Mais nul besoin, au SE-Unsa, de célébrer les 140 ans de l’École publique en poursuivant le mirage d’un paradis perdu. La réaffirmation d’un régime politique de libertés demande que notre École réponde sans atermoiements aux enjeux scolaires d’aujourd’hui, notamment en s’engageant pour la mixité sociale et dans la lutte contre les inégalités afin de ne plus laisser de place aux injustices qui façonnent les destins individuels et notre destin collectif. Oui, l’échec scolaire persistant des élèves issus des milieux les plus modestes, maintes fois révélé par les enquêtes nationales et internationales, est un danger majeur dans un contexte politique plus préoccupant que jamais sous la Ve République. Le SE-Unsa s’engage dans la voie du sursaut démocratique qui passera par une nouvelle étape de la démocratisation scolaire.
 
Claude Lelièvre est professeur honoraire d’histoire de l’éducation, spécialiste de l’histoire des politiques scolaires. Son dernier livre, L’école d’aujourd’hui à la lumière de l’histoire soumet la mythologie scolaire à l’épreuve des faits et traite pêle-mêle des sujets parfois polémiques et souvent mal compris, tels que la laïcité, l’égalité des chances, les fondamentaux…
L'École d'aujourd'hui à la lumière de l'Histoire Contre-vérités et  surprises - broché - Claude Lelièvre - Achat Livre ou ebook | fnac
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Régionales 2021 - L'Alternative et la santé: une priorité absolue!

16 Juin 2021 , Rédigé par NVB Publié dans #Politique, #Régionales2021

Chères amies, chers amis,

La santé est une priorité 
Dans l'Ain, en Ardèche et dans la Drôme, les 3/4 des bassins de vie connaissent une augmentation de déserts médicaux. Dans le Cantal, les pharmacies des villages ferment parce qu’elles n’ont plus assez de prescriptions pour garantir leur modèle. Dans les Combrailles, à l’ouest du Puy-de-Dôme, Médecins du Monde a ouvert une antenne pour prendre en charge les soins des habitants d’une partie de notre territoire régional. 

On considère que 437 000 personnes n’ont pas accès à un soignant dans notre région.
 
 
 
Pour en finir avec les déserts médicaux et garantir à tous nos habitants un accès à la santé à 15 minutes de chez eux et à un service d’urgence à moins d’une heure.
 
L’Alternative s’engage à :
 
��  Ouvrir 200 centres de santé et élargir les activités des centres existants. 
 
�� Recruter 1000 soignants. 

��  Revaloriser de 30% les bourses pour les formations sanitaires et sociales pour encourager les étudiants ou les personnes en reconversion à se former aux métiers du lien, de la santé, du social ou du paramédical. 

 
�� Développer la télé-médecinesoutenir nos hôpitauxformer plus de soignants et améliorer les conditions de travail des blouses blanches
 
��‍⚕️��‍⚕️ Réarmer nos hôpitaux, en finir avec les déserts médicaux, former dans les meilleures conditions ceux qui demain prendront soin de nous, c’est assurer la sécurité de nos vies à toutes et tous.  

Retrouvez ici tout notre projet en un document de 4 pages, à télécharger 
��  voir le programme complet

Najat Vallaud-Belkacem, 
Candidate à la Présidence de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

 
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��  Vous souhaitez vous engager à nos côtés dans cette campagne, nous faire part d’une idée, d’une remarque, faire un don ou tout simplement recevoir des informations.
Contactez-nous : www.aura-alternative.fr
 
 
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G.F. Händel...

15 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Louis Guilloux...

15 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Non. Pas des rubans. En bonne justice, il faudrait leur remettre aux uns : une tête, aux autres : une jambe ou un bras. Hein ? Que serait cette Mme Faurel avec la tête de son valet de chambre accrochée par les cheveux à son sein ? Et Nabucet, avec une jambe rivée à la boutonnière de sa requimpette ? Et ainsi de suite ! Aux femmes amoureuses, aux belles Yseult, on ferait de splendide colliers avec les yeux pétrifiés de leurs Tristans - tu ne me quitteras jamais, dis, mon chéri, tu n'es qu'à moi et je saurai bien te garder ! - Quant à M. Babinot, oh ! celui-là, il aurait droit à un cadavre tout entier. Celui d'un général ? Pas très courant, hélas ! Celui d'un commandant par exemple. Cela donnerait lieu à une émouvante cérémonie qui se déroulerait en grande pompe au Champs-de-Mars, les troupes de la garnison étant rassemblées pour une prise d'armes. Le cadavre serait amené sur un affût de canon, un cadavre bien entier, de préférence un gazé ou un étranglé - puisqu'on s'étranglait aussi ! - bref, un cadavre à qui il ne manquerait rien du tout que de n'en être pas un. De sa belle voie claironnante, le Général en ferait la remise solennelle à Babinot qui le chargerait sur ses épaules en décomposant - un - deux - trois ! - tandis qu'on sonnerait aux champs. Ca, ça serait du beau travail ! Ca, ça pourrait s'appeler décorer les gens !

Louis Guilloux - Le sang noir

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