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Vivement l'Ecole!

Dans les écoles primaires, la kermesse comme moyen de finir l'année presque normalement

28 Juin 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Kermesse de l'école St-Anne

Entre confinements et couvre-feux, cette année a été éprouvante pour les enfants. Maintenant que la situation s'apaise, certaines écoles veulent retrouver une vie normale et organisent une kermesse - ou au moins un moment festif avec les enfants - dans le respect des règles sanitaires.

La crise sanitaire a beaucoup affecté les enfants. Port du masque obligatoire, distanciations, protocoles à respecter. Des mesures qui ont angoissé les plus jeunes. Mais avec le déconfinement et l'apaisement de la situation sanitaire, les enfants sont en demande de fête et les écoles veulent conclure l'année de manière plus normale avec une kermesse. 

l'école Charles de Foucauld, dans le quatorzième arrondissement de Paris, la décision d'organiser une kermesse a été prise très en amont, en février. La directrice Sophie Monnin a voulu être prévoyante, car elle refusait de terminer une deuxième année sans un événement festif avec les enfants.

Avec l'association des parents d'élèves et une partie de l'équipe, on s'est dit qu'on ne pourrait pas décider d'une kermesse au dernier moment, lorsqu'on nous annoncera que ce sera possible. On avait eu l'expérience au fil de l'année que les décisions sont prises d'une semaine sur l'autre. Donc on a fait comme si c'était possible, avec les contraintes Covid au maximum. 

Pour que tout se déroule sans accroc, l'école a laissé les parents s'inscrire sur des créneaux d'une heure et demie, répartis entre 9 heures et 18 heures 30, avec 150 participants maximum par créneau - parents et enfants. Durant le créneau, les enfants profitent des jeux dispatchés dans toute la cour : pêche aux canards, chamboule-tout, châteaux gonflables, baby-foot géant. Par contre, pas de traditionnel spectacle sur scène, mais un flashmob au milieu de la cour !

Les enfants ont préparé une petite surprise sous forme de flashmob, qui se déclenche une dizaine de minutes avant la fin du créneau horaire. Ils vont tous se rassembler au milieu de la cour, danser et inviter leurs parents à les rejoindre, avant de quitter l'école en musique. Stéphanie Noukou, enseignante en CE1

Marquer la fin de l'année écoulée est un rituel important pour les enfants : on quitte sa maîtresse, ses copains, parfois même son école, ce sont des adieux qu'il faut formaliser pour accepter le changement. La kermesse devient donc le rendez-vous pour acter le changement de classe, voire de niveau. Mais c'est aussi un moyen pour les parents de découvrir le lieu de vie de leurs enfants.

La kermesse permet de changer le rapport à l'école pour beaucoup de familles éloignées de l'école. C'est le seul moment où elles peuvent entrer physiquement dans l'enceinte de l'école, où elles ont un rapport direct avec l'établissement scolaire. Ça permet de désacraliser la nature de l'école, pour des familles qui en ont une vision parfois compliquée. — Mourad Besbes, vice-président des parents d'élèves de la FCPE Paris

Des répercussions de la crise sanitaire

Pour certains enfants, les contraintes sanitaires ont été plus difficiles à vivre que pour d'autres. À l'école Simon Bolivar, dans le dix-neuvième arrondissement de Paris, la directrice Laaldja Mahamdi, adhérente au SNUipp, voit des profils d'élèves très différents dont certains issus de familles très défavorisées qui vivent dans des hôtels sociaux ou des foyers d'urgence. Lors du premier confinement en mars 2020, elle a tenu à garder contact avec ces enfants, notamment par téléphone.

Le fait de les avoir au téléphone nous a permis de rentrer dans le quotidien de ces familles. On entendait pleurer, les mamans - qui sont souvent seules et isolées - nous demandaient de l'aide, parce que les enfants se tapaient la tête contre les murs. À ce moment-là, on ne pouvait pas sortir et ces enfants criaient, pleuraient ou se tapaient la tête contre les murs pour exprimer leur mal-être.

Ces crises de violence liées à l'enfermement ont eu des répercussions à la rentrée sur le comportement des enfants en classe. Laaldja Mahamdi et son équipe ont dû redonner un cadre scolaire à ces enfants très fragiles qui avaient eu des difficultés à suivre les cours à distance. D'où la nécessité pour elle de garder les écoles ouvertes à tout prix ! Car à travers les écoles, les enfants travaillent ensemble, mais apprennent surtout à sociabiliser et à jouer ensemble.

Côté réglementation des kermesses, les mesures vont s'assouplir au 1er juillet : elles pourront se tenir en intérieur, avec un public debout et une jauge de 4m2 par personne.

Phéline Leloir-Duault

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Brevet des collèges : coup d'envoi de l'examen ce lundi pour 860 000 collégiens

28 Juin 2021 , Rédigé par Midi Libre Publié dans #Education

Brevet des collèges : coup d'envoi de l'examen ce lundi pour 860 000 collégiens

Après le bac, le brevet des collèges : les élèves de troisième vont plancher lundi 28 juin et mardi 29 juin sur cet examen, qui est le seul à ne pas avoir été aménagé cette année malgré le Covid-19.

Jour J pour le brevet des collèges. 860 000 élèves de classe de troisième vont passer les épreuves du Diplôme national du brevet (DNB). Celui-ci est évalué sur 800 points : les 400 premiers points correspondant aux épreuves finales, c'est-à-dire le français qui se déroule ce lundi matin, puis l'histoire-géographie, les maths, le bloc "sciences et technologie" et l'oral du brevet, qui existe depuis 2017.

Les 400 points restants sont attribués par l'évaluation de huit compétences lors du dernier conseil de classe de 3e. Cela signifie que la plupart des élèves ont déjà l'assurance d'avoir leur diplôme grâce au contrôle continu

Pas d'aménagement pour cet examen

Il n'y a donc pas beaucoup d'enjeu avec le brevet, mais symboliquement, cela reste le premier examen national. Mais cette année, contrairement au bac, le DNB n'a fait l'objet d'aucun aménagement lié à la crise sanitaire. Les élèves de 3e ont pourtant eu une année chamboulée, avec des classes fermées, des professeurs absents, et même au printemps, pour les 15 départements qui étaient encore classés en rouge, des cours maintenus en demi-jauge

Un brevet qui suscite quelques inquiétudes 

"Depuis des mois nous demandions des aménagements aussi pour le brevet, sur les programmes et les sujets", souligne Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU, le premier syndicat du secondaire chez nos confrères de La Voix du Nord. "Là on fait comme s’il n’y avait pas eu de conséquences sur les collèges alors qu’on sait qu’il n’y a pas eu de fonctionnement normal sur l’ensemble de l’année". Elle fait ici référence aux cours qui ont eu lieu en hybride et au programme qui n'a pas pu être entièrement traité.

Rattrapage en septembre

Sur le volet sanitaire, les candidats formellement identifiés comme cas contacts ou positifs au Covid-19 ne seront pas autorisés à se présenter aux centres d’examen avant la fin de leur période d’isolement, a souligné le ministère de l’Education. Leur absence aux épreuves sera justifiée par un cas de force majeure et ces candidats seront donc convoqués aux épreuves de remplacement organisées les 13 et 14 septembre.

Déroulement de l'examen 

Pour les candidats sous statut scolaire, le brevet est évalué sur 800 points. Le diplôme est délivré par l'évaluation du niveau de maîtrise de huit composantes du socle commun de connaissances, de compétences et de culture (400 points), ainsi que par cinq épreuves terminales, dont une orale, obligatoires à la fin de l’année de troisième. Les épreuves terminales du DNB représentent 400 points répartis comme suit : français (100 points) ; mathématiques (100 points) ; histoire-géographie, enseignement moral et civique (50 points) ; physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre et technologie (50 points) ; l’épreuve orale (100 points).

L’an dernier, le taux de réussite à cet examen décerné uniquement sur les notes obtenues au contrôle continu en raison du Covid-19 et des restrictions sanitaires imposées pour limiter la propagation du virus, avait progressé de quatre points à 90,5 %.

Mélissa Simon

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Revue de Presse Education... Nouveautés improvisées – Du vécu et des débats –Variations – Salutaires cogitations

27 Juin 2021 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Nouveautés improvisées – Du vécu et des débats –Variations – Salutaires cogitations

Les épreuves du bac général et technologique ont eu beau se résumer au français, à la philosophie et au grand oral, elles ont engendré cafouillis, stress et insatisfactions. Les nouveautés étaient de mise dans une impression d’improvisation tandis que les algorithmes de Parcours Sup distillaient leurs perles d’angoisse. Heureusement pendant le cafouillage, les réflexions se poursuivent pour une école moins stressante et une vision enrichie de la réussite scolaire.

Nouveautés improvisées

La numérisation des copies de philosophie aurait pu apparaître comme un progrès. Hélas, une erreur 503 s’est invitée, accroissant la colère des enseignants correcteurs. «Retards de distribution, bugs du logiciel, scandale écologique et craintes d’être surveillés… les professeurs de philosophie ne décolèrent pas. Pour eux, la numérisation des copies dénature le travail des correcteurs », relève Louise Vallée pour le Monde (article réservé aux abonnés). La correction en elle-même s’est avérée pour beaucoup bien décevante. Avec la possibilité de garder la note du contrôle continu, des élèves stratèges se sont présentés à l’examen sans aller jusqu’au bout de leur composition. « On se souvient que certains candidats avaient quitté les salles d’examen au bout d’une heure, beaucoup au bout de deux. Ils devaient au minimum signer la liste d’émargement et rester dans la salle pendant une heure. De nombreux élèves savaient qu’ils pouvaient d’ores et déjà compter sur leur contrôle continu », explique Sonia Princet qui a recueilli les impressions d’enseignants correcteurs dont Marie Perret.. « Les élèves ne sont pas responsables de la situation. À partir du moment où le ministère a décidé que cette épreuve n’en serait pas une, il fallait s’attendre à ce que le niveau des copies soit celui-ci. La responsabilité incombe plutôt au ministère qui aurait dû soit aménager l’épreuve bien en amont, bien avant le mois de juin, soit l’annuler. »

Le grand oral était la grande nouveauté de ce bac, maintenue comme si l’année avait été ordinaire avec un cafouillage frisant l’impréparation. « Bac 2021: le premier jour du Grand Oral ne s’est pas passé comme prévu », titre le Huffington Post« Absence de jury, retards conséquents, des dysfonctionnements perturbent la première journée du grand oral, épreuve inédite du baccalauréat. », explique Gwenn AllanicFrance Info a recueilli des témoignages édifiants sur le déroulement de l’épreuve«Je suis enseignant. Nous avons été convoqués comme beaucoup de collègues pour être jury vendredi soir à 21h05 ! J’ai été convoqué dans deux établissements différents aux mêmes heures et le même jour en tant que professeur de réserve ! Une convocation au Sud de l’académie et l’autre au Nord ! »

Du vécu et des débats

Libération est allé à la rencontre de lycéens à la sortie du grand oralShelby « qui est «très timide en temps normal» et n’aime pas attirer l’attention a concentré ses efforts pour regarder les jurés dans les yeux en exposant son sujet consacré au financement des entreprises et a «beaucoup parlé avec les mains, pour ne pas jouer avec». L’exact inverse d’Anissa, 17 ans. «On m’a dit de ne surtout pas trop parler avec les mains, sinon on dirait que tu danses, le jury n’aime pas ça. Et de ne pas parler vite», indique l’adolescente, sortie ravie de cette épreuve. «Ils étaient trop cool, trop gentils», dit-elle au sujet des professeurs chargés de l’évaluer. » Le Figaro a choisi le lycée Condorcet pour recueillir des témoignages dont ce constat de deux enseignants. « «Les élèves apprennent à poser leur voix, à se détacher de leur note, et gagnent ainsi des qualités utiles pour la suite de leur parcours». Les deux professeurs expliquent même que la forme rapporte plus de points que le fond dans cette épreuve, selon une grille qui leur a été distribuée. »

Variations

Contrairement aux sections générales et technologiques, pour les BAC PRO les aménagements ont été minimes, explique Alexis Morel. « Comme les autres années, cinq épreuves, dont quatre générales et communes à toutes les filières, sont prévues au menu. Une situation “injuste” pour Ariane, élève en bac pro vente : “Nous avons tous été victimes de la crise sanitaire, et notre année a été aussi stressante que celle des lycées généraux, voire pire.” Outre les cours en demi-jauge et les classes à distance, elle et ses camarades ont vu leurs stages reportés ou annulés. »

Les épreuves pas encore terminées, un aménagement du bac pointe son nez. « Il s’agirait de « resacraliser » l’examen, après deux années où, crise sanitaire oblige, il n’a pu se tenir correctement (à 100 % en contrôle continu l’an passé, 82 % cette fois-ci). Rien, ou presque, du bac version Blanquer, créé en 2018, n’a réellement pu exister. », explique Thomas Poupeau.

En Algérie, les grands moyens sont employés pour éviter le renouvellement des fraudes massives lors du bac de 2016. Pendant les cinq jours de l’épreuve, l’accès à Internet est freiné dans le pays paralysant une grande partie des activités. Peine perdue : « Car ni le blocage de WhatsApp, Facebook et Twitter, ni les coupures d’internet ne sont parvenus à endiguer la triche. » relate France-Info. « En attendant, des internautes suggèrent, non sans humour, que la seule façon d’éliminer le problème serait de… supprimer le bac. »

« Alors que le baccalauréat, l’épreuve anticipée de français ou encore les BTS ont connu des aménagements pour s’adapter à l’année scolaire bousculée par le Covid, rien de tel pour le brevet, ce qui suscite quelques inquiétudes. » rapporte l’Est Républicain alors que 860 037 collégiens plancheront lundi et mardi.

Sup de contrariétés

Les algorithmes de Parcours Sup provoquent encore cette année déceptions, incompréhensions et amertume. « L’algorithme s’inscrit dans une réforme globale de l’orientation en France qui sacrifie une partie de la jeunesse aux exigences du marché du travail, dénonce Julien Gossa, maître de conférences à l’université de Strasbourg. » dans une tribune de Libération réservée aux abonnés.

« “Je suis démotivée” : Parcoursup met à mal le moral des lycéens en attente à Brioude (Haute-Loire) » constate La MontagneSara Saidi de L’étudiant rassure les déçus en allant à la rencontre d’étudiants qui, malgré des vœux contrariés sont heureux de leur parcours. Ils partagent leur expérience. « Bien s’informer sur les offres de formation, même à l’étranger, est un autre conseil donné par certains étudiants. Cela a permis par exemple à Jade de rebondir après les refus des formations auxquelles elle avait candidaté sur Parcoursup en 2018. »

L’Etudiant se penche également sur le bilan des parcours « oui, si », un dispositif mis en place pour accompagner de façon renforcée les candidats potentiellement en difficultés pour le suivi de leur première année dans l’enseignement supérieur. Et le constat est mitigé : « Selon une note publiée le 23 avril par le département statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur, la réussite des étudiants après un parcours “oui si” n’est pas évidente. Si les titulaires d’un baccalauréat professionnel sont nombreux dans ces parcours aménagés, rares sont ceux qui arrivent à passer en deuxième année. »

Admis pour la rentrée prochaine à la Sorbonne ou déjà étudiant dans cette université, tous seront mis à la même enseigne avec des cours en amphi suivis exclusivement à distanceLe Figaro s’en fait l’écho « L’université Sorbonne Nouvelle annonce sur son site que «tous les cours en amphi passent en distanciel asynchrone» et ce, «quelle que soit la jauge à la rentrée»La raison: «les amphithéâtres impliquent un fort brassage et sont plus difficiles à aérer», lit-on. » Claire Conruyt a également interrogé plusieurs responsables d’universités pour voir si le distanciel sera une pratique généralisée.

Dans The Conversationl’orientation universitaire est explorée pour éclairer la question des inégalités salariales entre les hommes et les femmes. « Or, l’exercice de métiers différents (on parle parfois de « ségrégation occupationnelle ») ne semble pas le fruit du hasard et découle notamment des filières de formation suivies. Or, celles-ci apparaissent fortement différenciées selon le genre et s’avèrent rarement mixtes. Ainsi, la part de femmes parmi les nouvelles personnes inscrites en cycle licence n’est-il en moyenne que de 30 % en STEM (sciences, technologies, ingénierie, mathématiques) quand il est de 77 % en santé et protection sociale. »

Salutaires cogitations

Amaël André et Catherine Delarue-Breton, enseignants à l’Université de Rouen, s’interrogent dans The Conversation : « Inégalités scolaires : les élèves des territoires ruraux manquent-ils vraiment d’ambition ? ». Leur analyse des processus psychosociaux en jeu dans l’orientation scolaire nous invite à dépasser les préjugés et à revisiter la notion d’ambition scolaire« Au-delà de son acception géographique ou sociale, où l’ambition, sur son versant positif toujours, se conçoit comme un désir individuel d’aller au loin et plus haut, il nous semble nécessaire de la repenser comme un désir multiforme de se dépasser soi-même, de s’augmenter et d’augmenter aussi ce qui nous entoure. On peut avoir de l’ambition pour soi – et chercher à se délocaliser – ou pour son territoire – et chercher à le valoriser – par exemple. »

Toujours dans The ConversationSylvian Wagnon et Mathieu Depoil, de l’Université Paul Valery de Montpellier, se penchent sur l’éducation populaire, « cette démarche éducative non scolaire’» et son évolution. Toujours essentielle à l’image de l’action d’ATD Quart-Monde, « L’éducation populaire s’ancre dans tous les domaines et représente un levier éducatif pour toutes les catégories sociales et toutes les générations à l’image du travail de la Fédération des centres sociaux sur le vieillissement. »

Louisa Benchabanerelate quant à elle des solutions mises en place par des enseignants pour favoriser l’apprentissage de la confiance en soi. En effet, « Le système de notation apparaît aux yeux des experts comme un obstacle majeur au développement d’une plus grande confiance en soi. “On évalue beaucoup par le négatif, en sanctionnant les erreurs, et on ne met pas du tout en valeur les efforts et les progrès des élèves”, observe la philosophe Joëlle Proust, membre du Conseil scientifique de l’Éducation nationale.

L’organisation de la salle de classe ioue-t-elle un rôle dans cette confiance en soi encouragée ou au contraire brimée ? Elle reflète, quoi qu’il en soit, les pratiques pédagogiques qui s’y déroulentOuest France relaie les travaux du géographe Pascal Clerc qui « s’intéresse à la classe en tant qu’objet géographique. ». Il analyse ce qui se joue selon l’organisation : en autobus, en U ou en îlots. « Car, selon lui à travers l’analyse des agencements, des territoires, des mobilités et des postures corporelles, de l’organisation du pouvoir, il s’agit d’interroger la relation entre pratiques pédagogiques et géographie de la salle de classe ».

Au Québec, les équipes pédagogiques sont invitées à «  prendre une pause pour poser un regard sur les apprentissages réalisés afin de mieux se projeter dans l’avenir. » Des personnes-ressources et une démarche sont mises à disposition. « Selon moi, il est important que les gestionnaires scolaires profitent de la fin de l’année pour amorcer une réflexion collective avec leur équipe. Ce temps d’arrêt, juste avant les vacances, peut être l’occasion de tirer profit des acquis réalisés et des défis rencontrés cette année pour pouvoir les utiliser comme levier afin de se projeter dans le futur », fait remarquer Mélissa Bricault, conseillère RÉCIT au Centre de services scolaire des Mille-Îles.

Monique Royer aux manettes cette semaine de notre revue de presse

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Sanseverino...

27 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Bruno Pellegrino...

27 Juin 2021 , Rédigé par christophe

L’eau dessinait des motifs sur les vitres, qui se sont brouillés quand le train a redémarré après la dernière gare de la terre ferme. Les gouttes progressaient par à-coups, elles s’alourdissaient en fusionnant les unes avec les autres. J’ai rassemblé mes affaires, froissé mon gobelet de café, rangé le roman que j’avais feuilleté sans parvenir à le lire. Barres locatives, entrepôts, citernes et docks défilaient sous la pluie de janvier. Les flammes de ce qui ressemblait à une raffinerie de pétrole jaillissaient de deux très longues cheminées. Les gouttes se sont mises à filer à l’horizontale quand le train a accéléré en s’élançant sur ce pont dont on m’avait parlé.

C’est ici que débouchaient les fleuves du continent pour entrelacer leurs estuaires et former cette étendue parsemée d’îlots, sillonnée de courants et protégée de la mer par un cordon littoral. Je m’étais renseigné, je connaissais l’histoire. Comment des ormes, des mélèzes et des chênes abattus dans les montagnes avaient été acheminés jusqu’ici pour être taillés en pieux et enfoncés dans les bancs de boue et les talus herbeux. Comment cette forêt décapitée, lentement pétrifiée par la vase, avait servi de socle pour ce qui allait suivre. Il avait fallu corseter le terrain de quais en pierre, draguer les canaux, paver les places et élever les palais, partir en guerre et en rapporter des butins de bois précieux, de roches inusables, d’ivoire, de soies et d’épices, maçonner les façades de sable et d’ossements de chameaux, et puis poser des rails, tirer des câbles pour électrifier l’archipel, construire des parkings, des hôtels et des terminaux de ferry. Le sel avait tout de suite commencé son travail de sape, en une nuit le bas des murs s’était couvert de végétation aquatique.

Le pont traversait cet immense étang que la marée envahissait chaque jour, planté de joncs et de poteaux attachés trois par trois. À l’horizon, il devenait impossible de distinguer la lumière de l’eau, elles étaient ici un seul et même élément, gris et bleu, qui rongeait le contour des choses, adoucissait tout. La ville se trouvait au bout, pâle et compacte dans ce flou.

Bruno Pellegrino  - Dans la ville provisoire

 

Editions Zoé - Récit - Dans la ville provisoire - Bruno Pellegrino

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Génération Covid, le malaise étudiant [Enquête] - Vidéo

27 Juin 2021 , Rédigé par Public Sénat Publié dans #Education, #Université

« C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 », affirmait Emmanuel Macron le 14 octobre.

Mais en 2021, la situation des 2,8 millions d’étudiants en France n’a jamais été aussi précaire. Selon la Fondation Abbé Pierre, les 18-30 ans ont été les premières victimes des conséquences économiques et sociales de la crise du Covid-19. Le sénateur des Hauts de Seine Pierre Ouzoulias préside la mission d’information sur la vie étudiante. Il est allé à la rencontre des acteurs concernés pour mieux cerner le malaise étudiant. Les jeunes : victimes collatérales de la crise sanitaire ?

Une enquête de Flora Sauvage (2021)

Retrouvez l'intégralité du documentaire en replay sur https://www.publicsenat.fr/documentaires

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Quand les jeunes font peur aux adultes...

27 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Hauts-de-France : une région jeune mais une jeunesse qui galère

 

Quand les jeunes font peur aux adultes...

 

Les «jeunes», les «d'jeuns», «être jeune», la «jeune génération», les «jeunes d'aujourd'hui», «des» jeunes... Autant d'expressions pour désigner cette catégorie rangée dans une tranche d'âge plus ou moins précise. Car en effet quand commence-t-on à être jeune et quand cessons-nous de l'avoir été?

 

Question très ancienne mais à laquelle on commence seulement à répondre. La psychiatrie de l'adolescence ne s'est développée qu'il y a quelques années. La première étude française sur l'un des comportements à risques attachés à la jeunesse (addiction aux drogues illicites) date de 1983. Il faudra attendre 1993 pour étudier les résultats de la toute première étude nationale (échantillon de 12 000 individus âgés de 11 à 19 ans) portant sur un ensemble de comportements: consommation de tabac, alcool, drogues illicites, suicides et tentatives de suicides, dépressions, troubles des conduites alimentaires, violences.

 

Depuis les années 2000, la «population jeune» est étudiée de très près. Aujourd'hui, tout ce qu'on ne percevait pas avant mais qui existait déjà, est connu, porté à l'attention des médias, du public, de l'opinion. Et, évidemment, comme si tout cela était nouveau. Or la nouveauté réside plus dans le fait d'examiner la jeunesse que dans la soi-disant «découverte» de comportements à risques qui se multiplieraient ou apparaitraient ex nihilo. Les violences mises sous la lumière des études depuis 1993 ne démontrent pas que ces violences sont apparues en 1993. C'est pourtant l'un des messages qui est resté dans les esprits, surligné par deux expressions populaires bien connues à chaque fois que l'actualité s'empare d'une affaire de cette sorte: «Ah là là, c'est de pire en pire!» ou bien «C'était quand même mieux avant».

 

La violence (en général) chez les jeunes n'est donc pas née en 1993. Mais des éléments de violence, propres ceux-là à notre époque, ont évolué. Par exemple la précocité des auteurs de faits de violence. Précocité à mettre, au risque de commettre une erreur digne d'un étudiant débutant ses études de sociologie, en parallèle avec un autre fait: la précocité est un fait observable en tout. Tout est aujourd'hui plus précoce. Pourquoi pas la violence? Concernant la consommation de drogues illicites, et plus particulièrement le cannabis, la progression en nombre de consommateurs a été spectaculaire.

 

Pour autant, il convient de dire aussi:

 

- que cette consommation de cannabis ne progresse plus ;

- que si la consommation a été si facile, c'est que les autorités n'ont pris en compte l'ampleur et les dégâts du phénomène que très tard ;

- que la production, les transferts et la vente de cannabis sont quasi exclusivement le fait d'adultes.

 

La consommation excessive d'alcool (avec la mode des «binge drinking») est un l'autre phénomène prégnant. Il n'est pas propre à la jeunesse. Les cas de comas éthyliques sont beaucoup plus fréquents chez les + de 25 ans que chez les adolescent-e-s. Mais la télévision et autres médias vous proposeront plus facilement les images, certes affligeantes, de jeunes filles et garçons écroulés au petit matin dans leur vomi après une «rave party», que celles tout aussi affligeantes d'adultes exactement dans le même état. L'image du jeune des années 2000 est celle d'un individu qui fait peur aux adultes. Elle est très dévalorisée et avec elle celle de leurs parents montrés du doigt. Ils sont loin pourtant d'être les seuls responsables.

 

Notre génération, je parle ici des 40-60 ans et +, a voulu que les enfants soient conscients de tout très vite. Oubliant qu'il s'agissait d'enfants et que ceux-ci avaient besoin d'accompagnement permanent, de protection. A la maison comme à l'école. A force de pousser nos jeunes à «faire tout très tôt, très vite, très bien», on a négligé les risques. Ces risques qui explosent en actes au collège, ce lieu charnière délaissé depuis des années par bien des gouvernements, sauf pour le définir comme étant seulement celui de l'acquisition des connaissances. C'est là un très dangereux déni de réalité! Un(e) collégien(ne) est souvent en souffrance avec pour conséquence l'échec de sa scolarité. Ne pas vouloir le voir est une faute. Mais cela fait partie de l'utilisation politique qui est faite de la jeunesse, qui est faite aussi de certains faits choisis pour en cacher d'autres. Les «jeux» dangereux (jeu du foulard entre autres) font peu de victimes, même si ce "peu" est déjà un "trop". Les médias et les politiques ont énormément communiqué sur le sujet. Parle-t-on avec la même acuité des 500 jeunes qui se suicident chaque année en France? Non. Mais voilà, les «jeux» à risques accusent la jeunesse elle-même quand les suicides accusent aussi les adultes. Les boucs-émissaires les plus faciles sont ces jeunes, parfois aussi leurs mères, lesquelles, on l'oublie trop souvent, sont de plus en plus nombreuses à travailler - ce qui est un progrès - et donc, passent moins de temps avec leurs enfants - ce qui est une régression.

 

En Europe, notre pays est un cas à part. Il est dans la moyenne en ce qui concerne les consommations de tabac et d'alcool, mais en tête pour celle du cannabis et des médicaments à caractère psychoactif. Il convient en même temps de signaler que nous sommes le seul pays d'Europe à considérer que fumer dix joints et plus en un mois est une «consommation régulière». C'est le même critère que pour l'alcool. Or dans tous les autres pays européens, on différencie les critères selon qu'un individu consomme un produit licite et/ou un produit illicite. Quant à la consommation de médicaments anxiolytiques, la France est championne toutes catégories d'âge. On en parle peu.

 

Au XXIème siècle, et la France d' Emmanuel Macron est à ce titre «exemplaire», la jeunesse souffre du regard négatif et suspicieux qu'on porte sur elle. Sur celles et ceux aussi qui cherchent à comprendre, à expliquer telle ou telle conduite dans son contexte, sans juger, à mettre sur un même plan compréhension ET sanction. Or, pour beaucoup de responsables politiques, vouloir expliquer, c'est être laxiste et prôner le «laisser faire». Ce qui permet de plus facilement faire admettre à l'opinion que seules des politiques répressives peuvent être efficaces. On est, en caricaturant à peine, passé du dialogue nécessaire aux caméras vidéos et portiques d'entrée. Or tous les pays qui ont expérimenté ces méthodes de répression en ont constaté l'inefficacité totale. 

 

A force de vouloir toujours démontrer que seuls les jeunes en général (et parfois leurs familles), que seuls les jeunes des milieux en difficultés financières, que seuls les jeunes en milieux urbains ont des problèmes et/ou en sont responsables, on passe à coté d' autres responsabilités, au moins partagées: celle de la société civile et celle des politiques.

 

Christophe Chartreux

 

Le regard d'Emma (une ex élève) :

 

« J'ai très souvent remarqué qu'un jeune, fille ou garçon, entre 15 et 18 ans, inquiétait ses parents, ses profs, les amis des parents, les collègues des profs. Un bon nombre d'entre eux en tout cas. Il y a toujours des exceptions. On les inquiète. Ils ne parviennent pas à comprendre qu'on puisse vouloir ne pas tout dire, tout montrer, tout prouver. Ils ont peur de nos « jardins secrets », veulent les contrôler. Comme si eux-mêmes n'avaient jamais été jeunes avant nous. Ceci étant dit, il est quand même vrai de dire que de plus en plus de jeunes dépassent les limites, sortent du cadre. Moi qui sors pas mal en soirées, je vois des « gamines » ou « gamins » de 15 ans se déchirer à l'alcool. Beaucoup plus que les joints -ça c'était nos parents- l'alcool fait des ravages.

 

En fait les adultes ont peur de nous mais aussi ont peur pour nous. C'est compréhensible. Je pense même qu'ils ont plus peur pour nous que de nous. Quant aux professeurs, qui sont ceux qui devraient nous connaître le mieux, après nos parents, ils ne savent pas, pour la plupart, nous parler. Nous écouter aussi. On échange jusqu'au collège. Après, au lycée, la grande majorité des profs ne veut pas nous parler. Ils n'ont jamais le temps. Alors que nous, élèves, attendons justement qu'ils nous apportent à la fois les savoirs mais aussi la compréhension.

 

La peur vient peut-être de là. On n'échange plus. Il faut finir les programmes. Il faut préparer le Bac pour que le lycée soit bien classé (on nous a dit ça avant-hier : toutes les terminales réunies devant le proviseur! A croire que le Bac il faut l'avoir d'abord pour l'image du lycée et ensuite seulement pour nous !).

 

On aurait tous moins peur les uns des autres en prenant le temps de se connaître. Mais voilà, il faut toujours aller vite !

 

Emma

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Pomme...

26 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Wendy Delorme...

26 Juin 2021 , Rédigé par christophe

ÈVE

Elles sont mortes, toutes. Elles étaient peu nombreuses et elles sont mortes, il n’y a pas de traces. Je les ai vues souvent, sans plus faire partie de leur groupe, leur cercle, leur assemblée. D’autres les ont vues. Certains se souviennent mais aucun ne sait ce qu’elles sont devenues. Je ne connais pas l’emplacement de leurs tombes. Je ne sais s’il y a des corps qui pourrissent sous terre, elles ont disparu. Je ne sais pas si j’ai la force d’écrire cette histoire. Si je meurs sans l’avoir racontée, c’est comme si elles n’avaient pas existé.

Il y avait Louve. Il y avait Maïna, Raquel et Grâce. Rosa et Francesca. Il y en avait d’autres. J’ai aimé Louve, plus que de raison, dès le début. Je l’observais. Elle était d’une beauté frappante et ne ressemblait à personne. Ne ressemblait à aucune de ces femmes que l’on trouve belles. Elle était d’une beauté sanguine, calme et féroce.

Penser à elles me saisit au centre du corps et une coulée de plomb m’emplit. Puis vient la nausée, puissante, quand je pense à la suite. Il me faudra du temps.

Parfois je sens que je vais mourir. Je me sens mourir. Cela me prend une fois par jour au moins. Je me ressaisis parce que je sais qu’ils guettent. Il faut faire attention. Ne pas donner de signe de faiblesse. Il m’arrive d’oublier qu’ils sont nos ennemis. Au mieux je peux considérer qu’ils ne sont pas mes alliés.

Wendy Delorme - Viendra le temps du feu

Livre: Viendra le temps du feu, Wendy Delorme, Cambourakis, Cambourakis  Sci, 9782366245578 - Leslibraires.fr

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Le président, une gifle, et Hobbes là !

26 Juin 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Philosophie

La médaille et son revers

Une gifle pourrait-elle être une action politique ? Gifler le président, est-ce gifler un homme ou l'Etat ? Et pourquoi pour le philosophe Hobbes, la gifle n'a-t-elle pas de sens ? Pourquoi dans sa pensée, une gifle donnée au souverain c'est se gifler soi-même en tant que citoyen ?

Le 8 juin 2021, un citoyen a giflé spontanément le président de la République. Le geste a choqué, tant pour sa dimension violente que symbolique.

Mais que signifie gifler le président ?

L'invité du jour :

Luc Foisneau, directeur de recherche au CNRS et enseigne la philosophie politique à l'EHESS
Site Politika co-animé par Luc Foisneau : Politika

Des gestes politiques pour questionner la réalité de notre vie démocratique

Les gens qui ont recours à l'enfarinage, à la gifle, etc., sont des gens qui pensent qu'ils sont privés de toute liberté d'action politique. Le but de l'Etat, lorsqu'il s'organise lui-même démocratiquement, est de rendre possible l'émergence d'une scène dans laquelle les citoyens et les citoyennes vont pouvoir agir les uns à l'égard des autres comme des êtres libres. Or, nous n'y arrivons pas et nous voyons derrière la scène démocratique, qui devrait être celle de l'échange démocratique libre entre citoyens et citoyennes, l'ombre de l'Etat, qui nous effraie et qui nous fait douter de la consistance de la réalité de notre vie démocratique.  
Luc Foisneau

La théorie des deux corps

Hobbes a pensé une théorie des deux corps du roi, et si on s'en souvient encore aujourd'hui, c'est que cette théorie des deux corps continue à jouer un rôle, y compris dans une démocratie comme la nôtre, puisque le président de la République possède effectivement un corps naturel, qui peut recevoir la gifle, et il porte aussi une personnalité politique, lourde à porter, la personnalité de l'Etat.  
Luc Foisneau

L'Etat, c'est nous

Hobbes nous dit que l'Etat, c'est nous. L'Etat, c'est un représentant autorisé par nous. Ce qui veut dire que lorsque l'un des citoyens gifle l'un des représentants de l'Etat, que ce soit le roi ou le président de la République, en fait, c'est lui-même qu'il gifle. Hobbes veut rendre impossible, en quelque sorte, les gestes qu'on a vu se multiplier ces temps derniers.  
Luc Foisneau

Texte lu par Bernard Gabay :

Hobbes, Le Léviathan, Chapitre XVI : “Des auteurs, des personnes et des êtres personnifiés”, Sirey, 1971, traduction François Tricaud (avec une musique de Frahm Nils, My things, de l'album The bells, label : Erased Tapes Records)

Sons diffusés :

  • La gifle à Emmanuel Macron, reportage BFM TV, 08 juin 2021 
  • Discours de Jean Castex à l’Assemblée Nationale
  • Mix autour des gifles, enfarinages, entartrages : archive journal 08H00, France Inter, 18 avril 2002 ; archive JT 12/13, Edition Bretagne, France 3, 17 janvier 2017 ; archive JT 20H, France 2, 01 février 2012 ; archive JT Soir 3, France 3, 13 avril 2002
  • William Shakespeare, La Tragédie du roi Richard II, Acte III, Scène II, Société des Comédiens Français, France Culture, 26 mai 1974, traduction Michel Bernardy
  • Musique de fin : Ludacris, Slap
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