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Vivement l'Ecole!

Les lycées professionnels, parent pauvre de l’éducation

3 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Diplomatique Publié dans #Education

Choisir la voie professionnelle - Onisep

 

EXTRAIT

Elle est la face cachée de la planète éducative, invisible dans les discours officiels, qui lui préfèrent l’apprentissage. La voie professionnelle scolaire instruit pourtant un tiers des lycéens et les trois quarts des jeunes qui s’orientent vers des métiers d’ouvrier ou d’employé. Jadis instrument d’émancipation, cette « école du peuple », promise à une « rénovation », souffre d’une double relégation : scolaire et sociale

En septembre 2017, le Mouvement des entreprises de France (Medef) lançait une campagne destinée à faire connaître ses propositions pour améliorer le système éducatif en mettant dans la bouche des jeunes cette accusation : « Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail. » La charge contre l’éducation nationale était si violente que même l’ancienne « patronne des patrons » Laurence Parisot ne vit là que « morgue, mépris, bêtise, ignorance » (Twitter, 21 septembre). Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer ne put qu’exiger le retrait immédiat du slogan — ce qui fut fait. Le Medef présenta des demi-excuses. Selon lui, l’opération ne visait « évidemment pas les professeurs, mais un système qui produit du chômage ». Voire…

ELe matraquage médiatique en matière d’éducation conduit à confondre, d’une part, la protection contre le chômage que représente un diplôme à titre individuel et, d’autre part, la formation comme panacée pour lutter collectivement contre le fléau. Certes, en France, les actifs ayant un diplôme de niveau bac + 2 minimum sont deux fois moins au chômage que ceux qui ont le niveau du baccalauréat, et trois fois moins que les non-diplômés. Mais cela ne signifie en rien que la formation professionnelle, initiale ou continue, peut à elle seule suppléer au manque d’activité économique ou de partage du travail. À court terme, elle ne peut qu’agir à la marge, sur les dizaines de milliers d’offres non pourvues de ce fait chaque année, un chiffre bien maigre au regard des 3,5 millions de chômeurs sans aucune activité.

Jean-Michel Dumay

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Philippe Askenazy, économiste : « Il faut annuler le bac 2021 »

3 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

Philippe Askenazy, économiste : « Il faut annuler le bac 2021 »

EXTRAITS

Le chercheur plaide, dans sa chronique au « Monde », pour la suppression des épreuves du baccalauréat, dont la pertinence n’est plus assurée, selon lui, après deux ans de scolarité perturbée par l’épidémie de Covid-19.

Chronique. Hormis dans une minorité d’établissements, essentiellement privés, les lycéens ont connu une année scolaire particulièrement perturbée. Par manque de matériel, de formation ou de volonté, les professeurs n’ont pu massivement pratiquer un enseignement hybride lorsque les jauges imposaient des demi-groupes. Entre difficultés techniques et limites pédagogiques inhérentes à l’exercice, les cours en distanciel n’ont pu apporter une formation quantitative et qualitative similaire aux cours « normaux ». Les lacunes accumulées sont actées par le ministère puisque, lors du grand oral du bac, les candidats pourront, face au jury, se munir d’une lettre exposant quelles parties du programme n’ont pas été abordées.

Ce contexte interroge la pertinence d’organiser des épreuves du bac (notamment philosophie et grand oral en terminale, français en 1re) en juin.

(...)

Les stigmates éducatifs de la crise sanitaire risquent ainsi de peser longtemps sur l’économie française. Pour les limiter sur le court terme, la priorité devrait être la préparation des jeunes à l’année prochaine et d’essayer de combler au maximum leurs lacunes. L’inquiétude est vive dans les universités où seront accueillis les nouveaux bacheliers qui auront subi deux années consécutives sous Covid. D’autant que, si les vacances d’été sont prévues le 7 juillet, les lycéens de 1re et de terminale quitteront bien avant les bancs du lycée au nom de la préparation du bac.

Plus absurde encore, les lycéens de 2de des établissements centres d’examen le quitteront vers le 12 juin, bien qu’ils ne passent aucune épreuve. Plus de trois semaines utiles seront ainsi perdues, alors que l’amélioration des conditions sanitaires aurait pu permettre une reprise en jauge quasi normale. Les familles qui le pourront financièrement se tourneront alors vers les officines privées de remise à niveau, qui déploient déjà leurs offres durant ces semaines perdues.

(...)

Philippe Askenazy - Chercheur au Centre Maurice-Halbwachs (ENS-CNRS-EHESS-PSL)

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Coup de coeur... Sophia de Mello Breyner...

2 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Pas d'extrait mais on écoutera Josyane Savigneau en parler fort bien en cliquant ci-dessous

CC

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Est-il réaliste de vouloir faire cours dehors?

2 Juin 2021 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

EXTRAITS

Pour lutter contre le Covid-19, Jean-Michel Blanquer a suggéré de faire classe à l'extérieur. Une belle opportunité, qui ne doit cependant pas être improvisée dans l'urgence.

Le 22 avril dernier, Jean-Michel Blanquer adressait un message à l'ensemble des personnels de l'Éducation nationale afin de leur préciser dans quelles conditions se tiendrait officiellement la rentrée du lundi 26 avril. Aux enseignants et enseignantes du premier degré, il réservait ces quelques phrases:

«Le printemps nous offre davantage de possibilités pour trouver des solutions ou pour adopter des alternatives aux enseignements en classe: je vous invite à vous en saisir. Vous pourrez notamment conduire davantage d'activités ou faire cours en extérieur. Les classes en plein air sont bénéfiques sur le plan sanitaire, et elles le sont aussi sur le plan éducatif.»

Faire cours dehors, c'est le rêve de pas mal d'élèves qui supportent mal de devoir rester enfermés dans une salle de classe pendant de longues heures alors que la cour de récréation est irriguée de soleil. Je me souviens de mes camarades qui, dès que le printemps semblait suffisamment installé, insistaient encore et encore auprès de nos profs pour que nous ayons le droit, au moins une fois, d'aller faire une heure de cours assis en tailleur dans l'herbe.

(...)

Enfermés dehors

Si ses déclarations et décisions donnent souvent envie de se coller la tête dans le four, on remarquera que Jean-Michel Blanquer est resté relativement prudent dans son communiqué, ne conseillant les cours en extérieur qu'aux enseignants du premier degré. Reste que dans certains collèges et lycées, des chefs d'établissement ont tenté de forcer la main de leur équipe de profs.

«Nos salles étant trop petites et impossibles à aérer correctement, nous en avons référé maintes et maintes fois à notre direction, explique Carole, professeure de SVT dans un collège breton. Le principal nous a expliqué le plus calmement du monde que les gradins de la piste d'athlétisme étaient libres et que nous étions invités à les transformer en lieux d'enseignement. Il a insisté sur le fait que c'était justement un moment-clé pour réinventer nos pratiques et innover pédagogiquement. C'est vrai que faire cours sans tableau ni vidéoprojecteur, c'est singulier.»

(...)

Nature et découvertes

En Suisse, Sarah Wauquiez est l'une des spécialistes en la matière. En 2019, cette enseignante et formatrice a écrit avec Nathalie Barras et Martina Henzi l'ouvrage L'école à ciel ouvert. Le livre est proposé par Silviva, organisme né dans les années 1980 autour de l'amour de la forêt. Ce centre de compétences trilingue (français, allemand, italien) propose des formations, des outils éducatifs et des journées d'échange liées à cette thématique.

Auparavant psychologue auprès de jeunes enfants, Sarah Wauquiez a découvert les joies de l'enseignement en extérieur le jour où elle a suivi un ami instituteur qui cherchait un adulte pouvant l'aider à assurer une séance avec des enfants de 3 à 5 ans. «Ça m'intéressait de voir ce qu'apporte aux enfants un contact régulier avec la nature... et ça ne m'a plus lâchée.»

(...)

Sur Éduscol, le site d'information et d'accompagnement des personnels d'éducation, des premières ressources ont été timidement mises à disposition des professeurs des écoles. Mais l'exemple canadien est particulièrement intéressant, comme l'illustre le site Hors les murs qui montre que faire cours dehors relève d'un état d'esprit, et pas d'une nécessité de bricoler à la hâte des solutions contre une pandémie plus coriace que cela.

Thomas Messias

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Atsem en maternelle : «On n’aurait pas été là, comment les enseignants auraient fait classe ?»

2 Juin 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Déconfinement : Les Atsem perplexes face au retour des élèves de maternelle

Parce que les professeurs ne sont pas seuls à faire tourner l’école, «Libération» donne la parole aux métiers de l’ombre, eux aussi touchés par la pandémie. Parmi eux, les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19 en France, l’école est au cœur des préoccupations et, avec elle, élèves et enseignants. Mais, dans l’ombre, des travailleurs permettent à la machine de continuer à fonctionner, tout en pâtissant eux aussi de conditions d’exercice dégradées. Cette série d’articles sur «les petites mains de l’Education nationale» vise à les mettre en lumière. Deuxième épisode : les Atsem.

Au plus fort du protocole sanitaire, l’an passé, elles devaient laver les mains des enfants jusqu’à dix fois par jour. Dix passages aux lavabos pour pas loin de trente marmots pas franchement champions de vitesse. Depuis, ça dépend. Certaines Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), ces professionnelles présentes en classe au quotidien au côté des enseignants de maternelle, ont dû maintenir ce rythme soutenu, d’autres ont pu lever le pied, au gré de l’évolution de l’épidémie et des décisions des communes qui les emploient. Mais toutes celles interrogées par Libération l’assurent : ces derniers mois, leur boulot a changé.

«Avec le Covid, on a une surcharge de travail impressionnante», souffle Pascale, qui officie en Occitanie. En temps normal déjà, les Atsem sont garantes de l’hygiène, tant de la classe que des enfants. Alors, depuis un an, outre les passages récurrents aux sanitaires, elles – la profession est quasi-exclusivement féminine – frottent, astiquent, désinfectent tout ce qui traîne, c’est-à-dire un sacré paquet de trucs.

Dans le monde d’avant, Pascale emmenait les enfants à la cantine le midi et déjeunait avec eux. Un moment privilégié de partage. Désormais, le repas doit être pris dans la classe. «Dès que l’enseignante part [déjeuner], on désinfecte les tables, on dresse, on sert, on re-désinfecte. C’est non-stop, précise cette femme de 58 ans. On fait ça tout en ayant les enfants dans les pattes, c’est de la folie furieuse.»

Câlins et bisous

Le Collectif indépendant Atsem de France, qui fédère près de 14 000 professionnelles sur les quelque 52 000 exerçant dans le pays, assure avoir reçu nombre de témoignages d’agentes en souffrance, victimes de burn-out. «On leur met trop la pression», indique Mélodie, administratrice de l’association dans les Hauts-de-France, par ailleurs personnellement bien lotie. «Au départ, on a eu un gros coup de stress, mais le maire m’a rassurée, il m’a dit : “On voit que tu fais ton maximum, ne t’inquiète pas”», raconte cette femme de 42 ans, dont 21 en tant qu’Atsem. De son côté, si Pascale tire la langue, elle s’exécute. «On ne voudrait pas qu’il y ait un problème quelconque, donc on essaye de se tenir à ce qu’on nous demande. Je n’ai aucune envie qu’un enfant ait un souci et de me sentir responsable», relate-t-elle, au diapason d’autres professionnelles interrogées.

«Le sens premier du métier, c’est d’être auprès des enfants pour les apprentissages», note Nadia, Atsem dans la Creuse. Mais à force de tout récurer, «on a moins de temps avec les enfants et les enseignants», regrette-t-elle. Il est une citadelle, toutefois, que les protocoles sanitaires n’ont pu prendre : l’affection donnée aux petits. Qu’importent les règles de distanciation à respecter, ces professionnelles, qui revendiquent leur place de confidentes, ne refusent ni câlins ni bisous aux bambins de 3 ou 4 ans qui gravitent autour d’elles. Le port du masque leur apparaît suffisamment problématique dans leurs échanges avec les élèves, pas la peine d’en rajouter.

Enfants du personnel soignant

Lors du premier confinement, alors que les écoles étaient fermées, «des maires ont eu l’impression de payer des agents à ne rien faire et ont considéré que ce n’était pas normal», se souvient Julien Quintin, représentant du Snuter, syndicat des agents territoriaux, dans l’Oise. Résultat, des Atsem ont été envoyées ailleurs, au gré des besoins. Qui dans un service des espaces verts, qui pour nettoyer la salle des fêtes, qui dans un Ehpad – en plein pic épidémique et alors que les masques manquaient en France. «Les Atsem ont gardé les enfants du personnel soignant et ça n’a pas été dit. On disait : “Merci les enseignants”, et il le fallait, mais beaucoup d’Atsem ont complété les équipes. A des endroits, elles ont gardé, seules, les enfants parce qu’il n’y avait pas assez d’enseignants volontaires», tient à préciser Isabelle, fondatrice et administratrice du Collectif Atsem national.

Parce qu’elles sont au four et au moulin – à ranger, faire le ménage, encadrer des ateliers pédagogiques, superviser la cantine, gérer la garderie… –, les Atsem goûtent peu leur manque de reconnaissance. «Personne ne s’inquiète de savoir comment on s’en sort et comment on gère», affirme Pascale, qui trouve «injuste que les enseignants aient une prime Covid et pas nous». «Si on n’était pas dans l’école, ça ne fonctionnerait pas. On n’aurait pas été là pendant le Covid, comment les enseignants auraient pu faire classe ?» interroge-t-elle. En 2018, lors des assises de la maternelle, Emmanuel Macron avait parlé des Atsem comme d’«un trésor dont nous ne saurions nous passer». Un trésor payé autour du Smic qui aimerait qu’enfin on prenne la mesure de sa valeur.

Elsa Maudet

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« Chez certains jeunes, la pandémie de Covid-19 radicalise un sentiment d’impuissance et de colère »

2 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Jeunesse

Portrait de jeunes en colère qui s'opposent à la «machine» | Le Devoir

EXTRAITS

La crise sanitaire attise, chez certains jeunes, une forme de frustration, estime la sociologue Cécile Van de Velde dans un entretien au « Monde ».

(...)

Avoir vécu cette pandémie à 20 ans peut-il constituer un marqueur générationnel ?

La pandémie réactualise la question des générations telle que le sociologue et philosophe Karl Mannheim l’avait formulée au tournant des années 1930. Selon lui, les périodes de déstabilisation sociale peuvent créer une « condition de génération » commune pour ceux qui entrent dans la vie adulte, et favoriser alors la naissance d’une « conscience de génération ».

Bien sûr, tout le monde a été affecté par la crise engendrée par la pandémie. Dans le cas des jeunes, elle a pu résonner comme un choc d’incertitude et de solitude à un âge justement pensé comme celui de la prise d’élan vers l’âge adulte. L’ampleur de la cicatrice va dépendre des évolutions économiques et des choix politiques dans les années à venir. On sait également que la pandémie accroît fortement la pression inégalitaire au sein même des jeunes générations, qui étaient déjà marquées par une forte compétition sociale et des risques accrus de décrochage pour les moins diplômés.

Par ailleurs, on sait que la crise économique de 2008 – et les politiques d’austérité qui l’ont suivie – a largement contribué à la montée d’une « voix » générationnelle, en France comme au niveau mondial. Elle s’est exprimée au sein des mouvements sociaux et a été portée avant tout par des étudiants et des jeunes diplômés. On peut y lire le refus croissant d’une « dette » ou d’un « héritage » considérés comme trop lourd à porter, et injustement transmis aux jeunes générations, les obligeant à subir des décisions dont elles ne seraient pas responsables.

Cette critique s’est d’abord forgée sur les conditions économiques et sociales, puis s’est élargie à des questions environnementales. Aujourd’hui, la crise sanitaire lui donne encore un nouveau relief, car elle a conduit à des arbitrages politiques visibles entre générations.

(...)

Quelles pourraient être les traductions politiques de cette colère générationnelle ?

Un enjeu politique fondamental serait de répondre au défi démocratique qui s’annonce, et de re-susciter ce qui est en train de s’échapper : l’adhésion. En effet, déjà avant la pandémie, la montée de certaines frustrations ou problématiques au sein des jeunes générations était peu portée politiquement par les partis ou les institutions – notamment en France –, en partie parce que les jeunes constituent un électorat minoritaire et qu’ils votent moins. Pour certains d’entre eux, la pandémie radicalise un sentiment d’impuissance et de colère. Politiquement, la colère peut prendre plusieurs chemins : celui de l’abstention volontaire, mais elle peut être captée aussi par les rhétoriques antisystèmes et les radicalismes politiques.

(...)

Ce qui ressort de presque tous les témoignages de ces jeunes, c’est la conscience de la crise écologique. Est-ce le signe d’une identité commune pour cette génération ?

Cette conscience climatique se diffuse fortement parmi les jeunes, même si elle reste plus forte chez ceux qui vivent en ville et qui sont diplômés. Elle s’est exprimée dans les marches proclimat, avec des slogans comme « Vous allez mourir de vieillesse, nous de détresse » ou « Vous avez volé notre avenir ».

Dans les récits individuels, elle donne lieu à des discours sur l’émergence d’une génération condamnée, privée du temps et de la qualité de vie qui devaient lui revenir. Ces discours sont marqués par un nouvel acteur à protéger : les générations futures. On y trouve une rhétorique d’inversion des rôles entre enfants et adultes, avec des jeunes générations responsabilisées très tôt, face à des générations adultes qui ont été trop insouciantes.

Marine Miller

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Najat Vallaud-Belkacem : "La formation est l'une des clés de l'emploi"

2 Juin 2021 , Rédigé par L'Essor Publié dans #Education, #Politique

Najat Vallaud-Belkacem : "La formation est l'une des clés de l'emploi"

EXTRAITS

L'ancienne ministre de l'Education nationale (sous la présidence de François Hollande) se relance en région suite à sa défaite aux législatives de 2017 (circonscription de Villeurbanne). Elle prévoit notamment un plan de 2 milliards d'euros pour mener la transition économique et environnementale en montagne.

(...)

Quelle est votre vison du développement durable ?

Dès notre arrivée, nous instaurerons l'état d'urgence afin que toutes aides ou subventions soient conditionnées à des critères écologiques. Nous serons aux côtés des agriculteurs pour accompagner la décarbonation de leur activité et tendre à une production plus vertueuse et plus durable. Nous créerons la Silicon Valley européenne des énergies renouvelables, de l'agroécologie et des solutions alternatives. Un plan de 2 milliards d'euros sera engagé pour mener la transition économique et environnementale de la montagne, développer le tourisme vert et durable. Nous défendrons le droit à la nature en protégeant l'ensemble de notre patrimoine naturel et de notre biodiversité en relançant les projets des Parcs Naturels Régionaux de la Dombes et du Haut-Allier et en créant un nouveau Parc Naturel à Belledonne. Enfin, nous reconsidèrerons à la hausse les objectifs de valorisation et de recyclage des déchets notamment en élaborant une charte zéro plastique dans tous nos lycées.

"Là où les transports en commun n'existent pas, nous créerons un réseau régional de 1 000 voitures électriques à la demande"

La gestion des lycées à l'échelon régional est-elle aujourd'hui optimale ?

Aujourd'hui, elle ne l'est pas car Laurent Wauquiez a totalement délaissé cette compétence essentielle pour garantir à tous nos jeunes les meilleures conditions d'étude. Il n'a inauguré́ aucun nouveau lycée lors de son mandat et en a rénové très peu en dehors des lycées privés. Nous croyons en l'égalité des chances et cela commence par étudier dans de bonnes conditions. Aussi, nous construirons 4 nouveaux lycées neutres en carbone et rénoverons 38 lycées en priorisant ceux qui en ont le plus besoin. Nous proposerons des menus 100 % bio, locaux et de saison puis nous abaisserons le tarif à 1€ pour les familles moyennes et modestes. La gratuité de tous les transports scolaires sera aussi garantie. Nous lancerons un plan de soutien scolaire public pour les lycéens et nous créerons des Maisons de l'orientation pour accompagner les jeunes dans leur choix professionnel et en finir avec les voies de garage.

Propos recueillis par Julien Thibert

 

Le choix stratégique des co-listiers et de ses équipes

Notre liste est avant tout celle du rassemblement des forces de gauche et écologistes car elle réunit le PS, le PRG, Cap Écologie, la Gauche Républicaine et Socialiste, la Fédération Communiste de l'Allier, et tant d'autres partenaires. C'est une équipe composée de femmes et d'hommes de conviction, de courage et d'expérience qui connaissent parfaitement leurs territoires. Finalement, cette équipe est à l'image de la nouvelle gouvernance que nous souhaitons pour la Région de demain : responsable, paritaire, de toutes les générations, démocratique et transparente.

Sa vision de la région de demain

C'est une région qui se reconstruit, se relance dans la solidarité pour préparer l'avenir de tous nos habitants et de tous nos territoires. C'est une région dynamique qui tient la promesse républicaine d'égalité, de mérite et de justice sociale, qui nous protège, et nous apporte toutes les sécurités dont nous avons besoin dans la vie : emploi, santé, éducation, transport, environnement.

Sa vision de la gouvernance

J'appelle à une gouvernance plus démocratique en ouvrant les portes de la région aux acteurs et habitants pour décider avec eux des politiques qui y sont menées notamment à travers le Parlement des possibles ou les Assises régionales de la jeunesse. J'appelle également à une gouvernance plus transparente c'est pourquoi nous ferons évaluer l'intégralité de nos politiques par des associations et des ONG. Je souhaite par ailleurs renouer le dialogue avec l'ensemble des acteurs de la région : les CCI, les missions locales, les associations, les syndicats, parce que je crois véritablement au "faire ensemble". Enfin, je suis convaincue que le succès de notre région passera également par une nouvelle manière de travailler avec les élus des collectivités locales, des intercommunalités, etc. Nous devons nous appuyer sur leur expertise car c'est au plus près du terrain qu'on est efficace pour l'emploi, l'agriculture, l'éducation, la mobilité.

Sa spécialité régionale préférée

La truffade naturellement !

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

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Najat Vallaud-Belkacem (PS) : "C'est nous qui avons les réponses les plus adaptées à la crise" (Vidéo)

2 Juin 2021 , Rédigé par Lyon Mag Tv Publié dans #Politique

"Si la gauche s’efface progressivement des réponses politiques dans ce pays, c’est toute une série d’enjeux et de réponses concrètes qui disparaissent. Il est important qu’une gauche de gouvernement vienne porter ses idées"

"C'est nous qui avons les réponses les plus adaptées à la crise actuelle"

"La crise sanitaire devrait tous nous amener à reconsidérer ces folies et errements, et nous concentrer sur les réponses aux besoins de solidarité, de lien, d’activité économique. Dans mon programme, on trouve tout cela. Dans le programme de M. Wauquiez, non"

"Fonds d’investissement régional, le Fonds impact avenir, qui va permettre de venir financer les entreprises en fonds propres, en capital. Parce qu’elles ont besoin d’argent frais en ce moment"

Najat Vallaud-Belkacem

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Daniel Balavoine...

1 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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