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Vivement l'Ecole!

Zachary Richard... et quelques amis

4 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Truman Capote...

4 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

De sang-froid - Truman Capote - Folio - Site Folio

Ce pauvre Andy, il a balancé longtemps au bout de la corde. Ils ont dû avoir un drôle de nettoyage à faire. Toutes les deux minutes, le médecin venait à la porte et faisait deux pas dehors; il restait là, le stéthoscope à la main. On peut pas dire que son boulot l'amusait, il haletait, on aurait dit qu'il suffoquait, et il pleurait aussi. Jimmy a dit :" Regardez-moi cette tapette." J'imagine qu'il sortait pour que les autres voient pas qu'il pleurait. Puis il revenait écouter si le cœur d'Andy battait encore. On aurait dit qu'il s'arrêterait jamais. En fait, le cœur lui a battu pendant dix-neuf minutes.

Truman Capote - De sang-froid

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Choukri Ben Ayed : La grande pauvreté et l'école : Sortir de la fatalité

4 Juin 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Grande pauvreté, inégalités sociales et école Sortir de la fatalité -  broché - Philippe Joutard - Achat Livre | fnac

"Aujourd'hui ce ne sont pas les idées, les énergies ou les savoir-faire qui manquent pour faire face aux ravages de la grande pauvreté dans le champ éducatif. Ce dont nous avons besoin c'est d'une volonté collective d'en faire une priorité de l'action publique". La publication de l'ouvrage dirigé par Choukri Ben Ayed est une bonne nouvelle. C'est un de ces livres que l'on attend et que l'on recommande. Il est aussi précieux par la façon dont il croise les savoirs scientifiques et les expériences d'acteurs de terrain. Si la grande pauvreté pèse lourdement sur l'Ecole (1.6 M d'élèves pauvres contre 1.2M en 2012), l'ouvrage montre des enseignants, des chefs d'établissement, des acteurs locaux qui ne baissent pas les bras et qui agissent. C'est cela le message de " La grande pauvreté et l'école : Sortir de la fatalité" (Berger Levrault) : on peut, on doit faire reculer les inégalités sociales à l'Ecole. C'est possible. Choukri Ben Ayed, qui dirige cet ouvrage collectif, explique comment.

 

Cet ouvrage dresse un bilan documenté en même temps qu'il donne la parole à des acteurs de terrain : enseignants, cadres de l'Education Nationale, décideurs des collectivités locales, parents. C'est un ouvrage académique ou militant ?

 

Cette dichotomie entre académisme et militantisme n’est pas toujours pertinente si ce n’est pour figer des positions. Ce qui était essentiel pour nous c’était de produire un ouvrage documenté, accessible, reposant sur des sources fiables, tout en mettant les constats en regard d’expériences concrètes d’acteurs de terrain. S’il y a une forme de militantisme, c’est en rapport avec son objet : les liens entre grande pauvreté et école, objet peu travaillé. Nous ne disposions jusque-là que de rapports officiels de grande importance, comme le rapport de Philippe Joutard de 1992 : « Grande pauvreté et réussite scolaire. Changer de regard », celui de Claude Pair de 1993 sur la région Nord pas de Calais et celui de Jean-Paul Delahaye de mai 2015 : « Grande pauvreté et réussite scolaire ». Hélas, ces rapports n’ont pas donné lieu à des débouchés politiques significatifs, la problématique est tombée en quelque sorte en désuétude, nous souhaitions l’actualiser. Les trois auteurs de ces rapports sont d’ailleurs co-auteurs de l’ouvrage.

 

Est-ce le moment de le publier ?

 

Y’a-t-il de bons ou de mauvais moments pour parler de la grande pauvreté en France ? Elle devrait être une préoccupation constante. Si le projet de l’ouvrage a vu le jour avant la crise sanitaire celle-ci a été un révélateur criant des inégalités sociales en France : plus d’un million de français ont basculé dans la pauvreté et avec eux probablement des millions d’élèves déjà fragilisés qui le sont encore davantage aujourd’hui. Donc oui c’est certainement le bon moment.

(...)

 

Propos recueillis par F Jarraud

 

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Tentative d'agression au lycée de La Martinère : l'académie de Lyon donne une version très différente de celle de Laurent Wauquiez

4 Juin 2021 , Rédigé par Lyon Mag.com Publié dans #Education, #Politique, #Regionales2021

Fake news - Méfiance | Annabac

Après le Parquet, c'est au tour du recteur de l'académie de Lyon de donner sa version des faits survenus ce mercredi au lycée de La Martinière - Diderot.

Ou plutôt ce mardi, selon l'académie. Car en effet, la version énoncée par Olivier Dugrip diffère de celle de Laurent Wauquiez, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui s'était rendu sur les lieux ce jeudi soir

Selon le service d'Etat, ce ne sont "que" deux individus qui se seraient présentés devant la loge d'accueil pour demander à voir la jeune élève victime d'intimidation. 

Après le refus de l'agent scolaire, les deux "voyous islamistes", comme les appelait Laurent Wauquiez, seraient tout simplement repartis dans le calme. Toujours selon le rectorat, "à aucun moment le bon fonctionnement du lycée n'a été impacté".

Atténuation des faits par l'académie ou récupération très politique de Laurent Wauquiez en pleine campagne des régionales ? L'enquête ouverte par le Parquet ce vendredi devrait permettre d'éclaircir les quelques points flous qui planent encore sur la situation.

La version de M. Wauquiez

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Parcousup2021 Sucks. Encore plus que d'habitude.

4 Juin 2021 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Université, #Education

Parcousup2021 Sucks. Encore plus que d'habitude.

EXTRAITS

Bon. Ayant très immodestement écrit l'un des deux meilleurs articles de tous les temps au sujet de #Parcoursup (l'autre étant disponible sur Lundi matin), j'étais décidé à fermer ma bouche cette année pour essentiellement deux raisons : la première c'est qu'en tant que parent j'ai de nouveau un enfant mien dans cette loterie, et la seconde c'est que cette année encore plus que les précédentes j'ai - ainsi que les collègues avec qui nous assurons le recrutement du meilleur DUT Infocom de la galaxie connue - pleuré des larmes de sang durant des semaines entières à force de constater le niveau d'incurie présidant aux supposées "mises à jour" de la plateforme et à ce qu'elle produisait au final comme automatisation ou acceptation des inégalités.

216 900 jeunes sans aucune proposition acceptée.

Oui mais voilà je suis tombé hier sur une des interventions de la figure tutélaire de l'ESR, oscillant entre un Voldemor sous anxiolytiques et une Gorgone Méduse aux fantaisies capillaires éreintantes, j'ai nommée Frédérique Vidal. Dont l'argumentaire se résume en trois points auxquels je vais sommairement répondre :

  • "tout va bien, les profs et les services des rectorats sont formidables"

Là j'ai surtout envie de crier dans son oreille avec la délicatesse d'un Jean-Marie Bigard répondant aux questions d'un journaliste sur le port de l'étoile jaune comme signe de refus de la vaccination. Et accessoirement je tiens à ta disposition, Frédérique, les échanges de mails avec les services (totalement dépassés) du rectorat à chaque fois que nous les sollicitions pour l'un des innombrables bugs de cette année. Mais c'est vrai qu'ils sont gentils. Formidablement dépassés et incompétents sur les points techniques (à moins bien sûr que la compétence ne se mesure à l'aune de la capacité à répondre "nous sollicitons la plateforme et revenons vers vous rapidement"), mais gentils, en effet. 

  • "7 bacheliers sur 10 ont reçu une ou plusieurs propositions"

Fume. Il y avait 723 000 bacheliers l'année dernière - et il y en a davantage cette année. Ce qui signifie que si les chiffres avancés par la ministre sont vrais (d'ailleurs on vérifie comment hein ?), 506 100 bacheliers auraient reçu une ou plusieurs propositions. Cette immarcescible quiche étant supposée maîtriser la soustraction au regard des coupes qu'elle continue d'opérer dans le renouvellement des postes de titulaires, cela veut surtout dire qu'à ce jour 216 900 lycéen.ne.s n'ont toujours reçu absolument aucune proposition de Parcoursup (à titre d'information, l'année dernière à la même époque ils étaient plus de 400 000 sans réponse positive ... donc en effet c'est ... "mieux").

Cette année ces 216 900 lycéen.ne.s sont par ailleurs en train de plancher sur le fumeux "grand oral" du Bac de l'oncle Jean-Michel Fétide Blanquer, lequel grand oral contient, je le rappelle, un temps de discussion sur l'orientation choisie ("échangez avec le jury sur votre projet d'orientation"). Autant vous dire, que pour 216 900 jeunes gens et jeunes filles à ce jour, cette discussion sur le "projet d'orientation" se prépare avec la même motivation qu'un entretien de renouvellement de ses droits chez pôle emploi. Comment peut-on même imaginer que ces jeunes gens et jeunes filles préparent un oral sur leur projet d'orientation quand leur avenir s'appelle "refus", quand leur espoir s'appelle "en attente" et quand leur présent se résume à "0 propositions d'admission" ?!

Capture d’écran 2021-06-02 à 09.30.41

  • "tout le monde se réjouit d'en avoir fini avec le tirage au sort comme modalité de sélection pour l'entrée dans le supérieur."

Alors là. Mais alors là bordel. J'ai un stock de métaphore conséquent me permettant d'éviter les injures mais même lui (le stock) il a tendance à s'épuiser devant des gens qui osent tout à ce point et que c'est même à cela qu'on les reconnaît (comme l'écrivait Audiard). Donc pour une remise en contexte historique rapide sur cette histoire de "tirage au sort", on se réfèrera utilement au début du thread du Professeur Logos sur Twitter dont je me permets de reprendre ici les premiers éléments : 

1/ #ParcourSup, c'est le jour de la marmotte: les mêmes éléments de langage, d'année en année. Au départ, il y avait la volonté idéologique de reprendre la loi Devaquet (si tu savais) sur la sélection, avec une mise en concurrence croisée établissements/candidats.

2/ Aussi le ministère avait-il mis en place cette opération d'enfumage: un "tirage au sort" pour régler un nombre infime de cas, bien inférieur au nombre de candidats découragés par Parcoursup, problème qu'un traitement rationnel et humain aurait solutionné en une semaine chrono.

3/ Tout l'enjeu était de parvenir à faire croire qu'il s'agissait d'un problème de plateforme, et pas de 15 ans de sous-investissement, dans le temps même où les enfants du babyboom de l'an 2000 devenaient adultes.

4/ Il y eu deux étages d'enfumage pour faire oublier la démographie: le matraquage d'un problème fictif (APB fonctionne par tirage au sort) et l'inepte marronnier "Parcoursup fait-il mieux qu'APB?" En 2006, APB parvenait à 76% d'affectations INSTANTANEMENT; 53% en premier vœu …

Et pour la suite, c'est par là :-)

Bien. Maintenant laissez-moi vous expliquer pourquoi Parcoursup nous amène, contrairement aux affirmations de Frédérique Voldemor Gorgone Vidal, vers toujours davantage de "tirage au sort". 

(...)

Bonus Track.

Oui des solutions existent pour éviter toute cette gabegie. En voici quelques-unes. Non exhaustives. 

Rétablir la hiérarchisation des voeux.

Cesser de fragmenter et d'atomiser les processus se saisie et de traitement.

Cesser de faire peser la charge de la contrainte et de la vérification sur les premières victimes de ces systèmes, c'est à dire les lycéens et lycéennes.  

Etablir clairement et en toute transparence la réalité du recrutement et de l'examen des dossiers pour chaque catégorie de formation (= dire si les lettres de motivation, les appréciations, le CV seront ou non regardés et prix en compte ou si c'est juste la moyenne qui sera prise en compte, et dire alors quelle moyenne il faut avoir pour espérer une place). Aujourd'hui on indique simplement aux familles qu'elle peuvent demander à consulter l'algorithme local. Ce qui revient, au lieu de s'engager à promouvoir un système "juste", à inverser la charge de la preuve en demandant aux familles de faire les démarches  pour prouver qu'elles ont pu être victime d'une injustice. Et devinez quoi ? Non seulement les familles ont autre chose à foutre mais en plus le système est suffisamment bien organisé pour décourager les rares qui tenteraient le coup. Et en plus elles ont tellement intégré que de toute façon le système était injuste qu'elle ne tentent même plus de s'en offusquer et de le combattre.

Se servir des indicateurs de Parcoursup (les formations les plus demandées, les voeux les plus abandonnés, etc.) pour piloter une vraie politique pluri-annuelle de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette année par exemple on nous répète que les voeux pour les IFSI (Instituts de Formation en Soins Infirmiers) ont littéralement explosé. Ce qui est à la fois tout à fait explicable (la pandémie est passée par là), tout à fait étonnant (qu'allaient-ils faire dans cette galère ?) et tout à fait enthousiasmant (on est sûr qu'ils et elles n'y vont pas pour l'argent ...). Se servira-t-on de cet indicateur pour réfléchir au taux d'encadrement - et de places offertes - de ces formations pour les prochaines années ? Pour y créer si besoin des postes supplémentaires et y ouvrir davantage de places ? Non. Bien sûr que non. A aucun moment ce système n'a été pensé et réfléchi comme un levier d'optimisation d'autre chose que du fracas des espoirs et des aspirations de la jeunesse. 

Parcoursup a été créé par autant de Créon tentant de museler et de contraindre des légions d'Antigone. Pour l'instant Créon l'emporte. Mais la pièce n'est pas finie. 

(...)

Olivier Ertzscheid

Texte complet - abonnés - à lire en cliquant ci-dessous

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Martin Luminet...

3 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Alice Zeniter...

3 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Dans les rues, à marcher, à crier, à coller, à bloquer, à tracter, Antoine avait connu un nouveau peuple, une nouvelle tribu : Guillaume et puis Jérémie, Samir, et aussi Élise, Clément, et après eux des ribambelles de visages et de prénoms mouvants, comme des guirlandes de bonshommes en papier que le vent agitait, rendant les silhouettes impossibles à dénombrer bien que parmi celles-ci, très lointaine, pour l’instant tapie, se tînt celle d’une femme qui se faisait appeler L et qui déréglerait bientôt son existence.
Antoine aurait voulu que cette tribu devienne la sienne et qu’il puisse se fondre dans ses rangs, y trouver une chaleur simple, évidente, mais leurs rapports s’étaient distendus lorsqu’en 2008 il avait rejoint le Mouvement des jeunes socialistes avant de devenir, quelques années plus tard, l’assistant d’un député PS, ce qui faisait de lui une cible de moqueries répétées et de tendres accusations. Antoine avait commencé à travailler pour le député avant même d’avoir terminé ses études à Sciences Po – il l’avait croisé dans des réunions de jeunes militants et, très rapidement, celui-ci lui avait parlé de l’organisation de la première primaire citoyenne au PS, en vue de l’élection présidentielle de 2012. Il avait avoué d’emblée qu’il était dans une position délicate car il s’était opposé à cette procédure qu’il considérait comme une « américanisation » de la vie politique française. Le député pensait que le candidat du parti devait, naturellement, être le premier secrétaire et que les deux fois où cet ordre n’avait pas été respecté, en 1995 et en 2006, l’innovation s’était soldée par une défaite électorale.
Alice Zeniter - Comme un empire dans un empire
 
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Inégalités scolaires : les élèves des territoires ruraux manquent-ils vraiment d’ambition ?

3 Juin 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

EXTRAIT

Les inégalités territoriales en matière de parcours scolaire font actuellement l’objet de nombreux débatsDes rapports récents mettent notamment en évidence les inégalités entre territoires ruraux et urbains. Les élèves des territoires ruraux, s’ils réussissent aussi bien que ceux des villes à l’école et au collège, s’engagent dans des filières plus courtes (filière professionnelle, apprentissage…), accèdent moins à l’enseignement supérieur et s’engagent moins dans des filières sélectives comme les classes préparatoires aux grandes écoles.

Pour expliquer ces différences, le manque de mobilité, l’éloignement des opportunités d’emploi plus concentrées dans les grandes agglomérations ou encore le manque de diversité des métiers représentés sont identifiés comme des obstacles. Par ailleurs, les aspirations de ces jeunes seraient limitées à cause du phénomène d’autocensure. Selon ce postulat, ces élèves manqueraient d’ambition car ils auraient peu confiance en eux, « verraient petit », auraient un esprit d’initiative limité et seraient moins compétitifs.

Nous proposons de dépasser ces conceptions péjoratives et déficitaires de la ruralité, impliquant des personnes et non des contextes, pour analyser plus finement les processus psychosociaux en jeu dans le parcours scolaire de ces élèves.

Sentiment d’appartenance

Si le rural se caractérise par une faible densité de population, les géographes montrent qu’il n’y a pas une mais des ruralités qui recouvrent des problématiques éducatives et scolaires différentes. Par exemple, la ruralité périurbaine est très différente du rural isolé, comme le milieu montagnard.

L’étude que nous avons menée se centre sur le rural à tradition industrielle, qui concerne des petites villes comprenant une forte proportion d’ouvriers et d’employés et qui sont également marquées par des fragilités économiques et sociales liées à la désindustrialisation.

Cette enquête menée auprès de 1 400 élèves de cours moyen, sixième et troisième, des membres de la communauté éducative et des familles, vise à mieux comprendre les freins et les leviers à l’ambition scolaire de ces élèves. Nous en livrons ci-dessous les premiers résultats.

Les élèves de notre étude ont un sentiment d’appartenance élevé à leur territoire et se sentent davantage liés à leur école ou à leur collège que leurs camarades vivant en milieu urbain et issus de milieux socioprofessionnels similaires. Par ailleurs, ils rapportent majoritairement des relations sociales positives avec les pairs et avec les adultes dont ils se sentent proches, et se considèrent comme soutenus par leurs enseignants.

Globalement, les familles soulignent leur confiance dans l’école pour favoriser les apprentissages et le bien-être de leurs enfants. Et les membres de la communauté éducative disent engager de nombreux efforts pour préserver ou développer ce climat bienveillant dans lequel les relations positives avec les élèves occupent une place importante.

Cela se traduit par une écoute et par la proposition de nombreuses activités périscolaires (voyages, clubs..) permettant de développer la convivialité et le sentiment d’appartenance des élèves à la structure scolaire.

(...)

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Amaël André - Maître de conférences HDR, Université de Rouen Normandie

Catherine Delarue-Breton - Professeure des universités, Université de Rouen Normandie

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Vaccination des 12-15 ans: quand Macron trouvait "choquant" de les faire passer avant les pays pauvres

3 Juin 2021 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Jeunesse

Au dernier sommet mondial de la Santé, Emmanuel Macron avait préféré se concentrer en priorité sur la vaccination des adultes dans les pays les plus pauvres.

POLITIQUE - Vaccin pour tous. En France. Ce mercredi 2 juin, le président Emmanuel Macron a annoncé que la vaccination contre le Covid-19 va être élargie aux moins de 18 ans à compter de la mi-juin. Le chef de l’État en déplacement dans le Lot à la rencontre d’acteurs du tourisme s’est montré optimiste pour l’été tout en appelant les Français à rester “prudents” face à des signaux d’alerte dans le Sud-Ouest. Et s’est félicité au passage que près de 50% des Français adultes aient déjà reçu une première dose de vaccin.

Cette décision a été prise lors d’un conseil de défense sanitaire dans la matinée à l’Élysée, après le feu vert lundi de la Commission européenne sur l’utilisation du vaccin anti-Covid-19 de BioNTech/Pfizer sur cette tranche d’âge. Au mois de mars, le laboratoire Pfizer/BioNTech avait annoncé des résultats très concluants pour les adolescents. 

Changement de registre

Il y a quelques jours pourtant, Emmanuel Macron avait rappelé que cet élargissement de la vaccination n’était pas une priorité. “Ce n’est pas tout de suite, mais c’est peut-être”, avait ainsi répondu Olivier Véran à BFM TV lundi 17 mai. Le lendemain, lors du Sommet mondial de la santé, le chef de l’État avait réaffirmé cette position alors que l’écart de la vaccination contre le Covid-19 entre les pays riches et les pays défavorisés se creuse. “Il est choquant, vous en conviendrez, qu’on commence parfois à vacciner des enfants là où on n’a pas encore commencé à vacciner les plus âgés et les plus fragiles dans certains pays”, avait-il expliqué. 

Une affirmation destinée à l’époque aux États-Unis et au Canada qui avaient déjà élargi leur politique de vaccination aux plus jeunes. Ce changement d’avis toutefois ne devrait pas empêcher la France de distribuer 30 millions de doses à Covax et aux pays pauvres comme promis par le gouvernement lors de ce sommet.

Les vaccins anti-Covid continuent en effet manquer cruellement faute de production suffisante et le système international mis en place pour garantir un accès équitable aux vaccins est très loin du compte. Il devait assurer une immunisation de 20% des populations des pays participants d’ici la fin de l’année. En mai, il manquait approximativement 190 millions de doses par rapport aux volumes initialement prévus.  

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