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Vivement l'Ecole!

A mes élèves homosexuels, trans, bi...

17 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Société

A mes élèves homosexuels, trans, bi...

A mes élèves homosexuels, trans, bi...

C'est aux adolescents, nos élèves, auxquels je pense en écrivant ces lignes. Aux adolescents, filles et garçons, qui sentent confusément ou de manière absolument certaine qu'ils sont et seront homosexuels.

A quoi pouvaient penser ces jeunes filles et garçons en voyant et en écoutant, il y a quelques mois, quelques années, des milliers de Français, avec, parmi eux peut-être, des parents qui ignorent tout de la sexualité de leurs propres enfants, défiler en hurlant leur opposition, pour beaucoup leur haine, au mariage pour tous, mais d'abord à l'homosexualité, cette "déviance", cette "inversion", cette "atteinte intolérable à l'ordre naturel de l'humanité"  ? N'étaient-ils pas, ces jeunes homosexuels, en droit d'avoir peur, tout simplement peur, face à ce déferlement d'intolérance  ?

J'ai eu, j'ai et j'aurai des élèves homosexuels, trans, bi...

Devenu athée mais d'éducation traditionnellement catholique, baptisé, communié et confirmé, je peux concevoir les interrogations, les doutes, les interpellations de conscience. Je ne peux, en revanche, accepter les appels à l'ostracisation, à la stigmatisation, au rejet, à l'isolement, à l'enfermement, à la violence jusqu'au meurtre dans des caricatures abominables amenant certains à comparer les homosexuels à des singes. A des singes!

Alors, pour mes élèves homosexuels, avec tant d'autres je me suis battu à ma manière afin que leur droit à l'égalité de choix - celui de se marier ou pas, celui d'adopter ou pas - leur soit reconnu comme il l'est déjà dans de nombreux pays très catholiques comme l'Espagne et le Portugal.

Je pense à ces centaines, peut-être ces milliers de filles et garçons moqués, insultés, traités de PD, de tapettes, de fiottes, de gouines, de goudous, de lopettes, d'invertis, de tarlouzes. Le corpus dans ce domaine est d'une "richesse" infinie. Au XXIème siècle le triangle rose a disparu. Les mots sont restés. La honte aussi.

Pour mes élèves homosexuels, trans, bi, je me battrai - car les haines n'ont pas disparu; les agressions violentes en témoignent encore -  afin que soit effacée cette honte qui n'a pas lieu d'être. Je me battrai au nom de traditions familiales chrétiennes -  mais oui  - qui m'ont permis d'être d'abord à l'écoute, d'être d'abord dans le partage, d'être d'abord dans l'amour des autres et du prochain, quelle que soit son orientation sexuelle.

Pour mes élèves homosexuels, trans, bi, je défendrai et appelle à défendre la dignité à laquelle ils ont droit.

Pour tous mes élèves enfin, je me battrai pour construire une société civile tendant le plus possible vers l'égalité et vers la compréhension des uns entre les autres, hétérosexuels, homosexuels, trans et bi dont le point commun est d'AIMER...

Christophe Chartreux

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Etude de textes - Macron ou le mystère du verbe par Damon Mayaffre

17 Mai 2021 , Rédigé par FR3 Provence Alpes Côte d'Azur Publié dans #Politique

Macron ou le mystère du verbe - ses discours décryp - Damon Mayaffre -  Librairie Eyrolles

Grâce à l'intelligence artificielle, ce chercheur de Nice prévoit le discours d'Emmanuel Macron pour les présidentielles

Un livre, publié le 6 mai par un chercheur de l'université de Nice décrypte les habitudes sémantiques du président de la République. La technologie d'intelligence artificielle permet de prédire par exemple son discours de 2022 en vue de l'élection présidentielle.

Chercheur au CNRS, professeur à l'Université Côte d'Azur et membre d'une unité de recherche sur le corpus du langage, Damon Mayaffre étudie le discours politique depuis sa thèse.

Entretien avec ce docteur en histoire, qui après avoir écrit sur Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, prédit le discours d'Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2022. Son livre "Macron ou le discours du Verbe" aux éditions de l'Aube vient de sortir ce 6 mai.

Voilà, à quoi pourrait bien ressembler le discours d'Emmanuel Macron en 2022 :

Chères concitoyennes, chers concitoyens

Les transformations profondes que j’ai souhaitées en 2017 ont changé la France et l’Europe. Elles demandent aujourd’hui à être renforcées afin que la reconstruction engagée porte désormais ses fruits au bénéfice de toutes et de tous. J’ai entendu vos inquiétudes, parfois vos colères, et je partage votre impatience.

Face aux nationalistes, au populisme, à la tentation du repli, qui ne signifient rien d’autre que l’immobilisme, je veux incarner le choix de l’espoir, du progrès et de la réconciliation. Je veux porter le projet d’une société nouvelle dans laquelle la libre expression des talents, l’égalité entre les femmes et les hommes et les mobilités sociales assureront l’émancipation véritable.

Au cœur des territoires, les innovations technologiques, l’intelligence artificielle et le numérique offrent aux acteurs, entrepreneurs, chefs d’entreprise ou salariés, une liberté historique et concrète de s’épanouir, sous condition d’une démocratie renouvelée dans laquelle l’ordre, le dialogue réel et la pleine concertation seront les meilleurs gages de notre renaissance. C’est en profondeur que je veux refonder l’agora et le pacte social pour que le projet qui est le nôtre advienne sans peur, sans jalousie, ni tabou.

Des idéologies mortifères et des violences ressurgissent partout en Europe espérant étouffer les solutions que nous allons mettre en œuvre tous ensemble de manière pragmatique, loin des dogmes et des fondamentalismes, chacun et chacune prenant sa part, chacun et chacune saisissant sa chance.

C’est pourquoi je vous appelle à porter en avant ma candidature, parce que je veux que le travail et l’innovation soient enfin récompensés […]

Prédiction du discours d'Emmanuel Macron en vue des présidentielles 2022 (IA Damon Mayaffre)

En lisant ces lignes, on entend déjà l'actuel président s'exprimer. Nous avons demandé, sans l'aide de l'intelligence artificielle, à Damon Mayaffre de présenter son travail et ses méthodes.

Quelle était l’idée principale de votre livre ?

L’idée, c’est que le discours d'Emmanuel Macron a une forme de complexité, c’est un « objet politique non identifié », il y a une sorte de mystère ou d’originalité dans son discours. C'est pour cette raison, que l'on voulait faire un traitement technologique plus abouti. Je suis épaulé par Laurent Vanni, également du CNRS, avec lui on marche sur deux jambes, une linguistique et l'autre plus technologique.

J’ai engendré plus de 1.000 discours et l’intelligence artificielle (IA) va les comparer avec des discours d’autres présidents de la République, depuis le général de Gaulle.

Damon Mayaffre.

C’est une prise de position : on ne peut définir qu’en comparaison. Le contexte historique est primordial tout comme, on ne peut définir la gauche sans le contraste avec la droite. 

L’analyse peut-être généalogique, historique et géographique par exemple, j’ai comparé Emmanuel Macron à Tony Blair, et c’est une comparaison quasi littérale du "Blairisme" : le "en même-temps" de Macron est fondateur, c’est une traduction "as well as" qui a caractérisé Blair. Comme E. Macron, T. Blair disait "il faut libérer et en même temps protéger".

Comment fonctionne l'intelligence artificielle, l'IA? 

Globalement, l’IA n’est pas l’intelligence humaine, mais elle est "bioinspiré", c’est-à-dire que comme le cerveau, on fait faire réagir des connexions comme les synapses avec les neurones. Un mot stocke de l’information puis, ces mots ont des règles de combinaison et vont produire un discours. 

L’IA pour Google sait par exemple, sans se tromper reconnaître l’image d’un chat ou d’un chien sur la base d’un agencement de pixels. 

(...)

Comment apprendre à parler comme Emmanuel Macron ?

Pour apprendre à parler le Macron, on va remarquer qu’il adore le suffixe-tion et qu’il y aura toujours du futur derrière. -Tion, c’est le mouvement comme transformation, ensuite Emmanuel Macron va factoriser avec le futur ou le subjonctif. C’est du "deep-learning" c’est un apprentissage profond. J’ai l’impression de rentrer dans la profondeur du discours. 

Tout le Macron se résume en une lettre : le « R », parce que son secret c’est d’assortir un vocabulaire de gauche avec une lettre de droite. 

Damon Mayaffre.

Tout comme, le préfixe en re- renvoie à la transformation, il ne dit pas naissance, mais reconnaissance, ne dit pas créer, mais recréer. Comme ça, il plait aussi bien à un électorat de gauche qui veut le changement, mais en "même temps" à l’électorat de droite entend le préfixe et l’idée de retour, l’idée d’un passé glorieux. Typiquement le mot refondation : il adore.

Au départ, d’un point de vue scientifique c’est la machine qui clignote et l’analyse permet de comprendre. 

(...)

Manon Hamiot

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Pour les lycées professionnels, la réforme Blanquer est l'équivalent d'un plan social

17 Mai 2021 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

Le BAC professionnel au lycée St André à Niort | Lycée Saint André

EXTRAIT

La réforme Blanquer dégrade l'enseignement des lycées professionnels et transforme nos élèves en exécutants. Elle ferme davantage les portes des études supérieures aux bacheliers professionnels.

Ayant lu la tribune de nos collègues et voisins du lycée de Fonsorbes sur la réforme du lycée, nous avons eu envie d’y donner un prolongement. En effet, le texte se termine sur la note suivante: “le présent article rédigé par des professeurs de lycée général n’aborde pas la question des réformes du lycée professionnel pourtant essentielle. Nous avons fait ce choix en conscience, n’étant pas spécialiste de la question.” 

Or, notre établissement situé comme celui de Fonsorbes en banlieue ouest de Toulouse est un lycée polyvalent de 1600 élèves, dont un tiers en voie professionnelle. Notre collectif de professeurs se mobilise comme celui de Fonsorbes contre les réformes, mais particularité, il est constitué d’enseignant-e-s de la voie générale, de la voie technologique et de la voie professionnelle.

Les réformes sont intimement liées, la réforme LGT (lycée général et technologique) et la réforme voie professionnelle sont comme les 2 facettes d’une même médaille. Comme nos collègues de Fonsorbes, nous nous sommes livrés à l’examen des affirmations et préceptes de cette réforme.

Le public de la voie professionnelle qui rassemble tout de même aujourd’hui 30% des bacheliers est encore dans l’invisibilité, de même que les enseignants qui les encadrent.

Disons d’abord que cette réforme comme celle du lycée général a rencontré une forte opposition, mais les médias s’en sont faits encore moins l’écho. Le public de la voie professionnelle qui rassemble tout de même aujourd’hui 30% des bacheliers est encore dans l’invisibilité, de même que les enseignants qui les encadrent.

Mais revenons d’abord à l’élaboration de la réforme.

Le ministre Blanquer a prétendu que la voie professionnelle était sa priorité! Mais il s’est empressé de nommer le chef cuisinier étoilé Marcon et une cheffe d’entreprise pour établir un diagnostic en quelques semaines et des propositions tout aussi expéditives.

Le diagnostic a occulté les réussites du lycée professionnel, et ce alors que les enseignant.e.s sont reconnu.e.s pour leurs capacités à innover. Au lycée professionnel, c’est un autre rapport qui s’installe avec les élèves, pour les accompagner, les réconcilier avec l’école, leur redonner l’appétence et le goût du savoir… Aziz Jellab, sociologue, écrit: “des élèves ayant connu la douloureuse expérience de l’échec dans certaines matières en collège en viennent à découvrir qu’ils sont capables de réussir en lycée professionnel, aidés il est vrai par des pratiques pédagogiques innovantes ou au moins soucieuses de penser leurs difficultés cognitives”.

Oui le lycée professionnel était bien “une voie vers l’excellence”, et cela avant la réforme!

Par contre, qu’en est-il avec cette réforme? Décodons la communication “bien huilée” du ministère pour reprendre l’expression de nos collègues de Fonsorbes.

La brochure du ministère qui présente le “nouveau lycée professionnel” affirme: “La promotion de l’excellence se traduit par une ambition pour tous les élèves. Elle passe par la transmission des connaissances professionnelles de pointe, d’une culture générale solide et des savoir-être de haute tenue.

La mission de la voie professionnelle est de former des jeunes professionnels qualifiés qui sont aussi des citoyens éclairés.”

Examinons chacun de ces points:

Transmission des connaissances professionnelles de pointe: FAUX. Le regroupement des formations en “famille de métiers” en seconde retarde la professionnalisation, et ce alors que la formation a déjà été réduite d’un an après la mise en œuvre de la réforme de 2009. La mise en place de “familles de métiers” correspond d’après le ministère à une volonté de liberté de choix de l’élève. Très bien, mais dans la pratique qu’en sera-t-il de cette liberté de choix quand la spécialité souhaitée sera dans un autre établissement, ou qu’il y aura trop d’élèves souhaitant intégrer la formation souhaitée au regard des capacités d’accueil?

- Culture générale solide: FAUX. La première conséquence de la réforme est la diminution des heures de cours en enseignement général. En CAP par exemple, il reste à peine plus de 2h par semaine pour le français, l’histoire géo et l’EMC! Diminution drastique des heures de cours mais aussi appauvrissement du contenu des programmes!

Former des citoyens éclairés: FAUX. C’est ainsi que le programme de français en Bac professionnel se réduit comme peau de chagrin et se calque sur celui de CAP. Plus de démarche de questionnement et de problématisation! Disparition de l’objet d’étude de première, “les philosophes des lumières et le combat contre l’injustice”, thème très apprécié par les élèves qui faisaient le lien avec les problématiques actuelles. En géographie, disparition du programme de tous les thèmes en lien avec le développement durable et le développement inégal! 

Pour ces programmes il y aurait eu consultation: FAUX! L’association des professeurs d’histoire géographie tire un constat bien sévère de cette pseudo concertation: “Les longs échanges ont confirmé nos appréhensions et nos impressions: le ministère ne raisonne qu’en termes utilitaristes, subordonnant les enseignements généraux aux stricts besoins professionnels et, plus largement, le lycée professionnel aux besoins des employeurs et des décideurs locaux. C’est se tromper lourdement que de croire qu’un bon travailleur n’a pas besoin d’être cultivé, ni de connaître l’histoire de son métier, ni de comprendre la marche du monde. C’est aussi manquer cruellement d’ambition pour une jeunesse souvent issue des milieux en difficulté.”

(...)

Corinne Vaulot,

Professeur de lettres-histoire à la retraite et syndicaliste CGT

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education - Le ministre - Supérieur - Ressources et débats...

16 Mai 2021 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education - Le ministre - Supérieur - Ressources et débats...
Le ministre

Dans Ouest France, le ministre Jean-Michel Blanquer s’approche du record de longévité. “Ministre de l’Éducation nationale depuis le 17 mai 2017, Jean-Michel Blanquer est proche de battre le record de longévité du ministère. Resté quatre ans, trois mois et 26 jours dans les années 1960, Christian Fouchet détient toujours ce record.”

Il se permet une petit interview dans la Nouvelle République : “L’Europe à l’école : interview de Jean-Michel Blanquer et Clément Beaune. “Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, veulent mettre plus d’Europe dans l’enseignement.

Et pendant ce temps, Le Monde annonce : “Covid-19 : les notices de 43 % des autotests commandés par l’Education nationale sont erronées. “Trois jours après le lancement de la campagne de distribution des autotests aux lycéens, un courriel du ministère de l’éducation nationale a été envoyé aux chefs d’établissement, les alertant sur une erreur dans leur mode d’emploi, a révélé RTL jeudi 13 mai. « Si vous êtes négatif, cela veut dire que la Covid-19 a été détectée », est-il écrit à tort sur la notice.

« L’erreur, qui a été rectifiée, concerne effectivement 43 % des commandes actuelles, et les tests Panbio destinés aux professeurs du secondaire », a confirmé au Monde le ministère de l’éducation nationale. Pour rattraper la situation, le ministère a envoyé des courriers électroniques aux équipes enseignantes avec un lien vers une notice rectifiée, fait savoir RTL.

Le dessin de Fabien Crégut

 

Et Ouest France revient sur “l’organisation du bac pour cette année. Bac 2021. Les « évaluations ponctuelles » annulées pour les élèves du Cned. “Les candidats au bac qui suivent les cours du Centre national d’enseignement à distance (Cned) dénonçaient, depuis des mois, une « inégalité » de traitement par rapport aux élèves scolarisés dans des établissements sous contrat qui avaient obtenu l’annulation des évaluations communes. Soulagement pour les élèves de terminale qui passent le bac en candidat libre via le Centre national d’enseignement à distance (Cned). Un décret paru au Journal officiel, le 7 mai dernier, annule les « évaluations ponctuelles », y compris celle d’éducation physique et sportive, au profit des notes obtenues durant l’année figurant dans le livret scolaire.

Tandis que Le Monde évoque “Les élèves de la voie professionnelle dans le flou des aménagements du bac”

“Seules les deux meilleures notes des épreuves d’enseignements généraux seront prises en compte pour valider le baccalauréat professionnel. Les examens professionnels restants, parfois évalués en contrôle terminal, seront, eux, organisés sans aménagement particulier.

L’Étudiant s’intéresse au bac à l’étranger : “Dans certains pays confinés, les déplacements ne sont pas autorisés alors que les épreuves terminales du bac sont en présentiel. Ils s’inquiétaient de l’absence de réponse, voire de «considération», du ministère de l’Éducation nationale face à leurs inquiétudes. Les élèves de terminale des lycées d’enseignement français dans des pays étrangers confinés sont à présent fixés sur leur sort. Pour les candidats qui ne sont pas autorisés, dans leur pays de résidence, à se déplacer dans leur centre d’examen pour passer leurs épreuves terminales du baccalauréat, des aménagements ont été fixés par l’Éducation nationale.

Dans un article réservé aux abonnés de Libération, Marguerite de Lasa s’exclame “Baccalauréat : «L’épreuve de philosophie est devenue un simulacre, une mascarade». “Prendre en compte la meilleure des deux notes entre écrit de philo et contrôle continu pour le bac ? Cette mesure, annoncée par Jean-Michel Blanquer, le 5 mai, atterre des professeurs de philosophie, qui dénoncent une épreuve vidée de sa substance.

Vousnousils revient sur la polémique : “Le Grand oral doit-il être repensé ?” Publié par Chloé Le Dantec

Des associations d’enseignants demandent la suppression du Grand oral du bac, et reprochent à l’épreuve d’être discriminatoire. Explications. Dans un communiqué, l’APSES (Association des professeurs de Sciences économiques et sociales) demande la suspension du Grand Oral pour le baccalauréat 2021, et une « refonte » de cette épreuve pour les années suivantes, parlant d’une « machine à piéger les élèves et à accroître les inégalités sociales de réussite scolaire. »”

Supérieur

Dans Le Monde “Inquiétude sur les effets de la crise sanitaire sur Parcoursup : l’enseignement supérieur sans boussole face aux candidatures Par Soazig Le Nevé et Violaine Morin. “Le tri est compliqué par la crise sanitaire et la réforme du lycée. Les enseignants du supérieur s’inquiètent d’une probable baisse de niveau des étudiants.” “Comment départager les candidats de terminale au terme de cette année scolaire bouleversée par la crise sanitaire ? Comment évaluer leur niveau à l’entrée dans l’enseignement supérieur, quand la majorité d’entre eux n’ont pas suivi l’ensemble de leurs cours, souvent donnés à distance, ou n’ont pas rendu tous leurs devoirs ? Ces questions agitent les enseignants du secondaire, qui ont rempli les dossiers de leurs élèves sur Parcoursup, comme ceux du supérieur, qui sont en train d’en éplucher le contenu.

La jauge d’accueil à l’université sera relevée à 50% dès le 19 mai, annonce Vidal, annonce l’AFP agence repris par le Figaro Etudiant. “Les universités pourront accueillir 50% des étudiants à partir du mercredi 19 mai, contre 20% jusqu’à présent, afin d’organiser des sessions de préparation au rattrapage, a annoncé ce mercredi la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Interrogée sur Sud Radio sur l’évolution de la jauge dans les universités, la ministre a indiqué qu’on passerait «à 50% à partir du 19 mai», soit «un siège sur deux».”

Les Échos mentionne le bilan de la “Sélection à l’entrée en master : quatre ans après la réforme, des résultats en demi-teinte. “La réforme de la sélection à l’entrée en master a accru la réussite des étudiants, souligne le ministère de l’Enseignement supérieur. Mais elle a réduit les possibilités de poursuites d’études parmi les diplômés de licence.

Et du coup, L’Étudiant publie “Master : le droit à la poursuite d’études est modifié dès la rentrée 2021. “Depuis la réforme de 2017, la sélection en master se fait en M1 et non en M2 et un droit à la poursuite d’études a été créé. Dans le cas où vous ne seriez reçu dans aucun master alors que vous avez validé votre licence, vous pouvez ainsi engager une démarche de poursuite d’études auprès des services rectoraux sur le portail trouvermonmaster.gouv.fr. Le rectorat doit alors vous faire des propositions de formation.”

L’Étudiant toujours : “Sciences Po: stupeur pour les excellents candidats recalés sur Parcoursup”

Des élèves de terminale recalés ne comprennent pas les nouveaux critères d’admission de Sciences Po qu’ils jugent opaques. Certains soupçonnent même l’institut de ne pas avoir lu leur dossier.”

Débat et Ressources

Le Café s’interroge : “Les jeunes français nuls en EMI ?

Alors que les jeunes passent en moyenne 35 heures par semaine sur Internet, comment traitent-ils l’information ? Pisa 2018 a posé plusieurs questions à des jeunes de 15 ans de 76 pays ou territoires. S’il y a bien un lien entre enseigner l’EMI et faire face à la désinformation, les jeunes français sont encore en dessous de la moyenne OCDE pour détecter la vraie de la fausse information sur Internet.”

«Plutôt que de s’attaquer à la méritocratie, luttons contre le naufrage éducatif»

FIGAROVOX/CHRONIQUE – “Face aux critiques récentes formulées à l’encontre de la méritocratie, le chroniqueur Olivier Babeau défend cette notion qu’il juge indispensable. Il faudrait pallier les défaillances du mérite plutôt que de remettre en cause son bien-fondé, argumente-t-il.

Et toujours dans Le Figaro : “Les médiocres résultats de l’enseignement à distance. “Avec le confinement, des millions de très jeunes enfants, de collégiens et de lycéens se sont retrouvés à travailler sur écran. Avec des résultats contrastés, notamment selon l’âge.” “À une autre époque, pas si lointaine pourtant, à peine deux ans, il était convenu chez les professionnels de l’éducation que l’apprentissage par le biais unique des écrans n’était pas profitable à des étudiants avant… le stade du master. Pour des jeunes gens déjà matures, donc, et avancés dans leur projet professionnel. Les étudiants de première ou deuxième année étaient encore trop jeunes et avaient tendance à décrocher, entendait-on de la part d’universitaires qui avaient créé des licences à distance. L’éducation passe nécessairement par une alternance entre distanciel et présentiel, assuraient-ils.

RFI : “L’enseignement de la guerre d’Algérie en France: entre histoire et mémoire”

Dans son rapport sur la colonisation et la guerre d’Algérie, l’historien Benjamin Stora appelle à accorder davantage de place à l’histoire de la France en Algérie dans les programmes scolaires français. Cette histoire, si elle n’a jamais été éludée à l’école de la République, s’est problématisée et politisée au fil du temps. Son traitement suscite passions et controverses. Pourquoi ?

TraAM Documentation : La place du professeur documentaliste dans l’enseignement de l’oral

Dans le cadre du projet TraAM Documentation 2020-2021, les référentes des académies de Bordeaux, Guyane, Lille, Nantes et Rennes ont travaillé en collaboration sur une production concernant la place du professeur documentaliste dans l’enseignement de l’oral que vous pouvez découvrir ci-dessous :

Le Monde publie une tribune d’Eric Mesnard, Professeur d’histoire et de géographie, formateur à l’Inspe de Créteil sur “Mémoires de l’esclavage : « L’histoire enseignée doit prendre en compte la complexité et la variété des héritages »

“A l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, le professeur d’histoire et formateur Eric Mesnard interroge la place à l’école de l’enseignement de l’esclavage en 2021.

 La Netscouade de l’Étudiant “Formation des enseignants au numérique : l’héritage inattendu de la crise sanitaire”

PARTENARIAT. La formation des professeurs était un angle mort du débat sur la transformation numérique des universités. Par manque de ressources, de temps ou d’intérêt. Le confinement a précipité les choses et la formation au numérique s’est imposée en urgence. Évolution salutaire : les questions pédagogiques prédominent désormais sur les questions techniques.

Bernard Desclaux

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Emmylou Harris... Et autres...

16 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean-Marie Blas de Roblès...

16 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Qui peut jurer de ne pas inventer, au moins en partie, ses souvenirs ? Certainement pas Augustin Harbour. Quarante ans plus tôt, errant dans le désert du sud libyen, il est tombé sur une mystérieuse oasis : Zindan. On y arrive de n’importe où, de n’importe quand, mais aucun des autres voyageurs échoués-là ne sait comment en repartir. C’est que Hadj Hassan, Dieu lui-même, y vit, en compagnie de son envoûtante vestale, Maruschka Matlich.

Réfugié dans une clinique de luxe, sur les rives du lac Calafquén au Chili, carnets, croquis et annotations à l’appui, Augustin dresse l’inventaire de cette extravagante épopée, des habitants et de leurs mœurs étranges – tabous alimentaires, pratiques sexuelles, objets sacrés et autres signes parleurs –, qui prend vite des allures de fantasmagorie. Présent et imaginaire se mêlent, comme pour une dangereuse immersion au cœur des ténèbres.

Délirante invention d’un esprit malade ou intuition géniale d’un entendement hors du commun, le récit prodigieux et débridé d’Augustin nous emmène aux con2ns inexplorés de la folie. On retrouve dans ce roman phénoménal toute la fantaisie, l’humour, la virtuosité et l’érudition de l’auteur de Là où les tigres sont chez eux. Et un fameux coup de crayon !

 Jean-Marie Blas de Roblès - Ce qu'ici-bas nous sommes

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A lire... La catastrophe ou la vie - Pensées par temps de pandémie - Jean-Pierre Dupuy

16 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Philosophie

EXTRAIT

La meilleure mort

10 mai 2020

Je dispose d’un critère qui me permet de reconnaître les personnes qui ont l’« esprit métaphysique », indépendamment de leur occupation, de leur éducation, ou de leur religion si elles en ont une, qu’elles soient philosophes de profession ou non. Je leur demande ce qui leur fait le plus peur : le fait de mourir ou la mort elle-même. J’appelle « métaphysique » toute question que la science est impuissante à élucider mais à laquelle nous ne pouvons pas ne pas apporter de réponse si nous ne voulons pas vivre comme des bêtes. La plupart des gens répondent que la mort ne leur fait pas peur et quand on leur demande pourquoi, même s’ils n’ont jamais lu Épicure, ils avancent que lorsqu’ils seront morts, ce n’est pas eux qui le seront, puisqu’ils ne seront plus. Mais ils avouent craindre la période de déchéance et de souffrance qui bien souvent précède la mort. Ces gens-là ne sont pas faits pour entrer en métaphysique.

Ce jugement n’est pas une critique et encore moins une insulte. Il faut de tout pour faire un monde.

Les semaines que nous venons de vivre en mars et avril  2020, la mort rôdait partout autour de nous. Le confinement nous a incités à poser ou reposer les grandes questions, celles que nous posions quand nous étions enfants. Je me suis demandé comment j’aimerais mieux mourir.

Être passager sur le vol AF 447 qui relie quotidiennement Rio de Janeiro à Paris et chuter en vrille jusque dans l’océan, voilà ce que serait une bonne mort pour moi. C’est celle à laquelle a échappé ma fille brésilienne Béatrice en voyageant sur ce vol, la veille du crash du 1er juin 2009. J’expierais ainsi la faute que j’ai commise en me servant trop souvent de cette histoire pour illustrer mon propos. Ce type d’expérience appelle le silence et le recueillement.

Ou bien je me jetterais du haut d’une tour en flammes de cent dix étages pour échapper à l’incendie. Ce serait une mort sublime que filmeraient les caméras du monde entier. Il paraît que lorsqu’on arrive au sol, on ne sent rien car on est depuis longtemps asphyxié.

Jean-Pierre Dupuy - La catastrophe ou la vie - Pensées par temps de pandémie

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Baccalauréat : «L’épreuve de philosophie est devenue un simulacre, une mascarade»

16 Mai 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Baccalauréat : «L’épreuve de philosophie est devenue un simulacre, une mascarade»

Prendre en compte la meilleure des deux notes entre écrit de philo et contrôle continu pour le bac ? Cette mesure, annoncée par Jean-Michel Blanquer, le 5 mai, atterre des professeurs de philosophie, qui dénoncent une épreuve vidée de sa substance.

Répondant aux lycéens qui demandaient de passer l’intégralité du bac en contrôle continu, Jean-Michel Blanquer a annoncé, le 5 mai, des aménagements de l’épreuve. En philosophie, sera prise en compte la meilleure des deux notes entre celle de l’épreuve du 17 juin et la moyenne annuelle de l’élève, obtenue en contrôle continu. Après l’annulation des épreuves de spécialité initialement prévues en mars, la philo et le grand oral sont les deux seules épreuves restantes du bac. La nouvelle a scandalisé bon nombre de professeurs de philosophie, qui se sont exprimés par la voix de l’Appep, l’association des professeurs de philosophie de l’enseignement public. Son président, Nicolas Franck, professeur au lycée de la Folie Saint-James de Neuilly-sur Seine, estime que l’épreuve a été vidée de sa signification, et réclame l’annulation de ce qui n’est plus «que son faux-semblant».

Le 5 mai, Jean-Michel Blanquer a annoncé que la note de l’épreuve de philosophie du 17 juin ne serait retenue que si elle est meilleure que la moyenne du contrôle continu. Comment avez-vous accueilli cette mesure ?

Par la colère. Nous avons le sentiment que le travail de nos élèves, le nôtre, et l’examen lui-même ont été ridiculisés par le ministre. En temps normal, pendant une épreuve d’examen, le candidat n’a pas d’autre choix que de plancher sur le sujet proposé. Les contraintes de l’organisation sont pensées pour faciliter son travail de concentration, afin que l’élève donne le meilleur de lui-même. Avec cette nouvelle décision, nous verrons certainement des élèves joyeux sortir au bout d’une heure, et se moquer éventuellement de ceux qui travailleront. Même les candidats qui voudraient prendre cette épreuve au sérieux en seront empêchés. Ceux qui éprouveront des difficultés et se donneront du mal auront la tentation de partir à chaque minute en se disant : «Après tout, j’ai ma note de contrôle continu, je ne suis pas obligé de faire cet écrit.» On fait croire aux élèves qu’on maintient un examen alors qu’on le vide de sa signification. C’est devenu un simulacre, une mascarade.

Vous craignez également que le travail du correcteur soit affecté…

Nous allons recevoir un flot de copies dans lesquelles les candidats nous auront annoncé leur départ en vacances à tel endroit, nous auront écrit une phrase absurde ou rigolote. Même si nous corrigeons des copies sérieuses, nous ne savons pas si notre travail sera utile, puisque la note ne comptera pas forcément. Quel que soit le bout par lequel nous prenons les choses, nous sommes traités avec mépris.

Le maintien de cette épreuve ne garantit-il tout de même pas un dernier examen anonyme et national contre un contrôle continu qui risquerait d’indexer la valeur des notes des élèves au niveau du lycée 

Nous sommes d’accord que le contrôle continu ne convient pas non plus. C’est un bac maison, pas un bac national. Il est foncièrement inégalitaire, car sa valeur dépendra de l’établissement où il aura été passé. Il a parallèlement pour effet de soumettre les professeurs aux pressions permanentes des parents, de leurs élèves, de leur hiérarchie. Cela crée des conditions de travail détestables et des résultats peu fiables. C’est pour cela que nous avions demandé que l’épreuve soit maintenue pour maintenir un horizon de travail pour les élèves, avec des aménagements simples qui auraient permis de gommer un maximum les disparités de préparation. L’objectif de l’examen aide certains d’entre eux, permet de fixer une norme, de garder une forme de tension, d’exigence. Les élèves auraient ainsi pu réaliser au moins une épreuve écrite, eux qui ont déjà été privés de l’écrit de français l’année dernière. C’est peu, mais cela reste un entraînement, un aperçu de ce qui les attend dans les études supérieures.

Pourtant, un certain nombre d’élèves rassemblés dans le mouvement #BacNoir se sont mobilisés et ont bloqué leur lycée cette semaine et la semaine précédente pour réclamer l’annulation de cette épreuve, ainsi que du grand oral. Ils ne s’estiment pas prêts et trop inégalement préparés

S’ils ont ce sentiment, c’est notamment parce que dans un certain nombre de lycées, les bacs blancs n’ont pas pu être organisés. A cause de la pandémie bien sûr, mais aussi à cause de la réforme du lycée. Avec les emplois du temps éclatés et la disparition des classes, il est devenu très difficile de trouver quatre heures pour organiser un devoir sur table. Nous sommes parfois obligés de contacter dix ou quinze professeurs pour obtenir de pouvoir extraire un ou deux élèves de leur sous-groupe afin qu’ils participent au bac blanc. C’est un travail fou. Les élèves pensent être mal préparés parce que tout a été bancal pendant l’année et que dans beaucoup d’établissements, il a été difficile d’organiser des devoirs sur table.

Qu’aurait-il fallu faire, selon vous, pour que le bac de philosophie se déroule dans des conditions correctes malgré les circonstances ?

Nous avons dix-sept notions à traiter pendant l’année en philosophie. En mai 2020, prenant acte des difficultés liées à la situation sanitaire, nous avions demandé un allègement du programme. Nous n’avons pas eu de réponse. Il aurait fallu que cela soit décidé en septembre, parce qu’en philosophie, chaque professeur commence l’année par la notion qu’il veut, il n’y a pas d’ordre pour construire son cours. Nous avons donc demandé en novembre un doublement des sujets du bac. Cela aurait permis aux candidats de pouvoir composer sereinement, quelles que soient les notions abordées, et aux professeurs de juger malgré tout du travail mené dans des conditions extrêmement difficiles. On nous a répondu en ne proposant qu’un sujet supplémentaire de dissertation [trois au lieu de deux habituellement, ce qui porte à quatre le nombre de sujets, avec l’explication de texte, ndlr]. Nous pouvions nous en sortir par le haut, cela aurait été simple. Mais c’est une occasion ratée, les choses ont été bâclées. C’est parce que nous prenons l’épreuve de philosophie au sérieux que nous sommes aujourd’hui acculés à demander l’annulation de ce qui s’annonce comme une farce médiatique. Nous ne demandons pas l’annulation de l’épreuve en elle-même, mais de ce qui, cette année, sera à tous égards son faux-semblant.

Marguerite de Lasa

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Les élèves de la voie professionnelle dans le flou des aménagements du bac

16 Mai 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

Les élèves de la voie professionnelle dans le flou des aménagements du bac

EXTRAITS

Seules les deux meilleures notes des épreuves d’enseignements généraux seront prises en compte pour valider le baccalauréat professionnel. Les examens professionnels restants, parfois évalués en contrôle terminal, seront, eux, organisés sans aménagement particulier.

Au lieu de passer une partie des épreuves en contrôle continu ou de choisir la meilleure de deux notes entre celles du livret scolaire et celles des examens terminaux, comme cela est prévu pour le bac général, les quelque 200 000 élèves de la voie professionnelle passeront toutes leurs épreuves générales en contrôle terminal. Toutefois, selon le ministère de l’éducation nationale, seules les deux meilleures notes obtenues à ces épreuves seront prises en compte pour la validation du diplôme. Une précision qui a néanmoins semé le doute dans la communauté pédagogique.

« Tout ça n’est pas clair du tout », déplore Sigrid Gérardin, cosecrétaire générale du Snuep-FSU. La syndicaliste y voit de la part du ministère « une méconnaissance complète de ce qui se passe en lycée professionnel ». « D’un élève à l’autre, d’un prof à l’autre et même d’un proviseur à l’autre, on a une interprétation différente », raconte Laura, élève à Nice en terminale « accompagnement, soins et services à la personne ».

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Des disciplines générales écartées

« C’est scandaleux, juge Sigrid Gérardin. La moitié des copies va aller à la poubelle, ce sont trois ans d’investissement auprès des élèves et des élèves eux-mêmes pour rien. » Si les aménagements annoncés sont mis en place, certains pourraient, par exemple, être diplômés du bac, sans que leur niveau de français ou d’histoire-géographie n’ait été pris en compte. Selon les filières, très diverses dans l’enseignement professionnel, entre trois à cinq disciplines seraient écartées.

Cette « perte sèche », dénoncée par la FSU, révèle, selon Mme Gérardin, que rien n’a été anticipé pour la voie professionnelle. Si toutes les notes ne comptent pas, les élèves auront bien été évalués, assure pourtant Edouard Geffray. Cette mesure est « une solution très favorable qui peut réduire les inquiétudes », défend-il.

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Alice Bouviala

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Michel Berger...

15 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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