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Vivement l'Ecole!

Lettre aux professeurs sur la liberté d'expression - France Culture/Jeudis de l'IMA

19 Mai 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Dans cette conférence, le sociologue et démographe François Héran s’attaque à ceux qui nient l’existence de l’islamophobie, du racisme structurel et des discriminations systémiques.

Deux semaines après l’assassinat de Samuel Paty, François Héran publiait dans La Vie des idées une "lettre aux professeurs". Ce texte ayant beaucoup circulé, et suscité quelques vives réactions, l’auteur en développe ici les arguments. Les caricatures qui désacralisent le religieux sont-elles sacrées ? La diffusion des caricatures est-elle indépendante de l’État ? Comment la liberté de conscience et la liberté d’expression, ces "tours jumelles", ont-elles évolué depuis 1789 ? Peut-on outrager les croyances sans outrager les croyants ? Qu’en est-il au sein des établissements scolaires ?

Dans son hommage à Samuel Paty, Emmanuel Macron défendait les caricatures, tout en appelant à revoir l’enseignement de l’Histoire, à combattre les discriminations, à pratiquer le respect mutuel. François Héran le prend au mot et s’attaque, avec des arguments percutants, à ceux qui nient l’existence de l’islamophobie, du racisme structurel et des discriminations systémiques. C’est dans ce déni que se loge la véritable cancel culture, note-t-il avec malice. Implacable et vif, pédagogique et précis, cet essai récuse les tentations extrêmes. Sa méthode : mettre en balance les grands principes avec discernement. Sa philosophie : recréer le lien social autour de la règle d’or du respect réciproque.

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A voir... Slalom, de Charlène Favier - Sur le harcèlement sexuel dans le sport

19 Mai 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Cinéma

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Najat Vallaud-Belkacem présente son programme pour l'Auvergne-Rhône-Alpes - L’écologie, l’éducation et la sécurité en sont des points phares.

19 Mai 2021 , Rédigé par Bondy Blog Lyon Publié dans #Politique

Najat Vallaud-Belkacem présente son programme pour l'Auvergne-Rhône-Alpes - L’écologie, l’éducation et la sécurité en sont des points phares.

L’ALTERNATIVE DÉVOILE « L’AVENIR EN TOUTES SÉCURITÉS »

La liste menée par Najat Vallaud-Belkacem a présenté son programme pour la Région Auvergne Rhône-Alpes ce lundi 17 mai. L’écologie, l’éducation et la sécurité en sont des points phares.

L’Alternative, portée par Najat Vallaud-Belkacem et composée de dix forces politiques socialistes et écologiques, a dévoilé le projet « L’Avenir en toutes sécurités » bâti autour de l’éducation, l’écologie et l’innovation. De nombreuses personnalités étaient présentes comme Hélène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin, Cédric Van Styvandael, maire de Villeurbanne et Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand.

Allier la question éducative à l’écologie

La jeunesse est au cœur du programme. L’objectif : accompagner les élèves autour de la réussite scolaire et l’orientation grâce à la création d’un service public. 38 lycées vont être rénovés et quatre établissements neutres en carbone sont également prévus à la construction. Une manière d’allier la question éducative à l’écologie.

En effet, la question environnementale est également centrale. Un parlement situé à Clermont-Ferrand (Auvergne) composé de citoyens, d’experts et d’ONG « accompagnera la transition écologique et sociale de la Région. » Son objectif sera de proposer des mesures écologiques et de vérifier que les engagements pris sur ce sujet soient respectés.

La sécurité, enjeu majeur de ces élections régionales, est un autre point fort du programme. Une brigade de 1000 agents de sécurité sera déployée autour des lycées. Un plan anti rodéos sera également mis en place.

L’Alternative : Sécurité et Éducation

L’Alternative : Écologie

Kenza Sammari

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Hannah Miller...

18 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Edouard Glissant...

18 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Promenoir de la mort seule

 

La baie triste n'a pas bougé

Sur un lac de roses, jonchée

De morts pâlis dans les rosiers

Baie funèbre elle est demeurée

 

La rive hésite la mer passe

Les barques sont laveuses d'eau

Noir est le sable, la couleur

Est évidente dans ce lieu

 

Les oiseaux y vêtent de gris

L'azur trouble de leurs envols

Telle évidence a rendu folle

La première vague échouée

 

Vagues de folie en folie

Hâves les autres ont suivi

Les rosiers ont gardé l'aumône

Des suicidés, à leurs replis

 

La race blanche des frégates

Jamais ne vient à ces repas

Elles vont sonner d'autres glas

Où le vent ne porte point gants

 

Ici ne bougent que l'émoi

Du souvenir et ce haut cri

Qu'un midi d'août on entendit

Sur la falaise et son troupeau

 

Un cri de terre qui déploie

Les nervures de sa feuillée

Parce qu'amour l'aura fouillée

Ou que la pluie est avenante

 

Un cri de femme labourée

À la limite des jachères

Ses seins nubiles partagés

Entre la misère et la mousse

 

Cri de verrous et cri d'orfraie

Et ce peuple était endormi

L'oiseau rapace fait son nid

Sur la cendre de l'arbre, vive

 

Et ne bouge encore que lait

Des goémons cette senteur,

La mort vivifie la mort

Baie funèbre elle est demeurée

 

Mais triste elle n'a bougé

Sur son mac de haines, jonchée

De morts pâlis dans les halliers

Qui vous pardonnent, ô rosiers.

 

Edouard Glissant

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Encore raté! - Covid-19 : le grand n’importe quoi des autotests dans les lycées

18 Mai 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Grand N'importe Quoi (@GrandNimp) | Twitter

Retards de livraison, problèmes de notices, matériel inadapté… Depuis la reprise des cours en présentiel, loin d’apaiser les critiques sur la faiblesse de la stratégie anti-Covid du gouvernement, le déploiement des autotests tourne au fiasco. Les personnels dénoncent un dispositif inadapté.

«C’est un bide, clairement.» Au bout du fil, Gwenaëlle Durand n’y va pas par quatre chemins. La secrétaire générale du Syndicat national des infirmiers et infirmières éducateurs de santé (Snies-Unsa) ne compte plus le nombre de commentaires dépités qu’elle a reçus depuis la reprise des cours en présentiel. «Dans toutes les académies, les voix sont unanimes : on est sidérés par la mise en œuvre des autotests», lâche la syndicaliste à Libération.

Lundi 3 mai, jour de reprise des cours en présentiel dans les établissements du secondaire, l’appréhension se faisait déjà sentir. Au programme, dans les lycées : le déploiement d’autotests à destination de tous les élèves, qui devront être réalisés sur place et non pas à domicile. Coup de pression pour les infirmières et infirmiers scolaires, tout comme pour les profs et autres personnels, qui sont déjà sous l’eau. Impossible de gérer des autotests en plus. Mais il n’y a pas le choix, alors tout le monde se plie en quatre pour préparer la reprise. Finalement, les déconvenues s’accumulent. «C’est n’importe quoi. Encore une fois, le gouvernement est à côté de la plaque», tonne Gwenaëlle Durand.

«C’est un sketch»

Dans le lycée de Gwenaëlle Durand, à Bourg-en-Bresse, les cartons de tests sont arrivés seulement lundi. «Le 17 mai, vous vous rendez compte ? Trois semaines à peine avant la fin des cours. Et c’est pareil dans plein d’autres établissements !» Hélène, infirmière scolaire dans un lycée des Alpes-Maritimes, n’en a, elle, toujours pas vu la couleur. «C’est un sketch. A ce rythme-là, quand ils vont arriver, on sera déjà en vacances scolaires», soupire-t-elle. Le risque, pour l’infirmière : que les protocoles changent d’ici à la rentrée de septembre, alors que les stocks d’autotests n’auront pas encore été écoulés. Un «gâchis» qu’elle a déjà vu avec les tests antigéniques : «Il nous en reste une quantité pas possible ! Ils sont rangés dans un coin, on n’en fait rien…»

Une inquiétude renforcée par le faible succès du dispositif dans les établissements. La réalisation des autotests n’étant pas obligatoire mais reposant sur le volontariat des lycéens – avec l’accord de leurs parents –, une poignée d’élèves seulement se fait dépister. A titre d’exemple, dans le lycée où elle est infirmière, Hélène compte 37 inscrits sur 1 000 élèves. Du côté de Gwenaëlle Durand, les chiffres sont pires : 34 volontaires sur 2 000. «Et quand ils vont voir à quel point c’est compliqué, ça va bien les dissuader d’être volontaires plus longtemps», s’agace la secrétaire générale du Snies-Unsa.

Des notices «pas en français»

Quand les autotests sont livrés, les galères ne s’arrêtent pas là. Parmi les différents modèles fournis, une partie est arrivée avec une notice non-traduite en français. Gwenaëlle Durand en a fait les frais : «La notice est immense, mais pas en français. C’est quand même censé être des autotests, donc il faut que les élèves puissent comprendre les notices.» Résultat : les personnels se débrouillent comme ils peuvent pour traduire eux-mêmes les consignes. Et, quand les notices arrivent en français, «il y a des erreurs dedans», s’exclame Sylvie Perron, secrétaire fédérale en charge des personnels de direction au Sgen-CFDT (Syndicat général de l’éducation nationale). L’autotest du laboratoire Abbott comportait en effet une coquille. Il était indiqué que si le résultat était négatif, cela signifiait que le virus avait été détecté. Alors qu’il aurait dû être écrit l’inverse. Dans la foulée, le ministère de l’Education nationale a adressé un courrier aux rectorats pour les informer de cette erreur. La faute a depuis été corrigée par le laboratoire.

Au-delà des notices, le matériel lui-même est vivement critiqué. Dans certains lots, les différents éléments nécessaires à la réalisation du test ne sont pas tous individuels. Concrètement, chaque jeune, après avoir inséré son écouvillon dans le nez, doit le tremper dans un tube rempli d’une solution de réactif, qui donne le résultat en cinq à quinze minutes. Et c’est là que ça se complique : il n’y a qu’un pot de réactif pour 25 tests. «Donc soit l’élève se balade avec son écouvillon à la main pour aller jusqu’à l’endroit où faire remplir son tube de réactif soit on doit venir remplir le tube nous-mêmes, alors que les écouvillons sont peut-être contaminés», explique Hélène, déconcertée. Dans la vidéo explicative diffusée par le ministère de l’Education, l’ensemble du matériel était pourtant individuel. «On ne peut pas courir dans tous les sens comme ça. Je le rappelle, en France, il y a environ une infirmière scolaire pour 1 700 élèves», déplore la soignante des Alpes-Maritimes.

«Tester, on y est tous favorables»

Même dans le meilleur des mondes, le concept des autotests laisse de nombreux personnels sceptiques. Surtout que, en l’état, impossible de considérer qu’il s’agit réellement «d’autotests», comme l’explique Gwenaëlle Durand : «Les manipulations sont techniques, les élèves auront besoin de notre aide. On va aussi devoir leur distribuer le matériel, comme tout n’est pas individuel.» Elle résume : «Dans ces conditions, il faut obligatoirement un personnel pour aider les élèves. On passe totalement à côté de ce qu’est censé être un autotest, puisqu’ils ne peuvent pas le faire sans nous… Au final, c’est comme un test PCR, mais en moins fiable.»

Et même si les élèves parvenaient à s’en sortir, une autre problématique émerge. Celle du respect du secret médical, impossible à maintenir alors qu’ils se testent tous dans une seule et même pièce. Au risque d’engendrer des moqueries des camarades. «Vous imaginez un gamin testé positif au milieu d’une salle de 25 ? Les autres élèves peuvent mal réagir. Ce n’est pas pareil d’appeler des parents pour prévenir qu’une classe est fermée», estime Sylvie Perron.

Pour Elisabeth Allain-Moreau, secrétaire nationale du SE-Unsa (Syndicat des enseignants), l’ensemble des difficultés rencontrées n’est que l’illustration d’un problème général : «Encore une fois, tout a été fait dans l’urgence, au détriment de la qualité du dispositif.» Au nom de l’ensemble des personnels de l’Education nationale, elle réclame que «les autotests soient réalisés à la maison». Pour la syndicaliste, «le gouvernement fait des annonces pour faire baisser la pression des parents et personnels, mais propose une solution inadaptée aux réalités d’un lycée. Tester, on y est tous favorables. Mais pas dans ces conditions». Elle le dit sans détour : «Aucune leçon n’a été tirée de cette pandémie et au bout du bout, ce sont les élèves qui en pâtissent le plus.»

Cassandre Leray

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Enfants de l’Etat islamique, ceux que personne ne veut voir/"Enfants de Daech, les damnés de la guerre"/20h50 France 5 - 18 mai

18 Mai 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Dans le documentaire «Enfants de Daech, les damnés de la guerre» diffusé sur France 5 ce mardi à 20h50, Anne Poiret raconte avec sobriété les vies d’adolescents emprisonnés, parce que liés malgré eux à l’Etat islamique.

Ils sont les grands oubliés de la guerre contre l’Etat islamique. Ils sont ceux que la communauté internationale ne veut pas voir, et ceux que leur pays d’origine, l’Irak, rejette. Plusieurs dizaines de milliers d’enfants sont aujourd’hui ostracisés, emprisonnés et incapables de se construire un avenir. Leur crime est d’être né dans une famille dont l’un ou l’autre des membres avait rejoint l’Etat islamique. D’autres, un peu plus âgés mais à peine adolescents, étaient «des lionceaux» du califat, enrôlés et envoyés dans des camps d’entraînement. La plupart, attirés par les 100 dollars de solde mensuelle, étaient destinés à mourir en kamikaze.

L’Irak ne veut pas de ceux qui ont survécu. Dans un film sobre et posé, à l‘exact opposé de tout voyeurisme ou sensationnalisme, la documentariste Anne Poiret raconte les vies de ces adolescents, dont certains avaient dix ans quand leur ville a été conquise par les jihadistes, condamnés à des peines de prison au terme de procès ne durant que quelques minutes. Ils ont grandi dans des cellules surpeuplées, dont ils ne sortaient que deux heures par semaine, sans soins médicaux ou école. Ceux qui ont été libérés ne sont pas libres pour autant, ils végètent dans leur famille, l’état irakien refusant de leur donner une carte d’identité.

D’autres sont toujours dans le camp d’Al-Hol, en Syrie, où ont été emmenés les femmes et les enfants qui étaient à Al-Baghouz, le dernier lambeau du califat, repris au printemps 2019 par la coalition internationale et les forces kurdes. Ils sont livrés à eux-mêmes, sans aucune perspective de sortie ou de retour dans leur pays. Seules quelques ONG sont présentes dans le camp. A quelques dizaines de kilomètres, un orphelinat accueille des enfants nés des viols subis par leur mère yézidie, une communauté contre laquelle l’Etat islamique a commis un génocide, massacrant les hommes et livrant les femmes à l’esclavage sexuel. Leurs mères ont dû les y abandonner, condition non négociable pour réintégrer familles et communautés. «Pour l’instant, nous nous occupons d’eux. Mais quel est leur avenir ?», s’interroge la directrice de l’orphelinat.

Luc Mathieu

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« Ecole inclusive » : « Il faut tenir la promesse d’une inclusion de qualité »

18 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

ClasseTICE - Outils numériques et école inclusive, un site ressource

EXTRAITS

Si depuis 2005 le nombre d’enfants en situation de handicap a triplé dans les établissements, Sylviane Corbion, professeure des écoles et docteure en sociologie, estime dans une tribune au « Monde » que « la qualité de vie et d’apprentissage à l’école pour tous les élèves et les conditions de travail des personnels sont les grandes oubliées ».

Tribune. En mars, une école d’un petit village en Normandie a défrayé la chronique dans la presse locale : depuis plusieurs mois, quelques enfants de 6 ans y semaient la terreur dans une classe « hors de contrôle ». L’inspection académique indique que le comportement d’un élève en particulier relève de l’inclusion scolaire. Cette situation est tout sauf anecdotique et illustre les limites de l’« école inclusive ».

Depuis la mise en œuvre de la loi de 2005 sur l’égalité des chances en faveur des personnes handicapées, le nombre d’enfants en situation de handicap a triplé dans les établissements scolaires. Actuellement, 385 000 élèves handicapés sont accueillis. Apprendre et vivre ensemble constitue une chance pour tous ces enfants mis autrefois à l’écart, et contribue à développer pour tous un regard plus positif sur les différences.

Depuis 2017, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, ont pris une série de mesures en faveur de l’école inclusive, avec une augmentation de 3,3 milliards d’euros. Mais en matière d’inclusion scolaire, il y a ce qui se dit au ministère et ce qui se vit dans les écoles. La qualité de vie et d’apprentissage à l’école pour tous les élèves et les conditions de travail des personnels sont les grandes oubliées.

(...)

Contrats précaires

Désormais, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) interviennent dans le cadre des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL), qui permettent de mutualiser les aides humaines. En fonction des besoins des établissements scolaires, des AESH peuvent accompagner plusieurs élèves handicapés par jour dans différents lieux, ce qui exige une grande capacité d’adaptation.

Cette gestion comptable ne prend pas en compte les besoins spécifiques de certains enfants. Certes, plus de la moitié des élèves en situation de handicap bénéficient d’une aide humaine, mais juste quelques heures par semaine. La situation est d’autant plus problématique que les AESH n’ont que deux semaines de formation (60 heures) pour s’approprier toute la diversité des formes de handicap et être opérationnels. Ils peuvent être, cela arrive, le souffre-douleur d’élèves ingérables. Ces accompagnants, en contrat précaire, recrutés à temps partiel, perçoivent un salaire de 700 euros net par mois en moyenne. Toutes ces conditions nuisent à l’attractivité et à la pérennité du métier.

Un professionnel du réseau d’aides spécialisées aux enfants en difficulté (Rased) peut également intervenir auprès des professeurs des écoles. La principale mission de ces réseaux, comprenant des psychologues et des enseignants spécialisés, est d’apporter une réponse aux difficultés d’apprentissage et d’adaptation aux exigences scolaires des élèves. Mais les Rased ont perdu un tiers de leurs effectifs en raison d’une politique de suppression de postes de fonctionnaires entre 2008 et 2012, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Depuis, ces spécialistes chargés d’aider les élèves les plus en difficulté interviennent tant bien que mal sur un secteur extrêmement étendu.

(...)

Prendre exemple sur l’Italie

La France pourrait prendre exemple sur l’Italie, qui, depuis plus de quarante ans, mène de considérables politiques d’action pour l’inclusion scolaire. Dès qu’un élève en situation de handicap est scolarisé dans une école, sa classe bénéficie d’un effectif réduit et deux professeurs y sont affectés, dont un est spécialisé dans toutes les formes de déficience grâce à une formation de deux ans. Tous les enseignants italiens sont sensibilisés aux besoins éducatifs particuliers des élèves grâce à des stages réguliers. Les écoles disposent en nombre d’assistants de communication, d’auxiliaires de vie scolaire, d’assistants éducatifs. Le suivi individualisé s’effectue conjointement avec les services médico-sociaux présents sur place. Les programmes scolaires sont ajustés pour s’adapter aux élèves.

L’école de la confiance, c’est tenir la promesse d’une inclusion de qualité. Accueillir tous les enfants dans l’école du quartier ne garantit pas la réussite de leur scolarité. Il est nécessaire de donner plus de moyens à la communauté éducative. L’école inclusive requiert des dispositions anticipées et adaptées. Elle nécessite d’en finir avec cette organisation bureaucratique et pyramidale : ce qui se pense au ministère, ce qui s’organise dans les académies et ce qui se vit au quotidien dans les écoles.

Sylviane Corbion est l’autrice de L’Ecole inclusive, entre idéalisme et réalité (Erès, 256 p., 25 euros

Sylviane Corbion(Professeure des écoles et enseignante spécialisée, docteure en sociologie à Paris-8)

Tribune complète à lire en cliquant ci-dessous

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/17/ecole-inclusive-il-faut-tenir-la-promesse-d-une-inclusion-de-qualite_6080489_3224.html?xtor&&M_BT=35093862765056#x3D;EPR-33281056-[education]-20210518-[_titre_1]

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Cécilia Bartoli chante Vivaldi, Mozart, Haendel...

17 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean-Louis Bory...

17 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ma moitié d'orange par Bory

Mon père se prénommait Louis. Ma mère se prénommait Jeanne. Le temps des verbes. éclaire : j'ai mon père, ce qui s'appelle perdre, comme on perd un trousseau de clefs, et certaines portes en effet ne s'ouvrent plus ; j'ai gardé ma mère, je la garde, c'est une de mes chances.
Jeanne, Louis. Logique, non ? si le doux fruit de leur union se prénomme Jean-Louis.
Ma mère espérait une fille...
Cette fille indubitable, on la baptiserait Denise. Ma mère, habitée de ce têtard qui allait devenir moi, rêvait, les doigts dans du ruban rose... 

(...)

Dans l'arrière-pharmacie, un soir : "Qui ou quoi que tu sois, n'aie pas peur. Si tu ne fais de tort à personne, tu n'as pas à en rougir. Regarde-toi bien en face, c'est le principal. Il se peut que le parti que tu prennes, en accord avec ce que tu sauras que tu es, te rende la vie difficile. Bon courage. Si tu as des ennuis, viens me les dire. Si je peux t'aider, je le ferai. Mais j'en doute. Ne compte que sur toi. L'expérience ne vaut que pour soi - et encore. Celle des autres est nulle et non avenue."

Jean-Louis Bory - Ma moitié d'orange

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