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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Grenelle de l’Education – ParcourSup – Langues régionales...

30 Mai 2021 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Grenelle de l’Education – ParcourSup – Langues régionales...

Un Grenelle de l’Education annonçant une revalorisation salariale mais un quotidien chahuté pour les enseignants, les personnels de direction et d’éducation. Pour les élèves, surtout ceux qui passent le Bac et attendent les résultats de ParcourSup, l’inquiétude est forte. Les langues régionales, mises en difficulté par le Conseil constitutionnel, se sont donné rendez-vous dans les rues.

Vendredi 28 mais 2021, alors qu’elle partait terminer sa semaine au collège, elle entendit à la radio l’annonce que la demi-jauge pour les 4e et 3e se terminait dès le lundi. Elle a passé la journée à s’informer et à attendre la confirmation de sa direction qui devait être aussi abasourdie que les professeurs de collège. Que dire aux élèves ? Que savent les familles de l’organisation de lundi ? Comment s’organiser en si peu de temps ? La cantine. Les cours à refaire. Les emplois du temps. A priori, c’est une nouvelle positive, liée à la vaccination galopante des enseignants et à la baisse des contaminations, mais ne pouvait-on pas leur laisser le temps de la mise en place avant le week-end et l’annoncer plus tôt par la voie officielle ?

Retour en classe complète lundi pour les 4e et 3e encore en demi-jauge dans quinze départements

Les élèves de 4e et 3e qui, depuis le 3 mai, suivaient les cours en demi-jauge dans les quinze départements les plus touchés par l’épidémie seront à nouveau en classe entière à partir du lundi 31 mai, a annoncé le ministre de l’éducation.  La demi-jauge reste en revanche maintenue dans les lycées.

Tel est le quotidien des enseignants français : l’adaptation, l’inquiétude, la résilience permanentes pour faire vivre des jours les plus normaux possibles à des enfants largement chahutés par la situation sanitaire, dans ce qui n’est pas vraiment de l’indifférence généralisée mais la critique, le mépris, la méconnaissance. Alors, certes, on devient chatouilleux, susceptibles, de moins en moins positifs, malgré les annonces de revalorisation salariale. Parce que, les annonces, même les médias n’y croient plus vraiment.

Revalorisation des professeurs ?

Grenelle de l’éducation : l’ambition d’une réforme « systémique » à l’épreuve du réel

Par Mattea Battaglia pour Le Monde

“Si le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, donne des gages en matière salariale, les discussions relatives au métier d’enseignant sont reportées à l’été.

Après plus d’une cinquantaine de réunions et deux grandes conférences (dont la FSU et la CGT avaient claqué la porte), Jean-Michel Blanquer a conclu cette grand-messe, mercredi soir, en prenant douze « engagements ». « C’est bien assez », diront ceux qui redoutent, depuis des mois, que des « contreparties » soient exigées au titre de la revalorisation. « C’est peu », réagiront ceux qui défendent une autonomie reconnue pour les établissements, de nouvelles règles pour le recrutement… Et, pourquoi pas, une remise à plat des décrets de 1950 qui régissent aujourd’hui encore les missions des enseignants (définies par un nombre d’heures de cours chaque semaine), même après le « dépoussiérage » opéré sous la gauche.

Si la hausse des rémunérations pour 2022 est chose acquise, grâce à une « enveloppe dédiée » de 700 millions d’euros, qui fait suite aux 400 millions inscrits au budget en 2020, la loi de programmation pluriannuelle censée garantir l’augmentation régulière des salaires, quelle que soit l’issue du scrutin présidentiel de 2022, est, elle, mise de côté. Rue de Grenelle, au ministère, on défend le maintien de sa logique, « par le dialogue social et la signature d’accords qui nous engagent ».”

Sauf, peut-être Marie-Christine Corbier  qui relaie les mesures annoncées dans les Echos :

“Des enseignants débutants revalorisés à 2.000 euros net par mois, des élèves qui devront avoir eu, en fin d’année, le nombre d’heures de cours prévu, des professeurs recrutés sur leur profil… Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé mercredi soir 400 millions d’euros de revalorisations et une série de réformes.”

Or, si les enseignants sont devenus très méfiants vis-à-vis des annonces gouvernementales, ils aimeraient que la revalorisation concerne également les personnes en milieu de carrière.

Grenelle de l’éducation : «On nous parlait d’une revalorisation historique et on n’y est pas»

“En conclusion de trois mois de concertation portant sur le futur de l’école, Jean-Michel Blanquer a annoncé de nouvelles primes pour les enseignants et l’objectif de se hisser parmi les pays rémunérant le mieux leurs professeurs. Pas de quoi convaincre Guislaine David, représentante du premier syndicat du primaire.”

La priorité désormais  est de revaloriser les milieux de carrière ?

  • C’est compliqué, c’est un petit peu de tout. Mais on sait qu’au bout de quinze ans de carrière, c’est là qu’on a le décrochage avec les pays de l’OCDE, avec un retard de 22 %.

Jean-Michel Blanquer affiche justement l’objectif de hisser la France dans «le peloton de tête des pays de l’OCDE» en matière de rémunération des enseignants. C’est du pur affichage ou cela vous semble possible ?

  • C’est du pur affichage, en tout cas il ne le fera pas dans un an. On n’a pas obtenu la loi de programmation pluriannuelle, donc, au-delà de 2022, on ne sait pas ce qui va se passer.”

Claude Lelièvre, quant à lui, nous rappelle que la revalorisation n’est, ni historique, ni sans précédent.

Revalorisation Blanquer: ni historique ni sans précédent!

“Ainsi, sans remonter très loin  dans le temps, on peut rappeler le « précédent » qui a justement précédé le ”ministère Blanquer” lorsque   la ministre de l’Education nationale  Najat Vallaud Belkacem a obtenu une rallonge de 3 milliards d’euros pour le budget 2017 (dont 814 millions pour la revalorisation des enseignants (500 millions pour les accords PPCR et 300 millions au titre de la hausse du point d’indice). Un montant supérieur à celui annoncé hier par le ministre actuel de l’Education nationale et sans l’horizon dominant des ”primes”

Quant à l’adjectif « historique »… En 2018, l’estimation du produit intérieur brut a été de l’ordre de 2300 milliards d’euros.700 millions d’euros, c’est donc 0,03% du PIB.  On est loin, très loin de l’augmentation de la part de la dépense intérieure d’éducation dans le PIB de 1990 à 1993 où l’on est passé de 6,6% à 7,6% (une augmentation de la part du PIB dévolue à l’éducation de plus de 0,3% par an, soit dix fois plus).”

Enseignants : La précarité progresse en Europe 

“La crise du recrutement des enseignants n’est pas une spécialité française. Une récente publication de la Commission européenne montre que 35 systèmes éducatifs européens sont en manque d’enseignants. Cette situation n’explique pourtant qu’en partie les progrès de la précarisation du métier enseignant sur le continent. Il en va aussi des choix politiques.”

Selon l’OIT, il faut soutenir les éducateurs afin qu’ils puissent contribuer à la construction d’un meilleur avenir du travail

“Les personnels de l’éducation ont besoin de soutien supplémentaire pour être en mesure de prodiguer les enseignements nécessaires à la construction d’une reprise plus robuste et plus durable après la pandémie.”

Langues régionales : incertitudes, colère et manifestations

Vendredi dernier, le Conseil constitutionnel a retoqué en partie la loi sur l’enseignement immersif en langues régionales, ce qui a provoqué l’inquiétude et la colère des écoles concernées qui ont manifesté samedi, malgré le soutien d’Emmanuel Macron.

Loi sur les langues régionales: les écoles immersives risquent-elles la fermeture ?

“La loi sur les langues régionales a été publiée dimanche au Journal officiel dans sa version édulcorée. Depuis vendredi, l’enseignement immersif est contraire à la Constitution. Cette décision plonge les écoles associatives, telles que Diwan, dans une grande insécurité juridique.”

Emmanuel Macron défend l’enseignement en immersion et se pose en « gardien » des langues régionales

“Le président de la République a publié un message sur Facebook pour saluer le travail de Diwan et des écoles immersives, cinq jours après la censure partielle, par le Conseil constitutionnel, de la loi Molac. Pour Emmanuel Macron, « les langues de France sont un trésor national ».”

Langues régionales. Entre 8 000 et 10 000 manifestants dans les rues de Guingamp, ce samedi

“​Mobilisées après la censure par le Conseil constitutionnel de deux articles de la loi Molac, des milliers de personnes sont dans les rues de Guingamp, ce samedi 29 mai 2021, pour défendre la langue bretonne, à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg.”

Sète : les défenseurs de l’école occitane se sont donné rendez-vous dans la rue

Rassemblement à Bastia pour la défense de l’enseignement immersif de la langue corse

Langues régionales : mobilisation à Mont-de-Marsan pour la défense de l’enseignement immersif du gascon

Grand oral et Bac

Grand oral du bac, un exercice fécond ou inutile ? Tout dépendra de sa préparation
CHRONIQUE. “Si les élèves doivent acquérir la maîtrise et les codes de l’oral, ils doivent aussi rester eux-mêmes, estime notre chroniqueuse. Cela suppose que le système scolaire s’intéresse réellement à eux, tels qu’ils sont. Un changement de paradigme…” pour abonnés au NouvelObs.

Revue de Sèvres : Plaidoyer pour l’oratie 

“”L’oral revient en force”. Pour Daniel Coste (ENS Lyon) et Roger François Gauthier (IG), qui coordonnent le nouveau numéro (86) de la Revue de Sèvres, l’oral a un tapis rouge devant lui en France comme ailleurs dans le monde. Oui mais de quel oral s’agit-il ? Et comment l’enseigner ? Comment éviter que cet enseignement augmente les inégalités ? Les auteurs plaident pourtant pour une “oratie”, un vocable moulé sur la littératie. Et ils analysent le “grand oral”.”

Jean-Pierre VERAN estime, dans son blog, que :

“Passer du statut d’ « oral de rattrapage » à celui de « grand oral » au baccalauréat, voilà qui en dit long sur le début de revalorisation de l’oral en France. Le dernier dossier de la Revue internationale d’éducation sur l’oral en éducation permet de voir, sur quatre continents, la diversité des situations, des lignes de force d’évolution et des questions partagées.”

Derrière la formule « à la carte » des spécialités au lycée, des inégalités persistantes

Selon Alice Bouviala dans Le Monde  “Les données publiées en mai par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) confirment qu’il existe une grande variété de parcours, là où des critiques de la réforme pointaient le risque d’une reproduction à l’identique des anciennes sections (scientifique, économique et sociale et littéraire). Cependant, libérés des rails des anciennes sections, les choix de spécialité des élèves dépendent beaucoup de leur milieu social ou de leur genre.”

Le bac, une passion française

“La lecture de « La Grande Histoire du baccalauréat » de Robert Colonna d’Istria, revient à visiter un monument national, une institution française aussi symbolique des passions hexagonales que le jambon-beurre ou le Tour de France.

Parcoursup

Orientation post-bac : l’inévitable stress de Parcoursup ?

“À partir du 27 mai, les lycéens reçoivent les réponses aux vœux d’orientation vers l’enseignement supérieur qu’ils ont exprimés sur Parcoursup. A cette occasion, il importe de se pencher sur les reproches adressés à cette plate-forme qui, depuis 2018, remplace le site Admission Post-Bac (APB). En effet, depuis son lancement, cet outil fait face à bon nombre de critiques : la procédure qu’il impose serait opaque, stressante pour ses candidats, en plus d’être particulièrement longue.”

L’article  d’Alban Mizzi – Doctorant en sociologie, Université de Bordeaux – est libre d’accès et fait l’état des lieux sur le fonctionnement de la plate-forme. C’est un moment difficile pour tous les lycéens, comme chaque année, mais compliqué par la situation sanitaire et scolaire.

Orientation post-bac: les lycéens attendent la boule au ventre

“Stressés, des lycéens de terminale attendent les premiers résultats, prévus jeudi 27 mai, des choix d’orientation qu’ils ont émis sur la plateforme Parcoursup. Toutes et tous espèrent trouver une formation post-bac qui leur convienne après presque deux ans d’école en temps de Covid-19.”

Parcoursup : une année inédite, sous le choc du Covid et du nouveau bac

“Les candidats à l’enseignement supérieur découvrent ce jeudi, à partir de 19 heures, les premières réponses à leurs voeux déposés sur la plateforme Parcoursup. Entre la crise sanitaire, la réforme du bac et le manque de places dans l’enseignement supérieur, les inquiétudes sont nombreuses.”

 Ces prépas du privé qui s’arrangent avec les règles de Parcoursup

“Certaines classes préparatoires prestigieuses demandent aux candidats des pièces complémentaires en plus de celles exigées par la plate-forme. Une pratique contraire aux principes de transparence et d’équité qui régissent la procédure.” dénonce Eléa Pommiers.

Louis Maurin : « La France des privilégiés en veut toujours plus »

“Cofondateur et directeur de l’Observatoire des inégalités depuis 2003, Louis Maurin a enquêté pour son dernier ouvrage sur la France aisée, ceux qu’il dénomme les « encore plus ». Contrairement à ce qu’ils prétendent, ceux-ci traversent les crises allègrement. Pire, ces classes privilégiées, en se présentant comme des victimes, détournent sur d’autres l’attention médiatique et les efforts à réaliser, et désignent des boucs émissaires, les « assistés » et/ou les étrangers. Une fracture que la crise économique et sociale déclenchée par la pandémie de Covid-19 ne fait qu’aggraver.”

Mais il fait soleil, le printemps est revenu et on peut en profiter autour d’un verre en terrasse.

Catherine Rossignol

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Pourquoi les profs sont-ils mécontents qu’on leur promette 700 millions d’euros ?

30 Mai 2021 , Rédigé par L'Instit' Humeurs Publié dans #Education, #Blanquer

Pourquoi les profs sont-ils mécontents qu’on leur promette 700 millions d’euros ?

EXTRAIT

Cette semaine JM Blanquer, entre autres mesures issues du Grenelle de l’Education, a annoncé une enveloppe de 700 millions d’euros destinée à la "revalorisation" des enseignants. Alors que la somme semble importante, ces derniers font grise mine, oscillant entre colère et dépit. Certains répondront que les profs ne sont jamais contents et qu’ils ne se rendent pas compte de leurs privilèges. D’autres, ceux qui connaissent les dossiers, savent qu’il y a là bien des raisons pour les enseignants de fulminer.

Parce que ça a l’air de beaucoup d’argent, mais en fait non

Balancé comme ça en prime time, 700 millions d’euros, ça semble un gros paquet d’argent, et JM Blanquer ne s’est pas privé de valoriser ce qu’il présente comme un geste « inédit ».

Pour bien prendre conscience de ce que cela représente réellement, il faut d’abord examiner l’enveloppe en détail :

100 millions « permettront la montée en puissance des mesures déjà prises l’an passé » : il s’agit de la fameuse prime d’attractivité, ces 100 millions ne concernent qu’une minorité de profs, ils font juste partie de la revalorisation annoncée en 2020.

200 millions « seront consacrés à une protection sociale complémentaire de l’ensemble des personnels de l’Education nationale » ; c’est une nouveauté dans l’EN, mais en réalité elle ne fait que réparer une injustice : jusqu’ici, l’état versait 1,60 € par an au titre de la mutuelle complémentaire, alors que les entreprises financent au moins 50 % de la mutuelle de leurs employés (de bien meilleure qualité…). Les profs toucheront donc environ 15 € par mois pour leur mutuelle.

- restent 400 millions, soit la même somme qu’en 2021 allouée à la revalorisation salariale, dont l’utilisation sera débattue en juin avec les syndicats.

Comme il y a plus d’1 million d’agents travaillant pour l’EN, dont 870 000 enseignants, on aura une idée de l’ordre de grandeur de la mirifique "revalorisation" promise par le ministre : les 400 millions correspondent à environ une trentaine d’euros par mois, à peine de quoi compenser l’inflation des deux dernières années.

Si on comprend bien ce qu’a dit le ministre, cet argent sera utilisé de la même façon qu’en 2021 : une partie seulement des profs en bénéficiera, les jeunes en priorité, sous forme de primes, le point d’indice restant gelé. Pour 2021, moins d’un tiers des profs sont concernés, les deux tiers restants n'ont droit qu’à la prime informatique de 12,50 € par mois (ça couvre à peu près les cartouches d’imprimante…).

69% des enseignants ont donc perdu du pouvoir d’achat en 2021, et ce sera visiblement la même chose en 2022.

(...)

Lucien Marboeuf

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Ma mère...

30 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Ma mère…

Je ne sais pas parler d’elle. Ou plus exactement, je ne peux rien écrire car très vite mon regard se noie de larmes…

Les larmes arrachées par les beaux souvenirs qu’elle m’a offerts, fabriqués, construits…

De l’Algérie natale, je n’ai conservé que quelques photos en noir et blanc. Je marche vers elle, mon père vient de me lâcher pour mes premiers pas. Mon Algérie est encore en guerre. Nous sommes en 1960 ou 61. Bientôt mon père décidera de mettre épouse et enfant à l’abri des « événements », manière habilement politique de ne jamais parler de guerre. Ce fut pourtant bien une guerre.

Ma mère, accueillait tous les enfants des villages alentours. Français et arabes. Cela lui fut reproché par les colons « pieds-noirs ». Elle soignait ceux parfois atteints de teigne et de gale. Sans distinction. Jamais !

Bien des années plus tard, alors que mon père effectuait un stage à l’Université d’Aix-en-Provence pour préparer le concours d’inspecteur de l’Education Nationale, un des stagiaires se présenta à lui. « Bonjour. Je m’appelle Ahmed (ce n’est pas le véritable prénom) et je vous connais bien. J’étais en Algérie en même temps que vous. Mais j’étais de l’autre côté. Instituteur le jour et FLN la nuit. Un soir, il y a eu une attaque. Des morts. Des blessés. Mais pas vous. J’avais reçu ordre qu’aucun mal ne vous soit fait»

Mon père, surpris, lui demanda les raisons de cette bienveillance.

« Vous n’aviez pas l’esprit colon, "Algérie Française". Chez vous, dans votre classe, avec votre épouse, les enfants étaient tous traités de la même manière. Vous respectiez nos familles, notre langue, nos fêtes religieuses. Un jour, j’ai même partagé la rupture du jeûne du ramadan avec vous. Vous étiez le seul français présent ! Alors, le FLN vous a mis de coté, si je puis dire.

- Et si vous n’aviez pas reçu l’ordre ?

Ahmed a souri…

- Je l’ai reçu… Voilà... »

Oui, voilà…

Mes parents, ma mère, c’était ça. La bonté, le partage, la solidarité. Elle aussi aimait la petite fille aux pieds nus qui riait avec moi. Qui rit toujours avec moi…

Le dimanche, un rituel. Qui n’était pas la messe. Elle me prenait par la main et m’emmenait acheter un « palmier ». Ce biscuit saupoudré de sucre. Nous revenions par la promenade devant la mer. Puis remontions, en passant devant le cinéma Marhaba et ses grandes affiches annonçant les films proposés et à venir, vers la rue Guynemer. Je prenais le temps de ne terminer ma gourmandise qu’une fois arrivé à la maison. Le plaisir est quelque chose qu’il faut savoir faire durer. Sinon, à quoi bon…

« Ça va, mon fils ? Pourquoi es-tu si long à finir un si petit gâteau ? »

Parce que je n’aime pas les fins maman… Parce que je n’aime pas les fins…

Plus tard, lorsque mon père aura décidé de vivre une autre vie avec une autre femme, j’accompagnerai ma mère dans d’autres promenades. Sans « palmier ». C’est moi qui tiendrai sa main pour l’empêcher de précipiter sa vie du haut d’une falaise. Mais cela NOUS appartient…

Elle s’est éteinte discrètement. Sans plainte malgré la maladie. Les derniers jours, elle m’appelait « Monsieur ». Sa mémoire était allée rejoindre ses souvenirs et mon père parti quelques mois avant, le jour d’une rentrée scolaire, ces rentrées qui depuis restent pour moi tout à la fois d’immenses bonheurs et le chagrin toujours présent d’un père absent.

Ma mère aimait le soleil, le vent, la plage, les enfants et les amis à la maison…

Elle t’aurait tant aimée…

Christophe Chartreux

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"Finlande : l'école, un paradis pour les enfants ?" (Vidéo)

30 Mai 2021 , Rédigé par France 2 Publié dans #Education

En Finlande, les enfants jouent toute la journée à l'ecole, jusqu'à l'âge de 7 ans. Ils n'apprennent pas à lire ou à écrire, ni même la discipline : les éducateurs mettent l'accent sur la communication, la créativité ou la gestion des émotions. 

En Finlande, à l'école, les enfants de 3 à 7 ans jouent ensemble et sont en récréation jusqu'à 8 heures par jour. "Il sont autorisés à courir partout et à être bruyants, ce n'est pas un problème, si c'est ce qu'ils veulent faire, il n'y a aucune raison de les faire s'asseoir, on voit qu'ils adorent ça", estime Poikka Orma, éducateur. Ils choisissent eux-mêmes ce qu'ils veulent faire. Pour certains, ce sont les jeux de société et de construction. "Ici, c'est comme une deuxième maison, parce qu'on fait les mêmes choses qu'à la maison, on mange et on joue", lance le petit garçon. 

Pas de discipline, mais de la créativité

En France, un enfant de son âge serait en CP, assis sagement à table pour apprendre à lire ou à compter. L'accent n'est pas non plus mis sur la discipline, mais plutôt sur la créativité et la communication. Selon les éducateurs finlandais, avec cette méthode, les enfants apprennent d'autres choses plus importantes que des règles ou des connaissances, comme "être gentil avec ses amis" ou "gérer ses émotions".  

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Comment l’élitisme social est maquillé en élitisme républicain...

29 Mai 2021 , Rédigé par Observatoire des inégalités Publié dans #Education, #Sociologie

L'élitisme administratif français n'a pas d'équivalent en Europe - My Europ

EXTRAIT

L’élitisme du système scolaire français favorise les enfants de diplômés. Leurs parents, de droite comme de gauche, défendent une école qui fonctionne à leur profit. Le point de vue de Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l’Éducation nationale honoraire.

Notre école fonctionne plutôt bien pour 70 à 75 % des élèves. La moitié des élèves âgés de 15 ans comptent même parmi les meilleurs élèves du monde selon les évaluations internationales Pisa [1] de l’OCDE. Il faut s’en réjouir. Mais il faut dans le même temps observer le grand écart qui existe entre les résultats de ceux qui réussissent, le plus souvent issus des classes moyennes et favorisées, et les difficultés lourdes rencontrées aux mêmes évaluations par le quart des jeunes de la même génération, issus pour la plupart des milieux populaires. On le sait, la France est l’un des pays où l’origine sociale pèse le plus sur les destins scolaires. Notre élitisme est tout sauf républicain, il est essentiellement un élitisme social qui ne veut pas dire son nom. Cette injustice sociale qui est à l’œuvre au sein de l’éducation nationale ne date pas d’aujourd’hui. Notre système éducatif n’a jamais vraiment été programmé pour faire réussir tous les élèves. L’échec scolaire massif des enfants des milieux populaires n’est pas un accident, il est inhérent au système éducatif français qui a été conçu pour trier et pour sélectionner les meilleurs, ce qu’il fait très bien.

Certes, aujourd’hui, 44 % des sortants du système éducatif ont un diplôme de l’enseignement supérieur, soit deux fois plus que la génération qui vient de prendre sa retraite. Notre pays a été transformé par le processus de développement de son système éducatif. Sans l’école, les inégalités sociales seraient bien pires. Ou, pour le dire autrement, ce n’est pas l’école qui creuse les inégalités : elle ne parvient pas à les réduire, ce qui n’est pas la même chose. Le problème, c’est que la démocratisation, bien réelle, a été différenciée et que les inégalités scolaires se sont déplacées. Parmi les « décrocheurs », beaucoup moins nombreux aujourd’hui qu’il y a dix ans, 5 % sont des enfants de cadres, 45 % sont des enfants d’ouvriers. Certes encore, 80 % des jeunes obtiennent le baccalauréat aujourd’hui. Mais si 90 % des enfants d’enseignants et de cadres supérieurs qui entrent en 6e obtiennent un baccalauréat sept ans après, ce n’est le cas que pour 40 % des enfants d’ouvriers. Et ce n’est pas le même baccalauréat pour tous les jeunes : les enfants d’ouvriers obtiennent, pour 70 % d’entre eux, un baccalauréat professionnel ou technologique, tandis que 75 % des enfants de cadres et d’enseignants décrochent ce diplôme dans la filière générale.

(...)

Jean-Paul Delahaye
Inspecteur général de l’éducation nationale honoraire, ancien directeur général de l’enseignement scolaire

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Charlotte Cardin...

29 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Charles Bukowski...

29 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Harry s'assit à une table bancale. Le café était bon. Trente-huit ans, une vie ratée. Sirotant son café, il se rappela ses conneries - et ses bons moments. Il en avait tout simplement eu ras le bol - de la valse des assurances, des petits boulots, des hautes cloisons vitrées, des clients : il avait tout bonnement eu ras le bol de tromper sa femme, de coincer les secrétaires dans l'ascenseur et les couloirs ; ras le bol des fêtes de Noël et du Nouvel An et des anniversaires, des traites à payer pour la voiture neuve ou le mobilier - l'eau, le gaz et l'électricité - toute la saloperie écœurante du quotidien.

Il en avait eu ras le bol et il s'était tiré, point final. Le divorce arriva assez vite, l'alcool arriva assez vite, et brusquement il se retrouva dans le vide. Il ne possédait rien, il découvrit que le dénuement aussi était difficile à assumer. C'était un fardeau d'un autre style. Si seulement il existait une solution intermédiaire acceptable. Apparemment, on n'avait le choix qu'entre deux voies : persévérer dans l'arnaque ou devenir un clochard.

Charles Bukowski - Au sud de nulle part

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Brevet des collèges : mais à quoi cet examen sert-il vraiment ?

29 Mai 2021 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education

Brevet des collèges : mais à quoi cet examen sert-il vraiment ?

Les élèves de troisième passeront bien leurs épreuves finales les 28 et 29 juin… pour obtenir un diplôme qui ne conditionne pas l’entrée au lycée. Claude Lelièvre, historien de l’éducation, revient sur ses origines et sur les raisons de sa longévité.

La volonté du ministre de maintenir les épreuves terminales du brevet malgré l’épidémie de coronavirus réinterroge la fonction de cet examen, qui a déjà failli disparaître. L’histoire montre qu’il est loin d’être intouchable, selon Claude Lelièvre, auteur de L’École d’aujourd’hui à la lumière de l’Histoire.

On se demande régulièrement à quoi sert le brevet. L’histoire de cet examen permet-elle de répondre à la question ?

Pas vraiment ! Le brevet a toujours été un ovni. C’est un examen qui n’a jamais arrêté de changer de fonction, de nom et de forme. Pendant toute la IIIe république, au XIXe siècle, le « brevet de capacités » ouvrait à des postes de cadres intermédiaires. Non seulement il certifiait qu’on était en capacité de devenir maître ou maîtresse d’école, mais il était plus généralement requis pour exercer certains métiers. Ceux qui réussissaient cet examen du primaire supérieur étaient qualifiés de « sous-officiers de l’armée du travail », alors que les élèves ayant obtenu le certificat d’études à l’issue de l’école élémentaire étaient considérés comme les « soldats de l’armée de l’industrie ». Pour être baptisé « officier de l’armée du travail », il fallait posséder si possible le baccalauréat. Pendant la première moitié du XXe siècle, cette fonction s’est distendue : de moins en moins nécessaire pour occuper certains postes, le « diplôme national du brevet » (DNB) ne donne plus accès aujourd’hui qu’aux concours de catégorie C de la fonction publique. En fait, il sert surtout à scander le secondaire constitué de deux cycles depuis la création en 1947 – alors qu’on assiste à une forte augmentation du taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire – du « brevet d’études du premier cycle du second degré » (BEPC). Mais curieusement, il n’a jamais été une condition pour passer en seconde ! Il est même arrivé que ce soit l’inverse. En 1978, les élèves qui étaient admis dans le second cycle n’avaient plus besoin de passer les épreuves du brevet pour l’obtenir jusqu’à ce que l’examen soit supprimé en 1981. À partir de cette année-là, le diplôme alors intitulé « brevet des collèges » est attribué sur la base des seuls résultats scolaires. On est donc loin d’un examen intouchable…

(...)

Marion Rousset

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Nathalie Heinich, une sociologue militante qui dénonce le militantisme chez les autres...

29 Mai 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Sociologie

Posters et tableaux de L'enfer, c'est les autres (Sartre) | Posterlounge.fr

En sociologie, le militant, c’est toujours l’autre

Sur France Inter, la sociologue Nathalie Heinich s’est dite en «guerre» contre «une conception militante de la recherche». Une rengaine qui oppose l’intersectionnalité à la «bonne science», forcément neutre et objective.

«On est en guerre.» Tout simplement. Ces mots ne sont pas ceux d’un général en charentaises dans un hebdomadaire d’extrême droite mais d’une sociologue académiquement reconnue. Invitée dans la matinale d’Inter ce vendredi pour défendre sa dernière parution, Ce que le militantisme fait à la recherche, publiée aux éditions Gallimard dans la collection Tracts, Nathalie Heinich a eu des mots très durs pour certains de ses collègues chercheurs. Des termes et des comparaisons qui disent beaucoup de l’état actuel du débat public et de la perte du sens des mots. «C’est un peu comme l’affaire Dreyfus, ose l’essayiste. On y perd des amis. On voit des gens très proches basculer d’un côté ou de l’autre.» «Rien que ça…», réagit Nicolas Demorand, légèrement déconcerté.

Les auditeurs pas dupes

En «guerre». Mais contre quoi ? Une armée ? Un voisin ennemi ? Le fascisme ? Le Covid, peut-être ? Non. Pour «l’autonomie de la science», dit l’ancienne élève de Pierre Bourdieu. La sociologue au CNRS, spécialiste de la sociologie de l’art, de l’identité et des valeurs, justifie ses propos par «l’inquiétude de voir le monde universitaire poussé vers une conception militante de la recherche». La rengaine est toujours la même, usée jusqu’à la corde, du Figaro à Valeurs actuelles, en passant par CNews : des universitaires, enseignants, chercheurs en sciences humaines et sociales, confondraient leur champ d’études avec leurs opinions politiques, antiracistes, féministes ou anticapitalistes. Le vrai danger qui menace la société, le mal absolu, ce serait «l’intersectionnalité». Ce concept qui consiste à combiner les différentes inégalités (sociales, raciales – au sens de construction sociale– ou de genre).

Sauf que ce matin-là, les auditeurs de la radio ne sont pas dupes. Une première intervenante tique sur le discours de la sociologue. «Ce que je ressens à travers vos propos, c’est que vous-même vous faites peut-être une sorte de militantisme.» Le second intervenant au standard d’Inter n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit d’Alain Policar, docteur en sciences politiques et chercheur associé au Cevipof de Sciences-Po. Il fait remarquer que la sociologue elle-même fait partie de l’Observatoire du décolonialisme, tristement connu par ses pairs pour publier sur son site des textes bourrés d’attaques ad hominem, parfois «proches de l’insulte», rappelle Policar.

Le beau rôle de l’arbitre

Sur quels critères peut-on s’ériger en juge du travail universitaire de ses collègues ? Qui est en droit de veiller à cette fameuse distinction entre science et militantisme ? Questions insolubles. Cela a toujours fait partie du jeu. Personne ne peut s’octroyer le beau rôle de l’arbitre. En tout cas pas Nathalie Heinich, bien qu’elle fût récompensée du prix Pétrarque de l’essai pour son brillant livre Des valeurs, une approche sociologique (Gallimard, 2017). Une distinction toutefois contestée par certains intellectuels qui s’étaient émus des positions conservatrices de la chercheuse sur l’ouverture de la PMA et de la GPA aux couples homosexuels.

A l’époque, une pétition avait été lancée contre elle, demandant le retrait du prix. En vain. Ce qui autorise depuis Nathalie Heinich à dénoncer les ravages de la cancel culture. Une nouvelle fois encore ce matin, c’était son gimmick lors du «grand entretien» de la première matinale de France. Heureusement pour elle, on le constate tous en allumant notre radio, plus de crainte que de réelle «annulation»…

Alors oui, on peut tout à fait contester les opinions politiques de ses confrères, leur activisme parfois radical. En revanche, se réclamer de la bonne science, forcément neutre et objective, quand on intervient soi-même de façon si peu nuancée à la radio, dans les journaux et les revues, ça finit par se voir.

Simon Blin

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Régionales, pouvoir, la gauche et autres sujets avec Najat Vallaud-Belkacem (Vidéo)

29 Mai 2021 , Rédigé par Fab Florent Publié dans #Politique

Suite à l'interview de Najat Vallaud-Belkacem dans mon podcast Histoires de Succès*, on s'est retrouvé en live sur Twitch pour parler plus en détail de son retour dans le monde politique, tout en répondant aux questions du chat.

* Najat Vallaud-Belkacem dans Histoires de Succès : https://youtu.be/I1XOB7MFni8

0:00 Intro

2:33 Son retour en politique

5:57 Politique et langue de bois

9:49 Pouvoir et convictions personnelles

13:02 Comment et à qui s’adresser ?

19:35 À quoi servent les élections régionales ?

41:51 Atteindre une concorde de la gauche ?

47:31 Présidentielle 2022 : des idées VS des personnalités

50:06 Jeunesse et engagement politique

54:48 La reco

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