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Vivement l'Ecole!

Absentéisme scolaire : le Sénat vote la possibilité de suspendre les allocations familiales

8 Avril 2021 , Rédigé par Public Senat Publié dans #Education

La classe de Tess: Cahier des mots d'absence

EXTRAITS

La majorité sénatoriale de droite et du centre a inséré un nouvel article au projet de loi sur le respect des principes de la République. En cas d’absence répétée d’un élève, la suspension du versement des allocations familiales pourra être décidée, après plusieurs avertissements. Le gouvernement n’a pas exprimé de position défavorable.

Le clivage gauche-droite était particulièrement marqué au Sénat ce mercredi soir. Lors des débats sur le projet de loi sur le respect des principes de la République, l’hémicycle a adopté un amendement du groupe LR permettant, en dernier recours, la suspension du versement des allocations familiales aux parents d’un élève qui persisterait à ne pas se rendre à l’école, malgré les avertissements. L’amendement, présenté par Jacky Deromedi (LR), a été adopté par 210 voix pour – la quasi-totalité des membres du groupe LR, du groupe Union centriste et du groupe des Indépendants – et 125 voix contre – les socialistes, les communistes, les écologistes, le groupe RDPI à majorité LREM, et l’essentiel des sénateurs du Rassemblement démocratique social et européen.

Les Républicains ont souligné que cette sanction n’était « pas automatique » et que leur amendement était « équilibré ». « Cette suspension de l’allocation familiale est l’aboutissement d’étapes au cours desquelles un dialogue avec la famille est intervenu […] La suppression envisagée n’est donc pas immédiate », a expliqué le rapporteur Stéphane Piednoir.

Le président du groupe socialiste « regrette » le « en même temps » du ministre Jean-Michel Blanquer

Fait à souligner, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer n’a pas exprimé de position défavorable ou favorable, mais simplement un avis de sagesse. C’est-à-dire qu’il s’en est remis à la volonté des sénateurs, sur un sujet qu'il a qualifié « ni de droite, ni de gauche ». Il a cependant indiqué que dans le droit actuel, les autorités n’étaient « pas dépourvues d’outils pour faire pression sur les familles » pour assurer l’obligation de scolarisation.

« Je ne pense que ce soit le moment de changer le droit mais de l’appliquer », a-t-il déclaré. Le président du groupe socialiste Patrick Kanner a « regretté » l’avis de sagesse gouvernemental. « Il y a des sujets qui ne mériteraient pas du ‘en même temps’ mais un vrai clivage qui se manifeste entre la droite et la gauche », a expliqué l’ancien ministre des Sports de François Hollande.

(...)

« Croyez-vous qu’on peut éduquer des parents en les punissant », s’oppose Esther Benbassa (écologiste)

La gauche était vent debout devant cette ancienne idée de la droite. « Je ne crois pas qu’il y ait des parents laxistes ou complices. Je crois que c’est tout à fait marginal », s’est opposée la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, appelant à « aider les parents » à assumer leur rôle. « Croyez-vous qu’on peut éduquer des parents en les punissant », s’est également demandée l’écologiste Esther Benbassa. « On ne veut pas ajouter de l’exclusion à l’exclusion », s’est exclamé le socialiste Patrick Kanner.

(...)

Sur les bancs du groupe Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants (RDPI), composé en majorité de parlementaires LREM, les arguments de la droite n’ont pas convaincu. Tout le groupe – à l’exception d’une abstention – a voté contre l’amendement. « La sanction est-elle vraiment toujours la solution ? », a réagi la sénatrice LREM Nadège Havet, ajoutant que ce n’était « pas le sujet » de ce projet de loi. La position nette du groupe acquis à la majorité présidentielle pourrait augurer d’un retrait de cette disposition dans la suite de la navette parlementaire.

Guillaume Jacquot

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Jean-Michel Blanquer en pleine réalité alternative...

8 Avril 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Surréaliste ! Des chercheurs pensent avoir trouvé les preuves de  l'existence d'un univers parallèle en Antarctique ! - NeozOne

EXTRAIT

Jean-Michel Blanquer continue à se présenter comme «à la gauche de 80% des Français» mais chez LREM, on sait que ces histoires de gauche et de droite ça ne veut rien dire et cela dépend surtout comment on se place. Et à la lecture du Monde ce matin, le doute est vraiment permis quant à la véracité de ce positionnement politique. On y apprend par exemple que le ministre en guerre contre «l'islamo-gauchisme» voit en Soumission, roman de Michel Houellebecq, un ouvrage visionnaire, faisant écho à la «lâcheté» qui règne dans certains milieux intellectuels, selon lui. L'ouvrage, fictionnel faut-il le rappeler, raconte l'arrivée au pouvoir en France d'un Président musulman sur fond d'affrontements entre jeunes identitaires et salafistes. Il est, depuis sa sortie en 2015, porté aux nues par l'extrême droite, qui y voit une œuvre prophétique. Le FN l'avait même glissé, en 2017, dans la liste des livres recommandés pour la formation de ses militants. Et le romancier avait lui-même un temps pensé à appeler à voter pour Marine Le Pen. Du tout bon pour Blanquer donc, qui selon le théorème qui porte son nom, n'est peut-être pas «à la gauche de 80 % des Français».

Jean-Michel Blanquer qui, par ailleurs, passe encore une semaine compliquée du point de vue du rapport aux faits. Après sa mise en cause d'OVH pour les gros bugs de l’enseignement à distance et le cinglant démenti du patron de l’hébergeur, l'autre partie des affirmations du ministre - sur les cyberattaques «apparemment venues de l'étranger» - est aussi contestée. «Aucune attaque venue de l’étranger n'a été identifiée», écrit Mediapart en citant plusieurs sources au sein du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, organe lié à Matignon compétent sur les menaces cyber. Bon. Et même certains marcheurs commencent à prendre leurs distances avec Blanquer. Jean-Michel Mis, député LREM membre du Conseil national du numérique et spécialiste du sujet, a ainsi tweeté hier «tout son soutien»... à OVH, en relayant le message du patron de l'entreprise contredisant le ministre.

La newsletter politique quotidienne de @libe, préparée par @EtienneBaldit, @Sychazot et @S_Tronche

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Le combat idéologique de Jean-Michel Blanquer sur la laïcité

8 Avril 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Le combat idéologique de Jean-Michel Blanquer sur la laïcité

EXTRAITS

Alors que le Sénat doit voter, vendredi, le projet de loi « confortant le respect des principes de la République », le ministre de l’éducation plaide au sein de la majorité pour une laïcité exigeante et prépare le lancement d’un think tank pour « nourrir » le débat en 2022.

Laconique et tranchant. Dans le studio de RTL, ce jeudi 1er avril, Jean-Michel Blanquer fait le service après-vente des annonces sanitaires présidentielles, dont la fermeture des écoles contre laquelle il bataille depuis des mois. Puis il est interrogé sur la polémique suscitée par la candidate socialiste aux régionales en Ile-de-France, Audrey Pulvar, qui a dans un premier temps – avant de s’expliquer plus avant – laissé entendre qu’on pouvait demander aux Blancs de se taire lors d’une réunion non-mixte réservée aux personnes discriminées« Lamentable, tout simplement », lâche le ministre de l’éducation nationale.

« Dramatique », répète-t-il devant Le Monde, calé dans un fauteuil de son vaste bureau, rue de Grenelle. « Une partie de la gauche a dérivé, poursuit-il. Cette frange a la victimisation comme boussole, par peur, lâcheté et clientélisme. Cette matrice du ressentiment est vecteur de divisions, voire de violences. C’est un éléphant au milieu de la pièce, je m’étonne que certains ne le voient pas ! On doit être d’une extrême vigilance. »

Constant et courageux pour les uns, clivant et obsessionnel pour les autres, Jean-Michel Blanquer se voit comme la vigie républicaine de la majorité. Absorbé depuis des mois par la gestion de la crise sanitaire, le ministre de l’éducation n’a pas délaissé pour autant ce combat, dénonçant la pente « fasciste » du syndicat étudiant UNEF – après l’évocation de réunions non-mixtes par sa présidente – ou volant au secours de la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, prise dans une polémique pour avoir critiqué « l’islamo-gauchisme » qui « gangrène la société ». Lui-même avait dénoncé à l’automne 2020 les « ravages » de l’« islamo-gauchisme » dans les facultés, suscitant la stupeur de la Conférence des présidents d’université.

(...)

« Ceux qui ne pensaient pas comme lui se sont barrés »

Alors qu’au sein du parti macroniste règne un relatif consensus sur les questions économiques et sociales, c’est sur ces thématiques – laïcité, valeurs de la République – que se nouent les premiers affrontements idéologiques du quinquennat.

L’examen de la loi « pour une école de la confiance », début 2019, qui donne lieu à de vifs débats sur les signes religieux ostentatoires lors des sorties scolaires, marque un tournant. « Au début, Blanquer avait un côté IIIe République qui plaisait à la gauche, mais à ce moment-là, il devient clairement un ministre de droite », analyse un membre du gouvernement.

L’intéressé assume. Tenant de l’« universalisme », il considère le communautarisme et le « différentialisme » comme des « régressions moyenâgeuses », contribuant à la « fragmentation » de la communauté nationale. « Le grand enjeu, c’est de recolorer ces causes justes que sont l’écologie, la lutte contre les discriminations, le féminisme, dans un sens républicain », explique cet admirateur de Michel Houellebecq. Il a lu Soumission (Flammarion), le livre du romancier publié en 2015, qui raconte l’arrivée au pouvoir d’un président de la République issu d’un parti politique musulman, dans un pays livré aux affrontements entre jeunes identitaires et salafistes. Un ouvrage qu’il tient pour visionnaire, faisant écho à la « lâcheté » qui règne, selon lui, dans certains milieux intellectuels.

Le ministre, qui se définit comme « gramscien », estime aujourd’hui avoir gagné le combat culturel et idéologique au sein du parti présidentiel, alors que le député (ex-LRM) du Val-d’Oise Aurélien Taché – qui lui avait reproché ses propos sur le voile « pas souhaitable » – ou d’autres visages de l’aile gauche du macronisme ont quitté le mouvement, ou se font plus discrets. « Ceux qui ne pensaient pas comme lui à LRM se sont barrés, ils ont perdu le combat intellectuel », se félicite-t-on dans son entourage.

(...)

« Matrice intellectuelle »

En quatre ans, Blanquer s’est organisé, a étoffé ses réseaux. Désormais résolu à faire plus de politique – même s’il a abandonné l’idée de se lancer aux régionales en Ile-de-France –, il a recruté cet été un fin connaisseur de la carte électorale, Xavier Chinaud, ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin et d’Edouard Philippe à Matignon.

Plusieurs membres de son cabinet veillent sur la boucle Telegram de soutien (« Fan club JMB ») créée par Aurore Bergé lors des crispations sur la loi sur l’école et qui fédère une cinquantaine de parlementaires. Un an après son arrivée rue de Grenelle, Blanquer avait créé un « conseil des sages de la laïcité », présidé par la sociologue Dominique Schnapper, pour faire contrepoids à l’Observatoire de la laïcité de Jean-Louis Bianco, jugé trop libéral et laxiste, et dont l’existence est menacée. « Il veut tout verrouiller » sur le plan des idées et des paradigmes, des structures et des nominations, constate Fiona Lazaar.

Le ministre de l’éducation travaille d’ailleurs depuis plusieurs mois à la création d’un think tank consacré à la défense de la laïcité. La crise sanitaire a reporté son lancement, qui pourrait intervenir avant les régionales de juin. « Il veut développer une matrice intellectuelle dans un paysage politique qui n’a plus beaucoup de repères », explique un proche, qui juge indispensable de « nourrir la majorité » sur des sujets qui seront, dit-il, au cœur de la présidentielle de 2022. Le 15 juillet 2020, Blanquer a offert un avant-goût de ce futur mouvement en recevant une cinquantaine d’invités rue de Grenelle, dont l’essayiste Caroline Fourest, pour échanger sur « l’école, socle des valeurs de la République ».

(...)

Si ce combat fait écho à des convictions profondes, et contribue à son identité et à son existence politique, il lui sert aussi de paravent pour masquer les difficultés qu’il rencontre dans son secteur : une image très dégradée chez les enseignants et des marges de manœuvre amputées par la crise sanitaire. « Il ne peut plus aller trop loin dans la réforme et sa cote d’amour a chuté chez les profs, reconnaît l’un de ses amis. Il doit donc trouver d’autres biais pour se refaire une santé politique. »

Solenn de Royer

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La vaccination des enseignants encore repoussée

8 Avril 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Sticker mural Jacques Prévert pour décorer votre chambre

EXTRAITS

Renvoyée à mi-juin comme pour l’ensemble des moins de 50 ans par Emmanuel Macron, la vaccination des profs n’est toujours pas programmée. En première ligne, les profs craignent de reprendre les cours le 26 avril, sans protection.

Le Président l’assurait fin mars : les enseignants pourront se faire vacciner «à partir de mi-fin avril». Les intéressés ont accueilli la nouvelle avec la plus grande prudence, habitués qu’ils sont aux revirements gouvernementaux. Ils ont semble-t-il bien fait. Lors d’un échange en visio avec des collégiens ce mardi, Emmanuel Macron a indiqué que les profs feraient partie des publics prioritaires une fois la vaccination ouverte aux moins de 50 ans. Ce qui nous mène, à ce stade… à la mi-juin. Le ministère de l’Education nationale n’a pas répondu à nos demandes de précisions. «On commence à être un peu excédés de voir tous les atermoiements, souffle Sophie Vénétitay, porte-parole du Snes-FSU, premier syndicat dans les collèges et les lycées. Tout le monde semble d’accord pour dire haut et fort qu’il faut nous vacciner rapidement, mais personne ne semble d’accord pour savoir comment faire.»

(...)

«Très difficile de jauger quelle profession est plus légitime que d’autres»

Si la demande d’être vacciné est aussi insistante de la part d’une partie du corps enseignant, ce n’est pas tant pour des préoccupations individuelles – même si elles existent. «Si on vaccine les enseignants, les écoles ne fermeront pas», résume Pascal (1), personnel de direction dans un lycée de l’est de la France. Ces trois semaines de fermeture forcée auraient pu être l’occasion de vacciner une première fois tout le monde et ainsi de lancer réellement la machine, avec l’espoir qu’une bonne partie des volontaires aient obtenu leurs deux doses d’ici à la mi ou la fin mai. Or, «si on reprend le 26 avril dans les mêmes conditions, on ne va pas tenir les dix semaines [qui resteront jusqu’aux vacances d’été, ndlr]», avertit Guislaine David, porte-parole du SnuiPP-FSU, majoritaire dans le premier degré. L’histoire sans fin.

Certains enseignants ne sont pas non plus à l’aise à l’idée de se faire vacciner avant d’autres personnes. «Si on considère que les écoles sont un foyer de contamination, c’est très logique [de vacciner le personnel éducatif en priorité, ndlr]. Après, c’est très difficile de jauger quelle profession est plus légitime que d’autres…» songe Arnaud, enseignant en maternelle à Rennes. Stéphanie, directrice de maternelle dans les Deux-Sèvres, s’interroge également, «sachant qu’on fait le maximum pour respecter le protocole sanitaire qui nous a été imposé et qu’il est censé nous protéger contre la maladie».

(...)

Bricoler pour remplacer les profs

Quant à la situation française, le professeur Arnaud Fontanet, également membre du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale présidé par Alain Fischer, analyse : «La première phase est de vacciner les plus fragiles, on est doucement en train de sortir de cette phase, mais tout cela n’est pas encore fini. Pour la future seconde phase, oui, c’est important de commencer à réfléchir aux nouvelles priorités. Il y aura des arbitrages à faire. Dans ce contexte, le critère des professions les plus exposées au virus, car en contact avec beaucoup de monde, comme les enseignants, les policiers ou les caissières de supermarché, peut tout à fait s’entendre.»

«Si on avait un système qui fonctionnait avec des remplaçants en nombre suffisant, peut-être que je n’aurais pas la même réflexion», poursuit Marie. En temps normal déjà, les remplaçants manquent. Ces derniers mois, pour faire face à l’absence de profs positifs au Covid ou cas contact, les établissements se sont mis à bricoler, envoyant parfois des assistants d’éducation (AED), des Atsem (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) ou des assistants d’élèves en situation de handicap (AESH) faire classe. Nombre d’élèves, dont l’enseignant était absent, ont aussi été dispatchés dans d’autres classes, favorisant ainsi le brassage tant proscrit par le protocole sanitaire de l’Education nationale.

«Si on avait un système qui fonctionnait avec des remplaçants en nombre suffisant, peut-être que je n’aurais pas la même réflexion.» —  Marie, institutrice

(...)

Dans un coin de l’est de la France, des profs ont pu profiter d’une erreur. La semaine passée, des groupes WhatsApp se sont agités autour d’une bonne nouvelle : des créneaux de vaccination ont soudainement été ouverts aux enseignants sur Doctolib. Pascal, 50 ans et sans comorbidités, a sauté sur l’occasion et a obtenu un rendez-vous trois jours plus tard. En arrivant à l’hôpital, «je n’avais pas l’âge des personnes qu’ils attendaient. Ils m’ont demandé si j’étais personnel soignant, j’ai dit non, enseignant. Ils ont dit qu’il y avait eu un bug mais que, l’erreur venant d’eux et vu qu’il fallait vacciner tout le monde, ça ne changeait pas grand-chose», raconte-t-il.

Pascal a donc eu sa première dose mardi, la seconde suivra début mai. Marie a profité du même filon et recevra sa première injection ce jeudi, la seconde début mai également. Si elle est contente de l’opportunité, elle regrette que le gouvernement n’ait pas agi : «Ma vaccination va être valable pour un mois et demi de classe.» Les enseignants pressent pourtant le gouvernement d’autoriser la vaccination depuis janvier et le déploiement sur le territoire du variant britannique.

Elsa Maudet et Anaïs Moran

(1) Le prénom a été modifié.

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A lire - "L'école hors de la République - Enquête au coeur des réseaux de l'enseignement parallèle"

8 Avril 2021 , Rédigé par Reflets Info Publié dans #Education

(Sortie le 15 avril 2021)

Les journalistes Anna Erelle et Jacques Duplessy signent un livre qui raconte les dessous de l'école à la maison et d'écoles privées hors contrat. Reflets publie en exclusivité les bonnes feuilles de cet ouvrage.

C'est une enquête passionnante qu'ont réalisé Anna Erelle, le pseudo de la journaliste auteure de Dans la peau d'une djihadiste (Robert Laffont 2015), et Jacques Duplessy - que nos lecteurs connaissent bien - dans leur livre L'école hors de la République qui sort demain 8 mars aux éditions Robert Laffont. L'instruction en famille, qui fait tant débat en ce moment alors qu'est examinée la loi Séparatisme, est abordée avec finesse. Les auteurs donnent la parole à des familles mais aussi à des inspecteurs de l’Éducation nationale qui témoignent quasiment tous sous couvert d'anonymat. Ils dévoilent aussi comment les salafistes ont profité de l'école à la maison pour s'infiltrer dans l'éducation des enfants.

Leur enquête révèlent aussi de curieuses pratiques dans des écoles hors contrat, qu'elle soit musulmanes, d’inspiration Steiner ou catholiques intégristes pour ne citer que celles-ci. Ils exposent aussi les modalités du contrôle de l’Éducation nationale. Là encore, leur travail s'appuie sur des documents internes de l'Education nationale, comme les manuels d'inspection et des rapports d'inspection de certaines écoles.

(...)

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Education: la fable de Blanquer sur les cyberattaques «venues de l’étranger»

7 Avril 2021 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Les Fables de la Fontaine offertes à tous les CM2 de la région pour les  vacances

EXTRAITS

Contrairement aux affirmations du ministre, aucune attaque « venue de l’étranger » et dirigée contre les serveurs du CNED (enseignement à distance) n’avait été identifiée mardi, d’après des sources internes au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

On est tombés des nues au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), un organisme de pointe chargé de veiller aux menaces « cyber » et qui relève de Matignon, en entendant Jean-Michel Blanquer invoquer mardi une attaque informatique « apparemment venue de l’étranger », qui expliquerait la paralysie du site du Centre national d'enseignement à distance (Cned).

La plateforme « Ma classe à la maison » fournie par cet établissement public dépendant du ministère de l’éducation nationale était effectivement inaccessible mardi depuis une large partie du territoire, et connaissait encore des ralentissements mercredi matin. Un coup des hackers russes, chinois sinon nord-coréens, semblait donc suggérer le ministre.

Or, d’après plusieurs sources de Mediapart au sein du SGDSN, aucune attaque venue de l’étranger n'a été identifiée expliquant l'inaccessibilité du site. Ce mercredi encore, l’une des sources témoignait de son agacement à propos de cette interprétation.

L’histoire semble avoir été inventée de toutes pièces par Jean-Michel Blanquer pour justifier l’incapacité de son administration à assurer la « continuité pédagogique » promise aux enseignants et aux familles, au premier jour de la fermeture des établissements scolaires pour cause de pic épidémique.

(...)

D’autres éléments de langage ont par ailleurs été avancés mardi pour expliquer les pannes des « espaces numériques de travail » (ENT), qui dépendent des collectivités territoriales. D’après Jean-Michel Blanquer, elles auraient été causées par l’incendie qui a frappé le data center strasbourgeois d’OVHcloud, le 10 mars dernier. 

Sauf que les ENT, notamment en Île-de-France, avaient été remis en ordre de marche dès le lendemain du sinistre et que son fonctionnement n’a jamais été perturbé depuis cette date. Le président-directeur général d’OVH, Michel Paulin, a démenti sur Twitter toute responsabilité de son entreprise.

© Michel Paulin

Côté enseignants, la défense du ministre ne convainc personne. « On savait que cela ne fonctionnerait pas, tranche Arnaud*, un professeur de français affecté par les dysfonctionnements des ENT. On sait que depuis un an, rien n’a été fait pour améliorer les différentes ressources à notre disposition. Quant aux supposées attaques envers le Cned… »

(...)

Mercredi, dans un communiqué, la fédération des syndicats Sud Éducation a proposé de vérifier les propos de Jean- Michel Blanquer « Il existe un moyen simple de lever le doute et distinguer s’il s’agit d’une masse de connexions d’élèves, de personnels, et de familles, ou bien d’un réseau de machines piratées : il suffit de publier les journaux de connexions aux serveurs du Cned, en remplaçant les adresses IP par une somme de contrôles par souci pour la vie privée des usagers et usagères. Ainsi, il sera possible à n’importe qui de vérifier les allégations du ministre. »

(...)

Ismaël Bine (Avec Jacques Massey)

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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The Rolling Stones...

7 Avril 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Sylvain Tesson...

7 Avril 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages

La mer : un cœur qui bat entre deux côtes.

L’aiguille de granit recoud le manteau des neiges au fil de l’arête.

Les vagues ont repeint au rouleau une mer d’huile.

Paris, ville accouchée de son bassin.

La Russie dispose de douze fuseaux pour tisser la tapisserie de son immensité.

La Sibérie jette un froid sur nos rêves de Russie.

En vieillissant, la forêt sent le sapin.

La mère mène l’enfant au lit. Le lit mène le fleuve à la mer.

En automne, la vigne vierge rougit face aux arbres qui se dénudent.

Onze canards en formation font le V de la victoire contre la pesanteur.

Les animaux ont peur du tonnerre comme les enfants d’une mère qui les gronde.

Le lacet d’un chemin noue la gorge.

Surplombant la plaine, la montagne contemple ce qu’elle va devenir.

Paris, capitale à la Seine comme à la ville.

Le coup de fusil part. L’oiseau tombe, moins bas que le chasseur.

Les hirondelles rasent la barbe d’un champ.

Le Sahara était une mer. L’océan est toujours un désert.

L’aube est-elle rouge du sang à verser aujourd’hui sur la Terre ou de celui coulé la nuit précédente ?

Chaque soir, à l’idée de se coucher, le soleil rougit de dépit.

Chaque année dans son lit, l’Amour connaît la débâcle.

Coquelicots : l’acné des champs.

On peut marcher sur le lacet d’un chemin sans tomber.

Une coulée de végétation dévale le talus vers le lac comme une langue de bête assoiffée.

L’érosion punit la montagne d’avoir voulu s’élever vers le ciel.

Rien à signaler sur les bords de l’empire du Milieu.

Les lucioles jouent les mites. Elles trouent la toile de la nuit pour que le jour passe à travers.

Les polders hollandais : un acompte sur la mer dont la note sera salée.

Sylvain Tesson - Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages

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Monsieur Blanquer, s’il y a du retard à l’allumage, admettez-le !

7 Avril 2021 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education

https://www.francetvinfo.fr/pictures/LIlWOa4EggQC8tK-TD-IYMLutLk/752x423/2021/04/06/phpkmYZTi.jpg

L’HUMEUR DU JOUR – Pour justifier les ratés de l’enseignement à distance, le ministre a évoqué l’incendie de Strasbourg puis une attaque informatique venue de l’étranger. Pourquoi ne pas simplement reconnaître que l’Éducation nationale n’était pas suffisamment préparée au retour au distanciel ?

Pourquoi ne pas avoir simplement avoué qu’il y avait du retard à l’allumage ? On aurait compris. Plus de douze millions d’élèves et soixante et un mille établissements scolaires basculant dans l’enseignement à distance le même jour, à la même heure ou presque… Même si tous les écoliers, collégiens et lycéens de France ne se connectent pas à la même plateforme (on en connaît qui restent au lit), on imagine aisément qu’il y avait de quoi faire chauffer la tuyauterie ! Mais non, Blanquer a fait du Blanquer. D’abord, le ministre a désigné « un opérateur privé à Strasbourg victime d’un incendie qui n’a pas pu faire face à l’afflux de connexions ». Comme l’intéressé s’est rebiffé, pas trop d’accord pour jouer les fusibles, il lui a bien fallu rétropédaler. Alors Jean-Michel Blanquer a évoqué « une très forte attaque informatique, apparemment venue de l’étranger ». Sans blague ! Des hackers russes sont dans le coup ? Et si Poutine s’attaquait à notre système éducatif pour faire baisser le niveau général, histoire d’obtenir pour les décennies à venir un avantage stratégique dans la grande compétition économique mondiale ?

Soyons prudents, une enquête est ouverte (et plus rien ne nous étonne venant de Vladimir Poutine). N’empêche, nous penchons plutôt pour ceci : l’Éducation nationale n’était pas suffisamment préparée au retour au distanciel, car depuis que ce maudit virus est entré dans nos vies, le ministre martèle que les écoles doivent rester ouvertes, coûte que coûte. C’est la fierté de la France. Or ce n’est pas le meilleur moyen de mobiliser les troupes (encore moins de développer une panoplie d’outils dignes de ce nom pour que les élèves et les enseignants n’utilisent pas Discord et d’autres opérateurs qui commercialisent les données personnelles). Et donc d’éviter ce grand bug…

Marc Belpois

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A lire - "Les décrochés de l'école - 15 ans à leurs côtés" par Monique Argoualc'h

7 Avril 2021 , Rédigé par Monique Argoualc'h Publié dans #Pédagogie

Jean-Paul Delahaye (@octavegreard) | Twitter

Résumé :

De 2001 à 2016, Monique Argoualc’h a enseigné à Brest dans un « dispositif relais ». Elle éclaire ici son parcours au plus près d’élèves que le système tend à laisser au bord du chemin : les modalités d’accueil et de travail, les échanges avec les adolescent.es et les parents, les projets qui remotivent, restructurent, font revenir dans les apprentissages, dans le monde, dans l’Ecole. C’est à la marge qu’il faut aller pour faire bouger le centre. C’est quand l’Ecole aide à sortir d’elle-même qu’elle est la plus essentielle.

Extraits de la 4e de couverture décrite par Jean-Michel Le Baut.

Préface : Philippe Meirieu

Illustrations : Youen Siche-Jouan

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