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Vivement l'Ecole!

Covid-19 : la fermeture des écoles va-t-elle permettre de freiner l'épidémie ?

9 Avril 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Covid-19 : la fermeture des écoles va-t-elle permettre de freiner l'épidémie ?

L'efficacité de cette mesure mise en place depuis mardi est difficile à évaluer. Les experts sont de plus en plus divisés sur l'importance de la transmission du virus dans les établissements scolaires.

Les salles de classe de métropole vont rester vides pendant trois semaines. Les crèches, écoles, collèges et lycées sont fermés depuis le mardi 6 avril. Cette mesure radicale répond à un objectif : ralentir l'épidémie de Covid-19"C'est la solution la plus adaptée pour freiner le virus", a plaidé Emmanuel Macron lors de son allocution, le 31 mars. "Fermer les écoles, c'est la solution de raison", a renchéri le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, le lendemain. Mais cette "solution" va-t-elle vraiment permettre de casser la dynamique épidémique ? Franceinfo décortique les éventuels effets, directs et indirects.

Un lieu de contamination qui fait débat

La première difficulté pour juger de l'efficacité de cette mesure réside dans le fait que les spécialistes ne sont pas tous d'accord sur l'importance du rôle joué par les établissements scolaires dans la circulation du Sars-CoV-2. "Les écoles jouent un rôle dans la dynamique de l'épidémie", affirme dans The Conversation Dominique Costagliola, épidémiologiste et biostatisticienne. Pour appuyer son propos, la directrice adjointe de l'Institut Pierre-Louis d'épidémiologie et de santé publique cite deux études, l'une publiée dans Science (en anglais), l'autre dans le European Journal of Clinical Investigation (en anglais).

"Les enfants sont un point d'entrée du virus dans les familles ; les données en ce sens sont désormais nombreuses", ont également écrit l'ex-directeur de Santé publique France, François Bourdillon, et la docteure en science politique Mélanie Heard, dans une tribune publiée par Le Monde (article abonnés) le 24 février. L'épidémiologiste Antoine Flahault partage ces analyses dans un entretien au Figaro.

Si l'école joue un rôle dans la propagation de l'épidémie, celui-ci est mineur, d'après l'étude pédiatrique Vigil. Le cercle familial reste le principal lieu de transmission pour les plus jeunes, selon le pédiatre Robert Cohen, principal auteur de cette étude qui porte sur 300 enfants testés positifs, principalement âgés de 0 à 10 ans. Pour environ 200 d'entre eux, l'origine de la contamination a pu être établie. Et "dans 70 à 80% des cas, la transmission aux enfants s'est faite au sein du domicile". Ces constats sont corroborés par l'étude ComCor (PDF), travail au long cours mené par l'Institut Pasteur, portant sur 77 208 personnes "avec infection aiguë par le Sars-CoV-2".

"Avoir un enfant scolarisé en primaire n'a pas été jusqu'à maintenant associé à un surrisque d'infection pour les adultes vivant dans le même foyer."

Les auteurs de l'étude ComCor dans leur rapport de recherche

Des différences apparaissent toutefois selon les âges des enfants. Les campagnes de dépistage ont montré que le taux de positivité des tests était un peu plus élevé en passant de la maternelle au primaire, du primaire au collège et du collège au lycée. En clair, plus les enfants sont âgés, plus ils sont de potentiels vecteurs du virus.

Un effet direct sur les chaînes de transmission

Même si les établissements scolaires sont des lieux de contagion dont l'importance fait débat, leur fermeture a un effet direct : l'arrêt des contaminations, quelle que soit leur ampleur, fait valoir Pascal Crépey, épidémiologiste à l'Ecole des hautes études en santé publique.

"Malgré les avis divergents des spécialistes, nous nous entendons tous sur le fait qu'il y a très certainement des contaminations dans les écoles et que les fermer, cela permet d'éviter ces contaminations."

Pascal Crépey, épidémiologiste à france info

"Si les écoles sont fermées, elles ne sont plus des endroits où les chaînes de transmission peuvent se créer, il y aura donc moins de transmissions intra-foyer", abonde auprès de franceinfo Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l'université de Montpellier. L'universitaire fait remarquer que les contaminations provoquées par les enfants ne se limitent pas seulement aux membres de leur foyer, mais concernent également leurs grands-parents ou encore les autres membres de leur entourage familial ou amical qu'ils auraient pu côtoyer.

Un effet indirect sur les interactions des parents

La fermeture des établissements scolaires a également des répercussions en dehors des écoles, et qui ne concernent pas que les enfants. "Elle va aussi forcer certains parents à rester à la maison pour garder les enfants", souligne Pascal Crépey. Il s'agit, selon lui, de l'effet "un peu indirect que l'on cherchait à obtenir avec l'incitation au télétravail, qui est de réduire les moments d'exposition sur les lieux de travail", identifiés comme des lieux de contamination. 

En effet, selon l'étude ComCor, parmi les 45% de personnes interrogées qui pensaient savoir où elles avaient attrapé le virus, 15% ont cité le milieu professionnel. Mais les contaminations étaient 30% moins nombreuses chez les personnes en télétravail cinq jours sur cinq, contre 24% pour celles qui alternaient entre présentiel et distanciel.

"Le recours au télétravail a été insuffisant et donc je comprends que l'on passe par des mesures plus fortes, plus indirectement contraignantes, pour garder les gens chez eux."

Pascal Crépey, épidémiologiste à france info

La fermeture des écoles et l'incitation au télétravail visent un même et unique but : diminuer les interactions au sein de la population. "La mesure la plus efficace, d'un point de vue théorique, serait d'imposer aux gens de réduire de 50% à 60% les contacts qu'ils ont avec leurs semblables. Cela permettrait de casser la dynamique épidémique très rapidement et très efficacement. Mais c'est impossible à contrôler, à estimer", explique Pascal Crépey. Pour lui, "toutes les mesures prises par l'exécutif sont des mesures 'détournées' pour atteindre cet objectif de réduction des contacts. C'est justement le rôle du politique de traduire cet objectif en mesures réalistes et applicables pour que la société continue de fonctionner"

La fermeture des écoles peut également avoir un "impact de perception" auprès de la population, avance auprès de franceinfo Laura Temime, professeure d'épidémiologie et de modélisation des risques sanitaires au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). Cela peut amener les Français à se dire qu'il se passe "quelque chose de grave, que c'est sérieux", poursuit l'enseignante-chercheuse. Ce sentiment pourrait inciter les Français à prendre davantage de précautions. 

Emmanuel Rusch, président de la Société française de santé publique, envisage lui aussi que la fermeture des écoles et l'éventuel changement d'appréciation du danger qu'elle entraîne aient des "conséquences en cascade" conduisant au final à une "forme de confinement familial".

Une efficacité impossible à évaluer ?

Mais, entre ces effets directs et indirects, est-il possible de mesurer précisément l'impact de la fermeture des écoles sur le ralentissement de l'épidémie ? Elle est "considérée comme une mesure efficace pour limiter la circulation du virus en communauté", écrit le Conseil scientifique dans son avis du 11 mars (PDF), se référant à deux études, l'une européenne publiée en novembre 2020 dans la revue Nature Human Behaviour (en anglais), l'autre française parue en février dans la revue Nature communications (en anglais).

Il s'agit même de l'une des mesures les plus fortes pour limiter la transmission du Sars-CoV-2, montre également une étude écossaise publiée dans la revue The Lancet (en anglais), en octobre 2020. C'est ce qui ressort d'une vaste comparaison des "interventions non pharmaceutiques" prises dans 131 pays pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Toutefois, certains experts demeurent sceptiques. "Je ne pense pas que la fermeture des écoles aura un impact très important sur l'épidémie (...) C'est la moins bonne des solutions", juge l'épidémiologiste Martin Blachier sur CNews"La fermeture des écoles ne sert pas à grand-chose et pourrait même aggraver la situation", renchérit l'épidémiologiste Catherine Hill auprès de l'AFP. 

"Même lorsque cette période sera passée, il sera difficile de savoir si ces mesures ont eu un effet ou non, puisqu'il y a plein d'autres variables, telles que le climat."

Emmanuel Rusch, président de la Société française de santé publique à franceinfo

Isoler l'effet de la seule fermeture des écoles s'avère particulièrement difficile. D'abord, parce que d'autres mesures de freinage de l'épidémie s'appliquent en parallèle : le port du masque, le confinement, le couvre-feu et le télétravail notamment. Ensuite, parce que d'autres éléments peuvent influer : la diffusion du variant identifié en Grande-Bretagne, plus contagieux, ou à l'inverse l'accélération de la campagne de vaccination. 

"Il y a toujours énormément de choses qui jouent en même temps", résume Laura Temime, rappelant que l'éventuel effet bénefique du couvre-feu avait également fait débat. "Bien présomptueux celui qui saura dire si c'est efficace ou non", conclut Emmanuel Rusch.

Louis San

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Alain Bashung...

9 Avril 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Une chanson de Gérard Manset...

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Coup de coeur... Lydia Flem...

9 Avril 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Paris fantasme - Lydia Flem - Babelio

Nos questions les plus intimes patientent toute une vie, sans disparaître ni renoncer, elles nous accompagnent puis vient un moment où elles sortent de l’ombre. Elles attendent, puis exigent nos réponses. Il est l’heure, disent-elles. Tu as assez tergiversé, oublié, déplacé, réprimé, nié, dénié, refoulé, minimisé, occulté, enfoui, travesti, embrouillé, mis sous scellés, trahi. Cela suffit. Stop. Basta. Rends-toi, renonce à ce jeu de cache-cache avec toi-même. Réponds à présent ; différer n’a plus de sens. Tu t’empoisonnes l’existence. Écoute la question et réponds-y. Est-ce ici que tu te sens chez toi, en paix avec le monde qui t’entoure ? Ce lieu est-il l’endroit d’où tu peux, à tout moment, partir et désirer revenir ? As-tu fait tien ce port d’attache ? Ou demeures-tu la passagère clandestine de ta propre vie ?

Cette interrogation m’oppresse, c’est une équation impossible à résoudre. Dans les feuillets d’un cahier d’algèbre de mon père, retrouvé dans la maison de mes parents, une page m’a fascinée. De son écriture déliée et souple, tout à la fois fluide et obstinée, il avait tracé ce titre d’exercice qui résume l’enjeu terrible et magnifique de toute vie : « Problèmes impossibles et indéterminés ».

Ne suffit-il pas que l’existence humaine soit impossible, faut-il qu’elle soit de plus indéterminée ?

Pour les mathématiques, une équation qui admet plusieurs solutions, même une infinité de solutions, est dite « indéterminée », définition qui est sûrement plus habituelle dans notre expérience sensible que l’équation « déterminée » qui n’admet qu’une seule solution ; bien que cela puisse, de temps en temps, nous arriver aussi, même si nous ne sommes ni des chiffres ni des nombres. Quant à l’équation « impossible », elle n’admet aucune solution.

Ces formulations me plongent dans la perplexité, et pourtant, sous leurs allures de haïku ou de koan, j’y perçois un je-ne-sais-quoi d’étrangement familier.

Peut-être mon père m’a-t-il laissé en héritage cette philosophie paradoxale, énigmatique, exigeante, d’une beauté surprenante et sage, qui invite à ne pas cher‑ cher de solutions, ou à les accepter, indifféremment, toutes, aucune ou seulement l’une d’entre elles, selon le champ infini des possibles.

Suis-je prête à devenir l’héritière du legs paternel, à relever son défi, à recevoir ce don des perspectives obliques sur l’existence, à faire miennes les « solutions impossibles et indéterminées » ?

Lydia Flem - Paris Fantasme

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Mise à jour des règles sanitaires dans les écoles...

9 Avril 2021 , Rédigé par BFM Publié dans #Education

Mise à jour des règles sanitaires dans les écoles...

Le ministère de l'Education nationale a une nouvelle fois changé le protocole sanitaire concernant les établissements scolaires, en raison de la fin la territorialisation des mesures de freinage.

À quoi ressemblera le protocole sanitaire dans les écoles lors de la rentrée du 26 avril? Les services du ministère de l'Éducation nationale, contactés ce vendredi par BFMTV, assurent qu'il est "en cours de préparation" et rédigé "en collaboration avec les autorités sanitaires". Les organisations syndicales seront également consultées "dès la semaine prochaine", précise-t-on de même source.

Mais certains enseignants s'inquiétent déjà, car le protocole sanitaire a été modifié samedi - et allégé en ce qui concerne les règles sur les fermetures de classe, quelques jours seulement après avoir été renforcé dans les premiers départements où des "mesures de freinage".

De 1 cas à 3 cas

Le 26 mars, Jean-Michel Blanquer annonçait, lors d'une conférence de presse, qu'une classe serait automatiquement fermée au premier cas de contamination de Covid-19, dans les 19 départements qui étaient alors concernés par des mesures de restrictions renforcées. La mesure s'appliquait à tous les niveaux scolaires, de la maternelle au lycée. Elle était inscrite dans la foire aux questions (FAQ) du ministère de l'Education nationale dès le 27 mars, comme en atteste cette page archivée du site internet.

Mais cette FAQ a été mise à jour le 3 et le 8 avril, a déploré le collectif d'enseignants des "Stylos rouges", jeudi, sur Twitter.

Dans les deux versions de la FAQ, l'une archivée et l'autre en ligne, un cas de Covid-19 n'entraîne plus automatiquement la fermeture d'une classe. Il en faut désormais trois, comme c'était le cas avant le 27 mars.

"Dans la circonstance où trois élèves d’une même classe (de fratries différentes) seraient positifs au SARS-CoV-2, tous les élèves de la classe seront assimilés à des contacts à risque. Une étude approfondie des contacts déterminera si les personnels de la classe doivent être également considérés comme contacts à risque conformément aux prescriptions des autorités sanitaires", peut-on lire dans la dernière version de la FAQ.

Les spécificités des variants

Concernant les variants, les règles sont légèrement différentes. Pour le variant anglais, la conduite à tenir "est la même que pour le cas général". Mais la fermeture de la classe "pourra toutefois être envisagée dès le premier cas" selon sa circulation sur le territoire concerné, en concertation avec l'Agence régionale de santé correspondante.

En cas d'un élève positif au variant sud-africain ou brésilien, la classe sera automatiquement fermée. Une fermeture de la classe est également mise en œuvre dès qu'un élève est identifié comme contact à risque d'un parent, d'un membre de la fratrie ou de toute personne vivant dans le même foyer que lui contaminé par ces variants, précise la FAQ.

Quel protocole pour les enfants de personnels prioritaires?

Les services du ministère de l'Education nationale ont justifié ce changement de règles, du fait de la nationalisation des mesures de freinage, annoncées le 31 mars par Emmanuel Macron.

"Le protocole précédent prévoyait des mesures renforcées dans 19 départements. Cette distinction territoriale n'étant plus en vigueur, il n'était plus nécessaire de maintenir ces règles", a-t-on expliqué à BFMTV. "Mais cela ne préfigure pas le protocole appliqué à partir du 26", a assuré cette source.

L'accueil de 125.000 enfants de personnels prioritaires s'est fait "en tout petits groupes" et "dans cette situation la fermeture dès un cas n'était plus automatique", a-t-on encore précisé.

Clément Boutin avec Véronique Fèvre

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L'école à distance ne rime pas avec visioconférence...

9 Avril 2021 , Rédigé par Le Figaro Publié dans #Education

https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/8yI7eeKe7o2B5ixse6VOgbNVnf8/600x400/regions/2020/06/09/5edf9739ccc1a_000_1q29nw-4739142.jpg

Les multiples bugs et ralentissements rencontrés par les élèves viennent en grande partie d'un mauvais dimensionnement des services.

Pour beaucoup de parents, l'école à distance est synonyme de cours en visioconférence, aux horaires habituels. Erreur. Ce n'est pas la définition qui a été donnée aux prestataires de services. Et c'est bien ce qui explique en grande partie les difficultés rencontrées par de nombres élèves et enseignants pour se connecter aux espaces numériques de travail (ENT) qui leur sont dédiés.

Mardi, premier jour du troisième confinement, a rimé avec panique chez les parents et les enseignants. Les principaux ENT ne répondaient plus du tout. Le prestataire Open direct éducation n'avait pas anticipé que tous les élèves essayeraient de se connecter en même temps.

«L'école à la maison ce n'est pas la même organisation que l'école en présentiel, explique Esther Baumard, directrice des opérations chez Open digital éducation. Ce qui ne fonctionne pas, c'est que tous les élèves se connectent à la même heure en reproduisant une classe classique, générant alors un pic de connexion sur une durée courte et condensé». À la décharge de l'entreprise, les services numériques ont d'abord été pensés pour prolonger l'école et non pas pour la remplacer, comme c'est le cas cette semaine.

Pas plus d'une heure en visio

«Ces ENT sont conçus pour que les élèves viennent consulter des ressources, chercher des informations, des devoirs à faire et les rendre», soit un temps de connexion succinct, précise Jean Planet, PDG de Kosmos. Sa société a développé les espaces numériques de travail (ENT) de 16 académies, 50 départements et 4 régions (Auvergne, Occitanie, Bourgogne et Grand-est).

Au pic simultané de connexions s'ajoute la problématique de la visioconférence. «Le principe des plateformes, ce n'est pas plus d'une heure sur les écrans en visioconférence. C'est même une recommandation de l'Education nationale», poursuit Jean Planet.

Pour ces plateformes, le constat est clair : la visioconférence ne doit pas être un mode de fonctionnement continu, contrairement à ce qu'attendaient de nombreux parents. D'ailleurs, seules 7 des collectivités clientes de Kosmos ont activé l'option visioconférence.

«Une autre façon de travailler»

Malgré tout, les services opérés par Kosmos ont tenu. Mardi, 97% des élèves concernés ont pu accéder aux plateformes. Les 3% restants ne se sont pas connectés ou n'ont pas eu accès aux services, coincés dans un système de file d'attente. Les durées de session sont passées de 7 à 8 minutes à 15-20 minutes en moyenne. Et chaque personne peut se connecter dix, à quinze fois par jour.

«L'école à la maison, c'est un changement de paradigme, une autre façon de travailler», ajoute Esther Baumard, précisant que les visioconférences fonctionnent néanmoins. Ce mercredi matin, les services étaient d'ailleurs accessibles dans leur grande majorité, avec néanmoins «quelques ralentissements». Les élèves les moins chanceux se sont toutefois vus coincés dans des files d'attente, sommés de patienter avant de pouvoir se connecter. Et dans ce cas, rien ne sert de s'énerver en cliquant frénétiquement.

Aux mêmes causes les mêmes effets. Le site de CNED a lui aussi été victime de son succès. L'afflux de connexions au premier jour du troisième confinement a fait tomber le site. Il n'aurait pas été victime d'une attaque informatique venue de l'étranger, comme l'a pourtant affirmé le ministre de l'éducation, Jean-Michel Blanquer, mais des tentatives de connexions des collégiens, lycéens et étudiants français...

Elsa Bembaron

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Popularité : l'étoile de Jean-Michel Blanquer pâlit...

9 Avril 2021 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education

Popularité : l'étoile de Jean-Michel Blanquer pâlit...

Le ministre de l'Education nationale pâtit de la troisième vague de Covid, marquée par une fermeture des écoles dont il ne voulait pas et de ses maladresses. Il perd du terrain dans le baromètre Elabe pour « Les Echos », notamment dans l'électorat macroniste.

 

Il fut un temps où il avait le vent dans le dos. Où il était même le « chouchou » - grinçaient ses collègues au gouvernement - d'Emmanuel Macron et de son épouse Brigitte, jadis enseignante.

Mais quatre ans après le début du quinquennat et une année après le début de la crise du Covid , Jean-Michel Blanquer n'a plus la cote dans l'opinion. A peine 21 % des Français disent avoir une « image positive » du ministre de l'Education nationale (et 51 % une mauvaise) dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio classique.

(...)

Pierre-Alain Furbury

Suite et fin à lire (abonnés) en cliquant ci-dessous

 

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« La vaccination doit commencer au plus vite » : les enseignants attendent une clarification du calendrier avant la rentrée

9 Avril 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

La vaccination des enseignants débutera par ceux qui travaillent avec des  enfants handicapés

EXTRAITS

Promise à partir de « la mi-avril », l’ouverture de la campagne vaccinale aux professeurs semble lointaine et peu probable avant la réouverture des écoles, collèges et lycées.

Ils n’en font pas un « préalable » mais un levier « essentiel » pour reprendre les cours et finir l’année. Le début de la vaccination, promise aux enseignants à partir de « la mi-avril » par leur ministre de tutelle, pourrait, pour le gros des troupes, n’intervenir que bien plus tard : lors d’un échange à distance avec une classe de collégiens, mardi 6 avril, Emmanuel Macron a indiqué que les professeurs feraient partie des publics prioritaires une fois la vaccination ouverte au moins de 50 ans. Autrement dit… mi-juin. Ce même 6 avril, lors d’un déplacement dans une école parisienne restée ouverte pour accueillir des enfants de soignants, Jean-Michel Blanquer s’engageait encore, auprès d’enseignants l’interpellant sur le sujet, à « faire le maximum pour que les choses s’accélèrent en avril et en mai ».

Rétropédalage ? Rue de Grenelle, on ne commente pas la déclaration présidentielle. Mais dans les rangs des 866 500 professeurs des écoles, collèges et lycées, on s’interroge : combien, parmi eux, réussiront à se faire vacciner (ou, a minima, à recevoir une première dose) avant la reprise, fixée au 26 avril à l’école primaire, au 3 mai dans le secondaire ? Jusqu’à quand faudra-t-il attendre pour tous les autres, alors que la troisième vague épidémique est là, et qu’il est désormais acquis que les variants du Covid-19 contaminent autant les adultes que les enfants ?

Alors qu’une vingtaine de pays de l’OCDE considèrent, aujourd’hui, leurs enseignants comme prioritaires dans l’accès aux vaccins, la doctrine française les concernant relève du « brouillon », taclent les syndicats d’enseignants. D’autant que nul n’a oublié, dans leurs rangs, qu’au retour des vacances de Noël, le ministre de l’éducation estimait « souhaitable » que la vaccination des personnels ait lieu « au mois de mars au plus tard ». « Si on arrive à le faire avant, ce serait bien », défendait alors dans les médias Jean-Michel Blanquer. C’était avant que les retards d’approvisionnement en vaccins ne bouleversent le calendrier.

(...)

En annonçant, mercredi 31 mars, un reconfinement scolaire pour trois à quatre semaines (en fonction du niveau de la scolarité), Emmanuel Macron a évoqué « une stratégie spécifique » pour les enseignants. Mais les dates butoirs détaillées dans l’allocution présidentielle n’ont pas spécifiquement distingué les enseignants du reste de la population : toutes les personnes âgées de plus de 60 ans seront éligibles à la vaccination le 16 avril, celles de plus de 50 ans, le 15 mai.

« Un raisonnement par âge »

Dans l’entourage de M. Blanquer, on explique « garder le cap » en « travaillant sur des règles de priorité en lien avec les autorités de santé ». Seront d’abord vaccinés les personnels – et pas seulement les enseignants – qui prennent en charge des enfants en situation de handicap, puis ceux de maternelle (où le port du masque n’est pas obligatoire pour les élèves). « Et puis ensuite, ce sera un raisonnement par âge », a reconnu M. Blanquer lors de l’émission « Questions politiques » de France Inter, France Télévisions, Franceinfo et Le Monde, dimanche 4 avril. Pas de quoi rassurer les intéressés. « On craint que ces “et puis” successifs nous emmènent très loin dans le calendrier, réagit Stéphane Crochet, du syndicat SE-UNSA. Même en démarrant la vaccination dans les semaines qui viennent, s’il faut huit semaines pour avoir une immunité, les enseignants n’en bénéficieront quasiment pas… avant septembre ! »

(...)

« A défaut d’une réponse claire, les collègues voient aujourd’hui se déployer des initiatives de vaccination locales qui montrent bien, en creux, qu’on est loin d’une stratégie globale », relève quant à elle Guislaine David, du SNUipp-FSU. Son syndicat, majoritaire dans le premier degré, fait état de « remontées de ce type » dans la région parisienne, dans l’Oise, en Haute-Savoie ou encore dans les Alpes-Maritimes.

Mattea Battaglia

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/09/la-vaccination-doit-commencer-au-plus-vite-face-a-l-incertitude-les-enseignants-attendent-une-clarification-du-calendrier_6076101_3244.html?xtor=EPR-32280629-[a-la-une]-20210409-[zone_edito_1_titre_2]

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ENA : «Le nouveau système pourrait être pire que l’ancien»

8 Avril 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

2021-04-09

La réforme de la grande école peut se lire de différentes manières, explique le sociologue Luc Rouban, pour qui la diversification sociale passe plutôt par une suppression des corps de la fonction publique.

Pour le sociologue et directeur de recherche au CNRS Luc Rouban, auteur en 2015 d’une étude intitulée «L’Ena ou 70 ans de paradoxe», l’annonce de la suppression de l’ENA, si elle répond à une demande forte de la société, pourrait également s’imbriquer dans un projet plus large de refondation de la fonction publique, allant vers une voie très libérale.

Cette annonce d’Emmanuel Macron de supprimer l’ENA n’est-elle pas, avant tout, un coup politique ?

Elle arrive à point nommé pour lancer la campagne présidentielle. En 2017 déjà, le candidat Macron avait un argumentaire sur la méritocratie, affirmant son intention d’aller au-delà de la droite et de la gauche sur ces sujets et de faire ce que les autres n’avaient pas réussi : relancer la mobilité sociale en France. Il y a donc une ­dimension politique dans l’annonce de jeudi, et qui fait écho à une demande forte au sein de la société. Le mouvement des gilets jaunes l’a montré. Le scepticisme qui s’exprime autour de la gestion de la crise sanitaire aussi. J’ai réalisé une récente enquête pour le Cevipof, qui montre que seulement un quart des Français considèrent que les règles du jeu sont les mêmes pour tous dans notre pays. Chez nos voisins allemands ou anglais, ils sont plus de 40 % à le penser.

Supprimer l’ENA permettrait-il vraiment de relancer la mobilité sociale et de casser la reproduction des inégalités ?

Je suis très prudent sur l’objectif poursuivi par Emmanuel Macron. Cette réforme peut se lire de différentes manières. On peut prendre au mot le Président, et considérer que supprimer l’ENA va permettre d’avoir un nouveau système de recrutement des élites plus égalitaire. On peut aussi se dire qu’il s’agit là de rajeunir en façade sans toucher à l’essentiel. Le nouveau système pourrait être pire que l’ancien. Je pense au classement de sortie de l’ENA, qui détermine dans quel corps les énarques vont faire carrière. Ce classement est très critiqué car très opaque. Mais si demain il est supprimé, comment seront affectés les fonctionnaires dans les grands corps ? On voit la dérive possible : les copinages, les pressions… On se retrouverait alors dans le système d’avant-guerre, népotique et pire que ce que nous avions. Enfin, il y a une troisième lecture possible, qui m’inquiète : considérer cette annonce comme une pièce d’un puzzle plus large. La suppression de l’ENA s’imbriquerait dans le projet politique de la loi du 6 août 2019 qui change en profondeur la fonction publique. C’est une loi très libérale, qui permet d’avoir recours en masse aux contractuels dans les administrations, y compris à des ­postes de directeurs généraux. Ce texte ouvre la porte à des pratiques managériales proches du privé et peut mener vers une privatisation des services publics. Supprimer l’ENA serait alors une étape dans ce grand démantèlement.

On peut tout de même considérer que l’objectif originel de l’Ena n’a pas été atteint, si l’on regarde l’origine sociale des diplômés…

Oui, la part des élèves provenant des catégories socioprofessionnelles supérieures oscille autour de 70 % alors qu’elle est de 15 % dans la population active française. Quand l’ENA a été créée à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, le projet était d’attirer des talents bien formés aux profils sociaux diversifiés. L’idée était de renouveler les élites en les ­formant au culte du service public. L’ENA n’a pas réussi. Les enfants des classes supérieures se sont jetés sur le concours, devenu très ­formaté. Il y a en réalité plusieurs ENA dans l’ENA, avec d’importantes différences dans l’origine sociale des élèves, notamment entre le recrutement par concours externe (les étudiants), et ceux qui entrent via le ­concours interne, qui permet un recrutement plus diversifié.

Que faudrait-il faire selon vous pour avoir des hauts fonctionnaires plus représentatifs de l’ensemble de la société ?

Si on veut vraiment diversifier l’origine sociale des hauts fonctionnaires, c’est simple : plutôt que de supprimer l’ENA, on pourrait supprimer les corps de la fonction publique, qui sclérosent tout et empêchent les évolutions de carrière. Il faut donner les possibilités d’évolution en interne. La diversité doit se jouer sur une carrière et non sur un concours et un classement de sortie. Aujourd’hui, les carrières des hauts fonctionnaires sont déterminées tôt. A 25 ans, les destins sont tracés. C’est une machine à créer de la frustration. Il faudrait qu’on puisse entrer dans la fonction publique en bas de l’échelle et progresser, échelon par échelon. C’était encore possible dans les années 60. Aujourd’hui, plus du tout. Le principe du concours doit être maintenu, c’est encore la meilleure garantie d’égalité de traitement. Mais à condition qu’il ne soit pas formaté et qu’on puisse le passer à plusieurs moments de sa carrière. Sur ce point, la direction de l’ENA a une position hypocrite, en se défaussant de toute responsabilité, répétant que le problème, ce n’est pas le concours, mais le triage social qui se joue avant, notamment au niveau de Sciences-Po. C’est en partie vrai, mais il y a des moyens d’agir et de changer cela.

Marie Piquemal

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Rhiannon Giddens...

8 Avril 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Pierric Bailly...

8 Avril 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Cette histoire a duré quinze ans, au bout desquels Flo et Marti ont décidé de se séparer, parce que trop d’affrontements mais aussi trop d’alcool, trop de défonce, trop de folie de part et d’autre – ça s’est fait d’un commun accord, ça leur semblait une évidence à tous les deux, ils savaient qu’en restant ensemble ils finiraient par s’entre-tuer, et par le faire vraiment, ce n’était pas une façon de parler –, et Florence a fini par rentrer au bercail. Elle a eu besoin de ça plutôt que d’aller squatter chez des amis, elle a eu besoin d’une coupure, d’un changement de rythme et de cadre et de fréquentations, et ça lui a fait du bien. Ça lui a fait plaisir de revoir ses parents, de les retrouver, de remettre les pieds dans la maison de son enfance et dans cet environnement qu’elle avait fui à l’adolescence. Ce n’était pas tant un apaisement qu’un réel phénomène de régression, les premiers jours elle se vivait vraiment comme la petite fille qui vient quêter le réconfort dans les bras de papa et maman. Ça avait été tellement loin avec Martial, ça avait été tellement difficile les derniers temps, elle sortait de cette longue relation totalement carbonisée et elle n’avait à ce moment-là besoin que de ça, la chaleur du foyer familial, le côté bordant du cocon, l’effet rassurant des retrouvailles avec le monde des origines, qui n’avait pas changé d’un poil ou presque, retrouvailles sans surprise, initiative qui n’impliquait aucun effort de sa part, qui coulait de source, l’inverse de la vie avec Martial. L’inverse de ce qu’elle avait toujours aimé avec lui, de ce qu’elle avait toujours valorisé : la nécessité de sortir, de bouger, de rencontrer des gens, toujours des gens nouveaux. L’inverse d’une décision intrépide et imprudente, là c’était vraiment le niveau zéro de l’aventure, et bizarrement elle ne détestait pas ça. Avec ses parents elle se comportait comme elle ne l’avait peut-être plus jamais fait depuis l’âge de huit ou neuf ans, elle les laissait la câliner et l’embrasser. C’était aussi quelque chose qu’ils savaient faire, être cajolant, dorlotant. Ce n’était pas des gens froids ou discrets, c’était des gens expansifs et aussi des gens affectueux. C’était des cons bien sûr, mais ils n’étaient pas que ça. Pour la première fois Florence était capable de ne pas les envisager sous le seul prisme de leur mentalité étriquée, de leur bêtise congénitale, comme elle avait toujours dit. Bon, ils évitaient d’aborder ensemble les sujets qui fâchent, ils n’allumaient ni la radio ni la télé et son père se cachait pour feuilleter le journal, ils savaient d’un côté comme de l’autre qu’il y avait quelque chose à protéger, ils essayaient de faire durer le plus longtemps possible cet état de grâce, il fallait profiter de ce moment privilégié. Ça a plutôt bien fonctionné. Florence est restée cinq mois chez eux, et ça a été cinq mois sans prise de bec, cinq mois paisibles dans ce village qui n’en est pas un, commune constituée d’une somme de hameaux et dont même la mairie est un bâtiment isolé.

Pierric Bailly - Le roman de Jim

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