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Vivement l'Ecole!

Quelques élèves de terminale du lycée Ango de Dieppe (Seine-Maritime) à l'heure de leurs choix d'orientation (Documentaire)

11 Avril 2021 , Rédigé par France 3 Normandie Publié dans #Education, #Parcoursup

Lycée, Parcoursup et Covid-19 : le sens de l'orientation en pleine crise sanitaire

Quelle filière choisir ? Ce job est-il vraiment fait pour moi ? Le documentaire Le sens de l’orientation suit quelques élèves de terminale du lycée Ango de Dieppe (Seine-Maritime) à l'heure de leurs choix d'orientation, pendant une année 2020 chamboulée par l'épidémie de Covid-19.

Derrière les victimes de l’épidémie de Covid-19, majoritairement âgées de 75 ans et plus, c’est toute la jeunesse étudiante qui voit ses perspectives enfumées par ces stop & go à répétition liés aux confinements/déconfinements successifs. Pas facile non plus pour ceux qui doivent penser orientation. En pleine crise sanitaire, cette étape essentielle de leur parcours personnel s'avère encore plus délicate. 

Dernier épisode en date : ce 3e confinement annoncé le 31 mars par le Chef de l’Etat Emmanuel Macron et la fermeture des écoles, collèges et lycées pour 3 semaines… au moins. Et malgré cela, des cours à maintenir. L’Education sur le front. Et à nouveau aux étudiants de tout âge de s’organiser pour poursuivre leur apprentissage. Même le sacro-sain examen du baccalauréat n’aura pas lieu, remplacé par un contrôle continu. Les cursus s’adaptent. Nos jeunes, futurs actifs de notre société, le doivent aussi. Et eux, auparavant symboles d’inconscience, d’énergie et d’ambition, peinent aujourd’hui à s’imaginer un avenir. Leur avenir. Et un peu du nôtre aussi.

Mais alors quelle orientation choisir ? Quel job ? Quelle place dans cette société grippée par un foutu virus ? L’emploi plus que jamais est au cœur des débats. Chahuté, en danger, remanié, mais pour certains aussi il devient un vrai refuge en cette période d’incertitudes… Et c'est là que la question d'une bonne orientation prend tout son sens. Autant se réaliser dans le job que l'on fait.

(...)

Olivier Couvreur, avec Fabienne Bahin et Aurélie Duplessi

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Couacs et bobards - Colères diffuses et brèves confuses - Oxygène...

11 Avril 2021 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Couacs et bobards - Colères diffuses et brèves confuses - Oxygène...

L’école à distance résumée à des serveurs inertes, telle est la note dominante d’une actualité éducative hebdomadaire où l’on a vu aussi des manifestations fleurir dans les 10 kilomètres impartis. Pendant les cafouillages, l’éducation continue. N’est-ce pas là l’ultime et bonne nouvelle ?


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Illustration de Fabien Crégut

Couacs et bobards

La méthode Coué était à l’œuvre cette semaine pour justifier le grand cafouillage numérique de l’école à la maison. Pourtant, Jean-Michel Blanquer l’assurait sur les ondes de France-Inter le 26 février dernier « On » est préparé sur l’enseignement à distance, déclenchable au cas par cas, ou massif si ça devait prendre des proportions plus « importantes ». La déclaration, dont le Huffignton Post se faisait l’écho, vantait les trésors du CNED « Nous » avons toute une série d’enseignement à distance, du CNED, déclenchable au cas par « cas ». Et paf, dès mardi matin, le site était en rade comme bon nombre d’Espaces Numériques de Travail, déclenchant désarroi, lassitude et colère dans les maisons confinées comme chez les enseignants. « Comme lors du premier confinement mis en place pour freiner la diffusion du Covid-19, l’école à la maison a débuté mardi 6 avril avec de nombreux bugs signalés par des professeurs, parents et élèves, en raison de serveurs numériques inaccessibles ou défaillants. », constate FranceTvinfo.

La faute à qui ? L’OBS inventorie les raisons invoquées par le ministre de l’Éducation. « Un opérateur privé à Strasbourg victime d’un incendie il y a quelque temps, qui n’a pas pu faire face à l’afflux de connexions ce matin  ». Le directeur de l’opérateur réfute la culpabilité de son entreprise «  des régions ENT affectées et des applications indisponibles ne sont pas hébergées chez OVHcloud ! » Alors serait-ce une attaque venue de l’étranger ? « Quant au dispositif du Cned (Centre national d’Enseignement à Distance) Ma classe à la maison, qui a subi aussi des « perturbations », Jean-Michel Blanquer a évoqué mardi matin une « très forte attaque informatique venue de l’étranger  », sans plus de précision sur son origine. Le Quai d’Orsay est lui-même surpris par cette allégation qui a provoqué une avalanche de messages moqueurs sur les réseaux sociaux. Jérôme Notin, directeur du site CyberMalveillance, a une explication qui relance la vague de fous rires « Les motivations de ce type d’attaques en général sont soit une demande de rançon – ce qui n’a pas été le cas pour le ministère (…) – soit idéologiques ; peut-être que des étudiants, des collégiens se sont ligués pour louer ce réseau de machines zombies qui va ensuite attaquer les serveurs du Cned. »

Les rires n’apaisent pas la colère face à un fiasco prévisible au vu des faibles moyens engagés pour renforcer tuyaux et serveurs afin de supporter la charge des connexions simultanées et outiller enseignants et élèves. « 600 millions d’euros, c’est le montant des crédits non dépensés en 2020 et reportés à 2021 dans l’Éducation nationale [1], l’argent rendu, en pleine pandémie, au moment du « quoiqu’il en coûte », des milliards donnés à certaines sociétés privées. Combien de postes d’enseignants économisés en pleine crise ? combien d’outils informatiques non achetés pour des élèves qui en sont dépourvus ? Combien de journées de formations aux nouvelles modalités d’enseignement à distance ? » dénonce Jean-Charles Léon. « Le minimum aurait été d’anticiper (« être proactif », dans le jargon de la Start-up nation) et d’engager par exemple une coordination avec les acteurs de l’enseignement à distance et de se poser la question de la montée en charge du système. Cela ne semble pas avoir été le cas. Et donc, « on est prêts » à refaire les mêmes erreurs… » constate Philippe Watrelot sur le site d’Alternatives Économiques. Sa conclusion « Est-ce que le plus gros « plantage », la plus grosse « erreur 404 » ne serait pas d’avoir nommé Jean-Michel Blanquer à ce poste ? » rejoint les propos de Sylvain Grandserre sur « Blanquer le ministre qui bugue ». « Quand l’institution scolaire prendra-t-elle conscience des dégâts que produisent les écarts croissants entre ses discours et les réalités quotidiennes du travail de ses acteurs ? » s’interroge Paul Devin dans son blog.


Colères diffuses et brèves confuses

Pendant le confinement, les rabotages de moyens se poursuivent. Les mouvements de protestation sont forcément locaux, disséminés sur le territoire par l’application de la règle des 10 kilomètres. Jeudi 8, les AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) donnaient de la voix un peu partout en France pour protester contre le mirage de l’école inclusive. « Il y a un décalage entre le discours d’Emmanuel Macron sur la scolarisation de tous les enfants et l’absence de solution pérenne. Comment suivre une scolarisation normale sur moins d’un tiers du temps de l’année ? L’égalité des chances en prend un coup  », témoigne Laurent, père d’un enfant dys. A Lorient comme à Narbonne, «  AESH, enseignants mais aussi représentants des parents d’élèves dénoncent une précarité avec un salaire en dessous du seuil de pauvreté. » A Sarcelles, la mobilisation associait le thème de l’éducation prioritaire. « Et pour les manifestants, le constat est sans appel : la baisse est générale pour ces établissements classés REP, REP + ou politique de la ville quand les inégalités creusées par la crise sanitaire nécessiteraient plus que jamais l’inverse », relate le Parisien. En Occitanie, on s’inquiète de la fermeture de classes dans l’enseignement agricole public comme au lycée Charlemagne de Carcassonne.

Pendant ce temps, la majorité de droite et du centre au Sénat adopte un amendement subrepticement glissé dans le projet de loi sur le respect des principes de la République, communément nommé loi contre le séparatisme. « En cas d’absence répétée d’un élève, la suspension du versement des allocations familiales pourra être décidée, après plusieurs avertissements. Le gouvernement n’a pas exprimé de position défavorable. »

Pendant ce temps-là, la fin de l’Observatoire de la laïcité est confirmée. « Le paradoxe de la fin programmée de l’Observatoire de la laïcité vient du niveau de satisfaction que cette institution suscite auprès des acteurs de terrain  » explique France 24 en illustrant quantitativement la qualité de travaux appréciés. « Car depuis 2013, et avec un budget annuel de fonctionnement de 59 000 euros, le bilan de l’Observatoire de la laïcité est riche de la publication de nombreux guides pratiques sur la laïcité, de la rédaction ou de la codirection de chartes de la laïcité à l’échelle nationale ou locale, de la formation à la laïcité de 350 000 acteurs de terrain, de la rédaction de plus de 1 000 analyses juridiques ». 119 universitaires apportent leur soutien à l’Observatoire dans les colonnes du Monde, « Ils mettent en garde contre la tentation de faire de la laïcité « un outil répressif, de contrôle et d’interdiction, en contradiction totale avec la loi de 1905  ». Le CRAP-Cahiers Pédagogiques a également publié un communiqué où il  rend hommage au travail effectué par l’Observatoire de la laïcité et gardera comme boussole l’idée que « la laïcité, ce n’est pas d’interdire ce qui choque ou déplaît à tel ou tel ».

Pendant ce temps-là de confinement, les concours d’entrées aux grandes écoles sont maintenus en présentiel quitte à se taire lorsqu’on est cas contact. "Mais je connais pas mal de gens qui disent que s’ils sont cas contact, ils ne vont pas le déclarer et ils ne se feront pas tester de peur d’être positifs. Deux ans de travail ruinés juste parce qu’on est peut-être positif, ça paraît énorme dans notre tête !" Les futurs bacheliers sont quant à eux sous la pression du grand oral pour le moment maintenu malgré l’évidence criante de l’impossibilité d’une préparation sereine. « Une pétition lancée par des lycéens a ainsi déjà réuni plus de 23 000 signatures. » indique Alexis Morel. Encore une fois, tout est fait comme si tout était normal. Cachez ce COVID que je ne saurais voir ou brandissez ces vaccins en signe d’espoir.

Hélas, là encore les promesses tournent aux bobards, douchées par les couacs d’une campagne de vaccination mal orchestrée. Les annonces se succèdent dans un grand flou comme le titre Le Point. Après les sexagénaires ou dès le mois d’avril et avant la reprise en présentiel ? « Dans » le déploiement de cette stratégie à l’égard de la communauté éducative, nous allons commencer, sans doute dès la semaine prochaine, à vacciner les personnels enseignants, les ATSEM (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) et autres personnels de la communauté éducative de plus de 50 ans qui sont en contact avec des enfants en situation de handicap » a déclaré Jean Castex lors de son déplacement à Lyon le 10 avril. Voilà qui va sans doute rajouter au climat de défiance surtout lorsqu’on regarde du côté des 19 pays pour qui les enseignants constituent un public prioritaire pour la vaccination.

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Oxygène

Et si on parlait maintenant de belles initiatives petites ou immenses, de ces bulles qui apportent sourires et perspectives enthousiasmantes.
La documentariste Valérie Denesle a posé sa caméra à Dieppe pour suivre deux lycéennes dans leur parcours d’orientation. À travers ce film, la réalisatrice souhaitait « donner la parole à des personnes qu’on n’entend peu ou pas. J’avais envie de savoir ce qu’il y avait dans la tête d’une adolescente qui prépare son orientation. Ce qu’elles ont à raconter est important. » Julia et Gwanaelle, les deux lycéennes filmées, racontant avec enthousiasme cette expérience à Paris-Normandie. Le documentaire « le sens de l’orientation » est disponible ici.

Dans la série ces formidables élèves, France Bleu Occitanie nous raconte l’histoire de ce collégien qui a créé une appli d’appels associée à Discord pour les enseignants. Mise au point l’an passé, elle est toujours utilisée par les professeurs de l’enseignement supérieur. Maxence, le créateur de Suivix semble surpris par le succès « Ça me fait chaud au cœur, je ne m’imaginais pas du tout que ça prendrait une aussi grosse ampleur". A Lens, ce sont deux collégiens qui « préparent la seconde édition de leur festival de musique confinée, mais qui bastonne, le Back to the lockdown festival  » peut-on lire dans 20 Minutes.

Allons faire un tour du côté du site Les Outils Tice animé par Fidel Navamuel qui partage généreusement sa veille et ses conseils sur le numérique. Cette semaine, il attire notre attention sur « la Digitale », une boîte à outils et applications numériques conçues pour l’enseignement qui ont la particularité d’être gratuits et “responsables”.

Parmi les nombreuses ressources à lire, écouter, regarder, signalons les 9 émissions de radio proposées à l’occasion du 800e anniversaire de la Faculté de Médecine de Montpellier. Histoire, botanique, médecine d’hier et de demain, les thèmes sont riches pour célébrer l’Université de Rabelais et de Lapeyronie.

Et pour clore cette longue revue de presse, un mot écrit en majuscules : MERCI. La campagne de financement participatif pour la rénovation du site des Cahiers Pédagogiques a atteint son objectif. Nous allons donc avoir bientôt grâce à vous un site moderne et tout beau. La cagnotte est ouverte jusqu’au 11 au soir pour cette fois toiletter la maquette de la revue papier.

Aux manettes de la revue de presse cette semaine, Monique Royer qui vous souhaite des vacances ressourçantes, reposantes et sans bugs.

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Pauline Julien...

10 Avril 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Virginia Woolf...

10 Avril 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ainsi la maison se trouvant vide, les portes fermées à clef et les matelas roulés, ces airs vagabonds, avant-gardes de grandes armées, entrèrent tumultueusement, frôlèrent des panneaux nus, mordillèrent, soufflèrent, ne rencontrèrent aucune résistance sérieuse dans les chambres à coucher ou le salon, rien que des tentures qui s'agitaient, du bois qui craquait, les pieds nus des tables, des casseroles et de la porcelaine déjà noircies, ternies, craquelées. Ce que l'on avait jeté, abandonné - une paire de souliers, une casquette de chasse, des jupes et des vestons défraîchis dans des garde-robes - ces objets-là seuls gardaient une forme humaine et, dans ce vide général, indiquaient qu'ils avaient été jadis gonflés par de la vie ; que des mains avaient manié des crochets et des boutons ; que le miroir avait jadis contenu un visage, un monde, creusé, semblait-il, dans sa profondeur, dans lequel parfois une forme humaine s'était tournée, une main avait passé comme un éclair, une porte s'était ouverte, des enfants s'étaient précipités en trébuchant, étaient repartis. Maintenant, tous les jours, la lumière tournante projetait sa claire image sur le mur d'en face, comme une fleur se mirant dans l'eau. Les ombres des arbres cependant, dont le vent agitait les panaches, faisaient des révérences qui, apparaissant sur ce mur, obscurcissaient un instant le lac où se réfléchissait la lumière ; ou encore des oiseaux en fuyant promenaient à travers le plancher une tache au doux frémissement.

Virginia Woolf - La promenade au phare

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L'ENA - L'école du pouvoir (Fiction) - Vidéo

10 Avril 2021 , Rédigé par Youtube Publié dans #Politique

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“L’école française est fondée sur une occultation volontaire du corps”, Maxime Rovère, philosophe

10 Avril 2021 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education

“L’école française est fondée sur une occultation volontaire du corps”, Maxime Rovère, philosophe

Enseigner par le corps, tel est le credo de Maxime Rovère. Le philosophe soutient une conception de l’enseignement singulièrement mise à mal par la pandémie et l’école à distance, où les interactions entre élèves, si moteurs dans l’apprentissage, sont inexistants. Entretien.

« Depuis le XIXe siècle au moins, on pense classiquement que c’est plutôt en faisant taire le corps des élèves, en les tenant assis, immobiles et silencieux, que l’ont peut orienter leur attention vers des objets considérés comme purement intellectuels. […] On sait pourtant de longue date que les savoirs sont d’autant mieux assimilés qu’ils circulent entre pairs », écrit le philosophe Maxime Rovère dans une note rédigée pour le think tank dédié à l’éducation Vers le haut. Par conséquent, prendre en compte la corporéité des élèves, cela signifie considérer les échanges entre eux comme des moteurs fructueux d’apprentissages. » L’ex-professeur de lycée défend ainsi un « enseignement par le corps », dont il développe les contours philosophiques dans l’ouvrage L’École de la vie. Érotique de l’acte d’apprendre (éd. Flammarion), publié en septembre dernier. Entretien.

“Ce corps interactionnel, très émotif, est celui qui apprend ; il devrait être placé au centre de l’enseignement, non à la marge.”

Marc Belpois

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19 pays de l'OCDE ont intégré les enseignants parmi les populations à vacciner en priorité... Pas la France.

10 Avril 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Avez vous l'impression de perdre du temps ?

EXTRAITS

Vaccination des profs : « La France accuse bien un certain retard » par rapport aux « bons élèves » de l’OCDE

Eric Charbonnier, qui a piloté une étude internationale sur le sujet pour l’OCDE, souligne que contrairement à la France dix-neuf pays ont intégré les enseignants parmi les populations devant prioritairement être vaccinées.

Le ministère de l’éducation parle d’une vaccination des enseignants à partir de la mi-avril, quand le chef de l’Etat semble ne pas l’envisager avant son ouverture aux personnes de moins de 50 ans – mi-juin, à ce stade. Au regard des calendriers de vaccination définis dans les autres pays, diriez-vous, comme les syndicats d’enseignants, que cela vient tard ?

Deux tiers des pays sur lesquels nous avons enquêté – dix-neuf, pour être précis sur trente qui ont répondu aux questions sur la vaccination – ont intégré les enseignants parmi les populations devant prioritairement être vaccinées. C’est le cas de l’Allemagne, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, de l’Autriche, de l’Estonie, de la Pologne, mais aussi du Chili, de la Lituanie ou encore de la Russie, pour ne citer qu’eux. Nous ne disposons pas, précisément, de la date de début de la vaccination des enseignants pour chacun d’entre eux, mais nous savons que ces « bons élèves » de l’OCDE ont en commun de l’avoir démarrée avant la fin du premier trimestre 2021. En comparaison, la France accuse bien un certain retard.

(...)

La France se félicite d’avoir gardé ses écoles ouvertes plus longtemps que ses voisins. Vous confirmez ?

Pour pouvoir faire la comparaison, nous avons retiré du décompte les week-ends, jours fériés et jours de vacances. A toutes choses égales, la France a effectivement moins fermé ses établissements scolaires entre janvier et décembre 2020 : elle a enregistré 29 jours de fermeture en maternelle, 29 aussi en élémentaire, 34 au collège et 39 au lycée, contre, respectivement, 42 jours de moins en maternelle en moyenne OCDE, 54 jours de moins en élémentaire, 63 jours au collège et 67 jours au lycée. La tendance à l’augmentation de la durée de fermeture, en fonction des niveaux d’enseignement, s’observe dans quasiment tous les pays : on a davantage fermé les lycées que les écoles maternelles, pour les raisons sociales mais aussi économiques évidentes.

Restons modestes : la France n’est pas non plus un cas à part. D’autres pays, comme l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, la Norvège ou le Danemark, ont fait le choix de maintenir au maximum leurs écoles ouvertes, en tout cas en 2020. Les premiers mois de l’année 2021 [non inclus dans cette enquête] ont vu l’Allemagne prendre très vite la décision d’une fermeture des établissements. Cela peut encore changer.

Vous revenez aussi, dans cette étude de l’OCDE, sur la façon dont les systèmes éducatifs se sont adaptés à la pandémie. Beaucoup ont basculé, comme l’a de nouveau fait la France mardi 6 avril, dans l’enseignement à distance. Y a-t-il un mode opératoire commun ? Des pays qui ont mieux réussi que d’autres à faire cette « bascule » ?

Des pays comme l’Australie, le Canada ou la Norvège ont fait leur « mue » numérique il y a des décennies. Comparée à ces pays, la France accusait du retard. Cela ne s’est pas joué en mars 2020 : toutes les études menées avant le Covid montrent que l’utilisation des outils numériques par nos enseignants était en deçà de ce qui se fait ailleurs.

(...)

Propos recueillis par Mattea Battaglia

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

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Comment la crise sanitaire a boosté la soif de lire de certains ados

10 Avril 2021 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #Education, #Culture

Comment la crise sanitaire a boosté la soif de lire de certains ados

La réduction des activités extérieures a donné ou redonné l’envie de feuilleter à certains adolescents, qui témoignent de leur passion à « 20 Minutes »

  • Passant plus de temps chez eux, certains adolescents ont découvert le plaisir de la lecture ou s’y sont adonnés plus qu’à l’accoutumée.
  • Car le fait de plonger dans une histoire les éloigne des réalités anxiogènes du moment.
  • De la BD, en passant par l’heroic-fantasy jusqu’aux classiques, ils ont des goûts éclectiques.

Des sorties réduites, des activités culturelles et sportives suspendues, une vie sociale plus réduite… La crise sanitaire a bouleversé les loisirs des adolescents. Et si beaucoup d’entre eux se sont réfugiés sur leurs écrans pour trouver un peu de réconfort, certains ont découvert le plaisir de la lecture ou s’y sont adonnés plus qu’à l’accoutumée.

Caroline, 16 ans, fait partie de ceux que la crise du coronavirus a transformé en lecteurs, car ils étaient à la recherche de nouvelles activités. « J’ai commencé pendant le premier confinement. Je n’aimais pas forcément avant, mais n’ayant rien à faire, j’ai essayé et puis je suis tombée amoureuse de la lecture. Je passe environ une dizaine d’heures par semaine à lire. Je me suis récemment munie d’une liseuse, donc je le fais en version numérique. Mais j’achète encore énormément de livres. J’ai commencé à compter, depuis le 1er janvier 2021, combien de pages j’ai lues. J’en suis à plus de 1.700 pages tournées », annonce-t-elle fièrement.

En fouillant dans la bibliothèque…

Chez les adolescents qui aimaient déjà bien feuilleter avant la crise, le fait de passer plus de temps à la maison a avivé leur envie. A l’instar d’Arthur : « J’ai toujours beaucoup lu, mais c’est vrai que le confinement m’a fait davantage lire. J’ai lu notamment L’horloge de vie, de Marc Couvreux, que je conseille ! ». De son côté, Justine, 11 ans, est carrément devenue une lectrice compulsive depuis un an : « Je lis un bouquin et cinq BD par semaine. J’ai découvert les livres qui traînaient dans la bibliothèque et qui appartenaient à ma sœur. Et comme mes parents avaient peur que je m’ennuie et que je passe trop de temps sur les écrans, ils m’en ont offert plein depuis un an ».

Josse, 14 ans, passe aussi beaucoup plus de temps à tourner les pages qu’avant : « Je lisais un livre tous les deux mois avant la crise. Mais depuis, mon rythme, c’est plutôt deux livres par mois pendant la période scolaire et un livre par semaine pendant les vacances ».

« Il y a un véritable engouement autour des livres inspirés de séries Netflix »

Cette passion de certains adolescents pour la lecture, Coline Jason, professeur documentaliste au collège Jules Ferry de Mantes-la-Jolie (Yvelines), était aux premières loges pour la constater lorsque son établissement était encore ouvert : « Les élèves étaient très demandeurs, notamment de mangas. Ils avaient un véritable engouement pour L’atelier des sorciers, car le personnage Coco leur plaît beaucoup. Ils adorent aussi la BD Louca (Dequier) et se battaient pour avoir les tomes suivants. Plébiscite aussi pour Zombillenium (Pins). Cette année, les livres dont on est le héros, comme Loup-garou (Moon) ou Les larmes de Nuwa Jurdic) marchent bien aussi. Et il y a un véritable engouement les livres inspirés de séries Netflix, comme The witcher (d’Andrzej Sapkowski) ou Strangers things (de plusieurs auteurs selon les tomes) ».

Car les adolescents ont des goûts éclectiques, souligne Olivier Couderc, porte-parole du Centre national du livre (CNL) : « Ils lisent aussi bien des classiques, en raison des lectures imposées par les enseignants, que des mangas, de la BD, des comics, de l’heroic-fantasy, de la science-fiction… Les prescriptions de lectures leur proviennent aussi bien des amis, des réseaux sociaux (#BookTok sur Tik Tok), des youtubeurs (comme le compte "Le souffle des mots" d’Audrey) ». C’est le cas de Justine, qui passe d’un genre à un autre pour varier les plaisirs : « J’ai dévoré les 9 tomes du Journal d’Aurélie Laflamme (Desjardins), j’ai aussi lu Le journal de Cléopâtre (Diglee), les Harry Potter (Rowling), Les trois mousquetaires (Dumas) et même plusieurs Agatha Christie. En BD, j’ai adoré Le journal d’Esther (Varin, Sattouf), Les quatre sœurs (Rigal-Goulard), Les profs (Pica, Erroc), Les petits mythos (Larbier, Cazenove). Pour les choisir, je regarde la quatrième de couverture pour voir si l’histoire m’inspire et si le style d’écriture me plaît », explique-t-elle.

« A chaque fois que je lis, j’ai l’impression d’être dans ma bulle »

Josse, lui, fait carrément le grand écart : « Depuis un an, j’ai lu des classiques que j’ai trouvés chez moi : Germinal (Zola), Le lys dans la vallée (Balzac), Eugénie Grandet (Balzac), Le comte de Monte-Cristo (Dumas), Un sac de billes (Joffo), Le journal d’Anne Franck. Mais aussi des ouvrages économiques comme La richesse des nations (Smith), Le Capital (Marx), Capital et idéologie (Pïketty). Et quand je tombe sur des notions que je ne comprends pas, je regarde des vidéos de vulgarisation sur Internet. Récemment, je me suis mis à la philo, en lisant Le monde de Sophie (Gaarder) et L’existentialisme est un humanisme de (Sartre). Je vais chercher des mots dans le dictionnaire et je surligne les passages qui me plaisent. En parallèle, je lis des mangas comme One Piece (Oda) ou Death note (Ōba) ». Caroline, elle, a des goûts littéraires assez différents des ados de son âge, qu’elle assume pleinement : « Je lis principalement de la psychologie et la psychanalyse, mais aussi des biographies ou des histoires vraies ».

Leur point commun à tous reste le plaisir qu’ils trouvent à feuilleter : « La lecture est pour eux un moyen d’évasion », résume Olivier Couderc. Ce que confirme Justine : « A chaque fois, j’ai l’impression d’être dans ma bulle, mon monde ». « Cela permet de ne penser qu’au livre, à son histoire, de prendre du temps pour moi », témoigne Caroline.

Reste à savoir si leur plaisir des mots restera une fois la crise sanitaire passée. Josse y croit : « Après, je continuerai, car j’aime encore plus ça qu’avant. La preuve : je participe à des groupes de discussions sur Discord où l’on débat de nos lectures ». Justine pense aussi poursuivre dans cette voie : « Sauf si pendant ma crise d’ado, je me détourne des livres », confie-t-elle.

Delphine Bancaud

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Action-réaction - Jean-Michel Blanquer en pleine cote d’alerte

10 Avril 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Action-réaction - Jean-Michel Blanquer en pleine cote d’alerte

Le ministre de l’Education fait les frais de sa gestion de la crise sanitaire dans les écoles. Deux sondages confirment sa perte de vitesse, dans tous les électorats, même au sein de la base électorale d’Emmanuel Macron (LREM et Modem).

La pente est rude mais la route est droite. Après quatre ans aux manettes du ministère de l’Education nationale et en pleine tempête numérique sur l’école à distance, la cote de popularité de Jean-Michel Blanquer offre cette semaine des signes de faiblesse, confirmés par deux sondages consécutifs.

Le gouvernement a-t-il confiné les élèves trop tôt ou trop tard ? Quel que soit leur bord politique, les Français semblent accumuler les reproches à l’égard d’un ministre hypermédiatisé et désormais visé par une plainte. Dans le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié jeudi, le ministre recule de cinq points – sept en deux mois, faisant les frais de la gestion de la crise sanitaire dans les écoles.

Même tendance dans le baromètre Elabe pour les Echos et Radio classique rendu public vendredi : à peine 21% des Français disent avoir une «image positive» du ministre de l’Education nationale quand plus de la moitié d’entre eux (51%) affirment en avoir une mauvaise. Cela représente une baisse de deux points en un mois, quatre depuis février.

La cote du ministre est au plancher au sein de l’électorat de gauche (16% de bonnes opinions, contre 32% à droite) et dans les tranches d’âges de 25 à 49 ans (14%). De plus, 15% des ouvriers ont une bonne image de lui, contre 27% des cadres. Mais c’est parmi l’électorat de la majorité macroniste que la glissade est la plus spectaculaire : à 46%, il a perdu 10 points en un mois et 20 points sur deux mois. «Parmi les électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle, il est au plus bas depuis un an, à 36%», note le quotidien économique.

«Alors qu’il avait réussi la reprise de septembre, la troisième phase de la crise sanitaire est plus difficile pour lui. Il n’apparaît pas aujourd’hui dans sa relation avec l’opinion, comme un homme fort du gouvernement», analyse Bernard Sananès, le président de l’institut Elabe. Jean-Michel Blanquer pointe désormais à la 19e place (sur 32) du classement des personnalités politiques, loin derrière les ministres Roselyne Bachelot (Culture), Olivier Véran (Santé) ou Bruno Le Maire (Economie et Finances), mais aussi loin derrière Eric Dupond-Moretti (Justice) et Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement.

Libération

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M. Blanquer, beaucoup d'élèves décrochent et ne seront pas prêts pour le bac

10 Avril 2021 , Rédigé par Huffington Post

M. Blanquer, beaucoup d'élèves décrochent et ne seront pas prêts pour le bac

En conseil de classe, nous entendons parler d’adolescents qui n’arrivent plus à suivre. Même les bons élèves constateront ne pas avoir eu la même chance que les autres en fonction du lycée qu’ils fréquentent.

Monsieur le ministre de l’Éducation,

Mon enfant, qui est né en 2003, fait partie des milliers de lycéens qui essuient les plâtres du nouveau Bac 2021. Être les premiers à bénéficier d’une réforme n’est pas toujours un désavantage et cela peut apporter aux élèves une certaine fierté d’avoir fait partie de cette nouvelle aventure… Mais cela s’entendrait toujours si nous n’étions pas en pleine pandémie depuis plus d’un an.

Pourtant, lorsque ce nouveau bac nous a été annoncé alors que nos enfants étaient en classe de troisième, j’étais particulièrement confiante et je communiquais mon enthousiasme à tous les parents qui m’interrogeaient à ce sujet.

Certes, à l’entrée au lycée, les contours de cette réforme étaient encore flous et nous comprenions que l’équipe éducative n’était pas plus informée que nous mais nos enfants semblaient portés par ce nouveau projet.

"Je me dois, au nom des enfants, de vous alerter sur le dramatique déséquilibre et l'injustice qui sont en train de s’inscrire dans l’Histoire de l’éducation française."

Nous avons même vu nos enfants mûrir rapidement en arrivant en classe de première. Le contrôle continu qui comptait dans le calcul du bac leur rappelait sans cesse que leur travail leur permettrait d’avoir accès aux meilleures formations après la terminale. Ils s’investissaient à fond et cela faisait totalement écho au concept de maturité que vous aviez associé à ce nouveau bac.

Mais le 12 mars 2020, le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé la fermeture des écoles et le beau chemin qui devait mener nos enfants vers le nouveau Bac est devenu de plus en plus sinueux et pour certains d’entre eux il les a rapprochés d’un dangereux précipice: celui de l’échec et du décrochage scolaire...

Alors Monsieur Blanquer, quand vous annoncez aux médias comme jeudi que “vous avez trouvé le chemin d’équilibre” ou lorsque vous avez pris la parole sur France Inter le 2 mars dernier et que vous avez répondu à une auditrice qui vous alertait sur l’inégalité qui se creusait entre les lycées publics (qui respectent les consignes gouvernementales) et les lycées privés (souvent ouverts), qu’il n’y avait pas d’inégalité puisque les cours que les élèves ne pouvaient pas suivre en présentiel étaient proposés à distance: malheureusement, tous les établissements ne possèdent pas l’équipement et le réseau wifi adaptés pour assurer ces enseignements en distanciel…

Malgré tout le respect que j’ai pour votre fonction et la conscience que vous devez gérer une crise sans précédent, je me dois, au nom des enfants, de vous contredire et vous alerter sur le dramatique déséquilibre et la consternante injustice qui sont en train de s’inscrire dans l’Histoire de l’éducation française avec cette pandémie.

Les différences se sont malheureusement révélées dès le 13 mars 2020 lorsqu’il a fallu mettre en place l’enseignement à distance. Tous les élèves n’avaient pas forcément l’équipement pour suivre la classe depuis leur domicile. Ou parfois, même s’ils avaient l’équipement informatique, ils leur manquaient la motivation ou suffisamment de confiance en eux pour être présents derrière un écran.

"Tous les élèves n’ont pas les mêmes capacités d’adaptation pour garder confiance lorsque le rythme habituel est bouleversé et que les relations avec leurs pairs sont limitées."

J’ai admiré l’engagement des enseignants qui ont œuvré pour accompagner les élèves pendant les longues semaines de confinement. Et il leur fallait du courage pour faire cours alors qu’il n’y avait parfois que trois élèves connectés!

En 2020, vous avez décidé d’annuler les E3C2 ainsi que les épreuves de français. Et des milliers de lycéens et leurs parents ont été rassurés même si déjà le baccalauréat devenait inégalitaire. En effet, certains lycées ont alors augmenté les moyennes de français pendant que d’autres respectaient les consignes que vous aviez données.

En novembre dernier, pour répondre à l’aggravation de l’épidémie de Covid-19, vous avez annoncé un protocole sanitaire renforcé dans les lycées, qui pouvaient basculer vers davantage de cours à distance à condition de conserver au moins 50% de cours en présentiel pour chaque élève. Mais encore une fois, tous les établissements n’ont pas respecté les consignes et ce sont encore les élèves qui seront pénalisés pour leur baccalauréat.

Tous les élèves n’ont pas les mêmes capacités d’adaptation pour garder confiance en eux lorsque le rythme habituel est bouleversé et que les relations avec leurs pairs sont limitées. Lors des conseils de classe, nous entendons parler d’adolescents qui ont perdu pied et qui n’arrivent plus à suivre. Certains doivent être accompagnés par des psychologues… Et même les bons élèves pourront faire le constat amer de ne pas avoir eu la même chance que les autres pour ce nouveau bac en fonction du lycée qu’ils fréquentent. Ainsi, en tant que représentant des parents d’élèves, je dois vous informer que de nombreux jeunes ne seront pas prêts pour affronter l’épreuve de philosophie annoncée début juin. Et malheureusement, l’ensemble des lycéens français n’arriveront pas devant leur copie avec la même préparation. Ceux qui n’étaient pas en cours en demi-jauge seront bien plus en avance sur le programme que les élèves qui fréquentaient un lycée respectueux des règles sanitaires.

"Malheureusement, l’ensemble des lycéens français n’arriveront pas devant leur copie avec la même préparation."

Alors, si vous voulez que les bacheliers 2021 avancent dans la vie en ayant confiance en la justice sociale, ne leur demandez pas d’affronter cette épreuve de philosophie et invitez-les plutôt à se concentrer pour les deux mois à venir sur l’épreuve du grand oral pour laquelle ils auront davantage de temps pour être accompagnés par leurs enseignants et mettre un coup de projecteur sur leur projet professionnel.

Ce grand oral, qui sera le point final de ces mois d’incertitude, leur permettra de sortir heureux et fiers d’avoir été les premiers à porter, malgré la crise sanitaire, cette réforme du baccalauréat.

Inès P.Cadre supérieure de la fonction publique territoriale, représentante des parents d'élève

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