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Vivement l'Ecole!

Covid-19 à l'école : "Il y a un manque de transparence", déplore un syndicat d'enseignants

22 Février 2021 , Rédigé par RTL Publié dans #Education

Covid-19 à l'école : "Il y a un manque de transparence", déplore un syndicat d'enseignants

INVITÉE RTL - Sophie Vénétitay, la secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, revient sur une enquête menée autour du protocole sanitaire dans les établissements scolaires.

À Lyon, à Bordeaux ou à Grenoble, les écoliers, collégiens et lycéens font aujourd'hui leur rentrée des classes. Mais depuis des semaines, les membres du personnel éducatif sont nombreux à critiquer le protocole sanitaire "déconnecté" mis en place par l'exécutif.

Pour la première fois, une enquête centralise toutes les critiques. Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, explique sur RTL : "Il y a un manque de transparence sur l'état réel de la situation dans certains établissements. Près de 40% des collègues qui ont répondu à l'enquête déclare n'être pas mis au courant ou alors par des élèves." 

"Il y a souvent eu de la part des chefs d'établissement, la volonté de faire du mieux possible, concède Sophie Vénétitay. Mais au niveau du ministère, rien n'a été fait pour faire une réelle transparence sur l'état de l'épidémie dans les collèges et les lycées." Chaque vendredi des chiffres sont publiés, mais, selon elle, "ils sont incomplets".

Il n'y a pas de politique générale de prévention du Covid dans les établissements scolairesSophie Vénetitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, sur RTL  

En cas de contamination, selon le protocole en place, une classe doit fermer. Mais ces procédures ne sont pas toujours suivies. "On a des collègues qui nous disent que le traçage et la mise à l'isolement pris du temps, poursuit-elle. Et le dernier protocole sanitaire a été allégé et prévoit notamment que, dans des cas de variants anglais, il n'y a plus de fermeture systématique de classe".

"Le problème principal dans l'Éducation nationale, c'est qu'il n'y a pas de politique générale de prévention du Covid dans les établissements scolaires".

Christophe, directeur d'école à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), confirme ce constat. "Je redoute beaucoup la rentrée des classes, explique-t-il. Le fameux protocole change tellement souvent que j'ai dû le lire cinq fois pour comprendre ce que je devais faire." 

Julien Sellier

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Tests salivaires dans les écoles à partir de ce lundi : comment ça marche ?...

22 Février 2021 , Rédigé par Sud Ouest Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "tests salivaires école"

La campagne de tests salivaires dans les écoles doit débuter ce lundi, jour de rentrée, dans les établissements de la zone A.

Annoncée début février par le gouvernement comme une nouvelle mesure de lutte contre le coronavirus, la campagne de tests salivaires doit commencer ce lundi 22 février dans les écoles de la zone A (académies de Poitiers, Bordeaux, Limoges, Clermont-Ferrand, Lyon, Dijon, Besançon et Grenoble).

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé ce samedi qu’entre “50 000 et 80 000 tests” seront réalisés dès cette semaine. L’objectif étant d’attendre, à terme, 200 000 tests hebdomadaires afin de pouvoir établir une carte de la circulation du Covid-19 pour anticiper et, donc, ralentir sa progression.

Les tests ne seront pas obligatoires

La fiabilité de ces tests salivaires est de l’ordre de 85 %, légèrement moins qu’avec un test PCR effectué dans le nez, mais ils présentent l’avantage d’être beaucoup moins invasifs et plus faciles d’utilisation pour des enfants que les prélèvements nasopharyngés : il suffira en effet de cracher ou de prélever la salive à l’aide d’une pipette.

(...)

SudOuest.fr

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Professeur de maths, un métier qui peine à attirer..

22 Février 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Professeur de maths, un métier qui peine à attirer..

EXTRAITS

A l’université, les étudiants spécialisés dans cette discipline sont aspirés vers d’autres carrières. Le nombre de candidats au Capes de mathématiques a chuté de 17% en quatre ans.

« Je ne serai pas prof de maths ! » Nacef, étudiant en master de mathématiques et applications à Sorbonne Université, est davantage attiré par la finance et la data science. « Dans mon domaine et en maîtrisant l’anglais, je peux travailler de n’importe où dans le monde en étant bien payé », assure-t-il. Alors, enseignant

Fin 2020, l’enquête Timss (Trends in Mathematics and Science Study) révélait que la France avait obtenu les plus mauvais résultats d’Europe en maths. Afin de renverser la vapeur, il va en falloir, des enseignants motivés pour relever le défi ! Même si tout ne repose pas sur leurs épaules, il s’agit de permettre à la nouvelle génération d’étudiants d’être agiles avec les chiffres, le raisonnement et la science, dans un monde où l’on a plus que jamais besoin des maths.

On n’en prend pas le chemin : le nombre d’inscrits au capes (externe) de maths a chuté de 17 % en quatre ans, d’après les statistiques de l’éducation nationale. « On est ainsi passé de plus de 8 000 candidats en 1997 à moins de 3 000 à partir de 2010 », affirme Charles Torossian, inspecteur général et coauteur du plan Mathématiques avec Cédric Villani en 2018.

(...)

Des purs et durs, habités par une vocation initiale dès le début des études, il y en a encore. C’est le cas de Camille, condisciple de Nacef à la Sorbonne, qui vise l’agrégation, ou, à défaut, le capes. « J’aime les maths et j’ai toujours voulu les enseigner, cela me rend heureuse. Après avoir donné des cours particuliers, je suis tutrice pour accompagner des étudiants et très motivée pour exercer dans le secondaire plus tard. Dans un contexte d’effondrement, l’enseignement a plus que jamais du sens aux yeux de beaucoup de matheux. »

400 postes supprimés

Bonne nouvelle… Mais pas de quoi faire le plein de profs, en particulier dans les régions en difficulté et dans les établissements prioritaires, où l’on recrute plus de contractuels qu’ailleurs : « Ils représentent jusqu’à 18 % des enseignants de mathématiques dans l’académie de Créteil, contre 7 % en France, surtout au collège », précise Xavier Sorbe.

Au lycée, « avec la suppression des maths du tronc commun, dans le cadre de la réforme du bac, les besoins ont baissé et 400 postes ont même été supprimés l’an dernier en France », explique Sébastien Planchenault, président de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (Apmep). Pratique ! « Sauf que beaucoup d’agrégés sont maintenant postés en collège et que l’on bloque les évolutions vers le lycée, c’est démotivant. De même, en laissant de nombreux élèves arrêter les maths après la seconde et en surqualifiant les autres, qui s’orienteront plus massivement vers des prépas ou médecine, on asséchera le vivier des futurs profs », craint-il.

(...)

La chercheuse Laure Saint-Raymond, membre de l’Académie des sciences et professeure de mathématiques à l’ENS de Lyon, propose enfin deux autres pistes. « Il faut revoir l’enseignement de la matière elle-même pour en faire découvrir la réalité et l’aimer davantage, peut-être plus par le jeu, l’initiation précoce à la recherche et un enseignement différencié adapté au rythme de chacun afin de n’abandonner aucun élève. On trouverait sûrement plus facilement des enseignants si le temps partagé en classe était plus agréable. »

D’après elle, il est, de même, urgent de repenser les ressources humaines, de manière à encourager un plus grand nombre de professeurs à changer de métier avant d’y revenir, le métier « pouvant tour à tour user ou ressourcer ». Les maths offrent spécifiquement cette possibilité.

Sophie Viguier-Vinson

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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R.E.M

21 Février 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Anaïs Nin...

21 Février 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Cette nuit-là, elle fit une nouvelle tentative pour le séduire. Elle se rendit dans sa chambre. Il l'accueillit avec une telle répulsion qu'elle demanda une explication, le força à avouer, et il finit par lui lancer au visage la scène dont il avait été témoin. Il ne pouvait pas croire qu'elle aimait Pierre. Il pensait que c'était l'animal qui agissait en elle. Et lorsqu'elle vit sa réaction, elle se rendit compte qu'elle ne pourrait plus jamais le posséder.
Avant de sortir, elle lui dit :
- John, tu es persuadé que je suis bestiale. Eh bien, je peux très bien te prouver que je ne le suis pas. Je t'ai dit que je t'aimais. Je te le prouverai. Non seulement je vais cesser mes relations avec Pierre, mais je viendrai tous les soirs te voir et nous dormirons ensemble comme des enfants, ce qui sera la preuve que je peux être chaste, libérée du désir.

Anaïs Nin - Vénus Erotica

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Najat Vallaud-Belkacem appelle à l’union de la gauche, la France insoumise comprise

21 Février 2021 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Politique

Najat Vallaud-Belkacem appelle à l’union de la gauche, la France insoumise comprise

Pour l’ancienne ministre PS, les régionales devaient « être le laboratoire de l’union » de la gauche, dans la perspective de 2022. La division actuelle est selon elle « suicidaire » et « la marque d’une gauche qui s’est embourgeoisée

Najat Vallaud-Belkacem, ex-ministre PS, a affirmé que les régionales devaient « être le laboratoire de l’union » de la gauche, dans la perspective de 2022, sa division actuelle étant « suicidaire »dans une interview au « Journal du dimanche » paru ce dimanche 21 février.

« Je voudrais que ces élections soient le laboratoire de l’union » de la gauche pour la présidentielle, a affirmé Najat Vallaud-Belkacem, directrice France de l’ONG ONE depuis un an.

Dans la perspective de 2022, « notre responsabilité, c’est de construire une coalition : un candidat commun, un programme commun et un contrat de gouvernance », a-t-elle ajouté. La division de la gauche est « suicidaire » et « la marque d’une gauche qui s’est embourgeoisée ».

Selon elle, les divisions à gauche « ne sont pas si profondes. Toutes les forces de gauche, et les personnalités qui les portent, ont un jour été amenées à travailler ensemble. Y compris, si on remonte un peu dans le temps, Jean-Luc Mélenchon ».

En faveur d’une primaire commune

L’ancienne ministre se dit « favorable à une primaire commune, mais qui s’entoure des garanties nécessaires pour éviter ces trahisons et qui pense mieux son socle électoral »« Peut-être faut-il en revenir à un socle électoral composé des militants plutôt que du grand public », contrairement à ce qui s’était passé en 2016, avec la primaire ouverte

« Il faut tout tenter pour faire s’asseoir autour de la table » le leader de LFI, jusqu’ici seul candidat de gauche déclaré, a-t-elle insisté. « Et si ça se termine par une fin de non-recevoir, ça ne signifie pas que les militants et les sympathisants suivront le même chemin. Il n’est pas propriétaire des combats qu’il porte […] Nous verrons comment les gens se retrouvent aux régionales, au premier ou au second tour ».

Sera-t-elle candidate en Auvergne-Rhône-Alpes ? « Ce n’est ni le lieu ni le moment pour annoncer les choses »« les discussions sont toujours en cours. On y verra plus clair dans quelques jours. La question essentielle, c’est de mettre fin à la mandature d’un mini-Trump, Laurent Wauquiez ».

« La présidentielle ne fait pas partie de mes plans », a-t-elle également affirmé.

Obs avec AFP

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A lire... RESPECT! - Agathe Cagé (+ vidéo)

21 Février 2021 , Rédigé par Es des Equateurs Publié dans #Politique

Éditions des Équateurs - Respect ! - Agathe Cagé

 

« Manque de considération des hommes envers les femmes, des boomers envers les millenials, des plus favorisés envers les plus précaires, des urbains envers les ruraux, des centres-villes envers les quartiers. Abandon des plus âgés.

« Nous avons perdu le sens de l’humanité, du rapport à l’autre, de la discussion.

« Sommes-nous résignés ou simplement habitués à entendre et voir s’exprimer en permanence un mépris pour tous ceux qui sont un tant soit peu différents ou extérieurs aux tout petits milieux dans lesquels nous vivons confinés ?

« Respecter les autres dans leur diversité et dans leur singularité est un combat social, environnemental, politique. Pour nos grands-mères et nos grands-pères, pour nos sœurs et nos frères, pour nos filles et nos fils, pour nos concitoyens, d’où qu’ils viennent, quelle que soit leur histoire, quels que soient leurs espoirs.

« Que chacun puisse se dire “je suis important” et se sentir reconnu dans le regard des autres. C’est le fondement d’une société. »  

 

R.E.S.P.E.C.T scandait Aretha Franklin. Agathe Cagé reprend ces sept lettres, ce cri, pour réconcilier notre société morcelée par nos intérêts privés, la colère et le mépris.

 

Détérminée à lutter contre les inégalités et pour la justice sociale, Agathe Cagé, docteure en science politique, a placé ses combats au centre de ses travaux de recherche et de ses différents engagements professionnels au cœur du pouvoir.

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L’Education nationale «fait le choix de laisser circuler les variants dans nos écoles, c’est irresponsable»

21 Février 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

L’Education nationale «fait le choix de laisser circuler les variants dans nos écoles, c’est irresponsable»

Alors que le variant britannique du coronavirus représente 20 % à 25 % des cas de contaminations au Covid-19, l’Education nationale a décidé d’alléger son protocole dans les écoles dès ce lundi, provoquant l’incompréhension et la colère des syndicats enseignants.

«On a changé de protocole il y a quelques jours à peine et on revient déjà en arrière  s’agace Cécile (1), 58 ans, directrice d’une petite école primaire dans l’Eure. Comme tous les enseignants, elle a découvert ce week-end, par voie de presse, le nouveau protocole sanitaire mis en ligne vendredi, en catimini, par le ministère de l’Education nationale sur son site internet. Désormais, le personnel, de la maternelle au lycée, ne sera plus considéré cas contact dès que trois élèves «de fratries différentes» seront testés positifs au Covid-19. Le protocole précise qu’une «étude approfondie des contacts déterminera si les personnels de la classe doivent être également considérés comme contacts à risque». Pourtant, 1 599 classes et 103 établissements scolaires sont actuellement fermés en raison de cas de Covid-19. Des chiffres en forte progression (+71 %), puisque le ministère ne comptabilisait que 934 fermetures de classes la semaine précédente, avant le début des vacances scolaires de la zone A.

Pas de fermeture automatique en cas de variant britannique

Autre changement, et contrairement à ce qui avait été décidé il y a quinze jours à peine, la fermeture d’une classe ne sera désormais plus automatique en cas de détection d’un cas positif au variant britannique. Elle sera seulement envisagée après «analyse locale concernant la circulation de cette variante sur le territoire», est-il précisé. «De nouvelles études ont apporté des éléments nouveaux et rassurants, sur ce variant et elles montrent qu’il circule vite mais n’est pas plus dangereux», assure à Libération le ministère de l’Education nationale, qui renvoie la balle au ministère de la Santé, pour plus de précisions.

En conférence de presse jeudi, Olivier Véran se montrait pourtant beaucoup moins rassurant : «Les trois variants anglais, brésilien et sud-africain nous inquiètent particulièrement», avait annoncé le ministre de la Santé. «C’est surréaliste d’alléger le protocole, réagit Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire. L’Education nationale cherche à casser le thermomètre pour montrer que la situation est sous contrôle, en évitant de fermer des classes. Il fait le choix de laisser circuler les variants dans nos écoles, c’est irresponsable.»

«On est juste des pions»

Le Snes-FSU insiste sur l’importance de casser les chaînes de contamination dans les écoles pour les adultes aussi. Or, en cas de variant sud-africain ou brésilien, personnels et élèves ne sont plus logés à la même enseigne. Depuis deux semaines, la règle était claire: fermeture automatique de la classe. Désormais, deux possibilités cohabitent. Si un élève est testé positif, tous ses camarades seront considérés comme cas contact et leur classe sera fermée. En revanche, même si un enseignant (ou des membres du personnel intervenant dans la classe) est testé positif au variant sud-africain ou brésilien, il ne sera pas considéré d’office comme un contact à risque et cela n’entraînera pas automatiquement la fermeture de la classe. «Pourquoi faire une distinction entre les adultes et les élèves ? s’interroge Sophie Vénétitay. Il n’y a aucune transparence ni éclairage scientifique sur cette décision.»

«Si on n’est pas cas contact de nos élèves positifs, on est cas contact de qui, alors ?» s’énerve Cécile, la directrice de la petite école dans l’Eure. Epuisée, elle n’attend plus que la fin de la semaine pour être en vacances. Depuis le mois de janvier, elle va à l’école «à reculons», ce qui ne lui était jamais arrivé en vingt et un ans de carrière. «On est juste des pions, bons à s’occuper des enfants pour que les parents travaillent tranquillement, estime-t-elle. Même quand on est malade, on nous demande d’être là parce qu’il n’y a plus de remplaçants sur mon secteur. Ou alors on répartit les élèves dans les classes et on les brasse au détriment du protocole sanitaire.»

Cette enseignante se demande chaque semaine «ce que le ministère va encore nous pondre» et pense à ses collègues du Nord et de la Moselle, deux régions particulièrement touchées par les variants britannique et sud-africain. La fermeture des écoles n’est pas envisagée dans ces territoires où les élèves ont encore une semaine de cours. En Moselle, des parents, soutenus par la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) locale, ont décidé de ne pas remettre leurs enfants en cours, par sécurité. De son côté, la préfecture du Nord a annoncé décaler l’arrivée et la sortie des classes dans les écoles maternelles et élémentaires et de faire fonctionner les collèges et lycées en mode mixte, entre présentiel et distanciel.

(1) Le prénom a été modifié.

Cécile Bourgneuf

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A propos d'islamo-gauchisme - Najat Vallaud-Belkacem

21 Février 2021 , Rédigé par JDD Publié dans #Politique

A propos d'islamo-gauchisme - Najat Vallaud-Belkacem

Pourquoi le concept d'"islamo-gauchisme" divise-t-il autant la gauche, comme en témoigne la récente passe d'armes entre Olivier Faure et Manuel Valls?

Najat Vallaud-Belkacem: Ces formules creuses et extensives à l'infini, je les connais bien. C'est typique de ces concepts exploités par l'extrême droite et les droites pour faire diversion. On crée de toutes pièces un objet fantasmagorique qu'on agite jusqu'à s'en enivrer. Quand nous avons fait le mariage pour tous et l'éducation à l'égalité filles-garçons, les mêmes nous servaient la théorie du genre, présentée à l'époque, déjà, comme gangrenant l'université et la société!

Oui, l'islamisme radical est un fléau contre lequel il faut se mobiliser totalement. Lutte-t-on contre lui en participant à des débats outranciers sur CNews ou en accusant de plus en plus de Français, bientôt tous les musulmans puis les universitaires, de complicité avec les terroristes? Non. En réalité, il faut plus de moyens pour la police, les forces de l'ordre, le renseignement, la justice. Et il faut mettre plus en lumière ceux qui recousent. Pas seulement ceux qui déchirent.

Enfin, ce que ce débat porte au fond de haine des intellectuels ne présage jamais rien de bon. La première des libertés, c'est celle de penser.

Via Le JDD/Entretien complet en cliquant ci-dessous

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« L’égalité des chances exige d’abord de savoir ce que nous offrons aux vaincus de la compétition méritocratique »

21 Février 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

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EXTRAITS

Pour lutter contre les inégalités, l’accès aux grandes écoles des meilleurs élèves des établissements les moins favorisés n’est pas suffisant, estime, dans une tribune au « Monde », le sociologue François Dubet, pour qui la réduction des inégalités sociales reste le moyen le plus sûr de parvenir à une réelle égalité des chances.

Tribune. Ce qu’il y a de bien avec l’égalité des chances, c’est que personne n’est contre. Il va de soi que dans les sociétés démocratiques, chacun doit pouvoir accéder à toutes les positions sociales en fonction de son mérite et de sa valeur. Rien n’est plus injuste que d’être « assigné à résidence » par ses origines sociales et culturelles, par son sexe, par son quartier… Et ceci est d’autant plus injuste que beaucoup peuvent renoncer à leurs chances en anticipant le poids de la naissance comme un destin.

L’égalité des chances est donc une « priorité du quinquennat », et il n’y a rien à redire à la création des prépas « Talents » qui permettront aux meilleurs élèves des établissements les moins favorisés de prétendre rejoindre l’élite de l’élite puisque quelques places leur seront réservées à l’Ecole nationale d’administration (ENA) et dans d’autres grandes écoles.

On peut même se réjouir du renforcement d’une affirmative action à la française déjà déployée dans les conventions entre certaines grandes écoles et des lycées, conventions et procédures permettant à quelques élèves méritants de franchir quelques barrières sociales et scolaires. Ne faisons pas la fine bouche quand on sait à quel point, en dépit de la massification scolaire, les longs mécanismes de tri scolaire aboutissent à un entre-soi social, culturel et… parisien.

Tropisme élitiste national

Mais l’égalité des chances telle qu’elle est promue par le président reste rivée sur le seul accès aux élites. Tropisme élitiste national, on raisonne sur quelques grandes écoles et, dans le meilleur des cas, l’égalité des chances ne concernera que quelques centaines d’élèves et quelques pour-cent dans chaque école. Un peu plus représentatives de la société, ces élites en seraient alors plus légitimes. Cependant, il n’est pas certain que ces nouvelles élites se conduiraient différemment des anciennes après avoir été si longuement triées et formatées pour accéder au saint des saints. Il n’est pas certain que la défiance et l’hostilité rampante à l’égard des « sachants », des élites et des gouvernants, en seraient sensiblement réduites.

(...)

Problème social et politique

Aujourd’hui, cette question n’est pas seulement une affaire de justice. Elle est aussi un problème social et politique quand on sait combien ceux qui n’ont pas obtenu de l’école ce qu’ils pouvaient en attendre se méfient souvent du savoir « officiel » et des valeurs démocratiques que l’éducation scolaire est censée transmettre. Il suffit de regarder le poids du diplôme sur les choix électoraux pour s’en convaincre : macronistes, socialistes et Verts très diplômés, contre membres du Rassemblement national nettement moins diplômés ; vainqueurs contre vaincus de la méritocratie scolaire.

Affaire de bon sens enfin : il faut rappeler que la réduction des inégalités sociales est sans doute le moyen le plus sûr de s’approcher un peu de l’égalité des chances. En n’agissant résolument que sur les seules élites, ce qui n’est pas contestable en soi, il y a peu de chances que se réduisent demain nos fractures sociales et culturelles et, par là même, que la légitimité des élites en soit demain renforcée.

François Dubet est sociologue, professeur émérite à l’université de Bordeaux, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Dernier ouvrage paru, avec Marie Duru-Bellat, L’école peut-elle sauver la démocratie ? (Seuil, 2020)
 

 

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