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Vivement l'Ecole!

Education - A propos d'échec scolaire...

2 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Education - A propos d'échec scolaire...

A quelques exceptions près, les professeurs d’école, de collège et de lycée travaillent ! Beaucoup même, parmi les « instits » s’acharnent, seuls devant le tableau noir avec leurs 27 heures hebdomadaires et leurs 7 disciplines. Tous sont confrontés à des problèmes difficiles dont le plus dramatiquement mal vécu est sans contestation l’échec scolaire.

Echec ? Certains réfutaient le terme, comme jadis Jean Pierre Chevènement car il met en cause l’école et elle seule estimait l’ancien Ministre de l’Education Nationale. Il lui préférait son contraire, le mot « réussite ». D’autres s’insurgent contre l’infamie du même mot qui relègue aux oubliettes les oubliés du système. Et pourtant…

L’échec scolaire est aussi vieux que l’école obligatoire. Il n’a en effet jamais existé d’age d’or de l’enseignement. Les maîtres des années 1960 exerçant devant les classes de fin d’études qui menaient au « certif » témoignent du dressage infligé à leurs élèves pour les mener au jour de l’examen. Voici ce que me disait un vieil instituteur poitevin, aujourd’hui retraité : «Le plus important de l’année, c’était de faire moins de 5 fautes à la dictée du Certificat d’études, parce que 5 fautes, c’était éliminatoire. Quinze jours avant, il n’était pas prêts et 15 jours après, ils avaient quasiment tout oublié ». Quant à ceux qu’on ne présentait même pas au « certif » et qui quittaient l’école à 14 ans sans diplôme, ils sont enfouis dans la chronique enthousiaste des grandes et riches heures de l’Ecole Laïque.

L’échec scolaire a aussi une fâcheuse tendance à révéler impitoyablement les inégalités sociales. Sans dire que l’Ecole les crée, force est de constater qu’elle les fortifie. Entre 1978 et 1984 puis entre 2001 et 2005 aujourd'hui encore en 2020, les chiffres n’ont quasiment pas varié : 93% des enfants de cadres supérieurs et professions libérales ont effectué une scolarité primaire « sans fautes » ; 36% seulement d’enfants d’ouvriers/employés sont dans le même cas. Le profil type de l’élève en échec scolaire est bien connu : fils ou fille d’ouvrier/employé ; père chômeur ; famille monoparentale suite à un divorce ; famille surendettée ; fils ou fille d’immigrés. Dans ces cas là, apprendre à lire, écrire et compter n’est pas ressenti comme une priorité. Les habitudes sélectives se prennent d’ailleurs très tôt puisque 91% des élèves ayant redoublé le CP n’atteindront jamais la seconde.

L’échec scolaire a souvent été expliqué, en partie, par les pédiatres (Docteurs Courtecuisse, Vermeil et Guran). Extérieurs à l’institution, ceux-ci n’ont pas été entendus. Leur étude n'a d'ailleurs jamais été publiée

Il faut dire que leur discours était direct :

  •        la moitié des élèves d’une classe d’age n’atteint pas le baccalauréat
  •        40% seulement des élèves accèdent à la terminale
  •        le système éducatif porte une large responsabilité de ces échecs
  •        le système éducatif fonctionne en imposant une norme et un rythme auxquels TOUS les élèves doivent s’adapter ou se soumettre
  •        les rythmes biologiques des enfants ne sont pas pris en compte :
  •       tous les enfants de 6 ans n’ont pas la même taille. Pourquoi parleraient ils et liraient ils TOUS au même age ?
  •        l’age idéal pour apprendre à lire se situe entre 5 et 8 ans. Or, pour le système éducatif, un enfant qui ne sait pas lire à 6ans et demi est considéré comme perdu !

Le système éducatif tranche dans le vif. C’est à 6 ans que l’on trie les « bons » et les « mauvais ». La lenteur et les retards sont érigés en maladies chroniques. Voila sans doute pourquoi 1 enfant sur 8 parcourt sans fautes la totalité du cursus d’enseignement général, du CP au Baccalauréat.

Christophe Chartreux

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Rentrée : le ras-le-bol des chefs d’établissement...

2 Septembre 2020 , Rédigé par Alternatives Economiques Publié dans #Education

Rentrée : le ras-le-bol des chefs d’établissement...

EXTRAITS

En première ligne d’une rentrée qu’ils n’ont pu anticiper, épuisés par des mois de gestion d’établissement en situation de crise sanitaire, soumis à un rythme de réformes incessantes, les directeurs, de l’école au lycée, expriment de plus en plus leur déception et leurs incompréhensions.

« Les chefs d’établissement ont eu un rôle exceptionnel pendant le confinement et le déconfinement et je voudrais les en remercier […]. Chacun doit reconnaître leur rôle fondamental dans la société. Ils ont été extraordinaires. » Il est rare d’entendre parler des personnels de direction sur les ondes d’une grande radio nationale et encore moins pour eux d’être l’objet publiquement de tant de louanges de la part de leur ministre. Pourtant, c’est bien Jean-Michel Blanquer qui s’exprimait à ce sujet le 22 juin dernier sur France Inter.

Tenus au devoir de réserve, ces principaux, proviseurs et adjoints restent généralement très discrets, d’autant qu’ils ne sont que 14 000 en France pour les chefs d’établissement et près de 45 000 directeurs d’école. Cependant, la veille de l’intervention du ministre, le SNPDEN, syndicat majoritaire de la profession, avait alerté dans les colonnes du Journal du dimanche d’un épuisement généralisé après une gestion de crise sanitaire complexe dans les établissements. Il demandait à être reçu très rapidement par le ministre. Deux mois après, malgré les congés, le mécontentement est loin de s’être éteint.

En première ligne pour faire appliquer le protocole sanitaire – remanié légèrement moins d’une semaine avant la rentrée – les chefs d’établissement s’agacent déjà du timing et du contenu des instructions reçues.

« Nous avons repris le travail il y a deux semaines sans aucune consigne. On nous a promis un nouveau protocole : celui-ci a été publié mercredi soir très tard. Cela ne nous laissait que deux jours pour la mise en œuvre ! Nous sommes conscients que le contexte sanitaire nous demande de nous adapter et de réagir rapidement. Mais nous ne sommes pas obligés de travailler dans l’urgence ! C’est épuisant », regrette un principal, qui a requis l’anonymat.

(...)

Des personnels épuisés

La gestion de la crise sanitaire n’est toutefois que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Obligés de répondre aux enquêtes dont les bombardent le ministère et les différents échelons de l’Education nationale, ils ploient sous le poids croissant d’un travail administratif qui laisse peu de place à l’aspect pédagogique de leur métier.

« Nous recevons des mails dans des quantités invraisemblables, entre 50 et 100 par jours en temps normal », raconte Patrick Bedel principal et secrétaire académique du syndicat Indépendance et Direction. Beaucoup d’entre eux regrettent une perte de sens dans leur métier, envahis par « le sentiment d’être devenus des exécutants corvéables et non plus des acteurs de terrain », estime Patrick Bedel.

Par ailleurs, ces professionnels n’ont pas été épargnés par le rythme effréné des réformes de l’éducation nationale ces dernières années. Après celle du collège, menée par le gouvernement de François Hollande, Jean-Michel Blanquer a mis les bouchées doubles : dédoublement des classes en primaire, abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans, suppression des filières traditionnelles au lycée ou encore transformation du baccalauréat. Sans parler de la refonte de l’éducation prioritaire et la transformation du lycée professionnel, déjà dans les tuyaux.

« Le rythme des réformes s’est accéléré et nous n’arrivons pas à les mettre en place dans la sérénité », juge Florence Delannoy. Certaines mesures ont en effet rencontré une forte opposition de la part des équipes enseignantes mais aussi des élèves ou de leurs parents.

Opposition verbale mais aussi parfois physique. Lors de l’organisation des E3C, des épreuves communes de contrôle continu pour les élèves de première, certains lycées ont été bloqués, des enseignants ont démissionné de leur poste de professeurs principaux ou ont refusé d’assurer les surveillances. « Certains cas ont été très violents avec parfois des personnels de direction molestés voire frappés », assure Franck Antraccoli, secrétaire général du syndicat Indépendance et Direction Force ouvrière. Si l’immense majorité des équipes ont coopéré, de tels incidents ont pesé dans la gestion d’établissement pour les personnels de direction concernés.

(...)

Des directeurs d’école déboussolés

De leur côté, les directeurs d’école – qui n’ont pas le statut de chef d’établissement – n’ont pas mieux vécu les approximations ou revirements ministériels au moment du déconfinement. La profession dénonçait déjà des conditions de travail de plus en plus difficiles, des charges administratives toujours plus lourdes, pour la plupart combinées à un travail pédagogique qui en pâtissait forcément. Le suicide de leur collègue Christine Renon en Seine-Saint-Denis en septembre 2019 avait mis en lumière l’existence de véritables souffrances au travail et d’un épuisement largement partagé.

« Nous gérons l’infirmerie, la conciergerie, l’ouverture du portail en cas de parent en retard... Je suis directeur d’une école de 18 classes donc je bénéficie d’une décharge totale mais une grande majorité de mes collègues doivent aussi faire cours en plus de leurs responsabilités. Ils peuvent être interpellés lorsqu’un robinet fuit, lorsqu’un élève est malade… Nous devons nous occuper de 1 000 sujets de tous ordres ! », regrette Grégory Raynal.

(...)

Eva Mignot

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Le « Grenelle des professeurs » : un slogan ronflant voire inquiétant! - Par Claude Lelièvre

2 Septembre 2020 , Rédigé par Médiapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Le « Grenelle des professeurs » : un slogan ronflant voire inquiétant! - Par Claude Lelièvre

Le terme de « Grenelle » a été plus d'une fois employé ces dernières années pour magnifier des rencontres entre ''partenaires'' sur des sujets divers. Bien à tort si cela renvoie au précédent historique de Mai 68, en particulier pour ce qui concerne les enseignants. Sans compter des propos d'Emmanuel Macro pas si lointains..

Si l'on prend le point de vue de Sirius, il y aurait eu le 27 mai 1968 une sorte d'aggiornamento réciproque : les « accords de Grenelle »  entre dirigeants syndicaux et membres du gouvernement, mettant fin à une situation de tension très vive et inaugurant une période nouvelle. Un précédent historique suffisamment positif pour magnifier et qualifier d'autres accords et aggiornamento possibles, en particulier pour les enseignants : dans leur ministère, au 110 rue de Grenelle.

Mais tout cela est pure fantasmagorie. Il n'y a jamais eu d' « accords de Grenelle» aux dires mêmes de l'ensemble des dirigeants ayant participé aux discussions (à l'exception d'un seul, Edouard Balladur) à commencer par le Premier Minsitre Georges Pompidou qui a lu à l'aube du 27 mai 1968 ce qu'il a désigné formellement comme « un projet de protocole d'accord ». Et l'on sait que les grèves ont continué de plus belle ensuite, le commencement de la fin n'ayant lieu qu'au retour du Président de la République après son escapade à Baden-Baden auprès du général Massu. 

Des discussions ont bien eu lieu rue de Grenelle (pas au 110 mais au 127 rue de Grenelle) c'est à dire au ministère du Travail, dans une pièce « mal sonorisée », autour de tables « trop étroites et trop longues » qui rendent difficiles les échanges . Les représentants des enseignants ( avec à leur tête James Marangé, le secrétaire général de la FEN) ont eu un mal fou pour être représentés à ces discussions au ministère du Travail.

Dans le « projet de protocole d'accord » lu par Georges Pompidou au petit matin du 27 mai 1968 deux points seulement peuvent les concerner directement. Une phrase indique que le CNPF et les confédérations syndicales « ont convenu d'étudier les moyens permettant d'assurer avec le concours de l'Etat, la formation et le perfectionnement professionnel ».

Et le paragraphe traitant de « l'évolution des rémunérations des secteurs publics et nationalisés » indique qu' « en ce qui concerne les traitements des fonctionnaires, une réunion a été organisée le 26 mai après-midi à la direction de la Fonction publique pour préparer celle à laquelle participeront le 28 mai à 15 heures, sous la présidence du Premier ministre, les organisations syndicales intéressées »

Mais il faut savoir que cette réunion du 26 mai a été un pur fiasco , car les confédérations se sont retrouvées devant un ministre de la Fonction publique- Edmond Michelet- dépourvu de tout pouvoir. de négociation . Jugeant inutile de poursuivre plus longtemps une discussion stérile, la FEN et les fédérations des fonctionnaires et des postiers FO ont donc décidé de quitter la réunion.

Peu après la déclaration du Premier ministre Gorges Pompidou, sur le perron du ministère du Travail au 127 rue de Grenelle, vers 7 heures 30 du matin , James Marangé déclare que « la FEN qui entend que le règlement porte également sur les problèmes de la fonction publique et sur les problèmes de l'enseignement, maintient son mot d'ordre de grève des enseignants »

Si c'est cela que l'on magnifie sous le nom de « Grenelle » ( le « Grenelle des fonctionnaires », que vient de lancer Jean-Michel Blanquer) , les enseignants ont du souci à se faire... Sans compter les propos plutôt emberlificotés tenus par le chef de l'Etat à Rodez le 3 octobre dernier : "Si je revalorisais, comme je veux le faire, l’ensemble des enseignants… quand on parle de l’Éducation nationale dans notre pays, on parle d’un million de fonctionnaires. C’est le premier employeur du pays. Si je voulais revaloriser comme ça, c’est dix milliards ! Je vais pas mettre dix milliards demain ! C’est vos impôts, hein ! Ou c’est le déficit, c’est la dette pour nos enfants.Donc. C’est investir sur notre éducation, faut repenser la carrière. Ça veut dire qu’il faut qu’on arrive à ce que la carrière progresse davantage. Qu’on ait un vrai dialogue avec l’ensemble des enseignants et leurs représentants. Il faut dire comment on fait mieux progresser la carrière, comment on paie mieux, comment du coup, parce qu’on paie mieux, peut-être on change aussi le temps de travail, la relation au travail, et je pense que les enseignants de votre génération ils sont tout à fait prêts et ils le font d’ailleurs, bien souvent, hors du temps scolaire, d’accompagner les jeunes différemment, que ce soit valorisé, que ça puisse être demandé aux enseignants. Que le métier change. Qu’on regarde aussi les périodes de vacances, par rapport aux autres. Et puis qu’on pense sa carrière, en valorisant beaucoup plus qu’on ne le fait aujourd’hui les périodes d’encadrement. Aujourd’hui quand vous êtes directeur dans le primaire, directeur de collège, c’est terrible !

Claude Lelièvre

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A Voir... "Police", d'Anne Fontaine... Avec Virginie Efira, Omar Sy, Grégory Gadebois, Payman Maadi...

2 Septembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Cinéma

EXTRAITS

La Renault Kangoo, modèle-phare du constructeur français, appartient au segment des « ludospaces ». La première gageure de la réalisatrice Anne Fontaine, et qui n’est pas la moindre, est d’avoir transformé ce véhicule – très utilisé par la police nationale en raison de ses portières arrière à glissière et de son avantageuse volumétrie – en théâtre d’un huis clos étouffant mettant aux prises quatre blocs d’humanité brute, soit trois policiers et un prisonnier. Pour le « ludospace » on repassera. Rien de moins gai que cet habitacle qui semble se réduire, que cette suffocation qui nous gagne derrière les fenêtres fermées où défilent les lumières de la ville. Ne manque que la buée. Mais c’est autant le physique des quatre personnages qui sature l’habitacle que leur âme.

Virginie (Virginie Efira), Aristide (Omar Sy) et Erik (Grégory Gadebois) sont trois policiers d’un commissariat parisien. Leur routine : violences conjugales, infanticides, bagarres de rue. Ils ont leurs secrets, des failles béantes comme des précipices. Virginie, mariée, est enceinte d’un amant. Elle a décidé d’avorter. Erik vit avec une femme dépressive et tyrannique ; il fume deux paquets par jour et renifle les effluves d’un verre de cognac lorsque l’envie de replonger le taraude. Atrabilaire, il hurle souvent : « Vous me faites tous chier ! » quand le vocabulaire lui manque pour exprimer son mal de vivre. Aristide voit une psychiatre. Il dit qu’il a « du vent dans la tête ». L’uniforme les engonce, il ne les protège de rien.

(...)

Casting parfait

C’est alors que le casting s’avère parfait. Il fallait des acteurs et une actrice non seulement capables de produire de la lumière, fût-elle celle affaiblie de leurs âmes en désordre, mais physiquement capables d’occuper un volume dans ce Kangoo où ils se confrontent à leur vérité, à leurs limites. Tous y parviennent haut la main. Une fois revêtue de son uniforme (polo blanc, blouson bleu, godillots) et noués ses cheveux en un chignon serré dans le vestiaire du commissariat, Virginie Efira se transforme en une policière à qui on n’oserait même pas contester un PV. Omar Sy, imposant et doux, si loin de ses rôles habituels, parvient à exprimer toute l’ambivalence de son personnage en chantonnant quelques notes de Daniel Balavoine. Payman Maadi a le regard traqué d’une bête prenant peu à peu conscience qu’on la conduit à l’abattoir mais n’osant pas profiter des occasions de fuite qui lui sont offertes. Est-il dangereux, désespéré, résigné ?

(...)

Philippe Ridet

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Education - « On risque d’avoir un appauvrissement culturel de la population française »

2 Septembre 2020 , Rédigé par Basta! Publié dans #Education

Education - « On risque d’avoir un appauvrissement culturel de la population française »

EXTRAITS

Les réformes en cours de l’Éducation nationale, la focalisation sur les « EdTech », les technologies éducatives, ajoutées à la mauvaise formation des enseignants et aux politiques d’austérité, risquent de considérablement dégrader l’école publique. Entretien avec Stéphane Bonnéry, professeur en sciences de l’éducation.

Basta ! : De nombreux enseignants craignent que le gouvernement profite de la crise sanitaire pour accélérer l’enseignement à distance, qui a accentué les inégalités entre élèves. Partagez-vous leurs craintes ?

Stéphane Bonnéry [1] : La crise du covid-19 a été l’occasion d’accélérer des dynamiques qui étaient déjà à l’oeuvre au sein de l’éducation nationale, à commencer par le développement de l’enseignement à distance, brandi comme la solution pour assurer la « continuité pédagogique ». Cette focalisation sur l’enseignement à distance, en dépit de son caractère inégalitaire, traduit la logique profonde qui est celle de Jean-Michel Blanquer, et de son courant politique, de promotion des EdTech [les technologie éducatives d’enseignement à distance, ndlr]. Au ministère, depuis son arrivée, il y a un bâtiment entier dédié à ces EdTech. Leur mission est de préparer l’éducation nationale française à aller au maximum vers le distanciel, avec une individualisation de l’enseignement, et une privatisation possible. Par ailleurs, un projet de loi a été déposé en ce sens. Donc, oui, je partage les craintes de ces enseignants.

Vous évoquez le caractère inégalitaire de l’enseignement distanciel assuré via les nouvelles technologies. Cette problématique, soulignée par de nombreux enseignants, ne semble pas beaucoup inquiéter leur ministre…

 

Il semble en effet n’en avoir que faire, et passe son temps à dire tout le bien qu’il pense de ces nouvelles technologies. La crise a montré que le modèle de famille présent dans la tête de nos gouvernants, et qui est diffusé dans la presse, est basé sur une famille où chaque enfant dispose d’une chambre individuelle, de son propre ordinateur, de parents disponibles pour accompagner les apprentissages et, surtout, du haut débit. Cela révèle un profond mépris de classe, et une totale ignorance de qui sont les élèves dans les écoles de notre pays.

Beaucoup d’enfants qui entrent en maternelle ne savent pas que, quand une maîtresse pose une question, elle sait déjà la réponse. Il y a peu de famille où l’on pose des questions rhétoriques pour que l’enfant exerce son raisonnement. Or, l’école est construite sur le modèle de cet enfant éduqué comme apprenant à la maison. Penser que la population française est, dans sa majorité, une grosse classe moyenne, c’est totalement illusoire. 54 % des élèves dont le parent est déclaré référent occupent un métier d’exécution : ils sont ouvrier.e, employé.e, ou chômeur n’ayant jamais travaillé. Ces parents n’ont pas pu suivre d’études longues. Cela signifie que si l’élève ne comprend pas en classe, il n’y a aucune raison de penser que sa famille va pouvoir l’aider à comprendre une fois à la maison. L’école doit se faire à l’école.

(...)

Que faut-il mettre en place, selon vous, pour inverser cette logique ?

Il faut lancer une nouvelle phase de démocratisation, et repenser l’école sur le modèle des enfants qui n’ont que l’école pour apprendre ; cesser de gonfler les programmes en prenant pour repère une minorité d’enfants de la bourgeoisie, en se contentant d’un sous-programme pour les autres. Plutôt que l’individualisation des objectifs, donc la mise en compétition des élèves selon leurs origines sociales, tous ont intérêt à apprendre ensemble, à coopérer.

Il s’agit vraiment de décider ensemble de quelle société on veut. Est-ce que l’on veut pousser chacun à se différencier des autres, où est-ce que l’on veut créer du commun ? Cela implique de réfléchir à la réforme des programmes, au recrutement, à la formation et aux enjeux politiques des choix pédagogiques. Je pense que c’est très important d’alerter sur ces réformes de fond qui se mettent en place en ce moment dans l’éducation. Il faut que les syndicats s’emparent de ce débat, de même que les associations de parents d’élèves. Sans débat contradictoire pour comprendre ce qui se joue, il semble difficile d’échapper à la dérive.

Propos recueillis par Nolwenn Weiler

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Débat : Rentrée 2020, l’urgence de changer l’école ?

2 Septembre 2020 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

Une école en Finlande

Une école en Finlande

La rentrée s’annonce avec son lot de questions. Certaines reviennent comme des antiennes, révélant les blocages, les démons, les préoccupations ou espoirs des institutions technocratiques et syndicales. Il y a aussi celles que personne ne pensait devoir traiter dans l’urgence que les faits imposent, s’extrayant des moteurs idéologiques. Qui aurait imaginé il y a un an que monde de l’éducation serait bousculé lors du confinement ?

Comme toutes les rentrées, le ministre de l’Éducation exerce son rôle napoléonien, qui ne tient pas seulement aux personnes, mais à l’institution, de rassurer la population sur la bonne maîtrise technocratique du réenclenchement de la machine « école ». Il faut donner l’impression qu’il y a une sorte de grand commandeur qui éclaire de ses décisions et de ses choix, la vie de plusieurs millions de citoyens.

Cet exercice est exacerbé par le monde médiatique qui tend ses micros et caméras lors des conférences de presse et déplacements officiels. Il l’est aussi par les contrepoids syndicaux qui vont appuyer sur ce qui ne va pas. Les marronniers de la rentrée – ce qui va changer dans les programmes, sur ce qui ne va pas, sur ce qui va révolutionner l’école – accompagnent les vendanges de fin d’été, avec une constance désespérante, et le doux parfum que, finalement, jamais rien ne change.

Cet aspect n’est pas à négliger : comme les enfants adorent qu’on leur raconte la même histoire, les adultes aiment les cadres stables et répétés qui rassurent, même si on en est victime. Rien n’est mieux que de savoir ce qui nous attend, plutôt que de devoir faire face à l’inconnu.

Des évolutions récentes à intégrer

Face à l’incertitude, crise sanitaire oblige, les mesures agitent les médias. Le ministre expose que tout a été pris en considération et que le port du masque est une nécessité. Certains des syndicats rétorquent que c’est insuffisant, qu’il faut plus de personnels, plus de moyens. Rassurant, donc, de constater que, quel que soit le sujet, on finira à la rentrée par retomber sur les mêmes postures, « je gère » d’un côté, « c’est insuffisant » de l’autre.

Et ensuite ? En quoi cette valse à trois temps, « je tends le micro au ministre », « le ministre rassure », « les syndicats contestent », et on reprend, fait-elle avancer, de quelque manière que ce soit, la réflexion sur les enjeux et défis de l’école ?

Pourtant il y a matière. Voici par exemple une question plus que nécessaire à poser aujourd’hui : quelle est la performance scolaire des établissements ? La crise de la Covid-19 et les réponses contrastées, souvent très engagées, d’une majorité d’entre eux, apportent la preuve que chercher à piloter un paquebot sans données éclairantes oblige fatalement à naviguer en haute mer en esquivant les difficultés du système éducatif. Évaluer sans rien en faire, comme refuser l’évaluation pour ne pas stigmatiser les personnels, à quoi est-ce utile ?

Autre enjeu majeur : la crise a contraint et permis d’autres pratiques pédagogiques, de l’école maternelle jusqu’à l’université. On comprend bien, la pulsion de chacun à revenir à des situations nominales et sécurisantes. Mais les pratiques sont là. Tout le monde a entendu parler de ce professeur de mathématiques qui a produit des tutos que les collégiens et lycéens ont avidement consommés.

Il faut s’intéresser aux commentaires de ces vidéos, dans lesquels les adolescents s’interrogent sur le fait de continuer à aller en cours, sur les raisons pour lesquelles leur prof explique moins bien. La question n’est pas de savoir s’ils ont raison ou non, mais de prendre en considération ces réactions : l’enseignant n’est plus seul à table.

Enfin, le bien-être des élèves, des professionnels, des parents d’élèves ne peut être tenu pour portion congrue. Le savoir est d’abord relation. L’expression de « savoir-relation » désigne en premier lieu la relation des savoirs : c’est l’idée d’une circulation accrue des savoirs, et cela interroge la fonction traditionnelle de l’École, notamment dans ses pratiques alors que l’élève construit de plus en plus de connaissances en dehors de l’École.

En second lieu, le savoir-relation revêt une dimension active lorsque la relation des savoirs induit un savoir de la relation. Le savoir s’apprend et se construit dans la relation. L’enjeu n’est pas l’« accumulation » de connaissances sur la distinction sociale et scolaire. Il s’agit d’avoir des outils opérants pour soutenir la relation et guider l’action. La conception de dispositifs visant à favoriser le « bonheur » à l’école n’implique-t-elle pas de prendre en compte les savoirs-relations dont les sujets et ici les lycéens disposent et développent pour construire et réinventer les rapports aux savoirs, aux autres et à eux-mêmes ?

Des défis à poser

Pour chercher à lutter contre les inégalités et prendre en considération de nouvelles pratiques, le pouvoir s’apprête à répondre massivement par la diffusion de moyens numériques. Ce sont des compétences bien différentes que l’on va demander aux enseignants. Il n’est pas illégitime qu’ils s’interrogent. Il n’est pas illégitime de les entendre lorsqu’ils revendiquent n’avoir pas été recrutés pour exercer leur métier de cette manière. La prise en compte des parents comme relais acteurs clairement identifiés comme tels revient aussi sur le devant de la scène !

Se pose aussi la question de l’architecture scolaire, qui ne pourra être simplement résolue par la vogue de l’école de l’école en plein air – grande découverte du XIXe siècle, avec des prolongements certes intéressants au XXe siècle, mais anecdotiques dans la mesure où l’école reste une institution de masse. Jusque dans les années 50, les écoles ont été bâties pour se protéger des éléments climatiques. Puis, en cohérence avec la volonté d’ouvrir les écoles, on a fait rentrer la lumière, jusque dans les plus récentes constructions.

Mais les élèves ne sont pas des tomates que l’on cultive sous serre. Au-delà de la boutade, le défi climatique et environnemental est l’urgente priorité. Certaines villes, comme Grenoble, y répondent par la végétalisation des cours de récréation et de nouveaux aménagements. Ce questionnement n’est pas anodin et constitue d’ores et déjà une urgente nécessité.

L’arrivée des jeunes migrants (qu’ils soient aujourd’hui politiques, demain climatiques) ceux que l’on nomme pudiquement les MNA (migrants non accompagnés) sera aussi une vraie question à traiter, illustrant les carences du suivi éducatif quand l’état est condamné par exemple pour refus de scolarisation d’un mineur isolé.

Toutes ces questions méritent d’être posées, non pas pour parvenir à des réponses immédiates, mais pour constituer un terreau d’évolution acceptable par le plus grand nombre. Comme le disait Margaret Mead, dans un article du Time du 4 septembre 1954, cité par Marshall McLuhan, déclarait

« On se plaint beaucoup trop que la société doive évoluer rapidement pour suivre la machine. Il y a un grand avantage à évoluer rapidement si l’on évolue complètement et si le changement social, pédagogique et de loisirs se fait en même rythme. Il faut changer toute la structure, tout le groupe, d’un seul coup – les gens eux-mêmes doivent accepter de changer ».

Beatrice Mabilon-Bonfils
Sociologue, Directrice du laboratoire BONHEURS, CY Cergy Paris Université
 
Alain Jaillet
Professeur des Universités, membre du Laboratoire BONHEURS (Bien-être, Organisations, Numérique,Habitabilité, Education, Universalité, Relation, Savoirs), CY Cergy Paris Université
 
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Revue de Presse Education... Rentrée — Réflexions...

2 Septembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Rentrée — Réflexions...

Rentrée hasardeuse, mais beaucoup de réflexions sur l’école en général.

Rentrée

Rentrée des classes : Jean-Michel Blanquer tente de rassurer les enseignants
Le ministre de l’Éducation nationale s’est rendu en Mayenne ce lundi. Une nouvelle fois, il a assuré que la rentrée scolaire serait aussi normale que possible, dans un contexte inédit.
C’est le grand jour du retour à l’école pour 12 millions de jeunes Français. En visite dans le lycée professionnel Pierre-et- Marie Curie de Château-Gontier-sur-Mayenne ce lundi, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a assuré que la rentrée a été bien préparée, et que le gouvernement avait prévu toutes les situations
.”

Rentrée scolaire : « La priorité absolue est de réapprendre à nos élèves à vivre en groupe » Tribune de Jean-Baptiste Labrune, Professeur des écoles
Ce ne sont pas d’évaluations « diagnostiques », annoncées par le ministre de l’éducation nationale, que les élèves auront besoin, mais de l’ouverture et de la diversité que représente l’école, affirme dans une tribune au « Monde », Jean-Baptiste Labrune, enseignant en primaire.”

Rentrée : A l’école polyvalente Vaucanson, « la rentrée la plus triste que j’ai connue »
"A l’école polyvalente Vaucanson, en plein centre de Paris, les enseignants peaufinaient hier les préparatifs de la rentrée. Une rentrée que le ministre Jean-Michel Blanquer voudrait « la plus normale possible » mais qui dans les faits, est un véritable casse tête. Comment éviter le brassage des élèves ? Comment créer le lien derrière son masque avec les parents et les élèves ? L’inquiétude autour des conditions sanitaires est omniprésente et les questions pédagogiques bien loin... Ce qui faisait regretter aux professeurs le temps des rentrées « joyeuses » et « pleines d’entrain », avant le Covid-19. Reportage. “

Rentrée scolaire : « On a perdu la main sur beaucoup de jeunes, je ne sais pas comment on va la reprendre » Par Eléa Pommiers
De l’école primaire au lycée, les enseignants savent qu’il leur faudra combler les retards accumulés par beaucoup de leurs élèves lors du confinement, tout en essayant de poursuivre le programme normal.”

Rentrée des profs : « Il va falloir reprendre les bases pour retrouver un socle de connaissances » Par Pierre-Henri Allain, correspondant à Rennes
Ce lundi, avant leurs élèves demain, les enseignants ont repris le chemin des établissements scolaires. Reportage dans un collège de Rennes, où les séquelles potentielles du confinement sont l’inquiétude majeure.”

Matthias Cyprien, principal du collège de Poilly-lez-Gien : "On est sur une ligne de crête"
Conjuguer le sanitaire et le pédagogique, c’est le défi immense de cette année scolaire qui débute. Entretien avec Matthias Cyprien, principal de collège dans le Giennois, et secrétaire adjoint académique du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN).”

La Réunion, un « laboratoire » pour la rentrée scolaire de la métropole ? Par Margaux d’Adhémar
Depuis la reprise des cours le 17 août dernier, les fermetures partielles d’établissements réunionnais sont nombreuses, alors que la circulation du virus augmente sur l’île.”

Un peu de nostalgie Je me souviens de la rentrée scolaire…Par Jacques Vauloup le mardi 1 septembre 2020
Je me souviens de ma première rentrée scolaire à l’âge de cinq ans, effrayé bien davantage par la cour de récréation que par l’apprentissage de la lecture de l’écriture et du calcul, je me souviens de ma deuxième rentrée un peu plus rassuré déjà mais non moins luctueux de quitter l’été,

Réflexions

Débat : Rentrée 2020, l’urgence de changer l’école ? par Beatrice Mabilon-Bonfils Sociologue, Directrice du laboratoire BONHEURS, CY Cergy Paris Université et Alain Jaillet Professeur des Universités, membre du Laboratoire BONHEURS (Bien-être, Organisations, Numérique,Habitabilité, Education, Universalité, Relation, Savoirs), CY Cergy Paris Université
La rentrée s’annonce avec son lot de questions. Certaines reviennent comme des antiennes, révélant les blocages, les démons, les préoccupations ou espoirs des institutions technocratiques et syndicales. Il y a aussi celles que personne ne pensait devoir traiter dans l’urgence que les faits imposent, s’extrayant des moteurs idéologiques. Qui aurait imaginé il y a un an que monde de l’éducation serait bousculé lors du confinement ?

« A l’école, nous attendons toujours une politique ambitieuse en matière d’éducation à l’égalité filles-garçons » Tribune Françoise Cahen, Professeure de lettres
Déclaré « grande cause du quinquennat », le sujet est pourtant relégué au second plan, souligne, dans une tribune au « Monde », la professeure de lettres Françoise Cahen, initiatrice en 2016 d’une pétition pour donner leur place aux femmes dans les manuels scolaires.” abonnés

Des livres plaidoyers pour une école qui rassemble
Si l’école ne peut à elle seule préserver la démocratie, sa contribution peut être cruciale à la condition qu’elle s’organise pour mieux aider les plus défavorisés, défendent le livre des sociologues François Dubet et Marie Duru-Bellat et celui du pédagogue Philippe Meirieu.” Par Luc Cédelle

Marie Duru-Bellat : « Sans école, c’est toute la société qui s’est retrouvée en apesanteur »
La sociologue dresse dans un entretien au « Monde », à l’occasion de la rentrée scolaire, le bilan de plusieurs mois d’une « société sans école ».” Propos recueillis par Mattea Battaglia
Mardi 1er septembre, l’école reprend pour 12,4 millions d’enfants et 800 000 enseignants avec un « passif » inédit : jusqu’à six mois d’interruption de cours (vacances d’été comprises) pour certains élèves – au moins un cinquième d’entre eux, selon les estimations communiquées par le ministère de l’éducation, début juillet. De cette expérience de « société sans école », et alors que la situation sanitaire reste très incertaine, il est déjà possible de tirer des leçons, explique au Monde la sociologue Marie Duru-Bellat. Professeure émérite à Sciences Po Paris, elle vient de publier avec François Dubet, lui aussi sociologue, L’Ecole peut-elle sauver la démocratie ? (Seuil, 240 p., 17 euros)

Obligation et gratuité. Confusion ? Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
Il n’y a pas de rapport intrinsèque logique ou historique entre l’obligation et la gratuité ; et même pour ce qui concerne l’École. C’est sans doute en effet une certaine mémoire de la mise en place d’une École « obligatoire et gratuite » au début de la Troisième République qui incline à penser cela. Mais à tort.”

Les écorchés scolaires en tout état de cases Par Clara Hage
Dans son livre « les Incasables », Rachid Zerrouki, alias Rachid l’instit sur Twitter, prof en Segpa à Marseille, livre un portrait tendre de ses élèves en échec scolaire et une analyse lucide de l’origine de leurs difficultés.”

L’évaluation dans le système éducatif : ce que vaut notre enseignement par Dominique Odry, Editions Mardaga supérieur, 2020, 318 pages, 34,90 euros. par Jean-Pierre Costille
"Devoir en classe, annonces des résultats PISA ou encore PPCR : l’évaluation est partout ! Dominique Odry, qui a été inspecteur de l’Education nationale, a assuré pendant douze ans le rôle de responsable formation à l’Ecole supérieure de l’Education nationale auprès des inspecteurs et des chefs d’établissement. Il aborde en neuf chapitres la notion d’évaluation. Des encadrés ponctuent chacun des chapitres et l’ouvrage comprend en outre une bibliographie.

‘Venez découvrir l’ouvrage "Construire ensemble l’école d’après" lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi 2 septembre à 9h45 au siège du CRAP-Cahiers pédagogiques, 8 rue Chevreul, Paris 11 (métro Nation). En présence des trois auteurs-coordinateurs, Sylvain Connac, Jean-Charles Léon et Jean-Michel Zakhartchouk. Un livre publié aux éditions ESF Sciences humaines en partenariat avec les Cahiers pédagogiques. Pour que « l’école d’après » ne soit pas un vain slogan, ce livre ouvre une réflexion collective féconde et fait émerger de nombreuses propositions pour envisager un « après » qui ne soit pas un simple retour à un système qui a déjà montré ses limites et ses failles. Merci de confirmer votre présence auprès de crap@cahiers-pedagogiques.com

Bernard Desclaux

Les Cahiers Pédagogiques par ceux qui les font et ceux qui les lisent
“Praticiens ou chercheurs, enseignants à tous les niveaux de l’École ou à l’université, formateurs… Plusieurs ont écrit dans les Cahiers Pédagogiques. Certains les fabriquent. Beaucoup les lisent et les utilisent pour former ou se former et réfléchir à leur métier.
Tous nous disent ce que leur a apporté la lecture des Cahiers et pourquoi ceux ci ne doivent pas disparaître et continuer à évoluer pour accompagner la transformation de l’École.
Chaque jour, vous trouverez ici de nouvelles contributions (vidéos, textes anciens ou écrits pour l’occasion). Faites les connaître autour de vous…”
https://www.cahiers-pedagogiques.com/Les-Cahiers-Pedagogiques-par-ceux-qui-les-font-et-ceux-qui-les-lisent
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Pour vous abonner : https://librairie.cahiers-pedagogiques.com/74-abonnements

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Jackie Scott...

1 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Thomas (Tom) Wolfe...

1 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Chacun de nous est la somme de ce qu'il n'a pas calculé : qu'on nous rende à la nudité et à la nuit et l'on verra naître en Crète il y a quatre milles ans l'amour qui mourut hier au Texas.

Le germe de notre destruction s'épanouit dans le désert, la simple salutaire pousse au pied d'un rocher de montagne et nos vies sont hantées pas une souillon de Géorgie parce qu'à Londres, un malandrin échappa au gibet. Tout moment est le fruit de quarante milles années. Les jours avec leur moisson de minutes, retournent vers la mort comme des mouches bourdonnantes et chaque moment comme une fenêtre ouverte sur la mort.

Thomas Wolfe - L'Ange exilé

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Véronique Decker : « Le projet du gouvernement, c'est la découpe de l'école publique » - (Vidéo)

1 Septembre 2020 , Rédigé par Regards.fr Publié dans #Education

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