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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Comptes et campagnes — Supérieur — Ressources

10 Septembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Comptes et campagnes — Supérieur — Ressources

Une petite revue avec quelques infos... un peu de supérieur et quelques ressources.

Comptes et campagnes

JM Blanquer déjà en campagne
Interrogé par la Commission de l’éducation de l’Assemblée nationale le 8 septembre, JM Blanquer a développé son plan de campagne devant les députés. En présentant la rentrée, il avait prévenu que les réformes continueraient. Mais c’est plutôt un plan de campagne politique qui a été développé devant les députés. Il a été longuement question du "Grenelle des professeurs" auquel devrait être associé un groupe de députés LREM. L’autre grand sujet c’est la laïcité et la lutte contre la "fragmentation identitaire".”

VIDEO. Quand les entreprises paient pour entrer dans les classes sur FranceInfo
Au menu de la rentrée des classes, certains lycéens vont découvrir de nouveaux exercices en sciences économiques et sociales. Des cours qui parfois encensent les entreprises. Logique, certaines ont payé pour entrer dans les classes et améliorer leur image.”

L’OCDE pousse la France à améliorer son enseignement professionnel Par Alice Mérieux, Abonnés
L’OCDE publie son rapport annuel "Regards sur l’éducation" aujourd’hui. Il appelle les pays à miser sur l’enseignement et la formation professionnels pour sortir de la crise. Un domaine où la France est particulièrement en retard.”

Les directeurs d’école demandent des comptes
Gestion de la crise du Covid, tâches administratives, conditions de travail, salaires… Les négociations commencent avec le ministère.” Par Caroline Beyer
Surchargés de tâches administratives, sursollicités par les parents d’élèves, les enseignants et agents municipaux de leur équipe, les directeurs d’école l’étaient déjà avant le Covid. « Polyvalence », « surcharge de travail », « stress », étaient les mots qu’ils citaient le plus pour caractériser leur métier, dans le cadre d’une consultation menée par l’Éducation nationale fin 2019, après le suicide, quelques mois plus tôt, d’une directrice d’école de Pantin (93).”

A l’école le seul masque inclusif qu’on a vu est celui de S. Cluzel par VSERVAT Enseignante histoire géographie en collège à Montreuil, doctorat histoire culturelle contemporaine Paris 1, sourde remise à neuf. Montreuil - France
À en croire les chaines d’information continues ou de service public, à l’école de la confiance « nous sommes prêts » à faire face aux difficultés sanitaires engendrées par la covid-19, » sans laisser les handicapé.e.s sur le bord du chemin. Car l’école de la confiance est aussi une #ecoleinclusive. Depuis la sortie du confinement et jusque récemment, différents (publi)reportages ont, en effet, relayé la doxa ministérielle et présenté avec force émerveillement les bénéfices des masques inclusifs à destination des personnes sourdes et malentendantes. Étonnamment on a vu très peu d’images de leur usage en situation réelle, l’avis de personnes sourdes ou malentendantes les ayant utilisés n’a pas été recueilli. D’aucun.es, par mauvais esprit, pourraient conclure que les sourd.es, on les aime surtout muet.te.s.

Supérieur

L’aide à l’accès à l’enseignement supérieur passe de 80 000 à 200 000 places, annonce Macron Le Monde avec AFP
Emmanuel Macron a promis, mardi 8 septembre, que le dispositif « cordées de la réussite » aidant les jeunes à accéder à l’enseignement supérieur et aux filières sélectives passerait de 80 000 à 200 000 places en vue de promouvoir « l’égalité des chances ».
« Cette nouvelle “cordée de la réussite”, nous allons la passer de 80 000 aujourd’hui à 200 000 [places], avec ce système de bourses, avec le renforcement des moyens que nous allons mettre en place, pour permettre d’identifier, dès la 4e, des jeunes et de les emmener jusqu’à l’après-baccalauréat, a déclaré le président après une rencontre avec les élèves d’un lycée professionnel en Auvergne-Rhône-Alpes. C’est un formidable levier, par l’éducation et l’accès jusqu’au supérieur, d’égalité des chances, avec aussi un lien permanent avec l’entreprise. »

Plan de relance : 6,5 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation par Dahvia Ouadia
L’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation recevront 6,5 milliards d’euros dans le cadre du plan de relance de 100 milliards d’euros. Une somme importante répartie entre la recherche et l’enseignement supérieur mais également dédiée à plusieurs actions du PIA 4.”

Ressources

Vient d’être publié sur Cairn.info : Altet Marguerite, Marcel Jean-François, « Introduction. La vitalité d’une quinquagénaire : évolutions et perspectives des recherches en sciences de l’éducation », Les Sciences de l’éducation - Pour l’Ère nouvelle, 2019/2 (Vol. 52), p. 7-9. DOI : 10.3917/lsdle.522.0007. URL : ->https://www.cairn-int.info/revue-les-sciences-de-l-education-pour-l-ere-nouvelle-2019-2-page-7.htm

La naissance de l’orientation professionnelle en France (1900-1940) par Jérôme Martin
Jérôme Martin vient de publier, chez l’Harmattan, LA NAISSANCE DE L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE EN FRANCE (1900-1940) Aux origines de la profession du conseiller d’orientation[1]. Il fait suite à quelques trop rares études sur cette histoire. Au moment où des questions essentielles se posent en France sur les conditions d’existence des services d’orientation, la lecture de ce retour sur les origines est éclairante.”

Bernard Desclaux

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Orange Blossom...

9 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Vassilis Vassilikos...

9 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le juge est jeune, beau, courageux. Espoir de guérison pour la gangrène. Rêve amarré à la jetée. Porte ouverte sur la prison. Sans eau. Sans lumière. Il fouille l'obscur réduit. "J'accomplis mon devoir." Patience. Il travaille. Il tisse la toile dont les marchands vont venir estimer le prix. Il la veut à toute épreuve. Avec deux aiguilles, fourchettes chinoises il compte chaque point, dévide le riz, grain par grain. Chaque geste d'aiguille est bien calculé. Chaque point en relation avec un autre point.

Le juge possède un grand stéthoscope. Il est une lune fouillant le stade quand le match se déroule sous les projecteurs. Des milliers de spectateurs sont pris par le jeu. Lequel d'entre eux a payé les joueurs en leur demandant de mal jouer? Qui a misé une fortune dans leur dos? Le juge examine le cliché cinématographique du crime : il lui faut préciser la nature des taches suspectes. Aucun doute ne doit subsister.

Vassilis Vassilikos - Z

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Alors tu pourras courir vers les victoires…

9 Septembre 2020 , Rédigé par christophe

Il est un pays qui est celui de ma naissance… L’Algérie…

Il est un pays écrin de mes plus beaux souvenirs d’enfance et d’adolescence… Le Maroc…

Il est un pays qui m’a vu devenir adulte et dans lequel je vis… La France…

Il est un pays qui ne regarde que moi… Mon existence…

Et puis, il est un pays que j’ai visité il y a fort longtemps, entraîné par mon premier amour.

Marchant dans les pas d’Ulysse, j’ai découvert la Grèce. Celle d’Athènes, des Cyclades et de la Crète… Celle de Jacques Lacarrière… Celle d’un peuple surtout… Cette femme me faisant signe de la main pour m’offrir un verre d’eau, alors que la chaleur écrasait le chemin qui mène aux ruines du Cap Sounion, s’offrant à la lumière bouillante de cet après-midi-là plongeant vers la mer toute proche, restera gravée dans ma mémoire. Elle était la Grèce ! Pas celle des mythes, qui ont la fâcheuse habitude de figer l’Histoire. Celle de la montagne épousant les eaux, des oliviers et des murs blancs, des rires et des larmes, des chaises installées devant les entrées et attendant la fraîcheur du soir, de la liberté conquise au prix du sang, de la tragédie et du bonheur de vivre ! De Mélina Mercouri et de Maria Farantouri. Du sirtaki, oh pas celui frelaté pour touristes. Non… Celui dansé un soir par un homme seul, âgé, certain de ne pas être vu et que j’ai observé en silence. La Grèce dansait ! Il a terminé, je me suis éclipsé. Je ne voulais pas trahir ma présence et, par là, trahir le secret de cette danse n’appartenant qu’à lui. Jamais je n’ai vu homme plus grec, à part peut-être ces oliviers millénaires aux corps torturés par le temps et le vent, donnant aux collines des allures de champs de bataille dont les guerriers seraient restés prisonniers du temps…

J’ai aimé Santorin. Là encore, pas celui des touristes dégueulés par vaisseaux entiers pour une journée d’arrêt avant de poursuivre le marathon vers d’autres îles, d’autres villes. Vite parcourues, vite pillées en photographies, selfies et cartes postales. C’était dans les années 1980. Les ruelles de la ville-citadelle n’étaient pas encore trop embouteillées par des hordes d’envahisseurs et l’on pouvait déambuler à l’aise au milieu des maisons blanches à coupole bleue. Tu aurais aimé, j’en suis certain. Déjà Braque annonçait sa venue.

De l’Atlantide au cimetière marin de Varengeville, quel chemin parcouru… Que d’amours englouties… Au loin, dans le soleil déclinant, loin de Fira et d’Oïa, assis sur un muret, nous regardons finir le jour. L’obscurité enveloppe ton regard d’un halo étrange. Ici tout est mystère, comme ce volcan, là, posé, flottant encore au centre de la caldera. Nea Kameni se noie…

Puis vint la Crète… Ce bain dans la mer de Libye… Chaude et trop calme à mon goût. Je suis un enfant de l’Atlantique agitée. Les rouleaux de ma jeunesse n’existent qu’en cas de meltemi soufflant en tempête. Zeus est né ici. Je l’ai croisé en parcourant les gorges de Samaria. Elles ont conservé quelques-uns de mes rêves… Je les retrouverai en lisant et relisant quelques pages de l’Odyssée. Ulysse l’aventurier, Ulysse aux mille ruses… Son retour à Ithaque, reconnu par son vieux chien… Le massacre des prétendants et Pénélope lui imposant l’épreuve du lit conjugal sculpté, par lui seul, dans un « rejet » d’olivier… Toujours les oliviers… Cet épisode ravit mes élèves chaque fois que je le leur lis. La Grèce et ses récits ont sur moi le même pouvoir d’émerveillement que je connaissais, enfant, lorsque je découvrais avec mes parents les paysages de l’Atlas enneigé ou ceux d’une plage de Sidi Bouzid, accessible seulement à pied après avoir emprunté l’ouverture étroite d’un pan de falaise détaché, prêt à s’effondrer dans l’océan. J’étais Ulysse marchant vers Calypso… Invincible dans mes étés éternels…

Il y a du grec en toi. Aussi éprise de liberté que peut l’être ce peuple. Depuis les Thermopyles jusqu’à la disparition du régime des colonels, les grecs sont restés amoureux fous de leur indépendance. Salamine et Platées viendront le confirmer… Maria Farantouri et Mélina Mercouri le chanter entre l’Acropole et les collines de la Pnyx, des Nymphes et des Muses. Il y a du Maroc dans la Grèce. La lumière, la mer, le vent et les chants. L’Histoire multi millénaire. Des paysages tellement beaux qu’ils rendent l’être humain acceptable… Il est des pays où même la pauvreté peut être fastueuse, ou les nuits se reflètent dans tes yeux sombres par la lune escaladant le ciel, ou les terrasses de café se dépeuplent quand le jour se prépare au réveil, où tes pas restent silencieux par tes pieds toujours nus, au milieu des rires et des claquements secs et réguliers des hommes aux komboloï…

Si tu vas un jour en Grèce, marche encore et toujours pieds nus, loin des villes et des lieux consacrés au tourisme de masse, dans les ruelles des villages perdus seulement par celles et ceux qui ne savent plus regarder la beauté en face.

Alors tu pourras courir vers les victoires…

Christophe Chartreux

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Seine-St-Denis: 4000 élèves "disparus"... 21 classes fermées par les autorités académiques... Du jamais vu!

9 Septembre 2020 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #Education

Seine-St-Denis: 4000 élèves "disparus"... 21 classes fermées par les autorités académiques... Du jamais vu!

Seine-Saint-Denis : Quatre mille écoliers absents, classes fermées… Des parents d’élèves dénoncent une « rentrée chaotique »

EDUCATION Des parents d’élèves de la Seine-Saint-Denis sont mobilisés depuis la rentrée. En tout, 21 classes ont été fermées par les autorités académiques du département

- Près de 4.000 élèves – dont 500 pour la ville de Saint-Denis – sur plus de 200.000 enfants, n’ont pas retrouvé le chemin de l’école en Seine-Saint-Denis.

- Vingt et une classes ont été fermées par les autorités académiques du département.

- « Nous sommes consternés. C’est une rentrée chaotique », déplore Alixe Rivière, coprésidente de la fédération de parents d’élèves FCPE 93 sollicité par 20 Minutes.

« On ne va pas lâcher », s’exclame Claire qui a vu la classe de moyenne section de sa fille être fermée quelques jours après la rentrée scolaire. L’établissement en question, l’école Louise-Michel de Montreuil (Seine-Saint-Denis), est même loin d’être isolée. En tout, 21 classes de maternelles et primaires ont été fermées par les autorités académiques du département, lors de cette rentrée, dont un quart dans la seule ville de Montreuil. « Les enfants sont dispatchés dans d’autres classes mais on arrive très vite à des effectifs de 28 par classe.  Dans le contexte actuel particulier, ce n’est pas possible », déplore-t-elle. Alors, les parents s’organisent.

« Nous avons occupé le bureau du directeur de l’école ce matin, nous étions plus d’une vingtaine de parents pour faire annuler la fermeture de cette classe. Et nous allons continuer les actions », assure-t-elle, auprès de 20 Minutes. D’autres parents se sont également mobilisés ce lundi dans une école de Pantin où a été décidée la fermeture d’une classe à double niveau CM1/CM2. De son côté, la FCPE 93 monte au créneau.

Où sont les 4.000 enfants qui ne sont pas retournés à l’école ?

« Nous sommes consternés. C’est une rentrée chaotique. Il y a une logique comptable sans aucune finesse et sans aucun respect du travail des équipes pédagogiques et des parents », déplore Alixe Rivière, coprésidente de la fédération de parents d’élèves FCPE 93, sollicitée par 20 Minutes. « Ils ont considéré que c’est une rentrée normale, ils ont donc appliqué la procédure normale », ajoute-t-elle. Soit, selon la FCPE, la fermeture de classes à la suite de l’absence de nombreux enfants lors de cette rentrée. Un chiffre jamais vu auparavant.

Selon les chiffres du rectorat de Créteil, aux alentours de 4.000 élèves – dont 500 pour la ville de Saint-Denis – sur plus de 200.000 enfants, n’ont pas retrouvé le chemin de l’école. C’est cinq fois plus que lors de précédentes rentrées. Déménagement ? Décrochage ? Peur du Covid-19 ? « Ils ne les trouvent pas. On ne sait pas où ils sont », déplore Alixe Rivière. La FCPE s’inquiète en effet fortement de cette absence constatée et non expliquée à ce jour de ces écoliers et indique dans un communiqué qu’il « paraît urgent d’identifier les causes de cette désaffection pour y remédier ».

« Au regard du retour attendu des “élèves disparus” et du besoin de limiter le nombre d’élèves par enseignants tant sur le volet sanitaire que pour les conséquences pédagogiques de la pandémie, la FCPE demande le maintien de toutes les classes dont le rectorat prévoit la fermeture et l’ouverture de toutes celles prévues pour répondre aux situations en tension ».

« Nous avons pris en compte les élèves manquants lorsqu’on a décidé d’ouvrir ou de fermer une classe après la rentrée », assure de son côté la direction académique au Parisien, précisant que leurs services sont pleinement engagés pour retrouver les enfants absents. En attendant, d’autres mobilisations sont prévues ce mardi et une audience est organisée à l’inspection académique. Une délégation de parents doit y être reçue.

R.L.

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«Ce n’est pas facile, j’ai envie de voir le visage de mes profs»

9 Septembre 2020 , Rédigé par Libération Publié dans #Education

«Ce n’est pas facile, j’ai envie de voir le visage de mes profs»

Compliquant la compréhension des leçons, le masque donne aussi l’impression aux enfants de ne pas connaître leurs enseignants.

Alors, cette rentrée ? «Ça se passe bien !» répond sans hésiter la petite Flora, 4 ans, ravie de son entrée en moyenne section. Comme dans toutes les classes de France, sa maîtresse de l’école Hugo-Vialatte, à Saint-Flour dans le Cantal, est masquée. «C’était moins choquant pour elle parce qu’elle avait déjà vu les enseignants après le déconfinement fin juin», assure son père Yann. C’est vrai que la petite dernière de ses trois enfants ne semble pas du tout être dérangée par le port du masque, qu’elle ne voit pourtant qu’à l’école et au marché, où il est obligatoire. Tout de même, au cours de la discussion, la pipelette lâche une remarque loin d’être anodine : «La dernière fois, la maîtresse nous a dit de rentrer après la récré. J’avais pas compris parce que j’entends pas toujours.»

Attention

Ne pas entendre à cause de ce fichu morceau de tissu, voilà le gros problème de Melyna, 8 ans, élève d’une école primaire de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes). Dans sa classe à double niveau de CM1 et CM2, deux enseignantes se relaient mais le diagnostic est le même : il faut tendre l’oreille à cause des masques. «Je trouve que c’est plus dur de comprendre ce qu’elles disent. Je suis obligée de bien me concentrer pour y arriver», remarque Melyna, pourtant habituée à exercer son attention, puisqu’elle pratique la gym rythmique six à huit heures par semaine. Placée «tout derrière», sur la troisième rangée, elle préférerait «être devant pour mieux entendre». Sa mère Audrey s’interroge : «Elle entend mieux sa voisine donc ça n’aide pas en termes de distraction. C’est une bonne élève mais elle a besoin de quelqu’un qui l’accompagne et, si elle ne comprend pas les cours, ça risque d’être plus difficile. Il y aura un suivi bien plus fort de ma part.» Autre difficulté soulevée par sa fille : ce sentiment de ne pas bien connaître les enseignantes avec ces masques qu’elles n’enlèvent jamais, «sauf pour boire». Melyna a donc filé entre midi et deux dans la bibliothèque pour voir les photos de l’école d’avant-Covid accrochées au mur. Histoire de se remémorer les sourires des maîtresses, qu’elle parvient tout juste à deviner derrière les masques «parce que les joues remontent et les yeux se plient».

A Paris, Malo, 6 ans, est entré en CP, une année importante dans la vie d’un enfant. «Je vois tout le temps la maîtresse avec le masque et c’est comme si elle était malade, ça me rend un peu triste», dit ce petit blond marqué par les semaines de souffrance de sa mère, touchée par le Covid-19 durant le confinement. Malo a vu le visage de son institutrice une seule fois, il lui a trouvé «l’air gentille». Parce que ce n’est pas le cas quand elle le porte ? «Non, assure-t-il. Je sens quand elle est contente.» Il ne comprend pas toujours mais l’assure, «ça va».

Articulation

Ce n’est pas le sentiment d’Ismaël, 11 ans, qui a fait sa rentrée en sixième dans le Xe arrondissement de Paris, dans la cour des grands donc. «Ce n’est pas facile parce que j’ai des profs différents à chaque fois et j’ai envie de voir leur visage car je ne les connais pas. Ils nous ont tous montré à quoi ils ressemblaient le deuxième jour, mais c’est tout», regrette-t-il. Lui aussi doit porter un masque, une obligation à partir de 11 ans. Ça lui donne chaud mais il supporte. En revanche, il a le sentiment que ses professeurs sont énervés de le porter toute la journée et assure que certains ne font aucun effort d’articulation. «Quand un prof explique quelque chose, on n’entend pas toujours et on lui demande de répéter. C’est assez énervant. Je suis tout derrière et, à chaque fois qu’on change de classe, on garde la même place. Donc c’est plus dur d’entendre pour moi.» Heureusement, les cours sont projetés sur le tableau et Ismaël peut y lire les consignes qu’il n’a pas comprises à l’oral. Malgré tout, il a peur que ce soit «un peu compliqué cette année».

Cécile Bourgneuf

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"JM Blanquer déjà en campagne - Un Grenelle des profs au service de LREM"

9 Septembre 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

"JM Blanquer déjà en campagne - Un Grenelle des profs au service de LREM"

EXTRAITS

Interrogé par la Commission de l'éducation de l'Assemblée nationale le 8 septembre, JM Blanquer a développé son plan de campagne devant les députés. (...) Il a été longuement question du "Grenelle des professeurs" auquel devrait être associé un groupe de députés LREM. (...)

"Cette rentrée s'est passée dans la joie", n'hésite pas à dire JM Blanquer en ouvrant la discussion avec la commission de l'éducation de l'Assemblée. Certes il y a l'épidémie et JM Blanquer annonce 28 établissements et 260 classes fermés. Il annonce aussi la publication prochaine d'une étude  sur l'impact du confinement. Mais "les enjeux sanitaires ne doivent pas écraser les autres sujets". Et la gestion de la crise sanitaire en France est excellente : "je n'ai pas peur de la comparaison européenne" fanfaronne le ministre, alors que l'OCDE vient d'écrire le contraire. Malheur aux critiques ! Pour avoir osé d'étonner de la sortie d'un nouveau protocole sanitaire le 27 août , une députée LFI s'attire une réponse fort agressive.

(...)

Un Grenelle des profs au service de LREM

Le premier sujet du jour c'est le "Grenelle des profs". Il apparait bien vite que le Grenelle doit tenter de renouer le fil entre LREM et les professeurs. Le "collectif Regards d'enseignants", composé de députés LREM, demande que son étude serve d'ouverture au Grenelle. Il se présente en expert. Le ministre l'invite à participer au groupes de travail qui vont devenir ainsi des officines électorales. Pour le ministre le Grenelle ce n'est pas que 40 millions. C'est "un changement systémique... L'objectif est la reconnaissance des personnels et l'amélioration des conditions de travail. Ce qui va se transformer c'est le travail en équipe", explique JM Blanquer. Il annonce "des réformes très importantes dans la gestion des relations humaines". La revalorisation, éventuellement sur plusieurs années, semble au second plan.

(...)

F Jarraud

A lire intégralement en cliquant ci-dessous

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A Voir... "Adolescentes" et "Un soupçon d'amour"...

9 Septembre 2020 , Rédigé par Libération Publié dans #Cinéma

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Je crois au socialisme comme "écologie politique"...

9 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

Je crois au socialisme comme "écologie politique"...
Longtemps, je me suis toujours « senti de gauche » sans jamais adhérer à un parti. Trop occupé sans doute par mes activités sportives dans le monde associatif. Trop libre aussi… Cette impossibilité de me laisser enfermer dans une « ligne », un cadre. Pas d’injonctions. Pas de carte. Pas d’idéologie.
 
Puis vinrent 2006 et Ségolène Royal. La « démocratie participative ». J’ai été séduit. D’autres rencontres, magnifiques - Najat Vallaud-Belkacem - vont me rapprocher du Parti Socialiste. Que je n’ai plus quitté. Encore moins aujourd’hui, dans la difficulté.
 
Je crois au socialisme. Et au Parti Socialiste. Je n’y crois pas comme on « croit » en tel ou tel dieu. J’y crois parce que le socialisme existe, qu’il a un avenir et que le parti socialiste, qu’il soit de Jaurès ou d’Olivier Faure en passant par toutes ses grandes figures, doit se relever et se relèvera lorsque les Français en auront fini avec la sidération macronienne. Fin en cours…
 
Non, le socialisme n'est pas mort!
 
Il se relèvera d'une lourde chute, surtout, lorsqu’il saura proposer – et cela ne se construit pas en un jour – d’autres vies à imaginer. À réaliser !
 
Le macronisme est un simulacre, un « neutre » mortellement ennuyeux, un conformisme comme on en a rarement connu, une accumulation d’images généreusement offertes aux citoyens priés d’être spectateurs, un piège à émotions, une « startupisation » générale à marche forcée. Un château de cartes biseautées. Le macronisme se résume en une phrase :
 
«La droite en rêvait. Macron l’a fait »
 
Nous n'en avons pas fini avec la méchanceté du quotidien, l’indifférence des hommes devant leur propre folie, la condamnation des différences au nom des certitudes… Tout ce que le socialisme doit combattre, non pas pour un « égalitarisme » caricaturalement dénoncé par les réactionnaires de tout poil, mais pour faire triompher les valeurs de progrès humain. Elles sont inscrites aux frontons de toutes les mairies de France :
 
Liberté – Egalité – Fraternité - Laïcité… C’est pourtant simple !
 
Loin, très loin du communautarisme des élites !
 
Loin, très loin de la dénonciation paresseuse d’une « bien pensance de gauche » !
 
Loin, très loin du ruissellement devenu évaporation, des premiers de cordée qui se contrefichent des derniers!
 
Loin, très loin des thèmes soudainement imposés comme le dernier en date, la "sécurité" justifiée (?) par l' "ensauvagement", mot abject sorti du chapeau d'un médiocre Ministre de l'Intérieur, conseillant un Président déjà candidat à sa réélection!
 
Contre tout cela, rien ne me fera dévier de ma ligne de conduite: le socialisme pour offrir aux collectifs la possibilité de "prendre le pouvoir". Le pouvoir de faire, le pouvoir d'agir, le pouvoir de résoudre, le pouvoir de transmettre... 
 
Une écologie politique...
 
Christophe Chartreux
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Revue de Presse Education... Congés covid ? - L’école d’après - Évaluer - Supérieur...

9 Septembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Congés covid ? - L’école d’après - Évaluer - Supérieur...

Dans l’actualité éducative aujourd’hui, on s’interroge beaucoup.
L’école rentre et se referme par endroits, comment faire quand on est parent ?
Cette école d’après arrivera-t-elle un jour finalement ? Elle cherche en tout cas à tirer les leçons du semestre précédent et à tirer le moins mauvais de la situation présente.
L’école est aussi évaluée, mais est-elle évaluable pour elle-même soumise comme elle l’est à des politiques tiraillantes ?
Enfin, des brèves à suivre dans le supérieur.

Congés Covid ?

Les écoles et les classes ferment les unes après les autres, mais l’État était-il prêt ?

OuestFrancehttps://www.ouest-france.fr/educati... signale que « Le gouvernement travaille à « un congé parental » en cas de fermeture d’école »
« Ces fermetures mettent des parents en difficulté. Mais le ministre de l’Éducation nationale a assuré, ce lundi 7 septembre, sur BFMTV, que le gouvernement allait rapidement se pencher sur la question. Il y aura sans doute de nouvelles mesures annoncées par le Premier ministre dans un prochain temps, […] probablement cette semaine, a indiqué Jean-Michel Blanquer.
Parmi celles-ci, un nouveau dispositif de congé parental en cas de fermeture d’un établissement. Aujourd’hui, c’est le droit commun qui s’applique avec la possibilité de rester chez soi quand on a un enfant à garder, explique Jean-Michel Blanquer.
 »
France3 Normandie est plus méthodique et donne les indications selon la situation que vous rencontrez : « C’est le cauchemar de nombreux parents. Comment s’organiser si son enfant ne peut aller en classe, victime directe ou indirecte du Covid19.[...]
Premier cas de figure, votre enfant est déclaré positif au Covid-19 :
Si votre emploi le permet, votre employeur a la possibilité de vous placer en télétravail. Si ce n’est pas le cas, votre médecin traitant, en accord avec l’Agence Régionale de Santé, vous délivrera un arrêt de travail.[...]
Si votre enfant est confiné à la maison parce qu’il est un "cas contact", ça se complique : Votre médecin vous demandera de vous surveiller sur le plan médical et peut vous arrêter si vous ne pouvez pas télétravailler. Mais attention, ce n’est pas une obligation ![...]
Il vous reste alors la solution de piocher dans vos réserves de congés
 »
Dans la Provence, on a le sens du titre putaclic, je vous y renvoie si vraiment vous y tenez, et comme souvent, l’article n’est pas en adéquation avec ce titre...

L’école d’après ?

Le Parisien mentionne les fermetures d’écoles en Guadeloupe : le covid ? non, surtout le manque d’eau...
« Le réseau local est vétuste, malgré des travaux. « 40 écoles, 2 lycées et 1 collège sont fermés sur six communes » à cause des manques d’eau, a précisé le rectorat.
L’approvisionnement en eau est perturbé dans de nombreux établissements scolaires de Guadeloupe.
Le cumul d’un problème structurel et d’une pandémie a d’importantes conséquences en Guadeloupe. En raison de la diffusion du Covid-19 et de coupures d’eau, de nombreuses écoles doivent fermer.
« Quelques écoles et lycées sont concernés par des cas de Covid-19. Mais ce sont surtout les coupures d’eau qui forcent à fermer », explique Eddy Ségur, du syndicat Snes-FSU. « 40 écoles, 2 lycées et 1 collège sont fermés sur six communes » à cause des manques d’eau, a précisé le rectorat.
 »

Dans Le Nouvel Obs, on fact-check le confinement à l’école :
« Un million de décrocheurs et non pas 500 000, les écoles françaises ni plus ni moins efficaces que leurs voisines… Nous avons passé au crible les affirmations du ministre de l’Education nationale. Le résultat est édifiant.
[...] Depuis que la crise du Covid s’est abattue sur l’Education nationale, le goût très blanquérien pour l’hyperbole a pris des accents aigus. La séquence a commencé le 16 mars lorsque le ministre a affirmé tout de go – et au plus grand étonnement des enseignants – que l’Education nationale était « prête » pour affronter un confinement brutal qu’il n’avait nullement anticipé (et comment le lui reprocher ?).
Cela s’est poursuivi en mai-juin, à la fin de l’année scolaire. La France, c’est vrai, fut une des premières nations à rouvrir ses écoles, et il faut lui savoir gré de s’être démenée contre vents, marées, syndicats et autorités sanitaires pour y arriver. Reste que ce déconfinement fut difficile, heurté, cacophonique.
 »

Qu’en est-il pour les néo-titulaires ? Vousnousils les a interrogés.
« Ayant décroché leur concours en 2019, ils étaient l’an dernier en stage et en formation. Malheureusement, cette année sur le terrain, propice à se former face aux élèves et à échanger avec les collègues expérimentés, a été amputée de plusieurs mois… Margaux 23 ans, prof de physique-chimie[...] a obtenu son concours en 2019 en étant inscrite en master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation). [...] Son année de stage a été perturbée par la crise sanitaire [...] A peine le temps de prendre de bonnes habitudes qu’il a fallu s’adapter à l’enseignement à distance, qui était aussi nouveau pour moi que pour les formateurs de l’Inspe », déclare Margaux. »

Serge Pouts-Lajus, Directeur associé du cabinet de conseil Education & Territoires, revient sur une vieille lune, remise en lumière par le confinement. « La crise du Covid-19 a démontré de façon éclatante que l’équipement numérique des enseignants est indispensable pour permettre la continuité pédagogique et qu’il le sera peut-être encore à chaque fermeture totale ou partielle des établissements. Cette crise aura aussi été l’occasion de rappeler que de tels équipements ne sont généralement pas fournis aux enseignants par leur employeur, l’Etat.[...]
Le sujet n’est pas nouveau. Les syndicats portent cette revendication depuis plusieurs années, mais le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne fait pas partie de leurs priorités. Si les enseignants eux-mêmes ne manquent pas de rappeler l’anomalie dont ils se disent victimes, c’est davantage dans la perspective d’appuyer une demande récurrente de revalorisation de leur rémunération que pour faire avancer une revendication spécifique.
 »
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Évaluation

Thread de S de Vanssay sur les questions étonnantes dans les évaluations nationales CP-CE1 sur...leur équipement et leur ressenti pendant l’école confinée :

« Etre et savoir » sur France Culture s’interroge : « le niveau des élèves a-t-il baissé et d’ailleurs, qu’est-ce que le niveau scolaire ? [...]
[Le confinement] nous renvoie à la question plus globale du niveau scolaire et des inégalités d’apprentissage, question très concrète que se posent les professeurs, par exemple devant l’hétérogénéité de leur classe… ou des parents qui trouvent que le niveau baisse par rapport à leur génération. Le sujet est des plus importants, il a donné lieu à de grandes réflexions pédagogiques sur ce que l’on doit apprendre à l’école : tout le monde ne l’a pas en tête mais, depuis 2005, les élèves sont censés savoir et maîtriser un socle commun de connaissances, de compétences et de culture.
 » à réécouter en podcast

Libération a lu le rapport annuel de l’OCDE
« Comme pressenti, la note – qui réserve une quinzaine de pages à la France –, donne à première vue du grain à moudre aux enseignants qui souhaitent une revalorisation salariale de la profession, promise dès 2021 par Jean-Michel Blanquer et Edouard Philippe, mais que les principaux concernés attendent depuis belle lurette.[...]
Mais le point le plus intrigant de cette édition – et forcément inédit – concerne l’impact du Covid-19 sur l’éducation : l’organisme insiste notamment sur la réouverture des écoles en contexte de pandémie. Sur ce point, le document laisse entendre que « les pays avec des classes plus petites à la rentrée 2020 auront en théorie plus de facilité à se conformer aux nouvelles restrictions en matière de distanciation sociale, à condition d’avoir des locaux de taille adéquate ». Ce n’est pas gagné en France, où les 25 élèves par classe en moyenne dans les collèges publics selon les chiffres de 2018 (contre 23 dans les pays de l’OCDE) ne favorisent pas un respect idéal des gestes barrières
. »

Même lecture, plus centrée sur l’impact de la crise sanitaire dans Le Monde par Violaine Morin (réservé abonnés)

Dans une tribune publiée dans Le Monde(réservée abonnés), « Roger-François Gauthier
inspecteur général honoraire, expert international en éducation et Stéphane Foin
Professeur agrégé réfléchissent à des indicateurs pertinents. »
« C’est-à-dire qu’on ne demande pas, de façon systématique, régulière, homogène mais surtout publique, aux établissements scolaires où ils en sont ni comment ils progressent. Et on ne met surtout pas ces informations à disposition des parents.
En France, on inspecte des personnes individuellement, alors que, dans la plupart des pays, on préfère approcher l’ensemble des conditions qui font qu’un établissement scolaire réussit, ou non, au service de ses élèves. On a bien des séries statistiques de réussite au brevet, au bac, des tests français ou internationaux qui se multiplient pour tenter de mesurer les connaissances acquises par les élèves, mais ce n’est pas la seule chose qu’on attend. Les parents, notamment. Ils attendent, au fond, même si le mot n’est pas souvent prononcé en matière d’éducation, quelque chose comme une « qualité » pour l’école de leurs enfants. Mais comment vraiment la mesurer ?
 »

Autres

Dans Sud-Ouest, « Le président est en déplacement en Auvergne ce mardi pour promouvoir les dispositifs en faveur de "l’égalité des chances" [...]
Le chef de l’Etat a ainsi promis que le dispositif "cordées de la réussite" aidant les jeunes à accéder à l’enseignement supérieur et aux filières sélectives passerait de 80 000 à 200 000 places en vue de promouvoir "l’égalité des chances". »

« L’économiste Claudia Senik conteste, dans une tribune au « Monde », l’interprétation faite des résultats des derniers concours littéraires de l’Ecole normale supérieure où, en l’absence d’épreuves orales, la part de femmes admises a nettement augmenté.
Un article publié sur Lemonde.fr le 27 août a fait un certain bruit et a favorisé la diffusion d’une analyse qui me semble incorrecte. Son titre était : « A Normale-Sup, les concours sans oraux ont fait bondir la part de femmes admises ».
L’article évoque le plus grand nombre de jeunes filles admises au concours Lettres (A/L) d’entrée à l’ENS Ulm (désormais ENS-PSL). [...]
Les filles, dans nos sociétés contemporaines, seraient donc moins aptes aux épreuves orales à cause de leur peur de la compétition et de leur réserve, spontanée ou apprise. Cette affirmation résonne avec certains travaux en économie expérimentale qui suggèrent la moindre appétence des filles pour la compétition
Mais en réalité, comme le souligne l’article du Monde, cette interprétation ne découle ici que des résultats d’admission aux concours littéraires. Or s’il est vrai que les jeunes filles sont avantagées par la suppression des épreuves orales, on devrait observer le même phénomène dans les concours scientifiques.
 » (spoiler : ce n’est pas le cas)
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Marie-Line Darcy, correspondante de RFI au Portugal explique le travail de l’AFEPA en faveur de la lutte contre l’analphabétisme car, « Avec 5% d’analphabètes, le Portugal, pays de 10 millions d’habitants, se classe dans les derniers du tableau européen en la matière. Principale cause de cet analphabétisme : le travail plutôt que l’école. Des associations tentent d’améliorer le panorama.[...] Armando Loureiro, président de l’AFEPA (Association pour l’éducation et la formation d’adulte), tord le cou à une idée toute faite. « Plus d’un tiers de ces 5% d’analphabètes travaillent, rappelle-t-il. C’est un mythe de croire que l’analphabétisme ne concerne que les personnes âgées. C’est faux. Des gens sont employés mais ils ne savent ni lire ni écrire. »[...] Le manque d’autonomie des analphabètes face au monde digital est préoccupant. »

Emilie Kochert

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