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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Carole Martinez...

15 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Miguel déteste l'Espagne féodale d'hier, qui ne s'est jamais souciée de nourrir son peuple, autant que les violences d'aujourd'hui, il déteste les multiples chefaillons blancs, rouges, noirs, tous ces êtres qui, pour s'emparer du pouvoir, s'affublent d'une idée magnifique ou odieuse et l'agitent comme un habit de lumière en oubliant que dessous ils sont nus, qu'ils ne sont pas l'idée, qu'ils l'ont même souvent perdue en route et ne sont plus qu'une ambition démesurée poussant les hommes à s'entre-tuer. Au lieu de calmer le monde, ils l'embrassent. Pourquoi ? par amour de feu ? Par goût du pouvoir ? Parce qu'ils dont convaincus de détenir la vérité ? Ou incapables de céder la place? Quand le feu a pris, on n'entend plus que les incendiaires, et tout est ravagé.

Carole Martinez - Les Roses fauves

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Non, la 5G n’est pas un progrès indiscutable... (+ Vidéo)

15 Septembre 2020 , Rédigé par Libération Publié dans #Technologie

Aurélien Barrau, astrophysicien

Nous devons être en mesure de décider quels sont les usages que nous acceptons comme des progrès et quels sont ceux que l’on doit rejeter au nom d’autres impératifs, comme la lutte contre le réchauffement climatique.

Tribune. On ne cesse de nous dire que la France serait «en retard sur la 5G». Comme une évidence. Avec gravité. Comme si notre avenir commun en dépendait. Comme si, surtout, la 5G était obligatoirement et automatiquement un progrès qui ne devrait même pas être discuté. 

Je ne suis pas de cet avis. Comme élu et citoyen responsable, que vois-je ? Je vois qu’aucune des questions majeures que soulève le développement de la 5G n’est même discutée. N’étant pas médecin, je n’évoquerai même pas les impacts potentiels sur la santé humaine du développement des antennes qu’implique la 5G. Non que la question ne soit pas importante, mais parce que je ne prétends pas avoir de réponse et donc de position. En revanche, d’autres questions méritent d’être posées.

Pourquoi développer la 5G ?

D’abord, pourquoi développer la 5G ? Pas pour améliorer une 4G qui serait insuffisante : pour les usages actuels d’Internet, nous n’avons pas besoin de la 5G. Nous n’en avons besoin que pour accompagner une explosion de l’utilisation des réseaux Internet destinée à répondre à de nouvelles technologies et, en particulier, aux besoins de milliards d’objets connectés que l’industrie mondiale veut nous faire acheter et consommer dans les années à venir. Nous avons certainement besoin de développer la télémédecine, qui serait bénéficiaire de la 5G. Pour autant, avons-nous besoin de monter le chauffage chez nous à distance, de réfrigérateurs ou de fourneaux connectés, de montres-ordinateurs à nos poignets ? Autant de produits de haute technologie, bourrés de matériaux rares et d’obsolescence programmée, qui se périmeront en deux ou trois ans et qu’il faudra, comme les smartphones, changer à un rythme hallucinant à la fois pour nos portefeuilles (électroniques) et pour les ressources de la planète. Cela ne mériterait-il pas d’être discuté ? 

Ensuite, la 5G participe-t-elle à la lutte contre le réchauffement climatique et à la désescalade pourtant nécessaire et reconnue comme telle de la consommation d’énergie ? A l’évidence pas. Prenons l’exemple de la généralisation annoncée du véhicule autonome, géré à distance par des dizaines de milliers de satellites qu’il faudra envoyer dans l’espace à grands renforts de fusées. Qui nous dit que cette technologie implique une consommation énergétique démultipliée par rapport à aujourd’hui, puisqu’il faudra ajouter à la consommation du véhicule la consommation exponentielle d’énergie pour faire fonctionner le système ? Mais surtout : la voiture autonome prépare-t-elle le recul de la voiture individuelle dans notre société ? Pas du tout et même au contraire, puisque, pour amortir les coûts astronomiques de développement, l’industrie automobile aura besoin d’en vendre beaucoup – ce qui est logique.

Une hausse de la consommation energétique 

Un argument est souvent avancé, qui est toujours le même : pour accompagner une hausse drastique de l’usage d’Internet, il faut passer à la 5G car la 4G, qui serait alors proche de sa capacité maximale, consommerait davantage que la 5G. Le raisonnement est à chaque fois le même depuis quarante ans : oui, la consommation unitaire de chaque objet va baisser, mais comme par ailleurs le nombre d’objets en circulation va exploser, la consommation totale sera donc largement à la hausse. Il y a trente-cinq ans, la consommation de nos voitures était la même que celle de nos véhicules actuels; simplement, avec les mêmes 7 litres/100km, les gains de productivité permettent de donner plus de puissance à des véhicules presque deux fois plus lourds. 100% des gains technologiques ont été consacrés à diminuer la consommation unitaire et non à réduire la consommation globale de carburant. C’est ce que l’on nous propose pour l’avenir : chaque objet connecté consommera moins que la génération d’avant, mais nous en aurons beaucoup plus; au total la consommation d’énergie ne peut qu’augmenter. Ce n’est pas compatible avec les objectifs de la COP 21 : c’est donc cette logique qu’il faut discuter. Maintenant. Pas après le déploiement. 

Exiger ce débat n’est pas l’expression d’une sorte d’obscurantisme anti-technologique. Je crois au progrès. Mais je ne crois pas que tout progrès technologique soit forcément un progrès. C’est vrai en matière de bioéthique; c’est aussi vrai en matière de numérique. Nous ne pouvons plus nous permettre de ne pas décider quels sont les usages que nous acceptons comme des progrès et quels sont ceux que l’on doit rejeter au nom d’autres impératifs. 

Nos chercheurs nous proposent des possibilités fantastiques : décidons celles que nous retenons. Ne laissons pas l’industrie mondiale nous les imposer. Parler de «monde d’après», de «priorité climat» ou de société de la sobriété sans faire ce choix, donc sans avoir ce débat, est de l’inconscience ou de l’hypocrisie. 

Jean-François Debat maire de Bourg-en-Bresse, secrétaire national du Parti socialiste à la transition écologique

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"Tenue correcte exigée"... Quand Jean-Michel Blanquer botte en touche et évoque le "normalement"... #LUNDI14SEPTEMBRE

15 Septembre 2020 , Rédigé par BFMTv Publié dans #Education

"Tenue correcte exigée"... Quand Jean-Michel Blanquer botte en touche et évoque le "normalement"... #LUNDI14SEPTEMBRE

"Il suffit de s'habiller normalement", la réponse de Jean-Michel Blanquer au mouvement #LUNDI14SEPTEMBRE

Jean-Michel Blanquer, interrogé par BFMTV ce lundi, a estimé que les jeunes filles du mouvement #Lundi14Septembre avaient tout intérêt à s'habiller selon le "bon sens" des règlements intérieurs de leurs établissements.
 
Le ministre de l'Éducation, interrogé sur le mouvement de contestation des lycéennes et collégiennes contre les injonctions vestimentaires de leurs établissements scolaires, a choisi son camp. Au micro de BFMTV ce lundi, Jean-Michel Blanquer a appelé les jeunes filles à se plier au réglement intérieur, estimant qu'il s'agissait d'une question de "bon sens".
 
"Les chefs d'établissements sont évidemment dans leur rôle à vouloir faire respecter des tenues normales, tout simplement", a réagi le ministre de l'Éducation à notre micro. "De ce point de vue-là, je crois qu'on doit bien se garder des extrémités, on doit être dans une position d'équilibre et de bon sens".

En mini jupe, décolleté ou nombril apparent, répondant à un appel sur les réseaux sociaux autour du hashtag Lundi14Septembre, des lycéennes et collégiennes ont défié ce lundi la "tenue correcte" exigée par la plupart des règlements des établissements, qu'elles estiment sexistes.

"Un bon sens qu'on voit dans les réglements intérieurs"

"Entre ceux qui veulent qu'on ne voit pas leur visage, et ceux qui veulent avoir des tenues de tous ordres, je pense qu'il y a une sorte de grand bon sens qu'on doit avoir", a aussi déclaré le ministre. "C'est d'ailleurs un bon sens qu'on retrouve dans les règlements intérieurs des établissements".

Le ministre a finalement regretté l'existence de ce mouvement de contestation, estimant qu'il était "dommage qu'on cherche toujours à opposer les gens les uns aux autres sur des sujets finalement simples". "Il suffit de s'habiller normalement et tout ira bien", a conclu Jean-Michel Blanquer.

Jeanne Bulant
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"Ne te mouche pas en classe, ne tousse surtout pas" : le casse-tête des parents et des écoles en cas d'enfant malade...

15 Septembre 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"Ne te mouche pas en classe, ne tousse surtout pas" : le casse-tête des parents et des écoles en cas d'enfant malade...

EXTRAIT

Certaines écoles demandent des certificats médicaux pour accepter à nouveau les enfants en classe. Les professionnels de santé, déjà débordés, rappellent que ça ne sert à rien de consulter pour un simple rhume.

Quinze jours après la rentrée scolaire, le coronavirus tend les relations entre l'école et les familles. Le sujet de préoccupation majeur est la gestion des symptômes et des cas suspects chez les enfants. Les directeurs d'écoles y passent tout leur temps, face aux parents très angoissés.

Les parent espèrent à tout prix éviter l'éviction de leur enfant et donc l'isolement. Jenny est maman de deux petits garçons à Cergy, dans le Val-d'Oise. Elle en vient à craindre le moindre nez qui coule. "C'est l'angoisse, témoigne-t-elle. On leur dit 'ne te mouche pas en classe, ne tousse surtout pas'. Et ce n'est pas facile d'avoir un rendez-vous chez le docteur. Ce n'est pas facile de faire garder ses enfants quand on travaille."

Attestation sur l'honneur des parents

Le nez qui coule ne fait pas partie des symptômes qui justifient l'isolement d'un élève, selon le protocole ministériel. Mais les interprétations peuvent différer d'une école à l'autre. Le sujet est même devenu sensible avec certaines familles, comme en témoigne Olivier Flippo, directeur d'école à Cergy et délégué UNSA. 

On a certains parents qui doivent aller travailler et qui vont jusqu'à cacher la pathologie de leur enfant en leur donnant du Doliprane avant de partir à l'école le matin.Olivier Flippoà franceinfo

"On a eu ce cas-là, s'étonne Olivier Flippo. Il y avait un enfant qui avait mal à la gorge. Je l'ai questionné un peu et il m'a expliqué très naturellement qu'il était un peu malade, mais que maman lui avait donné des médicaments le matin." 

Certaines écoles ont carrément demandé des certificats médicaux ces derniers jours, pour pouvoir remettre les enfants en classe, et ça se répercute dans les cabinets des médecins. Julie Sudant est pédiatre à Suresnes, près de Paris. Elle est submergée par les demandes de certificats médicaux pour permettre aux enfants de retourner à l'école après une fièvre ou un gros rhume.

(...)

Alexis Morel - Anne-Laure Dagnet

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Pour les élèves de 6e, une rentrée masquée déstabilisante...

15 Septembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Pour les élèves de 6e, une rentrée masquée déstabilisante...

EXTRAITS

L’entrée au collège constitue toujours pour des enfants de 10 ou 11 ans un plongeon dans l’inconnu. Le protocole sanitaire strict vient compliquer un peu plus ce moment. Deux semaines après la rentrée scolaire, parents et enseignants témoignent.

Un nouvel établissement à découvrir, les bons cahiers à mettre pour le jour idoine dans le sac à dos, l’emploi du temps à assimiler, les professeurs qui se multiplient et qu’on a encore tendance, les premiers jours, à appeler « maître » ou « maîtresse »… Pour les élèves de 6e, l’arrivée au collège est toujours synonyme de multiples adaptations qui sont autant de petites angoisses nouant l’estomac au moment de la rentrée. Cette année, au moment de plonger dans le grand bain, ces questionnements entrent en collision avec les inquiétudes sanitaires du moment.

Durant l’été, Salomé, 10 ans, angoissait déjà un peu de savoir si les professeurs de son collège du Sud parisien seraient « sympas ». Alors lorsque peu avant la rentrée scolaire a été annoncée l’obligation de porter le masque durant la journée de classe, elle se souvient avoir « poussé un cri » : « On devait déjà le mettre dans les transports, mais là, ça allait être pire », raconte-t-elle. Léa, 11 ans, qui vient de faire sa rentrée dans un établissement de Seine-Saint-Denis, raconte, elle, s’être carrément « demandé comment [elle allait] faire pour respirer ».

(...)

Le « th » anglais avec un masque…

Marine n’est pas la seule à s’être permis de quitter le masque. Des professeurs de langues racontent parfois dévoiler fugacement leur visage. Car comment expliquer à bouche couverte à des 6e, débutants ou presque dans ces matières, les subtilités de la prononciation du « ch » en allemand ou du « th » en anglais ?

Si le professeur masqué peut perturber ces tout frais collégiens, à l’inverse, le visage « incomplet » des élèves n’est pas sans poser de problèmes pédagogiques. Outre le fait de devoir parfois faire répéter les élèves, leur voix fluette étant assourdie par le masque, il n’est pas toujours évident de percevoir l’incompréhension d’un enfant dont on ne voit que les yeux. « Les 6e n’osent pas toujours dire qu’ils n’ont pas saisi quelque chose », souligne Marine. Comme beaucoup de professeurs, elle essaie donc d’accentuer le langage non-verbal des yeux et du corps. L’enseignante note d’ailleurs cette année que, parmi les 6e, les élèves inhibés, mutiques, sont un peu plus nombreux que d’habitude tandis que la part d’expansifs a décru, « comme s’il y avait un petit blocage ».

(...)

Aujourd’hui, le pli du masque semble pris chez les 6e. « Ce qui est encourageant, c’est que pendant que nous, adultes, nous râlons, eux restent assez relax, résume Gael, la mère de Marie, élève dans un collège rural en Corse. Malgré le contexte, les enfants s’adaptent mieux que nous. Ils se demandent ce qu’ils vont manger à la cantine le midi. »

 

Chez Laëtitia, la professeure de lettres dans la banlieue parisienne, l’inquiétude demeure néanmoins. Deux de ses élèves de 6e ne se sont jamais présentés. Les parents ont mis en avant des difficultés à respirer avec le masque ou leurs craintes liées à l’asthme dont souffrent leurs enfants. « J’ai peur qu’en raison du masque, les parents soient plus coulants sur le fait que leurs enfants n’aillent pas à l’école. On risque de perdre des élèves », s’alarme-t-elle.

Cet article paraît dans « Le Monde de l’éducation ». Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien.

Joséphine Lebard

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Et ça cogne — Supérieur — Technologie — Et puis...

15 Septembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Et ça cogne — Supérieur — Technologie — Et puis...

Et ça cogne, et pas seulement côté chaleur. Il y aura quelques infos sur le supérieur avec ses clusters, un avenir tout beau pour la techno, et puis...

Et ça cogne

École : évaluations nationales, est-ce le bon moment ? par Charles Hadji Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes (UGA)
Les jeunes classes de notre « nation apprenante » sont-elles condamnées à venir se cogner la tête sur le « marronnier » de l’évaluation ? Comme pour le Covid-19, il peut paraître indispensable de « tester ». Mais comme pour le Covid-19, la question cardinale est de savoir qui tester, et quand. Ce qui est en jeu est le bénéfice que l’on attend du test.”

Les cinq attaques du duo Macron-Blanquer contre le métier de professeur par Francis Daspe Secrétaire général de l’AGAUREPS-Prométhée et initiateur des "Assises itinérantes de la Table renversée". Impliqué dans la France Insoumise, il est auteur de 2022. Pour renverser la Table à la présidentielle (Editions Eric Jamet, août 2020).
La maison Éducation nationale est visiblement prête à s’enflammer. Face à des remontées de terrain convergentes et à un sondage indiquant qu’une majorité des enseignants était saisie par le pessimisme, le ministre Blanquer vient de sortir son joker en proposant d’organiser un Grenelle des professeurs. En reprenant, dans une veine orwellienne du New Management Public où les mots correspondent à des réalités diamétralement opposées, les antiennes pourtant éculées de la "revalorisation du métier"et de la définition du "professeur du XXI° siècle". Rien de moins !

Réforme du lycée : avec l’application en terminale, des emplois du temps "ingérables"
par Sonia Princet
Pour la première année, la réforme du lycée s’applique à la fois en classe de première et de terminale. Mais la nouvelle organisation a du mal à passer auprès des enseignants et des parents d’élèves, qui constatent des journées à rallonge et des emplois du temps d’une complexité hors du commun.”

Nicole Ferroni sur FranceInter : Lycées et Parcoursup : l’effet paf ! des réformes
Ce matin, je suis concrète ! Parce que moi, souvent je blabla sur les lois... et j’oublie qu’un jour les réformes, elles sortent de l’hémicycle pour arriver paf ! dans la vie.”

Supérieur

Coronavirus : plus d’une dizaine de clusters dans l’enseignement supérieur
Dans un communiqué, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’Innovation alerte sur la découverte de très nombreux clusters dans les établissements d’enseignement supérieur.”

Coronavirus : entre augmentation du nombre d’étudiants et manque de moyens, la rentrée impossible des universités
Le gouvernement avait annoncé que les établissements de l’enseignement supérieur "étaient prêts à recevoir les étudiants" malgré le coronavirus. En Occitanie, les amphithéâtres de nombreuses universités à Toulouse et Montpellier saturent et ne permettent pas de respecter la distanciation.”

Covid-19 : pour les étudiants, rentrée universitaire, premiers clusters et séances de sensibilisation Par Camille Stromboni
Plus d’une dizaine de clusters ont été identifiés dans l’enseignement supérieur jusqu’ici, avec des contaminations liées majoritairement à des soirées privées.
« Votre responsabilité est majeure. » Face à la centaine d’étudiants masqués de Sciences Po Lille réunis en amphithéâtre, vendredi 11 septembre, le médecin urgentiste Patrick Goldstein ne mâche pas ses mots pour les appeler au strict respect des gestes barrières, alors que l’épidémie de Covid-19 reprend de la vigueur. Loin des habituelles personnalités politiques, la traditionnelle conférence inaugurale de rentrée des nouveaux arrivants accueille le patron des urgences du CHU de Lille et du SAMU du Nord.
L’ambiance est un peu spéciale dans la grande école lilloise : plusieurs cas d’étudiants touchés par le Covid-19 se sont déclarés, dès le 4 septembre. En quelques jours, sept étudiants positifs ont été comptabilisés
.”

Technologie

L’Etat choisit à nouveau Microsoft pour équiper l’Education nationale et l’Enseignement supérieur
L’Etat a lancé un appel d’offres de 8,3 millions d’euros pour équiper de "solutions Microsoft" les services de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Pour le Conseil national du logiciel libre, le choix d’un acteur américain est contestable et écarte la concurrence française et européenne. Un raisonnement qui rappelle les critiques formulées à l’encontre du Health Data Hub."

Opinion Tribune de Karim Medjad (professeur titulaire de la chaire de développement international des entreprises au Cnam)
La pandémie a rendu de plus en plus attrayant l’enseignement à distance. Un modèle dans lequel la France a une carte à jouer.” pour abonnés

Et puis

Et puis Le Figaro s’interroge sur ce qui est vraiment important : Maquillage, jogging, short... Les collèges et lycées ont-ils le droit d’interdire une tenue aux élèves ? Par Jean-Marc De Jaeger
Peut-on venir en mini short au lycée ? Chaque année des tensions apparaissent autour de la définition de ce qui est jugé comme une « tenue scolaire correcte ». Le Figaro Étudiant fait le point sur ce qui est autorisé.”

Bernard Desclaux

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Buffalo Springfield...

14 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Barbey d'Aurevilly...

14 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

L'Empire perdu, la Révolution écrasée par cette réaction qui n'a pas su la tenir sous son pied, comme saint Michel y tient le dragon, tous ces hommes, rejetés de leurs positions, de leurs emplois, de leurs ambitions, de tous les bénéfices de leur passé, étaient retombés impuissants, défaits, humiliés, dans leur ville natale, où ils étaient revenus “ crever misérablement comme des chiens ”, disaient-ils avec rage. Au Moyen Age, ils auraient fait des pastoureaux, des routiers, des capitaines d'aventure ; mais on ne choisit pas son temps ; mais, les pieds pris dans les rainures d'une civilisation qui a ses proportions géométriques et ses provisions impérieuses, force leur était de rester tranquilles, de ronger leur frein, d'écumer sur place, de manger et de boire leur sang, et d'en ravaler le dégoût ! Ils avaient bien la ressource des duels ; mais que sont quelques coups de sabre ou de pistolet, quand il leur eût fallu des hémorragies de sang versé, à noyer la terre, pour calmer l'apoplexie de leurs fureurs et de leurs ressentiments ?

Barbey d'Aurevilly - Les Diaboliques

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A lire... Confusions - Marie Tanguy... Une ex plume d'E Macron parle... "Quand ils parlaient de la classe moyenne et en ricanaient, c’est comme s’ils parlaient de ma mère."

14 Septembre 2020 , Rédigé par Vice Publié dans #Politique

A lire... Confusions - Marie Tanguy... Une ex plume d'E Macron parle... "Quand ils parlaient de la classe moyenne et en ricanaient, c’est comme s’ils parlaient de ma mère."

Avec l'ancienne plume de Macron qui a démissionné après un burn-out

Dans son livre, Marie Tanguy raconte un rêve qui s'est transformé en cauchemar, celui de travailler comme plume d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle de 2017.

Après avoir lu le récit de Marie Tanguy, on s’imagine une femme endurcie par la politique qui lui a fait tant de mal. La réalité est tout autre. Lorsque j’arrive dans le café où nous avons rendez-vous, sa jeunesse me frappe. Plus tard, elle me confiera qu’on la confond souvent avec la baby-sitter quand elle va chercher sa fille à la crèche. Pour me saluer, elle se lève précipitamment, faisant tomber son sac à dos qui s’écrase bruyamment contre le sol.

Trente-trois ans ? J’aurais parié qu’elle avait moins. Ses grands yeux qui ont, un jour, été cernés de noir me sourient. Son débardeur laisse entrevoir deux larges tatouages sur ses bras. C’est la première interview qu’elle donne pour la promotion de son livre : « Je suis un peu stressée » avoue-t-elle. Posé sur la table à côté d’un expresso, son livre Confusions s’apprête à sortir en librairie. Elle y raconte son ancienne vie de plume pour Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017.

« Politiquement, j’y croyais très fort. J’ai vu en Macron quelque chose qu’il n’était pas »

Après plusieurs années à écrire les discours de la CFDT, elle décide d’abandonner un travail qu’elle adore pour embarquer pour la campagne de Macron, candidat auquel elle croit. « Politiquement, j’y croyais très fort. J’ai vu en Macron quelque chose qu’il n’était pas. J’ai été séduite par son intelligence, la cohérence de ses propos. Il avait des mots qui résonnaient très fort en moi. Il parlait d’émancipation et disait qu’il voulait rendre le pouvoir à ceux qui font. » Le candidat lui fait beaucoup penser à Rocard. Mais elle se trompe et le réalise très vite.

Marie Tanguy se retrouve parachutée dans l’un des services les plus importants de la campagne : le pôle Idées. Dans un bureau de 11m², ses collègues et elle préparent d’arrache-pied le programme à la virgule près. La jeune femme s’occupe avec d’autres des discours du futur président de la République. Toute son équipe travaille 7 jours sur 7 et ne termine jamais avant 1 heure du matin. Rapidement, elle commence à se comparer à ses collègues qui malgré la fatigue restent toujours aussi brillants. À l’inverse d’eux, chaque discours que doit faire Marie Tanguy est délicat, chaque mot est une souffrance et sort avec difficulté.

(...)

... "Quand ils parlaient de la classe moyenne et en ricanaient, c’est comme s’ils parlaient de ma mère."

Justine Reix

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LREM se déchire autour du tweet anti-musulmans d'une journaliste du «Figaro»....

14 Septembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Racisme

LREM se déchire autour du tweet anti-musulmans d'une journaliste du «Figaro»....

Les députés de la majorité ont passé leur dimanche à s'écharper au sujet du tweet associant une étudiante voilée aux terroristes du 11 Septembre. Tweet qui a valu au moins une menace de mort à son autrice.

Chaude ambiance dimanche sur la boucle Telegram des députés LREM. Les élus de la majorité n’avaient visiblement pas la même appréciation du tweet anti-musulmans d’une journaliste du Figaro, Judith Waintraub. Vendredi (11 septembre), cette dernière a assimilé Imane Boun, une jeune femme qui donnait des conseils pour bien cuisiner pas cher lorsqu’on est étudiant dans une vidéo pour BFM TV, aux terroristes du 11 septembre 2001 au motif qu’elle porte le voile. Un amalgame sorti de nulle part et qui, dans un premier temps, a attiré à la journaliste de nombreuses critiques, y compris de la part de la ministre déléguée à la Ville, Nadia Hai. Plusieurs députés de la majorité ont également critiqué ce tweet, comme Fiona Lazaar et Eric Bothorel.

Mais samedi, un compte anonyme a menacé de mort la journaliste et tout s’est inversé. Gérald Darmanin a immédiatement apporté son soutien à la journaliste, sans un mot pour Imane Boun, imité par d’autres politiques, du RN à LREM en passant par LR. Dans la majorité, le sujet a cristallisé les tensions entre les franges droite et gauche du mouvement, entre les défenseurs de la liberté d’expression, y compris lorsque celle-ci est insultante, et ceux qui prenaient le parti de l’étudiante.

«Démesurément agressif»

«Des heures de blabla et de gens qui s’engueulent sans chercher à définir une ligne. C’était démesurément agressif», résume un ponte du groupe. «Ce fut particulièrement belliqueux», ajoute une autre députée. «Si vous pouviez arrêter l’indignation à géométrie variable… peut-être que cet islamisme rampant, marchant ou volant se nourrirait moins !» a-t-on ainsi pu lire dans la boucle Telegram, sous la plume d’une députée très remontée par les attaques visant Imane Boun. Et la même de proposer, ironiquement, «au nom des "libertés fondamentales" qu’on emprisonne toutes ces femmes avec ce tissu immonde sur la tête, du coup à commencer par ma mère» et qu’on retire «le mot "liberté" de nos mairies et autres institutions, car non visiblement, au nom de persécutions dans d’autres pays et d’idéalisme de l’athéisme, certains citoyens doivent se plier à la neutralité parfaite, même si ce ne sont pas des agents de l’Etat laïc dans le cadre de leur fonction».

«Une interprétation très hasardeuse»

«L’effet de ces querelles sur les musulmans modérés est dévastateur. Nous devons être capables de condamner fermement, et unanimement, les menaces contre Judith Waintraub. Mais il faut également savoir dénoncer la stigmatisation et le simplisme. Dire de la vidéo de cette jeune femme qu’elle est une propagande de l’islamisme est une interprétation très hasardeuse. Et le hasard sur ce sujet n’est pas permis», a tenté d’apaiser une autre parlementaire, en référence au tweet de sa collègue Catherine Fabre qui s’interrogeait sur un possible «prosélytisme» de BFM TV. La première réunion de groupe après l’élection, la semaine dernière, de Christophe Castaner comme chef des députés LREM, promet d’être animée. Elle est prévue ce lundi après-midi.

Sylvain Chazot

Cet article est extrait de Chez Pol, notre newsletter politique quotidienne réservée aux abonnés

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