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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Alexandra Dezzi...

20 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Alexandra Dezzi...

Il t’embrasse. Vous êtes en zone inconnue. Tu le sens dominateur ; il aime prendre le dessus sur ta langue qui tente de prendre la sienne. Le film est à 21 h 30 au Grand Rex. Il tient à t’inviter. Au moment d’acheter les billets, il dit que tu as le droit de prendre une glace. Tu penses C’est toi ma glace, mais tu te tais. Dans le hall, l’ouvreur habillé en costume vous fait signe d’attendre. Vous vous embrassez debout sous les éclairages. On ne voit que vous. Tu es sous son k-way jaune. Son visage te caresse. Il a ses mains sur ton dos, sur tes hanches. Vous vous embrassez comme des sales gosses trop pressés. Les gens autour de vous sont mal à l’aise face à tant de désir. Pourtant le désir, c’est ce qu’il y a de plus beau. En entrant dans la salle obscure, tu te sens à ta place. Dans le noir tout est possible, tout se réalise. C’est à toi de choisir vos places, tu proposes celles du fond. Vous vous installez au milieu de la dernière rangée. Vous dominez le lieu, vous voyez les crânes de dos ; il n’y a pas grand monde mais suffisamment pour se sentir dans un lieu public. Tu aimerais que le rideau se ferme sur vous. Tu projettes des images dans ses yeux, il les imprime sur sa bouche. Votre film peut démarrer. Tu te sens si détendue après ces heures de sport, tes jambes sont une entité cosmique, tous tes membres sont en proie à la volupté, en phase avec ton cœur et ton esprit. Tes rêves ne sont plus des rêves ; tes yeux sont là pour voir, pour constater leur transmutation ; de chimères, pures abstractions, ils passent de l’autre côté, à solide principe de vie ; ils sont tout simplement vivants, là. Tu prends cette réalité en pleine face, comme une gifle, deux trois secondes à peine, c’est son visage qui t’y renvoie. Ce visage familier, cette âme inconnue, ou peut-être est-ce l’inverse ? Son visage est si particulier, lorsqu’il se penche sur toi tu crois le saisir. Tu as cette chance de pouvoir l’approcher, de le découvrir. Un visage n’est pas un masque. Un visage est une porte, d’abord opaque, puis peu à peu transparente, on peut s’introduire sous les premières couches de clarté qui apparaissent, naissent au gré d’un son, d’une voix, de mots, d’émotions. Quand on a la chance de pouvoir regarder sous les peaux, de se sentir pénétrée et de pénétrer en l’autre par le tableau de sa peau, sur le moment on ne se dit rien, on sait juste qu’on est en train de ressentir quelque chose d’incroyable. L’instant d’après, les différentes couches de l’âme qu’on décelait peuvent tout à coup s’éclipser ; d’une extrême fragilité, alors le visage redevient un masque, figé, fermé ; le masque tel qu’on l’avait capturé en soi, tel qu’on l’avait retenu dans son inconscient, une image fixe. Et voilà que cette image fixe, cette énigme, te fait peur : elle ne ressemble plus à l’image que tu avais capturée. Elle est encore différente : abrupte, dure, toujours pleine d’une gravité que tu as pu toucher (approcher seulement du doigt), cette lueur encore scintillante, à peine ; hélas renfermée, et confinée à présent. Façade de chair impénétrable. Qui est-ce ?

Alexandra Dezzi - La colère

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La petite fille que tu étais, moi je l'ai rencontrée...

20 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

«Le soleil était très haut. J'avais la figure en feu à force de jouer et de bavarder avec la vie ».  

José Mauro de Vasconcellos

Saint-Cloud. Le menton posé sur tes genoux, tes pieds nus, talons sur le rebord du siège, tu penses.

Et je me souviens.

Moi, la petite fille que tu étais, je l'ai rencontrée. Je l'ai croisée. J'ai joué avec elle dans la poussière ensoleillée transformée en nuages à grands coups de pieds nus dans des sandales en plastique. Nous avions toi et moi huit ans, neuf ans. Nous vivions baignés dans la lumière « si éclatante qu'elle en devenait noire et blanche ». Camus encore…

Avec toi j'ai lancé des pierres sur des cibles imaginaires ou visant des boîtes de fer abandonnées là, sur le chemin qui menait du village à la ville en contrebas. J'ai aimé tes yeux sombres, immensément ouverts malgré la violence du soleil asséchant tout, sans pitié, dans des étés torrides.

J'ai vu avec toi les troupeaux, maigres, de quelques vaches énervées par les mouches, sauvées par les pique-bœuf venant festoyer sur le dos des pauvres bêtes. Je les ai vues ces chèvres et ces poules, devant chez moi, dans ce champ que je traversais enfant pour rejoindre l'école. Je te croisais souvent. Nous parlions sans toujours nous comprendre. Pourtant mes parents avaient pris soin de me faire apprendre et comprendre l'arabe. Ta langue. Ton pays.  Mais nous préférions rire dans un langage commun, celui du bonheur des enfants insouciants. Nos doigts glissaient sur les murs blancs de chaux, couverts des longs chapelets de bougainvilliers en fleurs.

J'ai rêvé si souvent, blotti dans le large sarouel de celle que je n'ai jamais pu appeler ma "bonne", encore moins ma "fatma", d'être de ces femmes et de ces hommes travaillant une terre aride qui prenait leurs forces bien plus qu'elle ne donnait d'épis. Les sillons creusaient les visages et les mains. Et moi, endormi entre les jambes de Khadija assise par terre sur le carrelage bleu et blanc de la cuisine, j'attendais sa main peinte au henné sur mon front. Elle commençait toujours par caresser mon visage avant de me raconter des histoires de djinns, invisibles esprits facétieux et malins. Mélangeant le français et l'arabe, j'étais au monde. Le mien.

Et soudain ton rire dans la rue !

"Va Christophe" me disait-elle. J'abandonnais la douceur et les parfums de Khadija pour te rejoindre. Pour retrouver les deux rives des sentiments élémentaire. Aimer et admirer… Aimer ce que nous étions, admirer ce que nous regardions… Tout ce que beaucoup ne savent plus faire aujourd'hui.

C'est ton regard, ton rire, c'est Khadija et son visage peint, ce sont les fleurs et les vagues, la poussière et le bleu du ciel, les nuits étoilées comme les pluies d'automne qui ont été ma chance.

Ces souvenirs-là ne m'ont jamais abandonné.

Tu es toujours l’image de mes « étés invincibles ».

- Tu vas me faire pleurer, idiot !

Les lumières de Paris ont effacé les étoiles...

Christophe Chartreux

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A Voir... La femme des steppes, le flic et l'oeuf... De Wong Quanan...

20 Août 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Cinéma

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LA POLITIQUE SCOLAIRE DE JEAN-MICHEL BLANQUER… Par Daniel Amedro

20 Août 2020 , Rédigé par Moissac au coeur Publié dans #Education

LA POLITIQUE SCOLAIRE DE JEAN-MICHEL BLANQUER…  Par Daniel Amedro

NDLR de MAC: un texte indispensable pour comprendre les enjeux de l’école de demain, de l’éducation  nationale et trouver des ressources militantes pour contrer ce monstrueux projet pour une véritable école démocratique.

Daniel Amedro est un inspecteur d’académie à la retraite dont le dernier lieu d’exercice fut le Tarn et Garonne. Aujourd’hui, libéré des contingences de sa charge, il intervient dans le débat politique et sur le terrain des luttes sociales dans sa ville de prédilection de Nice. Un retraité actif dont les écrits comme les interventions sont toujours empreintes d’humanisme et de volonté de combattre les travers de la société capitaliste. Un engagement qui ne se dément pas au fil du temps.

Pour les lecteurs de MAC, il nous a livré ce texte coup de poing dont nous devrions tous extraire les outils critiques de nos prochains combats pour contrer l’idéologie libérale qui prévaut à la destruction de l’éducation nationale. (contact daniel.amedro@gmail.com)

Alors que la rentrée scolaire approche, il me paraît utile de s’intéresser à la politique scolaire de Jean-Michel Blanquer. Cette politique se déploie, depuis trois ans, dans un grand nombre de directions avec beaucoup de détermination, et en bravant non seulement le mécontentement des enseignants, mais aussi celui – croissant – des parents.

Le fait que J.M. Blanquer ait été maintenu à son poste à l’occasion du remaniement ministériel de juillet, -alors qu’il semble que l’intéressé était candidat à une autre fonction, -suggère que sa politique est une pièce maîtresse du dispositif du pouvoir, et que ce dernier est déterminé à la poursuivre, avec le ministre actuel, y compris en faisant une croix sur le vote du monde enseignant en 2022.

Mon intention n’est donc pas de commenter les décisions du ministre relatives au confinement et au déconfinement, qui ont défrayé la chronique pendant des semaines, mais d’éclairer l’aspect stratégique de sa politique. Je voudrais, en fait, fournir des clés de lecture de la politique scolaire globale du ministre[1]. Je vais organiser mon propos en cinq points : 1) le discours bi-face, 2) la cohérence profonde, 3) les deux politiques décisives, 4) Une contre-réforme libérale et 5) Conclusion.

  1. Un discours bi-face: Un discours qui mobilise des thèmes et des symboles qui sont susceptibles de séduire ou de neutraliser des segments très différents, -voire opposés, -de l’opinion. C’est un discours à la fois conservateur et moderniste.
  • Au titre du discours conservateur:
    • La dénonciation de l’égalitarisme (le titre de son entretien à l’Obs, le 24 août 2017, alors qu’il est fraîchement nommé ministre, est : « Le discours égalitariste est destructeur »; le ton était donné) ;
  • La volonté de favoriser le redoublement, dont on sait depuis longtemps qu’il ne sert pas à grand’chose, surtout à l’école et au collège ;
  • La préférence affichée pour la méthode syllabique d’apprentissage de la lecture, qui a les faveurs des traditionnalistes ;
  • La distribution aux élèves des Fables de La Fontaine. Initiative saluée par Alain Finkielkraut parce, dit-il, elle veut « restaurer les grands textes patrimoniaux dès le plus jeune âge »;
  • La volonté de faire apprendre la Marseillaise à tous les écoliers ;
  • La volonté de développer à nouveau les internats d’excellence.
  • La volonté de rétablir les classes bilingues et les classes latin-grec, que les conservateurs saluent comme un retour à la tradition et à un enseignement secondaire réservé à une minorité ;
  • Le discours moderniste:
    • Il annonce une plus grande autonomie des établissements ;
    • Il réforme le baccalauréat, que les modernistes considèrent comme le verrou faisant obstacle à l’innovation pédagogique au lycée ;
    • En collège, il ne supprime pas les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI), mais il supprime la liste des thèmes et laisse les établissements scolaires libres d’organiser une partie du temps scolaire ;
    • Dans une interview au Monde, peu après sa prise de fonctions, il déclare : « Je ne donnerai pas dans la verticalité, dans l’injonction. Je serai un ministre qui pousse aux solutions de terrain. Mon message aux enseignants, c’est qu’il n’y a pas de chape de plomb ; qu’ils se sentent libres, qu’ils innovent »François Dubet, qui a soutenu tous les ministres sociaux-démocrates, depuis Allègre jusqu’à Najat Vallaud-Belkacem, se réjouit dans l’Obs du 24 août 2017 du discours du ministre et va même jusqu’à pronostiquer une ère de réforme moderniste[2];

(...)

 

Daniel Amedro

 

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Commentaire:

Petit bémol: non, François Dubet n'a pas soutenu "tous les ministres socio-démocrates".

Et encore faudrait-il définir ce qu'est un ministre de l' Education "social-démocrate".

CC

 

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Rentrée scolaire et Covid-19 : un rapport explique le rôle des écoles dans la transmission du virus...

20 Août 2020 , Rédigé par LCI Publié dans #Education

Rentrée scolaire et Covid-19 : un rapport explique le rôle des écoles dans la transmission du virus...

RENTRÉE - Alors qu'on sait un peu plus à quoi ressemblera la première rentrée scolaire à l'ère du coronavirus, Santé publique France tente de rassurer les familles en publiant un rapport sur le rôle des établissements dans la transmission du Covid-19.

À deux semaines de la rentrée, ce rapport tombe à pic. Publié jeudi 18 août par Santé Publique France, le document fait le point sur le "rôle des établissements scolaires dans la transmission du virus". À partir des recherches du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), il compile les principaux résultats sur la question, dévoilant aussi bien les caractéristiques de la maladie chez les plus jeunes que l'impact d'une fermeture des écoles sur la lutte contre le coronavirus. 

Cet "aperçu de l'épidémiologie" prend en compte les enfants de moins de 18 ans "dans les pays de l'Union européenne, de l'espace économique européen et au Royaume-Uni". On y apprend notamment que seule une "faible proportion" - à savoir moins de 5% - de l'ensemble des cas de coronavirus signalés dans cette zone concerne cette tranche d'âge. Peu touchés par la maladie par rapport à d'autres populations, les enfants sont aussi "beaucoup moins susceptibles d'être hospitalisés" ou de développer une forme grave de la maladie. L'infection est, au contraire, généralement plus légère ou asymptomatique. "Ce qui signifie que l'infection peut passer inaperçue ou ne pas être diagnostiquée", souligne Santé publique France.

Des conclusions qui vont dans le sens de la majorité des études. Mais qui relève également que, les rares fois où ils présentent des symptômes, les enfants "excrètent la même quantité de virus que les adultes". Ils  sont donc aussi contaminants que le reste de la population. Quant à ceux qui ne présentent pas de symptômes, donc la grande majorité, "on ne sait pas à quel point ils sont infectieux", prévient l'agence européenne.

Raison pour laquelle plusieurs inconnues persistent. Comme le relève le document, certaines infections "se produisent" bien à l'école et peuvent être "difficiles à détecter" en raison de l'absence relative de symptômes. 

Cependant, le rapport montre tout de même que les rares investigations des cas qui existent en milieu scolaire, dont celle réalisée par l'institut Pasteur dans l'Oise en France, "suggèrent que la transmission d'enfant à enfant en milieu scolaire est rare". Et surtout, elle n'est pas la principale cause pour laquelle un enfant tombe malade. Dès lors, Santé publique France conclut que "si la distanciation physique et les mesures d'hygiène sont appliquées, il est peu probable que les écoles constituent des environnements de propagation du virus plus favorables que les environnements professionnels ou de loisirs avec des densités de population similaires". Pour rappel, les entreprises privées et publics sont aujourd'hui le premier lieu de diffusion du Covid-19 dans la population française. Toutes ces données tendent donc à montrer que "la seule fermeture des établissements de garde d'enfants et des écoles n’est probablement pas une mesure de contrôle efficace" dans la lutte contre le virus, assure l'agence sanitaire.

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Covid-19 : la communauté éducative s’inquiète à l’approche de la rentrée scolaire...

20 Août 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Covid-19 : la communauté éducative s’inquiète à l’approche de la rentrée scolaire...

EXTRAITS

Les acteurs de l’école réclament des précisions sur le volet sanitaire de la reprise. Le ministre de l’éducation pourrait s’exprimer dès la fin de la semaine sur le sujet.

A quinze jours du retour en classe, la promesse d’une rentrée « normale » semble peu à peu s’éloigner. Les indicateurs épidémiques se dégradent et, alors que la ministre du travail, Elisabeth Borne, a annoncé, mardi 18 août, que le port du masque serait « systématisé » dans les entreprises, des voix s’élèvent dans la communauté scolaire pour demander des précisions sur les conditions sanitaires du retour à l’école.

L’éducation nationale avait pourtant anticipé en diffusant dans les académies, le 20 juillet, un « guide sanitaire » pour la rentrée 2020. Ce texte, en ligne sur le site du ministère visait à simplifier les modalités d’organisation pour les établissements – à une période où l’épidémie de Covid-19 semblait moins menaçante.

Ce document rappelle que la distanciation physique n’est plus obligatoire depuis le 22 juin dans les écoles, collèges et lycées, « lorsqu’elle n’est pas matériellement possible ou qu’elle ne permet pas d’accueillir la totalité des élèves ». Il supprime également l’obligation de porter le masque pour les adultes à l’école maternelle. Les adultes et enfants de plus de 11 ans doivent le mettre, mais il n’est obligatoire en classe que lorsque « la distanciation d’un mètre ne peut être garantie ». En outre, le texte du 20 juillet met fin à la limitation du brassage entre groupes d’élèves, très contraignante pour l’organisation scolaire.

(...)

Le masque « ne suffit pas »

Le Haut Conseil de la santé publique devrait rendre un avis dans les prochains jours, qui insistera sur l’importance combinée du masque et de la distance sociale. « Le port du masque ne suffit pas à lui seul, résume ainsi Didier Lepelletier, médecin hygiéniste et de santé publique au CHU de Nantes et membre du Haut Conseil. Parce qu’il ne filtre pas tout, parce qu’on ne le porte pas toujours comme il faut, et parce qu’il y a forcément un moment où les enfants vont l’enlever. »

Le risque de voir les écoles se transformer en foyers de contamination est par ailleurs réel, malgré la faible prévalence du virus chez les jeunes enfants. Dans une lettre ouverte diffusée mercredi 19 août, des sociétés savantes de pédiatrie alertent également sur l’importance de vacciner les enfants contre les virus saisonniers comme la grippe, pour prévenir l’engorgement des hôpitaux en cas de deuxième vague.

(...)

Le SNUipp-FSU, qui réclame le report de la rentrée « pour permettre aux équipes de s’organiser », ne dit pas autre chose : « Les enseignants ont hâte de retrouver les élèves, selon Guislaine David. Mais l’enjeu est justement de pouvoir les accueillir, sans que les écoles ne deviennent des accélérateurs de l’épidémie. » En avançant sur une ligne de crête entre accueil de tous les enfants et gestion du risque.

Violaine Morin

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Covid-19 : les pédiatres "inquiets" à quelques jours de la rentrée scolaire...

20 Août 2020 , Rédigé par tf1 Publié dans #Education

Covid-19 : les pédiatres "inquiets" à quelques jours de la rentrée scolaire...

ENFANCE - A moins de 15 jours de la rentrée scolaire, des pédiatres font part de leur appréhension devant l’organisation du retour en classe "telle qu’elle se profile, tant sur le plan de la prévention que de celui de la prise en charge des enfants".

À quelques jours de la rentrée scolaire, les pédiatres tirent la sonnette d'alarme. Alors que la circulation du SARS-CoV-2 en France s’est maintenue à "un niveau très significatif" à la faveur de l’été, sept sociétés savantes de pédiatrie font part de leur appréhension concernant le retour à l’école : "Le risque de survenue de contamination par le SARS-CoV-2, aussi bien chez les enfants que chez les adultes qui les encadrent, est réel", avertissent-elles, "inquiètes devant l’organisation de la rentrée telle qu’elle se profile". 

Ainsi, dans une lettre ouverte, publiée ce mercredi 20 août, les pédiatres donnent leurs préconisations. En premier lieu, une vaccination accrue contre la grippe et la gastro-entérite. "Si le SARS-CoV-2 continue de circuler cet hiver, il va obligatoirement s'ajouter aux virus saisonniers habituels (VRS, grippe, rotavirus…)", anticipent-ils. Ils appellent ainsi à "généraliser la vaccination contre le rotavirus", responsable des gastro-entérites, a fortiori aux "petits nourrissons" : "Vacciner contre ces maladies représenterait un moyen de diminuer les consultations, les passages aux urgences et les hospitalisations à un moment où la circulation du Sars-CoV-2 risquera d’être à nouveau intense."

La lettre demande par ailleurs la mise à disposition en pédiatrie "de tests de diagnostic rapide du Sars-CoV-2 (notamment salivaires)", plutôt que les tests PCR reposant sur des prélèvements naso-pharyngés, jugés "désagréables" pour les enfants : "Ils ont un rendement modeste, un coût certain et nous expose à des refus des enfants et/ou des parents" notent les pédiatres. 

Risque de fermetures d'école "inutiles, délétères pour les enfants et leurs apprentissages"

Autre point de crispation, la prise en charge scolaire des enfants : "Les remontées que nous avons, sont pour le moins anarchiques, s'inquiètent les signataires. Des écoles ou des crèches ont été fermées parfois en raison de la présence d’une seule personne présentant une PCR positive, voire même une sérologie positive sans PCR et avant toute enquête. Si des stratégies claires et précises ne sont pas définies, il nous semble que la rentrée scolaire risque d’être chaotique avec des fermetures de classes voire d’écoles non justifiées par des raisons sanitaires ou épidémiologiques". 

En d'autres termes, ils redoutent des "fermetures inutiles" d'écoles et des conséquences "fortement délétères pour les enfants et leurs apprentissages." 

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Jordi Savall: Lachrimae Caravaggio (Hespèrion XXI)

17 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Max Jacob...

17 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Serres chaudes

Sur la margelle du puits
la main se pose, le cadran
solaire marque l'heure.
La main porte un anneau de buis
quelle heure est-il ? J'ai peur.
On a marché dans les feuillages tropicaux
Un vaisseau entre au port
la princesse revient de l'hôpital.
L'ombre dans le jardin couvre la pâleur
du jet d'eau. On a marché dans les feuillages.
Ce sont les troupeaux de brebis
qui reviennent du palais royal.
Sur la margelle du puits
la main n'est plus seule,
l'ombre du saule frémit sur le voilier dans le port.

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Aux pèlerins d'Emmaüs

Je ne sais qui était là : c'était l'un de ces bistros où ma jeunesse s'est évanouie. Une table de marbre blanc est l'endroit où la traditionnelle glace atteignait le coin du mur avant de continuer. Je portais un pauvre chapeau rond et ma figure interrogeait l'œil malade du Seigneur (c'était lui ! Il ressemblait plutôt à Saint Jean-Baptiste, mais c'était bien Lui). "Puisque Vous êtes Dieu et que Vous savez tout, dites-moi quand finira cette guerre !" et j'ajoutais ".... et qui sera vainqueur". "Vous le dirais-je pour que vous alliez faire le prophète dans les salons ?" Il se tut. Le soir tombait. Il n'avait pas de boisson sur la table.

Max Jacob - Derniers poèmes en vers et en proses

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Rentrée scolaire: le patron de la FCPE fustige l'amateurisme du gouvernement...

17 Août 2020 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

Rentrée scolaire: le patron de la FCPE fustige l'amateurisme du gouvernement...

Rodrigo Arenas dit au "HuffPost" l'inquiétude des parents à quinze jours d'une rentrée scolaire épineuse alors que l'épidémie de coronavirus repart sur le territoire.

POLITIQUE - Trois cahiers 24x32 petits carreaux, deux crayons à papier HB et... une boîte de cinquante masques: dans deux semaines, écoliers et jeunes étudiants retrouveront le chemin des salles de classe. Traditionnellement redoutée par beaucoup, cette rentrée scolaire ne ressemblera à aucune autre alors que l’épidémie de coronavirus reprend de la vigueur sur le territoire.

Le Premier ministre a même appelé les Français à “se ressaisir collectivement” pour éviter à tout prix “un retour en arrière, un reconfinement important.” Dans ce contexte et alors que les règles de distanciation sociale se durcissent, les contours de ce retour en classe sont encore très flous. Le gouvernement prévoit toujours un assouplissement du protocole dans les écoles et les lycées, quand syndicats d’enseignants et associations se plaignent d’un manque d’informations sur les futures règles.

“C’est trop artisanal”

Rodrigo Arenas, le coprésident de la première fédération de parents d’élèves (FCPE) critique auprès du HuffPost la gestion “artisanale” de cette rentrée, regrettant entre autres le triple discours des autorités à quelques jours de la date fatidique. 

Le HuffPost: Quel est votre sentiment à quinze jours de la rentrée scolaire?

Rodrigo Arenas: Il y a une inquiétude à l’égard du double voire du triple discours des autorités qui montre une sorte d’impréparation, d’amateurisme.  D’un côté, le gouvernement durcit énormément le ton notamment sur la question du masque en extérieur quand les chercheurs appellent surtout à le porter en intérieur. Et de l’autre, le ministère (de l’Éducation nationale NDLR) dit ‘bon on va voir, ce n’est pas obligé, seulement à onze ans.’ Tout cela est incompréhensible, notamment pour des parents qui ont des fratries. 

C’est un peu amateur, trop artisanal alors que les parents sont, eux, en mode professionnel: ils ont acheté des masques, ils mettent du gel, ils engueulent les enfants quand ils ne font pas ce qu’il faut. 

HP: Que demandez-vous au gouvernement à deux semaines de la rentrée? 

RA: Nous ce qu’on demande au gouvernement c’est d’appliquer les consignes du conseil scientifique. On travaille avec la raison, avec la science: quand les scientifiques nous disent que ce n’est pas sérieux, et bien ce n’est pas sérieux. Et ce n’est pas parce qu’on est président de la République ou chef du gouvernement que l’on doit être au dessus de la recherche.

On est dans une situation où l’école apparaît en dehors de la société, comme au début de la crise d’ailleurs. On a l’impression qu’il ne s’est rien passé et que la vie va reprendre comme avant alors que ce n’est pas vrai. Quand on va au cinéma, quand on va faire les courses, tout le monde met un masque et ceux qui n’en mettent pas se font regarder de travers...

HP: Que proposez-vous pour un enseignement adapté en ces temps de coronavirus? 

RA: Nous avons travaillé sur deux hypothèses: soit l’école revient localement ou nationalement à distance, soit en présentielle. Mais dans tous les cas, l’école a changé, l’école doit répondre aux enjeux auxquels nous sommes confrontés. Cela veut dire par exemple qu’il aurait fallu former les professeurs à l’enseignement à distance car c’est une autre pédagogie.

Ce qui fonctionne également ce sont les petits effectifs confinés ou non. Nous avons aussi proposé un plan d’urgence pour rénover les sanitaires ou d’installer des sanitaires mobiles comme ceux des festivals alors que 30% des écoles n’ont pas de sanitaires adaptés en temps normal, en dehors du covid. Je vous laisse imaginer pendant.

HP: Avez-vous été écouté?

Non, tout ce que je vous dis là s’est déguisé en souvenir. Le ministère travaille en autiste, il ne consulte pas les syndicats d’enseignants, il ne consulte pas les parents... et la seule réponse pendant les vacances a été de publier un protocole sanitaire allégé au Journal officiel. Donc si vous n’êtes pas au courant de ce qui vous attend, quand ça vous tombe dessus vous êtes toujours dans l’impréparation et dans le chacun se démerde. Et la démerde, ce n’est pas une politique d’état. 

Anthony Berthelier

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