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Vivement l'Ecole!
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Réflexions sur les outils de l’enseignement à distance...

30 Août 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

Réflexions sur les outils de l’enseignement à distance...

EXTRAIT

Le confinement et la continuité pédagogique ont pris tout le monde de court, les enseignants au premier chef. S’il devait se reproduire, ou pour d’autres circonstances, quelles principes généraux avoir en tête et quels outils numériques privilégier pour l’enseignement à distance ?

La tentation pouvait être de faire une réponse unique, simpliste dans l’illusion qu’avancer dans le même pas cadencé est une solution pour répondre à l’écart pédagogique que nous avait imposé la distance. Notre défi était en fait de répondre à la diversité des besoins de nos élèves, tout en maintenant l’unité d’une classe à distance et l’existence d’un groupe dans la diversité des besoins et des moyens de nos élèves. Dans une telle situation, une réponse unique parait sécurisante et est rassurante pour l’institution mais elle dénote une volonté de contrôle qui abolit notre liberté d’innover. Les chemins de traverse permettent aussi de répondre aux besoins d’apprendre tout en maintenant la possibilité de répondre ensemble à l’exigence de faire progresser et de développer les compétences de nos élèves.

Devions-nous par exemple nous limiter aux échanges de courriels pour ne pas pénaliser ceux qui ne peuvent participer à des classes virtuelles ? Ces dernières ont pourtant eu le mérite de maintenir plus facilement une dynamique de classe.

Devions-nous utiliser les Classes virtuelles du CNED qui au démarrage avaient du mal à supporter les nouvelles charges de connexion ou nous lancer dans un outil comme Discord, cet outil informel que nos élèves utilisent pour jouer en ligne et que plusieurs connaissent bien ? Si cela facilite la prise en main des apprenants, on court le risque de mélanger les genres. Cet outil de « gamer » peut-il être utilisé pour travailler et faire le pas de côté qui nous permet d’apprendre et de faire apprendre ? On l’utilise alors en recourant détourne à ce qu’en ergonomie on appelle « catachrèse » (quand un utilisateur détourne un outil ou un objet pour d’autres usages que ceux prévus initialement.)

L’essentiel est sans doute de ne pas cantonner notre métier à une approche techniciste.

Certains délivrent leurs cours habituels au format PDF fournissant les corrigés des questions posées pour seul feedback. Cette solution demande à l’élève de ne pas aller ouvrir le corrigé avant d’avoir fini son activité. Ce type de proposition ne permet pas de développer des interactions durant les activités et demande un fort degré d’autonomie aux élèves.

D’autres, à l’inverse, vont proposer des parcours séduisants mais beaucoup trop chargés en informations diverses avec, par exemple, l’outil en vogue actuellement, Genially, qui pose cependant des questions d’ergonomie cognitive. Certains parcours pédagogiques scénarisés dans ce cadre multiplient les techniques de mise en évidence avec un foisonnement de couleurs, des icônes clignotants, et des vidéos intégrant une multiplicité de documents, engendrant une surcharge cognitive peu propice à l’apprentissage (voir les exemples de critères ergonomiques à la fin de l’article) et nuisent à l’utilisabilité de ces artefacts d’apprentissage.

La solution serait de proposer une solution médiane utilisant des outils numériques respectant l’ergonomie cognitive mais aussi de permettre à l’élève de travailler hors écran et déconnecté par moment.

(...)

Emmanuel Maugard

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Crise du Covid : «Quatre propositions urgentes pour l’école»...

30 Août 2020 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education

Crise du Covid : «Quatre propositions urgentes pour l’école»...

Port du masque, aération des espaces, enseignement à distance, allègement des effectifs des classes… Pour un collectif de médecins, l’école n’est pas prête pour cette rentrée 2020 sur fond de Covid-19.

Par un collectif de professionnels de santé (*)

A quelques jours de la rentrée, l'école n'est pas prête : port du masque, aération des espaces, enseignement à distance, allègement des effectifs des classes, rien de tout cela ne sera mis en place dans l'ensemble des établissements le 1er septembre.

Si nous nous félicitons que le ministère de l'Education nationale préconise le port du masque à compter de 11 ans, nous pensons que celui-ci doit être adopté dès l'école élémentaire. En effet, les enfants de moins de 11 ans sont aussi contaminants que les adolescents ou les adultes, comme l'ont rappelé les virologues allemands ou l'Académie américaine de pédiatrie qui, pour sa part, incite au port du masque dès 2 ans. Dans les écoles chinoises et sud-coréennes, le masque est porté dès la maternelle; en Espagne, en Italie et dans certains Länder allemands, il est obligatoire dès 6 ans.

Compte tenu du protocole en vigueur en France, rien ne semble empêcher les écoles de devenir des clusters. Nous connaissons leur rôle potentiel dans la propagation de la Covid-19 : dans certains pays comme en Israël ou au Chili, elles ont constitué un moteur important de l'épidémie. Afin d'éviter la formation de foyers infectieux, nous risquons d'être contraints de multiplier les mises en quarantaine, comme c'est déjà le cas ailleurs : à Berlin, après deux semaines de classe, plus de 40 écoles ont annoncé des centaines de mise en quarantaine d'élèves et d'enseignants; à la Réunion, une semaine seulement après la rentrée, 30 écoles sont déjà partiellement ou totalement fermées.

Le protocole prévu pour la rentrée du 1er septembre ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles, et est insuffisant pour ralentir l'augmentation actuelle du nombre de nouveaux cas de Covid-19.

Nous proposons :

1. De recommander le port du masque en lieu clos pour tous les élèves de plus de 6 ans et de leur distribuer des masques, comme le font la Suisse, la Grèce et l'Italie. Cela assurerait une meilleure observance de cette nécessaire mesure de santé publique.

2. D'appliquer les mesures d'aération préconisées pour les lieux clos professionnels, en s'aidant notamment d'appareils de mesure de qualité de l'air; et d'imposer des règles plus conformes aux données scientifiques. L'aération d'une pièce toutes les trois heures est insuffisante.

3. De mettre en place au plus vite des procédures dédiées dans les zones de forte circulation virale, afin d'y limiter la propagation du virus et de pouvoir organiser des quarantaines ciblées (allègement des classes en alternant présentiel et enseignement à distance, limitation des contacts entre les classes, échelonnement des récréations et de la cantine).

4. De préciser la conduite à tenir lorsqu'un enfant ou un adulte est testé positif ou a été en contact avec un cas positif ; et d'instaurer un système réactif et transparent de remontées des données concernant le nombre de sujets positifs, les écoles et classes fermées, le nombre d'enfants testés, les délais des tests et des résultats.

Ces propositions s'inspirent d'autres pays qui ont mieux préparé leur rentrée : de l'Italie et du Portugal qui prévoient d'alterner présence en classe et télé-enseignement et ont organisé des classes de petits groupes d'élèves en réquisitionnant des locaux et en recrutant des enseignants; du Danemark qui a limité de nombre d'élèves à 12 par classe… Certains pays ont opté pour la distanciation en limitant le nombre d'élèves, d'autres ont généralisé le port du masque, d'autres encore ont choisi les deux options… Notre pays n'en a choisi aucune.

Nous demandons donc d'agir vite afin de protéger au mieux les élèves et les personnels car, au-delà du réel risque sanitaire, il y a aussi celui de fermer des classes par dizaines, avec pour effet d'amplifier les inégalités devant le savoir et l'apprentissage et de désorganiser durablement notre économie et notre société.

* La liste des signataires :

Pr Thierry Baubet, psychiatre, chef de service psychiatrie addictologie, Hôpital Avicenne, Bobigny ; Pr Francis Berenbaum, chef de service à l'Hôpital Saint Antoine, Sorbonne université, UPMC université Paris 06, Inserm, centre de recherche Saint-Antoine (CRSA), hôpital Saint-Antoine, AP-HP ; Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie, Strasbourg ; Dr Matthieu Calafiore, médecin généraliste, maître de conférence des universités, directeur du département de médecine générale de la faculté de Lille ; Dr Franck Clarot, médecin légiste, radiologue, vice-président de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (76) ; Collectif stop-postillons (Dr Jonathan Favre, Dr Michaël Rochoy, Dr Thibault Puszkarek et Dr Antoine Hutt) ; Dr Laurent Fignon, praticien hospitalier, gériatre, Cannes ; Dr Jean-Daniel Flaysakier, médecin, journaliste ; Pr Guillaume Gorincour, radiologue, vice-président du Conseil départemental de l'Ordre national des médecins (13) ; Pr Karine Lacombe, infectiologue, cheffe de service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine, Paris, APHP ; Dr Yvon Le Flohic, médecin généraliste ; Dr Christian Lehmann, médecin généraliste, écrivain ; Dr Jérôme Marty, médecin généraliste, président de l'Union Française pour une Médecine Libre (UFMLS) ; Dr François-Xavier Moronval - médecin urgentiste ; Dr Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue, coordinateur du Réseau des Jeunes Infectiologues ; Dr Bruno Rocher, psychiatre addictologue, médecin responsable de l'espace Barbara, CHU Nantes ; Dr Hélène Rossinot, médecin spécialiste de santé publique, Nancy ; Pr Mahmoud Zureik, professeur d'épidémiologie et de santé publique à l'Université de Versailles Saint-Quentin.

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Zebda...

29 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Magyd Cherfi...

29 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

A feuilleter en extraits ci-dessous...

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Lundi 31 août, France 4 - De 21h05 à 23h15 avec JM Blanquer... Pour parler de quoi?

29 Août 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Lundi 31 août, France 4 - De 21h05 à 23h15 avec JM Blanquer... Pour parler de quoi?

Port du masque, distanciation, personnes à risque... Le ministre de l'Education nationale répondra à vos interrogations sur cette rentrée scolaire marquée par la crise du coronavirus.

France 4 propose, lundi 31 août, une soirée spéciale pour la rentrée scolaire, à partir de 21h05. Au sommaire :

– de 21h05 à 22h15 : un documentaire en immersion dans une classe de CM2 de la région parisienne, pendant les quelques semaines de cours à la sortie du confinement.

– de 22h15 à 23h15 : "Les réponses à vos questions", un débat animé par Guillaume Daret avec une directrice d'école, des professeurs, des parents d'élèves, une psychologue, et Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Education nationale répondra aux questions posées par les internautes et les téléspectateurs autour du mot-dièse #OnVousRépond.

Vous pouvez participer en posant votre question aux invités dans le formulaire ci-dessous. Retrouvez aussi toutes nos réponses à vos interrogations sur notre page #OnVousRépond, dans notre live ou sur nos antennes télé et radio.

                                               _____________________________________________

Parlera-t-on de l'essentiel?

Voir ci-dessous, second lien

CC

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Ces grandes questions que nous posent les enfants (et comment y répondre)...

29 Août 2020 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

Ces grandes questions que nous posent les enfants (et comment y répondre)...

« Pourquoi on meurt ? » « Est-ce que c’est toujours grave de se tromper ? » « Peut-on être triste et heureux à la fois ? » Les enfants posent souvent des questions de ce genre auxquelles il est difficile, voire impossible, d’apporter une réponse évidente. Lorsque les enfants soulèvent ces interrogations embarrassantes, les adultes ont tendance à recourir à des explications qui ferment la discussion, au moins temporairement.

Il est naturel d’essayer de réconforter un enfant qui se sent désorienté face au monde. Mais des explications toutes faites ne correspondent pas forcément à ce dont les enfants ont besoin ni à ce qu’ils recherchent. Souvent, ils ont seulement envie de partager leurs pensées et leurs préoccupations.

Être à l’écoute

En tant que philosophe et éducatrice, j’écoute depuis vingt-cinq ans des enfants et discute avec eux des grandes questions philosophiques qui les tracassent. J’encourage tous les jeunes à réfléchir par eux-mêmes aux problèmes qui les concernent car c’est important pour eux d’apprendre à analyser et à comprendre leurs propres expériences.

Pour la plupart, les tout-petits posent leurs premières grandes questions dès qu’ils commencent à parler, et continuent d’y penser tout au long de l’enfance.

Débordant de curiosité pour des choses que la plupart des adultes considèrent comme allant de soi, les enfants du monde entier ont l’esprit très ouvert sur les mystères qui entourent la vie humaine. Les travaux de recherches montrent cependant qu’en grandissant, ils posent de moins en moins de questions.

Les enfants me disent souvent que, lorsqu’ils sont éveillés la nuit, ils se demandent si Dieu existe, pourquoi le monde a ces couleurs-là et pas d’autres, ce que c’est que le temps et si les rêves sont réels. Ce ne sont pas des questions auxquelles on trouvera une réponse en faisant une recherche sur Google ou en envoyant une requête à Siri ou Alexa. Ce sont des interrogations qui traversent les époques et que chacun peut rencontrer à différentes étapes de sa vie.

Parfois, les questions sont même plus importantes que les réponses.

S’interroger à haute voix

La pandémie a conduit plus d’enfants à s’interroger sur des sujets comme la solitude, l’isolement, l’ennui, la maladie et la mort. Quand les écoles primaires de Seattle où j’interviens ont fermé, j’ai poursuivi ces ateliers de philosophie en ligne avec de petits groupes.

Lors d’une récente conversation avec six enfants de neuf ans, nous nous sommes concentrés sur les difficultés de la vie pendant la pandémie. Nous avons discuté de la façon dont le fait d’être privé de certaines choses nous aidait à les apprécier autrement.

« J’aime la solitude, mais la situation est différente quand on nous oblige à rester seuls. J’ai réalisé combien mes amis comptaient pour moi », m’a dit une petite fille que nous appellerons Hannah.

Puis, « Max » nous a dit qu’il n’aurait jamais pensé aimer l’école, mais que le fait d’être resté à la maison le printemps dernier l’a aidé à mieux comprendre ce que l’école représente pour lui. Nous nous sommes demandé si nous attachons toujours plus d’importance aux choses quand nous en sommes privés.

Pas de réponses définitives

Si les enfants ont besoin de l’aide et des conseils des adultes, les parents ne doivent pas forcément adopter une position d’expert qui a réponse à tout. Explorer ces grandes questions main dans la main peut créer des échanges beaucoup plus riches.

Comme elles n’ont pas en général de réponses établies ou définitives, les discussions sont l’occasion pour les parents et les enfants de partager un moment de réflexion.

Soyez à l’écoute de ces questions stimulantes, reconnaissez combien il est difficile d’y répondre et gardez l’esprit ouvert tout au long de la conversation.

Des philosophes en herbe

D’une certaine manière, les enfants sont les débutants philosophes idéaux.

La plupart d’entre eux n’ont pas d’idée préconçue sur la manière dont le monde fonctionne et sont ouverts à un champ d’hypothèses beaucoup plus large. Lors des discussions, ils peuvent souvent suggérer des manières originales et créatives d’aborder les grandes questions.

Parler avec les enfants de ce qu’ils pensent sans se sentir obligés de leur apporter des réponses va au contraire les aider à explorer leurs propres préoccupations et idées. Particulièrement aujourd’hui, alors que le confinement a rapproché les familles, ces conversations peuvent aider les parents et les enfants à communiquer de manière plus authentique.

Jana Mohr Lone

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L’antisémitisme, une valeur actuelle. Par Cécile Alduy (Janvier 2020)

29 Août 2020 , Rédigé par Site de Benjamin Stora Publié dans #Société, #Antisémitisme, #Racisme

L’antisémitisme, une valeur actuelle. Par Cécile Alduy (Janvier 2020)

EXTRAIT

Doit-on s’offusquer qu’un journaliste de la droite conservatrice portraiture un intellectuel de gauche en « poussah pontifiant » qui a « fait du gras » depuis ses jeunes années d’étudiant ?

L’article de Bruno Larebière sur l’historien Benjamin Stora, paru dans le numéro spécial d’octobre 2019 de Valeurs actuelles sur la guerre d’Algérie a suscité l’indignation. Plus de quatre cents intellectuels sont signé une pétition contre ce texte jugé antisémite. Pourtant, si l’attaque ad hominem sur le physique de l’historien est abjecte, l’article à charge s’attarde peu sur les origines juives de l’universitaire. On est loin de Céline, ou de Je suis partout. Mais qu’est ce qu’un texte antisémite à l’aube de 2020 ? Décryptage.

Interrogé par nos soins, Larebière confie être « tombé des nues ». : « Je me contrefiche éperdument que Stora soit juif. Se serait-il appelé Kervadec, issu d’une lignée catholique de Concarneau (…) que j’aurais fait, ou pu faire, le même papier ». A première vue, rien dans l’article ne désigne explicitement la judéité de Benjamin Stora à la vindicte : il y est fait deux mentions, dont l’une est une citation de Stora lui-même. Pour le reste, le texte est une biographie acerbe de l’ascension sociale de l’universitaire : jeunesse lambertiste, consécration comme conseiller des princes et des médias. Mais la clé de la lecture de ce récit est dans le prélude, un double portrait physique de Stora jeune et « émacié » d’abord, puis corpulent aujourd’hui : « L ‘homme n’a pas seulement fait du gras, il a enflé (…) Gonflé, au risque d’exploser de cette mauvaise graisse ayant prospéré à proportion de la vanité qui n’a cessé de croitre en lui à mesure que s’élevait son statut social ».

Les images ont une idéologie.

Pourquoi donc parler du corps d’un intellectuel ? Que l’article passe entièrement sous silence l’apport scientifique de l’universitaire met la puce à l’oreille : ce n’est pas une vie réelle qui est contée, mais une fable. Comme Giton, le « riche » de La Bruyère, Stora prend trop de place, littéralement et socialement. La masse de ses travaux (52 livres) au lieu d’être à son crédit témoigne de son « poids » médiatique excessif. Si le corps de l’universitaire est une métaphore, sa vie est une parabole en filigrane de l’hégémonie culturelle grandissante de la gauche sur l’histoire de la colonisation et de l’essor de l’immigration (« massive » pour l’extrême-droite) qu’elle favorise.

On est loin de l’iconographie du Juif Süss, mais c’est le même procédé narratif de la parabole à valeur d’avertissement, ici par allusion. Stora a gagné la confiance des puissants (à force d’une ruse particulièrement perverse : la compétence !), il avait un agenda caché (l’immigration), résultat (que le lecteur de Valeurs actuelles n’aura aucun mal à déduire) : la France est menacée d’invasion, et « d’explosion ».

(...)

Cécile Alduy, Professeur à Stanford University, chercheuse associée à Sciences Po. Cécile Alduy a publié Ce qu’ils disent vraiment. Les Politiques pris aux mots (Seuil, 2017).

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Adieu terrains de foot, bonjour espaces de jeux collectifs ! La cour de récré non genrée fait sa rentrée...

29 Août 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Adieu terrains de foot, bonjour espaces de jeux collectifs ! La cour de récré non genrée fait sa rentrée...

Le sujet a mis du temps à émerger, mais après Trappes (Yvelines), Lyon, Rennes, Bordeaux, Grenoble ou Floirac (Gironde), il s’impose comme une tendance de la rentrée 2020 dans de nombreuses communes : de plus en plus d’écoles élémentaires et de collèges s’équipent de cours de récréation « non genrées ».

A la manœuvre, la géographe bordelaise Edith Maruéjouls, fondatrice du bureau d’études Arobe (Atelier recherche observatoire égalité). Depuis dix ans, la chercheuse accompagne des collectivités dans la mise en œuvre de politiques publiques axées sur l’égalité, comme en cette rentrée à Grenoble, où elle intervient à l’école Clemenceau à la demande de la majorité écologiste d’Eric Piolle. Elle a déjà mené à bien une trentaine de projets de réaménagement de cours d’école.

(...)

Les loisirs des garçons mieux subventionnés

Autrice d’une thèse de doctorat, « Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes », Edith Maruéjouls considère que cette division des espaces de loisirs des jeunes enfants est loin d’être anecdotique. Elle a un impact réel sur la manière dont les filles et les garçons investissent l’espace public à partir de l’adolescence, comme en témoignent les chiffres relevés ces dernières années par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : 75 % des budgets publics destinés aux loisirs des jeunes profitent aux garçons, toutes activités confondues.

A partir de la 6e, les filles décrochent des activités de loisirs organisés, tandis que se met en place une offre spécifique destinée aux garçons (skateparks, citystades, musiques actuelles). Les loisirs non mixtes féminins sont moins subventionnés que ceux des garçons, à qui l’on attribue des équipements plus importants et plus chers.

(...)

La chercheuse préconise l’installation de W.-C. mixtes, comme au Canada ou dans les pays scandinaves. « On les crée ouverts sur la cour, comme dans les années 1930, pour une meilleure surveillance », ajoute Anaïs Luquedey.

Certains établissements ont déjà supprimé les urinoirs (où naissent les complexes et qui génèrent le harcèlement) au profit de cabines fermées, et ce jusqu’au sol afin d’éviter qu’on y glisse un téléphone… Certains spécialistes préconisent aussi la suppression des miroirs.

(...)

Stéphanie Marteau

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Eval CP et CE1 : encore plus hors sol...

29 Août 2020 , Rédigé par Snuipp-Fsu Publié dans #Education

Eval CP et CE1 : encore plus hors sol...

Alors que les élèves auront vécu depuis le mois de mars une scolarité particulièrement bouleversée, la rue de Grenelle fait comme si de rien n’était et maintient au calendrier de début d’année des évaluations CP et CE1 pourtant déjà fortement remises en cause en temps ordinaire. Le SNUipp-FSU demande leur annulation et engage une campagne de conviction avec les parents d’élèves.

« Les items proposés seront, à quelques nuances près, les mêmes que ceux des années précédentes. Ils ne tiendront donc pas compte des conditions particulières d’apprentissage liées à la pandémie », analyse le SNUipp-FSU dans un document à destination des équipes pédagogiques. Comment ne pas y voir, poursuit le syndicat, « le reflet de l’obstination ministérielle à poursuivre le recentrage de l’école sur les fondamentaux et sur une conception automatisée et étapiste des apprentissages ». « En incitant à donner la priorité aux seules compétences évaluées, le risque est d’appauvrir des contenus enseignés », complète le premier syndicat des écoles.

Une analyse partagée 

« Qu’est-ce que les évaluations administrées l’an dernier ont changé aux pratiques des enseignants au premier trimestre ? Rien, tout le monde en convient », analyse sur son blog, Roland Goigoux, chercheur en sciences de l'éducation et spécialiste des questions de lecture et d’écriture. « Qu’ont-elles appris aux maîtres qu’ils ignoraient à propos de leurs élèves ? Pas beaucoup plus. Quelles remédiations originales ont-elles permises ? Aucune, même l’inspection générale de l’Éducation nationale le reconnaît », ajoute-t-il. Bref, conclut-il à raison, « ces évaluations ont surtout servi la communication politique du ministre ».

L’école de la confiance se trouve … en Belgique

Contrairement à la France, indique le document du SNUipp-FSU, « la Belgique francophone a décidé de bannir les évaluations sommatives à cette rentrée 2020. La stratégie de différenciation pédagogique définie par les autorités de Wallonie-Bruxelles laisse toute latitude aux établissements scolaires pour identifier difficultés et retards d’apprentissage par les moyens qu’ils jugent adéquats  ». Rien à voir donc avec une « école de la confiance » qui n'a de cesse de chercher à imposer des pratiques et méthodes pédagogiques. 

C’est pour toutes ces raisons que le SNUipp-FSU a été à l’initiative d’un appel intersyndical dès le mois de juin pour demander au ministre de l’Education nationale que les outils d’évaluation soient mis à disposition des équipes sans être imposés et que les besoins statistiques de connaissance du système éducatif soient réalisés sur échantillons. Il s'est adressé au ministre pour demander l'annulation des évaluations nationales afin que les équipes puissent reprendre la main sur les outils d’enseignements et d’évaluations qu’elles jugent les plus appropriées pour démarrer les apprentissages en ce début d’année si particulière.

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