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Vivement l'Ecole!

Coup de cœur... Christine Angot - Un amour impossible

1 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Au début du printemps, ils ont passé un week-end dans la Creuse. Ils se connaissaient depuis six mois. Ils ont dormi à Crozant dans un petit hôtel. Le week-end a été merveilleux. Il avait loué une voiture, ils sont allés à Gargilès et à Nohant. Ils ont visité la maison de George Sand. Il y avait des documents sur sa vie, sur ses amants, des détails sur ceux qui ont passé du temps à Nohant, sur ses romans, ce qui a inspiré quoi, ce qu’elle voyait de sa fenêtre, les endroits où sont situées certaines scènes de ses livres, le tableau où elle est habillée en homme, en costume, veste, pantalon, chemise, lavallière, avec un cigare entre les doigts.

Christine Angot - Un amour impossible

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Covid-19: pas une parenthèse, mais un tournant pour l’école publique...

1 Août 2020 , Rédigé par Silo Publié dans #Education

Covid-19: pas une parenthèse, mais un tournant pour l’école publique...

EXTRAITS

Le modèle de l’instruction à la carte, officiellement selon les individus, en réalité selon les origines sociales, est une intention ancienne de la technocratie et des politiques néolibérales qui conduit, en pratique, à diviser et à réduire l’ambition de ce que sont l’école publique et la « scolarité unique ». Stéphane Bonnéry montre comment le gouvernement a instrumentalisé la situation pour imposer son modèle et accélérer des logiques déjà engagées. À rebours du scénario d’une école qui ne transmet pas les mêmes savoirs et incite à des parcours inégaux, il avance des pistes de réflexion alternatives pour construire une école visant la transmission-appropriation d’une culture commune de haut niveau.

(...)

Le numérique et le Nouveau Management Public (NMP)

Avec le NMP, la posture est de ne pas expliquer les objectifs, mais de les imposer comme des obligations techniques. Avec la transparence de Environnements Numériques de Travail, où les enseignants suivent les élèves, la hiérarchie a tenté de contrôler de près le travail des enseignants. Le manque de performance des outils a limité l’emprise, mais des réformes récentes veulent « rectifier le tir », pour que les chefs d’établissements aient un rôle de contremaitre pédagogique[1]. Car l’expérience a montré une pression inspirée du jacobinisme de droite à exhorter, ordonner, contrôler, punir, mixée avec le plus grand abandon des praticiens incités à trouver localement les solutions avec un État qui se désengage de l’essentiel, sans moyens budgétaires pour créer les conditions de l’action pédagogique (pas d’ordinateurs fournis aux enseignants par ex.).

Le distanciel vers l’école à la carte et la privatisation?

Face à l’impossibilité de maintenir la classe en présentiel, des expérimentations déjà imposées dans l’enseignement supérieur depuis 20 ans ont servi de modèle pour le primaire et le secondaire. Si chacun a fait ce qu’il a pu pendant la période, avec beaucoup de bonnes volontés et de convergences provisoires entre enseignants, parents, autres personnels, et élèves, le taux de décrochage a été bien supérieur à ce que la communication du ministre a donné. Et ce dernier veut instituer durablement l’enseignement distanciel ou hybride, en le systématisant pour l’année prochaine dans le supérieur, et en l’instaurant comme recours encouragé dans le primaire et le secondaire[2].

L’expérience COVID montre que les familles de cadres peuvent être tentées de compléter l’éducation par le recours à des officines privées de la « Ed Tech », si le service public ne fournit qu’un minimum : l’enjeu de marchandisation est grand si l’on réduit les objectifs de l’école publique. C’est aussi le moyen d’imposer une école à la carte, qui ne vise pas les mêmes objectifs pour tous, mais « s’adapte » aux « possibilités » de « chacun », qui différencie en fait les objectifs selon l’origine sociale des élèves.

Le 2S2C: la réduction de l’école

Dans la même logique, lors du déconfinement, l’argument des distances spatiales de sécurité a d’abord été mobilisé pour argumenter la reprise à mi-temps, et imposer le 2S2C (Sport-Santé-Culture-Civisme) comme mode de garde.

J.-M. Blanquer l’a admis, cette réforme était déjà envisagée, pour limiter l’école aux « fondamentaux ». Il s’agit d’externaliser le sport et les arts, qui ne seraient plus à terme les disciplines scolaires EPS (Éducation Physique et Sportive), « éducation musicale » et « arts plastiques », en réduisant le temps scolaire (le « modèle allemand » est évoqué par le ministre).

Ces disciplines ne seraient plus obligatoirement enseignées dans tous les territoires. Leur présence dépendrait de l’existence de personnes aptes voire d’associations locales, de leur financement par les collectivités locales ou les familles, ainsi que des « goûts » de ces dernières, socialement marqués.

Une école publique à mi-temps et le reste en option, comme les activités du mercredi en club, la logique ressemble clairement à une disparition tendancielle ou une redéfinition profonde de la scolarité unique, en tant qu’objectif de transmission des mêmes savoirs et d’ouverture de centres d’intérêts variés aux enfants de toutes les classes sociales.

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Stéphane Bonnéry

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Le péril jeune ou la fabrique d'une peur...

1 Août 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Histoire

Ils seraient de plus en plus jeune, de plus en plus violent. Ils agiraient en bande et n'auraient plus de limite. Ce sont les jeunes délinquants. Le phénomène serait de société et même inquiétant. Mais de qui parle-t-on ? De la jeunesse déviante d'aujourd’hui, de 1910, 1950... on frôle la rengaine.

Première diffusion le 7 décembre 2015 dans l'émission Sur les docks.

C’est une réactivation permanente du péril jeune. Vous trouvez ça sur des poteries babyloniennes 2000 ans avant Jésus- Christ. Le péril jeune est une construction. Il existe des comportements déviants liés à la transgression de l'adolescence. Laurent Bonelli

Ce documentaire fait entendre, le péril jeune brandi hier et même avant hier : ainsi, aux Gamins de Paris qui poignardaient les Bourgeois dans le dos, se succèdent les Apaches et leurs règlements de compte sur les fortifs, les Blousons noirs et leurs chaînes de vélo puis, les racailles et leurs casquettes. 

On a donc des périodes où la délinquance juvénile est mise en avant sur la scène publique. Ça ne correspond pas nécessairement à un accroissement majeure de la délinquance juvénile. Dans les années 50, il y a un développement de la délinquance en général pour une raison fort simple, c’est la croissance économique très importante. Donc, il y a de plus en plus de choses à voler et les jeunes y participent. Jean-Jacques Yvorel

Autant de figures d'un péril jeune dont on comprend qu'elle relève souvent d'une construction médiatique déconnectée de la réalité de la délinquance juvénile. 

l y a toujours eu des phénomènes de délinquance juvénile et il y en aura toujours. Ça ne suffit pas à expliquer pourquoi il y a des moments où on en parle beaucoup, et puis d'autres, pas du tout. Donc, c'est qu'il y a autre chose. C'est d'une part la récupération politique et d'autre part, la mise en scène médiatique. Laurent Bonelli

Nous sommes allés fouiller les archives de la radio et de la télévision pour faire entendre le rapport de la société française à sa jeunesse, ses moments de tolérance, ses moments de répression. Loin des stéréotypes, d'une histoire linéaire, nous entendons ici les tiraillements de société française vis-à-vis de ses enfants dits "dangereux".

Avec : 

Extraits des films  :  La guerre des boutons d'Yves Robert et Les 400 coups de François Truffaut

Lecture et chant :  Marius et Octave. Merci à Catherine Sultan, ancienne directrice de la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ)

Un documentaire de Camille Juza, réalisé par Julie Beressi 

 

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Eric Dupond-Moretti et Simone de Beauvoir...

1 Août 2020 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #Femme

EXTRAITS

« On ne naît pas ministre on le devient » : Quand Eric Dupond-Moretti reprend Simone de Beauvoir à contre-sens

Le Garde des Sceaux a plaidé pour qu’on lui laisse le temps d’apprendre en utilisant une phrase de Simone de Beauvoir qui a fait bondir la philosophe Manon Garcia, qui en est spécialiste

« On ne naît pas ministre on le devient », a déclaré vendredi 31 juillet au soir le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, dans un entretien accordée à BFM TV, en réemployant une phrase de la philosophe féministe Simone de Beauvoir à contresens. Un entretien où il a notamment accusé « certaines féministes » de se comporter « comme des Ayatollahs ».

(...)

Pas de « modèle déposé » de femme, disait Beauvoir

La phrase « On ne naît pas femme : on le devient » est une citation extraite du livre le plus célèbre de Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe. Dans ce livre, la philosophe retrace des siècles d’assignation sexiste et de discriminations des femmes, récusant le principe d’une « nature » féminine. Bien plutôt, les femmes sont construites comme telles par le regard et les préjugés, qui leur prêtent tout un tas de qualités, qui souvent se retournent contre elles.

« Tout être humain femelle n’est donc pas nécessairement une femme ; il lui faut participer à cette réalité mystérieuse et menacée qu’est la féminité. Celle-ci est-elle sécrétée par les ovaires ? ou figée au fond d’un ciel platonicien ? Suffit-il d’un jupon à frou-frou pour la faire descendre sur terre ? Bien que certaines femmes s’efforcent avec zèle de l’incarner, le modèle n’en a jamais été déposé », se moque Simone de Beauvoir dans l’introduction, contre tout essentialisme qui voudrait enfermer les femmes donc, dans une essence prédéfinie, et surtout, définitive.

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« Ignorance »

Concernant le mot « hystériser », Manon Garcia estime aussi « qu’on ne peut plus utiliser ce terme à part dans un contexte d’histoire de la psychiatrie » : « C’est un concept qui a été construit d’une manière sexiste pour médicaliser et sexualiser un certain type de trouble. C’est la version polie pour accuser les femmes d’être mal baisées. C’est l’idée que si les femmes étaient pénétrées comme il fallait il n’y aurait plus de problème. Je ne comprends pas qu’un ministre de la justice puisse employer ce terme. Les bras m’en tombent devant une telle ignorance. »

S’agissant enfin du terme « ayatollahs », Manon Garcia juge « particulièrement mal venu de faire une analogie entre les femmes qui se battent pour leurs droits et les Ayatollahs qui ont tout fait pour que les femmes n’aient plus de droits ».

 

Aude Lorriaux

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Coronavirus : des centaines d’enfants américains infectés en colonie de vacances...

1 Août 2020 , Rédigé par Sud-Ouest Publié dans #Education

Coronavirus : des centaines d’enfants américains infectés en colonie de vacances...

Selon un rapport, c’est une nouvelle preuve que les enfants sont à la fois susceptibles d’attraper le Covid-19 et de le transmettre.

Des centaines d’enfants ont contracté le coronavirus en colonie de vacances le mois dernier dans l’État américain de Géorgie, ont annoncé les autorités sanitaires vendredi. Une nouvelle preuve que les enfants sont à la fois susceptibles d’attraper le Covid-19 et de le transmettre.

Le virus a infecté au moins 260 des 597 participants à ce camp de vacances, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), pour qui le chiffre réel est probablement encore plus élevé puisque les résultats n’étaient disponibles que pour 58% du groupe.

Le camp en question a ignoré les recommandations des CDC, selon lesquelles tous les participants devraient porter des masques en tissu, et n’a demandé qu’à son personnel d’en mettre.

Il avait toutefois obéi à un décret de l’État de Géorgie obligeant tous les participants à présenter un test négatif au Covid-19, effectué au maximum 12 jours avant leur arrivée. Parmi les autres mesures de précaution figuraient la distanciation physique, la désinfection fréquente des surfaces et le fait de garder les enfants au sein des mêmes petits groupes.

Des symptômes légers ou pas de symptômes du tout

Les participants "ont pris part à diverses activités en intérieur et en extérieur", dont du chant, indique le rapport. Ils ont dormi dans des cabines abritant jusqu’à 26 personnes.

Le 23 juin, un adolescent, membre du personnel, a quitté la colonie de vacances après avoir ressenti des frissons la veille. Il a ensuite été testé positif au coronavirus. Le camp a commencé à renvoyer les participants chez eux le 24 juin et a fermé les lieux le 27.

Une enquête lancée le 25 juin a découvert que 260 des 344 personnes pour lesquelles des résultats étaient disponibles avaient été testées positives. Parmi elles, 74% avaient des symptômes légers comme de la fièvre, des maux de tête et un mal de gorge. Les autres n’avaient pas de symptômes.

CDC

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A lire... "Soon", de Thomas Cadène (scénario) et Benjamin Adam (Dessin)

1 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Environnement

A lire... "Soon", de Thomas Cadène (scénario) et Benjamin Adam (Dessin)

2034... La planète Terre, très abimée par onze tempêtes successives et une pandémie de "grippe" dévastatrice, s'engage dans une autre vie...

BD visionnaire puisqu'écrite et dessinée en 2019, avant ce futur encore imaginaire à l'époque.

Le chaos est proche, voire inévitable pensaient sans doute Thomas Cadène et Benjamin Adam qui, par leurs qualités respectives, nous tiennent en haleine et enrichissent notre réflexion par des questionnements indispensables. Questions auxquelles il faudra répondre. Urgemment.

Le chaos est proche?

Non. 

Il est là!

A lire absolument!

Christophe Chartreux

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