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Vivement l'Ecole!

Véronique Sanson...

13 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Bernard-Marie Koltès....

13 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Bernard-Marie Koltès....

Tu tournais le coin de la rue lorsque je t’ai vu, il pleut, cela ne met pas à son avantage quand il pleut sur les cheveux et les fringues, mais quand même j’ai osé, et maintenant qu’on est là, que je ne veux pas me regarder, il faudrait que je me sèche, retourner là en- bas me remettre en état, les cheveux tout au moins pour ne pas être malade – mais en bas sont les cons, qui stationnent, il faudrait être ailleurs, personne autour de soi, plus cette question d’argent et cette saloperie de pluie, à l’aise, qu’on n’ait plus à bouger, tout son temps devant soi, avec l’ombre des arbres, mais le travail est ailleurs, c’est toujours ailleurs qu’il faut aller le chercher – pas le temps de s’expliquer, pas le temps de planer, pas le temps de se coucher dans l’herbe, le travail est là-bas, et encore là-bas, plus loin et encore plus loin, pas question de parler, pas question de dormir, pas question de planer, si tu veux travailler, déménage : c’est toujours, toujours le désert, mais qu’on s’arrête un bon coup et qu’on dise : allez vous faire foutre, je ne bougerai plus et vous allez m’entendre : AILLEURS, TOUT EST PAREIL !, je voudrais être comme n’importe quoi qui n’est pas un arbre, caché dans une forêt au Nicaragua, comme la moindre colombe qui voudrait s’envoler au-dessus des feuilles, avec tout autour des rangées de soldats avec leurs mitraillettes, qui le visent, et guettent son mouvement, oui, toute ma vie je voudrais me balader, courir de temps en temps, m’arrêter sur un banc, marcher lentement ou plus vite, sans jamais parler – si j’avais pu imaginer, je l’aurais inventer comme cela, telle que je la voyais quand je l’ai abordée : petite, pas solide, toute blonde avec des reflets et des boucles, pas trop de boucles et pas trop blonde, juste ce qu’il fallait pour y croire, et que ce ne soit pas possible de ne pas courir derrière : tu n’as pas du feu, s’il te plait, camarade, pardon, des yeux qui regardent comme on peut seulement l’inventer, et que cela brille exactement comme je l’aurais inventé, pour planer, un soir où c’est désert et où rien ne se passe – mais il y a d’autres soirs, malgré la pluie, malgré cette saleté de lumière et la nuit qui encombrent tout, où il traine des filles, non pas une par hasard, mais plusieurs l’une après l’autre, de plus en plus belles, mais pas belles comme tu crois, belles comme c’est pas possible, à vous rendre cinglé, d’heure en heure des filles plus impossibles, on ne sait pas quand ça va s’arrêter, cela monte, on se met à planer, on n’imagine plus rien, et quand on a fini de croire que cela peut être mieux, qu’on peut devenir encore plus cinglé à les regarder, il en débarque une comme celle-là, où il faut tout lâcher pour courir derrière, obligatoirement, oubliant que la pluie et le manque d’argent vous ôtent des moyens, mais celle-là, on est obligé de courir l’aborder, avec ses cheveux, ses yeux par en dessous, son air pas solide et pas trop de boucles : camarade, camarade !,alors c’est justement là : camarade,camarade !, là qu’ils nous attendent, c’est par là qu’ils nous prennent, là qu’on va se faire avoir comme le dernier des cons, alors, la principale idée, c’est s’empêcher de bander, pour toujours et partout, s’empêcher de bander et de jouir, se tenir à tout prix, car c’est là qu’ils nous guettent et qu’ils nous baiseraient, de toutes nos forces possibles et par tous les moyens, il faut se l’attacher, se priver même de cela, pour être bien certain de pas se faire niquer !, nous autres, camarade, il faut se priver de tout et se l’attacher solidement, et ce sera aux rats de jouir, camarade, et moi, l’exécuteur, ce sera mon heure à moi de cogner – alors, tout d’un coup, moi, j’en ai ma claque, cette fois ça y est, je ne me retiens plus, j’en ai ma claque, moi, de tout ce monde-là, de chacun avec sa petite histoire dans son petit coin, de leurs gueules à tous, j’en ai ma claque de tous, et j’ai envie de cogner, et moi, je vais cogner, j’ai envie de taper, mec, jusqu’à ce que tout finisse, jusqu’à ce que tout s’arrête, et alors, tout d’un coup, tout s’arrête pour de bon : o.k, je me lève, je cavale à travers les couloirs, je saute les escaliers, je sors du souterrain, et dehors je cours, je rêve de bière, je cours, de bière, de bière, je me dis : quel bordel, les airs d’opéra, la terre froide, les putes et les cimetières, et je cours, je ne me sens plus, je cherche quelque chose qui soit comme de l’herbe, les colombes s’envolent au-dessus de la forêt et les soldats les tirent, je cours, je cours, je cours, camarade, je te trouve et je te tiens le bras, j’ai tant envie d’une chambre et je suis tout mouillé, camarade, camarade, j’ai cherché comme un ange au milieu de ce bordel, et tu es là, ne dis rien, ne bouge pas, je t’aime, je te regarde et le reste, de la bière, de la bière, quel bordel, camarade, et puis toujours la pluie, la pluie, la pluie, la pluie. 

Bernard-Marie Koltès - La nuit juste avant les forêts

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Une femme en été. Isabelle Hervé, professeure des écoles...

13 Juillet 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Une femme en été. Isabelle Hervé, professeure des écoles...

Nom : Hervé. Prénom : Isabelle. Âge : 39 ans. Profession : professeure des écoles, à Saint-Ouen. C’est l’été d’Isabelle. Et il se résume en deux mots : hamac et camping.

Mais cette enseignante qui a bossé comme une brute pour ses élèves pendant le confinement, va démarrer avec un lieu emblématique : Omaha Beach, la guerre et la Libération…. Et ça matche très bien avec le déconfinement. « C’est chez des copains, on est toute une tribu, mais les enfants sont très libres ». Comprenez : « On déconfine, on les lâche, et eux aussi. La libération, j’ vous dis ! Y a même des tentes dans le jardin, tellement on est nombreux, c’est très sympa, c’est libre, on en a besoin, après cette période si dure ». Voilà pour la décompensation….

Mais la vraie destination, s’appelle Messanges et surtout camping, un véritable sauveur, pour cette habituée du lieu… Des hectares de pinèdes, des kilomètres de plage, un étang, des vélos et… le hamac d’Isabelle.

Je l’adore mon hamac, il est là, entre deux arbres, tranquille, il est pour moi.

Isabelle Hervé, enseignante à Saint-Ouen

Un bouquin, parfois éventuellement un enfant (l’une de ses filles)… Et des heures à se laisser tanguer, lentement, en regardant le feuillage…Et c’est tout, sans à-coups, ni perturbation.

« Nos journées sont extrêmement simples, me dit  l’institutrice, on fait les courses à Vieux-Boucau, on fait tout à vélo comme tout le monde dans le coin, on va à la plage, on dort, et …« Et on mange j’imagine non ?». « Oui enfin, je vais éviter de faire moi-même les 4 repas ». Le cauchemar du confinement, surtout pour les femmes… Ces 4 repas par jour, avec légumes et fruits exigés, bien sûr. « Bon, à la fin du confinement, je balançais plutôt une boite de conserve dans une casserole ».

En revanche, elle n’expédiait pas du tout ses cours, avec ses élèves, en visioconférence. Isabelle Hervé faisait ça en binôme avec un collègue, et avec application… Et aujourd’hui, elle n’en revient pas que certains profs soient partis confiner loin, sans internet, et incapables d’aider leurs élèves à faire classe.

Le but du hamac, son hamac, est donc, également, d’oublier cette petite rancœur qui la travaille… L’autre objectif ? Se préparer à la suite : quelques jours en amoureux, direction : les gorges du Verdon. Exit les enfants, nos petites glues.

Ouf ! Souffler, sortir de ce confinement pour de vrai, et espérer ne pas y revenir à la rentrée…    

Nathalie Bourrus

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Coronavirus : près de 10 millions d'enfants risquent de ne jamais retourner à l'école, selon une ONG

13 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Coronavirus : près de 10 millions d'enfants risquent de ne jamais retourner à l'école, selon une ONG

L'organisation britannique Save the Children appelle les créanciers commerciaux à suspendre le remboursement de la dette des pays pauvres pour leur permettre d'investir dans l'éducation.

Une conséquence directe de la crise du coronavirus. Près de 10 millions d'enfants dans le monde pourraient ne jamais retourner à l'école après le confinement en raison des conséquences économiques de la pandémie, affirme lundi 13 juillet l'ONG britannique Save the Children. Avant la pandémie, 258 millions d'enfants et adolescents se trouvaient déjà en dehors du système éducatif dans le monde.

Jusqu'à 1,6 milliard d'élèves ont dû quitter les cours (de l'école à l'université) à cause de la pandémie, selon un rapport de Save the Children (en anglais). L'ONG estime que jusqu'à près de 9,7 millions d'élèves risquent de quitter les bancs de l'école pour toujours d'ici à la fin de l'année. Sans mesures pour contrer cette situation, les inégalités qui existent déjà "exploseront entre les riches et les pauvres, et entre les garçons et les filles", a averti la directrice générale de l'ONG.

Dans 12 pays, principalement en Afrique centrale et de l'Ouest, ainsi qu'au Yémen et en Afghanistan, les enfants sont confrontés à un risque "extrêmement fort" de ne pas retourner à l'école après le confinement, particulièrement les filles. Save the Children appelle ainsi les créanciers commerciaux à suspendre le remboursement de la dette des pays pauvres, mesure qui pourrait selon elle permettre de débloquer 14 milliards de dollars pour investir dans l'éducation.

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Julie Rouault... (Chanteuse basque à découvrir)

12 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Burhan Sönmez...

12 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Tandis que je racontais l’histoire au Docteur, Kamo le Barbier était allongé sur le béton nu, recroquevillé sur lui-même. Nous n’avions pas de couverture ; et, tels de jeunes chiots, on se réchauffait en se serrant les uns contre les autres. Comme depuis des jours le temps tournait sur lui-même, nous étions incapables de discerner de quel côté s’écoulaient le jour et la nuit. Nous connaissions la souffrance et nous revivions tous les jours la terreur qui envahissait nos cœurs lorsqu’on nous conduisait à la torture. Dans ce bref intervalle de temps où l’on se préparait à souffrir, l’homme et l’animal, le sage et le fou, l’ange et le démon étaient des semblables. 

Burhan Sonmez - Maudit soit l'espoir

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Rentrée scolaire de septembre : "On a l'impression d'une circulaire complètement hors-sol", réagit le Snes-FSU

12 Juillet 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Rentrée scolaire de septembre : "On a l'impression d'une circulaire complètement hors-sol", réagit le Snes-FSU

Le gouvernement a publié une circulaire pour encadrer la rentrée de septembre. Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, estime que le ministère de l'Education passe "à côté du sujet".

Le ministère de l'Education a publié, vendredi 10 juillet, une circulaire pour encadrer la rentrée de septembre, et le texte ne convainc pas le syndicat Snes-FSU. "On a l'impression d'une circulaire complètement hors sol, qui ne prend pas en compte ce qu'ont été les semaines de confinement, les écarts qui se sont creusés entre les élèves", réagit ce samedi sur france-info Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU.

"Ce qui surprend la profession, c'est l'ignorance du gouvernement et notamment du ministre de l'Education nationale, que nous serons dans une rentrée spécifique, une rentrée particulière après une année qui a été très traumatisante pour les élèves et les personnels", estime Frédérique Rolet. "Il n'y a rien sur des moyens supplémentaires", "rien sur des scénarios, y compris en termes sanitaires", déplore la secrétaire générale du Snes-FSU, qui trouve que le 10 juillet est "très tardif" pour la sortie d'une telle circulaire.

L'enseignement à distance sans moyens matériels

Pour Frédérique Rolet, "l'enjeu fondamental de la rentrée" va être "les écarts qui se sont fortement creusés entre les élèves". "L'effort inédit", dont il est question dans la circulaire pour renforcer l'accompagnement personnalisé des élèves, est "tout à fait à côté du sujet", selon elle. "On sort quelques élèves de la classe, par exemple en 6e, et on les prive d'autres enseignements, ce qui va créer d'autres types de problèmes, pour leur faire un renforcement en lecture", estime Frédérique Rolet, qui prône des "petits groupes où il y a une entraide entre les élèves", plutôt que du "rabâchage". Pour cela, "on aurait pu avoir des moyens supplémentaires en personnel", en prenant "tous les admissibles dans les différents concours", ajoute-elle.

Dans l'hypothèse où l'enseignement devrait se faire à distance à cause d'une deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, "il va falloir améliorer un certain nombre de choses, sur le plan technique, sur l'équipement des profs", prévient la secrétaire générale du Snes-FSU, qui rappelle que les enseignants "se paient tout, la connexion, l'ordinateur". Il devra aussi y avoir "une vraie réflexion sur ce que cela veut dire pour les élèves", car "ceux qui sont moins autonomes dans les apprentissages sont pénalisés par l'enseignement à distance".

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/rentree-scolaire-de-septembre-on-a-l-impression-d-une-circulaire-completement-hors-sol-reagit-le-snes-fsu_4042695.html#xtor=AL-79-[article]-[connexe]

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Chers amis... A dimanche... 1000 kilomètres m'attendent demain...

10 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

comme chaque année en juillet et août, j'ai la chance infinie de pouvoir passer presque deux mois dans la maison familiale du Béarn, quelques kilomètres après Oloron-Ste-Marie.

Je pars demain pour une longue route d'environ 1000 kilomètres.

Je reviendrai donc ici dimanche depuis mon balcon embrassant les Pyrénées et les collines béarnaises.

A très bientôt.

CC

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Tessa B.

10 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Colombe Schneck...

10 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Esther lui demande si dans le métro ce matin, il a vu la citation de Shakespeare, l'extrait de la tirade du Marchand de Venise.
- Oui, lui répond-il, mais j'ai ma propre version. Durant ma dernière année de lycée, notre professeur d'anglais nous avait lu la version originale, et avait demandé à chaque élève de l'apprendre par coeur et de remplacer « Juif » par ce qu'il voulait. Alors, moi je l'avais récité ainsi : « Un Noir n'a t-il pas des yeux ? Un Noir n'a t-il pas, comme un Blanc, des mains, des organes, des dimensions, des sens, des affections, des passions ? N'est-il pas nourri de la même nourriture, blessé par les mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes remèdes, réchauffé et glacé par le même été et le même hiver ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Et si vous nous faites du mal, ne nous vengerons-nous pas ? »

Colombe Schneck - Nuits d'été à Brooklyn

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