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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Annie Leclerc...

20 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Annie Leclerc...

Tout ce qui touche la femme est dénué d'envergure et de poids véritable, tout ce qui touche la femme dans son corps est souillure, peine, souffrance, perversité.

Si tu n'es ni jeune, ni belle dans cette société crée par l'homme tu n'es plus ou pas véritablement femme.....

Les hommes ont inventé leur monde, tracé les sillons, dressé leur sexe et bandé leurs muscles et vous femmes qu'avez vous fait?

Oh oui femmes vous avez souffert en silence, vous avez saigné vous aussi, et bien sué , pleuré et gémit mais ni vos larmes, ni votre courage, ni votre sueur ni votre sang n'ont jamais compté pour rien.

C'est difficile à dire mais vous avez même dégradé ce que l'homme vous accordait dans un profond mouvement d'obscure répulsion / fascination, l'horreur de votre sang menstruel, la malédiction acharnée pesant sur votre gésine, l'écœurante nausée au spectacle de votre lait....

Car comment avez vous répondu à ces superbes condamnations? Vous avez fait de votre sang, de votre gésine, de votre lait des choses à laisser de coté, à souffrir en silence, des choses à supporter comme les maladies.

Il y avait moins de mépris et plus de vérité encore dans le regard que les hommes portaient sur nous que dans celui que nous portions sur nous-mêmes car à vrai dire nous n'en avons jamais porté aucun, nous avons détourné de nous -mêmes notre regard, nous nous sommes méprisés et gommées.

Qui reprocherait aux hommes d'avoir conçu leur sexualité qu'à travers par ou pour leur sexe quand nous n'avons rien fait pour percevoir le nôtre et sa propre sexualité.

Et pourtant c'était si simple car nous en avions un sexe et chargé de tant d'évènements, d'aventures et d'expériences que l'homme aurait pu en pâlir d'envie et de jalousie.

Et voilà que c'est nous, si riches, dont on a réussi à faire des envieuses.

On? Qui on? Nous femmes plus que quiconque je le crains.

Comment appellerais-je ma gésine, mes règles, mon gros ventre, mon lait sinon faits de mon sexe, qu'appellerais je aussi tout ce que je vis par eux à travers eux sinon ma sexualité, comment appellerai-je le plaisir de mon sexe si ce n'est ma sexualité.

Quand ils ont parlé de répression de la sexualité c'est à la leur qu'ils ont pensé accessoirement à la nôtre quand trop de censure imposé à notre sexe ont fini par contrarier l'heureuse expression du leur.

Nous n'avons jamais considéré dans notre sexe que ce qui était pour l'homme ou vers l'homme.

Et nous nous plaindrions d'être pour lui des objets alors que nous n'avons rien fait pour être des sujets?

Nous les avons tous laissé dire, pire, nous avons accepté de taire tout ce qu'ils ne disaient pas, tout ce qu'ils ne pouvaient pas dire étant hommes.

Comment stigmatiser, Freud, Miller ou bataille lorsque 'ils perçoivent tous la sexualité à partir de leur sexe d'hommes...y a t'on vraiment songé à ça?

Il y a dans l'accent des hommes, leurs angoisses et leurs incertitudes, un appel véritablement pathétique de la femme.

Non pas l'appel du désir sexuel, quoique peut être porté par lui, mais l'appel d'une voix de femme, d'une personne Femme, , la volonté obstinée de percer un secret que nous seules pourrions leur découvrir et que nous ne cessons de tenir caché, pire oublié dans l'indifférence et le mépris de nous-mêmes.

Ils ont inventé toute leur sexualité dans le silence de la nôtre.

Les hommes n'aiment pas les femmes, pas encore, ils les cherchent, ils les désirent, ils les vainquent mais ne les aiment pas.

Les femmes, elles se haïssent.

Certaines femmes diraient que je fais beaucoup de bruit pour rien mais c'est qu'elles ne sentent rien, plus rien, même plus les femmes qu'elles sont...

Annie Leclerc - Parole de femme

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Le "féminisme" vu par Eric Dupond-Moretti...

20 Juillet 2020 , Rédigé par Libération Publié dans #Femme

"Phrases sorties de leur contexte", d'après le Garde des sceaux... Salaud de "contexte"!

"Phrases sorties de leur contexte", d'après le Garde des sceaux... Salaud de "contexte"!

EXTRAIT

(...)

Depuis sa nomination au ministère de la Justice accompagnant la promotion de Gérald Darmanin à l’Intérieur, Eric Dupond-Moretti se voit rappeler ses prises de position pas franchement compatibles avec la «grande cause du quinquennat» qu’est l’égalité entre les femmes et les hommes. Les femmes qui «regrettent» de ne plus être «sifflées», Me too c’est très bien mais il y a quand même «des folasses qui racontent des conneries» et autres joyeusetés. Alors le garde des Sceaux a tenu à se défendre, hier soir au JT de France 2. Se disant favorable à une stricte égalité des droits entre les femmes et les hommes notamment du point de vue salarial, l’ex-ténor des prétoires a affirmé : «Je suis féministe et je le dis sans avoir à rougir.» Sauf qu’il a ensuite enchaîné avec tout plein d'arguments caricaturaux qui suggèrent l’inverse. Balayant «deux ou trois phrases sorties de leur contexte», il a rétorqué : «Le féminisme, c’est une très grande cause, mais il est dévoyé quand il est excessif.» Les militantes visées seront ravies d’apprendre ici qu’elles militent mal. «J’ai dit qu’il fallait condamner les salauds qui se tenaient mal avec les femmes. […] J’ai dit aussi qu’il était arrivé que des hommes soient accusés à tort.», a aussi tenu à rappeler «EDM». Et un point de plus pour l’écoute de la parole des victimes. Puis cette conclusion : «Moi je ne veux pas vivre la moralisation comme on la connaît aux Etats-Unis, je veux qu’un homme puisse prendre l’ascenseur avec une femme [c’est bien entendu le cas aux Etats-Unis, rassurez-vous, ndlr]. Et la guerre des sexes, franchement je trouve qu’elle est inutile.» Ça y est c’est bon, il semblerait que tous les arguments des vrais féministes aient été avancés.

(...)

Via ChezPol/Libération

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Parcoursup : après une année perturbée, la déception des admissions...

20 Juillet 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

C'est l’heure du premier bilan pour les inscriptions des nouveaux étudiants sur Parcoursup. Après des taux record de réussite au Bac, près de 10 000 lycéens se retrouvent sans proposition concrète. Une source de stress supplémentaire après une année perturbée par l’épidémie.

Bachelier depuis 10 jours, Antoine Racine avait formulé quatre vœux sur Parcoursup pour intégrer une fac de sport. Alors que la phase d’admission post-bac est terminée, il n’a pas obtenu de place dans la filière de son choix.
"Une commission s’est réunie pour nous proposer des vœux, explique le bachelier. Ils viennent de me proposer un BTS dans l’agricole. Ce n’est pas du tout ce que je voulais." S’il n’obtient pas de place cette année, il est prêt à suspendre ses études pendant un an pour se réinscrire sur Parcoursup l’an prochain.

Espoir et inquiétude aussi pour les parents

Fier de voir sa fille obtenir un Bac Scientifique avec mention, Cyprien Muligo est aujourd'hui inquiet. Sa fille rêvait d’être médecin mais celle-ci n’a pour le moment aucune affectation. "Je suis triste pour elle évidemment, mais maintenant on va réfléchir car elle ne va pas passer une année sans aller à l’école." Une source de stress qui vient s’ajouter à une année perturbée par l’épidémie. Manon Ayma, étudiante en arts plastiques à Rennes (Ille-et-Vilaine), a très mal vécu l’absence de cours pendant le confinement. Elle ne sait toujours pas si elle passera en troisième année, car les résultats aussi ont pris du retard.

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Rufus Wainwright....

19 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Juan Marsé...

19 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Elle s’enroule sur elle-même très lentement, avec un air d'abandon et de complaisance étudié, et s'attarde tant au balancement de son bras avant que celui-ci n'atteigne le bas, que la couture, sans que la main ne la touche et comme par magie, s'est remise en place toute seule. Et la voir aussitôt après se diriger vers le bar en se dandinant sur ses extravagantes chaussures à hauts talons, et en remuant les fesses, c'est pour lui le comble. C'est précisément parce que le personnage est si réel, si proche et si quotidien, qu'il l’irrite et le trouble ; il le trouve trop lié à la grisaille du quartier, aux petits artifices, aux petites simulations et aux petites misères que la fréquentation d'autrui impose irrémédiablement chaque jour

Juan Marsé - Un jour je reviendrai

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Sortir... Festival Normandie impressionniste : du Havre à Caen, l’art reprend des couleurs...

19 Juillet 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Art

 Sortir... Festival Normandie impressionniste : du Havre à Caen, l’art reprend des couleurs...

Après un report de trois mois lié à la crise sanitaire, ce rendez-vous artistique attendu, fait résonner, jusqu’au 15 novembre, dans plusieurs villes normandes, impressionnisme et art contemporain.

En 2010 a eu lieu le premier festival Normandie impressionniste, créé à l’initiative de Laurent Fabius sur une idée de Jacques-Sylvain Klein (d’origine rouennaise, ancien administrateur de l’Assemblée nationale, il est aussi spécialiste d’ingénierie culturelle), pour réunir culturellement les deux régions, Haute et Basse-Normandie, qui alors ne l’étaient pas encore administrativement.

L’idée était aussi de relancer leur attractivité touristique, les posant comme berceau de l’impressionnisme, un mouvement désormais universellement apprécié. Fut alors créé un groupement d’intérêt public (GIP), qui rassemble aujourd’hui 35 collectivités territoriales et dispose en 2020 d’un budget de 5 millions d’euros. La dernière édition, en 2016, a drainé 1,2 million de visiteurs.

(...)

Harry Bellet

Suite et fin en cliquant sur le lien de bas de page

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Tous nos articles sur le festival Normandie impressionniste

Festival Normandie impressionniste : du Havre à Caen, l’art reprend des couleurs Après un report de trois mois lié à la crise sanitaire, ce rendez-vous artistique attendu, fait résonner, jusqu’au 15 novembre, dans plusieurs villes normandes, impressionnisme et art contemporain.

Etretat, un fantasme de peintres A Fécamp, une exposition retrace, jusqu’au 15 novembre, l’engouement pour le village de pêcheurs, devenu un motif pictural incontournable au XIXe siècle.

« Les impressionnistes cultivent l’esprit de révolte » Philippe Piguet, commissaire général du festival Normandie impressionniste, a voulu jeter des ponts entre l’impressionnisme et l’art contemporain.

« Nuits électriques » : les réverbères, héros des villes et des peintres Au Havre, dans une exposition originale, le MuMA montre comment les peintres ont tiré profit de l’arrivée de l’électricité.

« Villes ardentes » : les lueurs de l’industrie s’invitent dans la peinture Une exposition au Musée des beaux-arts de Caen étudie comment, sous la IIIe République, les artistes ont intégré le monde ouvrier et les luttes sociales dans leurs œuvres.

François Depeaux, l’impressionnant collectionneur Ce notable méconnu a amassé des centaines de tableaux de Sisley ou Monet, qui sont aujourd’hui le trésor du Musée des beaux-arts de Rouen.

Bruno Peinado et Flora Moscovici embrasent les couleurs Les deux artistes contemporains invités par le Shed, près de Rouen, occupent deux lieux en jouant avec des miroirs et des pigments.

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Catherine Becchetti Bizot ose soulever un sujet d’importance : le harcèlement des personnels dans l’Education nationale...

18 Juillet 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

Catherine Becchetti Bizot ose soulever un sujet d’importance : le harcèlement des personnels dans l’Education nationale...

EXTRAITS

Déni, sous-estimation du risque, suppression à venir de la principale instance qui puissent aider les victimes, le rapport de la médiatrice de l’Education nationale, Catherine Becchetti Bizot ose soulever un sujet d’importance : le harcèlement des personnels dans l’Education nationale. Son rapport invite l’institution à clarifier le rôle des différents intervenants.

 

Déni

 

 « Je me suis sentie extrêmement en danger suite à cet entretien, la situation ne pouvant devenir qu’invivable au sein de l’établissement et chaque jour dans la classe. Je suis aujourd’hui sous traitement et traumatisé par ce qui s’est passé. Je ne connais ni les tenants ni les aboutissants, je ne sais qui a pris part aux conversations, ni les reproches qui me sont ou pourraient m’être adressés. La perspective d’être mis à mal, accusé et renvoyé alors que depuis trois ans mes états de service sont excellents est terrifiante. Le sentiment d’injustice et d’impuissance est terrible. Finir par cette situation est extrêmement violent, abandonner un métier que j’aime et que j’ai choisi après une reconversion professionnelle est terrible. Je méritais le soutien de ma direction, son écoute et sa confiance ». C’est un des témoignages remontés par la médiatrice de l’Education nationale, Catherine Becchetti Bizot dans son rapport annuel qui porte sur l’année 2019.

 

Les cas de harcèlement signalés à la médiatrice et son réseau de médiateurs académiques restent faibles : 62 en 2019, ce qui est quand même une belle hausse par rapport à une moyenne de 50 cas entre 2015 et 2019. Ce chiffre est surement très bas par rapport au nombre de situations réelles.

 

(…)

 

Elle pose aussi la question des CHSCT, en première ligne sur ces questions. « Il n’est pas certain que les CHSCT (académiques et/ou départementaux) aient les moyens d’être correctement informés des dossiers individuels de ce type au sein des EPLE et d’agir dans des délais utiles. Il conviendra donc de pallier les éventuelles insuffisances opérationnelles rencontrées, au regard notamment du calendrier annuel réglementaire des réunions de ces instances et de la nécessité d’intervenir parfois dans des délais plus brefs en particulier en matière de harcèlement ». La crise sanitaire a rappelé le rôle incontournable des CHSCT. Le rapport de la médiatrice le souligne lui aussi. Pourtant ces instances sont appelées à disparaitre suite à la loi de transformation de la fonction publique. On mesure à quel point ce serait une erreur.

 

La médiatrice recommande que les médiateurs académiques puissent saisir directement les recteurs des cas de harcèlement et que l’enquête administrative soit confiée aux inspecteurs  santé et sécurité au travail. Elle demande l’actualisation de la circulaire ministérielle de février  2007 sur le harcèlement.

 

(…)

 

Le rapport courageux de la médiatrice ne suffira sans doute pas à changer un mode de gestion qui semble bien en accord avec l’esprit qui souffle rue de Grenelle depuis 2017. Au moins montre t-il l’urgence à traiter cette question.

 

François Jarraud

 

Le rapport

Harcèlement à la Dgesco

 

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Marc Lavoine... (Et Françoise Hardy)

17 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Joël Baqué...

17 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Voici ce que je peux encore ajouter : le temps terrestre n’a pas de profondeur, il n’est qu’une surface où nous glissons, saisis par l’intensité de certains instants, abasourdis par la fugacité d’une existence. Nous sommes des enfants puis très vite d’anciens enfants aux peaux ridées, aux yeux tristes et qui perdent jusqu’au souvenir de ces années où le poids du péché n’était qu’une pierre enfouie aux creux de leur être. A peine arrivés, nous devons nous préparer à rendre des comptes, et notre faiblesse s’avère sans limite, elle est le seul infini que nous pouvons connaître ici-bas, sidérant comme une étoile noire plus noire que la nuit la plus noire.

Joël Baqué - L'arbre d'obéissance

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Se préparer à relever le défi de l’égalité...

17 Juillet 2020 , Rédigé par Sciences Po Publié dans #Inegalites, #Femme

Photo Guillaume Adjagba / Sciences Po

Photo Guillaume Adjagba / Sciences Po

Découvrir le programme du Certificat Égalité femmes hommes et politiques publiques avec Hélène Périvier et Najat Vallaud-Belkacem

Depuis 2019, le Certificat Égalité femmes-hommes et politiques publiques forme les élèves de l'École d’affaires publiques et de l’École des affaires internationales de Sciences Po aux politiques de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes et les discriminations. Najat Vallaud-Belkacem et Hélène Périvier, les directrices de ce Certificat, nous présentent le programme pour l’année 2020-2021.

Pourquoi avez-vous créé le Certificat Égalité femmes-hommes et politiques publiques ?

Najat Vallaud-Belkacem : Nous sommes convaincues que lutter contre les biais qui conduisent aux différences de traitements réservés aux femmes et aux hommes, ça ne s’improvise pas. Qu’il y a des méthodes à acquérir pour le faire. Des méthodes scientifiques et des leçons tirées du partage d’expérience. Nous voulons faire des étudiantes et des étudiants qui auront suivi ce certificat de futurs responsables au regard extrêmement aiguisé sur ces questions. Pour qu’ils deviennent des agents du changement, que ce soit dans le secteur public ou privé.

Hélène Périvier : Il s'agit de former des étudiantes et étudiants pour les préparer à relever le défi de l'égalité dans leur vie professionnelle, et plus largement dans leur citoyenneté. Nous souhaitons créer entre les élèves d'une même promotion une forme d'entraide et de solidarité en espérant que cet esprit se prolongera au-delà de leur scolarité pour porter l'égalité.

Lors de chaque séance du Certificat, vous invitez une personne à témoigner ou à présenter un état des savoirs. Comment choisissez-vous les thématiques abordées ?

Hélène Périvier : Nous essayons d'articuler savoirs académiques et mise en oeuvre pratique, avec des cours au premier semestre puis des études de cas au deuxième semestre. Le premier semestre propose un état des lieux par thématiques, comme le féminisme d'État, les inégalités de représentation en politique et les inégalités professionnelles.

Najat Vallaud-Belkacem : Rien de tel que d’être confronté à l’expérience pratique pour comprendre les écueils de la réalité au delà de la théorie ! Ce qui fait la force de ce Certificat c’est justement l’alternance d’éclairages théoriques et d’illustrations pratiques. Ce sont ces dernières qui permettent de comprendre les difficultés mouvantes rencontrées par les femmes dans certains mondes professionnels, la complexité à conduire des réformes, les techniques de débat et de communication...

Cette année, les élèves travailleront à partir d’études de cas portant sur des thématiques actuelles. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Hélène Périvier : L'idée derrière ces études de cas est de montrer que les politiques d'égalité doivent être pensées en cohérence avec les savoirs de la recherche, mais cela ne suffit pas : leur mise en oeuvre est bien plus complexe du fait des résistances de toutes sortes. Les thématiques retenues sont centrées sur des enjeux importants de l'égalité, comme les politiques familiales, par exemple les congés parentaux qui ont été réformés dans de nombreux pays européens pour promouvoir l'investissement des hommes dans la famille.

Najat Vallaud-Belkacem : Nous aimons plonger nos étudiants dans la peau des législateurs et leur demandons à chaque fois une perspective comparative internationale. À travers ces études de cas, ils se familiarisent avec la notion d’arbitrage politique en apprenant à tenir compte des contraintes inhérentes à l’action politique.

En savoir plus

"Le Certificat Égalité a donné du sens à ma préparation des concours administratifs." Elsa, stagiaire au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes

"Le Certificat m’a apporté du répondant, il m’a permis de me construire dans cette lutte féministe, de m’y retrouver et d’établir un discours cohérent."Rita, fondatrice d'une association contre la précarité menstruelle

"Il me semblait important, pour poursuivre dans la fonction publique, d’avoir conscience des biais de genre et des inégalités fondamentales qui persistent."Clotilde, stagiaire à la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences

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