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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Yukio Mishima...

26 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Cessez d'invoquer l'amour et les sentiments humains. Ces mots sortent de votre bouche définitivement profanés. C'est seulement quand vous chassez tout sentiment humain que vous pouvez prétendre à la pureté, la pureté d'un bloc de glace. N'allez pas d'une main gluante vous grimer avec ces choses qu'on appelle l'amour ou les sentiments humains ! Ce n'est pas là votre affaire. Soyez vous-même : un homme qui hors de la politique ignore tout du coeur humain. Comme l'a dit Monsieur Kiyohara, vous êtes un homme politique qui a réussi. Votre but est atteint. Que désirez-vous de plus ? L'amour ? N'est-ce pas bouffon ? Les sentiments ? N'est-ce pas ridicule ? Ces choses-là sont le trésor de ceux qui n'ont pas le pouvoir. N'allez pas convoiter le jouet à quatre sous que chérit l'enfant pauvre !

Yukio Mishima - Le palais des fêtes

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A lire... L’orientation scolaire. Paradoxes, mythes et défis, par Frédérique Weixler...

26 Juillet 2020 , Rédigé par OZP

A lire... L’orientation scolaire. Paradoxes, mythes et défis, par Frédérique Weixler...

Pour apprendre à choisir !

Le parcours d’orientation ressemble aujourd’hui davantage à l’organisation d’un tri des élèves, qui pour des raisons cumulatives, se révèle étroitement lié à l’origine sociale, qu’à un processus de choix progressif, réversible et éclairé. La réduction de ces inégalités est trop souvent renvoyée aux marges de manœuvre individuelles et aux « bonnes rencontres ».

Considérant l’orientation aussi bien sous l’angle intime de la construction de soi que comme un acte majeur du contrat social, l’ouvrage analyse l’influence de différents facteurs sur les décisions d’orientation.

Alors que plusieurs lois et mesures récentes placent l’orientation au centre des réformes éducatives, son parti pris est d’aborder les enjeux de la trans-formation engagée par un détour en considérant l’orientation dans tous ses états : polysémie, mythes, croyances, totems et tabous qui structurent les représentations des différents acteurs.

Comment renoncer au mythe du métier idéal, prince charmant qui n’attendrait que nous, pour tracer son chemin ? De quels repères et boussole dis-pose chaque élève pour élaborer une cartographie qui rende le monde intelligible et l’aide à composer son itinéraire entre certitude et aventure, déterminisme et liberté, conventions et transgression ?

Au fond, peut-on apprendre à choisir et, si oui, quel pourrait être le rôle de l’École ? Des pistes sont ici proposées pour qu’orientation rime avec chemin d’émancipation en prônant de nouvelles approches éducatives et pédagogiques et en situant ces évolutions au cœur des politiques éducatives et sociales.

L’auteure

Frédérique Weixler est actuellement Inspectrice générale de l’éducation, du sport et de la recherche. Elle est sollicitée comme experte en politiques éducatives au niveau international.

Elle est engagée au sein du mouvement Emmaüs en tant que bénévole depuis 1985, elle y a occupé entre autres les fonctions de vice-présidente d’Emmaüs France, de trésorière d’Emmaüs International et a suivi des missions éducatives au niveau international.

Elle est entrée dans l’Éducation nationale à 18 ans comme Ipesienne de Lettres classiques. Elle a été notamment enseignante, conseillère d’orientation, inspectrice d’académie établissements et vie scolaire, directrice de projet à l’Onisep, cheffe de département et chargée de mission transversale à la direction générale de l’enseignement scolaire, conseillère au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem en charge du décrochage, de l’orientation et de la formation tout au long de la vie.

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Thomas Chatterton Williams : « Un espace public corseté par la “cancel culture” ne sert pas les intérêts des minorités »

26 Juillet 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Société

Thomas Chatterton Williams : « Un espace public corseté par la “cancel culture” ne sert pas les intérêts des minorités »

EXTRAITS

L’écrivain américain est l’un des instigateurs de la tribune signée par 150 intellectuels et artistes contre l’intolérance de la nouvelle gauche antiraciste à l’encontre des points de vue dissonants. Dans un entretien au « Monde », il analyse les débats qu’elle suscite.

Entretien. Thomas Chatterton Williams est un essayiste et journaliste américain. Il est l’un des cinq intellectuels américains à l’origine de la récente tribune contre la cancel culture, parue dans Le Monde (daté 9 juillet), Harper’s Magazine et bien d’autres publications à travers la planète. Plus de 150 journalistes, écrivains et artistes, dont Mark Lilla, Margaret Atwood, Wynton Marsalis, ont soutenu ce texte dénonçant la tendance qui existerait au sein de la nouvelle gauche antiraciste à vouloir faire taire toute voix jugée non conforme.

Thomas Chatterton Williams collabore notamment avec Harper’s, The New York Times. Il a publié dans The New Yorker une enquête sur l’influence des penseurs d’extrême droite français aux Etats-Unis. Après Une soudaine liberté (Grasset, 2019), il devrait faire paraître, l’hiver prochain, Autoportrait en noir et blanc, aussi chez Grasset.

Qu’est-ce que la « cancel culture » ?

C’est un phénomène, qui, sans être nouveau, a peu à peu pris de l’ampleur. Ce mouvement prend la forme d’attaques coordonnées, généralement lancées en ligne, contre quelqu’un afin de ruiner sa réputation et de lui faire perdre son emploi.

Ses détracteurs se mobilisent, car ils estiment que cette personne a tenu des propos ou s’est comportée d’une manière jugée infamante. Très souvent, le geste condamné ne porte pas atteinte à une norme établie, mais à de nouvelles normes défendues par des milieux très mobilisés, souvent pour des causes justes, comme la lutte contre le racisme.

La « cancel culture » ne se limite donc pas à l’insulte ou à une prise à partie, elle cherche à vous atteindre plus personnellement. Un climat de peur, contraire à la liberté d’expression, s’installe de ce fait, et les rapports sociaux deviennent plus brutaux.

(...)

Les réseaux sociaux, tout particulièrement Twitter, jouent un rôle important dans la diffusion de la « cancel culture ». Pourquoi ?

Très souvent, c’est en effet sur les réseaux sociaux que des campagnes s’organisent contre quelqu’un. La foule se mobilise sur Twitter et l’indignation monte. L’employeur de cette personne est alors interpellé, jusqu’au moment où une procédure d’enquête ou de licenciement est engagée contre elle. Mais la perte de son emploi ne suffit pas, il faut en plus stigmatiser cette personne, le pardon n’est pas possible.

Twitter joue un autre rôle, c’est aussi le lieu où se diffusent ces nouvelles normes, notamment au sein de la profession journalistique qui l’emploie massivement aux Etats-Unis. De sorte que les journalistes fréquentent en ligne des réseaux informels où l’on s’entre-surveille et où il est important de se conformer à la nouvelle orthodoxie, même si l’opinion publique américaine ne partage pas ces nouvelles valeurs.

Si bien que, dans les rédactions américaines, une forme d’autocensure s’installe et les relations de travail se tendent. La chroniqueuse du New York Times Bari Weiss a récemment annoncé son départ de ce prestigieux quotidien en expliquant qu’elle ne supportait plus « l’intimidation » qu’elle disait subir parce que certains de ses collègues n’acceptaient pas ses points de vue.

(...)

Propos recueillis par Marc-Olivier Behrer

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Direction d'école : nul besoin de cette proposition de loi, nul besoin d’emploi fonctionnel pour répondre aux revendications des personnels !

26 Juillet 2020 , Rédigé par Divers Publié dans #Education

Direction d'école : nul besoin de cette proposition de loi, nul besoin d’emploi fonctionnel pour répondre aux revendications des personnels !

En pleine crise sanitaire, une proposition de loi créant un emploi fonctionnel de directeur-directrice d’école est actuellement étudiée à l’assemblée nationale. Elle vise à modifier en profondeur le rôle et les missions du directeur-directrice et donc le fonctionnement de l’école.

Le-la directeur-directrice disposerait désormais en effet d’un emploi fonctionnel, porteur d’incertitudes et de dangers. La proposition de loi ne permettrait pas de répondre aux préoccupations, amplifiées dans le contexte de crise sanitaire.

En dépit des modifications du projet annoncées pour l’instant par les député-e-s suite à nos interventions concernant certaines dispositions du texte (dont la mobilité contrainte, la “feuille de route” et le lien hiérarchique), nos organisations syndicales ne peuvent cautionner cette proposition soumise au parlement.

En effet :

  • Le-la directeur-directrice deviendrait délégataire de l’autorité académique et serait donc amené-e à prendre des décisions qui relèvent de l’autorité hiérarchique
  • Il-elle aurait de plus en plus de prérogatives, au dépens du conseil des maîtres
  • Il-elle sera soumis-e à davantage de pressions hiérarchiques, via des objectifs à atteindre et à faire appliquer dans l’école.
  • L’augmentation des temps de décharge laisse de côté les écoles de moins de 8 classes, et s’accompagne de missions supplémentaires en contrepartie.

Les soussigné-e-s n’acceptent pas le bouleversement du fonctionnement des écoles que provoquerait cette proposition de loi ! Nul besoin de cette loi pour répondre aux revendications des personnels. Le ministère peut et doit répondre immédiatement sur :
  • l’augmentation des quotités de décharge de tou-te-s les directeurs-directrices, dans l’intérêt du fonctionnement des écoles et de tous les personnels qui y travaillent collectivement
  • une augmentation significative de la rémunération des directeurs et directrices, comme des autres personnels
  • une aide administrative statutaire et gérée par l’Education nationale dans toutes les écoles
  • un réel allègement des tâches des directions d’école

 

Pétition à signer ci-dessous

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Serge Reggiani...

25 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Simone et Jean Cornec...

25 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

La reconstitution a, bien entendu, attiré la foule et les photographes.

Pour la foule pas de problèmes. Les gendarmes la contiennent sans difficultés. Mais les photographes... Un rédacteur en chef m'a, par téléphone, proposer un marché : j'autoriserais ses confrères à photographier la descente de Doucet du fourgon, son entrée dans la cour, dans la classe, plus une photo de l'instituteur assis à côté de Catherine. En contrepartie, ils disparaîtraient ensuite et nous laisseraient faire notre travail en paix.

 

(...)

 

-Regardez celui-là, Doucet. Lui aussi il a une tête d'honnête homme. Et pourtant, il y a un mois, assis là où vous êtes, il a fini par avouer avoir assassiné sa femme et sa fille...pour épouser sa maîtresse.

 

Pendant tout cet échange, Suzanne Doucet n'a pas bronché.

 

Marqué par l'inquiétude et les insomnies, elle accuse son âge, et ses traits me paraissent plus durs que lors de notre première rencontre devant la porte de mon cabinet.

 

Simone et Jean Cornec - Les risques du métier

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Un point de vue - "Démission de Christophe Girard, ou l'influence d'une morale de dupe"

25 Juillet 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Femme

Un point de vue - "Démission de Christophe Girard, ou l'influence d'une morale de dupe"

Par Perrine Simon-Nahum, Philosophe, directrice de recherches au CNRS

Jamais mis en cause par la justice dans «l’affaire Matzneff», l'adjoint à la culture de la mairie de Paris a été contraint de démissionner de son poste. Au nom de quels principes éthiques, demande la philosophe Perrine Simon-Nahum.

Tribune. La démission annoncée hier soir de Christophe Girard de son poste d’adjoint à la culture de la mairie de Paris ne concerne pas seulement le cercle restreint des édiles parisiens. Elle doit secouer nos consciences de citoyens. Je ne parle pas ici de l’aspect judiciaire de ce qu’il est désormais convenu d’appeler «l’affaire Matzneff» dans laquelle l’écrivain est visé par une enquête pour «viols sur mineurs», affaire pour laquelle Christophe Girard n’a jamais été mis en cause par la justice. On rappellera pour mémoire qu’il a été entendu en mars au titre des fonctions de secrétaire général de la maison Yves Saint Laurent (dans les années 80), elle-même citée dans cette affaire pour avoir, à l’instar d’autres institutions comme le Centre national du livre (CNL), un moment, financé l’écrivain.

Tout citoyen averti, tout philosophe intéressé aux choses du politique ne pourront en revanche que s’alarmer devant ce qui relève, au minimum, d’une dangereuse confusion des genres, au pire, d’une mauvaise compréhension de ce que signifie la gestion de la chose publique. Car c’est bien ce signal inquiétant entre tous que nous envoie le collectif de militantes féministes et d’élus écologistes qui semble avoir obtenu hier la démission de l’adjoint à la culture après avoir manifesté sous les fenêtres de l’hôtel de ville où se tenait le premier conseil de Paris de la nouvelle mandature.

Conduite des affaires publiques

Au début des années 90, Michel Rocard s’alarmait déjà de ce que le développement des actions judiciaires en responsabilité allait détourner ceux qui en manifestaient la vocation de s’engager en politique. Il ne resterait, disait-il, pour incarner l’avenir du pays, que les médiocres ou ceux qu’anime le désir du pouvoir et, pire encore, l’idée d’étancher cette soif de reconnaissance au cœur de la chose publique. Il semble que nous y soyons. On aurait tort de se focaliser sur les seuls effets néfastes que provoque sur la conduite des affaires publiques le désintérêt qu’elle suscite chez les citoyens. Personne ne niera que la montée de l’abstention lors des récentes élections soit un signal dont il faut s’inquiéter. Bien peu, en revanche, s’alarment des effets délétères que produit l’ordre moral qui étend petit à petit son ombre sur le domaine de la culture et nuit à la qualité d’action de nos dirigeants politiques.

Les militantes féministes et les élus écologistes en question, qui se réclament d’une légitimité dont on ne sait si elle s’ancre dans une élection acquise au rabais (rappelons qu’aux dernières municipales parisiennes, le taux d’abstention a battu un record) ou d’une mode idéologique, celle de la cancel culture, imitée des Etats-Unis, nous offrent un avertissement à grands frais. Leurs protestations, qui ne reposent sur aucune preuve et violent les procédures, ne sont que le côté émergé de l’iceberg qui nous entraîne vers le fond de la culture, de la politique, de la démocratie. Il faudra un jour sans doute revenir sur l’action de Christophe Girard à la tête de la culture parisienne dont on sait qu’il y a travaillé à accueillir ces minorités, ces diversités dont se réclament ses adversaires et s’est toujours montré attentif, au-delà des différences, au respect de chacun.

Nouveaux justiciers

Aux nouveaux justiciers qui s’appuient sur «la rumeur, les amalgames et les soupçons» comme le dit Anne Hidalgo, je rappellerai la nécessité de prendre quelque distance historique. Il importe de garder les choses dans leur contexte. Au nom de quelle morale le met-on en cause et par qui ont été investis ceux qui s’en font les porte-voix ? Ce n’est pas en pratiquant l’anathème et l’exclusion que l’on fera avancer la cause des femmes et des enfants. La morale n’est pas affaire d’idéologie, encore moins de politique. Elle est à l’image d’une société, diverse, mouvante, qui se cherche et met un point d’honneur à s’interroger. Le reste n’est qu’une morale de dupes.

Sans doute doit-on se montrer attentifs au fait que nos dirigeants nationaux ou municipaux fassent preuve des qualités d’«éthique» et de «responsabilité», pour reprendre les termes utilisés par les élues féministes et leurs alliés écologistes. A ceux-ci, il faut rappeler cependant que la grandeur de la politique réside sans doute dans sa capacité à faire entendre des voix différentes mais plus encore à les mettre en dialogue pour parvenir à un consensus dont les institutions démocratiques sont les porteuses et à défendre ainsi ce qui s’appelle encore «l’intérêt général».

Perrine Simon-Nahum, Philosophe, directrice de recherches au CNRS

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Un "modèle" de féminisme... Alexandria Ocasio-Cortez... (+ bref commentaire)

25 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme, #Politique

Une femme libre et raisonnable pour un féminisme qui défend les femmes sans haïr les hommes. Raisonnable au sens de "dotée de raison", l'un des piliers du pacte républicain avec le droit fondant l'Etat.

Depuis quelques années et de plus en plus ces trois dernières, la raison recule. Les idées perdent poids.

Quant à l'Etat de droit, il est fragilisé par des contre-pouvoirs populistes et par le "tribunal du peuple". Tout le monde désormais peut se transformer en sinistre Fouquier-Tinville. Et, pire encore, parvenir à ses fins.

Mettant en péril les "noces de la République et de la raison" pour reprendre une formule utilisée par Christophe Prochasson dans son livre "Voyage d'un historien à l'intérieur de l'Etat", Fayard/collection Raison de plus, Paris 2019.

Loin de moi l'idée de nier la part immense de responsabilités de millions d'hommes de par le monde coupables des pires actes à l'encontre de jeunes filles et de femmes! Mais je suis persuadé que la cause des femmes avancera beaucoup plus vite en associant les hommes - de bonne volonté et il en existe beaucoup - à leurs combats plutôt qu'en les stigmatisant dans des amalgames imbéciles comme ceux que véhicule Alice Coffin ces derniers jours. 

Christophe Chartreux

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Serge Gainsbourg...

24 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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