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Vivement l'Ecole!

Directeurs : La loi Rilhac adoptée mais déshabillée...

25 Juin 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

EXTRAIT

"Harakiri de la majorité sur sa propre loi"  " Cette loi sert-elle à quelque chose ?" "On nous a roulé dans la farine !" A l'issue de la première séance de l'Assemblée nationale consacrée à la proposition de loi sur les directeurs d'école déposée par C Rilhac (LREM), le 24 juin, la loi a été adoptée mais vidée de ses principaux points. L'emploi fonctionnel de direction disparait. Et avec lui les décharges et rémunérations promises. Après une série d'escamotages sans précédent, tout est remis dans les mains du pouvoir réglementaire du ministre. JM Blanquer promet des textes réglementaires sur la fonction de directeur dans deux semaines avec application à la rentrée 2020.

Escamotage

On pourrait croire qu'une question comme celle des directeurs d'école pourrait faire l'objet de négociations avec la profession suivies d'un véritable débat aboutissant à une loi nette et transparente. Il n'en est rien. On aura vécu le 24 juin une suite de manœuvres avec comme seul objectif d'escamoter la négociation avec la profession et le débat parlementaire. Et finalement aboutir à imposer la toute puissance du ministre de l'éducation.

Le premier escamotage a commencé avec le dépôt de la proposition de loi Rilhac le 12 mai. Moins d'un an après l'échec de l'amendement Rilhac qui confiait les directions d'école au principal de collège et regroupait les écoles, la question réapparait en pleine crise sanitaire. L'amendement avait été rejeté sous la pression des maires et des enseignants. Le ministre a peut-être pensé que la situation lui permettait de faire passer la loi.

Le second escamotage est celui de la négociation avec les syndicats. Après le suicide de C Renon, le ministre a du accepter une négociation qui a commencé en janvier et s'est continuée en février avant d'être interrompue par le confinement. Une consultation ministérielle a largement donné tort à la création d'un statut et montré que les directeurs veulent surtout de l'aide administrative et des décharges. En accordant une priorité absolue à la proposition de loi Rilhac, comme si elle correspondait à une urgence, celle-ci passe au Parlement avant même que la troisième réunion de négociations ait lieu. La calendrier compte aussi : en faisant adopter la loi début juillet le ministre pense couper court à toute mobilisation.

Car l'éventuelle opposition syndicale obsède la majorité. Toute cette mécanique estivale le montre. Il y a le souvenir cuisant de la loi Blanquer. Il sera aussi beaucoup question des syndicats et des stylos rouges lors du débat du 24 juin. La majorité tente de minimiser le fait que tous les syndicats sauf un sont hostiles au statut hiérarchique de directeur. Au moins une députée LREM, Mme Bagarry, dira avoir été convaincue par les Stylos rouges.

Le troisième escamotage est vécu en direct par les députés le 24 juin. L'opposition se plaint de la façon dont a été préparé le travail de la commission juste avant la séance. Du coup il découvre en séance les amendements de C Rilhac qui déshabillent le texte de ses points principaux et rendent caducs leurs amendements.

(...)

F Jarraud

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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France Culture - L'Estival Albert Camus aura lieu du 26 au 28 juin...

25 Juin 2020 , Rédigé par Livres Hebdo Publié dans #Littérature

France Culture - L'Estival Albert Camus aura lieu du 26 au 28 juin...

EXTRAIT

(...)

Les programmes de France Culture "accueilleront de nombreux invités pour retracer la trajectoire exceptionnelle du gamin pauvre d'Alger devenu prix Nobel de Littérature à l'occasion du 60ème anniversaire de sa tragique disparition" détaille l'association Rencontres méditerranéennes Albert Camus.

Au programme :
    
Vendredi 26 juin :

  • 10h : "Les Chemins de la philosophie", présentée par Adèle Van Reeth, avec Abd Al Malik

Samedi 27 juin :

  • En vidéo sur le site: Comment Camus a écrit La Peste, grâce à l'analyse de son manuscrit original en partenariat avec la BNF.
  • 7h-9h : "Les Matins du Samedi", présentée par Caroline Broué, avec Charles Berling
  • 9h07-10h: "Répliques" par Alain Finkielkraut avce Raphaël Enthoven pour évoquer Le Premier homme (Gallimard) 
  • 17h-18h : Lecture de L’Envers et l’endroit par Abd Al Malik, au Théâtre de la Ville- Espace Cardin
  • 20h-21h : Lecture du Premier homme par Charles Berling au Théâtre de la Ville- Espace Cardin
  • 20h – 21h - Les Carnets par Stéphane-Olivier Bisson et un montage de textes -au Théâtre de la Ville- Espace Cardin

Dimanche 28 juin:

  • 11h – 12h : "L’Esprit public" - Emilie Aubry. Emission spéciale Albert Camus, avec Emmanuel Demarcy-Mota, Gérard Courtois, Aurélie Filippetti et 0Jean-Noël Jeanneney
  • 12h45 –13h30 : "Signes des temps," présenté par Marc Wieitzmann : L’universalisme de Camus existe-t-il encore ?
  • 14h-15h : La Peste par Sharif Andoura – au Théâtre de la Ville -Espace Cardin.
  • 15h-15h30 : "Personnages en personne", par Charles Dantzig consacré à Meursault avec André Abbou.
  • 15h30-16h : Une dictée en direct sur l’antenne et les réseaux sociaux organisée par Rachid Santaki.
  • 18h15-19h45 : "Soft Power", par Frédéric Martel autour du thème "Albert Camus dans le monde" avec:                      
Algérie : Albert Camus et l'Algérie avec Georges-Marc Benamou, auteur du documentaire Les Vies d'Albert Camus sur France 3.
Israel : Denis Charbit, Maître de conférences en sciences politiques à l’Open University de Tel-Aviv.
Amerique Latine & Espagne : Maria Santos-Sáinz, professeure de journalisme à l'Université de Bordeaux, auteur de "Camus journaliste".
Pays arabes : Alaa al-Aswany, écrivain égyptien
Italie : (programme en cours)
Portugal/Brésil : (programmation en cours). Camus et les arts.
Numérique : Maryline Maeso, professeur de philosophie, Albert Camus digital
 
(...)
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Revue de Presse Education... Premier degré — Difficultés — Métier d’enseignant — Supérieur...

25 Juin 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Premier degré — Difficultés — Métier d’enseignant — Supérieur...

Une petite revue aujourd’hui où il sera question du premier degré, des difficultés rencontrées, du métier d’enseignant et du supérieur.

Premier degré

Premier degré : La reprise c’est aussi du bonheur
Lundi 22 mai, une grande majorité des élèves est retournée à l’école. Malgré les cafouillages, un protocole sanitaire illégal jusqu’à quelques minutes de la réouverture des écoles, le sentiment qui prédomine après deux jours d’école « normale » n’est autre que le bonheur. Le bonheur de se retrouver, de retrouver un semblant de vie « normale » pour les enseignants, les élèves et leurs parents. Marie-France*, Édouard et Virginie* témoignent.”

Directeurs d’école. L’amélioration de leur situation à l’étude à l’Assemblée nationale
Confrontés à un quotidien compliqué, et mis à rude épreuve par la crise du coronavirus, ces enseignants à responsabilité font l’objet d’une proposition de loi LREM qui entend améliorer leur sort ce mercredi à l’Assemblée.”

Difficultés

Ordres, contre-ordres et désordre : les chefs d’établissements "épuisés" par les contradictions du ministère par Par Anthony Cortes dans Marianne
​Pour les chefs d’établissements du premier comme du second degré, la reprise est particulièrement rude. Injonctions contradictoires, protocole changeant, absence de cap du ministère… Soit autant d’éléments qui provoquent l’épuisement et la lassitude des personnels de direction.”

Journée morte des personnels de direction
Alors que le 22 juin, le Snpden Unsa, premier syndicat de personnels de direction, invitait à faire revenir tous les élèves et semblait satisfait des décisions ministérielles, la journée du 23 juin se termine bien autrement. Le syndicat appelle ses adhérents à faire du 25 juin "une journée morte".”

Baccalauréat « option Covid » : la « fabrique des notes » en question Par Mattea Battaglia dans Le Monde
Après la crise sanitaire, la France a choisi une évaluation ne reposant que sur le contrôle continu. Un système qui avait déjà fait émerger, au sein de la communauté éducative, la crainte d’une « rupture d’égalité ».”

Métier enseignant

Face à l’inflation des programmes par Alexia Equey, Melissa Rahal, Andreea Capitanescu Benetti sur les Cahiers pédagogiques
“« L’enflure de nos programmes a quelque chose de démentiel » disait en 1954 le recteur Jean Sarrailh à la cérémonie de rentrée de l’Université de Paris. Cela reste d’actualité en 2020, autant pour les enseignants qui doivent les mettre en œuvre que pour les élèves qui doivent apprendre. Quelles sont les marges de manœuvre des enseignants ?

« Devenez professeurs » : ce que les campagnes de communication pour recruter disent de la profession Par Séverin Graveleau pour abonnés au Monde
Après la polémique sur la campagne de recrutement « Konbini », accusée de dévaloriser le métier d’enseignant, retour sur vingt ans de communication de l’éducation nationale.”

Supérieur

Covid-19 : prolongement du versement des bourses étudiantes en juillet
sur le Web Figaro Par Stéphanie ALEXANDRE
Dans le contexte exceptionnel de crise sanitaire et pour limiter les difficultés qu’elle fait peser sur de nombreux étudiants, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal annonce la prolongation des bourses sur critères sociaux en juillet 2020 pour les étudiants amenés à passer des concours ou examens terminaux au-delà du 30 juin.”

Participez aux activités du CNESCO !
Installé au CNAM depuis septembre dernier, le Cnesco (le nouveau Centre national d’étude des systèmes scolaires fait suite au Conseil national d’évaluation du système scolaire) organisera sa prochaine conférence de comparaisons internationales sur la formation continue et le développement professionnel des personnels d’éducation dans la semaine du 16 au 20 novembre 2020. Il avait publié en janvier dernier une enquête originale sur les attitudes des jeunes vis-à-vis de la laïcité à l’école, disponible sur son site internet.”

Le DUT remplacé par un diplôme en 3 ans à la rentrée 2021 Publié par Elsa Doladille sur Vousnousils
Le DUT sera remplacé par le Bachelor universitaire de technologie qui s’obtiendra en 3 ans.” Petit rappel, le L dans LMD veut dire licence, soit 3 ans d’études après le secondaire. Le DUT, de même que le BTS sont hors nomenclature européenne… Mais “en même temps” ces deux diplômes sont bien reconnus par les entreprises françaises.

Pour des cours délivrés intégralement en présence - département de Lettres Modernes, université de Bourgogne relayé par Camille Pucessi sur le site Sauvons l’Université
L’expérience de l’enseignement à distance, qui s’est mise en place dans l’Université française dès le début du confinement de la nation engagé à partir du 17 mars 2020, a été douloureuse à maints égards. Nous sommes à présent en mesure d’en tirer les leçons : ….

Bernard Desclaux

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Claude Nougaro...

24 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Valéry Larbaud...

24 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Et mes richesses non plus ne me reprendront pas. La tentation est forte, pourtant. Y a t-il quelque chose au monde de plus beau que la richesse ? Elle semble matérialiser l’esprit et projeter dans la vie de la rue la splendeur intérieure de l’homme. L’automobile par exemple, belle comme une pensée, toute en transparences et en reflets : glaces, vernis, cuivres. Et les belles femmes dedans, et le chauffeur au manteau brodé d’une ganse d’or aux armes de la maison et près du chauffeur, un moustique de petite fille aux longues jambes, roulée dans de molles étoffes de couleurs fondantes. La richesse qui nous escorte partout, avec de petits soins, des attentions délicates, pas de bruit, de l’air, de la propreté, une odeur de linge frais et de cuir fin, et la marche devenue médecine, et toutes les forces naturelles à notre service : pour nous monter, pour nous porter, nous descendre, nous aider. A cela aussi j’ai renoncé : le gêne du luxe bourgeois, le souci d’un train de maison. Encore une évasion et un agrandissement. 

A. O. Barnabooth, son journal intime - Valéry Larbaud 

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De la "blanquérisation" de l'Ecole...

24 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

De la "blanquérisation" de l'Ecole...

Lorsque Najat Vallaud-Belkacem transmit les "clefs" du bureau occupé par elle Rue de Grenelle, elle ne se doutait pas - mais peut-être se doutait-elle - tenir la porte, non seulement à un Ministre, mais aussi et surtout à un "système" qu'il serait irresponsable de ne pas tenter de comprendre les rouages.

Qu'est-ce qu'un "système"? C'est, si l'on se fie à sa définition scientifique communément admise, un ensemble de règles, d’éléments, interagissant entre eux.

Depuis l'arrivée de Jean-Michel Blanquer rue de Grenelle, la communauté éducative a assisté, avec enthousiasme pour certains, avec indifférence pour d'autres, mais surtout médusée et sidérée, à la "blanquérisation" de l'éducation. En six mois, parfois quotidiennement, de nombreuses annonces et décisions, toujours annoncées sur des plateaux médiatiques bien avant d'en avertir les principaux intéressés au préalable, ont dessiné les contours d'une politique qui, sans le dire, se construit sur quelques messages dont voici ceux principalement répétés:

- l' "égalitarisme" est source d'injustices ;

- le "pédagogisme" est source d'échecs ;

- les fondamentaux ont été oubliés ;

- l'école primaire doit retrouver les 4 jours hebdomadaires ;

- les symboles (Fables/Dictées/Redoublements/Uniformes...) doivent marquer une rupture avec le "laxisme" passé ;

Le tout saupoudré de deux mesures "sociales":

- les études du soir (Devoirs faits) ;

- le dédoublement des CP/CE1 en REP+ ;

L'objectif tacitement avoué des fondations du "système" est ici évident :

il s'agit de construire sur la confiance aveugle des parents qui, après avoir été bombardés pendant cinq ans d' "informations" véhiculées par les plus réactionnaires des "experts" autoproclamés en éducation, ont acquis la certitude que vouloir être juste, que vouloir réduire les inégalités socio-scolaires n'étaient en fait que laxisme de gauche, dangereux pour l'élite, inquiète d'un supposé "nivellement par le bas".

Il s'agit aussi - c'est tellement visible et audible - de donner des gages aux forces de droite, jusqu'aux plus réactionnaires d'entre elles. Aucune ne se prive de tresser des lauriers à la politique éducative actuelle. Pas une semaine sans que des Luc Ferry, Nadine Morano, Michel Onfray, Alain Finkielkraut, et même Marine Le Pen, n'adressent leurs félicitations au locataire du Ministère de l'Education Nationale.

Voilà rapidement dressé le "portrait" d'une politique éducative. Elle se veut rassurante, traditionnelle, seulement audacieuse par sa sympathie affichée pour les "neurosciences". (A quoi sert Stanislas Dehaene au passage?)

Rassurante, traditionnelle et "scientifique" mais tournant le dos à tout ce qui se fait de mieux chez nos voisins proches au sein de l'Union Européenne. Ce qui ne laisse pas de surprendre lorsqu'on connait la fibre très sincèrement européenne du Président de la République. Comment alors ne pas être inquiet en assistant impuissant à cette "blanquérisation", fondée sur un passé qui a échoué - souvenons-nous des errements des de Robien, Ferry, Darcos, Chatel - et que pourtant l'on copie-colle à quelques variantes près? Comment alors ne pas être effrayé devant la certitude affichée d'une "école franco-française" repliée sur ses - mauvaises - habitudes anciennes?

"Lorsqu'on est Ministre, disait François Hollande, il ne faut pas chercher à être populaire. Il faut chercher à être juste". Le système qui, petit à petit, installe une école des "premiers de cordée" plait de moins en moins parce que de plus en plus injuste. Je crains, pour l'école que je quitte dans quelques jours après l'avoir servie fidèlement depuis plus de trente ans, d'assister à la construction d'un édifice connu. Il y a longtemps. Dans les années 1960. Cet édifice qui savait si bien sélectionner les meilleurs sans jamais dire clairement ce que l'on faisait des autres. 

En cela, il convient de prendre très au sérieux l'Ecole qui se construit sous nos yeux. Et de ne pas hésiter à en défendre une autre, coopérative, sociale, émancipatrice et juste.

Christophe Chartreux

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Blanquer avant le remaniement. Un bilan très mitigé...

24 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Blanquer avant le remaniement. Un bilan très mitigé...

L’école obligatoire à trois ans?

Cette mesure ne modifie la donne que pour 2,5% des enfants, les autres étant déjà scolarisés à cet âge. "C’est positif sur le papier, mais il faut investir massivement dans le bâti scolaire"- Catherine Nave-Bekhti, du syndicat Sgen-CFDT.

Une réforme qui un "coup de pouce" à l’école privée, puisque les collectivités auront désormais l’obligation de participer aux dépenses de fonctionnement des maternelles privées.

Dédoublement des classes de CP et CE1?

Cette mesure ne concerne que les classes des réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+).

En Seine-Saint-Denis et dans les quartiers nord de Marseille, ce dispositif se heurte à un manque de salles de classes, qui empêche un réel dédoublement. "C’est du bricolage" - Francette Popineau, du Snuipp, syndicat des profs du primaire.

Des dégâts collatéraux importants

Le retour à la semaine de 4 jours?

Jean-Michel Blanquer a offert la possibilité aux communes de repasser à la semaine de quatre jours. A la rentrée 2018, 85% des communes (soit 80% des élèves) s’étaient emparées de cette liberté, au grand dam de beaucoup d’experts en éducation, qui regrettent une concentration des apprentissages sur quatre jours. 

"Le plan mercredi", dispositif d’appui aux mairies pour les activités extrascolaires dévoilé il y a un an, présente "un bilan mitigé" car "compliqué administrativement" - Agnès Lebrun, de l’Association des maires de France. 

La crise liée à la pandémie a également servi de révélateur concernant cette mesure (La France est le seul pays au monde à fonctionner sur un tel rythme de 4j/semaine). Alors que le Ministre, à juste titre, affirmait sur les très nombreux plateaux télés et radios fréquentés assidument que les enfants avaient "besoin d'école et de présence à l'école",  chacun se demandait si retirer une demi journée de classe dans le premier degré n'entrait pas en contradiction avec ce propos maintes fois répété.

Refonte des évaluations?

Elles soncernent les CP, CE1 et classe de sixième. Elles permettent selon le ministre d’avoir un portrait très précis du niveau des élèves.

Elles sont à l’inverse décriées par une partie des enseignants, qui les jugent inutiles, facteurs de stress, ou plus ou moins exploitables.

A noter qu'à ce jour, nul ne peut affirmer de manière certaine que ces évaluations présentent une plus-value pédagogique.

Cantine à un euro?

Destinée aux familles les plus défavorisées. Elle est considéré comme un effet d’annonce pour certains, qui rappellent que la grande majorité des communes pratiquent déjà des tarifs en fonction des revenus des parents, tandis que des maires estiment insuffisante la compensation de l’Etat.

Les écoles rurales?

Pas de fermetures d’écoles rurales sans l’accord du maire, martèle le ministre.

Sauf que ces fermetures de classes se poursuivent. Pas seulement à cause de la baisse démographique mais aussi pour trouver des profs à affecter au dédoublement des classes en éducation prioritaire, la plupart en milieu urbain. (Dégât collatéral/Voir plus haut).

Chorale, drapeaux et fables de La Fontaine?

Des élèves accueillis en musique le jour de la rentrée, la présence des drapeaux tricolore et européen dans les salles de classe, la distribution des Fables de La Fontaine en fin de CM2 : ces annonces médiatiques ne sont que de "l’affichage" pour certains. "Ce n’est pas là que l’école se joue" - Hubert Salaün, de la Peep, fédération de parents d’élèves.

L’interdiction des portables?

La mesure n’a dans les faits pas changé grand chose. La plupart des règlements intérieurs des collèges prévoyaient déjà l’interdiction du téléphone.

La réforme du bac?

Une transformation dont la mise en oeuvre jugée précipitée par certains risque de mettre à mal ses objectifs affichés (simplification de l’examen et plus grande liberté de choix pour les élèves). Avec, en prime, le risque de remplacer cet examen national par "un bac local" - Frédérique Rolet, du syndicat Snes-FSU.

Revalorisations salariales des enseignants

Jean-Michel Blanquer assure avoir à coeur la revalorisation salariale des enseignants. "Pour le moment, la seule réalité à mettre au crédit de ce gouvernement, c’est la hausse de la rémunération en éducation prioritaire renforcée (Rep+)", indique Stéphane Crochet, du SE-Unsa. La hausse des revenus enregistrée actuellement est le fruit des négociations menées sous le précédent quinquennat. 

"Le président et le Premier ministre ont tous deux évoqué la nécessité de revaloriser les salaires des enseignants. On peut donc penser que M. Blanquer y travaille", ajoute le représentant du SE-Unsa.

Sous Hollande, les revenus de tous les enseignants du primaire avaient été augmentés, ainsi que les primes de tous les professeurs en éducation prioritaire (Rep et Rep+).

Christophe Chartreux (D'après le bilan 2019 ci-dessous. 2020 n'a pas bouleversé cet état des lieux)

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Pour une école de l’entraide et de la coopération...

24 Juin 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Pour une école de l’entraide et de la coopération...

Pourquoi ne pas faire le pari de la «pédagogie coopérative» dès la rentrée prochaine et développer systématiquement, de la maternelle au lycée, les classes multiniveaux ?

Tribune. Depuis le 17 mars, plus de 12 millions d’élèves ainsi que plus d’1 million de personnels de l’Education nationale ont fait face à une situation complètement inédite. Cette période de confinement a mis en évidence les terribles inégalités qui frappent les familles et leurs graves répercussions sur la réussite scolaire de leurs enfants. Mais elle a également révélé un autre phénomène: de nombreux parents ont découvert, tout à la fois, le rôle irremplaçable des enseignants et ce qu’ils pouvaient apporter, de leur côté, à leurs enfants pour les accompagner au mieux dans leur travail scolaire, stimuler leur intelligence et favoriser leur autonomie. Plus largement encore, on a vu se développer, au sein des familles mais aussi entre elles, comme avec des amis proches ou lointains, des formes d’entraide et de collaboration extrêmement fécondes. Les témoignages sont multiples qui disent l’intérêt extraordinaire d’échanges de conseils et de savoirs pour permettre à chacun et à chacune de progresser au mieux.

De cela, nous pouvons tirer une leçon : les solidarités tant vantées par les discours politiques ne doivent plus, maintenant, être considérées comme la revanche des pauvres pendant les situations de crise, mais bien comme un horizon pour que toutes et tous puissent fonder, demain, une société où la coopération prendra le pas sur la concurrence, où la construction du commun par le partage des savoirs l’emportera sur les individualismes mortifères.

Or, notre institution scolaire est rétive à cette perspective. Héritière du «modèle simultané» d’enseignement imposé par François Guizot – qui n’était, faut-il le rappeler, ni républicain ni démocrate – elle survit avec le seul horizon de «classes homogènes» où une trentaine d’élèves, à peu près du même âge et supposés du même niveau, font la même chose en même temps. Certes, nous n’en sommes plus vraiment à l’époque où quand deux élèves communiquaient entre eux, c’est qu’ils complotaient contre le maître… mais, néanmoins, l’entraide entre élèves reste un élément tout à fait marginal, alors que, paradoxalement, les chercheurs en décrivent le caractère positif, tant pour celui qui est aidé que pour celui qui aide.

Pour une pédagogie coopérative

Faisons donc le pari de la «pédagogie coopérative» dès la rentrée prochaine de septembre. Car, comme Célestin Freinet l’a bien montré, la coopération permet à chacun de s’appuyer sur tous pour devenir plus exigeant à l’égard de soi-même. Développons les échanges entre les élèves afin qu’ils s’entraident réciproquement car c’est très exactement de cela dont nous avons besoin dans les mois qui viennent. Embarquons-les dans des projets communs où la réussite individuelle contribue à la réussite collective et réciproquement.

Soyons audacieux, pour une fois ! Développons systématiquement, de la maternelle au lycée, les classes multiniveaux. Regroupons les élèves, pour tout ou partie de leur emploi du temps, en «classes verticales» comportant des enfants d’âges et de niveaux différents. Les enseignants seront ainsi en mesure de mettre en place une pédagogie authentiquement différenciée, alternant des temps collectifs sur des tâches où les différences de niveaux ne sont pas un obstacle – il y en a, bien plus qu’on ne le pense –, des temps de travail en petits groupes, des temps de monitorat entre élèves et des temps de travail personnel.

En réalité, nous sommes convaincus que, dans ces classes multiniveaux, nos enfants n’apprendront pas aussi bien que dans nos classes prétendument homogènes… ils y apprendront mieux! Munis de plans de travail personnalisés, dans un environnement où écouter autrui, le comprendre, reformuler ce que l’on a soi-même compris, l’expliciter, argumenter pour convaincre, deviennent des comportements habituels, tout le monde est, en permanence, en activité intellectuelle. Terminés ces temps où l’on décroche parce que le maître va trop vite ou trop lentement…

De plus, nos élèves pourront ainsi, comme, jadis, leurs camarades des classes uniques rurales – hélas en voie de disparition ! – avoir une vision plus large et, donc, bien plus porteuse de sens, sur ce qui leur est demandé. Fini le taylorisme scolaire où l’on fait tous en même temps l’exercice du jour pour s’acquitter mécaniquement d’une tâche obligatoire. 

Enfin, dans un collectif de ce type, nos enfants pourront faire l’expérience au quotidien, non pas du «vivre ensemble» – on peut «vivre ensemble sous la coupe d’un gourou charismatique ou bien, chacun devant notre écran, dans l’indifférence réciproque – mais du «faire ensemble» : faire ensemble société en tressant au quotidien le commun et le singulier, ce qui unit et ce qui spécifie dans un collectif solidaire.

Pour une fraternité contagieuse

Dans ces classes multiniveaux, à effectifs réduits, nos élèves pourront, en effet, découvrir les valeurs fondamentales de notre République : la liberté extraordinaire de pouvoir profiter des richesses d’autrui et de faire profiter autrui de ses propres richesses; l’égalité fondatrice entre des personnes qui, même si elles ne sont pas toutes et toujours au «même niveau», sont toutes à égale dignité dans un collectif solidaire; la fraternité, bien sûr, grâce au partage des savoirs et de la culture, une fraternité qu’il faut imaginer contagieuse pour la voir s’étendre au-delà de l’école entre les personnes et les groupes, entre les professions et les générations.

La pédagogie coopérative et les classes multiniveaux représentent ainsi une double chance extraordinaire pour nos enfants au moment de cette crise sanitaire. Sur le plan scolaire, elles permettront à tous les élèves de rattraper leurs retards et aux enseignants de s’appuyer sur l’entraide pour y parvenir. Sur le plan sociétal et politique, elles représentent une perspective que nous voudrions voir, enfin, explorée : sortir d’une société et d’institutions en tuyaux d’orgues, où chacun reste enfermé dans son groupe ou son clan, pour progresser vers une société en réseaux solidaires, conscients de l’impératif de dépasser la juxtaposition des individualités qui s’affrontent pour prendre soin ensemble des humains et du monde.

Rodrigo Arenas Coprésident de la FCPE ,

Philippe Meirieu professeur émérite en sciences de l’éducation

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Pour un rebond scolaire et éducatif... (Vidéo)

24 Juin 2020 , Rédigé par Parti Socialiste Publié dans #Education

« Les #vacancesapprenantes sont quelque chose de nécessaire mais il ne s’agit pas d’un objet de marketing » souligne Yannick Trigance, c’est en ce sens que le plan « pour un rebond scolaire et éducatif » du #PS a été présenté la semaine dernière.

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La pandémie de Covid-19 pourrait fragiliser les traditionnels laissés-pour-compte de l'éducation: enfants les plus pauvres, fillettes et handicapés...

24 Juin 2020 , Rédigé par France 24 Publié dans #Education, #Inegalites

La pandémie de Covid-19 pourrait fragiliser les traditionnels laissés-pour-compte de l'éducation: enfants les plus pauvres, fillettes et handicapés...

EXTRAITS

Selon l'Unesco, la pandémie de Covid-19, génératrice de perturbations sans précédent dans l'éducation, source de fractures sociale et numérique, pourrait fragiliser encore davantage les traditionnels laissés-pour-compte de l'éducation : le enfants les plus pauvres, les fillettes et les handicapés.

À l'occasion de la publication d'un rapport mondial, l'Unesco alarme mardi 23 juin sur la situation de l'éducation à la suite de la pandémie de Covid-19. Selon l'organisation des Nations unies, le virus a généré des perturbations sans précédent. 

"Les expériences du passé, comme avec Ebola, ont montré que les crises sanitaires pouvaient laisser un grand nombre de personnes sur le bord du chemin, en particulier les filles les plus pauvres, dont beaucoup risquent de ne jamais retourner à l'école", affirme ainsi la directrice de l'Unesco, Audrey Azoulay, dans l'avant-propos du rapport, intitulé "Inclusion et éducation - Tous, sans exception".

(...)

En 2018, l'Afrique subsaharienne abritait la plus grande cohorte de jeunes non scolarisés, dépassant pour la première fois l'Asie centrale et du Sud : 19 % des écoliers, 37 % au niveau du collège, 58 % des lycéens potentiels.
 
Dans le monde, près de 260 millions de jeunes n'avaient pas accès à l'éducation, soit 17 % de ceux en âge d'être scolarisés. Et parmi les premiers exclus figurent les enfants défavorisés, les fillettes et jeunes filles, les enfants en situation de handicap, ceux issus de minorités ethniques ou linguistiques, les migrants...
 
Ainsi, "les élèves de 10 ans des pays à revenu moyen et élevé ayant reçu un enseignement dans une langue autre que leur langue maternelle obtiennent généralement des résultats inférieurs de 34 % à ceux des locuteurs natifs dans les tests de lecture".
 
(...)
 
"Alors que 55 % des pays à faible revenu ont opté pour l'apprentissage à distance en ligne dans l'enseignement primaire et secondaire, seuls 12 % des ménages des pays les moins avancés ont accès à l'Internet à domicile. Même les approches qui ne nécessitent que de faibles moyens technologiques ne peuvent garantir la continuité de l'apprentissage. Parmi les 20 % de ménages les plus pauvres, seuls 7 % disposent d'une radio en Éthiopie et aucun n'a de télévision"
 
(...)
 
Article complet à lire en cliquant ci-dessous
 
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