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Vivement l'Ecole!

Le "monde d'après" n'était-il qu'une utopie?...

27 Juin 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Société, #Philosophie

Le "monde d'après" n'était-il qu'une utopie?...

La pandémie a fait naitre chez certains l’espoir d’une rupture, d’un nouveau départ. La crise sanitaire peut-elle être le déclencheur d’une société plus harmonieuse ? Est-il possible de ralentir, rediriger, donner plus de sens à nos vies ? Ou est-il plus imaginable que tout recommence comme avant ?

Dix jours à peine après le début du confinement, les premières tribunes évoquaient déjà un après de la crise du Coronavirus. Parmi elles, celle de l’écrivain israélien David Grossmann dans Libération qui imaginait que certains d’entre nous « ne voudraient plus revenir à leur vie antérieure... D’aucuns se poseront pour le première fois des questions sur leurs choix, leurs renoncements et leurs compromis. Sur les amours qu’ils n’ont pas osé nouer. Sur la vie qu’ils n’ont pas osé vivre. »  

Était-ce cela, ce manque, qui a provoqué une telle avalanche de tribunes et d’articles ? Toujours est-il qu’économistes, philosophes, artistes... ont tous saisi ce temps d’arrêt pour imaginer un avenir différent et, pourquoi pas, meilleur. 

Depuis le début du confinement, l'équipe du Temps du débat a rassemblé sur le site de France Culture, près d'une cinquantaine de textes d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels du monde entier qui nous ont donné leur regard sur la crise en cours. Nous vous invitons à lire la contribution du jour, signée d'Emel Mathlouthi : "Notre vie était-elle normale ?".

Toutes les chroniques de la série Coronavirus, une conversation mondiale sont disponibles ici.

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Sur Internet, les jeunes ne tombent pas dans le porno...

27 Juin 2020 , Rédigé par Libération Publié dans #Education

Sur Internet, les jeunes ne tombent pas dans le porno...

Dans les pornos, les femmes ont en général les seins refaits, bonnet C au minimum, et un tour de taille qui ne dépasse pas les 40 cm. Elles sont blanches aussi. C’est du moins ce qui apparaît lorsque l’on établit le profil type des actrices pornographiques. Mais ce stéréotype ne serait pas devenu une norme pour la jeune génération, selon une enquête menée par Arthur Vuattoux, maître de conférences à l’université Sorbonne Paris-Nord, et Yaëlle Amsellem-Mainguy, chargée de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire. Dans leur ouvrage les Jeunes, la sexualité et Internet (François Bourin, 2020), ils affirment plutôt qu’Internet ne change pas les comportements sexuels: bien plus modestement, la Toile confirme des tendances préexistantes. Les explications d’Arthur Vuattoux.

«Pour notre enquête, nous avons rencontré de nombreux jeunes qui avaient un rapport assez réflexif à l’utilisation d’Internet dans la découverte et l’exploration de la sexualité. La plupart d’entre eux savent bien, dès le premier porno qu’ils regardent, que ce sont des images montées, qu’il y a une industrie derrière, etc. Ce n’est pas pour autant que ces images n’ont pas d’influence. Beaucoup de filles nous ont dit qu’après la première découverte d’images explicites, elles avaient pensé que l’épilation était un impératif, que sans cela elles ne seraient pas séduisantes pour leur partenaire. Les garçons, eux, croyaient devoir coller à un idéal de performance. Mais ce genre de discours est rapidement déconstruit, à la suite des premiers rapports, par des discussions intimes avec les amis ou avec les partenaires.

«En général, le rapport à l’intime se découpe en deux temps: au début de l’adolescence, au moment où l’on explore la sexualité, Internet permet un usage anonyme –que ce soit pour visionner du porno ou pour trouver la réponse à certaines questions sur des forums. Ce n’est que plus tard que l’on partage sur son intimité et que l’on s’expose. Ça peut être un moment où le corps est soumis à de fortes pressions, et Internet peut alors devenir un support de cyberharcèlement. Mais il faut avoir à l’esprit que c’est aussi un endroit où se créent des communautés, et où certains jeunes, qui ne se conforment pas aux canons, vont trouver des espaces de partage d’informations, de soutien, qui permettent justement de s’affirmer en dehors du canon. Ces jeunes passent alors des sites de porno mainstream à des espaces plus personnalisés selon les goûts.» 

Nicolas Celnik

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A lire Les Jeunes, la sexualité et Internet de Yaëlle Amsellem-Mainguy et Arthur Vuattoux éd. François Bourin, juin 2020, 224 pp., 16 €. 

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Revue de Presse Education... Mais où sont-ils ? — Le système — Ressources...

27 Juin 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Mais où sont-ils ? — Le système — Ressources...

Première semaine de reprise et la question est "Mais où sont-ils ?" Quelques nouvelles du système et surtout quelques ressources, et surtout ABONNEZ-VOUS !

Mais où sont-ils ?

« Davantage de collégiens présents en classe fin juin par rapport aux années précédentes » Publié par Fériel Boudjelal sur Vousnousils
75 % de collégiens sont retournés en cours depuis ce lundi 22 juin. Un chiffre relativement important à cette période de l’année.”

Déconfinement : pourquoi la reprise de l’école a été plus lente en banlieue se demande le Parisien
Dans certains quartiers populaires, plus qu’ailleurs, des familles ont craint de remettre leurs enfants en classe. A Grigny (Essonne), la tendance s’est inversée quand leur présence est redevenue obligatoire.”

Retour tardif à l’école en banlieue : en primaire, le risque « d’une rupture du lien avec les familles »
Pierre Périer, professeur en sciences de l’éducation, avance plusieurs hypothèses pour expliquer pourquoi la reprise scolaire après le confinement a pu être plus lente dans certains quartiers populaires.” toujours dans Le Parisien

Dans les collèges, la rentrée obligatoire laisse un goût doux-amer Par Nelly Didelot, Libération
Quelques jours après la reprise des cours, les classes sont globalement plus remplies qu’habituellement à cette période de l’année. Mais la vie scolaire n’est plus la même.”

Quand le retour à l’école inquiète : « On va peut-être continuer de lui faire cours à la maison »
En banlieue parisienne, Ayoub a peur de renvoyer en classe sa fille de 8 ans, atteinte d’une pathologie cardiaque. Par peur du Covid-19, ce père de famille de l’Essonne songe à la scolariser à domicile à la rentrée.” Encore Le Parisien

Élèves décrocheurs : une bombe à retardement ? ENQUÊTE. Par Émilie Trevert
Des professeurs assurent avoir perdu un tiers de leurs élèves. L’enjeu pour l’Éducation nationale : récupérer ces décrocheurs du Covid.” Enquête ou micro trottoirs réservé au abonnés

L’école à venir ne se fera pas sans les parents d’élèves par Claude Lelièvre, Enseignant-chercheur en histoire de l’éducation, professeur honoraire à Paris-Descartes, Université de Paris
Les trois mois de confinement et leur suite immédiate ont sans doute été éprouvants pour beaucoup, en particulier pour les parents d’élèves et les professeurs. Mais cette expérience a aussi été riche d’enseignements qui ne manqueront pas de peser sur la prochaine année scolaire. Rien ne pourra plus être tout à fait comme avant, surtout si les préoccupations quant au Covid-19 persistent et continuent à chahuter les espaces-temps concrets de la vie scolaire.”

Mais ça y est, on sait où ils sont, au travail !
Le Sénat adopte la loi pour encadrer le travail des enfants influenceurs
Le texte, à l’initiative de députés de la majorité, entend protéger les activités rémunératrices des mineurs sur des plates-formes comme YouTube, Instagram ou encore Twitch.” protéger, réglementer, organiser...

Le système

Lettre d’enseignants au président de la république Par marie.astrid sur son Blog : Le blog de marie.astrid
La crise du covid-19 a bouleversé les concours de l’enseignement. Mais apparaît un traitement injuste et inéquitable entre les concours internes et externes. Face aux décisions incompréhensibles du Ministre de l’éducation nationale, les 8000 admissibles se sont montés en collectif pour dénoncer leur situation.Une admissible décide de s’adresser directement au président Macron.”

Le nouveau conseil d’évaluation de l’Ecole Repéré par le Café pédagogique
Le BO du 25 juin publie la liste des membres du Conseil d’évaluation de l’Ecole, une structure née de la loi Blanquer en lieu et place du Cnesco. Présidé par la rectrice Béatrice Gille, le conseil réunit des personnalités nommées par le ministre, les deux chambres et , curieusement, par l’Institut de France. Le ministre y délègue les représentants de l’administration (Dgesco, Inspection générale et Depp). L’Assemblée nationale nomme deux experts proches de l’OCDE (Eric Charbonner et Anna Cristina d’Assio). Le Sénat a choisi une ancienne rectrice nommée sous Chatel, Martine Daoust et le géographe Jacques Lévy. La commission de l’éducation de l’Assemblée y délègues les députés LREM Suylvie Charrière et LR Maxime Minot. Celle du Sénat les centristes Mireille Jouve (RDSE) et Laurent Lafon (UDI). L’Institut nomme Olivier Houdé et l’informaticienne Marie Paule Cani. Ce conseil n’est pas sans rappeler le HCE créé sous Jacques Chirac et disparu en 2012.”

Ressources

50 numéros pour quelles transformations pédagogiques au lycée professionnel ? Juin 2020
Contrairement à ce que ressentent beaucoup d’enseignants, les réformes qui touchent le système éducatif français, qu’elles concernent les programmes, les méthodes, les dispositifs, ne tombent pas du ciel. Sauf à être réactionnaires (mais peut-on alors parler de « réformes » ?), elles sont pratiquement toujours issues de recherches universitaires, de mouvements pédagogiques, de pratiques de l’éducation populaire… En cela le lycée professionnel est emblématique, plus que d’autres ordres d’enseignement, parce que son public oblige à d’autres pratiques, parce qu’il est largement ouvert sur la société par l’intermédiaire de l’entreprise, parce que ses enseignants, bivalents, ont souvent eu des itinéraires moins linéaires que les professeurs certifiés ou agrégés. Sans oublier que, peu légitime dans l’univers médiatique, les changements s’y font plus discrètement qu’ailleurs.
Depuis sa création en 1986, interlignes, la revue de l’association des PLP lettres-histoire de l’académie de Versailles, accompagne les transformations pédagogiques du lycée professionnel. Par ses articles de fond et ses relations d’expériences, notre revue fait dialoguer praticiens, formateurs, inspecteurs et universitaires pour mettre à disposition des enseignants les savoirs et les outils nécessaires
Le numéro 50 permet de revenir sur ces réformes, ces pratiques, ces innovations que notre revue a expliquées, illustrées. Non pas dans un esprit de nostalgie mais pour montrer que beaucoup d’éléments de la dernière réforme du lycée professionnel puisent dans des pratiques dont certaines datent des années 1970…

Le 3en1 de l’AFAE
Nous vivons un temps extra-ordinaire et l’école doit sortir renforcée de cette crise.Porté par la devise de l’AFAE, « l’avenir de l’école est l’affaire de tous, partageons nos savoirs et améliorons nos pratiques »nous avons souhaité contribuer modestement à cet indispensable apprentissage collectif.” Avec des réflexions de B Parent, F. Muller et A. Jellab

Ce que signifie pour l’école enseigner l’écologie (Revue Diversité) signalé par ToutEduc
"A quelles conditions est-il possible de concilier à l’école, engagement et formation à l’esprit critique sur (les) questions de développement durable ?" La question que pose Denise Orange Ravachol (U. de Lille) dans sa contribution au dernier numéro, consacré à "L’école écologique" de la revue Diversité se retrouve, sous des formes diverses sous la plume de la plupart des auteurs.” Dont Marie Duru-Bellat (IREDU), Eric Favey, Augustin Berque (EHESS) et bien d’autres

Et puis n’oubliez pas que cette présente ressource, la revue de presse, dépend des Cahiers pédagogiques. Abonnez-vous ! Le confinement et la fermeture des établissements scolaires ont provoqué une forte baisse des abonnements et des ventes et mettent à mal notre activité. Nous avons besoin d’une mobilisation de tous ceux qui sont attachés à notre revue !
Abonnez-vous, réabonnez-vous, offrez un abonnement, diffusez cet appel !
Pour vous abonner : https://librairie.cahiers-pedagogiques.com/74-abonnements

Bernard Desclaux

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Rossini... L'air de la calomnie...

26 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Leïla Slimani...

26 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Elle y tient pourtant, à ces photographies, qu'elle prend par centaines et qu'elle regarde dans les moments de mélancolie. Dans le métro, entre deux rendez-vous, parfois même pendant un dîner, elle fait glisser sous ses doigts le portrait de ses enfants. Elle croit aussi qu'il est de son devoir de mère de fixer ces instants, de détenir les preuves du bonheur passé. Elle pourra un jour les tendre sous le nez de Mila ou d'Adam. Elle égrènera ses souvenirs et l'image viendra réveiller des sensations anciennes, des détails, une atmosphère. On lui a toujours dit que les enfants n'étaient qu'un bonheur éphémère, une vision furtive, une impatience. Une éternelle métamorphose. Des visages ronds qui s'imprègnent de gravité sans qu'on s'en soit rendu compte. Alors toutes es fois qu'elle en a l'occasion, c'est derrière l'écran de son iPhone qu'elle regarde ses enfants qui sont, pour elle, le plus beau paysage du monde.

Leïla Slimani - Chanson douce

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Dans les collèges, la rentrée obligatoire laisse un goût doux-amer...

26 Juin 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Dans les collèges, la rentrée obligatoire laisse un goût doux-amer...

Quelques jours après la reprise des cours, les classes sont globalement plus remplies qu'habituellement à cette période de l'année*. Mais la vie scolaire n'est plus la même.

Si l’on en croit le ministère de l’Education nationale, les classes de collège auraient rarement été aussi remplies à cette époque de l’année, en particulier «dans les zones défavorisées». D’après les premières remontées des établissements scolaires, près de 75% des collégiens, et plus de 80 % des écoliers, sont retournés en cours pour cette première semaine obligatoire depuis mars.

Au collège de la Pléiade, à Sevran (Seine-Saint-Denis), 80 % à 85 % des élèves ont retrouvé leur salle de classe. «On est content de les revoir. Le relationnel, c’est quand même le sel de notre métier, sourit Héloïse Hérault, qui y enseigne le français. S’ils sont aussi nombreux, ce n’est pas seulement parce que l’école est à nouveau obligatoire, c’est aussi parce qu’ils ont envie de venir. A ce stade de l’année, ils disparaissent normalement dès le conseil de classe passé, on est souvent obligé de rassembler les élèves de plusieurs classes pour éviter de faire cours face à trois ou quatre personnes, alors que cette année, on a une vraie ambiance de groupe.»

Parmi les objectifs, le rattrapage des élèves en train de décrocher figurait en haut de la liste. Difficile toutefois de dire si ceux qui ont retrouvé leur classe cette semaine figurent bien dans ce public cible. Julien, professeur d’histoire-géographie dans un collège de Sélestat (Bas-Rhin), n’est pas convaincu. «Avant la reprise obligatoire, j’avais à peu près la moitié de nos élèves. Cette semaine, on est montés à 70 %-75 %, mais ceux qui ne sont pas revenus sont pour la plupart des élèves que j’avais perdus de vue pendant le confinement, et qui avaient déjà des tendances absentéistes.»

Inégalités

Romain Delès, maître de conférences en sociologie de l’éducation à l’université de Bordeaux, mène avec son collègue Filippo Pirone une enquête sur les effets du confinement sur les inégalités scolaires. Il estime qu’il est difficile de cerner le profil des élèves qui sont retournés en cours depuis la réouverture des classes. «Le besoin de l’école se fait sentir de manière différenciée selon les familles et les milieux sociaux, c’est un fait. Notre enquête a montré que les classes supérieures ont pu créer toutes les conditions d’un espace-temps à part consacré à l’école dans la routine du confinement, ce que les classes populaires n’avaient pas forcément les moyens de faire, relève le chercheur. Mais les motivations du retour à l’école sont multiples, et le fait d’avoir plus besoin de l’école n’implique pas forcément qu’on y retourne plus facilement.»

De l’avis des enseignants en collège, ce sont les plus jeunes qui ont le plus pâti de l’enseignement à distance. «Il est impossible d’aborder des notions nouvelles à distance avec des sixièmes», estime ainsi Héloïse Hérault, qui a préféré travailler sur l’approfondissement de ce qui avait déjà été vu en classe. En revanche, elle ne croit pas que la situation ait creusé de nouvelles inégalités entre les élèves : «Je pense que le confinement a surtout jeté une lumière crue sur des situations qui existaient déjà, mais dont nous n’étions pas forcément conscients, surtout en collège, où on a moins de liens avec les parents.» 

Avec le retour en cours du gros des élèves, se pose aussi la question des conditions sanitaires de la rentrée. Après avoir muté en espaces particulièrement encadrés, soumis à un lourd protocole sanitaire, les établissements scolaires ont dû sérieusement alléger les exigences pour accueillir des effectifs plus importants. «On a le sentiment de marcher sur la tête avec cette question, soupire Julien. Vendredi dernier, il fallait désinfecter chaque objet touché par un élève, aujourd’hui on est juste censés leur demander s’ils se sont bien lavé les mains avant d’entrer en classe.» Au collège de la Pléiade de Sevran, les équipes de nettoyage manquent et les enseignants se débrouillent comme ils peuvent. Héloïse Hérault : «A la fin de chaque cours, je nettoie les poignées de porte et je mets du désinfectant sur chaque table. Les élèves repassent derrière avec une lingette.»

Nouvelles manières d’enseigner

Au-delà des contraintes logistiques, le sens de cette rentrée à deux semaines des vacances d’été échappe un peu aux élèves comme aux enseignants. Pour les classes où il a été difficile de garder une dynamique de travail et de progression à distance, les cours reprennent de façon décousue, et l’ambition de boucler les programmes est souvent enterrée depuis longtemps.

«Des élèves qu’on avait complètement perdus de vue sont revenus mais je n’ai pas l’impression que ça leur soit profitable. Ils n’ont manifestement pas envie d’être là. Certains jouent avec le protocole sanitaire, et s’amusent à tousser le plus bruyamment possible ou à se rapprocher de leurs camarades», raconte Julien. Il a choisi de consacrer sa première heure de cours avec chacune de ses classes à un temps d’échange sur la manière dont ils avaient vécu le confinement. «Les discussions étaient intéressantes, avec beaucoup de questions sur le virus et la manière dont il s’est répandu. Pour nous, c’est l’occasion de faire le lien avec certaines notions du programme, comme la mondialisation», relève le prof d’histoire-géographie.

D’autres enseignants ont choisi de mettre à profit le contexte exceptionnel pour tester de nouvelles manières de faire cours. Depuis la mi-mai, Chloé Serrÿn, professeur de SVT au collège Henri-Nans d’Aups (Haut-Var), fait cours en forêt une fois par semaine avec sa classe de cinquième. «Le but c’est qu’ils expérimentent la biodiversité. On a commencé par apprendre à identifier les arbres, ou à observer les escargots par exemple, leurs différences de taille, de coquille, pour qu’ils comprennent que plusieurs espèces cohabitent dans un même milieu», explique l’enseignante, qui voulait aussi offrir une expérience intéressante aux premiers élèves à revenir en cours avant la rentrée obligatoire. 

Depuis, ses cours explorent les impacts humains sur la biodiversité, à travers des études de paysages. «On va, par exemple, voir un champ d’oliviers labouré et traité avec des pesticides, et un autre sans, qui a gardé un couvert végétal. La situation m’a fait évoluer sur mes pratiques d’enseignement. Je me rends compte que les élèves apprennent un peu moins vite au début mais ils retiennent beaucoup mieux, ils s’imprègnent vraiment des connaissances», observe Chloé Serrÿn, qui espère poursuivre l’expérience l’an prochain.

Nelly Didelot

* Ce qui s'explique aisément en collège puisque le DNB (Diplôme National du Brevet) n'a pas été organisé, que les conseils de classe ont été retardés autant que possible et que près de trois mois éloignés des "copains/copines" a créé un manque évident.

Note du webmaster/CC

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Revue de presse Education... Jusque-là ça va... — Mais ça râle ! — Pour après...

26 Juin 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de presse Education... Jusque-là ça va... — Mais ça râle ! — Pour après...

Donc jusqu’ici tout va bien, comme disait le type tombant du 17ème étage… Mais ça râle quand même un peu partout. Heureusement certains voient un peu plus loin, dans le temps, et réfléchissent.

Jusque-là ça va...

Retour à l’école : « Finalement, la vie scolaire reprend ses droits » Par Mattea Battaglia pour Le Monde
En cette troisième phase du déconfinement, huit écoliers sur dix et plus de sept collégiens sur dix sont revenus en classe dans des conditions normales… ou presque. Mais la crainte du virus et de la contagion en milieu scolaire reste forte."

Mais ça râle !

Directeurs : La loi Rilhac adoptée mais déshabillée sur le Café pédagogique
"Harakiri de la majorité sur sa propre loi" " Cette loi sert-elle à quelque chose ?" "On nous a roulé dans la farine !" A l’issue de la première séance de l’Assemblée nationale consacrée à la proposition de loi sur les directeurs d’école déposée par C Rilhac (LREM), le 24 juin, la loi a été adoptée mais vidée de ses principaux points. L’emploi fonctionnel de direction disparait. Et avec lui les décharges et rémunérations promises. Après une série d’escamotages sans précédent, tout est remis dans les mains du pouvoir réglementaire du ministre. JM Blanquer promet des textes réglementaires sur la fonction de directeur dans deux semaines avec application à la rentrée 2020.”

M. Macron, les élèves des lycées pros ou agricoles sont autre chose que des "décrocheurs" Par Bertrand Gaufryau Chef d’établissement de lycée agricole, économiste, militant de la pédagogie, citoyen engagé
Argument clé pour la reprise et réouverture des lycées il y a quelques semaines, ils sont passés par pertes et profits en ce mois de juin.”

Marseille : "Une privatisation de tout un pan de l’éducation" Par Rémi Simonpietri
La réforme 2S2C ne passe pas auprès des enseignants qui manifestaient hier.”

Pour Après

Après le confinement, quelques leçons d’une société sans école par Marie Duru-Bellat Sociologue
Pendant toute la période du confinement, puis en demi-teinte depuis, nous avons fait l’expérience d’une société sans école, pour reprendre le titre de l’ouvrage d’Ivan Illich publié en 1971. Société sans école au sens où l’institution scolaire ne réglait plus la vie des enfants et des familles de manière contraignante et uniforme sur le territoire.”

Pour une école de l’entraide et de la coopération Tribune par Rodrigo Arenas, Coprésident de la FCPE et Philippe Meirieu, professeur émérite en sciences de l’éducation sur Libération
Depuis le 17 mars, plus de 12 millions d’élèves ainsi que plus d’1 million de personnels de l’Education nationale ont fait face à une situation complètement inédite. Cette période de confinement a mis en évidence les terribles inégalités qui frappent les familles et leurs graves répercussions sur la réussite scolaire de leurs enfants. Mais elle a également révélé un autre phénomène : de nombreux parents ont découvert, tout à la fois, le rôle irremplaçable des enseignants et ce qu’ils pouvaient apporter, de leur côté, à leurs enfants pour les accompagner au mieux dans leur travail scolaire, stimuler leur intelligence et favoriser leur autonomie. Plus largement encore, on a vu se développer, au sein des familles mais aussi entre elles, comme avec des amis proches ou lointains, des formes d’entraide et de collaboration extrêmement fécondes. Les témoignages sont multiples qui disent l’intérêt extraordinaire d’échanges de conseils et de savoirs pour permettre à chacun et à chacune de progresser au mieux.”

« Le temps est venu d’agir pour ce bien commun mondial qu’est l’éducation »
Tribune par Audrey Azoulay, Directrice générale de l’Unesco et Sahle-Work Zewde, Présidente de la République d’Ethiopie, sur Le Monde
La fermeture des établissements scolaires dans de nombreux pays à cause du Covid-19 a montré ce que pourrait être un monde sans école. Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Unesco, et Sahle-Work Zewde, la présidente éthiopienne, appellent dans une tribune au « Monde » à repenser les fondamentaux de l’éducation.”

L’UNESCO plaide pour une éducation nouveau genre après la pandémie
À nouveau monde, nouvelle façon d’organiser l’éducation ? L’UNESCO a publié mardi son plus récent Rapport mondial de suivi sur l’éducation, et l’agence onusienne appelle à repenser ce domaine essentiel dans la perspective d’un monde post-pandémie, d’autant plus que la COVID-19 a exacerbé des disparités déjà importantes.” Vu du Canada

Covid-19 : assez d’informations, place à l’éducation ! par Aurore Margat Maître de conférences en Sciences de l’éducation, Université Sorbonne Paris Nord – USPC, Benoit Pétré, Chargé de cours en santé publique, spécialisé en éducation du patient, Université de Liège, Rémi Gagnayre, Médecin professeur des Sciences de l’Éducation, Université Sorbonne Paris Nord – USPC
La pandémie de Covid-19 qui sévit dans le monde a désormais touché plus de 170 pays à travers la planète. À ce jour, alors que se mettent en place des dispositifs de déconfinement, les comportements de prévention de chaque citoyen se trouvent au cœur d’enjeux sanitaires.”

Pour la rentrée, les grandes écoles surfent sur la vague de l’enseignement à distance
Toutes les écoles d’ingénieurs et de management envisagent une part d’enseignement à distance pour la rentrée des étudiants en septembre. Mais elles avancent en ordre dispersé.”

Enseignement à distance, comment prendre la bonne distance ? Jean-François Fiorina sur son blog
« La » Covid — je dis bien « la » car je me suis fait reprendre par un étudiant alors que j’utilisais le masculin ! — a transformé le monde de l’éducation en obligeant tous les établissements d’enseignement et de formation à basculer, du jour au lendemain, du face à face au distanciel selon le principe du « remote emergency learning » en impliquant également les parents.”

Annonce : Symposium « L’enseignement supérieur Post 2020 : une bifurcation »
Le 22 septembre 2020 de 14:00 à 17:00 Symposium en ligne.

Ce qu’on oublie trop souvent de dire sur les cantines scolaires par Géraldine Comoretto Post-doctorante en sociologie, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Après deux mois de confinement, les élèves du primaire retrouvent progressivement depuis le 11 mai le chemin de l’école. Avec les mesures d’hygiène et de distanciation, la réouverture des restaurants scolaires est un casse-tête pour de nombreuses municipalités : il leur faut repenser l’organisation des réfectoires, multiplier les règles d’hygiène, et privilégier les repas froids.”

Bernard Desclaux

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Billy Gibbons...

25 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... François Taillandier...

25 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Comme un forcené tire la nappe d'une table avec les vins et les mets du festin, les plats d'argent, les coupes précieuses, saccageant tout, le Messie avait jeté, éparses au sol, les joies de la musique, des jardins, de l'amour sensuel, aussi bien que des illusions de la pensée, de la politique et de la poésie, les orgueils de la guerre et du pouvoir, tout ce qui avait constitué l'homme gréco-latin - et il avait démasqué l'être humain, le révélant sale, brutal, misérable, mangé de de pourriture et d'éternel chagrin, rongé par le péché et promis à la mort.

François Taillandier - L'écriture du monde

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« Le temps est venu d’agir pour ce bien commun mondial qu’est l’éducation »...

25 Juin 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

« Le temps est venu d’agir pour ce bien commun mondial qu’est l’éducation »...

EXTRAITS

La fermeture des établissements scolaires dans de nombreux pays à cause du Covid-19 a montré ce que pourrait être un monde sans école. Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Unesco, et Sahle-Work Zewde, la présidente éthiopienne, appellent dans une tribune au « Monde » à repenser les fondamentaux de l’éducation.

Tribune. Lorsque l’Unesco a annoncé que 1,5 milliard d’élèves et étudiants, soit plus de 90 % d’entre eux, ne pouvaient plus se rendre à l’école ou à l’université car celles-ci étaient fermées du fait du Covid-19, le choc fut universel. Ces données semblaient toucher des ressorts intimes de chacun d’entre nous. Elles donnaient une réalité à l’impensable : un monde sans écoles.

Ce traumatisme partagé a fait prendre conscience à tous que l’éducation était un bien commun à l’échelle du monde entier. Une société sans école et sans apprentissages, ou avec des enseignements fortement dégradés, est une société appelée à la déréliction sociale, éthique et économique. Le droit à l’éducation doit être fortement réaffirmé, en assumant toutes les conséquences qui en découlent.

(...)

Chacun a ainsi noté que l’enseignement à distance en ligne ne pouvait être aujourd’hui la panacée lorsqu’en Afrique subsaharienne seulement 18 % des apprenants disposaient d’une connexion à leur domicile (contre 57 % à l’échelle mondiale).

Notre effort global en matière d’éducation doit donc viser à la réduction de l’ensemble de ces inégalités, notamment à travers des mesures concrètes pour que l’éducation soit plus inclusive. Alors que les écoles réouvrent dans de nombreux pays, une attention particulière doit être portée au retour à l’école ou à l’université des jeunes filles.

(...)

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins et le temps est venu d’agir collectivement pour ce bien commun mondial qu’est l’éducation. Sans attendre, en accroissant notre investissement financier et en luttant contre les inégalités ; et, à moyen terme, en réfléchissant, ensemble aux futurs de l’éducation. Faisons de la tragédie du Covid-19 le moment de notre prise de conscience collective des enjeux liés aux biens communs fondamentaux comme la santé ou l’éducation.

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