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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Après la déclaration — Et pendant ce temps — Réflexions...

16 Juin 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Après la déclaration — Et pendant ce temps — Réflexions...

La déclaration du Président déclenche de nombreuses réactions. Mais pendant ce temps de curieuses décisions sont prises. Et ça “réflexionne” dans tous les sens.

Après la déclaration

Déconfinement : écoliers et collégiens attendus à partir du 22 juin Par Marie-Estelle Pech pour Le Figaro
Tous les élèves « devront être accueillis de façon obligatoire » a annoncé Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée ce dimanche.”

Coronavirus en France : protocole sanitaire allégé pour les écoles, l’Ile-de-France passe au vert par Le Monde avec AFP
Ce nouveau protocole contiendra « un allégement fondamental : celui de la distanciation physique », a annoncé le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.”

Macron : En marche vers l’école d’avant Le Café pédagogique
Dans son allocution du 14 juin, le président de la République a annoncé la réouverture complète des écoles et collèges à compter du 22 juin " selon les règles de présence normale". E Macron n’a rien dit sur les protocoles sanitaires mais un décret publié le 15 apporte des éclairages. Il n’a pas parlé des lycées. Il n’a pas eu un mot non plus pour les enseignants, violemment calomniés par une véritable campagne de presse. Il n’a rien dit sur les raisons et l’intérêt pédagogique d’une réouverture complète un 22 juin. Rien dit non plus du 2S2C qui semble mort-né. Les syndicats réagissent à son discours. Ils sont reçus le 15 juin par JM Blanquer pour décrypter les "propos lapidaires" d’E. Macron.”

Ecoles, collèges : Jean-Michel Blanquer fait sauter la règle des 4 m2 par élève Les Echos
Dans les écoles et collèges, la règle très stricte des 4 m2 par élève disparaît au profit de celle d’un mètre latéral entre eux. Reste à savoir si les établissements disposeront de l’espace suffisant pour accueillir tous les élèves. Les professeurs « seront au rendez-vous », assure le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer qui juge « absurde », le « prof bashing ».”

Rouvrir les écoles et collèges pour 10 jours de cours, est-ce utile ? Par Jade Toussay
Le corps enseignant et les établissements ont une semaine pour organiser une réouverture des classes pour 10 jours. Ce qui n’est pas sans poser (beaucoup) de questions.”

Reprendre ou ne pas reprendre, that is the question ! Par Emilie Carlie sur son blog
J’ai mal aux yeux, après trois mois d’enseignement en distanciel et je me sens seule, démunie, dépourvue, de mauvaise humeur. Le fameux reportage sur France 2 m’a définitivement éjecté les yeux, comme le loup de Tex Avery, malheureusement pas pour les mêmes raisons. Qu’est-ce que c’est que ce cirque ?

Mon fils ne retournera pas à l’école le 22 juin, il n’est pas un yoyo - BLOG Ce va-et-vient est insupportable. Par Mathias de Breyne, Auteur, traducteur et papa
À mon avis, beaucoup de parents vont boycotter cette reprise obligatoire. Qui aurait dû être sur la base du volontariat, comme en mai.
Quel intérêt de reprendre pour 15 jours, en sachant qu’en général, la dernière semaine est ludique et pleine d’activités comme devrait d’ailleurs l’être l’école tout au long de l’année ?

Et puis ce titre ! Manche. Les enseignants "tiennent le système éducatif à bout de bras"
Les enseignants manchois sont en colère après les chiffres repris dans les médias nationaux, de 40 % de professeurs "dans la nature".”

Et pendant ce temps

L’Education nationale recrutera des chefs d’établissement dans le privé
Un projet de décret, présenté en comité technique ministériel le 12 juin, crée un nouveau concours de recrutement des chefs d’établissement. Il sera ouvert à tout manager du privé qui serait tenté par l’entrée dans l’éducation nationale. Un nouveau petit pas vers la privatisation de l’éducation nationale ?

Détachement d’office des fonctionnaires dans le privé
Pendant la crise , les réformes avancent. Le JO du 13 juin met en application, via un décret, un des points importants de la loi de Transformation de la fonction publique. Le décret, qui entre en vigueur immédiatement, fixe les modalités de détachement d’office dans le privé des fonctionnaires dans le cas du transfert de leur activité à une structure privée. Ce décret va permettre la privatisation en bloc, avec son personnel, de services publics entiers.”

L’Ecole subit une "transformation néolibérale", selon les auteurs d’un ouvrage collectif Sur ToutEduc
"Quelles résistances organiser pour la sauvegarde du service public d’éducation ?" demande Martine Boudet, professeure de lettres, membre du Conseil scientifique d’Attac, dans l’ouvrage qu’elle coordonne, "SOS Ecole Université" et dont les différentes contributions mettent en perspective les réformes du système d’enseignement et leur contexte politique, une Cinquième république "à bout de souffle" et la "gestion brutale" des enseignants.”

Réflexions

Enseignement : les conséquences de la distance. Avec Thomas Schauder, Thibault Poirot, Julien Boudon… Par Matthieu Garrigou-Lagrange et Laurence Jennepin
Alors que l’université française ne rouvrira pas ses portes avant septembre (et dans des conditions très contraintes de distanciation physique), il s’agit de penser dès aujourd’hui les conséquences du confinement dans le milieu scolaire et universitaire.”

Pourquoi le confinement a fait de nouveaux adeptes de l’école à la maison Par Amandine Hirou,
Ces parents-là ne pestent pas contre les problèmes de maths alambiqués, les listes à rallonge d’exercices de grammaire, les dictées bourrées de pièges. Pour cette petite minorité, l’école à la maison n’est pas un casse-tête, ni un pensum. Au contraire. Ils ont tellement pris goût à cette expérience qu’ils envisagent d’opter pour l’instruction à domicile à la rentrée prochaine. "Environ 5% des familles que je reçois dans mon cabinet réfléchissent à cette solution, indique Anne Gramond, pédopsychiatre à Nîmes. Elles ont apprécié de pouvoir, enfin, ralentir leur course quotidienne effrénée, entre la peur de rater l’ouverture des classes, la corvée des devoirs à faire le soir, la pression de l’horaire du coucher à respecter. Lorsqu’ils ont compris qu’ils arrivaient à très bien gérer eux-mêmes le suivi scolaire de leur enfant, la balance s’est mise à pencher fortement." “ pour abonnés

Transformer L’Education Après La Crise par Forbes France
Nous n’étions pas prêts. La continuité pédagogique n’a pas bien fonctionné. A cela une raison : La France ne s’est jamais donnée les moyens d’une éducation innovante depuis 20 ans qu’internet existe. Par Marie-Christine Levet, fondatrice d’Educapital.
Pourtant des rapports de la Cour des Comptes, du Sénat, de la Caisse des dépôts, de la DGE avertissaient en 2018 & 2019 sur les insuffisances graves de l’éducation numérique dans le pays et concluaient à la nécessité d’un effort sérieux d’investissement dans l’innovation pédagogique et la formation des professeurs
.”

Procédures d’orientation au collège et au lycée : entretien avec Bernard Desclaux
Dans l’ouvrage qu’il vient de publier aux Editions L’Harmattan, Bernard Desclaux annonce d’emblée la couleur : il s’agit bel et bien de mettre en examen les procédures d’orientation au collège et au lycée.”

Dans le supérieur

En Corse, 90% des élèves de terminales ont reçu une réponse favorable sur Parcoursup par Livia Santana
Depuis la mi-mars, les élèves de terminale ont commencé leur démarche pour intégrer l’enseignement supérieur sur la plateforme de l’Education nationale, Parcoursup. Sur les 2400 candidats, 90% ont été acceptés. André Paccou, chef du service académique d’information et d’orientation au rectorat de Corse, livre les conseils pour réussir sur la plateforme.”

Le COVID-19 et la nécessaire mutation du modèle d’enseignement supérieur : changement organisationnel et compétences des enseignants (Partie 1) Par Adel Ben Youssef
Force est de reconnaître que l’éducation et l’enseignement supérieur ont été parmi les secteurs les plus perturbés par la crise récente du confinement. Ceci a concerné tous les pans de l’éducation : pré-primaire, primaire, secondaire et tertiaire. Les restrictions de mobilité ont concerné en premier lieu les populations jeunes (écoliers, lycéens et étudiants) qui étaient désignées comme les vecteurs par excellence de la transmission de la maladie (COVID-19). La fermeture des écoles et des universités a été presque immédiatement adoptée dans le monde entier. De nombreux pays sont passé par une période d’arrêt total des cours avant même l’instauration du confinement total de la population. Mieux, lors du dé-confinement partiel, de nombreux pays continuent d’interdire les enseignements en mode présentiel (Face-to-Face).”

Un webinaire examine les perspectives d’une université marocaine intelligente
« Des universités marocaines intelligentes : premiers défis pour le millénaire » est le thème d’un webinaire interactif qu’organise, ce lundi 15 juin, l’Université Mohammed Ier (UMP) d’Oujda, avec la participation de professeurs universitaires, experts et chercheurs du Maroc et de l’étranger.
Cette rencontre débattra des solutions et opportunités offertes par les nouvelles technologies dans le domaine de l’enseignement supérieur, que ce soit au niveau pédagogique, de la recherche ou de la gestion, et mettra l’accent sur la nécessité d’intégrer les nouveaux outils technologiques dans ce domaine, indique un communiqué de l’UMP
.”

Bernard Desclaux

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Alain Souchon...

15 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Aristophane...

15 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Nuées jamais taries, surgissons aux regards, vapeurs faciles à mouvoir. Quittant notre père Océan au bruit retentissant, des hautes montagnes gagnons les cimes chevelues, pour regarder de là les cimes visibles au loin, et les moissons, et la terre bien arrosée, et les fleuves divins aux eaux retentissantes et la mer aux sourds grondements ; car l’œil de l’Ether infatigablement brille dans la splendeur de ses rayons. Mais dissipons la brume pluvieuse qui voile nos formes immortelles, et d’un regard qui voit de loin contemplons la terre.

Vierges qui portons la pluie, allons vers le pays splendide de Pallas, la patrie des héros, la terre aimable de Cécrops, où se célèbrent des rites ineffables ; où, pour recevoir les initiés, un sanctuaire s’ouvre en de saintes cérémonies, cependant qu’aux dieux célestes on offre des présents ; là se dressent des temples aux faîtes élevés et des statues, là ont lieu les très saintes processions des bienheureux, et là de belles couronnes, des sacrifices en l’honneur des dieux et des festins en toutes saisons ; le printemps y ramène la fête de Bromios, l’exaltation des chœurs mélodieux et le frémissement grave des flûtes.

Aristophane - Les Nuées

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Ecole pour tous le 22 juin : "Ça va être un sacré binz", les directeurs face à un nouveau casse-tête...

15 Juin 2020 , Rédigé par Ouest France Publié dans #Education

Le Président l’a annoncé dimanche, les écoles et collèges rouvriront le 22 juin. Mais pour les directeurs d’établissements, cette annonce est déjà synonyme d’une nouvelle organisation complexe pour accueillir tous les élèves en sécurité.

Après l’annonce d’un retour à la normale dans les écoles lundi prochain, des directeurs d’établissement se disent à nouveau "face à un casse-tête" pour accueillir tous les élèves avec un protocole qui "met toujours des bâtons dans les roues".

"Comment on oblige les familles à revenir ?"

"L’idée de rouvrir intégralement les écoles est une très bonne chose sur le fond car les enfants en ont besoin, les enseignants aussi. Mais sur la forme, le protocole qui maintient un mètre latéral de distance entre chaque enfant nous met de nouveau face à un casse-tête", regrette Olivier Flippo, directeur d’une école élémentaire dans le Val-d’Oise.

"Et au final, ce sont les parents qui vont être déçus et cela va nous mettre nous directeurs en porte-à-faux avec eux, c’est dommage", ajoute cet enseignant syndiqué au SE-Unsa. Il s’interroge aussi sur le caractère de nouveau obligatoire de l’école : "comment on oblige les familles à revenir ? Elles se sont potentiellement organisées autrement", soulève-t-il, pariant sur le fait que "l’intégralité des élèves ne reviendra pas".

"Ça va être un sacré binz"

"Je comprends que le Président Macron avait besoin de l’affichage politique hier soir en annonçant la bonne nouvelle du retour à la normale dans les écoles, mais derrière, c’est vraiment à nous de ramer avec un protocole qui met toujours des bâtons dans les roues", dit un directeur d’une école maternelle à Paris ayant souhaité garder l’anonymat.

Selon lui, cette nouvelle organisation va être dans certains établissements, "un sacré binz" à gérer. "D’habitude je suis serein mais là je suis un peu dans l’expectative car je sais qu’une des maîtresses ne pourra pas revenir et ça va être compliqué voire impossible de dispatcher ses élèves dans les classes", ajoute-t-il.

"Clôturer cette année spéciale de façon normale"

"C’est une bonne chose que tout le monde revienne même si c’est un peu tard; Il ne va rester que huit jours de classe", calcule une directrice d’école REP (zone prioritaire) dans les Pyrénées Orientales.

"Avec le mètre de distance, je ne sais pas comment je vais pouvoir les accueillir tous, à moins de disposer les tables en quinconce. Ca va être de l’aménagement architectural mais on trouvera des solutions", assure cet enseignante qui a souhaité garder l’anonymat. Elle veut rester positive : "Cela va permettre de faire un peu le point avec tous les élèves. On ne les a pas perdus, on sait qu’ils vont bien mais tous n’ont pas pu travailler dans de bonnes conditions, voire pas travailler du tout. Et se voir physiquement va permettre de clôturer cette année spéciale de façon normale".

"Coups de fil de parents"

"On est très content de revenir à une école normale mais maintenir ce mètre de distance est tout simplement ridicule", peste une directrice d’école élémentaire à Paris souhaitant garder l’anonymat. "Faire entrer 28 élèves dans une salle de 52m2 avec ce mètre de distance, ce n’est pas possible, il leur faut bien des tables et des chaises, on ne sait pas comment on va faire", raconte cette enseignante.

"Depuis ce matin (lundi), j’ai des coups de fils de parents qui me demandent s’ils seront bien accueillis comme promis par le président dès le 22 juin. Je ne sais pas quoi leur répondre, c’est très désagréable de se retrouver dans cette position", déplore-t-elle.

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Prof bashing - Le vent tourne et les parents ouvrent les yeux...

15 Juin 2020 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

Prof bashing - Le vent tourne et les parents ouvrent les yeux...

Mon fils ne retournera pas à l'école le 22 juin, il n'est pas un yoyo

Je ne vois pas l’intérêt d’un retour à l’école le 22 juin et ne suis pas d’accord. Mon fils n’ira pas et reprendra en septembre comme prévu.

Ce va-et-vient est insupportable.

À mon avis, beaucoup de parents vont boycotter cette reprise obligatoire. Qui aurait dû être sur la base du volontariat, comme en mai.

Quel intérêt de reprendre pour 15 jours, en sachant qu’en général, la dernière semaine est ludique et pleine d’activités comme devrait d’ailleurs l’être l’école tout au long de l’année?

C’est une nouvelle fois l’économie qui prime et non l’école et donc l’enseignement en réalité.

Bien sûr que de nombreux parents n’ont pas le choix, d’où l’importance de changer le rythme du travail qui fait que l’école est une grande garderie. D’où le rythme trop soutenu pour les enfants.

Pour les enfants, un bouleversement

Mais là, les politiques ne se rendent même pas compte de l’impact sur les enfants, sur la psychologie même. Pour ceux qui ne sont pas retournés à l’école en mai et ont fait l’école à la maison et à qui on a dit qu’ils reprendraient l’école en septembre, cela va être un bouleversement, un déchirement. Des insomnies, des cauchemars.

Mais personne en haut lieu n’a réfléchi à cela.

J’angoisse déjà d’annoncer cela à mon fils, je sais qu’il va en être malade. Il a pris un rythme à la maison qui se déroule bien, grâce à l’implication de sa maîtresse. Changer d’avis du jour au lendemain est injuste, injustifié et malsain.

De toute façon je sais qu’il passe en CE2, donc 2 semaines d’école obligatoire en moins n’y changeront rien. On l’acceptera quand même à la rentrée.

Une absurdité

J’ai croisé samedi au supermarché le directeur de l’école de mon fils qui est en CE1 donc, et nous avons évoqué cette éventualité du 22 juin et lui comme moi étions d’accord sur le fait que cela serait une absurdité. Que les parents dans l’ensemble ne seraient pas d’accord, les enseignants déstabilisés car comment faire pour les distanciations, les règles d’hygiène avec des classes de 30 élèves, même allégées?

L’école française a encore ce grand défaut d’être une sorte de grande garderie tout simplement parce qu’elle suit le rythme du travail des parents. Ce devrait être l’inverse. D’ailleurs ça tombe bien car de plus en plus d’adultes veulent plus de temps pour eux et moins de temps au travail.

L’école ne doit plus se baser sur ce rythme qui se perpétue. Preuve en est en cette période de déconfinement, on veut que les gens retrouvent le chemin du travail au plus vite, au nom de l’économie, c’est donc pour cela que l’on se précipite à vouloir que les enfants reprennent le sentier de l’école, ce qui est insensé et risqué. Autant attendre septembre.

Donc rebellion, pour mon fils!

Mathias de Breyne

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Chers amis...

15 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

Deux journées chargées m'empêchent de "nourrir" le blog aujourd'hui et demain.

A mercredi donc...

CC

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Pomme...

14 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Roger Vailland....

14 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Roger Vailland....

Pour Eugène-Marie, son père se trouve, par rapport aux pères de la plupart de ses camarades, dans une position analogue à celle des lycéens qui font du latin et du grec par rapport à ceux de la section moderne. Ce n'est pas qu'Eugène-Marie aime le latin, et il n'a fait du grec que pendant deux ans, mais il se sent flatté d'appartenir à l'élite. Il ne se rendra compte que beaucoup plus tard qu'il obéit ainsi à un sentiment du même ordre que celui qui a poussé sa mère à installer dans la maison un piano que personne n'utilise.

Roger Vailland - Un jeune homme seul

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Des enseignants absents pendant la crise ? "Cette vague de prof-bashing est tout à fait indigne" (P Meirieu)

14 Juin 2020 , Rédigé par Europe 1 Publié dans #Education

Des enseignants absents pendant la crise ? "Cette vague de prof-bashing est tout à fait indigne" (P Meirieu)

Au micro d'Europe 1, Philippe Meirieu, professeur honoraire et chercheur en sciences de l’Éducation a expliqué ce qu'il attendait de l'allocution d'Emmanuel Macron dimanche soir. Il espère que le président de la République prendra la défense du corps enseignant, qui subit selon lui du "prof-bashing", et annoncera une réouverture accélérée des écoles. 

INTERVIEW

Des professeurs tire-au-flanc depuis le 17 mars et le début du confinement ? C'est l'idée que suggèrent certains responsables politiques depuis quelques jours. Encore ce dimanche lors du Grand Rendez-vous, le maire de Meaux et ancien député Jean François Copé dénonçait des enseignants "dont on a eu aucune nouvelle" pendant la crise. Invité du journal de la mi-journée d'Europe 1, Philippe Meirieu, professeur honoraire et chercheur en sciences de l’Éducation, appelle lui le président de la République "à mettre un terme à la vague de prof-bashing". Pour la première fois depuis le 13 avril, Emmanuel Macron s'adressera en effet aux Français en direct de l'Elysée, dimanche soir à 20 heures.

"Ce qu'on entend à propos des professeurs absents n'est pas représentatif"

Pour Philippe Meirieu "cette vague de prof-bashing à laquelle nous assistons dans un certain nombre de médias est tout à fait indigne". "Ce que j’entends dire sur ces enseignants qui seraient des absentéistes ou des tire-au-flanc, ne me parait pas représentatif de ce qui s’est passé dans l’Éducation nationale", avance le professeur honoraire qui souligne également que la gestion du ministère depuis le début de la crise a été "assez erratique" .

"Nous savons bien que le volontariat creuse les écarts"

Outre la défense du corps enseignant, Emmanuel Macron doit mettre fin au volontariat sur la reprise de l'école, plaide Philippe Meirieu. "J’aimerais que le président de la République rappelle que les enfants qui sont inscrits à l’école ont une obligation de présence dans leurs établissements (...) nous savons bien que le volontariat creuse les écarts". Mais est-ce vraiment utile de faire revenir les élèves, alors que les conseils de classe ont été faits et que l'année scolaire se termine dans moins d'un mois ? "Pour les élèves en difficulté, cela aura du sens", répond le chercheur en sciences de l'Éducation.

"L’école de la République, une école pour apprendre ensemble"

Philippe Meirieu avance que "ce sont les élèves qui  ont le plus besoin de l’école qui y retournent le moins (...) et que c'est le rôle de l’Éducation nationale que d’aller chercher les élèves sur le bord du chemin". Mais surtout, le retour en classe est essentiel, car les enfants ont été coupés du monde depuis trois mois. "L'isolement d’un certain nombre d’enfants et qu’ils manquent de ce collectif qui fait la classe est quelque chose qui fait défaut et qui pose un vrai problème pour leur développement personnel", affirme le professeur honoraire. "L’école de la République n’est pas simplement une école pour apprendre, c’est une école pour apprendre ensemble", conclut-il. 

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Dans "ONPC", Rebecca Lighieri balaye les accusations de "profs décrocheurs"... (vidéo)

14 Juin 2020 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

"C'est vraiment dégueulasse, on a bossé comme des fous", s'est agacée l'autrice face à Laurent Ruquier.

ÉDUCATION NATIONALE - Les profs ont-ils “décroché” pendant le confinement? Pas du tout, répond Rebecca Lighieri dans “On n’est pas couché” le 13 juin. L’écrivaine et professeure a vivement réagi à l’enquête du JT de 20H de France 2, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

“J’aimerais rétablir la vérité: c’est vraiment dégueulasse, on a bossé comme des fous”, lâche celle qui venait présenter sur le plateau de Laurent Ruquier son dernier livre “Il est des hommes qui se perdront toujours″ (P.O.L.).

“Deux fois plus de travail que d’habitude”

“Comment peut-on dire ça? Vraiment ça me scandalise”, a-t-elle poursuivi, visiblement très remontée. ”Les gens étaient beaucoup plus sur le pont que d’habitude. J’ai beaucoup d’enseignants autour de moi de tous les niveaux et ils ont travaillé deux fois plus que d’habitude.”

L’autrice réagissait à une enquête de “L’œil du 20H” de France 2 qui avait épinglé les enseignants le 9 juin dernier. Dans cette pastille de 3.30 minutes, un chiffre est donné (et confirmé par l’Éducation nationale): sur la période, 4 à 5% des enseignants du public n’ont pas du tout travaillé pendant le confinement. Un reportage qui avait fait bondir les enseignants.

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