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Vivement l'Ecole!

Deep Purple...

30 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Margaret Atwood...

30 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

J’aimerais croire que ceci est une histoire que je raconte. J’ai besoin de le croire. Il faut que je le croie. Celles qui peuvent croire que pareilles histoires ne sont que des histoires ont de meilleures chances.

 

Si c’est une histoire que je raconte, je peux choisir son dénouement. Donc il y aura un dénouement, à cette histoire, et la vraie vie viendra après. Je pourrai reprendre là où je me suis arrêtée. Ce n’est pas une histoire que je raconte.

 

C’est aussi une histoire que je raconte, dans ma tête, au fur et à mesure.

 

Raconter, plutôt qu’écrire, parce que je n’ai pas de quoi écrire et que de toute façon il est interdit d’écrire, mais si c’est une histoire, même dans ma tête, il faut que je la raconte à quelqu’un. On ne se raconte pas une histoire seulement à soi-même. Il y a toujours un autre.

 

Même quand il n’y a personne.

 

Une histoire est comme une lettre. Je dirai : Cher Toi. Juste Toi, sans nom. Ajouter un nom rattache ce « toi » au monde réel, qui est plus hasardeux, plus périlleux : qui sait quelles sont les chances de survie, là-bas, pour toi ? Je dirai « Toi, toi », comme dans une vieille chanson d’amour. Toi peut représenter plus d’une personne. Toi peut signifier des milliers de gens.

 

Je te dirai : je ne cours aucun danger immédiat.

 

Je ferai semblant que tu peux m’entendre.

 

Mais cela ne sert à rien, car je sais que c’est impossible.

Margaret Atwood - La servante écarlate

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Au revoir les enfants... Un jour, un souvenir... (Suite)

30 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Au revoir les enfants... Un jour, un souvenir... (Suite)

Ma carrière prendra fin vendredi 3 juillet.

Chaque jour je publierai ici un texte de souvenirs, choisi très arbitrairement.

Beaucoup ont été écrits pour le site de Philippe Meirieu qui a eu la gentillesse de m' "accueillir" depuis 2006! Je l'en remercie chaleureusement!

Christophe Chartreux

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Juin 2006

Comme une petite musique…

Juin ! Le mois du brevet pour les troisièmes ! « Le vrai » comme dit Stéphanie… Le mois des derniers conseils de classe, ceux à la fin desquels les délégués de classe, à peine sortis de la salle, se précipitent sur leur portable pour annoncer les bonnes ou mauvaises nouvelles. « Tu passes ! »… Le mois qui termine l’année scolaire dans la moiteur de l’été qui s’annonce. Le mois des dossiers et des dernières sorties. Certains partent cette semaine en Espagne, à Barcelone. Je suis content pour eux. Les voyages ne font pas que former la jeunesse… Ils construisent et matérialisent leur vision d’une Europe qui, lentement, se fait.

Juin, c’est une petite musique différente. Nos séances, nos attitudes, nos conseils, résonnent différemment. Tout semble se détendre, s’écoule dans des moments d’être, comme disait Proust, des moments d’être qui prennent fin. Je vis cette période comme au ralenti. Le stress engendré par les mille et une obligations qui rythment nos journées communes s’estompe. Il laisse place à une forme étrange de quiétude, mais aussi de questionnements : auront-ils tous leur Brevet ? Ai-je tout fait pour que Pierre, enfin, soit libéré de son enfermement maladif face à l’écriture ? Stéphanie est-elle armée pour son passage en seconde ? Qu’aurai-je pu ou du faire d’autres pour cette quatrième difficile ? Mais il est trop tard désormais. Juin, c’est le point final d’un chapitre, le silence qui va s’installer dans l’établissement, le dernier cours, les au-revoir des plus grands qui ne reviendront pas… Quelques uns nous ont côtoyés pendant quatre ans. Je les ai aimés, parfois détestés mais cela ne durait pas. Nous les avons accompagnés, sur le chemin, chaque collègue mettant le meilleur de lui-même pour construire ce voyage mystérieux qui mène de l’enfance timide ou dissipée à la pré adolescence responsable, qui mène à la connaissance par le savoir-faire libérateur.

Souvent je me suis demandé : que seraient-ils sans nous ? Mais je me demande aujourd’hui ce que je serais sans eux ? C’est dans cette double interrogation que se trouve je crois le Mystère, au sens quasi mystique du terme, du lien très fort qui unit le Maître à son disciple, l’élève au professeur. Jamais notre enseignement ne pourra accomplir pleinement ses missions si nous occultons le fait oh combien vivant du « vivre ensemble ». Oui Stéphanie, oui Pierre, j’ai vécu avec vous ! Vous avez vécu avec moi ! J’ai été votre professeur et vous avez été mes élèves. Mais NOUS avons appris les uns des autres. Juin, c’est aussi cela : la perception d’une aventure commencée qui s’achève. Et l’on se souvient des fous-rires, des bonnes et des mauvaises notes, d’une leçon réussie et d’une autre manquée, des ces conversations au détour d’un couloir ou à votre table à la cantine. Que vous étiez fiers que je prenne le temps de m’arrêter pour vous écouter, vous regarder rire, vous inquiéter parfois... Et nous riions ensemble… Tu m’oublieras, Stéphanie… Mais si…Ne dis pas le contraire même si cela me fait plaisir que tu veuilles, sans le savoir, me mentir…Tu m’oublieras et il faut que cela soit ainsi. Bientôt tu côtoieras d’autres Maîtres, d’autres amis…Tu éprouveras d’autres sentiments, contradictoires et passionnés. Tu deviendras une citoyenne…Tu deviendras une femme. Tu apprendras encore car on apprend toujours et pas seulement à l’école… Quant à toi, Pierre, je te retrouverai peut être, en septembre…Et nous continuerons l’aventure…Tu veux bien ?

Juin ! Déjà… Tout est passé si vite…

Une année scolaire, la vingt-sixième de ma carrière…Déjà aussi ! Et comme une petite musique, j’entends mon père me dire : « Alors, ils ont grandi tes élèves ? »… Jamais il ne m’a demandé s’ils étaient meilleurs… Je n’aurais pas su quoi répondre…Meilleurs ? Meilleurs que qui, que quoi ? « Ils savent plus de choses papa… » Alors, m’a-t-il écrit un jour dans une lettre précieusement conservée, « ils ont forcément grandi et l’essentiel est là Frédéric. Fais-les grandir en leur faisant aimer apprendre et aime apprendre avec eux ! Joue leur ta petite musique, bats la mesure et marche avec eux au milieu des savoirs. Le reste ne t’appartient pas. Ils s’en empareront parce que tu auras su leur donner l’envie de t’accompagner vers le monde incertain de l’age adulte. Ils t’en seront reconnaissants même si, jamais, ils ne te le diront. De toutes les manières, nous ne sommes pas là pour être remerciés mais pour lire dans leurs yeux le désir de comprendre… »

Les paroles de mon père ont toujours résonné comme une petite musique… Puissiez-vous, Stéphanie, Pierre et tous les autres, l’entendre à votre tour…

Christophe Chartreux

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Pourquoi les enseignants craignent de s’exprimer dans les médias...

30 Juin 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Pourquoi les enseignants craignent de s’exprimer dans les médias...

EXTRAITS

Autocensure, crainte de sanctions de la hiérarchie, jugement des collègues, méfiance envers les médias… Les enseignants refusent souvent de témoigner lorsque des journalistes les sollicitent, ou demandent l’anonymat. Sans toujours savoir ce qu’ils risquent vraiment.

« Mon directeur vient de me dire que je n’aurais jamais dû parler à une journaliste » ; « Vous m’assurez que mon nom n’apparaîtra pas ? » ; « Je suis soumis au devoir de réserve » ; « Je crois que je dois d’abord demander l’autorisation au rectorat ». Si la communication de crise du ministère de l’éducation nationale pendant le confinement n’est pas allée dans le sens d’une libération de la parole des enseignants, ces derniers n’ont pas attendu 2020 pour évoquer leurs craintes de s’exprimer en leur nom auprès des journalistes. Y compris sur des sujets a priori peu sensibles.

Les raisons de se taire ne manquent pas : peur de risquer des sanctions administratives ou de se faire taper sur les doigts par sa hiérarchie, de s’attirer les foudres des collègues, de voir ses propos caricaturés, etc. Ces peurs sont-elles fondées ?

« Les enseignants pourraient en dire beaucoup plus que ce qu’ils ne se permettent, sans rien avoir à craindre », assure l’historien de l’éducation Claude Lelièvre. Il rappelle la règle en vigueur depuis un arrêt du Conseil d’Etat de 1935 : plus on est haut dans la hiérarchie, plus on est soumis au fameux devoir de réserve. Et encore, cette obligation ne concerne que la façon d’exprimer ses opinions et non leur contenu. Le ministère de l’éducation nationale précise que, comme tout agent public, l’enseignant est soumis et contraint, même en dehors de son service, « à user de mesure et de retenue à l’occasion de l’expression publique de ses opinions ».

(...)

« Bons élèves »

Interrogé, le ministère est pourtant clair : un enseignant n’a pas à demander d’autorisation avant de parler. Il reste néanmoins « tenu de respecter l’obligation de réserve » dans les propos tenus, insiste-t-on Rue de Grenelle. Plusieurs enseignants expriment des regrets d’avoir été « trop bons élèves » en formulant ce genre de demandes. Et d’avoir perdu une occasion de s’exprimer dans les médias, faute de réponse assez rapide. Une autre façon de leur dire non ?

Plusieurs témoignages font état de relations tendues avec leur hiérarchie après des prises de parole publiques. Mais comment prouver le lien entre l’un et l’autre ? Le problème est bien connu des syndicats : « En dehors des sanctions administratives officielles [de l’avertissement à la révocation, en passant par le blâme], il est possible de punir un enseignant de manière insidieuse, en lui retirant, par exemple, une fonction de formation ou un niveau de classe plus intéressant dans sa discipline », illustre Frédérique Rolet, du SNES, syndicat majoritaire dans le second degré. En échange de la garantie de ne pas être citée, une fois encore, une jeune enseignante résume un état d’esprit qu’elle croit assez partagé : « On ne sait si les histoires de représailles qui circulent sont vraies ou pas, voire amplifiées. Mais dans le doute, on préfère se taire plutôt que voir son quotidien devenir un enfer à cause d’une citation. »

(...)

Métier caricaturé

Cette problématique de l’image de l’école dans les médias peut aussi expliquer la méfiance de certains enseignants à leur égard. Depuis qu’elle enseigne, Anouk F. (son pseudo d’autrice) comprend mieux les réticences des enseignants à répondre aux sollicitations des journalistes. Cette ancienne journaliste de radio, devenue professeure des écoles « [s]’arrache régulièrement les cheveux en voyant la caricature en noir et blanc qui peut être faite de l’école dans les médias ». Les formats journalistiques lui semblent encore trop souvent « incompatibles avec la réalité plus grise, nuancée et complexe de la vie de prof ». Sur son blog « Merci maîtresse » et dans ses livres, elle tente donc de « raconter ce qui se passe vraiment dans une école de l’éducation prioritaire, particulièrement caricaturée par ailleurs ».

(...)

« Il faut s’autoriser ! Les barrières sont surtout dans nos têtes », exhorte Philippe Watrelot, qui se sait, lui, « protégé par sa notoriété ». Cet habitué des médias s’inquiète aujourd’hui « de voir monter sur les réseaux sociaux un cynisme désabusé et pas constructif chez des enseignants », souvent anonymes. Derrière son avatar et son pseudo, justement, un de ses collègues interrogés se réjouit au contraire « de pouvoir y lâcher ce [qu’il] ne peu[t] dire au sein d’une institution où il ne faut pas faire de vagues ».

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"J'aurais aimé profiter de mes élèves jusqu'au bout": ces profs qui partent en retraite l'année du confinement...

30 Juin 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Vendredi, la cloche sonnera les grandes vacances pour les écoliers, mais aussi la fin d'une carrière pour plusieurs centaines d'enseignants. Une année au goût d'inachevé pour beaucoup de ceux qui partent en retraite. Exemple à Crosne, en Essonne.

"Je ne pleurerai pas, non. Mais oui je serai triste. Triste de quitter mes élèves. Triste de n'avoir pas profité d'eux jusqu'au bout". Après 42 ans de carrière, dont dix à l'école Georges Brassens de Crosne, en Essonne, François Chouvin va décrocher dans quelques jours la frise historique et les nombreuses affiches qui tapissent sa classe de CM2. S'il n'est pas mécontent de quitter l'Education nationale - "le métier a bien changé depuis 1979", lâche t'il - il est déçu de terminer sur une année tronquée, amputée par le confinement et transformée par la crise sanitaire.

"J'aurais aimé sentir les jours s'égrener. Cela n'aura pas été le cas."

Le Covid-19 l'a non seulement privé de ses élèves pendant trois mois, mais aussi de plusieurs projets, dont une classe de neige, prévue en mars. "Il y a de la déception, dans le fait de ne pas avoir pu faire tout ce qui était prévu. Ce n'est pas une fin d'année comme je l'avais espérée ni imaginée. J'aurais aimé sentir cette pincée d'adrénaline qui serait venue pimenter les choses. Cela n'aura pas été le cas" se désole l'enseignant, qui reconnait malgré tout quelques effets positifs de ce confinement : "J'ai eu la chance de découvrir plein d'outils mis en place pendant le confinement et j'aurais aimé poursuivre dans cette voix dans les années futures, avec des outils informatiques très utiles à l'école". Des acquisitions qui ne lui serviront plus.

Un départ sans grande fête

Privé de contact et de partage avec ses 28 écoliers pendant trois mois, François Chouvin admet que cette fin d’année a un goût d’inachevé, et cela le fait réfléchir à cette carrière qui se termine : "cela oblige à faire un peu d'introspection, à se retourner un peu plus sur ce qu'a été l'école avec nous, parce qu'on a vécu autre chose. Je pourrais dire bêtement qu'au moins j'aurais tout connu, mais en réalité je regrette d'avoir vécu ça alors que je vais partir et perdre les élèves".

Des élèves qui lui préparent une petite surprise, pour le dernier jour d'école vendredi. "Et comme ce n'est pas vraiment possible maintenant, _je reviendrai en septembre_, célébrer ce départ avec les collègues. Finalement eux seront au travail, et moi déjà inactif, ce sera encore plus sympa", glisse l'enseignant dans un sourire. De toute façon, il prévoit déjà de revenir dans l'établissement régulièrement : "ma femme travaille ici, alors ce sera toujours une bonne excuse".

Faustine Calmel

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Revue de Presse Education... Ça badge - Fin d’année - Réflexions - Ressources...

30 Juin 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Ça badge - Fin d’année - Réflexions - Ressources...

Pas de semaine sans polémique. Cette fois-ci ce sont les badges pour les enseignants qui soulève leur indignation. On discute de la fin de l’année scolaire, on continue à réfléchir aux conséquences du confinement. Quelques ressources.

Ça badge

La polémique du weekend : la volonté de plusieurs académies d’utiliser le système des openbadges pour valoriser les expériences acquises au sortir du confinement. Un mauvais timing.

D’abord les faits
Des académies lancent des badges pour reconnaître les compétences des professeurs... et s’attirent leurs critiques
« Certains professeurs ont comparé cette initiative à la réactivation des médailles de l’engagement pour les soignants. »
Montpellier : les enseignants prennent une nouvelle mesure du gouvernement pour un fake !
« "Dans un premier temps, nous avons cru à une blague, un de ces "fakes" qui circulent sur internet", indique la CGT Educ’action du côté de Montpellier. Sauf que non ! Explications. »

La réaction d’un enseignant, Philippe Watrelot
Y a t-il un prof badging ?
“A chaque jour ou presque son motif d’indignation sur les réseaux sociaux. Pour le petit monde de l’éducation, cette semaine c’est l’affaire des badges qui a suscité des réactions indignées et des tweets enflammés ou sarcastiques. C’est à l’initiative de l’académie de Montpellier qu’on a vu apparaitre des « open-badges pour un territoire apprenant »”

Open Bad-Jeu Une autre réaction d’enseignante, Françoise Cahen.
« Est-ce que pour valoriser mon parcours, je veux parler de moi en exhibant un album Panini plein de badges qui ressemblent à des macarons Scouts ?
C’est bien la proposition de plusieurs académies ce week-end, avec les open-badges. »

L’affaire vue par le Café pédagogique
Open Badges : La révolution dans la gestion des relations humaines ?
« Lancés dans plusieurs académies, souvent bien avant la pandémie, les Open Badges suscitent de vives réactions chez les enseignants. Loin d’être une initiative de terrain et la reconnaissance de compétences entre pairs, c’est une nouvelle gestion des ressources humaines qui se met en place. »

Fin d’année

"J’aurais aimé profiter de mes élèves jusqu’au bout" : ces profs qui partent en retraite l’année du confinement, par Faustine Calmel
« Vendredi, la cloche sonnera les grandes vacances pour les écoliers, mais aussi la fin d’une carrière pour plusieurs centaines d’enseignants. Une année au goût d’inachevé pour beaucoup de ceux qui partent en retraite. Exemple à Crosne, en Essonne. »

"Je n’ai absolument pas le temps de penser à organiser un chamboule-tout" : le casse-tête des kermesses de fin d’année
« Si elles ne sont pas interdites, l’organisation de ces fêtes n’est pas du tout à l’ordre du jour dans de nombreux établissements scolaires de France. »

Elèves fatigués et acquis malmenés : un bref retour à l’école nécessaire Par Cécile Bourgneuf dans Libération
“Après des mois de séparation, « le P’tit Libé » a retrouvé vendredi la classe de CM2, au complet, de l’école primaire Vellefaux du Xe arrondissement parisien, de réseau d’éducation prioritaire (REP). Le site d’actu des 8-13 ans suivait ces enfants - qui ont drôlement grandi - depuis septembre pour réaliser un « Libé des enfants », finalement avorté à cause du confinement.”

Malgré l’annulation des écrits, le brevet 2020 conservera son importance
« Diplôme parfois critiqué car non nécessaire au passage en seconde, le brevet conserve un impact symbolique important. Même en 2020, alors qu’il n’y aura pas d’épreuves écrites.
Aucun suspense de prévu cette année : la majorité des élèves de troisième savent déjà s’ils ont ou pas leur diplôme national du brevet (DNB). D’ordinaire, la surprise est déjà atténuée par la prise en compte, pour une bonne partie de la notation, du contrôle continu. En 2020, toutes les épreuves écrites sont annulées et le brevet est évalué à 100% à partir des bulletins scolaires. »

L’opinion de Laurent Fillion, pour la suppression définitive du brevet des collèges.
« Les épreuves écrites du Diplôme National du brevet auraient dû se tenir cette semaine. Mais, pandémie oblige, toutes les épreuves ont été annulées. L’occasion de s’interroger sur la pertinence d’un tel examen et de saisir pourquoi le brevet est le reflet d’une école qui ne parvient pas à se dépoussiérer de ses habitudes inutiles tout en voulant évoluer. » Abonnés

Réflexions

Pendant le confinement, les enfants de 6 à 12 ans ont passé 7 heures par jour derrière les écrans...mais en grande partie à des fins éducatives. Caroline Girardon
« Selon une étude menée par deux enseignantes des universités Lyon 3 et Paris 8, les enfants de 6 à 12 ans ont passé en moyenne 7 heures par jour derrière un écran pendant le confinement. Une grande partie de ce temps a été consacrée aux activités scolaires et aux usages éducatifs. Les écrans ont également permis de récréer du lien en famille, comme lors des soirées devant la télévision. »

Comment le confinement a-t-il bousculé l’emploi du temps des enfants ?
« Pendant les deux mois de confinement décrétés dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus, les enfants de tous les âges ont dû s’adapter à une nouvelle vie faite d’école à la maison, de loisirs restreints, d’éloignement des grands-parents et des camarades de classe. »

La pandémie a aggravé les disparités dans l’éducation dans le monde, dit l’UNESCO par Joëlle Garrus, Agence France-Presse
“La pandémie de COVID-19, génératrice de perturbations sans précédent dans l’éducation, source de fractures sociale et numérique, pourrait fragiliser encore davantage les traditionnels laissés-pour-compte de l’éducation : pauvres, fillettes, handicapés, souligne l’Organisation des Nations unies pour l’éducation (UNESCO) mardi à l’occasion de la publication d’un rapport mondial sur l’éducation.”

L’éducation dans un monde post-Covid : neuf idées pour l’action publique l’UNESCO
« Le Covid-19 a dévoilé les vulnérabilités, mais il a aussi fait remonter à la surface l’ingéniosité et le potentiel extraordinaires des humains. Les décisions qui sont prises aujourd’hui auront des conséquences à long terme sur l’avenir de l’éducation. Les choix doivent être fondés sur une vision humaniste de l’éducation et du développement et sur les cadres des droits de l’homme. »

Et après ?

« Le sport mérite-t-il d’être encore enseigné à l’école ? »
Tribune de Olivier Rey, et Maxime Travert
« Les universitaires en sciences du mouvement Olivier Rey et Maxime Travert appellent, dans une tribune au « Monde », avec le soutien de dix-neuf de leurs collègues, à confirmer et à renforcer l’importance des activités sportives scolaires, essentielles pour la santé et la citoyenneté, face au risque de transfert à des structures externes à l’éducation nationale. »

« Tous les autres en auront un ! » : le smartphone, cadeau rituel d’entrée au collège
par Guillemette Faure
« A les écouter, ils seront les seuls dans leur classe à ne pas avoir de portable en 6e. Face à la pression de leur progéniture, les parents ont choisi leur camp. »

Les états généraux du numérique pour l’éducation
“Le ministre Jean-Michel Blanquer lance en juin 2020 une démarche de consultation qui conduira à la tenue d’Etats Généraux du numérique pour l’Éducation, les 4 et 5 Novembre 2020 à Poitiers.”

Plan français : Révolution dans la formation ou flicage des profs ?
« Alors que les « badges » annoncent une nouvelle politique de gestion des relations humaines dans l’Education nationale, la formation continue proclame aussi une sorte de révolution culturelle. Officiellement le « plan français » est un modèle de formation innovant basé sur la formation par les pairs. Pourtant ce plan, qui sera lancé dans le premier degré à la rentrée 2020, suscite déjà l’inquiétude de formateurs qui y voient à la fois un outil de mise au pas des professeurs des écoles et une charge de travail colossale pour eux-mêmes. Les 5 journées de formation obligatoires devraient avoir lieu durant les congés. »

Cet homme est le premier à avoir un diplôme en "ninjas"
« Après avoir étudié l’histoire des ninjas pendant deux ans à l’université, Genichi Mitsuhashi a validé un diplôme de master sur le sujet. »

Rentrée 2020 : les étudiants toujours dans le flou
« A cause de la crise du coronavirus, les ennuis s’accumulent pour les étudiants. Pour ces jeunes adultes, l’incertitude est grande. »

Ressources

En France, "une vague de problèmes de santé mentale" se poursuit, en particulier "chez les plus précaires et jeunes" sur France Culture
“L’invité de la semaine | Un possible relâchement après le déconfinement suscite la crainte d’une reprise de la pandémie qui a déjà eu un fort impact en termes de santé mentale en France. Un consensus fragile dans la population a laissé place à des stratégies différenciées, estime le sociologue Patrick Peretti-Watel.”

Annonce pour demain : Covid-19 "l’après-crise" : les plateformes de consultations en ligne auditionnées au CESE. A suivre en direct mardi 30 juin dès 14h30
“Le 3 juin dernier, le Président de la République a mandaté le Président du Conseil économique, social et environnemental, Patrick Bernasconi, afin que l’assemblée puisse « mener les consultations les plus larges pour déterminer et préciser les priorités essentielles qui dans ce moment font consensus ou qui émergent au premier rang des préoccupations de nos compatriotes » dans le cadre de la sortie de crise sanitaire.”

Géraldine Duboz

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Chers amis...

29 Juin 2020 , Rédigé par christophe

Chers amis...

Chers amis,

une journée chargée m'empêche de conclure le blog comme je le fais chaque jour par un extrait de roman et par quelques chansons ou musiques.

Ce sera certainement la même chose demain.

A mercredi donc...

CC

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Au revoir les enfants... Un jour, un souvenir... (Suite)

29 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Au revoir les enfants... Un jour, un souvenir... (Suite)

Ma carrière prendra fin vendredi 3 juillet.

Chaque jour je publierai ici un texte de souvenirs, choisi très arbitrairement.

Beaucoup ont été écrits pour le site de Philippe Meirieu qui a eu la gentillesse de m' "accueillir" depuis 2006! Je l'en remercie chaleureusement!

Christophe Chartreux

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2006

« J’adore ce passage ! »

Chaque dernier cours précédant les vacances, avec chaque classe, j’ai pris l’habitude depuis une vingtaine d’années de  profiter de cette ambiance de fin de cycle pour lire quelques passages à haute voix de livres que mes élèves apportent. Et que j’apporte aussi. Un échange de textes… Un dialogue différent… On peut les commenter, ou pas. On les commente souvent ! Je suis à chaque fois surpris par leurs choix, beaucoup plus classiques qu’on ne pourrait le croire. Stéphanie par exemple, ma troisième si douée et au sourire ravageur, nous a lu ceci :

" Chère Kitty, (…)

Je tremble de peur que tous ceux qui me connaissent telle que je me montre toujours ne découvrent que j’ai un autre côté, le plus beau et le meilleur. J’ai peur qu’ils ne se moquent de moi, ne me trouvent ridicule et sentimentale, ne me prennent pas au sérieux. J’ai l’habitude de ne pas être prise au sérieux, mais c’est " Anne la superficielle" qui y est habituée et qui peut le supporter : l’autre, celle qui est "grave et tendre" n’y résisterait pas. Lorsque, vraiment, je suis arrivée à maintenir de force devant la rampe* la bonne Anne pendant un quart d’heure, elle se crispe et se contracte comme une sainte Nitouche* aussitôt qu’il faut élever la voix, et , laissant la parole à la Anne n°1, elle a disparu avant que je ne m’en aperçoive.

Anne la tendre n’a donc jamais fait une apparition en compagnie, pas une seule fois, mais dans la solitude, sa voix domine presque toujours. Je sais exactement comment j’aimerais être puisque je le suis… intérieurement, mais hélas ! je reste seule à le savoir. Et c’est peut-être, non, c’est certainement la raison pour laquelle j’appelle ma nature intérieure : heureuse, alors que les autres trouvent justement heureuse ma nature extérieure. A l’intérieur de moi, Anne la Pure m’indique le chemin ; extérieurement, je ne suis rien d’autre qu’une biquette détachée de sa corde, folle et pétulante.

1er août 1944."

Journal d’Anne Franck

Et Stéphanie, presque des sanglots au fond de la gorge, dans un silence de cathédrale dit à ses camarades qu’Anne sera arrêtée le 4 août 1944 pour mourir plus tard en déportation… « Pourquoi as tu choisi ce texte Stéphanie ? »

« Parce qu’il me ressemble

- En quelque sorte, tu as parlé de toi…

- En quelque sorte… »

Je n’ai évidemment pas insisté… Il y a des silences qui en disent long…

Pierre, lui, mon petit sixième qui progresse à grands pas mais tellement vite qu’il en devient bien bavard, avait choisi de lire l’extrait suivant :

« Lorsque Robinson reprit connaissance, il était couché, la figure dans le sable. Une vague déferla sur la grève mouillée et vint lui lécher les pieds. Il se laissa rouler sur le dos. Des mouettes noires et blanches tournoyaient dans le ciel redevenu bleu après la tempête. Robinson s'assit avec effort et ressentit une vive douleur à l'épaule gauche. La plage était jonchée de poissons morts, de coquillages brisés et d'algues noires rejetés par les flots. À l'ouest, une falaise rocheuse s'avançait dans la mer et se prolongeait par une chaîne de récifs. C'était là que se dressait la silhouette de La Virginie avec ses mâts arrachés et ses cordages flottant dans le vent. Robinson se leva et fit quelques pas. Il n'était pas blessé, mais son épaule contusionnée continuait à lui faire mal. Comme le soleil commençait à brûler, il se fit une sorte de bonnet en roulant de grandes feuilles qui croissaient au bord du rivage. Puis il ramassa une branche pour s'en faire une canne et s'enfonça dans la forêt.

Les troncs des arbres abattus formaient avec les taillis et les lianes qui pendaient des hautes branches un enchevêtrement difficile à percer, et souvent Robinson devait ramper à quatre pattes pour pouvoir avancer. Il n'y avait pas un bruit, et aucun animal ne se montrait. Aussi Robinson fut-il bien étonné en apercevant à une centaine de pas la silhouette d'un bouc sauvage au poil très long qui se dressait immobile, et qui paraissait l'observer. Lâchant sa canne trop légère, Robinson ramassa une grosse souche qui pourrait lui servir de massue. Quand il arriva à proximité du bouc, l'animal baissa la tête et grogna sourdement. Robinson crut qu'il allait foncer sur lui. Il leva sa massue et l'abattit de toutes ses forces entre les cornes du bouc. La bête tomba sur les genoux, puis bascula sur le flanc. »

Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier

« J’adore ce passage ! »… Et en sixième, quand on adore, on le fait savoir bruyamment, mais qu’importe au fond. Si ce bruit, peu à peu, laisse place à l’envie d’en lire encore. « Allez, lis nous la suite Pierre ! ». Ses camarades en redemandaient ! Alors il a lu. Et ils ont écouté. Ils ont échangé, aussi bien Stéphanie que Pierre, des moments privilégiés avec leurs condisciples de classe. Quant à celles et ceux qui « n’aiment pas lire », ils se sont pris au jeu… « La lecture comme ça c’ est trop bien M’sieur ! ». Parfois, il suffit de peu de choses pour les "débloque"r. Et quand les lectures ont fini, faute de matière, que la réalité est revenue comme les lumières au cinéma après le film, j’ai vu comme de la déception dans leurs yeux… Je n’ai jamais été aussi heureux de les voir déçus !

Nos élèves aiment lire ! Mais il nous faut, chaque jour, trouver des biais, les tromper un peu en somme, pour ne pas faire de la lecture seulement un pesant et indigeste exercice parmi d’autres. Je ne crois pas que la lecture puisse être un exercice. Plus exactement, QU’UN EXERCICE. J’ai un jour scandalisé une collègue lorsque je lui ai dit que je conseillais à mes très jeunes élèves de sauter les passages ne les intéressant pas… « Mais enfin, ils ne peuvent pas savoir ce qui leur plait ou pas ! Et puis ils n’ont pas à choisir ! ». Ah bon… Pourtant je continue de penser qu’on ne pourra faire aimer la lecture à nos élèves qu’en leur apprenant à choisir justement… Puis, plus tard à échanger, à argumenter, à débattre… Et toujours, à rêver…

« Allez bonnes vacances ! ». Ils ne liront peut être pas beaucoup pendant ces congés… Ils sont sollicités par tellement d’autres choses… Mais j’ai la faiblesse de croire que mes moments de lecture n’auront pas été tout à fait inutiles…

Stéphanie, Pierre, ils étaient très beaux vos passages.

Ils vous ressemblaient...

Christophe Chartreux

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#Municipales2020 - Une vague uniquement verte?...

29 Juin 2020 , Rédigé par Nos Lendemains Publié dans #Politique

#Municipales2020 - Une vague uniquement verte?...

Vague verte, vague verte, vague verte !

En zappant sur les chaines d’info et les radios ce soir, on est frappés de l’unanimisme du commentaire…

Tout juste entend-t-on les uns et les autres déplorer la faible participation. Et en particulier ceux qui ont intérêt à minimiser la portée et la signification des scores de ce soir, c’est-à-dire des grands perdants du scrutin : la France Insoumise, La République en Marche et le Rassemblement National (quoi qu’il en dise, en brandissant sa victoire symbolique mais bien seule à Perpignan)…

Et d’ailleurs, il est frappant de constater combien le gouffre se creuse entre le paysage politique national, dominé par ces trois partis, incarnés par des personnalités fortes, et le paysage politique local, où clairement le PS et Les Républicains sortiront comme vainqueurs sur le plan quantitatif (nombre d’élus, et de villes détenues). Nous devrions peut-être nous inquiéter d’un tel fossé, qui cumulé à l’abstention dit sans doute beaucoup de l’insatisfaction majoritaire vis-à-vis d’une offre

Toujours est-il que ce soir, les médias ont envie de raconter une vague verte. Peu importe que cette vague – que l’on salue, tant la prise de conscience écologique est urgente et indispensable – doive en réalité sa concrétisation à une stratégie d’union de la gauche. Car il faut le dire : les verts qui ont fait le pari de partir en solitaire ont perdu. En revanche, ceux qui ont eu l’intelligence de comprendre que l’union de la gauche avait un potentiel de conquête, ont été récompensés.

Ce soir, c’est donc moins EELV qui a gagné, qu’une stratégie qui divise encore au sein de ce parti, à savoir la stratégie d’union de la gauche. Et à ce stade, cette stratégie bénéficie parfois à des têtes de listes EELV – Lyon restera un cas emblématique -, mais aussi, souvent, majoritairement même, à des têtes de listes socialistes. Citons Quimper, Nancy, Le Mans, Rouen, Brest, Clermont-Ferrand, Dijon, Laval, Annecy, Chambéry, Montpellier, Avignon… autant de villes et bien d’autres qui ont été remportées par des têtes de liste PS, et qui se sentent sans doute un peu méprisées en écoutant les médias nationaux ne parler que de la poignée de villes emportées par EELV.

Abstention, union de la gauche, écologie, voilà trois enseignements majeurs. Mais il ne faudra pas oublier, pour la suite d’autres tendances majeures : le renouvellement (au PS, une nouvelle génération émerge, comme chez LR), le besoin de proximité (les sortants sont plébiscités car ils sont ancrés, proches des gens), mais aussi sans doute, dans une période incertaine, la demande d’ordre (à droite) et de justice (à gauche) dans un contexte de crise économique. Ce sont là des tendances profondes, durables sans doute, auxquelles le chef de l’Etat ferait sans doute bien de répondre dans les mois qui viennent.

Chloé Morin

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28 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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